Voici les 12 soirées qui, à Grenoble, marqueront les premiers mois de 2019

Soirées | Et, bien sûr, guettez chaque semaine le PB pour être au courant de celles qui n'ont pas encore été annoncées.

La rédaction | Mercredi 9 janvier 2019

Photo : DR (Laurent Garnier) / DR (Debonair) / Luise Risch (Lena Willikens)


Marc Rebillet

C'est un peu la sensation virale du moment : un jeune gringalet extraverti originaire de Dallas qui compose, à l'aide de quelques machines et d'un micro, d'irrésistibles tubes house minimalistes et bruts de décoffrage, aussi énergiques que délirants. Et qui ramène un peu de fraîcheur et de second degré bienvenus à une scène électronique qui a parfois tendance à se prendre un brin trop au sérieux. Invité par le crew The Dare Night pour délivrer un des lives délurés dont il a le secret, Marc Rebillet se produira à guichets fermés : si vous n'avez pas déjà votre place, il faudra donc se contenter de ses (innombrables) vidéos sur internet.

À l'Ampérage jeudi 17 janvier


Paul Nazca + Scan X

Pour sa première soirée Deep Inside de l'année, l'équipe de Carton-Pâte Records a vu les choses en grand, en invitant pour l'occasion deux piliers de la scène techno française : en DJ-set, la valeur sûre du label Skryptom Paul Nazca ; et au format live, le vétéran chevronné Scan X, découvert dès le début des années 1990 par Laurent Garnier qui l'avait signé illico sur son défunt label F. Communications

À l'Ampérage vendredi 18 janvier


Laurent Garnier

S'il ne devait en rester qu'un, ce serait sans doute lui. Figure incontournable et défenseur infatigable des musiques électroniques en France (et au-delà) depuis maintenant plus de trois décennies, Laurent Garnier aurait pu depuis longtemps déjà se reposer sur son statut bien mérité de pionnier du mouvement s'il ne gardait pas, en dépit des années qui passent, la même passion pour la découverte et le deejaying chevillée au corps. Parce qu'on n'est pas complètement inconscients non plus, on n'essaiera pas de résumer ici en quelques lignes son parcours au (très) long cours, mais on n'en est pas moins ravi le voir de retour à Grenoble après plus de dix ans d'absence, le temps d'une soirée qui affiche évidemment déjà complet.

À la Belle électrique samedi 19 janvier


Gin Tonic Orchestra

Percussionniste de formation, DJ, producteur et cofondateur de l'excellent label house lyonnais Moonrise Hill Material, Kaffe Crème est ce que l'on appelle un artiste accompli. À l'occasion du prochain apéro-mix de The Dare Night à la Bobine, il viendra présenter son trio live Gin Tonic Orchestra pour un set hybride prometteur entre jazz et house, réunissant simultanément vinyles, instruments et machines.

À la Bobine mardi 22 janvier


Debonair

Pour la deuxième édition de sa résidence au Black Lilith baptisée Toute une nuit, Rescue a eu l'excellente idée d'inviter à ses côtés la DJ britannique Debonair. Résidente de longue date de la fabuleuse radio londonienne NTS et DJ éclectique et défricheuse, Debonair n'a pas son pareil pour relier, dans ses sets comme dans ses émissions, les points de convergence entre « post-punk, new wave, EBM, proto-techno, électro vintage, italo-disco et house décalée ». Un programme pour le moins alléchant qu'on attend déjà avec la plus grande impatience.

Au Black Lilith vendredi 25 janvier


Manu Le Malin + AZF

C'est un line-up pour le moins explosif qu'a réuni l'association Icône pour sa troisième soirée organisée à la Belle électrique. Au programme, le vétéran incontesté de la scène techno hardcore française Manu Le Malin, qui n'a visiblement rien perdu de sa fougue initiale avec le temps et doit bien se réjouir de voir le regain d'intêret actuel pour la techno tendance dure qu'il défend sans compromis depuis l'orée des années 1990. Une bonne nouvelle ne venant jamais seule, il sera accompagné pour l'occasion de la toute aussi fougueuse DJ AZF, dont on a déjà eu amplement l'occasion de vanter les mérites lors de son précédent passage à Grenoble il y a tout juste un an.

À la Belle électrique samedi 2 février


Kenny Dope

Pour la troisième édition de ses soirées Let's dance dédiées, rappelons-le, au versant le plus riche en groove des musiques électroniques, c'est rien de moins qu'une véritable légende vivante de la house qu'a conviée la Belle électrique. Moitié du fameux duo Masters At Work aux côtés de son collègue et ami Little Louie Vega, Kenny "Dope" Gonzales a en effet marqué durablement de son empreinte le monde de la nuit new-yorkaise en organisant, dès la deuxième moitié des années 1980, des soirées rapidement devenues mythiques où s'enchaînaient sans répit pépites house, disco, garage, hip-hop, jazz et musiques latines.

À la Belle électrique vendredi 8 février


Perc

Pour fêter sa neuvième année d'existence, l'asso The Dare Night investit pour la première fois la Belle électrique avec, dans ses manches, un atout de taille : Perc. Véritable poids lourd de la scène techno britannique en activité depuis le tout début des années 2000, Ali Wells de son vrai nom ne fait pas fondamentalement les choses différemment de la plupart de ses contemporains : il les fait juste mieux. À la tête du label Perc Trax depuis 2004, il pratique ainsi depuis ses débuts le style de techno lourde, rugueuse, martiale et industrielle qui s'est progressivement attiré les faveurs du public ces dernières années, au point de faire aujourd'hui figure de parrain incontesté du genre.

À la Belle électrique samedi 16 mars


Robert Hood + DJ Bone

Figure emblématique de la scène techno historique de Détroit et membre du mythique collectif Underground Resistance aux côtés de Mike Banks et Jeff Mills, Robert Hood était déjà passé nous rendre visite début 2017 sous son alias Floorplan, dédié au versant le plus house de ses productions. Considéré par beaucoup comme l'inventeur de la techno minimale, le voilà de retour aux côtés de la légende underground DJ Bone qui reste, en dépit des années, l'un des secrets les mieux gardés de la scène de Détroit. Autant dire qu'on attend beaucoup de cette rencontre au sommet entre ces deux esthètes du futurisme électronique.

À la Belle électrique samedi 23 mars


Lena Willikens + Optimo

Lancées à l'automne dernier dans l'objectif de préserver une part de découverte et d'avant-gardisme au sein d'une programmation électronique essentiellement composée de gros headliners, les soirées Now Future réunissent sans surprise quelques-uns des artistes les plus passionnants de la scène européenne actuelle. Preuve en est ce troisième volet qui accueillera pour la première fois à Grenoble le légendaire duo de Glasgow Optimo, bien connu des amateurs de pépites cosmiques imparables d'origine non identifiée, mais également la défricheuse allemande Lena Willikens, résidente de la radio londonienne NTS et du fameux Salon des Amateurs de Düsseldorf. S'il y a bien une date qu'on ne manquerait sous aucun prétexte, c'est à n'en pas douter celle-là !

À la Belle électrique samedi 30 mars


Miley Serious

Figure émergente de la scène techno parisienne adepte de sonorités lo-fi, acid, industrielles et bass music ; membre du crew féminin TGAF avec OkLou, Carin Kelly et DJ Ouai ; résidente de la radio Rinse France et enfin fondatrice du jeune label 99cts RCRDS : Miley Serious possède plus d'une corde à son arc. Issue à l'origine d'un background post-punk / DIY et reconvertie ces dernières années dans le versant le plus corrosif et punchy des musiques électroniques, elle sera l'invitée de la prochaine soirée G-Gang de l'asso Carton-Pâte Records aux côtés de Marie Prieux, Maelita et Tauceti.

À l'Ampérage vendredi 12 avril


Ben Klock

Figure de proue incontestée de la scène techno berlinoise, Ben Klock sera de retour à la Belle électrique à la fin du mois de juin pour un set spécial de quatre heures non-stop. Une nouvelle qui n'a bien sûr pas manqué de faire grincer quelques dents (il s'agit déjà de son quatrième passage depuis l'ouverture de la salle en 2015) mais qui ne devrait pas empêcher pour autant le résident de longue date du fameux club Berghain de remplir la salle à ras bord comme lors de chacun de ses précédents passages. Et si cela permet à la salle de financer en parallèle des line-ups plus ambitieux comme ceux de ses soirées Let's dance et Now Future, après tout, pourquoi pas.

À la Belle électrique vendredi 28 juin

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Trois soirées à ne pas rater

Sorties | On a repéré pour vous trois immanquables pour la semaine, à partir du 4 décembre. Au programme : rap et techno en divers lieux grenoblois.

Damien Grimbert | Mardi 3 décembre 2019

Trois soirées à ne pas rater

04.12.19 > EVE Lean Chihiro Déjà trois années qu’on entend parler de Lean Chihiro, jeune rappeuse parisienne d’à peine 20 ans définie par un univers à la fois très singulier… et très dans l’air du temps : références à la pop-culture japonaise tous azimuts, stylisme irréprochable, flow ultra mélodique explorant les frontières entre chant et rap, affection particulière pour les infrabasses saturées au point de faire trembler les murs… Précisons qu’elle rappe essentiellement en Anglais, ce qui lui fait au moins un point commun avec les groupes ASM et Mû, avec lesquels elle partagera l’affiche de ce concert organisé par Retour de Scène. 06.12.19 > Ampérage DE_dust II Ça fait longtemps qu’on défend dans ces pages le DJ et producteur français Panteros 666, son approche très ouverte et décloisonnée des styles musicaux, sa passion sincère pour la grosse techno des années 90, la cyberculture et les nouvelles technologies… On est donc ravi de le voir venir présenter son nouveau projet en collaboration avec Romain Casa, DE_dust II, un live techno / acid / warehouse inspiré par le jeu vidéo Counter Strike

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Les trois soirées de la fin juin (avec, notamment, un immense DJ)

MUSIQUES | 28.06.19 > Belle électrique Ben Klock Figure incontournable de la scène techno berlinoise, résident historique du fameux club Berghain et fervent (...)

Damien Grimbert | Mercredi 19 juin 2019

Les trois soirées de la fin juin (avec, notamment, un immense DJ)

28.06.19 > Belle électrique Ben Klock Figure incontournable de la scène techno berlinoise, résident historique du fameux club Berghain et fervent défenseur d’une techno pure, dure, rigide et qui file droit, Ben Klock (photo) est de retour à la Belle électrique pour la quatrième fois en cinq ans. De quoi satisfaire ses nombreux fans, d’autant qu’il se fendra pour l’occasion d’un set exceptionnel de 4 heures en continu. Mais aussi provoquer quelques (compréhensibles) grincements de dents, même s’il faut reconnaître à la Belle électrique d’avoir fait pas mal d’efforts pour diversifier sa programmation électronique depuis un an. 28.06.19 > Drak-Art Noche de Sonido Amateurs de cumbia, reggaeton et autres styles musicaux en provenance des tropiques propices aux déhanchements (plus ou moins) contrôlés, cette Noche de Sonido devrait amplement combler vos attentes grâce à un line-up en tout point irréprochable. Aux platines, on retrouvera ainsi le DJ/producteur Me

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Miley Serious : pour l’amour du lo-fi

Soirée | Vendredi 12 avril à l'Ampérage, on a rendez-vous avec une figure émergente de la scène techno parisienne.

Damien Grimbert | Mardi 9 avril 2019

Miley Serious : pour l’amour du lo-fi

Invitée par le collectif grenoblois Carton-Pâte Records pour la nouvelle édition de sa soirée G-Gang, Miley Serious fait partie de ces DJs précieux capables de concilier diversité et cohérence. Bien qu’inscrits dans une esthétique lo-fi abrasive, nerveuse et brut de décoffrage pile dans l’air du temps, ses mixes n’en balaient pas moins une vaste gamme de styles musicaux, de l’électro à l’acid en passant par la techno industrielle, le post-punk, la bass music ou encore la ghetto-house. Il faut dire aussi que la jeune parisienne originaire de Toulouse possède le background qui va avec. À l’origine passionnée de rock garage, de post-punk et de culture DIY, et bassiste dans plusieurs formations du cru à l’adolescence, elle s’initie ainsi aux musiques électroniques et au deejaying de manière totalement décloisonnée et décomplexée, à l’image du crew radiophonique 100% féminin TGAF qu’elle compose aux côtés d’OkLou, Carin Kelly et DJ Ouai à son arrivée à Paris. Fan de digging au sens le plus large du terme (disques, fripes, fanzines, objets du quotidien…) et fondatrice du jeune label 99cts RCRDS (dont chaque sortie associe un fanzine à une K7 audio),

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Invitation au voyage par Optimo

Soirée | De passage samedi 30 mars aux côtés de Lena Willikens pour la troisième édition des soirées "Now Future" de la Belle électrique, le duo de DJs écossais Optimo repousse depuis plus de vingt ans les frontières entre les genres musicaux pour mieux entraîner son public au sein d’une odyssée sonore cosmique et habitée d’une infinie diversité.

Damien Grimbert | Mardi 26 mars 2019

Invitation au voyage par Optimo

Écouter un DJ-set du duo Optimo, c’est la garantie immédiate d’être téléporté dans un univers à la fois étrange et familier où les styles musicaux se succèdent sans fin pour donner naissance à un paysage sonore ô combien singulier, une embardée space disco pouvant progressivement déboucher sur une rareté post-punk ou un morceau de folk psychédélique, un tube de house baléarique sur de l’ambient, du hip-hop 80’s ou de la musique africaine, un classique techno avant-gardiste sur du jazz, de la jungle ou de la no wave… Et tout cela l’air de rien, avec le plus grand naturel, comme s’il s’agissait à chaque fois d’une évidence absolue. Si cette immense richesse musicale, cette capacité à valser entre les styles et les époques est aujourd’hui adoptée par de plus en plus de DJs, elle fait littéralement partie de l’ADN même d’Optimo, qui perfectionne cette pratique depuis maintenant plus d’une vingtaine d’années. Pour JD Twitch et JG Wilkes, les deux DJs qui forment le duo, tout commence en effet en 1997, avec le lancement d’une résidence hebdomadaire dans le Sub Club de Glasgow dénommée… Optimo (Espacio). Il était une fois en Écosse Est-

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DJ Bone : Détroit corps et âme

Soirée | Samedi 23 mars, deux célèbres DJs seront à la Belle électrique : Robert Hood et DJ Bone. On vous présente le second.

Damien Grimbert | Mardi 19 mars 2019

DJ Bone : Détroit corps et âme

C’est l’avantage de la fascination exercée depuis maintenant plus de trente ans par la scène techno de Détroit : ses figures les plus emblématiques étant depuis longtemps connues de tous, ces dix dernières années ont permis de mettre à leur tour en lumière ses contributeurs historiques plus discrets, mais tout aussi talentueux. On pense par exemple à des artistes comme Omar S., DJ Stingray… ou encore DJ Bone, qui viendra accompagner ce samedi 13 mars le parrain de la techno minimale Robert Hood, de retour à la Belle électrique après un premier passage il y a deux ans sous son alias Floorplan. À la différence de nombreux artistes qui n’ont cessé de faire évoluer leur style et de s’ouvrir à de nouvelles influences, DJ Bone (Eric Dulan de son vrai nom) n’a au contraire jamais cherché autre chose que préserver le son dont il est tombé éperdument amoureux au début des années 1990. Cette fameuse "hi-tech soul" minimale et futuriste qui faisait vibrer les clubs interlopes de la Motor City, il l’incarne aujourd’hui mieux que qu

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The Dare Night fête son anniversaire avec Perc, SNTS et Shlømo

Soirée | Afin de célébrer ses 9 ans, le collectif grenoblois investit pour la première fois la Belle électrique ce samedi 16 mars.

Damien Grimbert | Mardi 12 mars 2019

The Dare Night fête son anniversaire avec Perc, SNTS et Shlømo

Présent depuis maintenant neuf ans au sein de la scène électronique grenobloise, le collectif The Dare Night n’a cessé de gagner en ampleur et en diversité au fil des années, multipliant à n’en plus finir les formats de soirées et les expériences musicales différentes avec une belle intensité. Il était donc logique de le voir enfin investir, à l’occasion de son neuvième anniversaire, un lieu aussi emblématique que la Belle électrique, le temps d’une soirée qui prendra pour le coup la forme d’une véritable déclaration d’amour aux rythmes martiaux, rugueux et dépouillés de la scène techno européenne. Au line-up, on retrouvera ainsi un live du Parisien Shlømo, fondateur du label Taapion et résident de longue date des soirées Concrete (Paris) ; un set hybride du Berlinois SNTS, fervent défenseur d’une techno sombre et industrielle dénuée de tout compromis ; et enfin un DJ-set du poids lourd de la scène britannique Perc (photo), activiste de la première heure avec son label

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Kenny Dope : house maestro made in New York

Soirée | Attention, événement : l'un des DJs les plus importants de l’histoire de la dance music new-yorkaise sera vendredi 8 février à la Belle électrique. On vous en dit plus.

Damien Grimbert | Mardi 5 février 2019

Kenny Dope : house maestro made in New York

N’ayons pas peur des mots : c’est un véritable pan de l’histoire de la dance music new-yorkaise qui sera présent ce vendredi 8 février aux platines de la nouvelle soirée Let’s dance de la Belle électrique. En solo ou au sein de son célèbre duo Masters At Work avec Little Louie Vega, Kenny "Dope" Gonzales est en effet l’auteur d’un nombre de classiques tout simplement démesuré. Le fameux The Bomb de Bucketheads, sur lequel tout le monde a forcément dansé un jour ? C’est lui. Les hymnes house emblématiques The Ha Dance et Work, samplés et remixés un nombre incalculable de fois ? Encore lui. Le projet culte entre soul, jazz, house et musiques latines Nuyorican Soul, qui réunissait sur un même album George Benson, Roy Ayers, Tito Puente, DJ Jazzy Jeff ou encore Salsoul Orchestra ? Toujours lui. Depuis la fin des a

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Trois soirées pour bien commencer février

Soirées | Bloquez votre vendredi 1er et samedi 2 février. Et le dimanche 3 pour vous en remettre.

Damien Grimbert | Mardi 29 janvier 2019

Trois soirées pour bien commencer février

01.02.19 > Ampérage Subversion #4 avec Phase Fatale Nouvelle année et nouveau line-up pour les soirées techno, indus et EBM du collectif grenoblois The Dare Night, qui accueillent en tête d’affiche pour leur quatrième édition une nouvelle pointure de la scène actuelle. En l’occurrence Hayden Payne alias Phase Fatale, jeune New-Yorkais installé à Berlin qui n’a, depuis quatre ans, cessé d’enchaîner les sorties sur les labels les plus influents du genre, d’Avant! et aufnahme + wiedergabe à Jealous God en passant par Hospital Productions, BITE et Ostgut Ton. 02.02.19 > Belle électrique AZF & Manu Le Malin Pour sa nouvelle soirée à la Belle électrique, l’association Icône a décidé de frapper fort, en rassemblant sur scène deux figures françaises iconiques de la techno sans concession : le vétéran Manu Le Malin, véritable légende de la scène hardcore française depuis le début des années 1990 qui n’a rien perdu de sa puissance d’impact, et la charismatique

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Mix en eaux profondes avec Debonair

Soirée | La DJ britannique sera au Black Lilith vendredi 25 janvier. Et c'est un événement.

Damien Grimbert | Mardi 22 janvier 2019

Mix en eaux profondes avec Debonair

Si elle reste encore relativement méconnue en France, la radio londonienne NTS constitue une référence ultime en Angleterre, sorte de Saint Graal incontournable pour les amateurs de musiques défricheuses venues de tous horizons. Autant dire qu’en tant que résidente de la radio depuis sa création en 2011, et directrice de sa programmation pendant ses premières années, Debonair s'y connaît rayon musiques underground. On en veut pour preuve son incroyable mix à la Tate Modern Turbine Hall en 2017, fascinante odyssée sonore à mi-chemin entre ambient, expérimental et musiques électroniques vintage, considéré par la DJ elle-même comme l’un des moments les plus marquants de toute sa carrière. Pour autant, Debi Ghose de son vrai nom n’est pas seulement une spécialiste hors pair des musiques souterraines. Derrière les platines d’un club, elle dévoile ainsi une facette nettement plus explosive de sa personnalité, embarquant les danseurs dans un véritable maelstrom d’énergie pure où s’entrecrois

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Laurent Garnier, taille patron

Soirée | Figure incontournable et défenseur infatigable des musiques électroniques en France, le fameux DJ sera samedi 19 janvier à la Belle électrique. À guichets fermés, forcément.

Damien Grimbert | Mardi 15 janvier 2019

Laurent Garnier, taille patron

Complet en l’espace de 24 heures. Si la Belle électrique n’est pas étrangère aux soirées à guichets fermés, aucune n’avait, jusqu’à présent, réussit à susciter autant d’enthousiasme sur un laps de temps aussi court. Mais qu’est-ce qui fait de Laurent Garnier, à cinquante ans passés et plus de trente années de carrière au compteur, un artiste aussi incontournable ? La réponse est tellement simple qu’elle en est presque décevante : c’est un excellent DJ, porté par une passion et un goût du partage sans commune mesure. Capable de satisfaire son public sans hésiter à le sortir de sa zone de confort. De jouer les grands classiques des décennies passées sans jamais sombrer dans la nostalgie, et les tubes de demain sans être prisonnier des modes et des tendances du moment. De prendre parti quand le besoin s’en fait sentir (en jouant l’hymne anti-FN Porcherie du groupe Bérurier Noir entre les deux tours de la dernière présidentielle, ou le discours emblématique de Martin Luther King I Have a Dream dans un club de New York peu après l’élection de Trump) sans donner de leçons

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Marc Rebillet : house’n’roll

Soirée | C’est un concept simple mais auquel il fallait penser : transformer un live électronique en véritable performance, à mi-chemin entre le concert endiablé (...)

Damien Grimbert | Mardi 15 janvier 2019

Marc Rebillet : house’n’roll

C’est un concept simple mais auquel il fallait penser : transformer un live électronique en véritable performance, à mi-chemin entre le concert endiablé et le one-man-show. Le tout avec suffisamment d’enthousiasme, d’énergie, d’humour et de second degré pour montrer qu’on n’est pas là non plus pour se prendre trop au sérieux. Invité ce jeudi 17 janvier à l’Ampérage par l’équipe de The Dare Night le temps d’une soirée qui affiche complet depuis longtemps, Marc Rebillet, jeune gringalet extraverti originaire de Dallas et véritable sensation du moment sur les réseaux sociaux, ne marquera pas forcément l’histoire de la musique électronique. Mais combinés à sa personnalité charismatique et ses nombreuses interactions au micro avec le public, ses irrésistibles tubes house à la fois funky, minimalistes et bruts de décoffrage, n’en devraient pas moins garantir un excellent moment aux nombreux curieux venus le découvrir.

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Nouveau souffle techno avec DJ AZF et Simo Cell

Soirée | DJs défricheurs aussi passionnés que passionnants, les Français DJ AZF et Simo Cell apportent, chacun dans leur registre, un vent de fraîcheur bienvenu au sein d’une scène techno encore trop souvent engoncée dans ses conservatismes et ses conventions. Ils seront vendredi 5 janvier sur la scène de l'Ampérage.

Damien Grimbert | Mardi 19 décembre 2017

Nouveau souffle techno avec DJ AZF et Simo Cell

Il n’y a rien à y faire. Année après année, on reste abasourdi par l’écart béant entre l’incroyable champ des possibles offert par l’univers des musiques électroniques dansantes et l’usage extrêmement restreint, polissé et propre sur lui auquel le cantonnent la plupart des DJs en activité. Depuis quelques années néanmoins, le paysage est progressivement en train de changer : plus divers, plus ouvert, plus varié… Et parmi les forces actives de ce changement, on peut notamment compter DJ AZF. Auditrice de rap passée par la case free party avant de devenir l’un des véritables piliers de la scène club parisienne actuelle, AZF n’est pourtant pas du style à jouer la carte de l’éclectisme dans ses sets : amatrice d’une techno énergique, sale, sombre et suintante imprégnée d’influences acid, rave et industrielles, elle aime quand ça tape fort. Mais l’implication et l’engagement hors norme dont elle témoigne dans ses sets se retrouvent également en dehors du dancefloor. Au travers de ses émissions sur Rinse France, de ses résidences à la Java ou du festival "Qui embrouille qui" auquel elle a donné naissance cette année, elle préfère confier les platin

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Fabrizio Rat : techno-piano

Soirée | Vendredi 29 septembre au Drak-Art, on aura droit au live d'un "technopianiste". C'est-à-dire ? On vous explique tout sur cet intrigant projet dans cet article.

Damien Grimbert | Mardi 26 septembre 2017

Fabrizio Rat : techno-piano

Si, sur un plan purement théorique, techno et musique contemporaine semblent faites pour s’entendre, force est de reconnaître que dans les faits, c’est souvent nettement moins évident. Que ce soit des grands noms de la techno s’adjoignant les services d’un orchestre de musique contemporaine pour tenter d’asseoir leur crédibilité artistique, ou à l’inverse des compositeurs contemporains désireux d’intégrer des beats techno dans leur travail pour donner l’impression de rester dans l’ère du temps, les résultats sont souvent bancals, maladroits… voire parfois franchement insipides. Coupons net tout suspens : le projet La Machina de Fabrizio Rat constitue l’antithèse parfaite de toutes ces tentatives de fusion forcées. Pianiste talentueux fort de nombreuses années d’études au sein des conservatoires de Turin et de Paris, le musicien italien entretient en effet une passion de longue date pour ces deux univers musicaux, mais a surtout attendu patiemment d’atteindre la maturation artistique nécessaire avant de tenter d’en opérer la synthèse. Élaboré à l’aide d’un piano customisé relié à différentes boîtes à rythmes, le live hors norme auquel il a donn

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Les 3 (voire plus) soirées du week-end

Soirées | Rendez-vous à l'Ampérage, au Musée dauphinois, au Drak-Art et à la Belle électrique.

Damien Grimbert | Mardi 28 mars 2017

Les 3 (voire plus) soirées du week-end

31.03.17 > Musée dauphinois / Ampérage Antigone + SHXCXCHCXSH + Truncate + Modgeist Gros vendredi en perspective pour le collectif house/techno The Dare Night, avec deux évènements le même soir. Début des hostilités dès 20h au Musée dauphinois avec une soirée en plein air pour la clôture du Festival étudiant Monstre qui réunira le live de SHXCXCHCXSH et Pedro Maia et un DJ-set du Parisien Antigone. Puis à partir de minuit, rendez-vous à l’Ampérage pour une deuxième partie de soirée avec en tête d’affiche l’Américain Truncate alias Audio Injection et le Parisien Modgeist, qui viendra présenter son live modulaire. ________ 31.03.17 > Drak-Art

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Robert Hood : la techno version frugale

DJS | Après Carl Craig, Derrick May, Jeff Mills ou encore Octave One, c’est au tour d’une nouvelle figure tutélaire de la scène de Détroit de venir nous rendre visite à la Belle électrique. Rendez-vous samedi soir.

Damien Grimbert | Mardi 17 janvier 2017

Robert Hood : la techno version frugale

Un peu d'histoire pour commencer. Membre historique du mythique collectif Underground Resistance aux côtés de Mike Banks et de Jeff Mills, Robert Hood, issu d’une famille de musiciens, est souvent crédité pour avoir le premier compris l’intérêt de dépouiller jusqu’à l’os le contenu de ses morceaux, gardant uniquement le strict minimum pour en renforcer d’autant l’impact rythmique. Par le biais de son label M-Plant, il inaugure ainsi en 1994 un nouveau sous-genre, la techno minimale, dont l’influence sur la scène électronique reste toujours aussi vivace aujourd’hui. Comme de coutume dans la scène de Détroit, Robert Hood diffuse ses morceaux sous une pléiade de pseudos différents, le plus connu restant surement Floorplan, alias sous lequel il se produit désormais aux côtés de sa fille Lyric. Une bonne nouvelle ne venant jamais seule, la soirée de samedi sera également l’occasion d’accueillir enfin à Grenoble l’excellent Matrixxman, surproductif artiste de San Francisco auteur d’une techno futuris

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Abd Al Malik : changement dans la continuité

MUSIQUES | Loin de son image de rappeur bien sous tous rapports, Abd Al Malik revient avec "Scarifications", nouvel album teinté d'électronique, et un rap d'une surprenante intensité.

Damien Grimbert | Mardi 22 mars 2016

Abd Al Malik : changement dans la continuité

En dépit de ses 25 années d’existence, le rap français reste encore souvent réduit aux même stéréotypes : d’un côté les « méchants » rappeurs, braillards, immatures, violents, vulgaires et misogynes ; de l’autre les « gentils » rappeurs, sages, conscients, poétiques, bienveillants et bien éduqués. Si cette dernière catégorie peut sembler a priori plus flatteuse, elle n’en reste pas moins un carcan, une sorte de prison dorée étouffante de laquelle il semble difficile de s’échapper. C’est pourtant bien ce qu’a réussi à faire Abd Al Malik avec Scarifications, cinquième album intégralement coproduit avec Laurent Garnier qui le voit s’extirper enfin de son statut de premier de la classe / gendre idéal pour voguer vers de nouveaux horizons. En choisissant comme écrin une bande-son électronique futuriste tout droit sortie d’un film de science-fiction dystopique, le rappeur semble ainsi clairement trouver un nouveau souffle. Rude, sombre, saccadé, rapide et intransigeant, son rap renoue avec une intensité et un sens de l’innovation insoupçonnés, sans trahir pour autant sa marque de fabrique : une écriture fine, ambitieuse et subtile, qui gagnerait juste à se débarrass

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Les trois soirées de la semaine

MUSIQUES | Rendez-vous vendredi au Vertigo avec Mark Henning. Le lendemain soir, il faudra faire un choix entre Ben Klock à la Belle électrique et la "Metatek" de l’association La Métamorphose à l'Ampérage

Damien Grimbert | Mardi 15 mars 2016

Les trois soirées de la semaine

18.03.16 > Vertigo Mark Henning (photo) Originaire de Londres mais désormais installé à Berlin, Mark Henning est l’auteur d’une house minimale ouatée, percussive et élégante qui l’a progressivement imposé comme l’une des valeurs sûres de la métropole allemande. En activité depuis le milieu des années 2000, il est l’auteur de Jupiter Jive, premier album sorti en 2008 sur le fameux label écossais Soma Records, ainsi que d’une flopée de maxis pour des institutions aussi recommandables qu’Hypercolour, Poker Flat ou encore son propre label Swing. 19.03.16 > Belle électrique Ben Klock Résident du célèbre club Berghain depuis son ouverture en 2004, et auteur de plusieurs sorties pour le label de référence Ostgut Ton, Ben Klock est devenu ces dernières années l’une des figures de proue les plus incontournables de la scène berlinoise. Après un premier passage à guichets fermés l’an passé à la Belle électrique, le voici de retour le temps d’une soirée elle-aussi complète, pour délivrer l’

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Les soirées de juin

MUSIQUES | Zoom sur cinq temps forts des nuits grenobloises.

Damien Grimbert | Mardi 2 juin 2015

Les soirées de juin

Adana Twins Pour fêter ses 18 années d’existence, le Vertigo a eu la bonne idée d’inviter le duo de Hamburg Adana Twins, qui nous avait déjà rendu visite au Bar MC2 il y a un peu plus de deux ans. Signés sur le très bon label berlinois Exploited Records, Take It Easy & Friso sont les auteurs d’une house volontiers deep et néanmoins redoutable d’efficacité, qui englobe toutes les caractéristiques du son berlinois (propre, léché, minimaliste), mais sait également s’ouvrir à des influences plus souples à l’occasion, le duo cultivant en parallèle un amour de longue date pour les sonorités groove, funk, hip-hop et tropical. Les 10 ans du Vertigo avec Adana Twins, vendredi 12 juin au Vertigo

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Les soirées de février

MUSIQUES | Ben Klock C’était en 2006, au Bar MC2, il y a bientôt dix ans de cela. Un DJ talentueux mais encore relativement méconnu, alors affilié au label BPitch (...)

Damien Grimbert | Mardi 3 février 2015

Les soirées de février

Ben Klock C’était en 2006, au Bar MC2, il y a bientôt dix ans de cela. Un DJ talentueux mais encore relativement méconnu, alors affilié au label BPitch Control, retournait le dancefloor en mêlant influences techno venues de Detroit à la rigueur et au minimalisme propres à la scène allemande. Ce DJ, vous l’aurez compris, c’était Ben Klock, devenu depuis l’une des figures de proue les plus incontournables de la scène berlinoise. Résident du célèbre club Berghain depuis son ouverture en 2004, auteur de plusieurs maxis et d’un album pour le label de référence Ostgut Ton, et enfin fondateur de son propre label Klockworks, Ben Klock passera par la Belle électrique pour délivrer l’un des sets techno profonds, hypnotiques et à l’austérité quasi industrielle dont il a le secret. Ben Klock & Antigone, samedi 14 février à la Belle électrique Channel One Fondé en 1979 à Londres par le selector Mikey Dread, Channel One est sans doute l’un des sound-systems les plus légendaires de la scène

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Joyeuse apocalypse

MUSIQUES | Troisième édition ce samedi pour la gigantesque soirée Lost In Bass Hill, organisée au Fort de la Bastille par l’association Mus’Act. Ses particularités ? Une (...)

Aurélien Martinez | Lundi 23 avril 2012

Joyeuse apocalypse

Troisième édition ce samedi pour la gigantesque soirée Lost In Bass Hill, organisée au Fort de la Bastille par l’association Mus’Act. Ses particularités ? Une ampleur impressionnante (quatre scènes différentes, plus de cinquante artistes invités…), un travail de décoration à couper le souffle, d’innombrables performeurs et artistes de rue, et une orientation musicale essentiellement axée autour des styles musicaux qui firent les heures de gloire des raves, fêtes, teufs, et autres free parties dans les années 90 : hardtek, hardcore et tribe. Mais pourquoi y participer se demanderont les plus dubitatifs ? Les raisons sont multiples. Déjà parce que l’ouverture musicale de la soirée est plus large qu’il n’y paraît (drum’n’bass, dubstep, trance, électro, mais aussi concerts rock et reggae), et que l’ambiance des précédentes ambitions était à ce qu’on nous a rapporté extrêmement conviviale. Ensuite parce qu’il est toujours intéressant de voir comment les musiques qui nous faisaient vibrer quinze ans auparavant ont évolué avec le temps, et ce que sont devenues des idoles de l’époque comme Manu Le Malin ou The Speed Freak, présents en tête d’affiche. Enfin parce qu’on ne suppor

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