Électro, techno, funk... : les 10 soirées de l'automne

Panorama de rentrée culturelle 2018/2019 | De quoi nous emmener énergiquement vers la fin d'année avec une flopée de DJs et de musiciens que l'on croisera tard le soir à la Belle électrique, au Black Lilith, à l'Ampérage ou encore à la Bobine.

La rédaction | Jeudi 20 septembre 2018

Photo : Lumensart


Cut Killer

DJ emblématique de la scène hip-hop française s'il en est, Cut Killer a marqué d'un sceau indélébile les années 1990 par le biais d'innombrables mixtapes, émissions de radio et collaborations en tout genre. Fin connaisseur des grands classiques old-school, mais toujours un œil posé sur les dernières nouveautés fraîchement sorties, il viendra dévoiler sa science du mix le temps d'une soirée qui risque bien de faire salle comble.

Au Black Lilith jeudi 27 septembre


Subversion #1

Nouveau rendez-vous nocturne initié par l'équipe de The Dare Night, les soirées Subversion entendent mettre à l'honneur les sonorités techno, rave, indus et EBM. Au programme de cette première édition, trois live-acts qui s'annoncent prometteurs avec le trio lyonnais J-Zbel, électron libre du label défricheur Brothers From Different Mothers ; Codex Empire, projet techno indus du vétéran anglais basé à Vienne Mahk Rumbae ; et enfin Illnurse, membre fondateur du collectif noisy techno parisien Container. Les DJ-sets du Lyonnais Stakhan et du Grenoblois Léonard Lampion viendront compléter cet alléchant plateau.

À l'Ampérage vendredi 28 septembre


DJ Normal 4

DJ/producteur passionné et passionnant, DJ Normal 4, originaire de Düsseldorf, est sans doute l'un des secrets les mieux gardés de la scène électronique européenne. Naviguant avec aisance entre house, disco, proto-jungle, rave breakée old-school et raretés synthétiques 80's, il a su imposer sans faire de vague un éclectisme peu commun et séduire au passage des labels aussi recommandables que Klasse Wrecks, Brothers From Different Mothers ou encore Second Circle. Un rendez-vous à ne pas manquer, d'autant qu'à l'occasion de cette soirée programmée par The Dare Night, la Bobine ouvrira simultanément son bar ET sa grande salle.

À la Bobine mardi 2 octobre


Boys Noize

Fer de lance aux côtés d'Erol Alkan, Justice, Digitalism, SebastiAn et quelques autres d'une électro maximaliste, radicale et abrasive qui a submergé les dancefloors dans la deuxième moitié des années 2000, Boys Noize peut se vanter d'avoir marqué au fer rouge une génération entière de clubbers qui n'en demandaient pas temps. Alors, bien sûr, de l'eau a depuis coulé sous les ponts et les sonorités saturées et glitchées qui composaient sa marque de fabrique sont quelque peu passées de mode. Pas de quoi bouder pour autant son premier passage à Grenoble, qui devrait rappeler quelques beaux souvenirs aux vétérans de cette époque désormais révolue.

À la Belle électrique samedi 6 octobre


Busy P + Myd

Membre émérite du collectif de DJs/producteurs Club Cheval et depuis quelques années beatmaker pour des artistes comme SCH, Lacrim, Alonzo mais également Theophilus London, Kanye West ou encore la jeune garde du rap d'Atlanta, Myd ne cesse décidemment de gagner en grade au fil du temps. Après plusieurs sorties sur Marble et Bromance (le label de Brodinski), il a rejoint en 2017 l'écurie Ed Banger à l'occasion de la sortie d'All Inclusive, nouvel EP au son résolument pop. En toute logique c'est donc aux côtés du fondateur du label Busy P qu'on le retrouvera aux platines du Black Lilith pour son nouveau passage en terre grenobloise.

Au Black Lilith vendredi 12 octobre


Ellen Allien

C'était en 2003, autant dire il y a une éternité. Après un premier opus prometteur sorti deux ans plus tôt, la Berlinoise Ellen Allien signait son grand retour avec Berlinette, deuxième album acclamé par la critique qui allait l'imposer, au même titre que son label BPitch Control, comme une figure incontournable de la scène électronique européenne. Et faire de son style raffiné et minimal entre techno, house, électro-pop et IDM la bande son idéale des nuits berlinoises. Quinze ans et de nombreux albums plus tard, la voilà enfin de passage à Grenoble pour livrer un aperçu de son talent aux platines. Comme le dit la formule, mieux vaut tard que jamais…

À la Belle électrique samedi 3 novembre


Dynamita's night #24

Comme Maceo Parker, Fred Wesley fut un inséparable, pour ne pas dire un indispensable de la galaxie James Brown, dont il fut le directeur musical et le principal compositeur de 1968 à 1975. Comme Maceo Parker, le tromboniste œuvra au sein du cosmos space-funk Parliament-Funkadelic-Bootsy Collins mais aussi avec Ike et Tina Turner. De quoi vous poser un mythe et aimanter les petits jeunes (SoCalled, De La Soul) comme les dinosaures (Ray Charles, Lionel Hampton, Van Morrison). À 75 ans, à la tête de ses JB's, Fred Wesley entend bien dynamiter la 24e édition des soirées funky grenobloises. Pour ce faire, il lui suffirait même de se contenter de sortir son CV.

À la Belle électrique vendredi 9 novembre


Avalon Emerson + Roi Perez + Or:La

Un peu moins d'un an après avoir signé un DJ-set irréprochable en première partie de Modeselektor (sans doute l'un des plus novateurs, euphorisants et diversifiés qu'on ait eu l'occasion d'entendre à Grenoble en 2017), l'Américaine Avalon Emerson est de retour à la Belle électrique dans le cadre d'une soirée carte blanche qui la verra partager les platines avec deux artistes invités par ses soins. D'un côté Or:La alias Orlagh Dooley, venue tout droit de Manchester, et de l'autre Roi Perez, originaire de Tel Aviv et désormais installé à Berlin. Autant dire que si ces trois-là sont en forme, tout semble réuni pour une soirée d'exception.

À la Belle électrique samedi 17 novembre


Charlotte de Witte + Anastasia Kristensen

Si, avouons-le, on a un peu du mal à comprendre le fort engouement qui accompagne Charlotte de Witte, jeune artiste belge très en vogue depuis quelques années, on est en revanche ravis de la voir partager l'affiche avec la plus confidentielle mais largement aussi compétente Anastasia Kristensen. Originaire de Russie, mais aujourd'hui basée à Copenhague, cette dernière, qui compte parmi ses fans des pointures anglaises comme Mumdance ou Ben UFO, est en effet une fervente défenseuse d'une techno très marquée par les années 1990, qui n'hésite pas à flirter à l'occasion avec la jungle, l'IDM, le breakbeat, l'indus ou la rave music.

À la Belle électrique vendredi 23 novembre


Étienne de Crécy

Acteur historique de la scène électronique française, Étienne de Crécy a contribué, aux côtés d'artistes comme Air, Alex Gopher, Phoenix ou encore Philippe Zdar (futur Cassius, avec lequel il collabore au sein du duo Motorbass), à l'avènement de la première French Touch dans la deuxième moitié des années 1990. Un mouvement finalement plus défini par son succès à l'étranger que par une orientation stylistique forte, puisqu'elle balayait un large registre allant de la house filtrée à la pop, en passant par des registres plus downtempo. Architecte de la compilation étendard Super Discount en 1996, et auteur d'innombrables maxis et remixes depuis lors, De Crécy viendra présenter un bien nommé "Egomix" composé exclusivement de ses propres productions.

À la Belle électrique samedi 1er décembre

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