Grenoble : 33 concerts pour un automne musicalement dense et varié

Panorama de rentrée culturelle 2019/2020 | Avec du rock, de la pop, de la chanson, du rap, du jazz, voire tout ça à la fois. Et à Grenoble comme dans l'agglo bien sûr.

La rédaction | Mercredi 18 septembre 2019

Shake Shake Go

C'est entre le live et l'infiltration d'internet que le groupe franco-gallois mené par Poppy Jones et Marc Le Goff s'est révélé, à force de tournées aux côtés de pointures comme James Blunt et Rodrigo y Gabriela et par la grâce d'un tube qui fit exploser leur notoriété à travers le monde – la ballade England Skies (2015), tête des charts digitaux, synchro en séries et dans la pub. Quelques mois plus tard sort l'album All in Time auquel succède l'an dernier Homesick mené par un autre single, beaucoup plus rock, Dinosaur. Le formatage est là et bien là mais la formule (on pense à des Lumineers avec une voix féminine) tape toujours dans le mille, mettant d'accord, en plus du public, une partie de la presse, des Inrocks au Figaro – qui sont pourtant rarement d'accord.

À la Source jeudi 26 septembre


Xavier Machault & Martin Debisschop

Jamais à cours de projets, Xavier Machault s'est mis en tête en 2018, comme il nous l'avait raconté dans ces pages, de faire revivre une pépite de la musique française pas comme les autres : L'Incendie de Brigitte Fontaine et Areski Belkacem, album aussi culte que rare sorti en 1974. Embarquant Martin Debisschop dans l'aventure, Machault commença en douceur par des concerts en appartement, les deux hommes s'y livrant plus qu'à une reprise, à une réinterprétation de cette œuvre hautement inflammable, puis passèrent à des salles plus "institutionnelles" (ici le Théâtre de Poche), envisageant même de graver sur disque cette réappropriation. Bonne idée.

Au Théâtre de poche vendredi 27 septembre


John Mayall

L'homme Mayall a 85 ans, le musicien 55. Du moins si l'on se réfère au début de sa carrière officielle avec les Bluesbreakers. Le projet est particulièrement bien nommé puisque le Britannique et son groupe ouvriront en grand une brèche, appelée British Blues Boom, dans laquelle s'engouffreront une nuée de guitaristes rock anglais dont la passion vient de là, du blues, et donc de Mayall le passeur – Eric Clapton, Mick Taylor, Jeff Beck, Jimmy Page... C'est sur scène, dans une tournée au long cours, que Mayall a choisi depuis l'an dernier de fêter son 85e printemps et la sortie, cette année, de son 67e (!) album. Joyeux anniversaire !

À la Belle électrique samedi 28 septembre


Jean-Baptiste Guégan

Les plus téléphages ont sans doute découvert cet ovni musical dans un autre ovni, cathodique celui-là : La France a un incroyable talent. Car le gars JB a un talent, ou disons, plutôt, une particularité fascinante : il est sans forcer, sans chercher à l'imiter, le sosie vocal, le jumeau sonore miroir de Johnny Hallyday, dont le décès resté inconsolé a fait une bête de foire malgré-lui. Au point de remporter ce télé-crochet de l'étrange et de se voir offrir la possibilité d'enregistrer son album de chansons originales. Une sorte de substitut parfait pour les fans de Johnny toujours en période de sevrage. Quoi qu'il en soit, que l'on soit Jojophile ou pas, il faut non pas le voir, mais l'entendre, pour le croire.

Au Summum vendredi 4 octobre


Julie Bally

Ressortissante d'un télé-crochet (La Nouvelle Star), Julie Bally se distingue pourtant dans un genre qui n'a pas grand-chose à voir avec le concept d'audience en prime time. Car la jeune Grenobloise pratique une indie pop-folk-grunge tendance lo-fi un rien râpeuse mais bizarrement empreinte d'un certain lyrisme. Difficile de croire qu'une émission lancée à la conquête des stars en formation ait pu donner naissance à ce genre d'étoile noire. C'est que la galaxie Bally est de loin antérieure à cette aventure et l'a même avalée tout cru avec la voracité d'un trou de ver.

À la Source jeudi 10 octobre


Kokoroko

Formation phare de la nouvelle scène jazz et afrobeat londonienne signée sur le label Brownswood Recordings de Gilles Peterson, Kokoroko et ses huit musiciens fouleront la scène de la Bobine pour défendre la sortie de leur premier EP éponyme, dans ce qu'on imagine déjà être un déferlement de groove et d'allégresse. Réservations plus que recommandées si vous voulez faire partie de "celles et ceux qui y étaient" !

À la Bobine vendredi 11 octobre


Vaudou Game

En voilà là un qui a su faire son trou dans le paysage de ce qu'on pourrait appeler les musiques actuelles du monde : avec Vaudou Game, Peter Solo a su en effet opérer un mélange absolument détonnant entre l'afro-funk des années 1970 et le son des rituels vaudous du Togo. C'est même au pays, à l'Office Togolais du Disque (l'Abbey Road local), que ce Lyonnais d'adoption est parti enregistrer Otodi, son troisième album. Et en live ? Ben tout ce qui contient de l'afro-funk ne laisse jamais indifférent, et tant mieux.

À la Source mercredi 16 octobre


Olena Uutai

Des concerts comme celui-là, vous n'en verrez pas tous les jours. Car Olena « Uutai » Podiuzhnaya, Russe de Yacoutie (là où vivent les nomades Nenets, notamment), donne dans la musique traditionnelle d'inspiration chamanique. Au chant, aux percussions et à la guimbarde khomus, elle pratique un art qui cherche l'harmonie absolue avec la nature et ses sons, pour ne pas dire la fusion, amenant peu à peu le spectateur vers la transe – du moins si ce dernier est réceptif. Une expérience, pour le moins.

À l'Hexagone jeudi 17 octobre


Stephan Eicher

Stephan Eicher est un immense artiste comme on a souvent pu l'écrire ici. Il publie en cette fin septembre un nouvel album baptisé Homeless Songs. Ça nous laisse un petit mois pour l'écouter avant sa venue à Voiron.

Au Grand Angle de Voiron jeudi 17 octobre


Holocène

Changement de saison pour le festival généraliste du Périscope (les premières éditions avaient lieu à la fin de l'hiver) qui se resserre aussi autour de deux grosses soirées dans l'immense complexe Alpexpo. Avec une programmation éclectique qui aligne gros noms (le musicien et compositeur de musique électronique français Arnaud Rebotini, le duo clinquant Ofenbach, les hip-hopeurs d'Hocus Pocus…), découvertes plus ou moins confirmées (les barrés de Bagarre, l'ex Nouvelle Star Yseult, la géniale Pongo…) et tout plein d'autres gens. Comme tout ça reste encore un peu flou pour nous, on débroussaillera posément cette prog dans un numéro d'octobre !

À Alpexpo vendredi 18 et samedi 19 octobre


Ibrahim Maalouf

Les rock stars existent dans tous les domaines musicaux, même en jazz. Ainsi sera présenté ici Ibrahim Maalouf, musicien qui remplit des salles de plus en plus grandes au fil des ans (bientôt au Stade des Alpes ?) grâce à ses talents de trompettiste qu'il exprime sur des airs qui ne ressemblent à aucuns autres, mêlant classique, cool jazz et influences orientales. On attend avec impatience son nouvel album prévu pour la fin septembre.

Au Summum samedi 26 octobre


Sting

Après bien des détours et collaborations, après surtout s'être illustré, si l'on peut dire, au sein de l'improbable duo formé avec « Mr. Bombastic » Shaggy, nous inoculant contre notre gré le refrain bouffe-cerveau de Just One Lifetime (pour cela, on ne le remercie pas), Gordon Sumner alias Sting s'est lancé dans un projet auto-hommage sobrement intitulé My Songs (c'est toujours ça d'économisé en marketing fumeux) où il livre des versions réarrangées et/ou réenregistrées de ses plus célèbres scies white reggae – un exercice auquel il s'était déjà livré avec Symphonicities et des versions... symphoniques, donc, de ses tubes. L'occasion pour le Dorian Gray écossais de repartir sur les routes pour continuer de faire se pâmer les fans jusqu'à ce que mort s'ensuive.

Au Summum lundi 28 octobre


Last Train

Il était plutôt attendu le successeur de Weathering (2017), premier album des pétaradants Last Train, quatre garçons dans le vent venus d'Alsace et implantés à Lyon, par ailleurs créateurs du label et agence de booking Cold Fame. La chose, baptisée The Big Picture et enregistrée en Norvège, donne effectivement un aperçu en cinémascope et en dolby surround du son et de l'inspiration exponentielle du groupe. À commencer par un single éponyme long de 10 minutes où s'illustre toute la palette du groupe lorgnant vers une forme de post-rock boréal d'une classe absolue. On n'a pas fini de parler de ce groupe.

À la Belle électrique jeudi 7 novembre


Youv Dee

Ces cinq dernières années ont vu l'émergence aux États-Unis d'une nouvelle scène rap protéiforme parfois qualifiée de "soundcloud rap", sorte de pendant lo-fi, adolescent et délocalisé de la scène trap d'Atlanta mêlant influences street (basses assourdissantes, drogues, sexe et violence), geek (manga et jeu vidéo) et néo-métal. Certes, on grossit le trait, tout ça étant évidemment plus nuancé, mais toujours est-il qu'à bien des titres, le jeune rappeur de Paris Nord Youv Dee, membre de l'Ordre du Périph, pourrait facilement être considéré comme le principal ambassadeur français du genre. On est dans tous les cas ravis de pouvoir le découvrir très bientôt sur scène, à l'initiative de l'asso Mix'Arts et de son nouveau festival Dawa Fest, dédié aux cultures urbaines.

À Eve (campus) vendredi 8 novembre


Ärsenik

Auteur de l'un des grands classiques du rap français des années 1990 (leur premier album Quelques gouttes suffisent est sorti il y a maintenant 21 ans), le duo de Villiers-le-Bel Ärsenik, composé des deux frères d'origine congolaise Lino et Calbo, a connu depuis le début des années 2010 un net regain d'activité et on est les premiers à s'en réjouir. Niveau forme, fond et écriture, le duo a toujours volé un cran au-dessus de ses camarades du collectif Secteur Ä (Passi, Stomy Bugsy, Doc Gyneco, Neg' Marrons…), voire plus largement d'une bonne partie du rap français de l'époque. Et comme ni l'un ni l'autre ne semble s'être trop reposé sur ses lauriers dans l'intervalle, il y a fort à parier que leur prochain concert, dans le cadre du Dawa Fest en laissera plus d'un sur le carreau.

À l'Ilyade samedi 9 novembre


Catherine Ringer chante les Rita Mitsouko

40 ans de Rita Mitsouko obligent, même si le duo a été séparé de force par le décès de sa moitié Fred Chichin, et même si le véritable succès du groupe sera légèrement postérieur à sa naissance, Catherine Ringer remonte sur scène pour honorer ce bel anniversaire. Au menu, forcément, les plus grands tubes du couple le plus allumé qu'ait connu la pop française (avec peut-être le moins officiel Fontaine-Areski), et sans doute le dernier d'entre eux, Ding Ding Dong (Ringing at Your Bell) qui, en 2007 sur Variety (album dont Chichin ne put assurer jusqu'au bout la tournée), démontrait près de trente ans après leurs débuts la capacité de faire danser son monde au bout de trois mesures.

À la Belle électrique mercredi 13 novembre


Balthazar

Après de nouvelles escapades solo de ses deux chefs de file Maarten Devoldere (Warhaus) et Jinte Deprez (J. Bernardt), le groupe Balthazar a choisi (ou peut-être pas) d'inoculer le virus de la danse à son spleen si particulier, toujours un peu redevable au Leonard Cohen 70's et 80's. Et ce faisant répand sur un album fort bien nommé, Fever, une irrépressible fièvre dont la léthargie le dispute aux mouvements involontaires, la complainte aux envies de funk matérialisées par une libération totale de la basse, cet instrument cardinal du bazar Balthazar. Avec toujours, comme fil rouge de l'œuvre de ces drôles de Belges, l'ivresse qui trop embrasse, toujours, mais étreint tout aussi bien.

À la Belle électrique jeudi 14 novembre


Elias Dris

Drôle de personnage que ce Elias Dris, musicien androgyne aux cheveux taillés pour les grands vents. Remarqué avec Gold in the ashes en 2017, cet orfèvre folkeux made in France a été revu aux côtés de Morgane Imbeaud (Cocoon, entre autres ; amusant car Dris n'est pas sans évoquer parfois Mark Daumail, l'alter ego cocoonien d'icelle) pour un album de reprises soyeuses des classiques de Simon and Garfunkel. Avant de livrer dans la foulée le songeur Beatnik or Not to Be où le jeune homme habille ses compositions classiques des arrangements les plus audacieux, pour ne pas dire contradictoires, bâtissant une sorte de pont en forme de ruban de Möbius entre ses idoles 60's et 70's et ses aînés James Blake, Bon Iver et Sufjan Stevens.

À la Source jeudi 14 novembre


Ludwig von 88

C'est en 2016 que s'est reformé ce groupe pilier de la culture alterno française des années 1980 pour constater que le culte dont il était l'objet ne s'était pas tari à mesure que les cheveux (de ses membres comme ceux de ses fans) avaient blanchi ou simplement chu. Et ses nouveaux titres (comme Jean-Pierre Ramone ou Karmalpagua), car il y en a, publié sur l'EP Disco Pogo Night, de se fondre avec les anciens (Houlala, Louison Bobet For Ever) sans qu'on ait tellement l'impression que le temps, malgré tout, et les désillusions, sont passées par là.

À l'Ilyade vendredi 15 novembre


Oxmo Puccino

Après un précédent passage à guichets fermés au printemps 2018 (pour une restitution scénique de son mythique premier album Opéra Puccino, sorti vingt ans plus tôt), le grand Oxmo Puccino est de retour à la Belle électrique pour un nouveau concert qui a de bonnes chances de connaître le même sort. Il faut dire que le rappeur quadra revient cette fois avec un nouvel album fraîchement sorti, La Nuit du réveil, dans lequel il se confronte, en douceur et sans rien perdre de sa verve légendaire, à des formes de rap plus contemporaines. Et si une poignée de titres nous laisse plutôt froid (dont le premier single Le droit de chanter, visiblement conçu à destination de celles et ceux qui l'ont découvert sur France Inter), force est de reconnaître que le reste laisse présager quelques très bons moments sur scène – mais on y reviendra plus en détail le moment venu.

À la Belle électrique vendredi 15 novembre


Ndagga Rhythm Force

On l'a dit, et on le répète, les fusions musicales entre musiciens de différents continents, aussi bien intentionnées soient-elles, aboutissent souvent à un résultat peu concluant, comme si les influences des uns et des autres se diluaient entre elles au lieu de s'enrichir. Oui mais voilà, souvent ne veut pas dire toujours, et en l'occurrence, le projet Ndagga Rhythm Force initié par Mark Ernestus se pose en parfait contre-exemple. Fondateur du disquaire berlinois Hard Wax et chef de file de la scène dub techno à tendance minimaliste aux côtés de Moritz Von Oswald (Rhythm & Sound, Maurizio, Basic Chanel), ce dernier entretient ainsi une passion de longue date pour les polyrythmies complexes du Mbalax sénégalais, et sa collaboration avec huit talentueux musiciens du cru s'avère in fine une réussite en tout point exemplaire. On en reparle très vite !

À la Bobine vendredi 15 novembre


Ninho

C'est de très loin l'un des rappeurs les plus emblématiques de la nouvelle génération, une sorte de "Drake à la française" pour reprendre l'expression du critique Mehdi Maïzi, dont la moindre présence en featuring propulse immédiatement n'importe quel morceau en tête des charts. Le rappeur de Seine-et-Marne Ninho, affilié à l'écurie Rec 118 (Hamza, Sadek, SCH, Soprano, Aya Nakamura…), viendra défendre sur scène son dernier album studio Destin, sorti en mars et déjà triple disque de platine. Tous chiffres de vente mis à part, précisons quand même qu'il s'agit d'un rappeur franchement exceptionnel, comme en témoigne, parmi tant d'autres, son incroyable collaboration avec Niro sur l'implacable banger trap Kim Jong-Il.

Au Summum vendredi 15 novembre


Archive

Il est peu probable que celles et ceux qui, en 1996, sont tombés amoureux d'Archive avec Londinium, comprennent encore quoi que ce soit à l'œuvre contemporaine du groupe britannique, si tant est que le phénomène ne se soit pas produit dès le troisième album du groupe, l'épique You All Look the Same to Me (2002). Car c'est en véritable métamorphe, parfois un rien usant, qu'Archive a fait sa route avec un goût certain pour le changement de personnel vocal, comme autant d'empreintes différentes à même de brouiller les pistes. Pour récapituler un peu le bazar, compter ses abattis et aussi, accessoirement, fêter 25 ans d'existence qui nous assène un méchant coup de vieux sur l'occiput, les compère Keeler et Griffiths publient 25 : un coffret, agrémenté d'inédits, qui résume dans le plus parfait désordre toutes ces années. Et une tournée ad hoc.

À la Belle électrique mardi 19 novembre


Vanessa Paradis

En fin d'année dernière, Vanessa Paradis sortait Les Sources, septième album studio faisant suite au très réussi Love Songs (2013) produit (et en partie écrit) par Benjamin Biolay – avec des morceaux efficaces comme Les Espaces et les Sentiments, Le Rempart, Mi Amor ou encore la très belle Chanson des vieux cons. Cette fois, elle s'est offert les services de Samuel Benchetrit (avec qui elle est en couple) pour un résultat gentiment élégant (le premier single Ces mots simples est tout mignon) mais malheureusement assez plat. Personne ne peut être parfait à chaque coup.

À la Belle électrique jeudi 21 novembre


Jean-Louis Murat

Vous trouviez le temps long depuis le dernier album de Murat, Il Francese (2018) ? N'est-ce pas pour vous, ingrats impatients, qu'il a publié Innamorato, live relié au susdit, enregistré à Décines (près de Lyon) garni de quatre inédits. Ça ne vous suffit pas ? Eh bien l'Auvergnat revient sur scène, encore et encore, avec sans doute quelques nouvelles pièces de choix en attendant l'avènement du troisième étage de la trilogie entamée avec l'ovniesque Travaux sur la N89 (2017).

À la Source jeudi 21 novembre


-M-

-M- alias Matthieu Chedid, on n'aime ou on n'aime pas (les goûts et les couleurs…), mais c'est quasiment toujours diablement efficace, à l'image du single Superchérie (quel refrain entêtant) qui a accompagné la sortie en début d'année de son sixième album studio Lettre infinie. Et, surtout, à l'image de ses prestations en concert, bossées et délivrées comme de véritables shows. Vous n'avez encore jamais vu -M- sur scène ? Mais que foutez-vous ?

Au Palais des sports vendredi 22 novembre


Kyrie Kristmanson

La Canadienne Kyrie Kristmanson est une artiste à part, qui nous avait plus qu'enthousiasmés en 2010 avec un Origin Of Stars fait de folk bondissant mélangé à du swing, du jazz et juste ce qu'il faut de pop pour lier le tout. On attend donc avec impatience son retour sur scène annoncé avec quelques magnifiques morceaux – dont un aux accents lyriques baptisé Songe d'un ange qu'on vous invite à écouter de suite.

À la Maison de la musique de Meylan vendredi 22 novembre


Derya Yildirim et Grup Simsek

Dans la même veine qu'Altin Gün mais depuis l'Allemagne et non les Pays-Bays, Derya Yildirim et Grup Simsek font revivre l'âge d'or de la pop psychédélique turque. Rien de plus normal quand on sait l'importance de la diaspora turque outre-Rhin. Le résultat est, lui, tout aussi envoûtant que ce que propose Altin Gün (groupe ami par ailleurs) dans un entrelacs de traditionals turc et de psychédélisme anglo-saxon surligné par le timbre divin de la chanteuse Derya.

À la Bobine vendredi 22 novembre


Saez

Sans aucune promotion et très peu de presse, Damien Saez, en son temps « jeune et con », et toujours révolté jusqu'à l'expressionnisme, continue de remplir des Summum avec ses mélopées anti-système sublimant la haine de soi comme on monte une sauce et ses prophéties à rallonge sur la fin de tout (qui finira bien par arriver). Étrange phénomène qui fête ses 20 ans dans la résistance. Et les 20 ans des 20 ans de ses premiers fans qu'on imagine un peu plus rangés de la jeunesse. Et sûrement aussi de la connerie.

Au Summum samedi 23 novembre


Lomepal

Autoproclamé "artiste le plus puissant de France" (du moins aspirant ironiquement à le devenir, ce qui n'est pas loin d'advenir), Lomepal a confirmé avec Jeannine (saupoudré de prestigieuses collaborations), son deuxième album sorti fin 2018, son statut de nouveau prince du hip-hop à la française tendance mélodique. Le voici en majesté au Summum pour le prouver.

Au Summum vendredi 29 novembre


Izia

De plus en plus présente et acclamée au cinéma, Izia (Higelin) n'est pas pour autant rangée du rock'n'roll. Encore que si, peut-être un peu, à écouter Trop vite, extrait de son album à venir, où la production hip-hop, le beat électro et la voix trafiquée (un passage obligé semble-t-il), où l'on ne retrouve guère la (petite) fille spirituelle et gueularde de Janis Joplin de l'époque So Much Trouble. Un trompe-l'oreille ? Une autre manière d'afficher sa sensibilité ? À vérifier sur scène.

À la Belle électrique jeudi 5 décembre


Hyperculte

Si ça vient de chez Bongo Joe, maison suisse de bon goût pas comme les autres, c'est donc forcément bien. Et forcément bizarre à souhait. Et fou. Car le duo Simone Aubert (Massicot, Tout Bleu) / Vincent Bertholet (Orchestre Tout Puissant Marcel Duchamp) le dit haut et fort : « C'est bien la pire des folies d'être sage dans un monde de fous. » Et sages ils ne le sont donc pas, eux qui cultivent une sorte de transe trafiquée à base de disco, de kraut et de post-rock, de pop, et de collages de tout un tas de choses non identifiées. Hyperbien.

À la Bobine vendredi 13 décembre


Stars 80 & Friends

Comme si les stars (le mot est parfois bien grand) des années 1980 ne suffisaient pas, voilà maintenant qu'elles convient sur scène leurs amis. Par exemple Benny B et Larusso. Manière sans doute de nous préparer à l'avènement de l'inévitable, qui pend là, juste au bout de notre nez, naïfs que nous sommes : une tournée Stars 90 – on prend les paris ? Quand on en sera à Stars 2000, là, oui, on aura pris un sacré coup sur le casque argenté.

Au Summum vendredi 13 décembre

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Festivals estivaux : des incertitudes demeurent

MUSIQUES | Roselyne Bachelot a tranché : pour la ministre de la Culture, les festivals estivaux ne pourront accueillir que 5 000 personnes assises et distanciées, dans le respect des gestes barrières. Les organisateurs sauront-ils s’adapter ? Certains d’entre eux ont déjà renoncé. D'autres nous ont répondu et fait part de leurs difficultés.

La rédaction | Mercredi 3 mars 2021

Festivals estivaux : des incertitudes demeurent

Magic Bus en format réduit En novembre dernier, l’association Retour de Scène se voulait optimiste (on ne sait plus trop, mais il y avait peut-être de quoi, à l’époque !) et annonçait des dates pour son prochain festival Magic Bus. La 20ème édition devait se tenir du 6 au 8 mai, avec une programmation presque bouclée. Aujourd’hui, l’équipe du festival est largement revenue sur ces projets initiaux, mais elle ne s’en démène pas moins pour maintenir un événement adapté aux contraintes sanitaires annoncées. Damien Arnaud, coordinateur de l’association grenobloise, nous explique tout : « On est en cours de réflexion pour proposer un format assis en jauge réduite (pas plus de 500 personnes) courant juin. Ce ne sera pas à l’Esplanade, mais on cherche tout de même un lieu en plein air. La programmation sera axée sur la découverte de la scène locale avec, tout de même, un ou deux artistes d’envergure nationale en tête d’affiche. Certaines esthétiques, comme l’électro, ne seront malheureusement pas représentées. Ce sera une autre approche, plus tranquille. Ce que je peux d’ores et déjà annoncer, c’est que le Student Groove Orchestra, en partenariat avec le Crous

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Le Périscope : « On se tient prêt à redémarrer »

Interview | Connu des Grenoblois comme l’organisateur des festivals Holocène et Musée électronique et comme le producteur de tournées de Trois Cafés Gourmands ou de Jérémy Frérot, Le Périscope a lui aussi vu son activité fortement déstabilisée par le covid-19. Sylvain Nguyen, gérant de la structure, nous en dit plus sur qu’elle a vécu et comment elle entrevoit l’avenir.

Nathalie Gresset | Mardi 9 juin 2020

Le Périscope : « On se tient prêt à redémarrer »

« J’ai du mal à mesurer toutes les conséquences que le covid a et aura sur notre activité, constate amèrement Sylvain Nguyen, l’un des deux fondateurs et gérants du Périscope. Le printemps et l’été, nos deux plus grosses saisons en tant que producteur de tournées et organisateur de festivals, sont annulés. Économiquement, c’est évidemment catastrophique. » Reports en cascade, annulations, chômage partiel pour les membres de l’équipe… Comme bon nombre d’acteurs du secteur culturel, l’entreprise grenobloise d’une dizaine de salariés n’est pas épargnée par les répercussions de la crise sanitaire. « Au début du confinement, on avait tout autant de travail car il fallait gérer les reports/annulations, rapatrier le matériel sur la route… Puis ça s’est calmé. Pendant le deuxième mois, on s’est concentré sur la communication envers le public et nos équipes. » Musée électronique reporté, Holocène annulé Côté concerts, Le Périscope a pour l’instant trouvé de nouvelles dates pour la totalité de ses événements. Les prestations de Gauvain Sers et d’Oldelaf prévues en mars à la Belle Électrique ont ainsi été décalées respectivement au 24 septem

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Vanessa Paradis : dites-lui vous que nous l’aimons (malgré "Les Sources")

Concert | Concert à guichets fermés pour Vanessa Paradis mercredi 18 décembre ! Les chanceux qui ont une place sont attendus à la Belle électrique.

Aurélien Martinez | Mercredi 18 décembre 2019

Vanessa Paradis : dites-lui vous que nous l’aimons (malgré

En fin d’année dernière, Vanessa Paradis sortait Les Sources, septième album studio faisant suite au très réussi Love Songs (2013) produit (et en partie écrit) par Benjamin Biolay. Cette fois, elle s’est offert les services de Samuel Benchetrit (avec qui elle est en couple) pour un résultat gentiment élégant (le premier single Ces mots simples est tout mignon) mais malheureusement assez plat (excepté peut-être les singles Kiev et La Plage). Personne ne peut être parfait à chaque coup. Peut-être d’ailleurs qu’elle-même s'en est rendu compte, puisqu’un best of est sorti à la fin du mois dernier afin d'accompagner les dernières dates de sa tournée (qui passera par la Belle électrique mercredi 18 décembre, à guichets fermés). De quoi constater une nouvelle fois sur scène la richesse et l’élégance de son répertoire développé depuis 30 ans, en collaboration notamment avec de grands

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Damien Grimbert | Jeudi 14 novembre 2019

Oxmo Puccino à guichets fermés vendredi à la Belle électrique

On se serait bien posé plus longuement sur le retour à Grenoble du grand Oxmo Puccino, d’autant qu’il vient défendre un nouvel album marqué par une vraie prise de risque, La nuit du réveil, qui nous a hautement enthousiasmés. Oui mais voilà, on n’est visiblement pas les seuls à partager ce sentiment, car son concert de vendredi à la Belle Electrique est d’ores et déjà complet. Pas besoin de convaincre qui que ce soit donc, juste de donner rendez-vous aux chanceux d’entre vous qui ont déjà leur place.

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Ndagga Rhythm Force : pour l’amour des rythmes

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Damien Grimbert | Mardi 12 novembre 2019

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Si son nom n’évoquera a priori pas grand-chose à grand monde, soyons très clairs cependant : dans certains cercles spécialisés, le Berlinois Mark Ernestus est considéré comme une véritable légende vivante. Aux côtés de son ami Moritz Von Oswald, il a en effet donné naissance dès les années 1990 à une talentueuse scène dub techno à tendance minimaliste, inspirée par l’héritage des pionniers jamaïcains. Flashback en 2011 : Ernestus part à Dakar à la recherche de disques de Mbalax, un style musical sénégalais caractérisé par ses fascinantes polyrythmies qui le passionne depuis longtemps. Il se retrouve finalement à enregistrer en studio avec une vingtaine de percussionnistes et musiciens locaux et pose ainsi la première pierre d’un projet, qui, après de nombreuses autres collaborations intensives avec un certain nombre d’entre eux, finira par donner naissance à la fabuleuse formation Ndagga Rhythm Force. Subtile, envoûtante et hautement novatrice, la musique enfantée par le groupe n’a à peu près rien à voir avec les tentatives fusionnelles maladroites entre musique électronique et musique africaine dont est malheureusement abreu

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Elias Dris : to folk or not to folk

Folk | Il y a encore dix ans, on avait des folkeux tout autour du monde : dans le sillage de l'at-country américaine (Bonnie 'Prince' Billie, Silver (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 12 novembre 2019

Elias Dris : to folk or not to folk

Il y a encore dix ans, on avait des folkeux tout autour du monde : dans le sillage de l'at-country américaine (Bonnie 'Prince' Billie, Silver Jews...), du folk scandinave (Matthias Hellberg, Thomas Hansen...) ou du freak folk californien (Devendra Banhart, Joanna Newsom...), il en tombait de partout en France nommés Coming Soon, Cocoon, Zak Laughed, The Delano Orchestra, Moriarty... Fatalement le soufflé est un peu retombé et le genre ne fait plus guère frémir. Ce qui place d'autant plus dans une position ovniesque le jeune Parisien Elias Dris, qui tire son inspiration des classiques éplorés du genre (Nick Drake, Joni Mitchell), lui qui il y a deux ans enregistrait l'éblouis

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Les Rita, c'était comme ça

Concert | 40 ans, c'est l'anniversaire qu'auraient dû fêter les Rita Mitsouko, n'était la disparition de Fred Chichin en 2007. La célébration est pourtant de mise avec Catherine Ringer sur scène (mercredi 13 novembre à la Belle électrique, à guichets fermés) et la parution d'une luxueuse intégrale.

Stéphane Duchêne | Mardi 12 novembre 2019

Les Rita, c'était comme ça

C'est l'histoire d'une drôle de carpe et d'un lapin nonchalant, paire d'apparence mal branlée aux moitiés asymétriques et extravagantes. Elle, Ringer Catherine, fille de déporté, a fait la danseuse, du théâtre et même des films de sexe – son "service militaire" –, parce qu'il faut bien bouffer, ma bonne dame ; lui, Chichin Frédéric, échalas d'ascendance communiste, guitariste, a tâté du théâtre et de la tôle, parce qu'il faut bien payer ses erreurs, mon bon monsieur. Un couple dépareillé et fusionnel, un duo étincelant qui, depuis sa cuisine, mitonne des rythmes barrés en guise de petits plats, se batipse Rita Mitsouko : Rita comme la danseuse Rita Renoir ou comme Rita Hayworth, c'est selon, Mitsouko comme le sent-bon signé Guerlain que les dames bien nées s'arrachent quand eux s'attifent en (sacs) Félix Potin. La grâce et la crasse, la gloire et le caniveau comme réconciliés, rafistolés – pourquoi choisir ? – en une entité bien décidée à mettre un coup de tronche (et quelle tronche !) au paysage rock'n'roll hexagonal. Ces mariages arrangés devenus arrangeants infusent jusque dans la musique d'appétence glam, d'orientation orientale, de fun funky, d'aspiration afro, de

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"Fever" : au bazar Balthazar

Concert | C'est dans les marges des projets solo de ses deux coleaders que Balthazar a mûri "Fever", un nouveau grand disque de spleen, en proie à une réforme qui voudrait voir ces Belges tutoyer les dancefloors avec le détachement aristocratique qu'on leur connaît.

Stéphane Duchêne | Mardi 12 novembre 2019

Puisqu'on a souvent érigé Balthazar en fils spirituels de Leonard Cohen, alors le virage musical opéré par le groupe belge avec Fever pourrait se rapprocher tout à la fois de l'embardée philspectorienne du Beautiful Loser sur Death of a Ladies' Man, des avances de gentleman cambrioleur de cœurs et crocheteur de vertus d'I'm Your Man ou des roucoulades sur un monde en ruines de The Future. Pas dans l'empaquetage sonore, oh ça non : rien ici de comparable à l'effet du Wall of Sound sur la musique du Canadien ou au devenir synthétique de ses complaintes jadis folk. Mais bien davantage dans l'intention de s'émanciper de l'aura brumeuse du troubadour traîne-misère. Une tentative de ne pas rentrer à la maison avec le drapeau hissé haut dans le suspensoir, comme le conseille un des titres de Death of a Ladies' Man, justement (Don't go home with your hard-on, pour ne pas le nommer), mais bien au contraire d'en faire profiter l'assistance, de monter le thermostat au maximum, de mettre un peu de fièvre dans cette léthargie initiale.

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Jean-Noël Scherrer (Last Train) : sa petite entreprise rock...

Concert / Portrait | À bientôt 25 ans, Jean-Noël Scherrer assume la double casquette de leader du groupe Last Train et de directeur de l'agence lyonnaise Cold Fame, combinant avec un infatigable panache et une volonté farouche le rock et l'entrepreneuriat. Alors qu’est sorti en septembre dernier "The Big Picture", deuxième album de son groupe, et qu’il sera jeudi 7 novembre sur la scène de la Belle électrique, on lui a taillé le portrait.

Stéphane Duchêne | Dimanche 3 novembre 2019

Jean-Noël Scherrer (Last Train) : sa petite entreprise rock...

Dans le dernier clip de Last Train, montage d'images réalisé par le guitariste Julien Peultier qui illustre The Big Picture, chanson-titre d’un deuxième album sorti en septembre, on peut voir le quatuor à différentes étapes de sa vie musicale, des premières répétitions alsaciennes aux concerts telluriques devant des foules immenses. On y voit surtout le chanteur Jean-Noël Scherrer électriser le public et le même, à 13 ans, martyriser une guitare trop grande pour lui dans quelque salon de rock'n'roll improvisé à la maison. Peut-être le jeune garçon d'alors s'imagine-t-il, comme tous les ados du monde, dans la peau d'une rock star, leader, chanteur et guitariste d'un groupe qui compterait dans le paysage rock français et même au-delà. Mais ce que le novice d'Altkirch (Haut-Rhin) n'imagine alors sûrement pas, c'est qu'une décennie plus tard, il sera aussi dirigeant et/ou associé de cinq sociétés, formateur, intervenant du Chantier des Francofolies, et surtout patron de Cold Fame, agence de diffusion et de production de concerts basée à Lyon

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Olena Uutai : chamane woman

Concert | Des concerts comme celui-là, vous n'en verrez pas tous les jours. Car la Russe Olena « Uutai » Podiuzhnaya donne dans la musique traditionnelle d'inspiration chamanique. À découvrir jeudi 17 octobre sur la scène de l'Hexagone de Meylan.

Stéphane Duchêne | Mardi 15 octobre 2019

Olena Uutai : chamane woman

Le grand village global a bien des défauts mais il a ceci de fascinant qu'il nous permet d'accéder juste là, sur le pas de notre porte, aux particularismes les plus ancestralement enfouis dans des régions reculées du monde. Ainsi, lorsque débarque sur une scène ou une vidéo ou une playlist l'énigmatique Olena Uutai, on a l'impression de voir émerger de quelque improbable brume un genre de Dame du lac, comme projetée magiquement par quelque sortilège tombé de L'Excalibur de John Boorman. Du lac ou plutôt du fleuve puisque la jeune femme est née à Iakoutsk, sur la rive gauche de la puissante Léna qui serpente au creux de la Sibérie centrale. Et c'est le folklore de cette région que la Russe nous assène – car il n'y a pas d'autres mots – à l'aide d'une guimbarde khomus, de tambours et d'un chant qui relève du rituel chamanique de Sibérie. Cette musique de transe, Olena Uutai la relie bizarrement tant aux chants de la faune locale (avec un talent certain pour singer une pléiade de cris animaliers) qu'à des rythmiques technoïdes qui viennent redoubler l'effet robotique de la guim

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Holocène 2019 : notre sélection d'artistes à découvrir à Alpexpo

Festival | Pour sa troisième édition, le festival Holocène fait déjà peau neuve sur les questions de format et d'accueil du public (lieu unique avec un Alpexpo revisité en trois scène, vendredi 18 et samedi 19 octobre). Reste le nerf de la guerre : la programmation. La preuve par 7.

Stéphane Duchêne | Mardi 15 octobre 2019

Holocène 2019 : notre sélection d'artistes à découvrir à Alpexpo

Hocus Pocus Voilà le grand retour, on ne sait pour combien de temps, du très culte collectif hip-hop-jazz nantais aux sympathies allègrement west-coast, après pratiquement une décennie d'absence consacrée notamment à des projets parallèles (comme C2C). C'est à Holocène qu'HP clôt une tournée des festivals particulièrement remplie. Vendredi à 21h45 Blu Samu Énième incarnation de la Belgian invasion, Blu Samu a déjà été aperçue cet été du côté du Cabaret frappé. La revoici à Holocène aux commandes d'un rap down tempo dont le flow smoothie jusqu'à l'écoeurement n'est pas sans évoquer les atmosphères soyeuses d'une Sade milléniale. Vendredi à 22h45 Lorenzo Bob vissé sur la tête, survet' vintage, flow à la résonance nasillarde, Lorenzo, Empereur du sale et prince du Rien à branler, est à la fois l'incarnation du ra

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"My Songs" : un jour, un des Sting

Concert | C'est en réinterprétant ses grands hits que Sting a trouvé cette année une énième manière de se réinventer, passe-temps favori de ce chanteur en perpétuelle mue. Il sera sur la scène du Summum lundi 28 octobre.

Stéphane Duchêne | Mardi 15 octobre 2019

Il serait tentant de ne voir en Sting que le dinosaure en chef de ce drôle de machin mal branlé que fut le reggae blanc, puis, en solo, une sorte de crooner tantrique et engagé (l'Amazonie, sa grande cause). Et dans les deux cas un pourvoyeur de hits FM en cascade. Mais on serait loin du compte, Gordon Sumner de son vrai nom s'étant ensuite allègrement empifré à tous les râteliers musicaux qui ont eu l'heur de se présenter devant lui. Pour le meilleur et pour le pire. Pour le meilleur lorsqu'il bifurqua vers le jazz et le r'n'b aux côtés d'Ira Coleman, Mary J. Blige ou Ibrahim Maalouf ; publia, avec le luthiste bosniaque Edin Karamazov, Songs from the Labyrinth, un album de musique baroque à la reprise de chansons du XVIIe siècle britannique signées John Dowland. Pas rassasié, on le vit ensuite accoucher d'un album hommage aux ouvriers des chantiers navals de Newcastle (The Last Ship) et jouer Dionysos dans un spectacle musical de Steve Nieve. Sacrés refrai

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Vaudou Game : groovy baby

Concert | L'afro-funk de Peter Solo et de ses musiciens sera de passage à la Source mercredi 16 octobre. Préparez-vous à danser !

La rédaction | Mardi 8 octobre 2019

Vaudou Game : groovy baby

En voilà là un qui a su faire son trou dans le paysage de ce qu'on pourrait appeler les musiques actuelles du monde : avec Vaudou Game, Peter Solo a en effet opéré un mélange absolument détonnant entre l'afro-funk des années 1970 et le son des rituels vaudous du Togo. C'est même au pays, à l'Office Togolais du Disque (l'Abbey Road local) de Lomé, que ce Lyonnais d'adoption est parti enregistrer Otodi, son troisième album convoquant une nouvelle fois le français, chanté de façon presque naïve, même si les paroles ne le sont pas tant que ça. Sur une instru très groovy et dansante (le musicien a fait appel à un duo basse-batterie togolais), on croise par exemple une Tata fatiguée qui « travaille tous les jours pour gagner la misère » : un décalage qui pouvant résumer à lui seul le style Vaudou Game, déjà efficacement développé sur les précédents petits tubes que sont La vie c'est bon et Pas contente. Et en live ? Ben tout ce qui contient de l'afro-funk ne laisse

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Julie Bally : do it herself

Concert | La musicienne iséroise sera jeudi 10 octobre à la Source pour la sortie de son premier album "Purdah".

Stéphane Duchêne | Mardi 8 octobre 2019

Julie Bally : do it herself

On pourrait penser que Julie Bally a, en quelque sorte, fait les choses à l'envers, sans pour autant nier que cet envers allait dans le bon sens. À commencer par le méga-télé-crochet que figurait La Nouvelle Star. La musicienne aurait ainsi pu se faire happer par les sirènes des maisons de disques et de ces producteurs qui ont tôt fait de vous ripoliner le talent à coups de compositions obligées et de marketing sans relief. Alors quand on l'a retrouvée sur la Cuvée grenobloise 2018 ou à Holocene, qu'on a eu accès à son premier EP Where Happiness Born, on a compris que toutes ces sortes de choses n'avaient guère de prise sur sa démarche de musicienne au contraire d'aînés revendiqués comme Nick Cave, The Cure, Nina Hagen, le grunge et, plus largement, une certaine idée du "do it yourself" à mille lieues des injonctions des barnums formatés pour le petit écran ou les grandes ondes. Car oui, la folk-rockeuse Bally, à la Source jeudi 10 octobre pour la sortie de son p

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John Mayall : blues father

Concert | C'est sur scène, dans une tournée au long cours, que le père du British Blues a choisi depuis l'an dernier de fêter son 85e printemps et la sortie, cette année, de son 67e (!) album. Il sera samedi 28 septembre sur la scène de la Belle électrique.

Stéphane Duchêne | Mardi 24 septembre 2019

John Mayall : blues father

Il y a deux ans, lors de sa dernière apparition grenobloise, on vous avait déjà présenté John Mayall comme un dinosaure du blues. Or, il semble bien que l'animal ne soit guère voué à l'extinction. S'il a été le mentor de tout ce que le blues anglais a compté de guitar heroes, d'Eric Clapton à Jeff Beck, de Mick Taylor à Peter Green et une ribambelle d'autres, il n'est pas improbable, comme c'est parti, qu'il les enterre tous. 85 et 67, ce sont les chiffres à retenir concernant le père du British Blues, émigré depuis belle lurette aux États-Unis. 85, comme son âge (les 86 sont pour dans deux mois), canonique, même pour un bluesman, et 67 comme le nombre d'albums qu'il a publiés dans sa carrière. Le dernier a pour titre Nobody Told Me et Mayall, accompagné de toute une kyrielle d'admirateurs premium (Larry McCray, Joe Bonamassa, Steven Van Zandt, Todd Rundgren...), y est plus sémillant que jamais. Et en dépit de quelques problèmes de santé à la sortie du disque, il s'est mis en tête d'effectuer un 85th anniversary tour (parce qu'on n'a pas tous les jo

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Vanessa Paradis sera à la Belle électrique cet automne

Annonce | En fin d’année dernière, Vanessa Paradis sortait Les Sources, septième album studio faisant suite au très réussi Love Songs (2013) produit (et en partie écrit) (...)

Aurélien Martinez | Jeudi 20 juin 2019

Vanessa Paradis sera à la Belle électrique cet automne

En fin d’année dernière, Vanessa Paradis sortait Les Sources, septième album studio faisant suite au très réussi Love Songs (2013) produit (et en partie écrit) par Benjamin Biolay – avec des morceaux efficaces comme Les Espaces et les Sentiments, Le Rempart, Mi Amor ou encore la très belle Chanson des vieux cons. Cette fois-ci, elle s’est offert les services de Samuel Benchetrit (avec qui elle est en couple) pour un résultat gentiment élégant (le premier single Ces mots simples est tout mignon) qu’elle défendra sur la scène de la Belle électrique jeudi 21 novembre. Une date qui risque de très vite afficher complet (malgré le prix de 49 euros).

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Qui es-tu le Périscope ?

ACTUS | Zoom sur la société grenobloise qui organise cette première édition du festival Musée électronique.

Nathalie Gresset | Jeudi 13 juin 2019

Qui es-tu le Périscope ?

Avec l’entrée en piste de la première édition du festival Musée électronique, voilà un bon prétexte pour s’intéresser de plus près à la structure derrière la programmation de l’événement : le Périscope. Fondée en 2001 par Sylvain Nguyen et Alexandre Aujolas et aujourd’hui implantée sur le cours Berriat, la société grenobloise d’une dizaine de salariés a deux missions principales : la production de tournées d’artistes grand public et indépendants, et, depuis trois ans, l’organisation de festivals dans la région. « On ne fait pas seulement du booking. Les artistes nous confient leur activité concert du début à la fin. On les aide à développer leur spectacle, à recruter les équipes techniques et à trouver des lieux de diffusion. On construit une relation de proximité avec eux en essayant de comprendre leur essence afin de la reproduire sur scène » explique Sylvain Nguyen. Cette structure dotée « d’un fort es

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DJ Stingray, renaissance électro

Soirée | Fervent défenseur d’une électro sombre, breakée et futuriste, DJ Stingray est une véritable légende de l’ombre de la scène de Détroit, au sein de laquelle il officie depuis plus d’une trentaine d’années. Retour sur son parcours peu commun à l’occasion de son passage mardi 7 mai à l’Ampérage, à l’initiative de The Dare Night et du festival lyonnais Nuits Sonores.

Damien Grimbert | Mardi 30 avril 2019

DJ Stingray, renaissance électro

Si, pour le commun des mortels, le terme "électro" sert avant tout de bannière un peu floue pour définir l’ensemble des musiques électroniques, il désigne aussi un courant musical bien spécifique, né au début des années 1980 de la rencontre entre la synth-pop des groupes Kraftwerk et Yellow Magic Orchestra et les rythmiques naissantes du hip-hop. À la suite du succès massif du Planet Rock d’Afrika Bambaataa en 1982, l’électro va se diffuser comme une traînée de poudre, de Los Angeles à Miami en passant par Détroit, où, sous l’influence de Juan Atkins et de son groupe Cybotron, elle va progressivement donner naissance aux rythmes 4x4 répétitifs de la techno… qui ne tarderont pas à l’éclipser sur les pistes de danse. Si elle reste depuis confinée à un relatif underground, l’électro n’a pourtant jamais vraiment disparu, et reste la principale force motrice d’artistes comme DJ Stingray. Patience et longueur de temps DJ depuis 1983 et producteur depuis 1987, Sherard Ingram de son vrai nom est pendant longtemps resté dans l’ombre. Alors que tant d’artistes de Détroit voient leur carrière décoller, il passe les années 1990 à tra

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Le festival Holocène reviendra bien cette année, mais en octobre

ACTUS | C’est avec une succincte mais sympathique animation (des SMS envoyés entre deux personnes) que le festival Holocène vient d’annoncer sur ses réseaux sociaux (...)

Aurélien Martinez | Jeudi 28 février 2019

Le festival Holocène reviendra bien cette année, mais en octobre

C’est avec une succincte mais sympathique animation (des SMS envoyés entre deux personnes) que le festival Holocène vient d’annoncer sur ses réseaux sociaux que sa troisième édition est prévue pour les 18 et 19 octobre 2019 : il était temps. Car comme les deux premières avaient eu lieu début mars, beaucoup de monde se questionnait logiquement sur l’avenir d’un festival qui faisait le mort. Un changement de période lié, sans doute (le Périscope, société de production grenobloise aux commandes d’Holocène, n’a pas souhaité répondre à nos questions), à l’arrivée du géant Tomorrowland à l'Alpe d'Huez début mars, soit quasiment sur les mêmes dates que celles de départ d’Holocène, et en plus avec des esthétiques musicales voisines. Et un changement qui démontre que le festival se cherche encore depuis sa création, lui qui

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"Photo de famille" : dans la famille clichés…

ECRANS | de Cécilia Rouaud (Fr, 1h38) avec Vanessa Paradis, Camille Cottin, Pierre Deladonchamps…

Vincent Raymond | Mardi 4 septembre 2018

La mort d’un grand-père place une famille éclatée face à une épineuse question : que faire de la grand-mère qui perd la boule ? Le fils pense à la maison de retraite, le petit-fils se défausse mais deux des petites-filles proposent de l’héberger à tour de rôle. Embrouilles en vue… Depuis le succès de Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu ?, les films de famille sont produits par wagons entiers et déversés en toute saison sur les écrans. Parfois l’on trouve une variante "de remariage" ou une sous-espèce "avec des morceaux d’Alzheimer dedans" (voire un hybride des deux comme ici), mais le principe actif est le même : une fratrie de petits-bourgeois se déchire, découvre une ou deux vérités profondes façon secret de feuilleton avant de recoller les morceaux en faisant trompéter ses mouchoirs à l’unisson autour d’un mariage/d’un enterrement/d’une bar-mitsva de la réconciliation. Bref, une trame convenue pour des films globalement inutiles car redondants, que peuvent sauver une écriture atypique et/ou des comédiens bien guidés. Las ! La réalisatrice Cécilia Rouaud charge sa barque avec tant de personnages principaux qu’elle en éclipse certain

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"Un couteau dans le cœur" : il a bon dos le cinéma bis

ECRANS | de Yann Gonzalez (Fr, 1h42) avec Vanessa Paradis, Nicolas Maury, Kate Moran…

Vincent Raymond | Lundi 25 juin 2018

Productrice de séries Z porno gay, Anne (Vanessa Paradis) digère mal sa rupture avec Loïs (Kate Moran), sa monteuse. À ses finances déclinantes s’ajoute une épidémie de meurtres sanglants ravageant son équipe, laissant indifférente la police en cette fin des années 1970. Pourtant, Anne s’obstine à tourner… Copains comme cochons, les cinéastes Yann Gonzalez et Bertrand Mandico ont biberonné aux mêmes sources filmiques et partagent le désir de fabriquer un cinéma pétri de leurs références esthétiques. Mais quand le second, réalisateur des récents Garçons sauvages, bricole un univers cohérent et personnel où affleure un subtil réseau d’influences savamment entremêlées, le premier, à qui l'on doit ce Couteau dans le cœur produit un bout-à-bout de séquences clinquantes et boiteuses se réfugiant derrière l’hommage à Dario Argento, Jess Franco, Jean Rollin (qui sais-je encore parmi les vénérables du genre horifi

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Oxmo Puccino : les masques, la plume et les 20 ans de son "Opéra Puccino"

Concert | Annoncée début mars, la restitution scénique du premier album d’Oxmo Puccino, "Opéra Puccino", le temps de trois concerts exceptionnels à l’Olympia (Paris) et à la Belle électrique (Grenoble), a créé une vague d’excitation sans précédent. C’est dire l’impact laissé par ce disque sorti il y a maintenant vingt ans sur la scène rap, mais aussi sur la carrière de son auteur.

Damien Grimbert | Mardi 19 juin 2018

Oxmo Puccino : les masques, la plume et les 20 ans de son

À bien des titres, 1998 est une année charnière pour le rap français. D’une part parce qu’elle marque à la fois l’apogée et le chant du cygne de trois années fastes (le fameux "âge d’or du rap français") pendant lesquelles le rap a accouché de ses plus grands classiques et atteint un degré de popularité sans précédent. De l’autre parce qu’elle marque l’émergence auprès du public d’un collectif parisien underground, Time Bomb, qui, en poussant la technicité des flows et de l’écriture à un degré de sophistication jusqu’alors inédit, va provoquer un raz-de-marée au sein de la scène qui laissera une empreinte durable pendant de nombreuses années. Paradoxalement, au sein de cette "nouvelle école" portée par des figures de proue comme les duos Lunatic et X-Men, Oxmo Puccino fait lui-même figure d’outsider. Venu au rap bien plus tardivement que ses contemporains, moins bon techniquement et moins expérimenté, Abdoulaye Diarra de son vrai nom va compenser ses lacunes initiales par un travail acharné, tout en se focalisant sur une dimension narrative encore sous-exploitée (le "storytelling"), qui, combiné à son amour de la langue et de l’écriture, va rapidement

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Une Mens affaire

Festival | Du mardi 7 au samedi 11 août aura lieu la quinzième édition du festival Mens Alors ! Avec, comme toujours, une sacrée programmation.

Stéphane Duchêne | Mercredi 20 juin 2018

Une Mens affaire

On peut s'afficher dans une petite commune de l'Isère, sur le plateau du Trièves (c'est-à-dire, disons-le, en pleine ruralité) ; souffrir, comme tout le monde mais sans doute un peu plus que la grosse concurrence, de la fonte des subventions (et donc s'adosser à un budget en peau de chagrin) ; reposer uniquement sur une équipe de bénévoles ; offrir des spectacles gratuits... Et ne rien renier de la qualité de ses services. C'est bien ce que démontre depuis de longues années le bien nommé festival Mens Alors ! Au point d'avoir gagné une résonance nationale que beaucoup de festivals dits modestes lui envieraient. Sans doute aussi parce que son leitmotiv réside dans la rencontre, la création, l'échange, à base d'ateliers, d'animations, de concerts... Parmi ces derniers, on retiendra notamment une relecture du mythique album L'Incendie (1974) de Brigitte Fontaine & Areski par deux régionaux de l'étape (Xavier Machault et Martin Debisschop

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"Frost" : ça craint en Ukraine

Là-balte si j’y suis | de Šarūnas Bartas (Lit-Fr-Ukr-Pol, 2h) avec Mantas Janciauskas, Lyja Maknaviciute, Andrzej Chyra, Vanessa Paradis…

Vincent Raymond | Mardi 27 mars 2018

Pour dépanner un ami, Rokas et Inga acceptent de convoyer une camionnette humanitaire de Lituanie en Ukraine. Sauf que la zone n’est pas si facile d’accès en période de guerre – une guerre dont Rokas n’avait même pas idée, et qui intrigue ce jeune homme sans but… Cinéaste du politique, voire du géopolitique, Šarūnas Bartas ne pouvait rester insensible à la situation ukrainienne et au chaos qu’elle produit. Un chaos mâtiné d’incertitudes et de danger, conforme à l’ambiance inquiétante de ses premiers films, explorant par la contemplation le flou des frontières et de l’attente. Pourtant, c’est par une structure des plus linéaires que Bartas engage son récit : il faut que ses deux protagonistes se perdent, littéralement ; qu’ils éprouvent la réalité de la guerre en discutant avec des "humanitaires" pour qu’ils se trouvent – ou, du moins, parviennent à orienter leur boussole intérieure. La curiosité de Rokas, cette irrépressible pulsion le menant au plus près du danger (histoire d’en apprécier la réalité mais aussi de tester le hasard) rappelle la démarche de John Locke, héros du Profession : Reporter (1975) de Michelangelo Antonion

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Tomorrowland : les acteurs culturels interpellent la Région

ACTUS | Et notamment le responsable du festival grenoblois Holocène, potentiellement l'un des plus impactés par la décision de Laurent Wauquiez.

Aurélien Martinez | Mardi 20 mars 2018

Tomorrowland : les acteurs culturels interpellent la Région

Comme nous l’expliquions début mars, la Région Auvergne-Rhône-Alpes et son président Laurent Wauquiez ont annoncé que Tomorrowland, l'un des plus gros festivals électro du monde basé à Anvers, installerait du 13 au 15 mars 2019 une édition hivernale à l'Alpe d'Huez. Et ce avec 400 000 euros de subvention. Une décision à laquelle ont souhaité réagir de nombreux acteurs culturels régionaux évoluant dans les musiques actuelles, via une lettre ouverte publiée vendredi 16 mars sur notre site et largement lue et partagée depuis. À Grenoble, l’un des signataires les plus impactés est le producteur privé le Périscope qui, depuis l’an passé, organise début mars avec la société Allo Floride le festival Holocène, dédié aux musiques actuelles – et donc en partie à

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Julie Bally : « Je suis beaucoup plus libérée sur scène que dans ma vie privée »

Concert | À l'occasion de la sortie de son EP "Where happiness born" et de son concert au Black Lilth, on a discuté avec la Grenobloise Julie Bally, dont le folk rock a été récemment entendu dans la compilation "La Cuvée grenobloise".

Alice Colmart | Lundi 19 mars 2018

Julie Bally : « Je suis beaucoup plus libérée sur scène que dans ma vie privée »

Depuis son passage par la Nouvelle Star en 2016, Julie Bally a fait un bout de chemin. On a ainsi vu la musicienne et compositrice de 29 ans arpenter nombre de salles de concert grenobloises, petites (un bar, une bibliothèque...) ou grandes : elle a par exemple participé l'an passé à la première édition du festival Holocène ; et, plus récemment, a été la première partie de Bertrand Cantat lors de sa venue mi-mars à la Belle électrique. Et voilà que, depuis le jeudi 15 mars, sa musique rock a pris corps dans un premier EP Where happiness born, et avec lui une campagne de financement ouverte jusqu'au 3 avril. « L’idée est de nous aider, avec Pierre Gheno avec qui j’ai réalisé l’EP, à créer ce qu’il y a autour de l’album, comme par exemple un carnet de dessins qu’il sera possible d’acquérir à la fin des concerts. C’est une manière de montrer au public une autre partie de ma personnalité et de ma passion pour l’art » nous explique celle qui, pour la petite histoire, est architecte de formation. « Mes rêves, mes angoisses et mes phobies »

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Festival Holocène : quatre soirs quatre ambiances

MUSIQUES | Du mardi 27 février au samedi 3 mars aura lieu dans plusieurs salles de Grenoble et de l’agglomération la deuxième édition du festival Holocène, créé par la société de production grenobloise Le Périscope. Avec un programme varié au possible (au risque de s’y perdre ?) qui enchaîne les têtes d’affiche et les découvertes. On détaille tout ça avant de poser quelques questions au maître d’œuvre de l’aventure.

La rédaction | Mardi 20 février 2018

Festival Holocène : quatre soirs quatre ambiances

Un mardi hip-hop Gros contrastes en perspective pour la date rap du festival. En tête d’affiche, on retrouve ainsi Davodka, MC du XVIIIe arrondissement parisien autoproduit et figure de proue d’une certaine forme de rap français "à l’ancienne", peu médiatisée mais bénéficiant d’une base de fidèles inaliénables. "Kickeur" de premier plan en activité depuis bientôt 15 ans, Davodka, grandi à l’école des "freestyles" et "open-mics", rappe vite et bien, dénonçant les injustices et les tracas du quotidien sur des instrus "boom-bap" traditionnelles construites autour de samples mélancoliques. Pour l’originalité et l’innovation, on repassera, même si en dépit d’une certaine tendance à enfoncer les portes ouvertes dans ses textes, le talent est bel et bien là. À l’opposé du spectre, on retrouve les trois rappeurs suisses Di-Meh, Makala et Slimka, incarnations flamboyantes d’un rap "new-school" électronique et tapageur taillé pour les clubs, entièrement basé sur le charisme, l’énergie et la spontanéité. À vous de choisir votre camp ! DG

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Xavier Machault : « Faire connaître le répertoire caché de Brigitte Fontaine »

Concert | Du mardi 27 février au dimanche 4 mars, les musiciens grenoblois Xavier Machault et Martin Debisschop reprendront au Midi / Minuit "L'Incendie", album de Brigitte Fontaine sorti en 1974. Un projet qui consiste à faire découvrir le répertoire poétique d’une chanteuse au talent parfois mal compris. Xavier Machault nous en dit plus.

Alice Colmart | Mardi 20 février 2018

Xavier Machault : « Faire connaître le répertoire caché de Brigitte Fontaine »

À partir du mardi 27 février et pendant toute la semaine, le théâtre le Midi / Minuit (ex-Petit 38) proposera un concert baptisé L’Incendie. Soit une réinterprétation de l’album (culte pour quelques fans) de Brigitte Fontaine et Areski Belkacem sorti en 1974, par le chanteur Xavier Machault (à qui l’on doit le récent – et enthousiasmant – projet Pelouse) et Martin Debisschop à la grosse caisse et à la basse. « Le projet est né il y a moins d’un an. On est partis à la recherche de pépites oubliées. Après avoir écouté des albums d’Alain Bashung et Bernard Lavilliers, on est vite tombés sur celui de Brigitte Fontaine et Areski Belkacem. C’est un disque sensible, à la poésie mélancolique et surréaliste » nous explique Xavier Machault, ancien chargé de communication à la Métropole de Grenoble qui s’est lancé dans la musique il y a pl

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Six festivals à ne pas louper les prochains mois à Grenoble et aux alentours

Panorama de rentrée culturelle | Zoom sur certaines des grosses manifestations du premier semestre 2018 dans l’agglomération grenobloise. Où il sera question de musique, de spectacles et de rencontres avec des artistes.

La rédaction | Mardi 9 janvier 2018

Six festivals à ne pas louper les prochains mois à Grenoble et aux alentours

Experimenta Du 1er au 10 février Nouveau nom pour la biennale arts-sciences pilotée par l’Hexagone de Meylan (elle s’appelait avant Les Rencontres-i) et nouvelles dates (on passe d’octobre à février), mais ligne directrice toujours la même : favoriser la rencontre entre artistes, scientifiques et spectateurs. Avec, pour cela, un (passionnant) salon de trois jours fait d’installations artistiques, de performances, de conférences… ; et bien sûr de nombreux spectacles (comme Digital Vaudou – photo) dans plusieurs salles de l’agglo qui vont matérialiser de différentes formes (de la plus abstraite à la plus poétique par exemple) ce noble dessein. Holocène Festival Du 27 février au 3 mars « Le maximum de styles musicaux possibles » : tel est le mantra, édicté dès sa première édition l'an dernier par le festival Holocène, organisé par le producteur grenoblois le Périscope. Une promesse respectée, c'est bien le moins qu'on puisse dire, tant Holocène compte, réparties

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"Les Films de l’été" : être ou avoir l’été

ECRANS | Programme de deux films : Rien sauf l'été de Claude Schmitz et Le temps de l'été de Emmanuel Marre

Vincent Raymond | Mardi 9 janvier 2018

Loin des clichés plage/montagne, cet assemblage de deux courts-métrages ultra primés propose deux "faces B" de l’été se déroulant dans des "non-lieux" de vacances, avec des personnages pour le moins décalés. L’étrangeté ambiante doit sans nul doute aux ascendances belges des films ; un je-ne-sais-quoi d’absurdité faisant écho à cette intangible sensation que, durant la saison chaude, tout est possible. Et l’éternité, à portée de main. Vague décalque fantaisiste de L’Année dernière à Marienbad d'Alain Resnais croisé avec Le Diable par la queue de Philippe de Broca, Rien sauf l’été projette un jeune homme en recherche de quiétude dans un château en réfection, peuplé d’une famille bizarre mais accueillante. Quant au Temps de l’été, il suit l’autoroute vers le sud de la France en compagnie d’un fils, de son père et du vieux pote suicidaire de ce dernier. Dans les deux cas, les instants de vie se succèdent et s’empilent, sans qu’il y ait forcément d’histoire à raconter : le moment est capturé dans la fugacité de son évocation, comme la fraîcheur d’une glace à l’eau ou la morsure cuisante de l’as

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PB d'or 2017 : musique

C'était 2017... | Avec trois groupes locaux qui en envoient... et une salle de concert qui en envoie aussi.

Aurélien Martinez | Mardi 19 décembre 2017

PB d'or 2017 : musique

Le PB d’or du tube de l’année : "Elle disait" de Ma Pauvre Lucette Bon, certes, le morceau date d'il y a deux ans, mais comme c’est en 2017 que le groupe grenoblois (dont certains de ses membres sont basés plutôt loin de la capitale des Alpes) a commencé à se professionnaliser (et à véritablement faire parler de lui), on ne souffre pas trop d’avoir du retard. Elle disait, c’est un morceau qui synthétise parfaitement les diverses influences du groupe (ils sont à la croisée des chemins entre variété française, chanson réaliste et pop comme on l’avait écrit pour annoncer leur concert à la Bobine en mars dernier). Et qui a presque réveillé notre côté roots refoulé grâce à ses légères entournures chanson française festive évoquant le groupe Fauve qui aurait migré dans la campagne et qui, surtout, aurait décidé de ne pas se prendre au sérieux – « Même si tu sais pas danser, on pourrait tourner un peu ». Un côté décalé qui se retrouve également sur scène (comme à Musilac sur la photo de cet article), Ma Pauv

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Notre sélection de places de spectacle et de concert à mettre sous le sapin

Noël | Noël approchant à grands pas, voici notre traditionnelle sélection de cadeaux immatériels. Soit des concerts et des spectacles dont il reste des places (on s’en est assuré) et qui, lors du déballage des paquets, vous placeront pour sûr du côté de celles et ceux qui refusent ce monde matérialiste-capitaliste et qui préfèrent offrir des émotions vivantes – même si bon, une tablette, ça peut toujours faire plaisir.

La rédaction | Mardi 5 décembre 2017

Notre sélection de places de spectacle et de concert à mettre sous le sapin

Pour les cinéphiles qui n’ont rien contre aller de temps en temps au théâtre Créé cet automne, le spectacle Festen de Cyril Teste est l'une des claques théâtrales de l'année, justement parce que c'est plus que du théâtre. Qualifié de « performance filmique » par son metteur en scène, c'est l'adaptation sur le plateau du fameux film Festen de Thomas Vinterberg sorti en 1998 sur une réunion de famille qui part en vrille du fait de la révélation d’actes terribles commis par le père il y a des années. Un récit anxiogène à l'écran, qui se déploie sur scène dans une scénographique immense… et sur un écran retransmettant des images tournées en direct, notamment derrière le décor. Remarquable. Festen À la MC2 du mardi 23 au samedi 27 janvier De 10€ à 25€ Pour celles et ceux que le burlesque n’effraie pas, bien au contraire Le théâtre, ce n'est pas que des spectacles bavards et longs. C'est aussi des propositions sans paroles au potentiel comique incroyable, dans la

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"Maryline" : Guillaume Gallienne se remet à table

ECRANS | de Guillaume Gallienne (Fr., 1h47) avec Adeline D'Hermy, Vanessa Paradis, Alice Pol…

Vincent Raymond | Mardi 14 novembre 2017

Venue de sa province, Maryline se rêve comédienne. Outre la blondeur attachée à son prénom si lourd à porter, elle dégage un je-ne-sais quoi séduisant les cinéastes. Las ! Son incapacité à fendre l’armure la plombe et elle végète, quand elle ne s’auto-détruit pas dans l’alcool… La bonne nouvelle avec ce Maryline, c’est que Guillaume Gallienne a renoncé à jouer dans son second long-métrage – il nous devait bien cela, après avoir doublement imposé sa présence dans Les Garçons et Guillaume, à table ! La mauvaise, c’est le choix de la presque jeune Adeline d’Hermy, empruntée à la Comédie-Française. Son visage marqué est dépourvu de la cinégénie requise pour ce rôle : on ne perçoit jamais la radieuse séduction censée émaner de son personnage. La malheureuse semble pourtant se donner du mal pour être à la hauteur ; sans beaucoup de succès malheureusement : on est plus enclin à la conspuer avec ses opposants qu’à éprouver de la compassion

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"En route vers les JO de 1968" : les JO en image et en musique

Ciné-concert | Les festivals Le Tympan dans l’œil et Les Rencontres Ciné Montagne s'associent une nouvelle fois pour proposer un intrigant ciné-concert imaginé par Xavier Machault et Roberto Negro. On vous en (un peu) dit plus.

Aurélien Martinez | Mardi 24 octobre 2017

Du mardi 7 au samedi 11 novembre se déroulera au Palais des sports de Grenoble la 19e édition des Rencontres Ciné Montagne – « l’un des plus grands [événements] d’Europe » sur cette question assure le maire Éric Piolle dans l’édito du programme. Avec, forcément, la diffusion de films de montagne, en présence souvent de leurs protagonistes et des réalisateurs, pour ensuite initier une discussion. Mais aussi des rencontres avec des auteur.e.s, un salon du livre alpin, une bourse au ski de rando ou encore, et c’est là la raison principale de cet article, un ciné-concert en ouverture dans le cadre de la célébration des 50 ans des Jeux olympiques de Grenoble. En route vers les JO de 1968, création de 15 minutes proposée par le festival de ciné-concert Le Tympan dans l’œil (dont la 8e édition aura lieu fin novembre), se basera sur des images provenant de trois films du cinéaste gren

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Pelouse : gazon maudit par Xavier Machault

Concert | Manière de rock acoustique empruntant au meilleur d'une chanson française indé aux idées noires, Pelouse, trio mené par Xavier Machault, publie jeudi 26 octobre (jour de concert à la Bobine) un EP aux contours contondants et à la surface pelée idéale plus enclin à laisser pousser les idées noires que la verdure. Tant mieux.

Stéphane Duchêne | Mardi 24 octobre 2017

Pelouse : gazon maudit par Xavier Machault

Le nouveau projet musical de Xavier Machault, comédien, musicien et chanteur grenoblois, a beau être baptisé Pelouse, ne pas s'attendre ici à l'un de ces gazons anglais à la verdeur ardente tondu à la pince à épiler. Ni même au pré carré vert d'un petit pavillon de banlieue où s'ébattent les enfants et rougeoient les barbecues. Il faut imaginer ici un gazon pelé, un champ de patate, quelque chose comme un terrain vague de la chanson dont le propos ne le serait pas, vague. Un "no man's land" incarné où la mauvaise herbe, en repoussant, ferait renaître l'espoir qui suit la "tabula rasa". La formule de ce Roundup (un fameux herbicide) inversé est étrange. Machault au chant de ruine (rimant avec chant de mine) pour le moins sépulcral et deux exilés du Tricollectif (collectif de musiciens jazz et musiques improvisées) : Valentin Ceccaldi au violoncelle (c'est aussi lui qui compose) et Quentin Biardeau au saxophone et aux claviers, pour un parti pris quasi exclusivement acoustique. Mais qui résonne comme dix générateurs électriques, produisant sa propre tension en frictionnant rock et chanso

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Le Grand rendez-vous du 10 : la chance aux chansons de Xavier Machault

MUSIQUES | Pas besoin d’attendre l’été ou de faire des kilomètres en voiture pour se rendre à un festival de musique. En plein cœur du centre-ville grenoblois, les habitants de la rue Chenoise ont décidé de monter leur propre événement. Chanson contemporaine, tarif libre et huile de coude sont les ingrédients de cette nouvelle recette. Rencontre avec Xavier Machault, chanteur grenoblois qui l’a imaginée et cuisinée.

Nicolas Joly | Mardi 13 juin 2017

Le Grand rendez-vous du 10 : la chance aux chansons de Xavier Machault

À Grenoble, l’art se pratique aussi dans la rue. Faire sortir les œuvres des musées et les chanteurs des salles de concerts sont des moyens de démocratiser la culture, mais aussi de redécouvrir l’espace urbain. C’est dans cette optique que les habitants de la rue Chenoise, située à quelques pas de la place Notre-Dame, ont décidé d’organiser un micro-festival dans la cour du numéro 10. Les 17 et 18 juin, cinq groupes et chanteurs se produiront ainsi gratuitement dans cet espace aux airs de traboule lyonnaise. « C’est une cour emblématique du centre ancien, un joyau caché » nous explique Xavier Machault (au centre de la photo), chanteur grenoblois à l’initiative du projet. Un joyau que les habitants de la rue Chenoise ont à cœur de faire découvrir. Et pour cela, ils n’hésitent pas à mettre la main à la pâte. « Ils ouvrent leurs salons pour faire des loges pour les artistes, le restaurateur [à gauche sur la photo – NDLR] les nourrit et le pâtisserier [à droite – NDRL] leur offre le café. C’est très participatif. » Malgré tout ce mal donné, l’événement n’affiche aucun tarif d’entrée. À la place, une par

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John Mayall : blues toujours

Concert | Le pionnier du blues anglais, à la soixantaine d'albums (studio comme live), sera samedi 18 mars à la Belle électrique. Une légende vivante en somme.

Stéphane Duchêne | Mercredi 15 mars 2017

 John Mayall : blues toujours

Fringant octogénaire, John Mayall est presque aussi vieux que le blues lui-même, et au moins autant que le blues anglais dont il est l'un des pionniers. Une tradition british qui a vite fait la part belle aux "guitar-heroes" comme Eric Clapton, Mick Taylor, Peter Green, Jeff Beck, Jimmy Page... Bref, à toute une génération de techniciens hors pair et de solistes virtuoses. Parfois un peu trop quand la démonstration l'emportait sur le supplément d'âme. Mayall, aîné d'au moins dix ans de toute cette portée de bluesmen, et par ailleurs multi-instrumentiste, est un peu – légendes américaines mises à part – leur maître à tous, qui montra la voie possible d'un blues à l'anglaise et de la guitare qu'il maîtrise depuis l'âge de douze ans, fabriquant parfois lui-même ses instruments. Ce n'est pourtant qu'à 30 ans qu'il fonde The Bluesbreakers, formation mythique qui sera à la pointe du "british boom blues" et verra passer au mitan des 60's certains des talents précités, comme une sorte de centre de formation des bluesmen dont Clapton sera la figure de proue pas toujours très reconnaissante. Plus que cela Mayall, qui s'exile

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Le Loco Mosquito, de la salsa au funk (& co)

Nouvelle soirée | Depuis presque 25 ans, le Loco Mosquito fait fiévreusement se déhancher les aficionados de salsa. Mais vendredi 10 mars, c’est le funk qui mettra l’ambiance au 56 rue Thiers, le patron lançant un nouveau type de soirée dans son bar. Tenue vintage conseillée.

Charline Corubolo | Mardi 7 mars 2017

Le Loco Mosquito, de la salsa au funk (& co)

Le moustique qui a piqué Javier Colli, taulier du Loco Mosquito, était sans nul doute porteur d’un joyeux virus gorgé de salsa. Ce dernier a ainsi pris possession du bar du bout de la rue Thiers en 1994 pour en faire une véritable institution grenobloise de la nuit latine. Tous les mardis, chez lui, c’est scène ouverte ; et du mercredi au samedi, on plonge dans la chaleur hispanique avec soirée salsa et initiation à la danse, tout ça dans la convivialité et la gratuité. « J’ai fait un bar à l’espagnol, assez chaleureux. Au début c’était plutôt étudiant. Après presque 25 ans d’existence, maintenant il y a de tous les âges. » Fief du déhanché latino, le Loco Mosquito était également jadis un lieu de passage pour les DJs locaux et souhaite envoyer du mix à nouveau. Vendredi 10 mars, le Last train to London Town sera du coup piloté par Dr J avec une sélection « funk, soul, ska ». « On va essayer de relancer les soirées avec des DJs. Pour cette première, c’est un peu dans l’idée des Dynamita’s nights à la Belle électrique, histoire de revivre les années 1970 avec un dress cod

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Holocène : « Lancer un festival a toujours été un acte audacieux »

Interview | Du jeudi 2 au samedi 11 mars débarque à Grenoble et dans l’agglo un nouveau festival organisé par la société de production Le Périscope. Si l’on se penche sur la (foisonnante) programmation dans un autre article, on s’intéresse ici aux coulisses de cette première édition. Curieux que nous sommes, on a donc rencontré le directeur de cet Holocène pour en savoir plus.

Aurélien Martinez | Vendredi 24 février 2017

Holocène : « Lancer un festival a toujours été un acte audacieux »

Un nouveau festival musical va voir le jour début mars à Grenoble, au moment où certains s’éteignent (pour diverses raisons) comme récemment Rocktambule. Le pari est plutôt risqué ? Son directeur Sylvain Nguyen nous répond, dans ses (beaux) bureaux du cours Berriat : « Lancer un festival a toujours été un acte audacieux, que ce soit pour le milieu culturel associatif comme pour le privé. En même temps, c’est excitant. Après oui, c’est vrai, certains festivals naissent et d’autres s’arrêtent, mais ce sont des cycles et j’en suis désolé. Surtout pour Rocktambule, comme mon associé Alex a participé à la création du festival. Et quand des potes arrêtent, ça fait chier. » Derrière cette nouvelle aventure baptisée Holocène (du nom d’une période interglaciaire et d’une chanson de Bon Iver), on retrouve Le Périscope (de ce même Sylvain Nguyen), tourneur et producteur de concert

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Warhaus, le Leonard Cohen belge? Oh que oui!

MUSIQUES | En échappée solitaire de Balthazar, l'impeccable formation avec laquelle il a écrit ces dernières années quelques-uns des plus beaux chapitres du rock belge, Maarten Devoldere fait roucouler son Warhaus dans l'ombre envahie autant qu'envahissante mais jamais pesante de Leonard Cohen. Une magnifique réussite, tout en splendeur avachie, à découvrir jeudi 16 février à la Maison de la musique de Meylan.

Stéphane Duchêne | Mardi 14 février 2017

Warhaus, le Leonard Cohen belge? Oh que oui!

« You want it darker » : c'est sans doute ce que s'est dit à lui-même Maarten Devoldere au moment de quitter momentanément Balthazar, ce navire belge avec lequel il repousse depuis quelques années et au fil des albums les limites de l'élégance bizarre et du naufrage plein de panache. « You want it darker » comme un mantra cohenien, donc, du titre du dernier album du maître Leonard. Profession de foi solitaire et ténébreuse digne de la mémoire du Ladies' Man spirituel quebécois. Car ne nous cachons pas derrière le petit doigt du Manneken Pis, il y a du Cohen chez Warhaus, le nom que s'est choisi Devoldere pour évoluer en solo. Il y a de la noirceur, de la gravité, des claviers électroniques, cette rythmique et cette voix traînante qu'on semble mener à l'échafaud, des chœurs féminins pour soigner les blessures, ou les rouvrir c'est selon, et un peu de lo-fi en guise de philosophie apocalyptique. Devoldere semble même prendre un malin plaisir à ce jeu de "cache/catch-me if you can" : son Memory pourrait être un

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Grenoble : les vingt concerts à ne pas louper entre janvier et mai

Panorama rentrée 2017 | Les prochains mois, il y aura du bon, voire du très bon, à écouter dans les salles grenobloises et de l'agglo. On vous détaille nos coups de cœur.

La rédaction | Mardi 3 janvier 2017

Grenoble : les vingt concerts à ne pas louper entre janvier et mai

Yael Naim et le Quatuor Debussy À la faveur d'un concert exceptionnel à Lyon en 2015, Yael Naïm et le Quatuor Debussy (on ne présente plus ni l'un, ni l'autre) sont tombés en amour. D'où l'idée de prolonger cette expérience de manière plus durable et plus travaillée. La chanteuse et le quatuor baroque ont donc lancé une tournée qui revisite avec douceur – et les arrangements du Debussy – le répertoire passé et présent de la franco-israélienne. Grâce lumineuse et cordes sensibles garanties. À la Rampe (Échirolles) Jeu 12/01 et ven 13/01 _______ Camera Les années 1970 inspirent plus que jamais les artistes d'aujourd'hui et ce ne sont pas les Berlinois de Camera qui diront le contraire. Figure de proue de la renaissance du krautrock, ce genre tombé aux oubliettes pendant de longues années, le trio guitare-clavier-batterie n'a rien de conventionnel. Il épr

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Notre sélection de concerts et spectacles à offrir à Noël

ACTUS | Comme chaque année en décembre, tout le monde se demande quoi mettre à qui sous le sapin. Laissons à nos confrères les suppléments en papier glacé vantant les mérites de produits high-tech capables de vider un porte-monnaie en deux secondes et autres biens de consommation qui en jettent une fois le papier déballé mais n’ont plus aucune utilité dès le 26 décembre, et optons pour une sélection 100% immatérielle à base de spectacles et de concerts. C'est cadeau !

La rédaction | Mardi 6 décembre 2016

Notre sélection de concerts et spectacles à offrir à Noël

Jeff Mills Pour les vétérans de l’électro Jeff Mills ? Une véritable légende de la musique électronique, à la fois technicien hors pair, artiste inspiré et figure historique de la scène techno de Détroit. Avec sa création atypique de 2014 baptisée Planets, il a réinterprété l’une des partitions les plus célèbres du répertoire symphonique classique (Les Planètes de l’Anglais Gustav Holst, composée il y a un siècle) pour un voyage dans le système solaire (d’où le titre) en dix mouvements. Et autant (voire plus) d’émotions, comme « le mélange du classique et de la musique électro produit toujours des résultats inattendus » selon lui. On le croit sur parole. À la MC2 vendredi 31 mars De 10 à 29€ ______ Julien Doré Pour les amateurs de chanson française à tendance hipster On a toujours regardé avec intérêt Julien Doré, même s’il y a toujours eu un petit quelque chose en lui qui ne nous convainquait pas totalement – son personnage de dandy adepte des références

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Holocène : un nouveau festival à Grenoble

MUSIQUES | Les festivals meurent (Rocktambule dernièrement) mais naissent aussi. Du 2 au 11 mars 2017 aura ainsi lieu la première édition du festival Holocène, piloté par (...)

Aurélien Martinez | Mardi 22 novembre 2016

Holocène : un nouveau festival à Grenoble

Les festivals meurent (Rocktambule dernièrement) mais naissent aussi. Du 2 au 11 mars 2017 aura ainsi lieu la première édition du festival Holocène, piloté par le Périscope, producteur grenoblois de concerts. Son axe ? La musique, avec tous les genres – Fréro Delavega, General Elektriks, Étienne de Crecy, Magma… Et si l’aventure débutera par un gros week-end au Summum et à Alpexpo, Holocène ira ensuite dans plusieurs (plus petites) salles de l’agglo, pour un budget global aujourd’hui chiffré entre 600 et 800 000 euros. On en reparle en temps voulu.

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Peter Solo : « Comparez-moi à mes aînés plutôt qu’à Michael Jackson »

Concert | Adeptes d'un afro funk ultra addictif, auteurs de tubes instantanés comme "Pas contente" ou le récent "La Vie c'est bon", capables de longues transes à la Fela Kuti, les musiciens de Vaudou Game reviennent munis d'un second album en forme de classique : "Kidayù". Interview avec leur charismatique leader Peter Solo, né au Togo mais désormais installé à Lyon, avant le concert qu’ils donneront au Prunier sauvage pour les cinq ans du lieu.

Sébastien Broquet | Mardi 22 novembre 2016

Peter Solo : « Comparez-moi à mes aînés plutôt qu’à Michael Jackson »

On définit souvent Vaudou Game comme un groupe d’afro funk ou de funk vaudou, explorant un univers proche du fameux Orchestre Poly-Rythmo de Cotonou, au Bénin : êtes-vous d’accord avec ces références et les revendiquez-vous ? Peter Solo : Je suis à fond dans la filiation avec Poly-Rythmo et avec Roger Damawuzan. C’est une fierté : je préfère que l’on me compare à mes aînés plutôt qu’à Michael Jackson par exemple. Si on me disait que je m’inscrivais dans sa filiation à lui, je comprendrais moins... Certains morceaux des deux albums s’approchent ainsi plus du blues, développent une certaine spiritualité, s’éloignent de l’aspect dansant : je pense à Ata Calling... Dans la musique, il n'y a pas que la danse. Il y a des moments de recueillement, de ressource, d’émotions fortes. Ces instants d’intimité donnent du relief à un discours, on se doit d'avoir des ambiances différentes à proposer pour varier les énergies et les émotions. Mais cette gamme de mo

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Vaudou Game ? Bien plus qu'un jeu

MUSIQUES | Avec "Kidayù" , Peter Solo et ses musiciens font non seulement bouger les foules mais les invitent également à réfléchir sur le monde qui les entoure. Nouvelle preuve que peu importe les genres à travers lesquels elle s'exprime, la musique reste avant tout une tribune de libre expression.

Gabriel Cnudde | Mardi 22 novembre 2016

Vaudou Game ? Bien plus qu'un jeu

Il y a des musique sur lesquelles on ne peut s'empêcher d'esquisser quelques pas de danse. Il y en a d'autres qui déclenchent même chez le plus mauvais des chorégraphes des pas frénétiques. L'afro funk fait indéniablement partie de cette deuxième catégorie. On pourrait en rester là, à ce simple constat venu du dancefloor. Mais le Togolais Peter Solo ne l'entend pas de cette oreille. En mêlant à ce genre musical les préceptes de sa religion, le musicien a fait de son Vaudou Game bien plus qu'un simple jeu de jambes. Si les pédales de guitare, les rythmes endiablés et les lignes de basse funk à souhait font immédiatement passer Kidayù pour un disque léger, il n'en est rien. Bien au contraire, il est engagé, porte haut et fort les messages du vaudou. On y parle d'écologie sur Natural Vaudou, de politique sur Revolution et d'économie sur La dette. Bref, cet album est là pour rappeler à tous que tous les genres doivent s'affranchir des

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Catherine Ringer : son concert à la Source reporté au lundi 14 novembre

MUSIQUES | Catherine Ringer, sans doute l’une des chanteuses françaises les plus passionnantes qui nous avait tant séduits du temps des Rita Mitsouko, devait être sur (...)

Aurélien Martinez | Mercredi 2 novembre 2016

Catherine Ringer : son concert à la Source reporté au lundi 14 novembre

Catherine Ringer, sans doute l’une des chanteuses françaises les plus passionnantes qui nous avait tant séduits du temps des Rita Mitsouko, devait être sur la scène de la Source mercredi 2 novembre. Mais le concert est décalé comme l’a annoncé l’organisateur. « Ayant appris que Catherine Ringer est légèrement souffrante et que son étant ne lui permet pas d'assurer sa représentation de la manière dont l'artiste le souhaite, veuillez noter que le concert initialement prévu mercredi 2 novembre à la Source de Fontaine est reporté au lundi 14 novembre 2016. » Infos pratiques : « Les billets achetés pour la date initiale du 2 novembre restent valable pour le 14 novembre. Les locations pour le 14 novembre continuent. À noter que pour les personnes qui seraient dans l'impossibilité d'assister à la représentation du 14 novembre, les billets peuvent être remboursés au point de vente où ils ont été achetés. » Voilà, vous savez tout !

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Oxmo Puccino, la force tranquille

MUSIQUES | L'un des rappeurs français les plus passionnants sera jeudi à Crolles.

Sébastien Broquet | Mardi 11 octobre 2016

Oxmo Puccino, la force tranquille

C’est l’une des plumes les plus acérées et les plus pertinentes du hip hop actuel : Oxmo Puccino est en concert à l'Espace Paul Jargot de Crolles ce jeudi 19 octobre et c’est un show à ne pas manquer. Car celui qui a débuté en 1998 avec Opéra Puccino sait manier la scène à merveille, lui qui est doté d’une présence physique aussi imposante que charismatique et d’un flow tout en rondeurs mis au service de rimes affinées et de métaphores futées. S’il a débuté au sein du mythique crew Time Bomb, c’est en 2006 qu’il met loin derrière la concurrence avec Lipopette Bar, album concept enregistré en compagnie d’un groupe formé pour l’occasion : The Jazzbastards. Influencé jazz et film noir, ce disque l’emmène loin vers un univers qu’il occupe en solitaire et continue d’approfondir aujourd’hui, où ses talents de conteur du quotidien (Pam Pa Nam) se mêlent à un feeling très Ascenseur pour l’échafaud – pas un hasard s’il collabore avec les trompettistes Ibrahim Maalouf (l’an dernier) ou Erik Truffaz (récemment). La force tranquille qu'on vous dit.

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Le train d'enfer Last Train

MUSIQUES | Feu de paille ou bombe incendiaire, on annonce Last Train, jeunes hommes bien rangés aux concerts dérangés, comme le futur du rock vintage. À voir et surtout à suivre. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mardi 5 avril 2016

Le train d'enfer Last Train

Sur le papier, c'est-à-dire sur leurs affiches ou photos de presse, les membres de Last Train, programmés ici avec Jeanne Added, ont l'air tout droit sorti de la prépa lettres du lycée Fustel de Coulanges de Strasbourg – ils sont Alsaciens. Une fois qu'on monte le son, le quatuor se mue en l'un de ces démonte-pneu du rock qui colle assez facilement au mur le public et la critique qui aurait peur de ne pas être montée dans le bon wagon. Car le leur, de wagon, va vite, très vite ; et il se dit qu'il ira loin très loin, comme un bohémien ou peut-être même comme Muse tiens, s'il leur prenait l'idée plutôt mauvaise de transfmuter leur énergie foudroyante en théâtralité et en lyrisme. On préférerait de loin qu'ils continuent de se vautrer dans une sorte de fange psychédélique dans laquelle une mère ne reconnaîtrait pas ses petits mais qui conserve cette sauvagerie, en la patinant avec ce qu'il faut de bons produits et d'épaisseur – ce qui les rapprocherait aussi des grands zinzins crasseux du Black Rebel Motorcycle Club. Reste à savoir si ce qui fait la gran

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Les dix concerts à ne pas louper en mars et avril

MUSIQUES | Ces deux mois seront riches en événements du côté de la Belle électrique, de la Bobine, de la Source, de la MC2... La preuve en dix points à base de Feu! Chatterton, de Rover, de Nada Surf ou encore de Détours de Babel. Stéphane Duchêne et Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Vendredi 19 février 2016

Les dix concerts à ne pas louper en mars et avril

Feu! Chatterton Voilà un groupe qui aime les transports, qui a déchiré le voile du succès critique avec une chanson sur le Costa Concordia et annoncé son premier album avec un single titré Boeing. Mais quand on parle de transport, il faudrait entendre ce mot selon toutes ses acceptions, à commencer par celle du transport sentimental, du transport amoureux et du voyage des mots. Car si l'on a multiplié les comparaisons musicales ou stylistiques s'agissant de Feu! Chatterton, il faut reconnaître une chose qui n'appartient qu'à eux. Rarement, on a vu si jeune groupe écrire des textes de la sorte : Boeing est une chanson à danser autant qu'à lire comme une suite machiniste à L'Albatros de Baudelaire (« Boeing, Boeing ! Et tes mouvements lents sont de majesté / Est-ce la faute de tes passagers indigestes / Si tu penches ? »). Quant aux paroles de Côte Concorde, elles sont à placer aux côtés des grands textes de la chanson française (« Du ciel tombe des cordes, faut-il y grimper ou s'y pendre ? »). Feu! Chatterton, loin d'être de paille, brûle de mots et sur scène les enflamme. C'est à voir.

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Cabaret frappé – jour 4 : écouter ou taper des mains

MUSIQUES | Pour la quatrième journée de festival, une soirée pop (au sens large) délimitée par deux groupes (Baden Baden et Shake Shake Go) aux conceptions musicales très différentes. Avec, au milieu, le folk de Neeskens.

Aurélien Martinez | Vendredi 24 juillet 2015

Cabaret frappé – jour 4 : écouter ou taper des mains

« C'est mignon » (un spectateur). Oui, c'est ça. De la musique naïve en quelque sorte, qui parle beaucoup d'amour, de nostalgie, de ressentis… Jeudi soir, le kiosque du Jardin de Ville a une nouvelle fois changé de couleur avec la pop élégante des cinq Français de Baden Baden. Une pop simple, humble même, sans effets de manche, pourtant solidement construite, notamment au niveau mélodique. C'était, comme le laissaient supposer leurs deux albums (qu'on vous invite à écouter si ce n'est pas déjà fait), très beau, même si l'heure de concert était un poil monocorde – beaucoup de morceaux se ressemblent. Côté public, avec une foule encore une fois importante devant le kiosque (revenu sous le soleil), ça a fonctionné avec, forcément, une ambiance plus calme qu'hier soir. Et tu tapes, tapes, tapes… À 22h30 sous le chapiteau, juste après Nees

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