NewArray, en dehors des codes établis

Soirée | Un nouvel label pour la musique électro : NewArray fait bien les choses et propose une soirée au Redrum, samedi 15 février, pour (mieux) se faire connaître. Explications.

Damien Grimbert | Mardi 11 février 2020

Photo : DR


Le schéma habituel des associations de musiques électroniques locales est désormais bien connu : plusieurs DJs et producteurs se mettent en commun, organisent des soirées d'ampleur croissante avec des têtes d'affiche et effectuent un important travail de communication pour transformer leur nom en véritable marque établie, gagnant ainsi en visibilité et en notoriété. Une sorte de "passage obligé" auquel NewArray a pourtant décidé de tourner radicalement le dos… sans en faire toute une histoire pour autant.

Regroupant un noyau dur de quatre ou cinq personnes déjà passées par une flopée de collectifs (Shoganaï, Hidden Plaza…) et habituées des passages sur la webradio Str808, NewArray s'intéresse ainsi toujours au versant le plus pointu de styles comme la techno, l'électro, la trance, l'acid ou l'IDM… mais consacre également beaucoup de temps « à faire des réunions, discuter de musique, se remettre en question, chercher à sortir des schémas établis et se libérer des impératifs commerciaux » comme l'expliquent Ben et Guillermo, deux des membres de l'asso. Prochainement disponible sur Bandcamp, [0], première compilation estampillée NewArray, s'avère en tout cas d'une qualité irréprochable et donne envie de suivre comment tout cela va évoluer.

NewArray présente [0], avec Numuw, Binary Digit, Macon et Ned Flanger
Au Redrum samedi 15 février, à 20h


NewArray

Techno, électro, downtempo. Numuw + Binary Digit + Macon + Ned Flanger
Redrum (ex Mark XIII) 8 rue Lakanal Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Les trois soirées de la semaine

Soirées | Direction le Black Lilith et/ou le Drak-Art le vendredi 25 mai et la Bobine le mardi 29.

Damien Grimbert | Mardi 22 mai 2018

Les trois soirées de la semaine

25.05.18 > Black Lilith Alpine Funk Classics Vol.1 Release Party Pour fêter la sortie du premier volume de son projet collaboratif Alpine Funk Classics, le collectif Shoganai organise une soirée pluridisciplinaire au Black Lilith. Au programme, un concert de jazz avec Marthe et TRIODD, une performance audiovisuelle ambient expé de Lei, une exposition de Juliette Piedagni et une flopée de lives et DJ-sets hautement recommandables : Exit Strategies, Nineteen Entities, Binary Digit & The Fresh Prince of Doner, Jean Pierre Pepone B2B Jean Pierre Parpaing… 25.05.18 > Ampérage Calling Marian / Hydrangea / Persepher / Paoli Pour sa nouvelle soirée à l’Ampérage, l’association La Métamorphose a composé un line-up à la fois 100% féminin et 100% techno, oscillant entre les « rythmiques percutantes et brutales d’une techno acid jusqu’aux mélodies sauvages et oniriques de l’ambient techno ». Côté live, on retrouvera ainsi Calling Maria et Persepher, tandis qu’Hydrangea (en photo) et Paoli seront en charge des DJ-sets. À ne pas manquer enfin, les créations visue

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Str808, la radio à l’heure du web

ACTUS | La web radio grenobloise, musicalement passionnante, fête son premier anniversaire ce samedi 28 avril.

Damien Grimbert | Mardi 24 avril 2018

Str808, la radio à l’heure du web

Formée à Grenoble il y a tout juste un an par un noyau dur de quatre personnes, la web radio Str808 repose sur un concept on ne peut plus simple : inviter régulièrement dans un appartement différents artistes locaux pour un live ou un DJ-set, et diffuser le tout en direct sur Facebook et leur site str808.fr par le biais d'un stream vidéo. Plusieurs aspects néanmoins sortent l'initiative du tout-venant pour en faire une proposition culturelle peu commune. À commencer par la variété et la qualité des artistes programmés, qui leur permet de couvrir un spectre musical extrêmement vaste : techno, house et électro bien sûr, mais également rap, samba, grime ambient, funk, post-punk, IDM, gabber ou encore cold wave pour n'en citer qu'une poignée. L'incrustation sur fond vert de vidéos derrière les artistes ensuite offre également au spectateur une passionnante synergie entre son et image. Dernier atout et non des moindres, le rythme plus que soutenu de diffusion : en l'espace d'un an, Str808 a ainsi accueilli pas moins de 40 DJs et prod

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Noise et disco avec Tan, Z.B. Aids et Macon

MUSIQUES | Pour ce samedi soir, le label grenoblois Stochastic Releases a concocté un plateau matérialisant le formidable brouillage des frontières entre musiques dansantes et velléités noise et expérimentales.

Damien Grimbert | Mardi 3 mai 2016

Noise et disco avec Tan, Z.B. Aids et Macon

Réunissant trois artistes aux sensibilités proches mais évoluant dans des esthétiques musicales radicalement différentes, le plateau présenté ce samedi par le label grenoblois Stochastic Releases pourrait, au premier abord, sembler déroutant à l’auditeur non averti. À y regarder de plus près, il reflète pourtant le formidable brouillage des frontières entre musiques dansantes et velléités noise et expérimentales en cours au sein de la scène "do it yourself". Originaire de l’Ohio et désormais installé à Nashville, Tan (en photo) est l’auteur d’une disco live synthétique et volontiers mélancolique, directement inspirée des scènes italo et hi-NRG du début des années 1980. Fondateur du label Stochastic évoqué plus haut, Macon façonne de son côté une techno bruitiste sombre, rude et brute de décoffrage, jamais très loin de l’expérimental pur. Issu enfin de la scène micro-édition/graphzine (Nazi Knife, False Flag…) Hendrik Hegray est sans doute le plus inclassable des trois. Intitulé successivement Hélicoptère Sanglante, Popol Gluant et désormais Z.B. Aids, son projet solo, amorcé au début des années 2000, prend ainsi la forme d’un live brouillon, désinvolte, diffo

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Un voyage radiophonique avec l'École du Magasin

ARTS | Fruit d’un travail de longue haleine, Take You There Radio est un projet de radio éphémère initié par la Session 24 de l’École du Magasin. Conçu comme (...)

Damien Grimbert | Mardi 2 juin 2015

Un voyage radiophonique avec l'École du Magasin

Fruit d’un travail de longue haleine, Take You There Radio est un projet de radio éphémère initié par la Session 24 de l’École du Magasin. Conçu comme « une série de voyages dans l’espace et le temps », il réunit narrations de science-fiction, états de conscience altérés, retransmissions d’utopies et appropriations de sujets politiques, mais également appels téléphoniques, lettres d’amour, DJ-sets, interviews, tutoriaux… Pour remplir sa grille de programme, qui sera diffusée en streaming sur internet 24h sur 24 pendant cinq jours, la Session 24 a fait appel à quatre artistes invités en résidence, ainsi qu’à une véritable pléiade d’intervenants locaux comme internationaux, qui proposeront des œuvres spécifiquement conçues pour l’occasion. Et si la liste de ces derniers est bien trop longue pour être énumérée ici, elle promet de toute évidence de jolies surprises ! Et le public dans tout ça ? C’est prévu : également conçue comme une exposition, Take You There Radio accueillera les visiteurs dans son studio temporaire lors de séances d’écoute en fin d’après-midi jusqu’au 18 juin, avant d’enfin commencer à émettre le 19 juin à 19h (avec

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Blue ruin

ECRANS | Grande révélation de l’année, ce polar très noir signé Jeremy Saulnier raconte la vengeance implacable d’un tueur improbable, fouillant au passage les artères corrompues de l’Amérique profonde. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mardi 8 juillet 2014

Blue ruin

Si les grandes figures tragiques grecques ou shakespeariennes se réincarnaient quelque part aux Etats-Unis du côté de la Virginie d’aujourd’hui, elles auraient l’air d’une bande de ploucs consanguins ou d’un clodo qui dort dans sa voiture et se fait ramasser au petit matin par la police — même pas pour l’arrêter, juste pour lui signifier que l’assassin de sa famille va être remis en liberté. Ce garçon sans âge, nommé Dwight, totalement hirsute et barbu comme c’est pas permis, a dans son regard perdu la douceur des enfants qui n’ont pas su grandir. Géniale idée de casting : l’incroyable Macon Blair, qui ressemble de prime abord à un Zach Gallifianakis tombé de Mars, confère au personnage une innocence qui prendra tout son sens lorsque, rasé de près et vêtu d’habits propres, il décidera d’accomplir une vengeance qu’il semble avoir programmée depuis belle lurette — pas besoin, du coup, de fournir d’explications à son geste, cela coule de source comme, la boucle est bouclée, cela coulait de source dans les tragédies antiques. Car Dwight sera à la fois le spectateur éberlué et l’acteur impitoyable du déferlement de violence qu’il engendre. Vengeur amateur Po

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Berlinale 2014, jours 7 et 8 : regarde les enfants grandir

ECRANS | "Boyhood" (photo) de Richard Linklater. "La Belle et la Bête" de Christophe Gans. "Macondo" de Sudabeh Mortezai. "La Deuxième partie" de Corneliu Porumboiu.

Christophe Chabert | Samedi 15 février 2014

Berlinale 2014, jours 7 et 8 : regarde les enfants grandir

La Berlinale touche à sa fin, et c’est peu de dire que le marathon fut intense — 32 films vus en huit jours ! Intense et paradoxal, car on y a vu des choses tout à fait extraordinaires, dans des conditions souvent exceptionnelles — les équipements cinématographiques berlinois sont impressionnants, et cette édition fut marquée par la réouverture du mythique Zoo Palast, entièrement rénové et d’un luxe à tomber par terre, avec ses sièges inclinables et sa moquette de dix centimètres d’épaisseur ! Le truc, c’est que ces films-là sont sans doute ceux qui auront le plus de mal à se frayer un chemin dans les salles françaises, tant ils sont par nature des objets radicaux et, disons-le, invendables. On en donnera un exemple à la fin de ce billet, mais c’est surtout au Forum, il est vrai dédié aux formes nouvelles et expérimentales, que l’on a trouvé ces objets passionnants. La compétition, elle, était médiocre. Le meilleur film, c’était d’évidence le Grand Budapest hotel de Wes Anderson, et on verra samedi soir si le jury emmené par le producteur, scénariste et bras droit de Ang Lee James Schamus nie ladite évidence et préfère, comme c’est hélas souvent le cas, se démar

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