GAM Jazz Festival : « L'éclectisme signifie que le jazz n'est pas une musique morte »

Festival | Du 28 septembre au 8 octobre, Grenoble et son agglo vibreront grâce à une nouvelle édition de ce festival au nom à rallonge, le Grenoble Alpes Métropole Jazz Festival. Coup d’œil sur la programmation et échange avec le président du Jazz Club de Grenoble, Salvatore Origlio.

Valentine Autruffe | Mardi 28 septembre 2021

Photo : (c) Renaud Montfourny


Le signe particulier du Grenoble Alpes Métropole Jazz Festival, « c'est qu'il est très éclectique », annonce son directeur Salvatore Origlio. L'événement se veut ouvert au public et aux genres musicaux les plus larges possibles. « C'est autant notre force que notre défaut, car certains trouvent que l'on manque d'esthétique. Mais pour nous, l'éclectisme signifie que le jazz n'est pas une musique morte. Ce qui nous intéresse, c'est de programmer des musiciens de jazz, qui fassent de l'improvisation, qui transmettent une émotion et aient une histoire à raconter. » Voilà qui est dit !


Infortune au Petit Bulletin : notre coup de cœur de la programmation, Natacha Atlas, qui devait se produire le 1er octobre à la Faïencerie, a été annulé en raison d'une inflammation de la gorge dont souffre la diva.
On se tourne alors vers Salvatore Origlio : selon lui, quels sont les temps forts à ne pas manquer ? « Il n'y a pas de temps fort », tranche le président du Jazz Club de Grenoble. « Le plus connu, c'est Manu Katché qui jouera à Crolles », concède-t-il, « mais des musiciens moins célèbres ont une stature que nous considérons comme internationale, à l'image de Louis Windsberg… Chacun sont des pointures, de grands artistes. » Au PB, on commencera ce 28 septembre avec Jowee Omicil (photo), qui joue à l'Hexagone.


Programme complet du Grenoble Alpes Métropole Jazz Festival sur www.jazzclubdegrenoble.fr


Jowee Omicil

Célèbre poly-instrumentiste, Jowee Omicil nous plonge dans un univers festif et joyeux mêlant jazz, gospel, soul, hip-hop et folklores du monde, sans oublier des clins d’œil à ses maîtres, Charlie Parker, Wayne Shorter ou encore Ornette Coleman.
Hexagone 24 rue des Aiguinards Meylan
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Culture solidaire à l’Hexagone

Association | Afin de permettre aux plus démunis de se rendre au spectacle, l’Hexagone fait appel à l’association Cultures du cœur pour distribuer gratuitement des billets solidaires au sein de différentes structures sociales.

Hugo Verit | Mardi 5 octobre 2021

Culture solidaire à l’Hexagone

Après une ultime improvisation bien chaloupée de Jowee Omicil et son groupe, la salle de l’Hexagone, ardente et conquise, se vide tranquillement… Mais pas dans son intégralité. Quelques spectateurs restent assis car ils ont droit à un petit plus, une rencontre de quinze minutes avec la star du soir. « Est-ce que l’ordre des morceaux est défini à l’avance ? », demande l’un d’entre eux lorsque Jowee les a rejoints au milieu des fauteuils rouges. « Excellente question ! Tout ce que vous avez vu est improvisé selon l’énergie que vous m’avez donnée. C’est vous qui avez fait le spectacle ce soir », répond le saxophoniste, très flatteur à l’américaine. Si ces personnes ont la possibilité, ce soir-là, d’échanger avec le musicien, c’est qu’elles ont bénéficié d’un billet solidaire, financé grâce aux dons (de 3, 6, 9 ou 18€) de certains spectateurs de l’Hexagone, sur le principe des cafés suspendus. « Cela fait trois saisons que nous avons mis en place ce dispositif. Normalement, on édite cinq à dix places par soirée mais à cause du Covid, on s’est retrouvé avec 50 billets solidaires qu’on a donc proposés intégralement pour ce concert. C’est l’occasion de c

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Atlas des musiques du monde

Sono mondiale | Strange Days. Que voilà un titre d'album et de spectacle particulièrement à propos pour illustrer les jours étranges que la reprise progressive d'activité ne (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 21 septembre 2021

 Atlas des musiques du monde

Strange Days. Que voilà un titre d'album et de spectacle particulièrement à propos pour illustrer les jours étranges que la reprise progressive d'activité ne parvient pas tout à fait à effacer. Comme par une sorte de prémonition Natacha Atlas avait pourtant enregistré et publié son dernier album en date avec Samy Bishai avant que le grand blocage ne commence : en l'an de grâce 2019. Après un report l'an dernier la chanteuse anglo-égyptienne née en Belgique vient enfin le présenter sur la scène du Grenoble Alpes Métropole Jazz Festival et ce n'est pas la moitié d'un événement. On a tendance à l'oublier mais Atlas est rien moins qu'une pionnière du genre qu'on appelait alors un peu abusivement "musiques du monde" et qui eut tôt fait de réunir en une vaste ratatouille musicale tout ce qui en la matière n'émanait pas du monde occidental. De sa première expérience avec le groupe Transglobal Underground à ses expériences solo, la chanteuse à la voix unique est parvenue à noyauter aussi bien les milieux branchés (elle

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Jowee Omicil, le jazz… et bien plus encore

MUSIQUES | Jazz. L'Hexagone ouvre ses portes à Jowee Omicil, un artiste jazz qui privilégie une approche multiple, en combinant son art avec d'autres sonorités supposément plus accessibles. On s'emballe d'avance pour le résultat !

Damien Grimbert | Mardi 8 décembre 2020

Jowee Omicil, le jazz… et bien plus encore

Il existe dans le jazz, comme dans tant d’autres registres musicaux, une querelle de longue date entre les puristes, qui souhaiteraient le garder aussi avant-gardiste, radical et sans concession que faire se peut, de peur de le voir s’affadir et se diluer à force de se vouloir trop consensuel. Et de l’autre, les tenants d’une plus grande accessibilité pour l’auditeur non-initié, qui passe souvent par le biais d’une fusion avec d’autres styles musicaux jugés, à tort ou à raison, plus faciles d’approche. Ce qui fait la force de Jowee Omicil, artiste canadien d’origine haïtienne et multi-instrumentiste chevronné aussi à l’aise au saxophone (qu’il a étudié au Berklee College of Music de Boston) qu’à la flûte, aux claviers, au cornet, à la clarinette ou au chant, c’est justement sa capacité à s’adresser au plus grand nombre sans renier pour autant la complexité époustouflante de la discipline qui l’a vu s’épanouir. Ce que l’artiste résume lui-même de manière aussi simple que limpide par la formule suivante : « J’essaie juste de faire la musique comme je l’entends, une musique qui n’est pas facile à jouer, mais simple à écouter. » Adepte d’un jazz "fusionnel", puisa

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Notes bleues (et autres)

MUSIQUES | Jazz / On vous l’accorde : il a déjà commencé et, parution en décalage oblige, on vous en reparle avec un peu de retard. On s’en serait voulu de manquer le 16e Grenoble Alpes Métropole Jazz Festival, qui tient cette année la note bleue jusqu’au 17 octobre.

Martin de Kerimel | Mardi 6 octobre 2020

Notes bleues (et autres)

Salvatore Origlio et son équipe ont concocté un programme prometteur, en insistant tant sur la dimension universelle et intemporelle du jazz que sur sa grande diversité. Impossible de citer chaque artiste, alors on vous dévoile l’un de nos coups de cœur : le quatuor Cuareim (photo), accompagné par la percussionniste et chanteuse Natasha Rogers, qui s’adapte aux nouvelles normes sanitaires et va proposer deux sets successifs au public de l’auditorium du Musée de Grenoble, dimanche 11. Le projet, ambitieux, est d’associer des sonorités classiques à d’autres d’inspiration latine : un pari réussi, à en juger par les morceaux que nous avons entendus. Le festival dans son ensemble associera par ailleurs onze autres salles partenaires, à Grenoble, Bernin, Champ-sur-Drac, Crolles, Échirolles, Fontaine, Gières, Meylan, Saint-Égrève et Varces. Son programme complet est disponible en ligne, sur le site du Jazz Club de Grenoble (www.jazzclubdegrenoble.fr).

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Quand Grenoble se jazzifie toujours plus avec le Grenoble Alpes Métropole Jazz Festival

Festival | Rendez-vous du vendredi 4 au samedi 19 octobre pour le constater.

Stéphane Duchêne | Mardi 1 octobre 2019

Quand Grenoble se jazzifie toujours plus avec le Grenoble Alpes Métropole Jazz Festival

Si le Grenoble Alpes Métropole Jazz Festival est un événement, c'est parce que l'événement organisé à l'initiative du Jazz Club de Grenoble est le seul consacré à cette discipline dans l'agglomération. Il est donc on ne peut plus logique qu'à l'image de ce nom à rallonge, le GAMJF étende un peu plus à chaque édition son aire d'activité : Fontaine, Gières, Saint-Égrève, Varces, La Tronche... En tout ce sont pas moins de onze communes de l'agglomération (presque le double de l'an dernier) qui accueilleront la programmation de cette 15e édition et ses différents temps – les traditionnels Midi/Deux, master class, expositions, conférence... On y croisera cette année des figures telles que Raphaël Lemonnier (avec la Trova Project, une exploration de la chanson cubaine), l'étoile montante Agathe Iracema, l'électro-soul de Nojazz (photo), Yaël Rasooly et Ilya Magalnyk pour une plongée dans la musique de la première moitié du XXe siècle, l'explosif Amazing Keysto

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Louis Winsberg : « Michael Brecker était un saxophoniste comme il n'y en a pas deux par siècle »

Festival | Jeudi 18 octobre à la salle Edmond Vigne, dans le cadre de la 14e édition du Grenoble Alpes Métropole Jazz Festival, le trio Charlier/Sourisse/Winsberg rendra hommage au saxophoniste américain Michael Brecker, pillier du jazz dans les années 1980. Le guitariste Louis Winsberg, aussi connu pour ses groupes Sixun et Jaleo, nous en dit plus.

Alice Colmart | Mardi 9 octobre 2018

Louis Winsberg : « Michael Brecker était un saxophoniste comme il n'y en a pas deux par siècle »

André Charlier et Benoît Sourisse formaient un duo avant que vous les rejoigniez. Comment est né ce trio ? Louis Winsberg : Je connais André Charlier, batteur et percussionniste, et Benoît Sourisse, organiste et pianiste, depuis 30 ans, mais notre rencontre musicale ne date que d'une dizaine d'années, suite à une idée d'un des programmateurs du Festival de Chamonix. Nous avons d'abord joué un mix de compos et de standards. Et au vu du plaisir évident qu’on a eu ensemble, nous nous sommes assis autour d'une table pour réfléchir à un projet qui ait du sens, quelque chose de fort. On a alors décidé de rendre hommage à Michael Brecker, ce saxophoniste américain décédé en 2007 et véritable pilier du jazz. Dans votre trio, il n'y a pourtant pas de saxophoniste à l’horizon… Oui, et c’était un vrai challenge à relever ! On est un trio orgue, guitare, batterie et on fait une musique jouée à l’origine par cinq-six personnes qui ont plus d’instruments. L'idée était avant tout de rendre hommage à ce musicien qui nous a inspirés dans le vocabulaire jazzistique de base. C’était un saxophoniste et un imp

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Grenoble Alpes Métropole Jazz Festival : jazz d’octobre

Festival | Zoom sur la treizième édition du festival concocté par le Jazz Club de Grenoble. Avec cette année, quelques belles têtes d'affiche dont une au patronyme bien connu.

Aurélien Martinez | Mardi 10 octobre 2017

Grenoble Alpes Métropole Jazz Festival : jazz d’octobre

L’agglomération grenobloise n’est pas la plus jazzophile de France. Alors quand, chaque automne, revient sur le devant de la scène le bien nommé Grenoble Alpes Métropole Jazz Festival (il s’étend chaque année géographiquement un peu plus), on ne peut que se réjouir – si tant est que l’on aime le jazz ; mais tout le monde aime le jazz (ou devrait l’aimer), non ? Au programme de cette treizième édition concoctée par le Jazz Club de Grenoble (là encore un nom bien explicite, et une structure composée uniquement de bénévoles), deux semaines de jazz au sens large (le directeur assure ne pas défendre une esthétique pure) dans six villes de l’agglomération. Avec des concerts d’artistes du coin bien sûr (le festival a été en partie créé pour défendre la scène locale), et des têtes d’affiche capables de rameuter les foules comme le batteur vu à la Nouvelle Star Manu Katché, la chanteuse guadeloupéenne basée à Paris Véronique Hermann-Sambin, le vibraphoniste Vincent Maillard invité par le Quatuor Caliente… Mais le plus grand nom de cette année est sans nul doute le contrebassiste

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Les femmes font swinger le Grenoble Jazz Festival

MUSIQUES | Seul festival de jazz proposé à Grenoble, le Grenoble Alpes Métropole Jazz Festival s'efforce chaque année de faire coexister dans sa programmation des grands noms avec des artistes locaux. Cette année, du vendredi 14 au samedi 22 octobre, les femmes sont à l'honneur.

Gabriel Cnudde | Mardi 11 octobre 2016

Les femmes font swinger le Grenoble Jazz Festival

Il ne s'appelle plus le festival de Jazz d'automne mais le Grenoble Alpes Métropole Jazz Festival. Fort heureusement, rien n'a changé si ce n'est le nom. Pour la douzième édition de ce grand événement, le Jazz club de Grenoble a souhaité continuer à suivre sa ligne directrice : mélanger grands noms internationaux et artiste émergents locaux. En tête d'affiche, on retrouve avec plaisir l'immense Stacey Kent qui ira piocher dans ses 18 albums pour animer la soirée d'ouverture au Théâtre municipal de Grenoble. Un choix logique puisque cette douzième édition veut donner la part belle aux femmes dans le jazz. Une conférence à ce sujet sera d'ailleurs organisée par Christine Marion le 19 octobre. Jean-Philippe Bruttmann, guitariste flamenco qu'on ne présente plus, viendra lui aussi donner de ses doigts pour le public grenoblois. Rick Margitza, dont le saxophone a notamment accompagné les titres d'un certain Miles Davis, sera également de la partie. À côté de ces grands noms du jazz, des locaux du swing joueront : des élèves du conservatoire mais aussi Watts, le projet retenu par les organisa

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