Une affaire patrimoniale #4 : la République au Musée de la Révolution française de Vizille

ESCAPADES | Mystérieusement réapparu en 2015 à Rome lors d'une biennale d'antiquaires, l’écusson peint par Jean-Baptiste Wicar en 1793 est la première représentation de la première République française, imaginée pour remplacer les fleurs de lys de la monarchie. Le Musée de la Révolution française de Vizille vient de l’acquérir, comme nous l’expliquons dans ce quatrième épisode de notre web-série "Une affaire patrimoniale".

Charline Corubolo | Mercredi 7 décembre 2016

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Huit auteurs à découvrir au Printemps du Livre de Grenoble

Littérature | C’est parti pour la nouvelle édition du fameux Printemps du Livre qui, du mercredi 5 au dimanche 9 avril, investira plusieurs lieux de Grenoble et de l’agglo (dont, trois jours durant, le Musée de Grenoble et ses nombreux espaces) pour des rencontres avec des romanciers, des conférences, des spectacles, des expositions… Afin de profiter au mieux de cette émulation littéraire, on a sélectionné huit auteurs à découvrir. Suivez-nous.

La rédaction | Mardi 4 avril 2017

Huit auteurs à découvrir au Printemps du Livre de Grenoble

Jonathan Coe S'il fallait définir la quintessence de l'écrivain anglais – anglais et non britannique –, celle-ci tiendrait en deux mots : « Jonathan Coe ». Dieu sait s'il y a de la concurrence dans l'Angleterre des lettres, de Julian Barnes à Nick Hornby en passant par Martin Amis et Will Self, mais Coe c'est autre chose. À vrai dire, il partage avec chacun d'eux des traits communs, mais il est le seul à les réunir tous. Lui seul parvient, de Testament à l'Anglaise jusqu'à aujourd'hui sa presque suite Numéro 11 (un roman à sketches auscultant la période Blair-Cameron), à rendre universelles les problématiques et caractéristiques de son pays. Portant ainsi à un tel degré sur l'Angleterre un regard acéré tout en étant doux, amer mais empreint d'un humour so british plein d'autodérision et de charme. SD À la bibliothèque Aragon (Pont-de-Claix) vendredi à 19h (rencontre) Au Musée de Grenoble samedi à 15h30 (rencontre) et dimanche à 11h (lecture) ________ Céline Minard L’auteure française Céline Minard clive, entre admirateurs de son monde radical et lect

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Vizille : Révolution française mon amour

ESCAPADES | Le seul musée au monde consacré à la Révolution française se situe en Isère, à Vizille. Logique : c’est ici qu’en 1788 se déroula la réunion des états généraux du Dauphiné. 200 ans (et des poussières) plus tard, on fait le tour du propriétaire.

Tiphaine Lachaise | Mardi 5 juillet 2016

Vizille : Révolution française mon amour

Parmi les dix musées gérés par le département de l’Isère, le plus visité est celui de la Révolution française situé à Vizille. Si le magnifique domaine (dont un immense parc) accueille chaque année quelque 800 000 visiteurs, plus de 60 000 viennent pour le musée et le centre de recherche. Créée en 1983 dans la perspective du bicentenaire de 1989, la collection du musée s’est étoffée d’année en année. Dans un premier temps via un fonds propre au château, mais aussi en puisant dans les différentes collections nationales et départementales, ainsi que grâce aux dépôts et autres dons de particuliers. Aujourd’hui, il est ainsi difficile de dénombrer le nombre exact de pièces présentées. Qu’importe : pour le directeur du musée Alain Chevalier, annoncer un chiffre serait contre-productif puisqu’« un objet de petite taille vaut autant qu’un tableau de huit mètres sur dix… Alors que la proportion n’est pas égale ». Il suffit d’entrer dans le musée pour se rendre compte de cette profusion d’œuvres de styles, de tailles et de genres différents. Évidemment, la première, « c’est le château lui-même

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Le Musée de Vizille veut s'offrir la République

Financement participatif | Et met en place un financement participatif pour acquérir la première peinture conservée représentant la République française, qui a été peinte par Jean-Baptiste Wicar en 1793. On vous explique tout.

Charline Corubolo | Mardi 24 mai 2016

Le Musée de Vizille veut s'offrir la République

Après Spacejunk et son ambitieux projet de restauration de la fresque d'Ernest Pignon-Ernest du côté de la Bourse du travail à Grenoble, c'est au tour du Musée de la Révolution française à Vizille de s'offrir un financement participatif pour, cette fois-ci, acquérir un écusson. Mystérieusement réapparue en 2015 à Rome lors d'une biennale d'antiquaires, l’œuvre peinte par Jean-Baptiste Wicar en 1793 est la première représentation de la première République française, imaginée pour remplacer les fleurs de lys de la monarchie. Une première donc ! Pièce majeure pour l'histoire de France, le médaillon est une esquisse préparatoire d'une peinture murale réalisée sur la façade de la légation française à Florence mais depuis détruite. Afin de participer à cette acquisition, à ce patrimoine collectif, le musée a lancé le 28 avril une campagne de financement participatif. La récolte se termine le 28 juin. Les 15 000 euros espérés viendront s'ajouter aux fonds alloués par le Département de l'Isère. Pour voir rentrer

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Le Club réagit aux résultats des régionales avec le court-métrage "La République"

ECRANS | Le film de Nicolas Pariser est programmé gratuitement toute la semaine à 18h45 (sauf dimanche à 17h45).

Aurélien Martinez | Mardi 8 décembre 2015

Le Club réagit aux résultats des régionales avec le court-métrage

« Le Cinéma, miroir d'une politique en berne ? » se demande le cinéma Le Club après le premier tour des élections régionales et son résultat alarmant. D’où la décision prise ce lundi de projeter gratuitement toute la semaine le court-métrage La République de Nicolas Pariser, Grand Prix du Festival du Court Métrage de Grenoble et Prix Jean Vigo 2010. « Il était une fois un microcosme politique qui pointait du doigt un parti extrémiste pour mieux ignorer ses responsabilités. Il était une fois des électeurs qui ne trouvaient espoir que dans l'illusion d'une politique différente. Il est un film que tous les acteurs politiques devraient découvrir pour saisir la nausée d'électeurs en deuil d'avenir » (mot de Patrick Ortega, directeur du Club). Rendez-vous du mercredi 9 au mardi 15 décembre à 18h45 (sauf le dimanche à 17h45).

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Amour, gloire et débats d’idées

CONNAITRE | De vendredi à dimanche se tiendront à la MC2 les nouveaux Etats Généraux du Renouveau (sous le slogan Vivre la République), à l’instigation des journaux (...)

François Cau | Lundi 23 janvier 2012

Amour, gloire et débats d’idées

De vendredi à dimanche se tiendront à la MC2 les nouveaux Etats Généraux du Renouveau (sous le slogan Vivre la République), à l’instigation des journaux Libération et Marianne (les présidentiables invités sont donc tous “de gauche“). Soit trois jours de rencontres entre divers politiciens et représentants de la société civile, autour de questions parfois purement rhétoriques (Assiste-t-on à une révolution des modes de vie ? Prisons modernes, un faux progrès ? L’individualisme a-t-il tué la solidarité ? Les médias sont-ils encore crédibles ?), avec quelques erreurs de casting (on aurait ainsi plutôt vu Eric Woerth au débat Une justice fiscale est-elle possible ?), et même une entrée sur notre domaine de prédilection (L’Etat soit-il encore se mêler de la culture ?, avec Michel Orier, actuel daron de la MC2, et Aurélie Filippetti, potentielle ministrable de François Hollande à la culture – a priori, le débat ne sera que très moyennement houleux). Soit, si la sélection n’est pas trop drastique à l’entrée et que le public puisse poser les questions qu’il souhaite, une initiative républicaine honorable et même salutaire en ces temps de campagne. FC

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Libérons-nous

CONNAITRE | Trois jours de conférences, débats et ateliers, organisés par les journaux Libération et Marianne, en présence de femmes et hommes politiques, journalistes, économistes et autres acteurs de la vie politique et sociale française. Et le tout à la MC2 de Grenoble. LG & FC

François Cau | Lundi 24 janvier 2011

Libérons-nous

Parce qu’il est encore permis de croire en un avenir social et politique meilleur, et que mener des réflexions en groupe reste la meilleure façon de faire évoluer les choses, ce forum nous semble une entreprise fort salutaire. On dit forum, mais on se trompe, car désormais l’événement s’intitule « Les États généraux du renouveau », et Libération trouve en Marianne un nouveau compagnon de choix pour son organisation. L’on nous promet « trois jours de débats, d’expression et d’échanges », on se permet de notre côté d’espérer que les interventions du public fassent plus systématiquement mouche que lors des précédentes éditions. Les invités se poseront donc des questions pertinentes comme : « Avec la crise, la gauche peut-elle éviter le populisme ? », ou assèneront avec assurance et détermination : « Capitalisme financier : halte à l’impunité ». Ségolène Royal, Dominique de Villepin, Arnaud Montebourg, Manuel Valls, Cécile Duflot, Eva Joly… Les représentants politiques de l’opposition, dont certains se voient déjà tout en haut de l’affiche, ont là l’occasion d’apaiser les critiques, ou au contraire de les renforcer. On ne sait plus trop q

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