PB d'or 2018 : musique

C'était 2018... | Avec des musiciens du coin, un festival ou encore des associations locales.

La rédaction | Mardi 18 décembre 2018

Le PB d'or de la meilleure reprise de l'année : "Elle a les yeux revolver" par M-O-R-S-E

C'est de loin l'un des morceaux qu'on a le plus écouté en boucle ces derniers mois – alors qu'on n'est pourtant pas spécialement fans de l'original. Porté par une maîtrise parfaite de l'autotune et une mélancolie prégnante, la reprise par le Grenoblois M-O-R-S-E du tube 80's de Marc Lavoine nous a plongés dans un état de béatitude totale, au même titre d'ailleurs que les autres chansons de son excellent premier album Apathique, sorti à l'automne sur le label Cindys Tape.


Le PB d'or du festival qui a enfin trouvé sa formule idéale : Jour & Nuit

Une programmation musicale vaste, pointue et foisonnante à même de satisfaire tous les publics ; la création pendant trois jours non stop d'une véritable oasis urbaine en plein air, gratuite et accessible au plus grand nombre ; et surtout une ambiance de mixité sociale détendue et bienveillante où se croisaient jeunes et moins jeunes, fêtards et familles, branchés et simples curieux.

En recentrant sa septième édition autour de l'esplanade de la Belle électrique par le biais de trois scènes distinctes reliées par différents stands, le festival de l'association MixLab (en charge de la salle) a enfin délivré la pleine mesure de son potentiel, sans brider pour autant son goût pour la nouveauté et l'innovation. Seul objectif encore à atteindre : faire au moins aussi bien en septembre 2019 !


Le PB d'or du talent qui éclabousse : Leïla Huissoud

« Si j'suis jolie c'est que je suis de loin / Si j'suis loin, c'est que j'suis surélevée / Physiquement ça compense rien / Mais c'est plus pratique pour cracher. » Avec ces paroles tirées du morceau La Farce présent sur son deuxième album Auguste paru cette année, Leïla Huissoud se fiche à moitié du monde. Sa musique est d'autant plus jolie qu'on l'écoute de près et la chanteuse ne crache guère que des mots aussi doux que dingues. On reconnaît néanmoins à la jeune Nord-Iséroise, présélectionnée en 2018 pour les Inouïs du Printemps de Bourges, d'avoir pris du recul pour livrer ce deuxième disque surprenant – le premier l'était tout autant puisque c'était un live.

Elle qui s'était fait une réputation dans la chanson-folk francophone intimiste délivrée guitare-voix s'est cette fois entourée de nombreux musiciens (on croise même Mathias Malzieu loin de dénoter dans cet univers) pour des cordes finement ourlées, des cuivres joueurs et des rythmiques cabaretières à la limite du manouche qui donnent à ses chansons, toujours aussi bien écrites, une ampleur certaine, une maturité oserait-on qui équilibre une voix juvénile toutefois pas dénuée d'autorité, aussi à l'aise dans le drame que l'autodérision, à la fois auguste rougi et clown blanc. Du recul et de la hauteur donc, pour cracher un peu plus à la face du monde ce talent depuis longtemps couvé.


Le PB d'or du producteur productif : Nikitch

Pour Nikitch aussi 2018 aura été une année plutôt faste – un peu comme les précédentes puisque le dénommé Nicolas Morant n'est pas un perdreau de l'année. Le producteur électro-jazz grenoblois adoubé depuis un moment par Gilles Peterson et Laurent Garnier a connu lui aussi les honneurs des présélections régionales des Inouïs aux côtés d'une belle brochette de candidats.

Surtout, en attendant un album à venir, Nikitch a publié Cake, un EP co-produit avec le Lyonnais Kuna Maze avec lequel il partage un certain amour du jazz (tout en ayant été tous deux formés comme instrumentistes classiques) et de l'abstract hip-hop. Un Kuna Maze déjà aperçu sur le précédent EP de Nikitch, All the best. L'un des morceaux est très justement titré Jazz & shit, soit « jazz et toutes ces sortes de choses », et l'ensemble se révèle aussi précis qu'enclin au chilling le plus indécent, aussi piquant que caramélisé. Aussi aguicheur en surface qu'accrocheur en profondeur.


Le PB d'or de la programmation électronique ambitieuse : The Dare Night

On l'a beaucoup défendue dans nos pages, et c'est amplement mérité : quelle autre association locale peut se vanter d'avoir programmé en l'espace d'un an (et principalement à l'Ampérage) des artistes aussi pointus et variés allant du vétéran house japonais Soichi Terada aux nouvelles figures de proue de la scène techno industrielle européenne (Ansome, I Hate Models, Codex Empire, Broken English Club) en passant par toute une flopée d'électrons libres défricheurs venus de Lyon (The Pilotwings, J-Zbel), Paris (DJ AZF, Simo Cell, Too Smooth Christ) ou Düsseldorf (Bufiman, DJ Normal 4) ? En 2018, The Dare Night a donc réussi à synthétiser un condensé du meilleur de la scène électronique actuelle, toutes tendances confondues.


Le PB d'or des plus farouches défenseurs de l'underground rock : les associations Plege, Reafforests et Après le Chaos

Si elles ne sont bien sûr pas les seules à s'activer localement dans l'ombre, les associations Plege, Reafforests et Après le Chaos peuvent néanmoins s'enorgueillir d'avoir accueilli à Grenoble, dans pas mal de petites salles, un vaste panorama d'artistes qu'on n'aurait jamais eu la moindre chance de voir sans leurs efforts conjugués : Abschaum, Balladur, Treasure Island, Moor Mother, Moodie Black, Jessica Moss, Odessey & Oracle, Bégayer, Motorama, Martin Bisi, Sister Iodine, Cuntroaches, Ingrina, Me Donner, Talweg, Mesa of the Lost Women… Des formations parfois légendaires, parfois inconnues, venues de très loin (Russie, États-Unis) ou de très près, mais toutes porteuses d'un feu sacré et incandescent comme il n'en brûle que trop rarement sur scène.

entrez votre adresse mail pour vous abonner à la newsletter

DMX Krew, icône électro

Electro | Si beaucoup d’artistes électroniques construisent leur carrière autour d’un succès bref et massif sur lequel ils vont ensuite tenter de capitaliser avec (...)

Damien Grimbert | Mardi 21 septembre 2021

DMX Krew, icône électro

Si beaucoup d’artistes électroniques construisent leur carrière autour d’un succès bref et massif sur lequel ils vont ensuite tenter de capitaliser avec plus ou moins de bonheur, il en existe d’autres, plus rares, qui vont inlassablement creuser le même sillon avec passion, imperturbables aux modes et aux tendances du moment. Assurément Edward Upton, alias DMX Krew, appartient à la seconde catégorie. Rapidement repéré par Aphex Twin au milieu des années 90, qui le signe sur son label Rephlex alors qu’il n’en est encore qu’à ses débuts, l’Anglais DMX Krew va dès lors enchaîner les sorties avec une régularité quasi métronomique, entre deux et cinq par an en moyenne, et ce jusqu’à aujourd’hui. Au sein de cette discographie foisonnante, que personne ou presque n’a eu le courage d’explorer de fond en comble, aucun déchet. Passionné de synthétiseurs et de boîtes à rythmes vintage, il oscille d’une sortie à l’autre entre électro-funk, synth-pop, bass music, latin freestyle, italo disco, Hi-NRG, techno ou ambient, revisitant inlassablement les sonorités électroniques nostalgiques des années 80 avec un bonheur constant, pour lui comme pour ses auditeurs. En dépit de l

Continuer à lire

L'Anneau en attendant...

Culture | Les événements organisés en plein air cet été sont longtemps restés incertains. D’où l’idée de la Ville de Grenoble d’en regrouper plusieurs à l’Anneau de vitesse. Une bonne solution ? On a posé la question à quelques-uns des intéressés.

Martin de Kerimel | Mardi 29 juin 2021

L'Anneau en attendant...

Deux soirées complètes et une troisième qui a elle aussi bien fonctionné : le Festival Magic Bus n’a pas à regretter d’avoir dû quitter l’Esplanade pour rallier la scène de l’Anneau de vitesse. Après le premier soir, Damien Arnaud, coordinateur de Retour de Scène, jugeait que le public avait plutôt joué le jeu des consignes sanitaires. « Cela a fonctionné en bonne intelligence, dans une douce euphorie. » De quoi anticiper positivement le second événement confié à l’association cet été : le Cabaret frappé, du 16 au 20 juillet. Et même si ce n’est pas comparable – cette fois, on parle de concerts gratuits et sans doute de spectateurs autorisés à rester debout. Et 2022 ? Il est trop tôt pour dire si Retour de scène voudra revenir à l’Anneau de vitesse : « Cela pose question. On se dit que la volonté de la Ville n’est pas forcément de s’y installer durablement et l’Esplanade, elle, pourrait être en travaux. Les discussions se poursuivent. » Et la cohabitation entre associations ? « L’idée est bonne et, pour en avoir parlé avec d’autres organisateurs d’événements ailleurs en France, c’est assez rare pour être souligné. Après, c’est bien aussi que chacun

Continuer à lire

Simo Cell et Abdullah Miniawy, explorateurs sonores

MUSIQUES | C’est ce qu’on pourrait appeller une rencontre à haut potentiel. D’un côté Simo Cell, jeune espoir de la scène électronique française arpentant depuis cinq/six (...)

Damien Grimbert | Lundi 14 juin 2021

Simo Cell et Abdullah Miniawy, explorateurs sonores

C’est ce qu’on pourrait appeller une rencontre à haut potentiel. D’un côté Simo Cell, jeune espoir de la scène électronique française arpentant depuis cinq/six ans des territoires sonores singuliers quelque part entre techno, bass music britannique, ambient et musiques expérimentales, avec un goût prononcé pour les rythmes percussifs, le sound design, la gestion des silences et les infrabasses démesurées. De l’autre Abdullah Miniawy, jeune poète, chanteur, compositeur et trompettiste égyptien militant passionné de musique répétitive, de free jazz et transe soufie, dont la carrière débute au Caire en 2011, à l’orée des premiers soulèvements révolutionnaires qui aboutiront à la démission du président Hosni Moubarak. Entamée au cours de l’hiver 2018, sous la forme de longues sessions d’enregistrement faisant la part belle à l’improvisation, leur collaboration va d’abord donner naissance à un album rêche, hybride et avant-gardiste d’une puissance d’évocation impressionnante, Kill Me or Negotiate, sorti en octobre 2020 sur le label lyonnais Brothers From Different Mothers. Puis à une déclinaison live que le public grenoblois aura le privilège d’être l’un des tous premiers à

Continuer à lire

La Belle continue en extérieur

MUSIQUES | Concerts / Après une première édition en juillet dernier qui avait rencontré un joli succès, la Guinguette de la Belle Électrique fait son retour du 10 au 20 septembre sur l’esplanade Andry Farcy sous une forme un peu plus ambitieuse. Revue de détail.

Damien Grimbert | Mardi 8 septembre 2020

La Belle continue en extérieur

Ç'avait été l’une des surprises bienvenues de juillet dernier : loin de céder au marasme ambiant post-confinement, l’équipe de la Belle Électrique avait retroussé ses manches et organisé, avec les moyens du bord, trois soirs par semaine et pendant trois semaines, une programmation gratuite en plein air réunissant concerts, DJ-sets, bar et food truck sur l’esplanade juste à côté du lieu. Une proposition qui avait su fédérer un large public dans une ambiance très conviviale, sans contrevenir pour autant aux réglementations sanitaires en vigueur. À défaut de pouvoir maintenir l’édition 2020 de leur festival Jour et Nuit, les organisateurs ont donc décidé de remettre le couvert deux semaines durant en septembre, tout en s’offrant le luxe de "booster" un peu l’ampleur de leur programmation par la même occasion. Si la première semaine ne démérite pas, avec notamment un plateau rock/garage le vendredi, une soirée pop/électro le samedi et une jolie proposition afro-caraïbes le dimanche, c’est surtout la deuxième semaine qui retient notre attention en termes d’affinités musicales. On attend en effet beaucoup du retour des talentueux Hollandais du Mauskovic Dance Band, dont le curieux sy

Continuer à lire

M-O-R-S-E, paysages émotionels

Ambient progressif | Présentation d'albums (2/3) : Le Petit Bulletin vous propose une mini-sélection de disques à conseiller à vos oreilles. Parmi nos coups de coeur : la nouvelle livraison de M-O-R-S-E.

Damien Grimbert | Mardi 9 juin 2020

M-O-R-S-E, paysages émotionels

La dernière fois qu’on vous avait parlé de M-O-R-S-E, projet artistique du Grenoblois Gabriel Hernandez, c’était à l’automne 2018 à l’occasion de la sortie d’Apathique, « premier album très intime où s’entremêlent pop 80’s en français, complaintes sous autotune et spleen ultra-contemporain » (on s’auto-cite). Après avoir sorti dans l’intervalle un projet reggaeton (nouveau perreo), suivi d’un EP baroque (prélude au ciel) et d’une cassette de musique expérimentale (Vanités), le voilà de retour avec un nouvel album, Bâtard, sorti sur son propre label Musique Dramatique, qui fait cette fois la part belle à l’ambient. Mais si depuis la naissance du projet en 2013, la forme et les sources d’inspiration n’ont jamais ou presque cessé d’évoluer chez l’artiste, adoptant un goût affirmé pour les fluctuations stylistiques somme toute très contemporain, de nombreuses constantes n’en perdurent pas moins. La mélancolie rémanente et les émotions douces-amères constituent ainsi de véritables fils conducteurs dans l’œuvre de M-O-R-S-E, assurant d’un projet à l’autre une cohérence inégalée. Album sublime, ouaté et éthéré, hanté et halluciné,

Continuer à lire

The DARE Night : « Notre programmation a évolué en même temps que notre maturation musicale »

ACTUS | Après une dernière date vendredi 27 septembre à l’Ampérage, l’association grenobloise The DARE Night va mettre en pause l’organisation de soirées pour se concentrer sur le développement de ses artistes. Décryptage avec l’aide de Reda Mazigh, cofondateur du collectif.

Damien Grimbert | Mardi 24 septembre 2019

The DARE Night : « Notre programmation a évolué en même temps que notre maturation musicale »

Ces dernières années, on a beaucoup parlé des soirées de The DARE Night. Et pour cause : depuis quelque temps, le collectif électronique avait mis les bouchées doubles, augmentant non seulement la fréquence de ses évènements mais aussi l’ambition de ses line-ups. De Legowelt à Soichi Terada en passant par DJ Stingray, Objekt, The Pilotwings,

Continuer à lire

Les trois soirées de la mi-juin

Soirées | Suivez-nous au Vieux Manoir, à l'Ampérage et à la Bobine.

Damien Grimbert | Lundi 10 juin 2019

Les trois soirées de la mi-juin

14 & 15.06.19 > Vieux Manoir Manoir Solidaire C’est le genre d’initiative qu’on ne peut que cautionner : vendredi 14 et samedi 15 juin au club le Vieux Manoir, l’entrée sera délivrée gratuitement en échange d’une denrée alimentaire non périssable (riz, pâtes, conserves…) qui sera reversée aux Restos du cœur. L’occasion rêvée de découvrir aux platines un line-up composé de quelques-unes des principales forces vives de la scène électronique locale, avec Tauceti (photo), Jissbass et Endrik Schroeder le vendredi, et Easy Tiger, Vouiz, Polaar et Sinnermen le samedi. 15.06.19 > Ampérage Subversion #7 Lancées à l’automne dernier, les soirées Subversion du collectif The Dare Night auront vu en l’espace de six éditions défiler la crème de la nouvelle scène techno, indus et EBM européenne, dans une ambiance exaltée. Pour ce septième et ultime volet en forme de bouquet final, c’est le Berlinois Inhalt der Nacht qui tiendra le haut du pavé avec un DJ-set de 3h. Également au line-up, deux lives haute intensité, l'un signé par le duo toulousain Imperial Black Unit et l'autre par

Continuer à lire

Au nom du Ciel (et de Plege)

ACTUS | L'association qui, dès septembre, va gérer la salle de concert grenobloise le Ciel vient de faire une petite conférence de presse histoire de se présenter. On y était.

Aurélien Martinez | Mardi 28 mai 2019

Au nom du Ciel (et de Plege)

« C’est avec une joie et un honneur immenses que Plege vous annonce avoir été retenue dans le cadre de l'appel à partenaire pour la mise à disposition du sous-sol du palais de l'université. » En mars dernier, l’association grenobloise née en 2017 officialisait ainsi par communiqué de presse le fait que la Ville de Grenoble l’avait choisie pour gérer pendant trois ans ce lieu proche de la place de Verdun, plus connu sous le nom de Ciel. Soit une salle de concert emblématique de Grenoble (avec de nombreux studios) dont la régie municipale (Régie 2C) qui la pilotait précédemment fut liquidée en 2016 par l’équipe Piolle – dans des conditions contestées, notamment par deux anciens salariés qui sont depuis allés au tribunal. Concrètement, le Ciel rouvrira fin août, même si les premiers mois seront peu fournis en événements le temps que l’association prenne ses marques. Dans l’idée, sur une saison pleine, de proposer une vingtaine de concerts, tendance « musiques expérimentales et avant-garde » avec « des formes déclinées de post punk, de noise, d’indie rock, de nouvelle chanson d’IDM et de musiques improvisées » (e

Continuer à lire

Émotions fortes Sentimental Rave

Soirée | La DJ/productrice dont on entend de plus en plus parler sera samedi 18 mai au Drak-Art. On vous la présente.

Damien Grimbert | Mardi 14 mai 2019

Émotions fortes Sentimental Rave

De passage ce samedi 18 mai au Drak-Art pour un DJ-set long format (3h) à l’invitation de The Dare Night, la jeune DJ/productrice Sentimental Rave, basée à Saint-Denis, défend une approche de la techno purement émotionnelle, à mille lieues du fonctionnalisme sans âme qui plombe trop souvent les dancefloors. Autrice de mixes aussi éclectiques qu’énergiques, riches en bifurcations soudaines où s’entrecroisent sans fin influences gabber, hardcore, techno, trance, bass, breakbeat, acid et expérimental, elle reflète dans sa musique une naïveté et une pureté qui ne sont pas sans évoquer celles des premières raves françaises des années 1990, lorsque tout semblait encore possible. Une période que Soraya Daubron de son vrai nom, 25 ans au compteur, n’a bien entendu pas connu, mais dont elle délivre une sorte d’écho 2.0, fantasmé, déformé mais jamais nostalgique, d’une sincérité sans commune mesure. De quoi expliquer sans doute son ascension fulgurante de ces dernières années, qui l’ont vue s’imposer comme une étoile montante de la jeune scène européenne.

Continuer à lire

DJ Stingray, renaissance électro

Soirée | Fervent défenseur d’une électro sombre, breakée et futuriste, DJ Stingray est une véritable légende de l’ombre de la scène de Détroit, au sein de laquelle il officie depuis plus d’une trentaine d’années. Retour sur son parcours peu commun à l’occasion de son passage mardi 7 mai à l’Ampérage, à l’initiative de The Dare Night et du festival lyonnais Nuits Sonores.

Damien Grimbert | Mardi 30 avril 2019

DJ Stingray, renaissance électro

Si, pour le commun des mortels, le terme "électro" sert avant tout de bannière un peu floue pour définir l’ensemble des musiques électroniques, il désigne aussi un courant musical bien spécifique, né au début des années 1980 de la rencontre entre la synth-pop des groupes Kraftwerk et Yellow Magic Orchestra et les rythmiques naissantes du hip-hop. À la suite du succès massif du Planet Rock d’Afrika Bambaataa en 1982, l’électro va se diffuser comme une traînée de poudre, de Los Angeles à Miami en passant par Détroit, où, sous l’influence de Juan Atkins et de son groupe Cybotron, elle va progressivement donner naissance aux rythmes 4x4 répétitifs de la techno… qui ne tarderont pas à l’éclipser sur les pistes de danse. Si elle reste depuis confinée à un relatif underground, l’électro n’a pourtant jamais vraiment disparu, et reste la principale force motrice d’artistes comme DJ Stingray. Patience et longueur de temps DJ depuis 1983 et producteur depuis 1987, Sherard Ingram de son vrai nom est pendant longtemps resté dans l’ombre. Alors que tant d’artistes de Détroit voient leur carrière décoller, il passe les années 1990 à tra

Continuer à lire

"Auguste" Leïla Huissoud

Concert | La jeune chanteuse à qui, en décembre dernier, nous avons remis le "PB d'or du talent qui éclabousse", sera jeudi 2 mai à Eve, sur le campus.

Stéphane Duchêne | Lundi 29 avril 2019

Parmi les artistes de sa génération et dans cette industrie musicale obnubilée par le calibrage et les process, Leïla Huissoud (lauréate en décembre d'un de nos PB d'or) ne fait pas grand-chose comme les autres. D'abord parce qu'elle revendique des influences plantées loin dans l'Histoire de la chanson française, tendance réaliste. Du côté donc des totems que sont Brassens, Moustaki ou Barbara, qui ne font pourtant guère vibrer les vingtenaires. Et si la jeune Nord-Iséroise est passée par la case The Voice, c'est par un album live (une incongruité pour un premier disque) qu'elle a assis sa réputation. Manière de rendre compte d'un début de carrière qui a bourgeonné à force de concerts. Si bien que le deuxième album de Leïla Huissoud est en réalité le premier, déjà gonflé d'une belle maturité et d'une esthétique chanson-folk-jazz un rien désuète mais totalement assumée et abandonnée au luxe d'arrangements jamais superfétatoires. Où transparaît avec toujours plus de préc

Continuer à lire

"Vénus 2000" : rois et reines

Événement | Organisé samedi 27 avril par la Cata en collaboration avec l’asso Versants Queer, Kings & Queens est le troisième volet de la série d’évènements (...)

Damien Grimbert | Mardi 23 avril 2019

Organisé samedi 27 avril par la Cata en collaboration avec l’asso Versants Queer, Kings & Queens est le troisième volet de la série d’évènements Vénus 2000 dédiée à la question du genre et du queer. Au programme, des ateliers à partir de 14h à la Cata, pour se transformer, stand de maquillage à l’appui, en splendide drag-queen ou king, mais également s’initier à des disciplines bien spécifiques comme le lip-synch (playback), le voguing ou encore le catwalk. Une fois les rudiments maîtrisés, place, à partir de 18h, à une déambulation sur l’espace public en suivant trois parcours prédéfinis, afin d’appréhender « ce qui se passe quand on est drag et confronté au regard des gens ». Mais aussi, plus prosaïquement, de rejoindre le bar de la Belle électrique, où se clôturera l’événement avec des performances dr

Continuer à lire

J’entre par tes yeux et Terrine, entre abstraction et décadence

Concert | Avec l’association grenobloise Reafforests, les concerts se suivent mais ne se ressemblent pas. Après l’indie-folk helvétique de Louis Jucker et Émilie Zoé (...)

Damien Grimbert | Mardi 19 mars 2019

J’entre par tes yeux et Terrine, entre abstraction et décadence

Avec l’association grenobloise Reafforests, les concerts se suivent mais ne se ressemblent pas. Après l’indie-folk helvétique de Louis Jucker et Émilie Zoé en février, place ce samedi 23 mars au Café du Nord à deux projets expérimentaux hautement atypiques, venus respectivement de Nantes-Metz et d’Amiens. Duo composé de Julien Nouvet et Alice Dourlen, J’entre par tes yeux (photo) se veut ainsi « un manifeste décadent pour une techno nouvelle et dérangeante ». Né d’une résidence au Lieu unique de Nantes en novembre dernier, Anyone Realize ?, leur EP inaugural, n’entretient finalement que des liens très ténus avec ce que l’on appelle habituellement la techno, et c’est justement ce qui fait tout son intérêt. Anyone realize? EP by J'entre par tes yeux Un compliment qu’on retournera égalemen

Continuer à lire

The Dare Night fête son anniversaire avec Perc, SNTS et Shlømo

Soirée | Afin de célébrer ses 9 ans, le collectif grenoblois investit pour la première fois la Belle électrique ce samedi 16 mars.

Damien Grimbert | Mardi 12 mars 2019

The Dare Night fête son anniversaire avec Perc, SNTS et Shlømo

Présent depuis maintenant neuf ans au sein de la scène électronique grenobloise, le collectif The Dare Night n’a cessé de gagner en ampleur et en diversité au fil des années, multipliant à n’en plus finir les formats de soirées et les expériences musicales différentes avec une belle intensité. Il était donc logique de le voir enfin investir, à l’occasion de son neuvième anniversaire, un lieu aussi emblématique que la Belle électrique, le temps d’une soirée qui prendra pour le coup la forme d’une véritable déclaration d’amour aux rythmes martiaux, rugueux et dépouillés de la scène techno européenne. Au line-up, on retrouvera ainsi un live du Parisien Shlømo, fondateur du label Taapion et résident de longue date des soirées Concrete (Paris) ; un set hybride du Berlinois SNTS, fervent défenseur d’une techno sombre et industrielle dénuée de tout compromis ; et enfin un DJ-set du poids lourd de la scène britannique Perc (photo), activiste de la première heure avec son label

Continuer à lire

Envolées cosmiques grâce à The Dare Night et Hard Fist

Soirée | L'équipe de l'association grenobloise The Dare Night investira toute la Bobine (bar et salle) ce vendredi 8 mars pour une soirée consacrée au très bon label lyonnais Hard Fist, spécialisé en musiques tribales voyageuses et propices à la transe.

Damien Grimbert | Mardi 5 mars 2019

Envolées cosmiques grâce à The Dare Night et Hard Fist

C’est une soirée spéciale à plus d’un titre qu’organise l’équipe de The Dare Night ce vendredi 8 mars. Par sa configuration d'abord, puisqu’elle investira à la fois et le bar et la salle de concert de la Bobine (moyennant une entrée à 6 euros, mais aussi une prolongation du son jusqu’à 1h30). Par sa programmation ensuite, puisqu’elle accueillera pour la première fois des artistes du très bon label lyonnais Hard Fist, spécialisé en musiques tribales voyageuses et propices à la transe – italo, cosmic disco, new wave, rock psychédélique, musiques folkloriques du Moyen-Orient, d’Afrique et d’Asie… En tête d’affiche, on retrouvera ainsi le musicien d’origine jordanienne Shadi Khries (photo), découvert par le biais de ses collaborations avec Acid Arab, mais surtout de son très bon projet King Ghazi aux côtés de Gilb’r, boss du fameux label Versatile. Il viendra pour l’occasion dévoiler un nouveau live entre musiques arabes et techno planante, mêlant à la fois machines et instruments acoustiques. Autre live à ne pas manquer, celui du

Continuer à lire

Les 4 soirées du premier week-end de mars

MUSIQUES | Rendez-vous à l'Ampérage, au Black Lilth et/ou à la Belle électrique.

Damien Grimbert | Mardi 26 février 2019

Les 4 soirées du premier week-end de mars

01.03.19 > Ampérage Subversion #5 avec Schwefelgelb Nouvelle édition pour les soirées mensuelles techno, indus et EBM du collectif The Dare Night, qui invite pour l’occasion en tête d’affiche Schwefelgelb (photo), surefficace duo "techno body music" de Berlin. En activité depuis le milieu des années 2000, et auteur ces dernières années de plusieurs EPs très remarqués pour le label de référence aufnahme + wiedergabe, Schwefelgelb est particulièrement réputé pour ses performances live d’une intensité sans égale, noyées sous une pluie de stroboscopes. 01.03.19 > Black Lilith Un an du Black Lilith Pour fêter comme il se doit son premier anniversaire, le Black Lilith a ouvert ses portes au collectif électronique Carton-Pâte Records, qui dévoilera pour l’occasion sa premi

Continuer à lire

Variations indie folk avec Louis Jucker et Emilie Zoé

Concert | Samedi 23 février, l'association Reafforests nous donne rendez-vous au Café du Nord. Et ce sera forcément très bien.

Damien Grimbert | Mardi 12 février 2019

Variations indie folk avec Louis Jucker et Emilie Zoé

On avait déjà eu l’occasion de découvrir à Grenoble les musiciens helvètes Louis Jucker et Émilie Zoé il y a maintenant un peu plus d’un an, par le biais de leur formation rock lo-fi Autisti, aux échos volontiers 90’s. Les voilà aujourd’hui de retour, toujours à l’invitation de l’association Reafforests mais dans un contexte musical pour le moins différent, puisqu’ils viennent cette fois présenter chacun leur projet solo. Pour Louis Jucker (photo), difficile d’en dire beaucoup plus au stade actuel, puisque l’album qu’il viendra défendre pour l’occasion, Kråkeslottet [The Crow's Castle], enregistré en Norvège, ne sortira pas avant mars. Au vu du pédigrée du bonhomme, et des quelques extraits déjà disponibles sur le net (Seagazer, Tale of a teacher’s son et Merry dancer), la curiosité pour cette échappée indie-folk volontiers expérimentale est néanmoins de mise, d’autant qu’il sera accompagné en live par les membres de son (autre) groupe Coilguns, avec lesque

Continuer à lire

Trois soirées pour bien commencer février

Soirées | Bloquez votre vendredi 1er et samedi 2 février. Et le dimanche 3 pour vous en remettre.

Damien Grimbert | Mardi 29 janvier 2019

Trois soirées pour bien commencer février

01.02.19 > Ampérage Subversion #4 avec Phase Fatale Nouvelle année et nouveau line-up pour les soirées techno, indus et EBM du collectif grenoblois The Dare Night, qui accueillent en tête d’affiche pour leur quatrième édition une nouvelle pointure de la scène actuelle. En l’occurrence Hayden Payne alias Phase Fatale, jeune New-Yorkais installé à Berlin qui n’a, depuis quatre ans, cessé d’enchaîner les sorties sur les labels les plus influents du genre, d’Avant! et aufnahme + wiedergabe à Jealous God en passant par Hospital Productions, BITE et Ostgut Ton. 02.02.19 > Belle électrique AZF & Manu Le Malin Pour sa nouvelle soirée à la Belle électrique, l’association Icône a décidé de frapper fort, en rassemblant sur scène deux figures françaises iconiques de la techno sans concession : le vétéran Manu Le Malin, véritable légende de la scène hardcore française depuis le début des années 1990 qui n’a rien perdu de sa puissance d’impact, et la charismatique

Continuer à lire

Marc Rebillet : house’n’roll

Soirée | C’est un concept simple mais auquel il fallait penser : transformer un live électronique en véritable performance, à mi-chemin entre le concert endiablé (...)

Damien Grimbert | Mardi 15 janvier 2019

Marc Rebillet : house’n’roll

C’est un concept simple mais auquel il fallait penser : transformer un live électronique en véritable performance, à mi-chemin entre le concert endiablé et le one-man-show. Le tout avec suffisamment d’enthousiasme, d’énergie, d’humour et de second degré pour montrer qu’on n’est pas là non plus pour se prendre trop au sérieux. Invité ce jeudi 17 janvier à l’Ampérage par l’équipe de The Dare Night le temps d’une soirée qui affiche complet depuis longtemps, Marc Rebillet, jeune gringalet extraverti originaire de Dallas et véritable sensation du moment sur les réseaux sociaux, ne marquera pas forcément l’histoire de la musique électronique. Mais combinés à sa personnalité charismatique et ses nombreuses interactions au micro avec le public, ses irrésistibles tubes house à la fois funky, minimalistes et bruts de décoffrage, n’en devraient pas moins garantir un excellent moment aux nombreux curieux venus le découvrir.

Continuer à lire

Talweg et Mesa of the Lost Women : autant en emporte le bruit

Concert | Les deux groupes français seront au 102 dimanche 9 décembre. Un concert qui va envoyer du lourd !

Damien Grimbert | Mardi 4 décembre 2018

Talweg et Mesa of the Lost Women : autant en emporte le bruit

Retour aux affaires pour l’équipe de l'association grenobloise Après le chaos, toujours à l’origine de propositions musicales passionnantes et défricheuses à défaut d’être systématiquement accessibles au plus grand nombre (c’est un peu le revers de la médaille). Actuellement en tournée commune, Talweg (en photo) et Mesa of the Lost Women, les deux groupes français réunis pour le concert de cette semaine au 102, partagent ainsi un goût affirmé pour les franges les plus extrêmes de la constellation métal, dont ils délivrent une forme improvisée à la fois dépouillée, bancale et volontiers expérimentale, définitivement débarrassée de tout artifice folklorique extra-musical. À la trappe, donc, rites païens, cultes macabres, maquillages cadavériques et forêts norvégiennes enneigées battues par le vent : on évolue de fait ici dans des territoires purement soniques, plus proches de courants mitoyens comme la noise bruitiste ou le free jazz le plus radical que des classiques du genre. Mais plus concrètement, une fois sorti du petit jeu des étiquettes forcément réductrices, on a surtout affaire à une forme de catharsis sonore primitive, chaotiqu

Continuer à lire

Danser la fin du monde avec Broken English Club

MUSIQUES | « Voyage au bout de la nuit au travers les sonorités techno, industrial et electronic body music, telle est la visée des soirées "Subversion" » annonce l'asso The Dare Night qui les organise. Et qui propose une deuxième édition, samedi 10 novembre à l'Ampérage, prometteuse.

Damien Grimbert | Mardi 6 novembre 2018

Danser la fin du monde avec Broken English Club

Cela n’aura pas échappé aux adeptes : ces cinq dernières années ont été marquées, au sein de la sphère techno, par un regain d’intérêt conséquent pour les sonorités rêches et froides des musiques industrielles. Une tendance lourde à laquelle l’asso grenobloise The Dare Night a logiquement décidé de dédier une soirée thématique, Subversion, qui, après un premier volet marqué par les prestations de Codex Empire et J-Zbel, fait son retour ce samedi avec deux nouveaux lives a priori tout aussi incandescents. Notamment celui de Broken English Club, side-project industriel volontiers expérimental du vétéran techno Oliver Ho, qui enchaine les sorties à un rythme prononcé depuis 2014. On l’avait ainsi repéré en 2015 avec son EP Scars pour le label Cititrax, d’où surnageait le formidable Channel 83, porté par des rythmiques downtempo oppressantes et… des hurlements de loups. Trois EPs et deux albums plus tard (The English Beach et White Rats, tous deux sortis sur l’excellent label L.I.E.S. de Ron Morelli), le Britannique n’a visiblement rien perdu de sa capacité à créer des ambiances apocalyptiques qui semblent figée

Continuer à lire

Errances musicales à la Bastille avec Bégayer

Concert | Rendez-vous samedi 20 octobre.

Damien Grimbert | Mercredi 17 octobre 2018

Errances musicales à la Bastille avec Bégayer

C’est rien de moins qu’un triple retour qui nous attend ce samedi 20 octobre à 20h30. Celui des concerts au Centre d’art Bastille tout d’abord, cadre aussi singulier qu’idéal pour accueillir des groupes musicaux aux horizons différents. Celui de l’association Plege ensuite, de retour aux affaires après une longue pause estivale. Et celui de Bégayer enfin (photo), trio alternatif unique en son genre qui viendra dévoiler ses « tristes poèmes bruyants » à l’occasion de la sortie de son très attendu premier album Terrain à mire. Une maison rétive. Contrainte par le toit, coproduit par Les Disques Bongo Joe et le label Le Saule. On ne peut malheureusement pas vous en dire beaucoup plus au stade actuel (seul deux des neuf titres de l’album ont été dévoilés à l’heure où l’on écrit ces lignes), si ce n’est qu’au vu des précédentes prestations du groupe, et de la très bonne formation pop folk qui les accompagne pour l’occasion (les Lyonnais de GHST), tout ça s’annonce sous les meilleurs augures.

Continuer à lire

Collectif Résonance : « On veut être la vitrine des musiques électroniques grenobloises »

ACTUS | Samedi 13 octobre, le tout frais collectif Résonance, se présentant comme « l'union de près d'une quinzaine de structures grenobloises défendant les musiques électroniques », organise un double événement de lancement. On a rencontré trois de ses membres histoire d’en savoir plus sur cet ambitieux projet.

Aurélien Martinez | Mardi 9 octobre 2018

Collectif Résonance : « On veut être la vitrine des musiques électroniques grenobloises »

Comment est né le collectif ? Émilie Angénieux (association Hadra) : Le collectif est né en novembre 2017 quand il y a eu le deuxième appel à projets de la Ville de Grenoble concernant le bâtiment Clé de Sol [situé dans le parc Hoche – NDLR]. À ce moment, beaucoup d’associations se sont réunies pour parler des musiques électroniques et de leur place à Grenoble. Et on s’est une nouvelle fois dit que même si le vivier grenoblois était énorme, il n’y avait pas d’accompagnement des pratiques qui était fait, et pas de visibilité institutionnelle. D’où l’idée de faire quelque chose ensemble et de candidater à l’appel à projets. Après l’audition en janvier, la Ville nous a contactés pour nous dire que notre projet était intéressant, mais que MixLab [association pilotant la Belle électrique – NDLR] serait gestionnaire du bâtiment [avec un projet d’accompagnement de la scène musicale locale – NDLR]. Tout en nous précisa

Continuer à lire

Mix à contre-courant avec DJ Normal 4

Soirée | Membre d’une scène européenne émergente en pleine ascension depuis quelques années, l'Allemand DJ Normal 4 ressuscite dans ses DJ-sets foisonnants les trésors cachés des mouvances musicales les plus obscures des décennies passées. On a échangé quelques mots avec lui en amont de son passage à la Bobine mardi 2 octobre, à l’invitation de The Dare Night.

Damien Grimbert | Mardi 25 septembre 2018

Mix à contre-courant avec DJ Normal 4

Pour le commun des mortels, la scène "breakbeat hardcore" anglaise du début des années 1990 n’évoque sans doute pas grand-chose. Intimement lié au phénomène des raves sauvages alors en pleine effervescence en Angleterre, ce genre éphémère, qui allait donner naissance à la plus populaire jungle quelques années plus tard, prenait la forme d’une vaste matrice musicale où se croisaient influences hip-hop, reggae et acid-house sous un véritable déluge de samples, de rythmes et d’infrabasses. Aux côtés d’une poignée d’autres artistes comme Luca Lozano, fondateur du label Klasse Wrecks, DJ Normal 4 est l’un des premiers DJs à avoir remis ce style au goût du jour, comme il nous l'a expliqué. « J'adore l’absence de frontières propre à ce style : on y entend les prémices de la jungle, des influences reggae, des samples vocaux qui rappellent Mickey Mouse, mais aussi des basses sombres et inquiétantes, des sonorités futuristes… C’est vraiment le genre que j’ai le plus exploré ces derniers temps. » Mais certainement pas le seul. Après avoir fait ses débuts de manière plus conventionnelle (« j’étais vraiment le prototype du DJ house/disco/tech

Continuer à lire

Avec Codex Empire et J-Zbel, ce sera dansant et sans concession

Soirée | Rendez-vous vendredi 28 septembre à l'Ampérage pour s'en rendre compte.

Damien Grimbert | Mardi 25 septembre 2018

Avec Codex Empire et J-Zbel, ce sera dansant et sans concession

Dans la vie, il faut savoir prendre parti. C’est ce qu’a bien compris l’équipe du collectif grenoblois The Dare Night avec ses nouvelles soirées Subversion dédiées au versant le plus "sauvage" des musiques électroniques dansantes – techno, rave, indus, EBM… Ce qui n’empêche pas pour autant une réelle diversité comme en témoigne leur premier line-up qui frappe par son bel éclectisme. En tête d’affiche, on retrouvera ainsi l’Anglais basé à Vienne Mahk Rumbae qui, fort de plusieurs décennies d’activisme au sein des scènes indus, expérimental et minimal wave, s’adonne depuis peu au live techno avec son nouveau projet Codex Empire. À ses côtés, un autre live très attendu, celui des Lyonnais de J-Zbel (photo), électrons libres du label défricheur Brothers From Different Mothers dont on vous a déjà vanté plus d’une fois les mérites dans ces pages. Adepte d’une approche jouissive et décomplexée en mode « tout est permis » et capable de passer sans prévenir de la jungle

Continuer à lire

Amour, slow et mélancolie avec M-O-R-S-E

Concert | Après six années d’explorations musicales intensives, le musicien grenoblois M-O-R-S-E fêtera samedi 22 septembre au Bauhaus la sortie d’"Apathique", premier album très intime où s’entremêlent pop 80’s en français, complaintes sous auto-tune et spleen ultra-contemporain.

Damien Grimbert | Mardi 18 septembre 2018

Amour, slow et mélancolie avec M-O-R-S-E

Depuis sa naissance, M-O-R-S-E, projet artistique multiforme initié par le Grenoblois Gabriel Hernandez, aura connu de nombreuses évolutions. Après avoir exploré sous d’autres alias des territoires plus abstraits (ambient, musiques expérimentales), son auteur décide ainsi en 2013 de s’ouvrir à des influences à la fois plus populaires et contemporaines, comme le rap du Sud des États-Unis ou la vaste constellation de styles musicaux enfantés sur internet – cloud-rap, witch-house, vaporwave… Pendant deux années, il va ainsi produire un flux quasi-ininterrompu de morceaux instrumentaux éthérés et minimalistes, avant d’élargir son champ d’action en 2015 en s’essayant conjointement au chant et à l’auto-tune. S’ensuit alors une longue période de transition pendant laquelle M-O-R-S-E s’ouvre à de nouvelles influences (pop, R’n’B…) et multiplie les collaborations avec différents artistes émergents (King Doudou, Oklou, Coucou Chloé, Ekim, Jeci Je

Continuer à lire

Le Ciel, version coulisses (et concerts)

ACTUS | La salle de concert grenobloise, située près de la place de Verdun et fermée depuis 2015, va organiser des portes ouvertes ce dimanche 17 juin grâce à l'association Plege.

Damien Grimbert | Mardi 12 juin 2018

Le Ciel, version coulisses (et concerts)

Salle de concert emblématique fermée en 2015 par la Ville de Grenoble pour raisons économiques, le Ciel n’en accueille pas moins dans ses sous-sols de nombreux studios de répétition et d’enregistrement encore utilisés par un nombre conséquent de musiciens grenoblois. C’est cet "envers du décor" habituellement réservé à ses seuls utilisateurs que l’association Plege, créée après la fermeture pour assurer la sauvegarde du lieu, a décidé d’ouvrir pour la toute première fois au public le temps d’une journée portes ouvertes. Au programme, une exposition d’affiches de concerts réalisées par une pléiade d’artistes grenoblois de haut vol, un atelier de création d’instruments virtuels et numériques animé par l’Acroe, et enfin toute une flopée de concerts de premier choix avec au line-up Lynhood, Marc Di Malta, Poupard, Hold Station, Rémi Guirao, F de Shooosh, Bételgeuse, Lokom et Poopitch. Le soir venu, c’est cette fois la salle de diffusion elle-même qui rouvrira temporairement, le temps d’un concert réunissant le hardcore teinté d

Continuer à lire

Les trois soirées de la semaine

Soirées | Direction le Black Lilith et/ou le Drak-Art le vendredi 25 mai et la Bobine le mardi 29.

Damien Grimbert | Mardi 22 mai 2018

Les trois soirées de la semaine

25.05.18 > Black Lilith Alpine Funk Classics Vol.1 Release Party Pour fêter la sortie du premier volume de son projet collaboratif Alpine Funk Classics, le collectif Shoganai organise une soirée pluridisciplinaire au Black Lilith. Au programme, un concert de jazz avec Marthe et TRIODD, une performance audiovisuelle ambient expé de Lei, une exposition de Juliette Piedagni et une flopée de lives et DJ-sets hautement recommandables : Exit Strategies, Nineteen Entities, Binary Digit & The Fresh Prince of Doner, Jean Pierre Pepone B2B Jean Pierre Parpaing… 25.05.18 > Ampérage Calling Marian / Hydrangea / Persepher / Paoli Pour sa nouvelle soirée à l’Ampérage, l’association La Métamorphose a composé un line-up à la fois 100% féminin et 100% techno, oscillant entre les « rythmiques percutantes et brutales d’une techno acid jusqu’aux mélodies sauvages et oniriques de l’ambient techno ». Côté live, on retrouvera ainsi Calling Maria et Persepher, tandis qu’Hydrangea (en photo) et Paoli seront en charge des DJ-sets. À ne pas manquer enfin, les créations visue

Continuer à lire

Moodie Black : de bruit et de fureur

Concert | Le groupe américain, à ranger dans la drôle de case du noise rap, sera mercredi 23 mai au Bauhaus bar. On vous en dit plus.

Damien Grimbert | Mardi 15 mai 2018

Moodie Black : de bruit et de fureur

Si des styles musicaux comme la noise et le rap peuvent, a priori, sembler antinomiques, leur rencontre n’en a pas moins engendré depuis le début des années 1990 une flopée de groupes hautement recommandables. De Techno Animal à Dälek en passant par Food For Animals, El-P et son label Def Jux ou plus récemment des formations comme Death Grips et Clipping, le genre n’a ainsi cessé de s’enrichir au fil du temps au point de donner naissance à une véritable scène, marginale certes, mais bel et bien réelle au plan international. Originaire de Phoenix, en Arizona, et désormais installé entre Los Angeles et Minneapolis, Moodie Black, duo formé en 2004 par Chris Martinez et Sean Lindhall, fait à n’en pas douter partie des formations les plus marquantes du genre. Découvert par le biais d’une série d’EPs lo-fi frontaux, brutaux et jusqu’au-boutistes, le groupe a progressivement évolué vers un registre plus downtempo teinté d’influences shoegaze, sans renier pour autant son goût pour l’expérimentation, la noirceur et les sonorités abrasives. Comme en témoigne Lucas Acid, dernier album en date dont la retranscription sur scène devrait, on en prend le pari

Continuer à lire

Six soirées à ne pas louper à Grenoble les quinze premiers jours de mai

MUSIQUES | Rendez-vous au Drak-Art, au Black Lilith, à la Bobine ou encore au Bauhaus.

Damien Grimbert | Mercredi 2 mai 2018

Six soirées à ne pas louper à Grenoble les quinze premiers jours de mai

Bashment Au Drak-Art vendredi 4 mai Retour printanier pour les soirées Bashment de l’asso Eddy Rumas, dédiées aux musiques dansantes caribéennes et à la culture sound-system dans toute son ampleur (reggae, dancehall, carnival, soca, bass music). Aux platines, les résidents Bassroom Sound, Tropikal Selecta et Badman & Gringo et, en invité spécial, Soul Crucial Sound, activiste dancehall de la première heure et résident des fameuses soirées Nice & Easy à la Bobine. Dreaming Back To Future Au Bauhaus samedi 5 mai Sans doute l’un des secrets les mieux gardés de la vie nocturne grenobloise, les soirées Dreaming Back réunissent aux platines deux DJs passionnés à la complémentarité évidente et à l’ouverture musicale sans égale (Youpidou et Phrax Bax) autour d’une sélection affûtée allant du reggae-dub à la techno, en passant par la disco, la house, le zouk, les musiques ethniques, l’ambient, les bandes-son psyché vintage ou encore l’expérimen

Continuer à lire

Cuntroaches : concentré de brutalité

Concert | Le trio noise punk allemand sera dimanche 15 avril à Grenoble.

Damien Grimbert | Mardi 3 avril 2018

Cuntroaches : concentré de brutalité

Il y a parfois des a priori qu’il ne faut pas hésiter à confronter, sous peine de rater de belles découvertes. Prenez le cas des Cuntroaches par exemple, de passage dimanche 15 avril à la B.A.F. aux côtés du duo de power electronics suisse Tzitzimime et à l'invitation de l'asso Après le chaos. Sur le papier, un trio noise punk, venu de Berlin, comme il en existe déjà tant d’autres, pas forcément de quoi s’exciter démesurément. Mais, à l’écoute de leur EP introductif, une déflagration sonore d’une vitalité et d’une radicalité sans commune mesure, du genre qu’on ne découvre que bien trop rarement de nos jours. Violente, extrême, bruyante, chaotique, énergique, primitive et surtout sacrement inspirée, la musique quasi grindcore du trio fait l’effet d’une grande claque salutaire au sein d’une scène alternative qui se regarde parfois trop tourner en rond. Et on n'a absolument aucun doute sur sa capacité à décupler encore d’intensité en live. <a data-cke-saved-h

Continuer à lire

Mission évasion avec "The Dare night x Nuits sonores"

Soirée | House cristalline, disco déviante, synthés planants, percussions tribales et sonorités cosmiques… : loin de l’habituel grand défouloir du week-end, The Pilotwings, Too Smooth Christ et Bufiman, à découvrir à l'Ampérage dans le cadre d'une collaboration entre les Grenoblois de The Dare night et le festival lyonnais Nuits sonores, proposent à travers leur musique une véritable invitation au voyage. Portraits.

Damien Grimbert | Mardi 20 mars 2018

Mission évasion avec

La musique, c’est un peu comme la cuisine : à force de manger tout le temps les mêmes plats, on finit par ne plus les apprécier vraiment à leur juste valeur. D’où l’intérêt de passer de temps en temps le relai à des artistes audacieux et iconoclastes, en charge de nous initier à des saveurs exotiques ou de nous faire redécouvrir sous un nouveau jour des recettes que l’on croyait connaître par cœur. Prenez le jeune duo lyonnais The Pilotwings (photo) par exemple. Plutôt que d’utiliser les mêmes ingrédients house et techno que tout le monde, ils préfèrent piocher dans des univers comme l‘ambient baléarique, le zouk antillais, la synth-pop japonaise, la trance old-school, la jungle, l’électro-funk 80’s, l‘ambient new age et les musiques de vieux jeux vidéo pour composer des morceaux à la fois dansants, planants et rafraîchissants au possible, qui sonnent paradoxalement aussi familiers que novateurs. Entamée en 2014, leur modeste mais essentielle discographie, regroupée en bonne partie sur le label lyonnais Brothers From Different Mothers, flirte ainsi en permanence avec la house, la disco et la techno… Sans jamais tomber vraiment dedans non plus.

Continuer à lire

I Hate Models : le feu et la glace

Soirée | « I Hate Models est une des figures fortes de la techno française en ce début d'année 2018 » nous assure l’asso The Dare Night qui le programme vendredi 9 mars à l’Ampérage. On vous en dit plus.

Damien Grimbert | Mardi 6 mars 2018

I Hate Models : le feu et la glace

À l’instar de bon nombre d’artistes évoluant aux confins de la scène techno industrielle européenne actuelle, le Français I Hate Models fusionne dans ses productions comme dans ses DJ-sets diverses influences qui pourraient – a priori – sembler contradictoires. D’un côté, une force de frappe sans commune mesure et un goût affirmé pour les sonorités sombres, rugueuses et brut de décoffrage. Et de l’autre une facette plus mélodique et subtile, issue d’un héritage mélancolique qui trouve ses sources dans la synth-pop, la cold-wave et l’ambient, ainsi que les premières vagues rave et trance du tout début des années 1990. Cette confluence entre puissance d’impact et sophistication, atmosphères éthérées et brutalité rythmique, est pour beaucoup dans l’accueil chaleureux reçu par la flopée d’EPs sortis par le jeune artiste entre 2016 et 2017 pour des labels comme Arts, Columbia, Monnom Black, Voitax ou Toxic Waste Buried. On retrouve d’ailleurs un goût du paradoxe assez similaire (mais dans une veine plus déconstruite et expérimentale) dans la musique du Parisien Paulie Jan (Container, Tripalium Corp, Intervision), dont la performance live de

Continuer à lire

Les 5 soirées de la fin février

MUSIQUES | Allons danser à l'Ampérage, à la Belle électrique, à la Bobine ou encore à Eve et au Jules Verne.

Damien Grimbert | Mardi 20 février 2018

Les 5 soirées de la fin février

Vendredi 23 février > l'Ampérage Le Camion Bazar Auteurs de DJs sets groovy, pointus et ultra-éclectiques, Romain Play et Benedetta Bertella alias Le Camion Bazar défendent une conception de la fête conviviale, décontractée et à échelle humaine, qui ne rechigne pas sur les confettis, les couleurs fluo et les boules à facettes pour mettre tout le monde dans l’ambiance. Après un premier passage remarqué à la Bobine au printemps dernier, leur retour à l’Ampérage aux côtés des Rouennais du Collectif Lucien et des locaux de Carton-Pâte Records s’annonce donc haut en couleur. Samedi 24 février > la Belle électrique Michael Mayer + Fort Romeau + Uppah Vétéran de la scène minimale de Cologne et co-fondateur du prestigieux label Kompakt, Michael Mayer est de retour à la Belle électrique pour délivrer l’un des DJ-sets épurés, élégants et mélodiques dont il a fait sa marque de fabrique. À ses côtés, Michael Greene alias Fort Romeau

Continuer à lire

Balladur et Treasure Island : indie rock en toute décontraction

MUSIQUES | Jeudi 8 février, on a rendez-vous à la Baf avec deux duos qui promettent un beau moment de communion primitive.

Damien Grimbert | Mardi 6 février 2018

Balladur et Treasure Island : indie rock en toute décontraction

Il y a toujours quelque chose d’assez jouissif à découvrir des groupes venus d’horizons qu’on imagine plutôt abrasifs et radicaux (noise bruitiste, cold-wave glaciale…) s’ouvrir à des univers plus pop, exotiques et colorés sans jamais renier pour autant leur héritage musical et leur goût pour l’expérimentation. Déjà parce qu’ils font par là preuve d’une ouverture d’esprit et de curiosité qui fait parfois un peu trop défaut à la scène indie rock "canal historique" ; et ensuite – surtout – parce que cette rencontre entre le chaud et le froid, la pop et l’expérimental, aboutit souvent à la création d’entités sonores lo-fi superbement chamarrées, aussi inédites qu’euphorisantes. &amp;lt;a data-cke-saved-href="http://balladur.bandcamp.com/album/super-bravo" href="http://balladur.bandcamp.com/album/super-bravo"&amp;gt;Super Bravo by Balladur&amp;lt;/a&amp;gt; Déjà venus nous rendre visite chacun de leur côté au cours de ces dernières années, les deux duos Balladur

Continuer à lire

Dernière marche pour les Inouïs du Printemps de Bourges

MUSIQUES | Ils sont huit rhônalpins présélectionnés pour les Inouïs du Printemps de Bourges, ce tremplin national révélateur, le plus souvent, des talents musicaux de demain. Huit à devoir encore franchir la dernière étape dans l'épreuve du live. Huit dont quatre seront sur la scène de la Bobine vendredi 2 février. Présentations.

Stéphane Duchêne | Mardi 30 janvier 2018

Dernière marche pour les Inouïs du Printemps de Bourges

Dans un célèbre télé-crochet musical, on appellerait ça "l'épreuve du feu". Seuls quelques heureux élus sont passés entre les mailles de la présélection pour accéder à l'ultime étape des Inouïs du Printemps de Bourges : le live. En Rhône-Alpes (les anciennes régions ont été ici conservées), ils sont huit à batailler pour une place (ou deux, ou trois, ou peut-être zéro, selon un calcul savant qu'il serait trop long d'expliquer ici) et un beau coup de projecteur au Printemps. Huit répartis en deux groupes de quatre pour ces ultimes auditions. Ainsi, dès que Saint Sadrill, Leïla Huissoud, Parquet et Pratos auront achevé d'en découdre sur la scène du Marché Gare à Lyon, ce sera au tour de Nikitch (photo), Tracy de Sa, Terrenoire et Kcidy de tenter d'accrocher le pompon sur celle de la Bobine. Le premier, de son vrai nom Nicolas Morant, aura l'avantage (qu'on se rassure, il ne sert à rien) de jouer à domicile, dans la catégorie électro/funk/house, et appartient à cette faune d'anciens musiciens classiques qui ont décidé de mettre leur virtuosité aux services des sons de l'époque.

Continuer à lire

Nouveau souffle techno avec DJ AZF et Simo Cell

Soirée | DJs défricheurs aussi passionnés que passionnants, les Français DJ AZF et Simo Cell apportent, chacun dans leur registre, un vent de fraîcheur bienvenu au sein d’une scène techno encore trop souvent engoncée dans ses conservatismes et ses conventions. Ils seront vendredi 5 janvier sur la scène de l'Ampérage.

Damien Grimbert | Mardi 19 décembre 2017

Nouveau souffle techno avec DJ AZF et Simo Cell

Il n’y a rien à y faire. Année après année, on reste abasourdi par l’écart béant entre l’incroyable champ des possibles offert par l’univers des musiques électroniques dansantes et l’usage extrêmement restreint, polissé et propre sur lui auquel le cantonnent la plupart des DJs en activité. Depuis quelques années néanmoins, le paysage est progressivement en train de changer : plus divers, plus ouvert, plus varié… Et parmi les forces actives de ce changement, on peut notamment compter DJ AZF. Auditrice de rap passée par la case free party avant de devenir l’un des véritables piliers de la scène club parisienne actuelle, AZF n’est pourtant pas du style à jouer la carte de l’éclectisme dans ses sets : amatrice d’une techno énergique, sale, sombre et suintante imprégnée d’influences acid, rave et industrielles, elle aime quand ça tape fort. Mais l’implication et l’engagement hors norme dont elle témoigne dans ses sets se retrouvent également en dehors du dancefloor. Au travers de ses émissions sur Rinse France, de ses résidences à la Java ou du festival "Qui embrouille qui" auquel elle a donné naissance cette année, elle préfère confier les platin

Continuer à lire

À Ciel rouvert (ou presque)

ACTUS | Le Ciel, c’est une salle de concert grenobloise mythique, qui a fermé (temporairement) ses portes en 2015. La voilà qui rouvre le temps d’un concert : comment se fait-ce ? On en a discuté avec l’association Plege qui organise l’événement, et avec la Ville pour en savoir plus sur le futur du lieu.

Aurélien Martinez | Mardi 28 novembre 2017

À Ciel rouvert (ou presque)

Dimanche 3 décembre, les mélomanes (et les autres) pourront de nouveau pénétrer dans la petite salle (quelque 170 places assises) de concert du Ciel, close depuis deux ans suite à la fermeture de l’établissement culturel par la Ville de Grenoble pour raisons économiques – un incroyable imbroglio avait eu lieu après la baisse de subvention de la Direction régionale des affaires culturelles. Ils assisteront ainsi au live de Boy Harsher et Krogshoy organisé par Plege. Plege ? Une association grenobloise regroupant diverses entités culturelles locales ([reafførests], Gram’Off­On, MFCK Prod, la Métamorphose, le Centre d’art Bastille, le bar À l’Ouest…) qui « a été créée suite à l’annonce de la liquidation » comme nous l’a expliqué l’un de ses membres David Nicolay. « On est amoureux de ce lieu, on veut qu’il se maintienne. Le but est vraiment que le public puisse y revenir le plus vite possible. » Même s’il a d’abord fallu s’occuper d’un autre sujet : la réouverture des

Continuer à lire

Meysson-Loubatière : drone, noise et plus si affinités

MUSIQUES | Samedi 18 novembre, c'est au 102 que ça se passera si les mots inscrits dans le titre de cet article vous parlent. Et même s'ils ne vous parlent pas d'ailleurs.

Damien Grimbert | Mardi 14 novembre 2017

Meysson-Loubatière : drone, noise et plus si affinités

Pour ceux qui n’auraient pas forcément envie de passer leur week-end à écouter de la techno en club jusqu’à 6 heures du matin, l’association grenobloise Reafforests propose une jolie alternative au 102 samedi 18 novembre à partir de 19h, avec un concert qui ne mettra probablement pas vos oreilles au repos pour autant. Au programme entre autres, le mystérieux Grenoblois Michel 31, projet solo drone/noise sur lequel on ne dispose malheureusement pas de plus d’informations, ainsi que deux projets venus du Mexique et oscillant dans un registre musical relativement similaire : El Toro Que Venció Al Matador et Paulo Sandoval. De notre côté, on attend surtout avec pas mal d’impatience la venue du duo lyonnais Meysson-Loubatière, réunion du guitariste de Noyades Cyril Meysson (en photo) et du batteur aux innombrables projets musicaux Rodolphe Loubatière. Situé aux confluences de sphères musicales comme la noise, le free jazz et l’improvisation pure et dure, leur subtil, intense et très réussi premier album Sédition, sorti en juin dernier, donne en effet très envie d’ê

Continuer à lire

Fabrizio Rat : techno-piano

Soirée | Vendredi 29 septembre au Drak-Art, on aura droit au live d'un "technopianiste". C'est-à-dire ? On vous explique tout sur cet intrigant projet dans cet article.

Damien Grimbert | Mardi 26 septembre 2017

Fabrizio Rat : techno-piano

Si, sur un plan purement théorique, techno et musique contemporaine semblent faites pour s’entendre, force est de reconnaître que dans les faits, c’est souvent nettement moins évident. Que ce soit des grands noms de la techno s’adjoignant les services d’un orchestre de musique contemporaine pour tenter d’asseoir leur crédibilité artistique, ou à l’inverse des compositeurs contemporains désireux d’intégrer des beats techno dans leur travail pour donner l’impression de rester dans l’ère du temps, les résultats sont souvent bancals, maladroits… voire parfois franchement insipides. Coupons net tout suspens : le projet La Machina de Fabrizio Rat constitue l’antithèse parfaite de toutes ces tentatives de fusion forcées. Pianiste talentueux fort de nombreuses années d’études au sein des conservatoires de Turin et de Paris, le musicien italien entretient en effet une passion de longue date pour ces deux univers musicaux, mais a surtout attendu patiemment d’atteindre la maturation artistique nécessaire avant de tenter d’en opérer la synthèse. Élaboré à l’aide d’un piano customisé relié à différentes boîtes à rythmes, le live hors norme auquel il a donn

Continuer à lire

Une dernière danse ce samedi soir à la Belle électrique

MUSIQUES | Cette année encore, la Belle électrique a décidé de consacrer sa dernière soirée de la saison (samedi 1er juillet à partir de 23h) à différentes forces (...)

Damien Grimbert | Mardi 27 juin 2017

Une dernière danse ce samedi soir à la Belle électrique

Cette année encore, la Belle électrique a décidé de consacrer sa dernière soirée de la saison (samedi 1er juillet à partir de 23h) à différentes forces vives issues de la scène associative électronique locale. Du côté de La Métamorphose, le ton sera résolument techno avec aux platines Optamystik, qui sera ensuite rejoint par son complice PGHN aux côtés duquel il forme le duo QADIK, plus orienté rave. Chez Mouvement Perpétuel c’est cette fois le groove et la house music qui seront à l’honneur, par l’intermédiaire des sets d’Amen et de Maxime Krk. Groove toujours pour Mogan et Bernadette, en charge pour leur part de défendre les couleurs du collectif Groove Jam. Enfin, les assos The Dare Night et Nymphony Records, représentées respectivement par Pause et Karl Keis pour la première et Merick pour la seconde, joueront de leur côté la carte de la conciliation en oscillant à tour de rôle entre house et techno.

Continuer à lire

Legowelt : la techno réenchantée

MUSIQUES | Depuis plus de 25 ans, le Hollandais Danny Wolfers alias Legowelt construit pièce après pièce un édifice sonore unique en son genre, véritable constellation de petites perles électroniques fantasmatiques et habitées. Il sera vendredi 2 juin en live à l'Ampérage, invité par l’asso The Dare Night.

Damien Grimbert | Mardi 30 mai 2017

Legowelt : la techno réenchantée

C’est l’un des nombreux paradoxes de Danny Wolfers : il a beau réfugier ses créations derrière plus d’une vingtaine de pseudos différents, produire des morceaux plus vite que son ombre et aborder une gamme de styles musicaux plus vaste qu’un océan, on reconnaît toujours sa patte à l’œuvre dès la première écoute. Éternel outsider, jamais dans les tendances du moment, mais toujours signé sur les labels les plus à la pointe, il est en effet l’auteur d’un univers sonore d’une puissance d’évocation sans pareil, où le fonctionnel est relégué au second plan pour laisser toute leur place à des mélodies souterraines qui semblent hantées par les spectres rétrofuturistes de vestiges passées. Mystiques, profondes et surréelles, les compositions électroniques de Legowelt font écho à une quête d’évasion qui semble profondément ancrée dans l’ADN du producteur. Passionné de science-fiction, de fantasy et de synthétiseurs vintages, auteur d’un fanzine cyberpunk en ligne en hommage aux premières heures de l’internet et de nombreuses émissions cultes sur la station Intergalactic FM, Wolfers passe ainsi son temps à surfer sur les frontières entre imaginaire et réalité.

Continuer à lire

B-Face à Varces : de la bourse aux vinyles au véritable festival

Événement | Rendez-vous samedi 13 mai, à Varces donc et en musique, pour le constater.

Damien Grimbert | Mardi 9 mai 2017

B-Face à Varces : de la bourse aux vinyles au véritable festival

Initiée en 2014 sous la forme d’une "simple" bourse aux vinyles, la manifestation culturelle B-Face, organisée à Varces par le centre socio-culturel de Varces-Allières-et-Risset, n’a cessé de gagner en ambition année après année au point de se transformer, pour sa quatrième édition, en véritable festival. Aux côtés des traditionnels stands de disques, expositions et animations en tout genre (ateliers participatifs parents-enfants, démonstration de sérigraphie, blind-tests…), B-Face a ainsi concocté cette année une véritable programmation musicale digne de ce nom, réunissant pas moins de sept groupes différents oscillant entre rock, noise, pop, folk, punk, électro et psyché. Après une première salve de concerts gratuits en plein air l’après-midi (avec Sourdure et As A New Revolt), c’est la salle l’Oriel qui prendra le relais le soir venu, avec les prestations de Titus d’enfer, It It Anita (en photo), Blood Sport, God !Zilla et Noyades. Soit autant de formations farouchement indépendantes (fidèles ainsi à l’esprit très "Do It Yourself" du festival) réunies par différentes associations bien connues de l

Continuer à lire

Les 3 (voire plus) soirées du week-end

Soirées | Rendez-vous à l'Ampérage, au Musée dauphinois, au Drak-Art et à la Belle électrique.

Damien Grimbert | Mardi 28 mars 2017

Les 3 (voire plus) soirées du week-end

31.03.17 > Musée dauphinois / Ampérage Antigone + SHXCXCHCXSH + Truncate + Modgeist Gros vendredi en perspective pour le collectif house/techno The Dare Night, avec deux évènements le même soir. Début des hostilités dès 20h au Musée dauphinois avec une soirée en plein air pour la clôture du Festival étudiant Monstre qui réunira le live de SHXCXCHCXSH et Pedro Maia et un DJ-set du Parisien Antigone. Puis à partir de minuit, rendez-vous à l’Ampérage pour une deuxième partie de soirée avec en tête d’affiche l’Américain Truncate alias Audio Injection et le Parisien Modgeist, qui viendra présenter son live modulaire. ________ 31.03.17 > Drak-Art

Continuer à lire

Feadz, Claristidge et Mark XIII : les trois soirées de la semaine

MUSIQUES | On va clubber où ces prochains jours ? Réponses : au Vertigo, à la Bobine et au Mark XIII.

Damien Grimbert | Mardi 29 novembre 2016

Feadz, Claristidge et Mark XIII : les trois soirées de la semaine

02.12.16 > Vertigo Feadz Parce qu’il fait partie de ces artistes plus présent derrière les platines que sur les réseaux sociaux, on en viendrait parfois presque à oublier que Feadz reste toujours, plus de quinze ans après ses débuts, parmi les meilleurs DJs français en activité. Pionnier des croisements entre électro old-school, house, rap, techno, club, bass et ghetto music, producteur de l’égérie Uffie à ses débuts, auteur d’excellents maxis pour Ed Banger et BPitch Control, Fabien Planta continue aujourd’hui d’électriser les dancefloors aux côtés de la nouvelle génération avec des sorties sur des labels comme Sound Pellegrino, Moveltraxx ou Paradoxe Club. _______ 01-03.12.16 > Mark XIII Anniversaire de la reprise du bar Pour fêter en beauté l’anniversaire des trois ans de la reprise du bar par les deux nouveaux patron Luc et Pauline, le Mark

Continuer à lire

Zoom sur les artistes de la 15e Cuvée grenobloise

MUSIQUES | La fameuse compilation dédiée à la scène locale sort ce mercredi 27 janvier. Qui trouve-t-on dessus ? Et quels groupes joueront cette semaine à la Bobine, à la Bibliothèque centre-ville ou à la Belle électrique pour la promouvoir ? Réponses.

Stéphane Duchêne | Mardi 26 janvier 2016

Zoom sur les artistes de la 15e Cuvée grenobloise

À force de cuvées, la grenobloise, ourdie par Retour de scène-Dynamusic, devrait finir par s'autoproclamer AOC : Sainte-Émergence ou Château-La Pompe à talents. Le nom reste à trouver et, pour l'heure, c'est donc Cuvée grenobloise, 2016 et 15e millésime. Comme chaque année, le jury de la désormais fameuse compilation de talents locaux (émergents à divers niveaux) s'est enfilé quelques bonnes rasades de production locale avant d'en sélectionner un échantillon représentatif de nectar du cru. Représentatif car au-delà de la qualité intrinsèque et de l'engagement des acteurs (critères essentiels), tous les genres se trouvent ainsi représentés, un peu à la manière des sélections régionales du Printemps de Bourges. Il n'est pas de chapelle musicale qui passe sous le radar : rouge qui tache rock et son tanique avec Quintana, blanc acide coupé à la vodka de Cash Misère (prime de la meilleure étiquette pour le titre Poursuitovksy), chanson sulfatée de Bleu, ou reflets abstraits d'un Dzihan ou d'un Nikitch, étoiles montantes de l'électro.

Continuer à lire

Voiski : tête chercheuse

MUSIQUES | Auteur d'une techno ambitieuse et inspirée flirtant volontiers avec l'expérimental, le Parisien Voiski jouera en live à l'Ampérage ce vendredi.

Damien Grimbert | Mardi 19 janvier 2016

Voiski : tête chercheuse

Dans la techno il y a, pour simplifier à outrance, ceux qui aiment avant tout "envoyer du lourd", et ceux, plus rares, qui préfèrent explorer les chemins de traverse. Ces derniers construisent pas à pas une forme de scénographie sonore où prévalent, à travers des atmosphères et des climats sonores soigneusement mis en place, la puissance émotionnelle, les mélodies ambivalentes et les évocations futuristes. DJ/producteur parisien en activité depuis la fin des années 2000, Voiski appartient clairement à la seconde catégorie. Initié à la techno très jeune, il en livre une vision ambitieuse et non-formatée qui a su séduire au fil des années des labels internationaux de premier plan comme L.I.E.S., Delsin, Dement3d ou Construct Re-Form. De son passage à l’école des Beaux-Arts de Cergy, il garde ainsi un goût prononcé pour l’expérimentation et les formes conceptuelles, que l’on retrouve aussi bien au sein des sorties de son passionnant label Silicate Music que dans ses multiples collaborations (Kartei avec Crysta Patterson, Unforeseen Alliance avec Antigone, Zadig et Birth Of Frequency…). Passionné en vrac par les sonorités analogiques, les pionniers de la musique

Continuer à lire

Que faire à Grenoble pendant les vacances de Noël ?

CONNAITRE | Si cette période de l’année n’est pas la plus riche culturellement parlant (doux euphémisme), il y a tout de même moyen de s’occuper intelligemment. Le PB vous propose un programme jour par jour, fait de visites, de cinéma, de musique, de spectacles… Libre à vous de le suivre ou non, dans l’ordre ou dans le désordre. La rédaction

Aurélien Martinez | Mardi 22 décembre 2015

Que faire à Grenoble pendant les vacances de Noël ?

Mercredi 23 décembre Avant-dernier jour pour foncer au fameux Marché de Noël de Grenoble et ainsi se mettre dans l’ambiance fêtes si ce n’est pas encore fait. Un journée qui se terminera avec un concert gratuit du groupe Funky Caravane à 18h square du Docteur Martin. Jeudi 24 décembre Si de la famille et/ou des amis viennent vous rendre visite à Grenoble pendant les fêtes, emmenez-les absolument au Musée archéologique de Grenoble. Oui, on en a déjà souvent parlé, mais comme pas mal de monde ne semble pas encore connaître l’un des lieux les plus fascinants de la ville… En plus, l’entrée est gratuite, donc vous pouvez y aller en nombre. Attention tout de même : le musée est fermé le mardi et les 25 décembre et 1er janvier. Vendredi 25 décembre

Continuer à lire

Gordon Ashworth au royaume de l’expérimental

MUSIQUES | En concert à la Casse ce samedi, l'Américain est l'auteur de créations sonores abstraites d'une beauté fascinante.

Damien Grimbert | Mardi 3 novembre 2015

Gordon Ashworth au royaume de l’expérimental

Année après année et concert après concert, la valeureuse association Après le Chaos ne cesse de faire reculer par ses choix de programmation audacieux les limites de notre curiosité. Prenez le concert de ce samedi à la Casse par exemple : sa principale tête d’affiche, le musicien expérimental de Portland Gordon Ashworth, est l’auteur de plages sonores abstraites infiniment séduisantes dans lesquelles s’entrelacent instruments à cordes, "field recording" (captation d’ambiances sonores dans différents lieux) et travail sur bandes magnétiques. The One You Love & Cannot Trust by Gordon Ashworth Une méthodologie hors des sentiers battus qui donne naissance à de subtiles et fascinantes créations sonores aux confins du drone, du folk traditionnel américain, de la musique concrète et du noise abstrait. Et s’avère in fine à même de convaincre tout un chacun. Gordon Ashworth + Panos Alexiadis + Jérôme Noetinger + Cyril M, samedi 7 novembre à 20h à la Casse

Continuer à lire

Nuit Noire et Satan : incantations lo-fi

MUSIQUES | Invités sur scène par l'asso Après le Chaos, Nuit Noire et Satan abolissent les frontières entre punk et métal.

Damien Grimbert | Vendredi 17 juillet 2015

Nuit Noire et Satan : incantations lo-fi

Dernier concert de la saison pour l’irréprochable asso Après le Chaos, qui proposera ce samedi à la Baf un plateau réunissant sur scène les irréductibles, énergiques et bruyants Satan, dont on a déjà eu plus d’une fois l’occasion de vous vanter les mérites dans ces pages (jetez-vous si ce n’est déjà fait sur L’Odeur du Sang, leur dernier album en date sorti au printemps), et le « one-man-band fairy black métal » Nuit Noire. Formé en 1997 à Toulouse par une chaude nuit d’été, Nuit Noire commence sous la forme d’un duo black-métal composé de deux frères, Tenebras et Akhron. Après le départ d’Akhron en 2003, le groupe continue un temps avec la contribution d’un nouveau batteur, Nicoblast, avant de se transformer à partir de 2012 en one-man band sur scène. Musicalement, la formation évolue également avec le temps, oscillant progressivement vers un son plus proche du punk et du post-punk, sans jamais abandonner vraiment pour autant ses influences black-métal originelles. Auteur au fil des années d’une discographie pléthorique (près d’une vingtaine de sorties, et on

Continuer à lire