Raoul de marbre

Stéphane Duchêne | Lundi 5 juillet 2021

Photo : (c) Anne-Laure Etienne


Dire d'un album de Raoul Vignal qu'il est enlevé relève un peu de la vue de l'esprit s'agissant d'un musicien pour lesquels les termes éthéré, évanescent, clair-obscur et alangui semblent avoir été inventés. Pourtant, c'est bien après un autre tempo et d'autres arrangements que le Lyonnais est parti en quête pour ce Years in Marble. Quelque chose, nous a-t-il confié, qui se rapproche davantage de son premier album, The Silver Veil, enregistré sous le ciel brumeux de Berlin et le patronage de Nick Drake. Une ombre tutélaire, celle de Drake, dont Vignal aimerait enfin se détacher et qui explique une approche plus pop des morceaux, ces tempi parfois accélérés et une autre manière de placer sa voix. « Je n'ai jamais autant travaillé à la réécriture des textes », ajoute celui qui semble bel et bien, s'il était besoin, en quête de sens. Et d'une (r)évolution permanente, pas violente mais palpable, lorsqu'il avoue voir son travail depuis les premiers EP (qu'il n'aime plus guère), comme un work-in-progress. Passionnant à suivre par ailleurs. Une nouvelle approche ou une approche continue qui voudrait sans doute graver quelque chose d'un style unique dans le marbre des années.

Raoul Vignal + Grand Veymont. Au Jardin des Dauphins dimanche 4 juillet, à 15h (à l'invitation du Ciel).

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Festival Les Belles Journées : oh les beaux jours berjalliens

Musique | Zoom enthousiaste sur la nouvelle édition du festival de Bourgoin-Jallieu organisée vendredi 8 et samedi 9 septembre. Un événement qui « souhaite défendre la fine fleur du rock indépendant français et de la chanson, dans une ambiance conviviale et festive ».

Stéphane Duchêne | Mardi 5 septembre 2017

Festival Les Belles Journées : oh les beaux jours berjalliens

C'est un peu comme une pré-rentrée. En attendant que les Abattoirs de Bourgoin-Jallieu ne rouvrent leurs portes pour une saison qui promet quelques beaux moments, le festival de rock français Les Belles Journées, sis lui aussi à Bourgoin, s'occupe des derniers beaux jours (même s'il est devenu plus qu'évident qu'il y a de moins en moins de saison) en marquant la reprise. Et de quelle manière ! Car les deux soirs du "petit" festival du Parc des Lilattes s'annoncent appétissants. Le premier aura une forte odeur de blues avec Butch McKoy, blues (donc) sépulcral à cheval sur la dépouille de Johnny Cash et les esprits de Nick Cave et de David Eugene Edwards (16 Horsepower, Wovenhand), et les Mountain Men de Mathieu Guillou. Quant aux caméléons de Nouvelle Vague (on rappelle le principe : des reprises bossa nova de tubes new wave mais aussi, depuis peu, quelques compositions), ils ne devraient toutefois pas avoir de mal à se faire une tête de tête d'affiche. Le lendemain, le prodige folk lyonnais Raoul Vignal et le bluesman velveto-alsacien Rodolphe Burger feraient

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