"Toutirabien" grâce à Arash Sarkechik

Concert | Le multi-instrumentiste et chanteur adepte d'un monde musical sans frontières (mais basé à Grenoble) sort son premier album. Et sera en concert vendredi 27 avril à l'Ilyade (Seyssinet-Pariset).

Stéphane Duchêne | Mardi 24 avril 2018

Depuis le temps (quelque chose comme trois décennies) qu'Arash Sarkechik traîne ses guêtres alternatives dans le paysage musical grenoblois mais pas que, il était temps que l'homme livre son album solo. Jusqu'ici, on avait notamment pu le voir et l'entendre au sein de Shâady, d'Emzel Café et de Pan. Autant d'aventures qui lui ont permis de briller et de s'atteler à diversifier sa matière musicale, allant du reggae à la world music en passant par la chanson rock.

C'est d'ailleurs en travaillant avec le trio Pan, son projet le plus récent, qu'Arash Sarkechik s'est mis à esquisser les contours du projet qui porterait cette fois son nom. Peut-être parce qu'il jouit d'un univers plus intime et matérialise un mélange entre ses influences orientales (il est d'origine iranienne) et sa culture occidentale. Mais cela ne l'empêche pas de convoquer, à l'image du joueur de oud Smadj, de nombreux musiciens à même de faire vivre un monde musical et une musique mondiale.

De fait, c'est comme si toutes les expériences, toute la vie musicale d'Arash Sarkechik, par ailleurs parolier de premier ordre, se retrouvait ici en un point à l'image de la pochette de ce Toutirabien (en un mot) : une voie de chemin de fer dont le terminus est un arbre. De la connaissance, de la création, d'un talent qui a pris son temps pour pousser, comme l'écrivait Catherine Deneuve, à l'ombre de lui-même.

Arash Sarkechik
À l'Ilyade (Seyssinet-Pariset) vendredi 27 avril à 19h30


Arash Sarkechik


L'Ilyade 32 rue de la Fauconnière Seyssinet-Pariset
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


entrez votre adresse mail pour vous abonner à la newsletter

Cabaret (frappé) d'ici et d'ailleurs

Festival | Toujours en renouvellement, avec ses (plus ou moins) jeunes pousses locales et, cette année, de belles têtes d'affiche sans frontières, le Cabaret frappé vise juste. Et frappe haut, comme on s'en rendra compte du lundi 16 au samedi 21 juillet au Jardin de ville de Grenoble.

Stéphane Duchêne | Mardi 19 juin 2018

Cabaret (frappé) d'ici et d'ailleurs

Derrière les têtes d'affiche qu'elle propose chaque année, il y a du côté de l'équipe du Cabaret frappé un prisme qui se veut d'abord grenoblois (ou local) et qui, en toute logique, s'attache à mettre en avant les talents d'aujourd'hui et de demain, à des degrés d'émergence plus ou moins avancés. Fait de découvertes et d'artistes affirmés en attente de confirmation (c'est la raison d'être de la Cuvée grenobloise, avec qui le Cabaret bosse), ce millésime annuel de talents qu'il est bon d'encourager est toujours enthousiasmant. Ainsi d'Arash Sarkechik, dont on avait évoqué ici la sortie du premier album solo Toutirabien ; de la chanson mauvaise herbe du trio Pelouse de l'activiste Xavier Machault ; de l'électro world fouineuse de Deyosan ; de la surf-music zinzin d'I'd Like to Surf ; ou encore du ta

Continuer à lire

Cuvée grenobloise, cru 2014

ACTUS | L’incontournable compilation dédiée à la scène musicale locale vient de sortir. À quoi sert-elle ? On en discute avec l’asso organisatrice et des artistes. Léa Ducré et Guillaume Renouard

Aurélien Martinez | Mercredi 26 février 2014

Cuvée grenobloise, cru 2014

La cuvée grenobloise (volume 13) ? « L’idée c’est de dire : regardez ce qui se passe à Grenoble ! » explique Benoît Perrier, directeur de Dynamusic / Retour de scène. Un instantané représentatif d’une région mais aussi d’une époque. « Les années 2000 étaient très reggae, puis on a assisté à la montée du pop-rock, alors qu’aujourd’hui on observe que tous les courants ou presque se parent d’une teinte électro. » Chaque année, l’asso grenobloise reçoit entre 70 et 120 candidatures et ne peut retenir que 16 ou 18 groupes. Pour faire partie des happy few, il faut séduire l’oreille d’un jury aussi éclectique que le sera la sélection finale. Directeurs de festival, programmateurs et techniciens font le tri aux côtés de journalistes locaux et d’un ou deux non-professionnels. Pour éviter les partis pris, les écoutes sont faites  « à l’aveugle », c’est-à-dire sans que le nom du groupe ne soit indiqué. L’équipe passe ensuite des j

Continuer à lire

Pan, panache et panaché

MUSIQUES | Un peu électro, un peu rock et très poétique, le nouveau groupe grenoblois Pan brouille les pistes avec éclat. Après le Cabaret frappé cet été, il est au Prunier sauvage cette semaine. Rencontre avec Arash Sarkechik, le meneur. Propos recueillis par Léa Ducré

Aurélien Martinez | Mardi 11 février 2014

Pan, panache et panaché

Arash Sarkechik. Son nom ne nous est pas complétement étranger. Emzel Café, Kalakuta orchestra, Shaady, Djemdi... : Arash Sarkechik n’est pas un nouveau venu sur la scène grenobloise. Son nouveau projet, baptisé Pan, s’inspire et se démarque de ses précédentes expériences. Il y a deux ans, le groupe se forme sur l’impulsion du chanteur prolifique. « Je participais à des créations collectives depuis longtemps. Là, je voulais mener un projet plus personnel. Un projet avec tous mes langages. » Dessein ambitieux, le Grenoblois est un polyglotte musical : « Iranien d’origine », « flûtiste au départ », « de formation classique et jazz », « aux influences reggae, afro et groove ». Rien que ça. Voix rocailleuse, musique râpeuse Le tout est hétéroclite, voire disparate. Le premier EP du groupe est sorti en mai de

Continuer à lire