Notes bleues (et autres)

MUSIQUES | Jazz / On vous l’accorde : il a déjà commencé et, parution en décalage oblige, on vous en reparle avec un peu de retard. On s’en serait voulu de manquer le 16e Grenoble Alpes Métropole Jazz Festival, qui tient cette année la note bleue jusqu’au 17 octobre.

Martin de Kerimel | Mardi 6 octobre 2020

Photo : (c) Margaux Shore


Salvatore Origlio et son équipe ont concocté un programme prometteur, en insistant tant sur la dimension universelle et intemporelle du jazz que sur sa grande diversité. Impossible de citer chaque artiste, alors on vous dévoile l'un de nos coups de cœur : le quatuor Cuareim (photo), accompagné par la percussionniste et chanteuse Natasha Rogers, qui s'adapte aux nouvelles normes sanitaires et va proposer deux sets successifs au public de l'auditorium du Musée de Grenoble, dimanche 11. Le projet, ambitieux, est d'associer des sonorités classiques à d'autres d'inspiration latine : un pari réussi, à en juger par les morceaux que nous avons entendus. Le festival dans son ensemble associera par ailleurs onze autres salles partenaires, à Grenoble, Bernin, Champ-sur-Drac, Crolles, Échirolles, Fontaine, Gières, Meylan, Saint-Égrève et Varces. Son programme complet est disponible en ligne, sur le site du Jazz Club de Grenoble (www.jazzclubdegrenoble.fr).


Cuareim Quartet

De Cuba au Pérou, de la Réunion à la Macédoine, de l'Afrique du nord au Paris du bal musette
Auditorium du Musée de Grenoble Place Lavalette Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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GAM Jazz Festival : « L’éclectisme signifie que le jazz n’est pas une musique morte »

Festival | Du 28 septembre au 8 octobre, Grenoble et son agglo vibreront grâce à une nouvelle édition de ce festival au nom à rallonge, le Grenoble Alpes Métropole Jazz Festival. Coup d’œil sur la programmation et échange avec le président du Jazz Club de Grenoble, Salvatore Origlio.

Valentine Autruffe | Mardi 28 septembre 2021

GAM Jazz Festival : « L’éclectisme signifie que le jazz n’est pas une musique morte »

Le signe particulier du Grenoble Alpes Métropole Jazz Festival, « c’est qu’il est très éclectique », annonce son directeur Salvatore Origlio. L’événement se veut ouvert au public et aux genres musicaux les plus larges possibles. « C’est autant notre force que notre défaut, car certains trouvent que l’on manque d’esthétique. Mais pour nous, l’éclectisme signifie que le jazz n’est pas une musique morte. Ce qui nous intéresse, c’est de programmer des musiciens de jazz, qui fassent de l’improvisation, qui transmettent une émotion et aient une histoire à raconter. » Voilà qui est dit ! Infortune au Petit Bulletin : notre coup de cœur de la programmation, Natacha Atlas, qui devait se produire le 1er octobre à la Faïencerie, a été annulé en raison d’une inflammation de la gorge dont souffre la diva. On se tourne alors vers Salvatore Origlio : selon l

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Atlas des musiques du monde

Sono mondiale | Strange Days. Que voilà un titre d'album et de spectacle particulièrement à propos pour illustrer les jours étranges que la reprise progressive d'activité ne (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 21 septembre 2021

 Atlas des musiques du monde

Strange Days. Que voilà un titre d'album et de spectacle particulièrement à propos pour illustrer les jours étranges que la reprise progressive d'activité ne parvient pas tout à fait à effacer. Comme par une sorte de prémonition Natacha Atlas avait pourtant enregistré et publié son dernier album en date avec Samy Bishai avant que le grand blocage ne commence : en l'an de grâce 2019. Après un report l'an dernier la chanteuse anglo-égyptienne née en Belgique vient enfin le présenter sur la scène du Grenoble Alpes Métropole Jazz Festival et ce n'est pas la moitié d'un événement. On a tendance à l'oublier mais Atlas est rien moins qu'une pionnière du genre qu'on appelait alors un peu abusivement "musiques du monde" et qui eut tôt fait de réunir en une vaste ratatouille musicale tout ce qui en la matière n'émanait pas du monde occidental. De sa première expérience avec le groupe Transglobal Underground à ses expériences solo, la chanteuse à la voix unique est parvenue à noyauter aussi bien les milieux branchés (elle

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Jazz à Vienne : les derniers noms

Festival | Jazz à Vienne complète sa programmation avec quatre nouvelles soirées de choix. Revue de détail.

Stéphane Duchêne | Mardi 27 avril 2021

Jazz à Vienne : les derniers noms

Bien décidé à se tenir à peu près normalement, à partir de fin juin, Jazz à Vienne avait annoncé la majeure partie de sa programmation début avril. La voici désormais complète avec l'ajout de quelques noms et non des moindres, qui avancent le début des festivités au 23 juin. Le festival allobroge vient en effet d'annoncer la tenue de quatre nouvelles soirées au théâtre antique. Le 24 juin d'abord, une soirée New Generation en compagnie du Portico Quartet et du Tigran Hamasyan trio (auxquels s'ajouteront les talents Adami Jazz Gauthier Toux et Nils Petter Molvaer). Le 26 juin ensuite pour une soirée Brésil avec deux amis de longue date, Seu Jorge & Rogê, enfin sur scène ensemble, et une carte blanche à Lucas Santana. Le samedi 3

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Jazz à Vienne dévoile sa programmation 2021, malgré les incertitudes

Festival | Et si le monde d'après commençait le 25 juin en l'antique théâtre de Vienne avec pour bande-son un peu (beaucoup) de jazz ? Alors que sonne la débandade au royaume des festivals estivaux, Jazz à Vienne veut y croire en dévoilant une programmation à l'ancienne avec de vrais musiciens à présenter à un public en chair et en os. Les promesses n'engageant que ceux qui y croient, on y croit. Un peu.

Stéphane Duchêne | Mardi 6 avril 2021

 Jazz à Vienne dévoile sa programmation 2021, malgré les incertitudes

18 soirées, trois hommages, huit cartes blanches, voilà ce que nous promet Jazz à Vienne pour son édition 2021 placée sous le signe de la « relance », du « combat » et de la « générosité ». Il faudra au moins ça pour que le festival débute bien le 23 juin (prochain, pas 2022) et se termine comme une fleur le 10 juillet. Ça, de bonnes doses de vaccins et accessoirement de chance aussi. Car quand on dit « voilà ce que nous promet Jazz à Vienne », il faut bien admettre qu'il s'agit davantage d'un vœu pieu déguisé en promesse de la part d'un événement malgré tout conscient du caractère incertain de l'avenir quand on se trimballe un présent pareil. Mais enfin bon puisque programmation il y a, alors parlons de programmation sans nous attarder, ça nous changera, sur les moyens de la mettre sur scène cet été et devant un public avec ça. Tout commencerait donc le 23 juin avec une soirée qui commence à trouver le temps long puisque déjà prévue pour l'an dernier : celle de l'ouverture qui accueillera le petit fiancé de Jazz à Vienne, Jamie Cullum, et

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Un début d’année jazz et intimiste

Concert | Le Jazz Club de Grenoble est de retour : après avoir fait relâche le 2 janvier, il retrouve son rythme habituel d’un apéro-concert tous les jeudis à la (...)

Martin de Kerimel | Mardi 7 janvier 2020

Un début d’année jazz et intimiste

Le Jazz Club de Grenoble est de retour : après avoir fait relâche le 2 janvier, il retrouve son rythme habituel d’un apéro-concert tous les jeudis à la salle Stendhal de la MJC Allobroges, rue Hauquelin. Le 9, à 19h30, c’est un quatuor franco-allemand qui sera le premier invité de la nouvelle année, avec Jens Loh à la contrebasse, Eckhard Stromer à la batterie, William Lecomte au piano et Laura Kipp derrière le micro. « Nous les attrapons au vol lors d’une tournée, révèle Salvatore Origlio, président du Jazz Club. La musique qu’ils interprèteront s’annonce assez intimiste, mais aussi d’une grande qualité du point de vue orchestrations et harmonisations. » Chaque groupe invité est rigoureusement sélectionné : l’association reçoit plus de 50 candidatures par jour ! Semaine après semaine, cela lui permet de construire une programmation éclectique, pour le plus grand plaisir de ses 250 adhérents. Une cinquantaine de concerts est ainsi proposée chaque année : à ceux du jeudi s’ajoutent ceux de Jazz en Lisière (organisés hors de Grenoble), ainsi que ceux du festival annuel du Jazz Club. La 16e édition de cet événement aura lieu du 2 au 17 octobre 2020. Pati

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Quand Grenoble se jazzifie toujours plus avec le Grenoble Alpes Métropole Jazz Festival

Festival | Rendez-vous du vendredi 4 au samedi 19 octobre pour le constater.

Stéphane Duchêne | Mardi 1 octobre 2019

Quand Grenoble se jazzifie toujours plus avec le Grenoble Alpes Métropole Jazz Festival

Si le Grenoble Alpes Métropole Jazz Festival est un événement, c'est parce que l'événement organisé à l'initiative du Jazz Club de Grenoble est le seul consacré à cette discipline dans l'agglomération. Il est donc on ne peut plus logique qu'à l'image de ce nom à rallonge, le GAMJF étende un peu plus à chaque édition son aire d'activité : Fontaine, Gières, Saint-Égrève, Varces, La Tronche... En tout ce sont pas moins de onze communes de l'agglomération (presque le double de l'an dernier) qui accueilleront la programmation de cette 15e édition et ses différents temps – les traditionnels Midi/Deux, master class, expositions, conférence... On y croisera cette année des figures telles que Raphaël Lemonnier (avec la Trova Project, une exploration de la chanson cubaine), l'étoile montante Agathe Iracema, l'électro-soul de Nojazz (photo), Yaël Rasooly et Ilya Magalnyk pour une plongée dans la musique de la première moitié du XXe siècle, l'explosif Amazing Keysto

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Jazz à Vienne 2019 : voici la programmation

Festival | Jazz à Vienne vient d'annoncer un programme d'autant plus touffu qu'il ne s'étale que sur une quinzaine (du 28 juin au 13 juillet). En voici les grandes et incontournables lignes.

La rédaction | Mardi 19 mars 2019

Jazz à Vienne 2019 : voici la programmation

À lire sur le PB Lyon.

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Avec le Voiron Jazz Festival, le jazz est « à la portée de tous »

Festival | Du 14 au 30 mars, le festival organisé par le Conservatoire de musique et de danse de Voiron est de retour dans une vingtaine de communes du Pays voironnais pour une neuvième édition « où il y en aura pour tous les goûts et tous les styles » selon Anne Mahey, directrice artistique de l’événement qui a répondu à nos questions.

Nathalie Gresset | Mardi 12 mars 2019

Avec le Voiron Jazz Festival, le jazz est « à la portée de tous »

Chaque année, à l’orée du printemps, des airs de jazz enivrants résonnent dans les rues d’une vingtaine de communes du Pays voironnais. Concerts, apéros musicaux, tremplins, expositions… Pour cette neuvième édition, pas moins de 70 manifestations rythmeront les seize jours du Voiron Jazz Festival. « Nous désirons organiser un événement populaire et familial, destiné aussi bien aux néophytes qu’aux connaisseurs. Plus de 80% de nos manifestations sont gratuites et ont lieu à des horaires accessibles pour les familles. Nous proposons aussi une programmation très diversifiée qui concilie jazz "classique", africain, latin ou encore inspiré de la chanson française » explique Anne Mahey, directrice artistique du festival et professeure au Conservatoire de Voiron, qui organise l’événement. « Transmettre le jazz aux plus jeunes » Et qui dit festival de musique, pose l’inéluctable question des têtes d’affiche. Cette année, l'événement recevra en résidence le cornettiste, trompettiste et chanteur Médéric Collignon (photo) et son quartet Jus de Bocse. « Leur musique a des influences jazz, funk et

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Jazz Alp : la montagne jazzy

Festival | Zoom sur la troisième édition du festival organisée du vendredi 8 au samedi 16 mars à l'Alpe du Grand Serre.

Stéphane Duchêne | Mardi 5 mars 2019

Jazz Alp : la montagne jazzy

Difficile de faire sa place au milieu de pléthore de festivals de jazz, qui plus est dans une région particulièrement féconde en la matière. C'est pourtant ce que parvient à faire Jazz Alp, festival posé à l'Alpe du Grand Serre (sud Isère) et qui fête sa troisième édition. Avec pour seule ambition de donner un aperçu à la fois modeste et ambitieux du métissage jazz sous toutes ses formes. Ainsi Jazz Alp accueillera-t-il, en plus du quintet local Etsaut, les voix envoûtantes de Bloom, trio féminin cheminant sur une ligne de crête (ça tombe bien, on est à la montagne) entre jazz, soul, pop et world et rehaussé d'une seule section rythmique ; le blues de la formation clermontoise Aurélien Morro & The Checkers ; le jazz funky des Lyonnais de Coda Lite (photo) ; ou encore le jeune prodige irlandais du saxophone Riley Stone-Lonergan – remplaçant au pied levé le Tom Harrison Quartet. Et puisqu'il s'agit de voir loin, on assistera à quelques variations africaines. D'abord avec le koriste Cherif Soumano

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John Zorn, Chassol et Hocus Pocus programmés à Jazz à Vienne 2019

Annonce | Jazz à Vienne dévoile les premiers noms de l'édition 2019 et celui de l'auteur convié à réaliser l'affiche de la prochaine édition : Jacques de Loustal.

La rédaction | Mardi 20 novembre 2018

John Zorn, Chassol et Hocus Pocus programmés à Jazz à Vienne 2019

Plus d'info sur le site du PB Lyon.

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Louis Winsberg : « Michael Brecker était un saxophoniste comme il n'y en a pas deux par siècle »

Festival | Jeudi 18 octobre à la salle Edmond Vigne, dans le cadre de la 14e édition du Grenoble Alpes Métropole Jazz Festival, le trio Charlier/Sourisse/Winsberg rendra hommage au saxophoniste américain Michael Brecker, pillier du jazz dans les années 1980. Le guitariste Louis Winsberg, aussi connu pour ses groupes Sixun et Jaleo, nous en dit plus.

Alice Colmart | Mardi 9 octobre 2018

Louis Winsberg : « Michael Brecker était un saxophoniste comme il n'y en a pas deux par siècle »

André Charlier et Benoît Sourisse formaient un duo avant que vous les rejoigniez. Comment est né ce trio ? Louis Winsberg : Je connais André Charlier, batteur et percussionniste, et Benoît Sourisse, organiste et pianiste, depuis 30 ans, mais notre rencontre musicale ne date que d'une dizaine d'années, suite à une idée d'un des programmateurs du Festival de Chamonix. Nous avons d'abord joué un mix de compos et de standards. Et au vu du plaisir évident qu’on a eu ensemble, nous nous sommes assis autour d'une table pour réfléchir à un projet qui ait du sens, quelque chose de fort. On a alors décidé de rendre hommage à Michael Brecker, ce saxophoniste américain décédé en 2007 et véritable pilier du jazz. Dans votre trio, il n'y a pourtant pas de saxophoniste à l’horizon… Oui, et c’était un vrai challenge à relever ! On est un trio orgue, guitare, batterie et on fait une musique jouée à l’origine par cinq-six personnes qui ont plus d’instruments. L'idée était avant tout de rendre hommage à ce musicien qui nous a inspirés dans le vocabulaire jazzistique de base. C’était un saxophoniste et un imp

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Jazz olympique au Albertville Jazz Festival

Festival | Rendez-vous du du mercredi 25 au dimanche 29 juillet en Savoie avec pas mal de belles têtes d'affiche.

Stéphane Duchêne | Mardi 19 juin 2018

Jazz olympique au Albertville Jazz Festival

Albertville capitale du jazz ? Si on nous avait dit qu'un jour l'ancienne ville hôte des Jeux olympiques d'hiver marcherait sur les traces musicales de La Nouvelle-Orléans, New York ou Chicago, on n'y aurait pas cru. Pourtant, depuis trois éditions (voici la quatrième), l’Albertville Jazz Festival s'affirme comme un événement important du paysage festivalier jazz régional – où la concurrence bat son plein entre Vienne et Montreux. Avec ses deux scènes, dont l'une est gratuite et davantage encline à la découverte, le festival opère dans un schéma bien connu des événements jazz. À savoir un mélange de fidélité à la geste du genre (ou des genres) maison (Henri Texier, Kyle Eastwood, Raphaël Imbert, EYM Trio, le manouche de Biréli Lagrène ou des Doigts de l'Homme), mais aussi une manière de s'encanailler avec tout un tas d'esthétiques plus ou moins frontalières parfaitement symbolisées par la présence de Youn Sun Nah feat Nguyen Lê, mais aussi des pointures comme Charlie Winston, Hugh Coltman ou

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Jazz (en) fusion à Jazz à Vienne grâce à Magma

Festival | Avec Magma, Christian Vander a opéré dès la fin des années 1960 une petite révolution musicale dont beaucoup ne se sont jamais remis et dont lui-même n'est jamais sorti. Toujours au front, le légendaire batteur aux étranges glossolalies sera à Jazz à Vienne mercredi 11 juillet pour opérer la fusion du Théâtre antique.

Stéphane Duchêne | Mardi 19 juin 2018

Jazz (en) fusion à Jazz à Vienne grâce à Magma

À ce jour, en quasiment 50 ans de carrière, Magma a enregistré plus de live que d'albums studio et, de fait, il est peu de personnes qui, pour s'être trouvées un jour à un concert de Magma, toutes époques confondues, n'en ont pas gardé de sérieuses séquelles, plaçant là le groupe parmi les expériences musicales live les plus intenses qui puissent exister. Les plus sérieusement vrillées aussi car un concert de Magma ne ressemble, encore aujourd'hui, à aucun autre. Sans doute parce que Magma ne ressemble à personne. C'est que son fondateur Christian Vander a été à bonne école, grandissant, grâce à un père musicien, dans le giron direct de grands batteurs tels qu'Elvin Jones (frappeur de Coltrane) et Kenny Clarke, des amis de la famille à l'esprit libre comme l'air. Et quand on se fait offrir sa première batterie par le maverick de la trompette Chet Baker, c'est que l'on est promis à un destin particulier. Plus grand que la vie et au-delà du raisonnable, c'est ainsi qu'ont toujours résonné les projets de Vander, dont l'influence principale reste le free-jazz – la liberté toujours – de John Coltrane. Zeuhl Lorsqu'il c

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"Voiron Jazz Festival" : jazz à voir à Voiron

Festival | Zoom sur la huitième et prometteuse édition du festival, qui accueillera cette année pas mal de grands noms du jazz.

Stéphane Duchêne | Mardi 20 mars 2018

Comme tout bon festival de jazz, Voiron Jazz s'étale au maximum ; pas seulement dans le temps (du 22 mars au 7 avril) mais aussi dans la ou les formes : apéro-concert, ciné-concert, exposition, tremplin big band, stage... Mais bon, comme dans tout bon festival aussi, ce qui prime c'est le line-up. Et si l'on s'en tient aux têtes d'affiches, Voiron Jazz n'aura pas à rougir cette année. En vedette, Lucky Peterson (photo) partira sur les traces de son mentor Jimmy Smith dans un Tribute to Jimmy Smith où le guitariste et chanteur de Buffalo, également claviériste, se faufile derrière cet orgue Hammond B-3 qui était la marque de fabrique de l'ancien pensionnaire du Blue Note. Le festival s'animera aussi de quelques duos. Comme un qui réunit celui que les amateurs de musique klezmer, et particulièrement de clarinette, connaissent par cœur, Yom, et le titulaire des grandes orgues de l'église Sainte-Eustache à Paris (inutile de dire que ça en je

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"Live in the city" : « Comme Johnny chez nous, Stevie Wonder a traversé les générations »

Concert | Vendredi 12 janvier, le big band l’Usine à jazz proposera, à la Belle électrique, une nouvelle représentation de son concert "Stevie Wonder - Live in the city". On vous en dit plus.

Alice Colmart | Mardi 9 janvier 2018

Depuis deux ans, le concert Stevie Wonder – Live in the city, mené par le big band grenoblois l’Usine à jazz, rencontre un beau succès. « Nous nous sommes déjà produits cinq fois. À chaque fois, c’était une réussite, on faisait salle pleine. La musique de Stevie Wonder a un énorme pouvoir, elle rend les gens heureux ! » nous explique Francois Carrel, administrateur de l’orchestre vieux de 25 ans. « Stevie Wonder est un vrai personnage. C’est comme Johnny chez nous, il a traversé les générations » ajoute Pascal Perrier, directeur musical du projet. Depuis sa mise en place en avril 2016, l’équipe du spectacle a été renforcée. Pascal Perrier : « Pour être fidèles à l’orchestre de l’artiste, deux chanteurs, trois choristes et deux percussionnistes sont venus en renfort. On est donc 28 musiciens sur scène ! Le début du show correspond à la première période artistique du chanteur, celle où il travaillait avec le label culte Motown. C’est là qu’on fait découvrir des titres moins connus comme

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Grenoble Alpes Métropole Jazz Festival : jazz d’octobre

Festival | Zoom sur la treizième édition du festival concocté par le Jazz Club de Grenoble. Avec cette année, quelques belles têtes d'affiche dont une au patronyme bien connu.

Aurélien Martinez | Mardi 10 octobre 2017

Grenoble Alpes Métropole Jazz Festival : jazz d’octobre

L’agglomération grenobloise n’est pas la plus jazzophile de France. Alors quand, chaque automne, revient sur le devant de la scène le bien nommé Grenoble Alpes Métropole Jazz Festival (il s’étend chaque année géographiquement un peu plus), on ne peut que se réjouir – si tant est que l’on aime le jazz ; mais tout le monde aime le jazz (ou devrait l’aimer), non ? Au programme de cette treizième édition concoctée par le Jazz Club de Grenoble (là encore un nom bien explicite, et une structure composée uniquement de bénévoles), deux semaines de jazz au sens large (le directeur assure ne pas défendre une esthétique pure) dans six villes de l’agglomération. Avec des concerts d’artistes du coin bien sûr (le festival a été en partie créé pour défendre la scène locale), et des têtes d’affiche capables de rameuter les foules comme le batteur vu à la Nouvelle Star Manu Katché, la chanteuse guadeloupéenne basée à Paris Véronique Hermann-Sambin, le vibraphoniste Vincent Maillard invité par le Quatuor Caliente… Mais le plus grand nom de cette année est sans nul doute le contrebassiste

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Pascal Kober : « Faire découvrir le jazz à un public large »

Exposition | Pour sa première exposition photographique, le photojournaliste Pascal Kober investit le Musée de l’Ancien Evêché en clichés et en son. À travers ses photographies de presse empreintes d’une passion qui fait vibrer les images, il livre un témoignage visuel saisissant d’un "Abécédaire amoureux du jazz" qui fera tomber sous le charme chaque visiteur. Mais avant la visite, on l'a rencontré pour en savoir plus sur la photo et le jazz.

Charline Corubolo | Mardi 4 juillet 2017

Pascal Kober : « Faire découvrir le jazz à un public large »

Vous êtes passionné de photographie et de jazz. Depuis de nombreuses années vous suiviez inlassablement les musiciens en tournée. Qu’est-ce qui, selon vous, fait l’essence d’une bonne photographie de jazz ? Pascal Kober : La saisie d’un instant fort de l’existence hors scène, le fait que l’on puisse voir la relation un peu complice entre le photographe et son modèle d’un jour. Même si je suis dans le registre du reportage, pas dans celui de l’esthétique. Ce qui est présenté au Musée de l’Ancien Évêché, ce n’est donc pas un travail d’artiste mais bien un travail de photojournaliste. En août dernier, pour préparer l’exposition, j’ai passé un mois plongé dans plus de 30 ans d’archives pour trouver une espèce de patte Kober dans la facture. Mais ce n’a pas été le cas. C’est pour ça que j’insiste sur l’aspect photojournaliste. Ceci dit, dans la sélection présentée au musée, si le critère esthétique a parfois compté, c’est avant tout la recherche d’un instant de vie. Quelles évolutions avez-vous constatées durant ce

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Jazz à Vienne rend hommage à la légende John Coltrane

Jazz | Quoi de plus normal que de célébrer les 50 ans de la disparition du géant du sax ténor John Coltrane dans un festival de jazz ? Quoi de plus évident que de le faire à Jazz à Vienne ? Qui de plus qualifié pour cela que le vénérable, et lui aussi légendaire, Archie Shepp, entouré pour l'occasion d'un groupe all-star pour dire son suprême amour de celui qu'on appelait « Trane » ? Lundi 3 juillet est assurément LA soirée à ne pas louper cette année à Jazz à Vienne.

Stéphane Duchêne | Mardi 20 juin 2017

Jazz à Vienne rend hommage à la légende John Coltrane

Il y a des rencontres et des figures qui vous changent une vie. En ce qui concerne le saxophoniste de jazz américain Archie Shepp, ce sera celle de John Coltrane. Shepp a 23 ans lorsqu'il voit Coltrane sur scène un soir de 1960 au Five Spot à New York. Le jeune homme est déjà musicien (piano, clarinette, sax alto), jazzman, mais Coltrane est, lui, déjà un poids lourd comme on dirait en boxe et, plus que ça, un génie. La révélation est telle qu'elle pousse Shepp à passer, comme lui, au sax ténor. Rapidement, il fait partie avec des musiciens comme Cecil Taylor, Don Cherry et Ornette Coleman, des pionniers inspirés par quelques travaux remontant aux années 1940 déjà qui, las des conventions du be-bop ou du hard-bop, décident d'en briser les codes, d'en casser le tempo et d'en libérer les improvisations. Ce sont les débuts du free-jazz. Coltrane est lui aussi en train d'emprunter ce virage qui donnera lieu à quelques classiques du genre tels que A Love Supreme. La route des deux hommes n'a alors de cesse de se recroiser. Ascension C'est par l'entremise de Coltrane que Shepp signe chez Impulse ! où il publier

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Jazz à Vienne 2017 : voici la programmation !

Festival | Jazz à Vienne, qui regarde souvent et encore vers l'avenir en faisant mûrir en son sein les jeunes talents, jette un joli coup d'œil cette année au passé et à ses disparus sous la forme d'une demie-douzaine d'hommages, parmi lesquels Fela, Prince ou David Bowie. Sans compter quelques autres morceaux de choix (De La Soul, Mary J. Blige...) pour tous les goûts.

Stéphane Duchêne | Lundi 27 mars 2017

Jazz à Vienne 2017 : voici la programmation !

On analyse tout ça sur le site du PB Lyon.

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Les femmes font swinger le Grenoble Jazz Festival

MUSIQUES | Seul festival de jazz proposé à Grenoble, le Grenoble Alpes Métropole Jazz Festival s'efforce chaque année de faire coexister dans sa programmation des grands noms avec des artistes locaux. Cette année, du vendredi 14 au samedi 22 octobre, les femmes sont à l'honneur.

Gabriel Cnudde | Mardi 11 octobre 2016

Les femmes font swinger le Grenoble Jazz Festival

Il ne s'appelle plus le festival de Jazz d'automne mais le Grenoble Alpes Métropole Jazz Festival. Fort heureusement, rien n'a changé si ce n'est le nom. Pour la douzième édition de ce grand événement, le Jazz club de Grenoble a souhaité continuer à suivre sa ligne directrice : mélanger grands noms internationaux et artiste émergents locaux. En tête d'affiche, on retrouve avec plaisir l'immense Stacey Kent qui ira piocher dans ses 18 albums pour animer la soirée d'ouverture au Théâtre municipal de Grenoble. Un choix logique puisque cette douzième édition veut donner la part belle aux femmes dans le jazz. Une conférence à ce sujet sera d'ailleurs organisée par Christine Marion le 19 octobre. Jean-Philippe Bruttmann, guitariste flamenco qu'on ne présente plus, viendra lui aussi donner de ses doigts pour le public grenoblois. Rick Margitza, dont le saxophone a notamment accompagné les titres d'un certain Miles Davis, sera également de la partie. À côté de ces grands noms du jazz, des locaux du swing joueront : des élèves du conservatoire mais aussi Watts, le projet retenu par les organisa

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Ils re-Vienne (à Jazz à Vienne)

MUSIQUES | Quel est le comble pour un festival de jazz ? De faire du classique. Ce pourrait être une blague récurrente du côté du Théâtre antique de la cité allobroge, mais c'est aussi la formule qui fait de Jazz à Vienne un incontournable de l'été. Où, en sus, il reste toujours quelque chose à découvrir.

Stéphane Duchêne | Mardi 21 juin 2016

Ils re-Vienne (à Jazz à Vienne)

Toi aussi joue chaque année avec Jazz à Vienne au bingo des noms – c'est un peu comme compter les ponts ou les Peugeot rouges sur l'autoroute avec papa et maman lors des départs en vacances. Qui est venu? Qui revient ? Quand et comment ? Quand l'a-t-on vu pour la dernière fois ? Qui opère son baptême du feu ? Et toi, dis, quand reviendras-tu ? Reste qu'un festival qui parvient à ce point à fidéliser ses invités ne peut être qu'un événement où l'on a envie de revenir, y compris en tant que spectateur. Et puis il y a ce travail de défrichage de l'ombre avec les scènes dites annexes, qui depuis tant d'années laisse aux jeunes pousses le temps de fleurir et de revenir en tête d'affiche – on pourrait appeler cela la jurisprudence Cecile McLorin Salvant / Chromb / Gregory Porter. Forever Chet Il faudra donc compter cette année, outre les précités, sur les présences de Diana Krall, de l'immense guitariste John McLaughlin, de l'incontournable Erik Truffaz, de la désormais pop star internationale Ibrahim Maalouf (photo), invité dans les plus grands raouts planétaires (cf Cannes), de Goran Bregovic et de son Orchestre des mariages et des enterrements (ce qu

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Florence Verney-Carron : « Marquer de façon visible l’action de la région »

ACTUS | Depuis l'élection de Laurent Wauquiez (Les Républicains) à la tête de la région Auvergne Rhône-Alpes en décembre dernier, le monde de la culture s'est inquiété, parfois offusqué, au minimum s'est posé des questions, notamment suite à une déclaration pour le moins malheureuse en pleine campagne sur les formations « fantaisistes » de circassien et de marionnettiste. C'est peu dire que Florence Verney-Carron, vice-présidente en charge de la culture, est attendue par pas mal de monde. On l’a rencontrée.

Sébastien Broquet | Mardi 3 mai 2016

Florence Verney-Carron : « Marquer de façon visible l’action de la région »

En janvier, après l'élection, vous demandiez du temps avant de dévoiler votre feuille de route concernant la culture. Aujourd’hui, pouvez-vous nous dire quels sont les points qui vont être privilégiés ? Florence Verney-Carron : C’est la première fois qu'une élection se déroulait en décembre. C’était très compliqué de nous atteler au budget 2016 en si peu de temps. Durant ces trois premiers mois, j’ai analysé pas mal de choses. On avait un certains nombre de principes, déjà évoqués par Laurent Wauquiez durant la campagne, notamment deux points très forts : d'abord accompagner évidemment les créateurs culturels de premier plan, ensuite encourager l’émergence – ce qui est l’essentiel pour une collectivité publique. Ça nous a amenés à tracer deux grands points de notre politique culturelle : avoir une offre de qualité partout, même dans les endroits les plus reculés du territoire, et y apporter beaucoup d’attention : ce peut-être une librairie, un festival, un cinéma. Le second point, ce sera de respecter et d’encourager tous les lieux de création. Et comme nous arrivons au moment de la fusion des régions, il est aussi

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Jazz à Vienne dévoile sa programmation

MUSIQUES | Les festivals s'effeuillent en cette fin d'hiver : au tour de Jazz à Vienne de présenter son programme, relevé et concentré sur les valeurs sûres. Voici notre top 5 (et la programmation complète).

Sébastien Broquet | Mardi 29 mars 2016

Jazz à Vienne dévoile sa programmation

Article à retrouver sur le site du PB Lyon.

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Salvatore Origlio : « Le jazz s'adresse à tout le monde »

MUSIQUES | Ce vendredi 16 octobre a débuté le Festival de jazz d'automne, qui se déroule à Grenoble et dans plusieurs autres villes de l'agglomération. Pour l'occasion, rencontre avec Salvatore Origlio, président de l'association Jazz club de Grenoble à l'origine de la manifestation.

Charline Corubolo | Jeudi 15 octobre 2015

Salvatore Origlio : « Le jazz s'adresse à tout le monde »

Pour sa 11e édition, le Festival de jazz d'automne organisé par l'association Jazz club de Grenoble a décidé de voir les choses en grand. Le premier coup de note a eu lieu ce vendredi 16 octobre à la Vence scène de Saint-Égrève, tandis que le final sera sonné le samedi 24 octobre au Théâtre de Grenoble, avec entre temps des passages à Fontaine et à Sassenage. Une balade jazzy « pour mieux promouvoir cette musique dans la région car depuis que le Festival de jazz de Grenoble s'est arrêté il y 4 ans, on voit peu de tels événements dans le coin. Avec cette 11e édition, on souhaite vraiment installer le jazz à Grenoble, en national et voire même à l'international » explique Salvatore Origlio (photo), président de l'association organisatrice. Un manque de visibilité dû selon lui à l'image que les gens se font de ce style musical. « L'opinion publique pense que c'est réservé aux privilégiés ou encore qu'il s'agit d'une musique dépassée. Ce n'est pas du tout le cas, le jazz s'adresse à tout le monde. D'ailleurs, les musiciens sont extrêmement accessibles et, surtout, on veut montrer au publ

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Caetano & Gil : amicalement vôtre

MUSIQUES | « Deux amis, un siècle de musique », c'est ainsi qu'est baptisée la tournée qui réunit Caetano Veloso et Gilberto Gil. Et qui les verra monter sur scène (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 30 juin 2015

Caetano & Gil : amicalement vôtre

« Deux amis, un siècle de musique », c'est ainsi qu'est baptisée la tournée qui réunit Caetano Veloso et Gilberto Gil. Et qui les verra monter sur scène avec chacun une guitare et un répertoire immense. Caetano & Gil se sont un peu les Brett Butler et Danny Wilde de la musique brésilienne, aux trajectoires individuelles marquées mais dont le destin restera irrémédiablement lié pour l'Histoire, l'esprit indissociable malgré les désaccords et les différences. Nés la même année, en 1942, et tous deux grandis à Salvador de Bahia, l'un est blanc issu d'un milieu modeste, l'autre noir et fils de médecin, les deux sont très engagés politiquement mais quand Gil est nommé ministre de Lula (premier président de gauche depuis leurs propres tribulations tropicalistes), Veloso est dubitatif avant de se raviser. Leurs caractères aussi sont rigoureusement opposés – Veloso est un hyperactif et bon vivant, Gil un gros dormeur (et c'est lui qui sera ministre) et quasiment maître zen – mais ils se complètent comme se complétaient Lennon et Macca et se sont trouvés comme on trouve l'amour, chacun vouant à l'autre une admiration sans bornes et jamais envieuse.

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Jazz à Vienne à tous les temps

MUSIQUES | Entre éternels retours et renouvellement forcenés des talents, Jazz à Vienne continue pour sa 35e édition de puiser aux sources du jazz tout en se posant en laboratoire de la musique de demain. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mercredi 24 juin 2015

Jazz à Vienne à tous les temps

On pourrait dire cela de chacune des éditions de Jazz à Vienne, mais c'est particulièrement vrai pour celle-ci : elle marque un retour aux sources, et même plusieurs. D'abord avec une ouverture en forme d'hommage et de déclaration d'amour à la ville-mère du jazz, La Nouvelle-Orléans. Où l'on croisera entre autres Dee Dee Bridgewater, mais aussi la fascinante Leyla McCalla, et dont le point d'orgue sera la présence, peu commune, du pianiste, chanteur, auteur-compositeur et surtout producteur de R'n'B originel Allen Toussaint. Comme chaque année, c'est un retour aux sources en chaîne qui s'opère derrière. Retour un peu permanent avec l'éternel comeback de figures comme George Benson ou Didier Lockwood, mais aussi de genres oubliés, avec le légendaire Golden Gate Quartet, qui prêche le gospel depuis 80 ans, et Gilberto Gil et Caetano Veloso, ce couple inspiré qui mit le feux aux poudres de la musique brésilienne (et de la musique tout court) à la fin des années 60 pour accoucher d'un mouvement qu'on appela "tropicalisme". Dans le genre "all-stars", ne pas manquer non plus le "featuring" de princes maliens (Salif Keita, Cheick Tidiane Seck et Amadou Baga

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Jazz à Vienne 2015 : la programmation

MUSIQUES | La programmation de Jazz à Vienne ? Du classique jamais trop classique, des habitués qui prennent le temps de se changer, des têtes d'affiche de tous ordres. Bref, Vienne tel qu'en lui même : ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre.

Stéphane Duchêne | Mardi 24 mars 2015

Jazz à Vienne 2015 : la programmation

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Jazz à Vienne 2015 : la programmation

MUSIQUES | La programmation de Jazz à Vienne ? Du classique jamais trop classique, des habitués qui prennent le temps de se changer, des têtes d'affiches de tous ordres. Bref, Vienne tel qu'en lui même : ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mardi 24 mars 2015

Jazz à Vienne 2015 : la programmation

Après un premier vrai-faux départ sous forme d'Extra Night avec Pharrell Williams, c'est en mode pas moins happy que va débuter cette année Jazz à Vienne le 26 juin avec un week-end aux accents carnavalesques de la Nouvelle Orléans : de la légendaire figure locale Allen Toussaint au Dirty Dozen Brass Band et à la fascinante et prometteuse Leyla McCalla. En passant, on serait tenté de dire "bien sûr", par Dee Dee Bridgewater qui, après avoir gratifié Vienne de tout le spectre esthétique de la black music, revient en compagnie du New Orleans Jazz Orchestra. Et puisqu'on en est à parler des habitués du festival – ceux dont on a l'impression qu'ils sont là même quand ils ne le sont pas, comme Jean-Jacques Milteau, Éric Bibb, Didier Lockwood ou Éric Truffaz – on ne peut faire l'économie d'un Marcus Miller qui, en compagnie de l'ONL, dirigé pour l'occasion par Damon Gupton, retourne aux sources musicales et géographiques du jazz – un projet au départ discographique baptisé Afrodeezia et première in

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Quincy et cie

MUSIQUES | Rares sont les hommes de l’ombre de l’industrie musicale dont le nom est aussi évocateur que celui de Quincy Jones. à part Phil Spector et George Martin, et peut-être Berry Gordy de la Motown et Sam Philips de Sun Records. Aucun d’entre eux n’aura toutefois été aussi omniscient et omniprésent que Quincy Jones dans la musique américaine. Preuve qu’il l’est toujours, à plus de quatre-vingt ans, il nous présente à Jazz à Vienne ses derniers protégés. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mardi 24 juin 2014

Quincy et cie

Pour le grand public, Quincy Jones sera à jamais l’homme qui se cache derrière les plus grands succès de l’ascension fulgurante de Michael Jackson. Celui qui fit d’un jeune homme au talent inégalé une superstar planétaire, “The King of Pop“. Mais Jones, producteur de génie – et par producteur, il faut entendre toutes les acceptions de ce terme – est aussi et surtout un musicien né. Ou presque né, gagné par le virus de la musique dès son enfance. Clark Terry lui apprend la trompette à treize ans et Ray Charles l’art de la composition – tant pis si c’est en braille. Il a quinze ans lorsqu’il joue aux côtés de Billie Holiday et Cab Calloway. à la fin de ses études, il rejoint l’orchestre d’un Lionel Hampton bluffé par ses compositions. On dit partout que Quincy a une oreille phénoménale et les plus grands jazzmen s’arrachent ses arrangements. Après un détour par Paris dans les années 50, où il en profite pour suivre les cours de la papesse de la pédagogie musicale Nadia Boulanger – et accessoirement pour diriger Barclay Musiques – Jones revient aux States pour se rapprocher de la pop et enchaîne les succès avec Peggy Lee (If you Go), Lesley Gore (It’s my Party), Sin

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Du côté des festivals

MUSIQUES | Les gros festivals musicaux de la région ont dévoilé leur prog, parfois au compte-gouttes pour faire le max de bruit possible. On fait le point afin d’y voir plus clair et cocher les bons jours sur le calendrier.

Aurélien Martinez | Jeudi 22 mai 2014

Du côté des festivals

Le Cabaret frappé Du 21 au 26 juillet, à Grenoble Frànçois and The Atlas Mountains, l’un des meilleurs groupes de pop made in France, mais aussi le vétéran Tricky (ancien membre fondateur, et démissionnaire, de Massive Attack), le masqué Cascadeur, le Français Fakear et son électro, ou encore le mariage attendu entre Moriarty et Christine Salem : une poignée de noms nous donne bien envie. À noter que les dates de chaque concert seront précisées plus tard.   Les Rencontres Brel

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Jazz à Vienne 2014, la programmation

ACTUS | Entre stars du rock, chouchous assignés à résidence et métamorphes musicaux, Vienne parvient chaque année à faire du neuf avec une formule qui n'en finit plus de faire ses preuves. À l'image d'une édition 2014 (27 juin – 12 juillet) de haute volée qui s'achèvera en apothéose.

Stéphane Duchêne | Mardi 18 mars 2014

Jazz à Vienne 2014, la programmation

Article à lire sur l'édition lyonnaise du Petit Bulletin

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Akram Khan, Israel Galván et les Ballets jazz de Montréal

SCENES | Feu d’artifice Rencontre au sommet prévue du 2 au 7 juin à la MC2 entre Akram Khan et Israel Galván. Soit deux monstres sacrés de la danse contemporaine, qui (...)

Aurélien Martinez | Jeudi 9 janvier 2014

Akram Khan, Israel Galván et les Ballets jazz de Montréal

Feu d’artifice Rencontre au sommet prévue du 2 au 7 juin à la MC2 entre Akram Khan et Israel Galván. Soit deux monstres sacrés de la danse contemporaine, qui chacun à sa manière transcende un art ancestral – le kathak pour Khan, le flamenco pour Galván. Le temps fort de la fin de saison, dont on ne sait pour l’instant pas grand-chose, mais dont on attend énormément. Patience. Quand le jazz est là Les Ballets jazz de Montréal, fondés en 1972, bénéficient d’une excellente réputation. Leur envie ? « Faire vivre des émotions par une danse actuelle. » Ils seront à la Rampe mardi 25 et mercredi 26 mars avec un programme de trois pièces (Zero in on, Night Box et Harry). On ira découvrir ça avec plaisir.

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Wanted : Rodriguez

MUSIQUES | Attendu comme le Messie, le Sugar Man Rodriguez a déçu lors de ses récentes prestations parisiennes. Et si, à la veille de son concert à Jazz à Vienne, en première partie de Ben Harper, on attendait finalement un peu trop de cet extraordinaire songwriter qui a déjà beaucoup donné sans jamais rien demander ? Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Dimanche 30 juin 2013

Wanted : Rodriguez

« Sugar Man (…), je suis fatigué de ce cirque (…), las de ces jeux dangereux. » À presque 71 ans, Rodriguez est un homme fatigué qui a raté son rendez-vous avec la gloire. C'est elle qui, tel un dealer, l'a rattrapé maintes fois par le col pour mieux le repousser : « False friend » (Sugar Man) d'un homme dont les dépendances occasionnelles n'ont jamais inclus argent ni célébrité, aujourd'hui trimbalé, à cet âge pré-canonique, le long d'une interminable tournée mondiale. Ses concerts parisiens – pris d'assaut – se sont révélés catastrophiques – loin de ses prestations américaines et anglaises. Rodriguez a promis de se « reprendre ». Comme s'il nous devait quoi que ce soit.     À coups de compte-rendus au pire scandalisés, au mieux condescendants, on l'a dit fatigué, dépassé, quasi aveugle, de nouveau porté sur la boisson, trop vieux. Qu'on ne s'y trompe pas : voir aujourd'hui un concert de Bob Dylan n'est p

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Jazz à Vienne se dévoile

ACTUS | Pas facile de se distinguer quand on porte le nom de la capitale d'un autre pays ou celui d'un département situé à l'autre bout de la France... à Vienne. (...)

Aurélien Martinez | Jeudi 21 mars 2013

Jazz à Vienne se dévoile

Pas facile de se distinguer quand on porte le nom de la capitale d'un autre pays ou celui d'un département situé à l'autre bout de la France... à Vienne. N'est pas Rome qui veut. Encore que. Car chaque saison, la cité des Allobroges nous rejoue en son Théâtre antique des jeux du cirque jazzy dont le premier temps consiste à présenter les gladiateurs à la foule. Jazz à Vienne, ceux qui vont jouer te saluent. Et ils sont nombreux, comme on le prouve ici!

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Un air de changement

MUSIQUES | Qui a dit que le jazz n'était que de la musique ? C'est aussi une danse. Le Grenoble Gospel Jazz Festival rétablit donc la vérité. Et par la même occasion en (...)

Aurélien Martinez | Jeudi 7 mars 2013

Un air de changement

Qui a dit que le jazz n'était que de la musique ? C'est aussi une danse. Le Grenoble Gospel Jazz Festival rétablit donc la vérité. Et par la même occasion en profite pour se donner une nouvelle image. Plus connu sous le nom de Gospel Train, le Grenoble Gospel Jazz Festival s'est métamorphosé il y a deux ans. Changer de nom pour balayer l'image trop fervente qui colle à cette forme de musique. Changer d'identité aussi, en donnant une place plus importante à la danse. Charleston, boogie-woogie et fusion-jazz sont au programme. Le vendredi 15 mars (l’un des trois temps forts du festival), le Prisme se transformera ainsi en une grande piste de danse, sous l'impulsion de Perry Louis, danseur londonien à la tête des JazzCotech et grand ambassadeur du fusion-jazz – ce mélange de jazz, rock, punk et hip hop. Une soirée qui ancre davantage le nouvel ADN du festival. Selon Alain Endezoumou, son directeur, « l'événement est unique. Montreux et Vienne se mettent à jouer du gospel, en plus du jazz, mais ne parviennent pas à réunir les deux. » Le concept est bien parti pour durer, et semble vouloir se diversifier : « Nous serons en Louisiane en juillet pour contin

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Une soirée bien engagée

MUSIQUES | Cadeau de Noël sur le campus, l'association grenobloise Retour de Scène réunit deux mastodontes et un tchatcheur au risque de faire fumer le plancher de la (...)

Régis Le Ruyet | Vendredi 7 décembre 2012

Une soirée bien engagée

Cadeau de Noël sur le campus, l'association grenobloise Retour de Scène réunit deux mastodontes et un tchatcheur au risque de faire fumer le plancher de la salle Berlioz. Apparus à la toute fin des années 90, en dignes héritiers de la Mano Negra  et des VRP, Les Hurlements d'Léo se rendirent célèbres par leurs tournées marathons et se firent plus qu'un prénom sur la scène rock alternative française. En 2011, après un quinquennat d'absence discographique, dû à un certain essoufflement et quelques abandons, Les Hurlements d'Léo rebattent la campagne russe et hurlent de plus belle leurs chansons poil à gratter écrites dans une veine âpre et cuivrée. Rentrés de leur petit tour chez les soviets, les huit bordelais retrouvent le chemin du studio pour enregistrer Bordel de luxe, huitième titre de leur discographie. Quant au New-York Ska Jazz Ensemble, depuis 1995, la formation US à damier née de la rencontre de musiciens issues des Toasters, Skatalites ou Scofflaws, ne cesse d'allumer sur les cinq continents les mèches de bombinettes en associant standard de jazz et rimshots reggae. Pour parfaire le line up, un troisième activist

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Oiseaux Jazz

MUSIQUES | Qui dit été dit festivals, qui dit festivals dit jazz, qui dit jazz dit "Jazz à Vienne", point de rencontre annuel de la grande migration des jazzeux du monde entier. Stéphane Duchêne

Aurélien Martinez | Jeudi 21 juin 2012

Oiseaux Jazz

Avec l'été et l'avènement des festivals, on assiste chaque année à une migration qui pourrait nous rappeler celle de certains volatiles sensibles au climat (oies, grues, etc...). Chaque été, à la même période, c'est la grande transhumance des jazzmen, irrésistiblement attirés par la qualité du climat français, et ici, rhônalpin, et la qualité de ses sites antico-historico-touristiques. Parmi ceux-ci, le théâtre antique de Vienne n'est pas le moins prisé. Or, la notoriété et le talent de ces drôles d'oiseaux aux cris étranges, trompettistes, saxophonistes, chanteurs, pianistes, guitaristes, n'est pas sans attirer de concert toute une foule d'amateurs qui, elle aussi opère une migration vers ce lieu de rassemblement, comme le fauve attiré par la pause réhydratation d'un troupeau de flamands roses. Passage de témoin Cette année, à Vienne, les oiseaux sont encore une fois loin de se cacher pour mourir, même si une partie d'entre-eux n'est pas de prime jeunesse. Mais ce sont eux qui ont construit la légende du jazz et par là d'un festival qui n'a de jazz que la raison sociale, car toutes les espèces de musiques y sont acceptées ou presque. Eux, les

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Un tigre dans le moteur

MUSIQUES | Grâce au film Broken flowers de Jim Jarmusch, le jazz éthiopien a enfin glané la reconnaissance qu’il méritait – en même temps, mettez n’importe quel air sur (...)

François Cau | Lundi 12 décembre 2011

Un tigre dans le moteur

Grâce au film Broken flowers de Jim Jarmusch, le jazz éthiopien a enfin glané la reconnaissance qu’il méritait – en même temps, mettez n’importe quel air sur des images d’un Bill Murray mélancolique en train de conduire, et vous pouvez réhabiliter la musette ou même le zouk en un tournemain. Ce travail d’indispensable défrichage a été brillamment soutenu par la collection de compilations Ethiopiques parues chez Buda Musique, tandis que diverses formations se sont appropriées de près ou de loin cette riche influence. Le groupe suisse Imperial Tiger Orchestra par exemple s’est spécialisé dans les reprises de titres emblématiques du répertoire éthiopien, bousculés par des relectures actualisées à coups de petites touches rock ou électro, ou de l’ajout d’une guitare thaï. Invités par Francis Falceto, instigateur de la série des Ethiopiques, à se produire au festival des Musiques Ethiopiennes à Addis-Abeba en 2009, où ils ont pu se frotter aux plus importants artistes du cru. L’expérience leur a inspiré un album portant le nom de la capitale Ethiopienne, enfonçant encore un peu plus le clou de leur démarche. Un rien figée sur CD, où seuls les érudits du son éthiopien pourront se hasa

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Jazz à Vienne – Nuit funk

MUSIQUES |

François Cau | Lundi 4 juillet 2011

Jazz à Vienne – Nuit funk

Inséparable de l’histoire du funk – et de celle du LSD, mais c’est une autre histoire –, Bootsy Collins a livré dernièrement une sorte de testament funk, The Funk Capitol of The World. Le bréviaire d’une carrière longue de plus de 40 ans où il rend hommage aux artistes avec lesquels il a collaboré. Car si Bootsy Collins est devenue une légende du funk, c’est d’abord dans l’ombre des mythes du genre : James Brown, George Clinton… Et aussi grâce à des costumes constellés d’étoiles et de scintillements divers qui feront de lui une sorte de Père Noël (ou de sapin) cosmique, contribuant presque autant à sa légende que sa musique. La carrière “solo“ de Bootzilla, qui s’étend de 1976 à aujourd’hui sous différentes appellations, sera inégale, mais The Funk Capitol of the World en est un beau résumé. Pour un soir (samedi 9 juillet), notre homme fera donc de Vienne la capitale du funk.

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Jazz à Vienne

MUSIQUES | On vous l'a dit, Jazz à Vienne a sorti cette année le tapis rouge pour un plateau de très haute volée qui comprend le bassiste funk et bigarré Bootsy Collins, (...)

François Cau | Mardi 14 juin 2011

Jazz à Vienne

On vous l'a dit, Jazz à Vienne a sorti cette année le tapis rouge pour un plateau de très haute volée qui comprend le bassiste funk et bigarré Bootsy Collins, le grand George Benson, auteur du suave Give me the night, le tombeur de permanentes Tom Jones, un tribute à Miles Davis, un autre vieux de la vieille (né la même année que Rollins) : Ahmad Jamal, un ex-ministre (Gilberto Gil), les petits jeunes Ayo, Raphaël Saadiq et Jamie Cullum, et même Cindy Lauper qui n'a rien trouvé de mieux pour se faire remarquer que de se mettre au blues. Et faute de place on en passe. Pour le reste, il faudra voir sur place, si places il reste. SD Jazz à VienneDu 29 juin au 13 juillet

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Sélection jazzy

MUSIQUES | Musique / Comme chaque année, la programmation du grenoble jazz festival est méchamment pléthorique. Pour défricher ce vaste champ des possibles, voici une petite sélection de rendez-vous à ne pas manquer. FC

| Mercredi 21 mars 2007

Sélection jazzy

La nuit des étoiles Attention, événement croisé : cette soirée à l’Hexagone marque également la fin des Rencontres I. La très barge Campagnie des Musiques à Ouïr (constituée des musiciens Vincent Peirani, Sylvie Cabrit, Frédéric Gastard, Christophe Monniot et du barré Denis Charolles) proposera aux spectateurs une création en roue libre, un hommage musical mais pas que aux étoiles, leur force d’évocation, leurs mystères. Les troubadours seront accompagnés dans leurs délires par un “astrophysicien surprise“ et par un glorieux habitué de la Scène Nationale Meylanaise, l’auteur québécois Wajdi Mouawad. Ce dernier débutera la soirée par l’interprétation d’un texte rédigé par ses soins pour l’occasion. Une soirée qui devrait rester dans le ton des Rencontres I. Le 14 mars dès 20h, à l’Hexagone (Meylan) Philip Catherine & Brussels Jazz Orchestra Là aussi, on donne dans la transversalité : Le Mois de la Création Belge (on se recause du spectacle de clôture de la manifestation, Ook de Sidi Larbi Cherkaoui, la semaine prochaine) croise le Festival de Jazz de Grenoble pour un concert de l’un des plus fameux guitaristes jazz belge. À la fin des années 50, fortement marqué par les personna

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