Rencontre avec le groupe grenoblois Arabella

Musique | Il sortira son premier EP "Arabella" vendredi 8 février.

La rédaction | Jeudi 31 janvier 2019

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Arabella : quatre garçons dans le vent

Concert | « Nourris depuis l'enfance à la culture rock et à la pop anglophone, les quatre garçons d'Arabella proposent leur propre lecture du rock'n'roll, quelque part entre le Swinging London des 60's et le rock des années 2000 » nous assure la salle l'Ampérage qui les accueille samedi 15 décembre. On vous en dit plus.

Stéphane Duchêne | Mardi 11 décembre 2018

Arabella : quatre garçons dans le vent

Ceux qui suivent, comme on le fait régulièrement ici, les exploits de Quai d'Orsay (le groupe grenoblois, pas le ministère) ont peut-être déjà eu vent des premières embardées d'Arabella. Et pour cause, les deux groupes ont en commun leur leader Rémi Guirao, chanteur-guitariste et compositeur des premiers qui avoue volontiers son goût pour le parallélisme des expériences. La différence, ici, c'est que Guirao partage les responsabilités créatives avec son acolyte Noé Trystram. Mais également qu'Arabella est autant une aventure musicale que le ressurgissement d'une vieille histoire d'amitié (les deux Quentin, Faverger et Planchenault, complètent le tableau), ses quatre membres se connaissant « depuis toujours ». Musicalement, au jeu des comparaisons, Arabella assume une posture bien plus rentre-dedans que Quai d'Orsay, brute, tranchante mais empreinte d'un certain romantisme – le groupe doit tout

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"Dark Way" de Quai d'Orsay : la britpop peut aussi venir de Grenoble

Concert de sortie d'album | Espoir fort appuyé en son fief grenoblois (Cuvée grenobloise 2015 ; une du "Petit Bulletin" en 2016 ; soutien du feu Ciel, de la Belle électrique, de la Ville de Grenoble...), le quatuor Quai d'Orsay, qui publie enfin son premier album "Dark Way" ce vendredi 13 octobre (jour du concert à la Source), se revendique pourtant, comme son nom l'indique, d'un ailleurs évident : l'héritage britpop. Et cela s'entend. En bien.

Stéphane Duchêne | Mardi 10 octobre 2017

Sait-on encore ce qu'est la britpop, du nom de cette éruption panbritannique du mitan des années 1990 qui vit jaillir de son cratère quelques têtes ne parvenant jusque-là pas à s'extraire de l'anonymat (Pulp, Blur, Radiohead), quelques pépites pas très polies (Oasis, Supergrass) et des feux de pailles vaporisés jusqu'à l'horizon (Cast, Bluetones, Elastica, Shed Seven, Gene, Sleeper...) ? Une tradition bien plus ancienne remontant peut-être moins aux Beatles qu'aux Kinks ou aux Zombies ? Ou encore ce qui se produisit entre les deux, cette émergence d'un courant dit "ligne claire" incarné par Prefab Sprout, les Pale Fountains ou les groupes du label Sarah Records, largement coiffés par les Smiths, la banane et l'ego surplombants de Morrissey ? Ou tout cela à la fois sans doute, plus pas mal de choses glissées ça et là dans les interstices de l'histoire... Alors quand on dit des Grenoblois de Quai d'Orsay (Rémi Guirao, Basil Belmudes, Vadim Bernard et Charles Sinz) qu'en bon ministère des affaires musicales étrangères ils bichonnent les relations franco-britanniques et qu'ils relèvent de la britpop, de quoi parle-t-on ?

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