Mille merveilles de la nature

ESCAPADES | Préservés du tourisme de masse, les Espaces Naturels Sensibles sont de remarquables réservoirs de la biodiversité. Le département de l’Isère en dénombre pas moins de 130. Alors, pourquoi ne pas aller y faire un tour, seul ou accompagné d’un guide nature ?

Benjamin Bardinet | Jeudi 15 juillet 2021

Photo : (c) Benjamin Bardinet


Falaises karstiques, vallées glaciaires, plateaux calcaires... les reliefs et la géologie qui caractérisent le territoire isérois sont les sympathiques responsables de diversité des Espaces Naturels Sensibles (tourbières, étangs, marais, sources, bois, alpages). Héritier des périmètres sensibles instaurés en 1959, le label Espace Naturel Sensible créé en 1976 qualifie des espaces « dont le caractère naturel est menacé et rendu vulnérable, actuellement ou potentiellement, soit en raison de la pression urbaine ou du développement des activités économiques ou de loisirs, soit en raison d'un intérêt particulier eu égard à la qualité du site ou aux caractéristiques des espèces végétales ou animales qui s'y trouvent ». Les ENS tentent ainsi de concilier les activités humaines (loisirs, alpages, exploitations…) et la vie de la nature, avec l'idée que l'Homme aussi en fait partie, mais qu'il est tout de même préférable de réguler sa présence. Ces espaces sont donc de remarquables conservatoires de la biodiversité : les départements se chargent de leur préservation mais également de leur valorisation, par le biais, entre autres, de nombreuses activités pédagogiques à destination des groupes et des individus.

Visites au clair de lune

Il suffit de se rendre sur le site biodiversite.isere.fr ou dans un office du tourisme isérois pour découvrir le riche programme de sorties thématiques proposé par les animateurs nature du département. On peut, au choix, partir sur la piste des castors, à la découverte des reptiles, des orchidées ou des plantes comestibles et même embarquer pour une soirée astronomie ou une découverte de la nature au crépuscule. Autant de propositions alléchantes qui devraient ravir petits et grands tout au long de l'été et même au-delà. Une belle occasion de se rendre compte que les trésors de la nature se nichent plus dans la richesse de ses détails que dans le côté tape-à-l'œil de certains sites grandioses envahis par des hordes de touristes dont nous faisons malheureusement parfois partie.

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Des forêts, des Hommes et des archives

Histoire | Avis aux amateurs de vieux parchemins, les Archives départementales proposent leur toute première exposition ! Au programme : l’histoire des rapports que l’Homme entretient avec la forêt depuis le Moyen-âge.

Benjamin Bardinet | Mardi 21 septembre 2021

Des forêts, des Hommes et des archives

En choisissant d’explorer la thématique de la forêt, les Archives départementales avaient l’assurance de pouvoir sortir de leurs rayonnages un grand nombre de documents remarquables. Des documents qui témoignent de la complexe gestion des forêts isèroises dont les richesses ont toujours été prisées par des acteurs variés. Les seigneurs y chassaient, certains paysans y faisaient paître leurs bêtes, les villageois allaient y chercher du bois de chauffage, tandis que sous Louis XIV les exploitants fournissaient en matière première la marine navale et que, aux XVIIIe et XIXe siècles, les charbonniers s’y installaient, produisant sur place le charbon nécessaire aux forges… Devenues des espaces naturels où l'on vient désormais se ressourcer, nos forêts sont aujourd'hui préservées et éco-gérées (on préfère exploiter des forêts plus lointaines). Tout cela est donc raconté grâce à des documents qu’on n’a pas souvent l’habitude d’avoir sous les yeux. On pourra se délecter de la délicatesse des cartes, de la qualité des parchemins, des pleins et des déliés permis par l’usage de la plume et surtout de la diversité des écritures manuscrites... Un ensemble d’ob

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10 km : c'est court mais c'est bon

ESCAPADES | Contraints dans nos sorties par ce rayon de 10 km, il nous faut faire preuve d'imagination pour varier les plaisirs de balade. Explorations urbaines à vélo, randonnées pédestres originales, balades à VTT, flânerie artistique dans les parcs... Avec un peu de créativité, il y a finalement du potentiel pour y trouver son compte sans se lasser.

Jérémy Tronc | Vendredi 30 avril 2021

10 km : c'est court mais c'est bon

La cascade de Saint-Martin-d’Hères Cette chute d’eau belle et spectaculaire s’écoule à quelques pas de Saint-Martin-d’Hères village. Le chemin qui la longe est une voie d’accès originale vers la colline du Murier, qui permet de se passer de voiture. Rejoignez la place de la Liberté à Saint-Martin, en bus (ligne 12 ou C7) ou à vélo. Des arceaux proches de l’église permettent d’accrocher son biclou de manière sécurisée. De la place, traversez la rue en direction de la colline et pénétrez dans la rue en légère montée. Dans le premier virage à droite, le chemin démarre au lieu-dit Chaberte (indiqué sur un poteau en bois) à gauche d’un haut mur en pierre. La cascade est vite visible. Franchissez le pont et continuez de grimper jusqu’à la route goudronnée que vous suivez jusqu’aux Collodes. De là, les options sont nombreuses : poursuivre sur la route jusqu’au Murier et son parc ouvert au public le week-end (table de pique-nique, jeux pour enfants), ou bifurquer vers le sud à la première intersection, direction Le Bigot puis Romage, ou Poisat pour une balade plus courte. Infos pratiques : 6, 3 km / D+ 300 m

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Ils ont crié pour être entendus

Manifestation | Une grosse centaine de personnes s’est réunie jeudi 4 mars, en fin de matinée, sur le parvis du Musée de Grenoble pour dire sa colère face aux difficultés que traverse le monde culturel. Non sans un clin d’œil ironique au dernier déplacement de Roselyne Bachelot dans la région.

Martin de Kerimel | Jeudi 4 mars 2021

Ils ont crié pour être entendus

Ils ont vu la ministre de la Culture aux Victoires de la Musique classique, organisées à Lyon la semaine précédente. Cela n’a visiblement pas suffi à les convaincre que Roselyne Bachelot était véritablement à l’écoute des artistes. C’est à l’invitation du collectif Culture en Lutte, regroupant notamment des représentants isérois de la CGT Spectacle et du Syndicat national des arts vivants, que des manifestants se sont réunis place de Lavalette, ce jeudi matin. Depuis le début de la crise sanitaire, il y a bientôt un an, c’était déjà la quatrième fois qu’un tel rassemblement était organisé à Grenoble. Très symboliquement, l’idée des organisateurs était d’inviter chacun… aux Victoires de la Colère. On a connu manif’ plus houleuse : le ton des orateurs est resté assez mesuré, même lorsqu’une bonne partie des personnes présentes a accepté de jouer le jeu pour pousser un cri retentissant à 13h tapantes. Des débats devaient suivre une partie de l’après-midi. « Ne pas crever » Avant cela, qu’a-t-on vu ? Surtout des messages écrits, sur de rares pancartes et quelques banderoles. « Pas de culture sans droits sociaux », « État d’urgence culturelle. Arts,

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« L’Isère a une véritable puissance paysagère » (et l'événement Paysage > Paysages le prouve)

Festival | Après l’automne et l’hiver, et avant l’été l’an prochain, voici le printemps : pour sa troisième édition, le gros événement départemental Paysage > Paysages se déroulera du 23 mars au 22 juin. Avec toujours l’idée de questionner la notion de paysage grâce à pas mal d’événements artistiques – dont un gros prévu en ouverture samedi 23 et dimanche 24 mars. On débroussaille ça.

Aurélien Martinez | Mardi 19 mars 2019

« L’Isère a une véritable puissance paysagère » (et l'événement Paysage > Paysages le prouve)

« Le paysage est vraiment quelque chose d’omniprésent dans notre région, ce qui n’est pas vrai partout en France. En Isère, il y a une véritable puissance paysagère, autant du côté du système alpin que du système rhodanien. Et le paysage, c’est notre bien commun. C’est un patrimoine gratuit qui permet de s’échapper, de gagner en qualité de vie, en santé public – aller se balader en marchant dans les feuilles mortes, c’est plus utile qu’un psychanalyste ! » Voilà comment Philippe Mouillon, directeur du Laboratoire, structure artistique implantée à Grenoble et spécialisée dans les interventions à échelle urbaine (souvent d’ailleurs loin de Grenoble et de France), explique la genèse de l’entreprise très locale Paysage > Paysages lancée en 2016. À l’époque, l’homme et son équipe sont partis avec, en tête, deux constats pas très réjouissants. « On s’est dit qu’on ne pouvait pas laisser se faire l’effondrement des écosystèmes sans réagir – ça devient une problématique publique. Je trouve intéressantes, p

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PB d'or 2018 : expo

C'était 2018... | Avec une pépite locale et pas mal de musées isérois.

La rédaction | Mardi 18 décembre 2018

PB d'or 2018 : expo

Le PB d’or du réseau incroyable : les musées départementaux de l’Isère Si l’Année du Japon en Isère (qui dure jusqu’en juin) a été si bien suivie, c’est surtout grâce aux musées départementaux (gérés par le Département de l’Isère donc), dont certains se sont emparés de l’événement avec pertinence, sortant parfois des domaines que leur nom peut laisser penser. Comme le Musée dauphinois, qui a inauguré fin octobre Des samouraïs au kawaii, histoire croisée du Japon et de l'Occident, soit l’une des expositions les plus réussies de 2018 ; le Musée de la Résistance qui, cet été, a accueilli la très forte exposition Hibakusha, dessins des survivants d'Hiroshima et de Nagasaki ; ou encore le Musée de l’Ancien Év

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"Montagne et paysage dans l’estampe japonaise" : des paysages plein la vue au Musée de l’Ancien Évêché

Exposition | Encore une nouvelle exposition dans le cadre de l’Année du Japon en Isère ? Oui, et tant mieux. Car avec "Montagne et paysage dans l’estampe japonaise", le Musée de l’Ancien Évêché explore le regard porté par les Japonais sur la nature, complétant ainsi magnifiquement la proposition en cours au Musée dauphinois sur les relations entre le pays du Soleil-Levant et l’Occident.

Benjamin Bardinet | Mardi 18 décembre 2018

Généralement, quand un musée propose une exposition temporaire comprenant des œuvres d’un artiste "star" (genre, au hasard, Gauguin ou Delacroix), il se débrouille pour mettre en avant sur ses affiches une œuvre "blockbuster" dudit artiste. Et s’arrange pour trouver un titre qui mette cet aspect en avant – même s’il peut être trompeur sur la marchandise. Pour sa nouvelle exposition, le Musée de l’Ancien Évêché a fait fi de ces stratégies marketing en se contentant d’intituler sobrement Montagne et paysage dans l’estampe japonaise un accrochage qui réunit un nombre conséquent d’estampes des deux grands maîtres du genre dont l’évocation des seuls noms suffit à déplacer les foules : Katsushika Hokusai (1760 – 1849) et Utagawa Hiroshige (1797 – 1858). Le parcours n’essaye d’ailleurs pas de nous tenir en haleine en gardant le "meilleur" pour la fin puisqu’il démarre d’emblée avec la fameuse vague d’Hokusai. Comme c’est souvent le cas avec les images trop reproduites, cette vague n’est plus vraiment regardée : voilà donc une belle occasion de nous pencher dessus avec attention. On y voit trois barques de pêcheurs sur le point d’être submergées par une gigantesque va

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"Des samouraïs au kawaii" au Musée dauphinois : bons baisers du Japon

Exposition | Produite dans le cadre de l’événement national Japonismes 2018 et de l’Année du Japon en Isère, l'exposition "Des samouraïs au kawaii, histoire croisée du Japon et de l'Occident" en place au Musée dauphinois propose un passionnant parcours autour de cinq siècles habilement résumés. Visite guidée et entretien avec la commissaire d’exposition.

Benjamin Bardinet | Mardi 6 novembre 2018

L'histoire commence plutôt bien : le hasard amène des navigateurs portugais à faire la découverte en 1543 d'une des îles de l'archipel du Japon. Dès l'introduction de l'exposition Des samouraïs au kawaii, histoire croisée du Japon et de l'Occident, en place à l’étage du Musée dauphinois, un paravent contemporain de l'événement témoigne de l'enthousiasme et de la curiosité partagés de ses protagonistes ; et un cabinet-écritoire, dont l'usage est aussi caractéristique de l'Occident que ses motifs décoratifs profondément nippons, atteste du dialogue culturel et commercial qui s'instaure rapidement. Plus loin, la fascination mutuelle se prolonge autour des techniques guerrières : une élégante armure de samouraï et un fusil à mèche en attestent. Tout va bien donc, jusqu'à ce que les Jésuites étrangers, un brin trop prosélytes, agacent le gouvernement local qui décide d'interdire le christianisme avant, finalement, de verrouiller totalement le pays en mettant un terme à (quasiment) toutes les relations avec l'extér

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Les 5 expositions à voir ou à revoir cet été

Sélection | Nous en avons parlé (en bien) cette année, elles sont encore à l’affiche à Grenoble et dans l'agglo : voici les expositions à voir ou à revoir cet été, histoire de se mettre intelligemment au frais.

La rédaction | Mardi 3 juillet 2018

Les 5 expositions à voir ou à revoir cet été

Hibakusha, dessins des survivants d’Hiroshima et de Nagasaki Certes, on pourrait penser qu'une belle journée d'été se prête plus au farniente au soleil qu’à la visite d’une expo sur un sujet pareil. Pourtant, il serait dommage de passer à côté de cet ensemble remarquable de dessins car l'horreur de la situation décrite par les survivants des attaques nucléaires de 1945 est à la hauteur de la beauté des représentations qu'ils en font. Construite comme une chronique de cet enfer, l'exposition, en s'appuyant sobrement sur ces témoignages, fait œuvre de mémoire, loin de tout sensationnalisme malsain. Au Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère, jusqu'au 1er octobre 1918, l'affiche sur les chemins de l'Histoire La

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Et voici l'Année du Japon en Isère !

ACTUS | On détaille le programme débuté mi-juin.

Aurélien Martinez | Jeudi 28 juin 2018

Et voici l'Année du Japon en Isère !

Des dessins de rescapés des bombardements de Nagasaki et d’Hiroshima accrochés au Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère : d’accord, mais pourquoi ? Tout simplement parce que ce musée ne résume pas ses expositions temporaires à la période et l’aire géographique que son nom peut laisser sous-entendre (en gros, la Seconde Guerre mondiale en Isère). Et, surtout, parce qu'est lancée cet été l’Année du Japon en Isère (comme il y a eu précédemment celle de l’Italie ou de l’Afrique), à l’initiative du Département, et en lien bien sûr avec la célébration au niveau national du 160e anniversaire des relations diplomatiques entre la France et le Japon. Plusieurs musées départementaux sont ou seront associés à ces festivités, comme, donc, le Musée de la Résistance, mais aussi celui de la Révolution française à Vizille (sa nouvelle exposition Heurs et malheurs de Louis XVII,

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Et soudain, le Département dégaina ses Rencontres de la culture en Isère

ACTUS | Vendredi 8 et samedi 9 juin, le Département organise à Bourgoin-Jallieu ses Rencontres de la culture en Isère. Un événement qui, bien sûr, va rassembler tout un tas de professionnels du secteur, mais qui est aussi annoncé comme ouvert à tous. On vous en dit plus.

Aurélien Martinez | Lundi 4 juin 2018

Et soudain, le Département dégaina ses Rencontres de la culture en Isère

« En Isère, la droite joue la culture » : tel était le titre d’un article que nous avions rédigé en 2016, soit un an après l’arrivée à la tête du Département de la majorité présidée par Jean-Pierre Barbier (Les Républicains). En 2018, l’intention semble toujours là puisque le conseil départemental va rassembler, sur deux jours à Bourgoin-Jallieu, pas mal d’acteurs culturels « pour échanger sur les enjeux de la culture, réfléchir aux usages, aux pratiques, aux attentes des Isérois et identifier des défis concrets à relever » (extrait du communiqué). Des rencontres ouvertes à tous, et non forcément qu’aux professionnels de la profession. Plusieurs temps forts seront d’ailleurs proposés au public comme des ateliers de pratique artistique, un concert du multi-instrumentiste basé à Grenoble Stracho Temelkovski (photo) ou encore un jeu de piste géant dans Bourgoin-Jallieu. Du beau monde Mais bien sûr, ces à-côtés ludiques ne doivent pas faire oublier qu’il s’agira, pendant ces deux jours, de

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Une Fête sans frontières pour « sensibiliser à la cause des réfugiés »

Événement | Ça se passera dimanche 27 mai au Jardin de ville de Grenoble, dans le cadre de l'événement national Les États généraux des migrations.

Alice Colmart | Mardi 22 mai 2018

Une Fête sans frontières pour « sensibiliser à la cause des réfugiés »

Dimanche 27 mai, au Jardin de ville de Grenoble, Migrants en Isère, la Coordination iséroise de solidarité avec les étrangers migrants (Cisem) et AUI–Alerte, associations qui accompagnent les étrangers en France et défendent leurs droits, organisent une Fête sans frontières dans le cadre de la manifestation nationale Les États généraux des migrations. L’idée d’un événement culturel gratuit proposant lectures, spectacles musicaux et contes « pour sensibiliser à la cause des réfugiés » est née à la suite d’un constat. « Tout au long de l’année, on organise des débats, des conférences… Mais on a réalisé que la culture était aussi une façon de lever des réticences car elle permet de découvrir l’autre » explique Monique Vuaillat, pour les États généraux des migrations de l'Isère. Présents par solidarité, les artistes, s’ils ne sont pas eux-mêmes des réfugiés comme le conteur congolais Jaurès Gamba ou l’écrivain camerounais Patrick Santos Sarbruken, « s’intéressent à la question de la migration. » Parmi eux, seront également présents le Collectif GRIM(M), « six conteurs qui chuchotent à l’oreille d

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Les 5 expositions qui vont marquer le début d'année 2018

Panorama de rentrée culturelle | Avec des chefs-d’œuvre dessinés au Musée de Grenoble, des archives olympiques au Musée dauphinois ou encore de drôles de sculptures à SpaceJunk.

Charline Corubolo | Mardi 9 janvier 2018

Les 5 expositions qui vont marquer le début d'année 2018

Graphies du déplacement À travers la marche, l’artiste Mathias Poisson éprouve le territoire pour une expérience artistique polymorphe dans laquelle la représentation a posteriori de la promenade est intrinsèquement liée à la mémoire sensitive du corps dans l’espace parcouru. Une démarche du ressenti où se mêlent crayonnés, photographies et performances retraçant la déambulation réalisée par l’artiste, seul ou en groupe. Plus d'informations sur ces Graphies du déplacement en deux temps dans cet article. Au Vog Fontaine jusqu’au samedi 31 mars Group Show En guise de bonnes résolutions artistiques, la

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Le Musée de la Résistance se réinvente

ACTUS | L'équipe du Musée de la Résistance et de la Déportation de l'Isère, situé rue Hébert à Grenoble, a repensé une partie du parcours de l'exposition permanente du lieu. On vous en dit plus.

Nicolas Joly | Mardi 23 mai 2017

Le Musée de la Résistance se réinvente

Pour la quatrième fois depuis sa mise en place en 1994, l’exposition permanente du Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère se réactualise. Cette fois, c’est la partie consacrée à l’automne 1943 qui fait peau neuve, suite aux recherches réalisées en 2013 à l’occasion de l’exposition temporaire Automne 43, Résistance et répressions. Pour Alice Buffet, directrice du musée depuis janvier, ce renouvellement est logique : « L’exposition de longue durée du musée est un parcours vivant, qui doit évoluer en fonction de l’Histoire et des recherches. » Dans cette nouvelle version de l’exposition, le texte laisse volontiers la place aux contenus audiovisuels. Mises en valeur par le faible éclairage du parcours, des projections murales reconstituent le défilé des soldats allemands dans les rues de Grenoble ou encore l’explosion spectaculaire du polygone d’artillerie. Des témoignages sonores projetés du plafond aux interfaces tactiles placées dans une armoire à tiroirs, tout dans cette nouvelle aile a été pensé pour favoriser l’im

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Nuit des musées 2017 / Musées en fête : notre sélection

Événement | Samedi 20 mai, c’est la fameuse Nuit européenne des musées, événement couplé en Isère à un week-end baptisé Musées en fête. On a bien lu tous les programmes des lieux qui participeront (des musées donc, mais aussi d’autres institutions culturelles) et on en a sélectionné six, en accès libre bien sûr. Suivez-nous.

Aurélien Martinez | Mardi 16 mai 2017

Nuit des musées 2017 / Musées en fête : notre sélection

Une nuit portes ouvertes au Musée de Grenoble Un week-end festif dédié aux lieux d'expo de Grenoble et de l'agglo doit forcément prendre en considération le Musée de Grenoble et ses collections impressionnantes qui, on le rappelle une nouvelle fois, rivalisent avec celles des grands musées français – voire internationaux. Et ce même si rien de fou n'est organisé pendant ces deux jours par la vénérable institution. Le musée et son expo temporaire consacrée au peintre Fantin-Latour seront ainsi en accès libre le samedi de 18h30 à minuit et le dimanche toute la journée. C’est déjà ça. À noter tout de même que l’association Musée en musique proposera, le dimanche à 14h30, une « sieste musicale » dans le patio du musée avec le quintette vocal Sparkling Voices, et ce sera en accès libre. Une visite des coulisses au Musée dauphinois Un musée, c'e

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Musée Champollion, acte 2

ACTUS | Il y a quelques semaines, le département de l’'Isère annonçait une hausse de 9% du budget de la culture, devant notamment servir à financer un musée (...)

Sandy Plas | Mardi 31 janvier 2017

Musée Champollion, acte 2

Il y a quelques semaines, le département de l’'Isère annonçait une hausse de 9% du budget de la culture, devant notamment servir à financer un musée Champollion. Mais plus qu'’une création de musée, le projet porté par le conseil départemental ressemble davantage à l'’acte 2 d’une pièce débutée en 2001. À cette époque, le département fait l’'acquisition de la maison de Jacques-Joseph Champollion, le « frère de », située à Vif. Ouverte temporairement au public en 2004, la maison ferme ses portes quelques mois plus tard pour préparer son ouverture officielle. Mais le projet s'’enlise au fil des ans et la maison Champollion de Vif, où le jeune Jean-François vécut sa jeunesse, reste fermée. Il faut attendre 2016 pour que le projet qui vise « à faire vivre la légende de Champollion en Isère », selon le Conseil départemental, reprenne des couleurs. Si le flou règne encore sur le calendrier ou la composition des collections, on sait en revanche que le musée reprendra vie dans l’'actuelle maison Champollion, qui sera entièrement repensée. Quant au financement, il proviendra bien d'’un budget propre et ne viendra pas piocher dans l’'enveloppe actuell

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Grenoble lance ses États généraux des migrations

Évenement | Samedi 3 décembre, le collectif Migrants en Isère organise à la MC2 une journée de réflexion et de tables rondes autour de la question des migrants. Des artistes participent aussi à cette première édition, ainsi que des têtes d’affiche comme les deux Daniel, Pennac et Cohn-Bendit. On détaille le programme.

Jean-Baptiste Auduc | Mardi 29 novembre 2016

Grenoble lance ses États généraux des migrations

La mobilisation se pressentait en septembre, lorsque la municipalité grenobloise adhérait au réseau des villes solidaires. Cela se vérifie en décembre, puisque les premiers États généraux des migrations auront lieu ce samedi 3. Une journée complète qui se déroulera à la MC2 avec des intervenants, nombreux et variés : chercheurs, artistes, hommes politiques, militants associatifs, citoyens… Tous pourront discuter, se questionner et avancer ensemble. Monique Vuaillat, l’organisatrice avec le collectif Migrants en Isère (qui rassemble de nombreuses associations comme Amnesty International, l’APARDAP ou la Cimade), est convaincue de la nécessité de cet événement. « La question des migrants suscite des débats, des controverses. Il y a une méconnaissance du public sur la véritable réglementation qui s’applique à eux. » Un événement qu’elle assure autant pédagogique qu’artistique. Vidéos, photos ou écrits mettront en relief la question migratoire. La photographe Maryvonne Arnaud montrera ainsi son tra

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Musée de la Résistance : «un outil d’éducation à la citoyenneté»

ACTUS | 2016 marque les 50 ans du Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère. À cette occasion, rencontre avec son directeur Olivier Cogne pour en savoir plus sur cet anniversaire et le rôle de cette institution consacrée à la Seconde Guerre mondiale.

Charline Corubolo | Mardi 19 juillet 2016

Musée de la Résistance : «un outil d’éducation à la citoyenneté»

Cette année, le Musée de la Résistance et de la Déportation de l'Isère fête ses 50 ans. Pourquoi est-il important de mettre l’accent sur cet anniversaire ? Olivier Cogne : 50 ans d’existence, ce n’est pas rien ! C’est l’occasion d’avoir un regard rétrospectif sur ce qui a été réalisé. Le musée a connu plusieurs étapes dans son développement : de musée associatif dans les années 1960 au moment de sa création, il est devenu musée départemental il y a une vingtaine d’années, avec une équipe de professionnels à sa tête composée essentiellement d’historiens. Les collections se sont considérablement enrichies, tout comme les travaux scientifiques. À quoi çasert en 2016, soit 70 ans après la Seconde Guerre mondiale, un musée comme celui-ci ? Sans doute à perpétuer, à transmettre un patrimoine de valeurs : celle de la résistance et de la République. À être un outil d’éducation à la citoyenneté, avec le concours de nombreux acteurs. C’est ça son rôle essentiel. Il y a pour cela le travail d’histoire, en s’appuyant sur des cherch

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L’âme de la résistance

ARTS | Jeunes, moins jeunes et jeunes d’esprit, le Musée de la Résistance et de la Déportation de l'Isère vous attend en plein Grenoble. Certes, il est vrai que les mots « résistance » et « déportation » font probablement moins rêver qu’un Abricotini siroté dans un transat au soleil ; pourtant vous auriez tort de n’y prêter aucune attention.

Charline Corubolo | Mardi 19 juillet 2016

L’âme de la résistance

C’est dans les années 1960 que le musée voit le jour sous l’impulsion de résistants, de déportés et d’enseignants, pour devenir départemental en 1994. Aujourd’hui, l’institution continue de défendre les valeurs de la République à travers l’histoire de la Deuxième Guerre mondiale – l’Isère fût un fief de la Résistance. Selon un parcours chronologique sur trois niveaux, la muséographie des collections permanentes offrent une plongée dans le quotidien, résistant ou pas, des Isérois. Textes d’archives, vidéos, photographies, affiches et témoignages alimentent la visite avec justesse et émotion. Mais l’intérêt de la déambulation réside surtout dans la mise en scène des deux niveaux supérieurs où sont reproduits des morceaux de rues, des cafés et des intérieurs pour une immersion totale dans ce qu’était la Résistance.

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En Isère, la droite joue la culture

ACTUS | On murmure dans les couloirs du conseil départemental de l’Isère que la nouvelle majorité de droite, élue il y un an, soutient la culture. Voire même que les subventions augmenteraient. L’annonce semble irréelle. Pour en avoir le cœur net, on est allés rencontrer Patrick Curtaud, vice-président à la culture, et quelques acteurs culturels plutôt satisfaits.

François Cau | Mardi 19 avril 2016

En Isère, la droite joue la culture

Un an après avoir ravi le département à la gauche, la nouvelle majorité départementale de droite présidée par Jean-Pierre Barbier (Les Républicains) prend ses marques. Et l’action, en matière de culture, semble lancée. « Il y a eu peu d’opposition à l’augmentation du budget du département » annonce dans un sourire Patrick Curtaud, chargé de la culture au département. Après les dernières années plutôt sombres de la présidence du socialiste André Vallini, voilà l’éclaircie. Pour 2016, le département annonce 12% d’augmentation par rapport à l’an dernier. Soit 1.5 millions d’euros en plus pour le budget de la culture. « Aujourd’hui, en cette période trouble, où l’on parle de vivre ensemble et de laïcité, la meilleure façon d’apprendre des autres, c’est le développement de la culture » assure Patrick Curtaud. Une politique de gauche appliquée par des gens de droite ? Il y a de quoi perdre le nord. « La culture n’est ni de droite, ni de gauche » continue le vice-président à la c

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L’Exil à l’écran : quand le cinéma abolit les frontières

ECRANS | Zoom sur l'événement organisé par le collectif Migrants en Isère.

Vincent Raymond | Mardi 29 mars 2016

L’Exil à l’écran : quand le cinéma abolit les frontières

Bien que la situation au Proche-Orient ne cesse de se dégrader, la jungle de Calais a été vigoureusement évacuée, et un accord entre l’Union européenne et Ankara vient d’être validé visant à renvoyer en Turquie tous les migrants arrivant en Grèce… Bref, les autorités rivalisent d’ingéniosité “courageuse” pour déplacer le problème des déplacés. Depuis début mars, le collectif Migrants en Isère aborde de front la douloureuse situation de ces populations forcées de fuir leur pays d’origine à travers le langage du cinéma, en organisant le festival L’Exil à l’écran. Un événement inscrit dans le cadre de La Quinzaine contre le racisme et les discriminations, se diffusant largement dans l’agglomération grenobloise, et dont l’ultime semaine réserve encore quelques rendez-vous marquants. Comme l’avant-première du documentaire Entre les frontières de Avi Mograbi, traitant du cas des demandeurs d’asile africains en Israël, ou Les Invisibles de Pascal Crépin, consacré aux oubliés de Sangatte. Deux fictions complètent le tableau : le très brut Hope (2014) de Boris Lojkine, détaillant sans c

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De l’amour, pour mémoire

ECRANS | Le Club et l'association Isère Gérontologie organisent une projection-débat autour du (très grand) film de Michael Haneke. Du coup, on en redit du bien. Vincent Raymond

Vincent Raymond | Mardi 1 mars 2016

De l’amour, pour mémoire

Si vous avez déjà oublié qui a obtenu la Palme d’Or à Cannes en 2012, courez (sans trébucher) voir ou revoir le film-choc de Michael Haneke, Amour, lors de la séance programmée par Le Club. Fidèle à ses thématiques dérangeantes, à son cinéma de la claustration et à sa manière frontale, dépourvue de complaisance, de représenter la souffrance, le cinéaste autrichien avait saisi la Croisette avec l’histoire d’un octogénaire confronté à la démence sénile subite de son épouse. La douceur résolue, absolue, de Jean-Louis Trintignant face à l’absence de plus en plus insoutenable d'Emmanuelle Riva, et ce lien qui jamais ne se rompt entre eux par la parole, ciment à prise lente, devenant analgésique… Coutumier du fait, Haneke brise un nouveau tabou en osant montrer ici le double visage de la maladie et de la déchéance, ordinairement réservé au domaine occulté de l’intime. Ce n’est évidemment pas par provocation malsaine, mais pour affronter ce spectre et en tirer une vision tant forte, touchante que poétique. Assimilé par lui, le réel devient surréel, dépasse le champ de l’i

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Zoom sur les artistes de la 15e Cuvée grenobloise

MUSIQUES | La fameuse compilation dédiée à la scène locale sort ce mercredi 27 janvier. Qui trouve-t-on dessus ? Et quels groupes joueront cette semaine à la Bobine, à la Bibliothèque centre-ville ou à la Belle électrique pour la promouvoir ? Réponses.

Stéphane Duchêne | Mardi 26 janvier 2016

Zoom sur les artistes de la 15e Cuvée grenobloise

À force de cuvées, la grenobloise, ourdie par Retour de scène-Dynamusic, devrait finir par s'autoproclamer AOC : Sainte-Émergence ou Château-La Pompe à talents. Le nom reste à trouver et, pour l'heure, c'est donc Cuvée grenobloise, 2016 et 15e millésime. Comme chaque année, le jury de la désormais fameuse compilation de talents locaux (émergents à divers niveaux) s'est enfilé quelques bonnes rasades de production locale avant d'en sélectionner un échantillon représentatif de nectar du cru. Représentatif car au-delà de la qualité intrinsèque et de l'engagement des acteurs (critères essentiels), tous les genres se trouvent ainsi représentés, un peu à la manière des sélections régionales du Printemps de Bourges. Il n'est pas de chapelle musicale qui passe sous le radar : rouge qui tache rock et son tanique avec Quintana, blanc acide coupé à la vodka de Cash Misère (prime de la meilleure étiquette pour le titre Poursuitovksy), chanson sulfatée de Bleu, ou reflets abstraits d'un Dzihan ou d'un Nikitch, étoiles montantes de l'électro.

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Les expos patrimoniales à voir ou à revoir cet été

ARTS | Voici les beaux jours installés et les vagues de chaleurs incessantes. N'ayez crainte, nous avons trouvé la parade pour faire diminuer votre thermostat intérieur et augmenter vos connaissances. Un petit tour au musée ; et si vous ne savez pas quoi choisir, voici une petite sélection spéciale culture et patrimoine. Charline Corubolo et Nathan Chaudet

Charline Corubolo | Mardi 7 juillet 2015

Les expos patrimoniales à voir ou à revoir cet été

Rose Palace La Révolution française n’est pas que question d’histoire ; il est aussi question d’art contemporain. L’artiste Viviane Rabaud investit ainsi tout l’été le parc du Domaine de Vizille pour y amener sa touche pop et flashy avec Rose Palace. Il ne s’agit pourtant pas ici d’un palace mais bien d’une prison. La prison la plus emblématique d’une époque forcément riche en symbolique : la Bastille. C’est la troisième œuvre présentée dans le Domaine qui organise tous les deux ans une exposition éphémère composée d’une seule pièce. Cette Bastille flottante faite de scoubidous roses tricotés apporte une touche de modernité qui contraste totalement avec le paysage environnant et le sujet. Pour l’artiste, l’idée était de « construire des ponts entre les époques » pour aboutir à un mélange « entre révolution et fiction ». 10 kilomètres de fil et quelque 60 heures de travail ont été nécessaires pour monter cette réplique à l’échelle 1/12. De nombreux calculs – et l’aide d’un ingénieur – ont également été nécessaires pour faire flotter cet édifice au ras de l’eau sans qu’il ne tangue ni coule. Alors on n’oublie pas son appar

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Il était une fois les archives

CONNAITRE | « Celui qui ne connaît pas l’histoire est condamné à la revivre » écrivait Marx. Mardi 9 juin, les Archives départementales de l’Isère ouvrent leurs portes aux marxistes et aux autres, le temps d’une soirée événement.

Nathan Chaudet | Mardi 2 juin 2015

Il était une fois les archives

Vous faites quoi mardi 9 juin en fin de journée ? Un petit tour aux Archives de l’Isère, ça vous dit ? L’institution départementale ouvre ainsi ses portes à l’occasion de la neuvième journée internationale des archives pour lever le voile sur une profession – celle d’archiviste – encore méconnue. Car si certains peuvent voir les archives comme un amas de papier en décomposition, Nathalie Bonnet, une des conservatrices des lieux, perçoit elle « la chair et le sang [des auteurs] derrière tout ça ». Concrètement, les quelque 35 kilomètres linéaires d’archives en tout genre (parchemins, cartes, microfilms, photos…), datant pour certaines du dixième siècle et d’habitude fermées au public, pourront être arpentés. Une cinquantaine de « merveilles qui dorment » seront quant à elles exposées le long du parcours – ces pièces seulement seront consultables. Même si tout n’est pas défini, on sait déjà que l’Ordonnance de Villers-Cotterets qui a institutionnalisé la langue française sera présentée aux côtés d'un plan à l'aquarelle du jardin botanique de La Tronche datant de 1786 et d’autres pièces splendides qui transportent des siècles en arrière.

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Deux musées grenoblois s'associent numériquement

CONNAITRE | Certaines œuvres paraissent parfois très éloignées de notre époque ou un brin compliquées à analyser. Le Musée de Grenoble et celui de la Résistance et de la (...)

Charline Corubolo | Mardi 19 mai 2015

Deux musées grenoblois s'associent numériquement

Certaines œuvres paraissent parfois très éloignées de notre époque ou un brin compliquées à analyser. Le Musée de Grenoble et celui de la Résistance et de la Déportation de l'Isère ont trouvé, à l'occasion du centenaire de la Première Guerre mondiale, une solution à la fois ludique et innovante : explorer un tableau numériquement par le biais d'un écran tactile dans chacun des établissements. Pour ce coup d'essai (transformé), c'est la peinture La Guerre (1915) d'Othon Friesz que l'on découvre selon deux angles : l'histoire et l'art. Il faut commencer à la Résistance, ce qui donne un accès gratuit au Musée de Grenoble où se trouve physiquement la toile, pour rentrer historiquement dans l’œuvre en choisissant un des seize détails proposés soit sur le tableau, soit selon une thématique. Une question est alors posée avec un code dont la réponse est donnée dans l'autre musée. Chaque morceau dévoile deux contenus différents selon l'institution, créant un ping-pong culturel. Un dispositif qui permet non seulement d'apprendre mais aussi de pénétrer dans l’œuvre en la « touchant » et en zoomant à souhait, afin de découvrir une multitude d'informations sur ce

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Le Poilu est parmi nous

ARTS | Même s'ils ont tous trépassé, les Poilus sont toujours parmi nous. 2014 sonne le centenaire de la Première Guerre mondiale, l'occasion de se souvenir de tous (...)

Charline Corubolo | Mardi 2 décembre 2014

Le Poilu est parmi nous

Même s'ils ont tous trépassé, les Poilus sont toujours parmi nous. 2014 sonne le centenaire de la Première Guerre mondiale, l'occasion de se souvenir de tous ceux qui ont combattu pour la France. Alors qu'au Musée dauphinois le parti pris est de montrer l'organisation des populations en Isère durant le conflit, le Musée de la Résistance et de la Déportation propose de rendre hommage à ces hommes et femmes qui ont été au front. L'exposition débute par une petite mise en bouche concernant les faits généraux historiques, puis rapidement le parcours dévoile des portraits individuels : un soldat Italien qui s'engage au côté de la France, un autre fusillé pour l'exemple, ou encore une femme à la tête d'un hôpital de guerre. À travers cette déambulation fragmentaire, ce sont douze personnalités qui se racontent en écrits, en photographies et autres documents d'époque. Des vidéos et des tablettes sont mises à disposition du public afin d'approfondir la (re)découverte. Enfin, l'extérieur réserve une surprise de taille : la présentation d'un camion Berliet, transport utilisé par les soldats.

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Musées à remonter le temps

ARTS | Les musées patrimoniaux de la ville de Grenoble proposeront prochainement un voyage dans le temps depuis les sarcophages jusqu'au XXe siècle. Un itinéraire (...)

Charline Corubolo | Mardi 30 septembre 2014

Musées à remonter le temps

Les musées patrimoniaux de la ville de Grenoble proposeront prochainement un voyage dans le temps depuis les sarcophages jusqu'au XXe siècle. Un itinéraire qui débutera en novembre au Musée de la Résistance et de la Déportation avec une exposition sera consacrée aux Poilus d'Isère, qui vient en prolongement de celle présentée précédemment (Vercors 40/44) et en complément de celle actuellement présentée au Musée dauphinois (À l'arrière comme au front). C'est donc un saut spatial que nous effectuerons au Musée dauphinois, mais aussi temporel pour Confidences d'outre-tombe, Les archéologues interrogent les squelettes. Pour cette plongée aux pays des morts, les spécialistes tenteront de faire parler les défunts de leur vie. Et qu'importent les désagréments chronologiques, retour vers le XXe siècle avec

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Notre sélection de terrasses vertes

GUIDE URBAIN | « Voilà l’été » comme dirait la chanson, avec ses incontournables soirées en terrasse. Soucieux de vous accompagner même dans ces moments-là, nous avons sélectionné trois endroits atypiques en plein air pour passer du bon temps à la nuit tombée. Suivez-nous ! La rédaction

Aurélien Martinez | Mardi 29 avril 2014

Notre sélection de terrasses vertes

Côté nature Qui sait qu’il y a un mini golf à l’extrême sud du parc Paul-Mistral, qui fait aussi office de bar ? Ou plutôt de buvette, avec des chaises en plastique et un comptoir dans une cabane. C’est justement le dénuement qui donne du charme à ce lieu atypique, niché entre les arbres sur un parcours de golf défraichi de 18 pistes – mais qui va être refait par le gérant pour pouvoir de nouveau y jouer. Ouvert d’avril à octobre, 7j/7 (sauf en cas de pluie), c’est un spot familial en journée (on peut y grignoter quelques trucs), et plutôt festif le soir (jusqu’à minuit). Une sorte de guinguette où l’on ne sert que des alcools légers (vin et bière), qui semble posée là sans vraiment y croire – il y a des barrières qui l’entourent, même si elles n’ont aucune utilité. Comme quoi, parfois, il suffit de pas grand-chose pour faire une chouette réussite. Mini golf du parc Paul-Mistral, rue colonel Driant, Grenoble. Rens : 06 52 94 55 82 Côté fleuve Les quais de l’Isère côté Bastille ont été inaugurés en novembre dernier après avoir été réaménagés. Leur première saison estivale va être un succès espèrent les profe

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L’Histoire au présent

ACTUS | Alors que l’on commémore le centenaire du début de la Première Guerre mondiale et les 70 ans de la Libération de Grenoble lors de la Seconde, le Musée de la Résistance et de la Déportation de l'Isère fête ses 20 ans d’existence sous sa forme actuelle - le musée en lui-même a été créé en 1966. Rencontre avec Olivier Cogne, directeur du musée. Propos recueillis par Dimitri Crozet

Aurélien Martinez | Mercredi 8 janvier 2014

L’Histoire au présent

Automne 1943. Une vague de répression touche la Résistance à Grenoble. L’exposition temporaire Automne 43 qui se tient jusqu’au 19 mai 2014 ramène dans l’ambiance de l’époque, archives et témoignages à l’appui. Avec un mot d’ordre, rappelé par Olivier Cogne, directeur du musée : « Nous sommes là pour donner du sens à ce qu'il s’est passé il y a 70 ans et le mettre au prisme du présent. » Dans cette optique un mur, à la fin de l’exposition, permet aux visiteurs de laisser leur sentiment sur ce que représente pour eux cette période. « On a voulu mettre à contribution les visiteurs sur cette question : pourquoi et comment commémorer 70 ans après ? Comment chacun peut contribuer à sa façon à entretenir la mémoire et les valeurs de la Résistance ? » C’est bien de valeurs, autant que d’Histoire, dont il est question pour le musée, Maison des Droits de l’Homme depuis 2001. Olivier Cogne défend une volonté de laisser s’exprimer à travers des sujets actuels des points de vue issus d’associations : « Nous revendiquons une filiation avec la société civile. Il n’y a pas un projet qui a été bâti dans ce musée sans travailler avec des associations du mon

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Mémoires vives

ARTS | Il a fallu deux ans d’inventaire pour l’exposition Patrimoine en Isère, les Vals du Dauphiné. Elle retrace l’histoire de la région dauphinoise à travers le (...)

Aurélien Martinez | Vendredi 3 janvier 2014

Mémoires vives

Il a fallu deux ans d’inventaire pour l’exposition Patrimoine en Isère, les Vals du Dauphiné. Elle retrace l’histoire de la région dauphinoise à travers le patrimoine qui l’a façonnée. Une invitation à remonter le temps en se promenant de châteaux en églises, de machines à tabac en mobiliers de fermes. En flânant sur les rives du lac de Paladru sur les traces de ceux qui habitèrent ses désormais vestiges préhistoriques. En suivant les romains sur leurs voies jusqu’à Pont-de-Beauvoisin. Les panneaux successifs mènent de la préhistoire à l’époque contemporaine. Pour chaque époque, des photos de monuments illustrent l’intégration de l’histoire dans les paysages que l’on connaît aujourd’hui. Autre illustration, par les objets des quatre coins de la région et de tous types. Les uns ramènent au culte religieux, les autres au travail de la terre et à ses outils, ou encore aux artistes qui ont marqué la région. Une diversité qui permet à chacun de s’arrêter en reconnaissant le nom de son village ou un objet familier. Pour les amateurs d’exhaustivité, un livret de 240 pages décrit l’histoire de tel château ou bourg. 240 pages et une exposition pour une l

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Le temple du soleil

ARTS | Avant les montres, téléphones, radios-réveils et horloges en tous genres, il y eut simplement le soleil. L'exposition "Voir midi à sa porte" au Musée dauphinois offre une plongée dans l'histoire, et dans la région, en présentant l'art du cadran solaire à travers les âges. Une tige, une ombre, une heure : un principe simple dans son fonctionnement mais d'une grande diversité dans ses formes, c'est ce qui ressort de la visite. Dimitri Crozet

Aurélien Martinez | Jeudi 2 janvier 2014

Le temple du soleil

À l'entrée de l'exposition du Musée dauphinois, quelques mots sur le soleil « plus grande horloge du monde ». Une introduction à un panorama général des différents types de cadrans solaires, formats poche ou XXL. Entre les panneaux explicatifs, des exemples soulignent la grande diversité du genre, des cadrans égyptiens aux gallo-romains. Dans cette diversité on se perd, parfois, entre plusieurs gnomons (le nom scientifique pour les cadrans solaires) puis l'œil est attiré par une demi-sphère taillée dans la roche. Mise en perspective salutaire, des sabliers ou lampes à encens sont également présentées. Le cadran ne fit pas d'ombre à ces autres formes, qui permettaient de mesurer un temps défini, cinq minutes ou une heure. Autre variation plus intéressante encore mise en lumière, celle incarnée par les différentes manières de découper le temps. Des choix qui révèlent quelque chose des modes de vie en vigueur : ainsi l'influence de l'église, et de ses temps réservés au rite se firent ressentir sur la construction de certains cadrans solaires. Les devises inscrites sur les objets, recensées en 1036 dans un Recueil de 800 devises de cadrans solaires, soulignent tout

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La nuit je flâne

ARTS | C’est le marronnier du printemps : la traditionnelle Nuit des musées, couplée depuis huit ans à la manifestation iséroise Musées en fête (pour les musées départementaux). L’occasion pour nous de mettre en avant les expositions à voir ou revoir ce week-end, et les animations organisées spécialement pour l’occasion. Suivez le guide. Laetitia Giry et Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Vendredi 3 mai 2013

La nuit je flâne

La Cage de Giacometti Expo / Énième événement au Musée de Grenoble, l’exposition consacrée au sculpteur Alberto Giacometti bat son plein depuis le début du mois de mars. Déjà plus de 50 000 visiteurs se sont bousculés dans les salles blanches présentant les œuvres du maître italien, et son travail autour de l’une de ses pièces maîtresses : La Cage. En marge de l’exposition, les ateliers pour les enfants sont toujours plus que complets, contribuant à une notoriété intergénérationnelle méritée. On ne saurait trop vous recommander d’aller jeter un œil à tout cela avant la retraite des œuvres dans les réserves de la Fondation Giacometti… Événement / Pour la Nuit des musées, le musée voit les choses en multiple : concert à l’auditorium, visite insolite des collections et diffusion de

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Qui porte la culotte ?

ARTS | Expo dans l’expo / Pourquoi « Les culottes d’Hippolyte » ? Par pur accident très contemporain. Quand Chloé Prigent a débuté sa série de photos culottées, elle a (...)

Laetitia Giry | Vendredi 22 mars 2013

Qui porte la culotte ?

Expo dans l’expo / Pourquoi « Les culottes d’Hippolyte » ? Par pur accident très contemporain. Quand Chloé Prigent a débuté sa série de photos culottées, elle a opté pour un surnom déjà existant, utilisé pour son compte Facebook, se disant que cela sonnait mieux que « Les culottes de Chloé ». Force est d’admettre qu'elle n’a pas tort… Le nom a son importance, et le mystère un peu cocasse des « culottes d’Hippolyte » ajoute comme un supplément d’âme à l’entreprise. Cette entreprise est simple : photographier les petites culottes de femmes et filles lambda, grosses ou maigres, où elles le veulent. Des jambes au nombril, sans visage, chaque sujet pose dans un décor choisi en arborant sa plus belle culotte. Ou comment dire en images que les choix vestimentaires les plus intimes parlent de nous plus qu’on ne l’imagine, et que les dévoiler c’est se dévoiler soi-même. C’est ainsi que l’on a affaire à une galerie de portraits, tous très différents, colorés et vivants, animés par le geste d’une main qui découvre ce qui a vocation à être caché en public. Promenés à Paris, à Lyon, quelques uns d’entre eux attendent

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Objets de mélancolie

ARTS | Culottes de coton, corsets, premiers soutien-gorges : autant d'objets de fantasme dont l’histoire nous est contée avec passion et application au Musée Dauphinois. Des modèles surannés aux luttes d’usine en passant par des affiches publicitaires des années 70, "Les dessous de l’Isère" découvre avec gourmandise un bout d’Histoire des plus féminines. Laetitia Giry

Laetitia Giry | Vendredi 22 mars 2013

Objets de mélancolie

« La lingerie est une histoire culturelle à fleur de peau ! » Ainsi la créatrice de mode Chantal Thomass évoque-t-elle son sujet de prédilection dans la préface du catalogue (réussi) de l’exposition Les dessous de l’Isère. Ambitieuse et fouillée, cette dernière se disperse parfois – à vouloir tout dire – mais reste une mine d’informations des plus précieuses. Le parcours, historique et chronologique, démarre au XIXe siècle pour s’achever dans notre présent. Il mêle l’histoire des femmes et de leur rapport au vêtement à celle de l’industrialisation de leur fabrication. Hasard (ou pas), l’Isère est un haut-lieu en la matière. Des usines Valisère à la maison Lou, nombreuses sont les pointures qui se sont implantées ici et ont permis à leur savoir-faire de rayonner à partir de ce point. Aujourd’hui, les délocalisations rendent ce passé quasi obsolète, font du savoir-faire et savoir-coudre un souvenir… Un pan plus politique abordé avec force textes et témoignages en photos, articles de presse ou banderoles de manifestations contre les fermetures d’usine. Du soutif

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Juste une mise au point

ARTS | Un « Juste parmi les nations » est une personne qui, pendant la Seconde Guerre mondiale, « a mis sa vie en danger pour sauver des Juifs ». Une (...)

Aurélien Martinez | Lundi 26 novembre 2012

Juste une mise au point

Un « Juste parmi les nations » est une personne qui, pendant la Seconde Guerre mondiale, « a mis sa vie en danger pour sauver des Juifs ». Une distinction accordée au nom d’Israël par le mémorial de Yad Vashem à Jérusalem, mémorial rendant hommage aux victimes de la Shoah. Suivant cette logique, l’équipe du Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère a décidé de consacrer une exposition aux Justes de l’Isère, et plus globalement à tous ceux qui, dans le département, ont lutté contre la politique en œuvre à l’époque et n’ont pas forcément été honorés par tel ou tel État. Une exposition qui tisse donc des liens entre l’Histoire et le parcours personnels de ces hommes et femmes ayant refusé les persécutions que subissaient les Juifs, en les cachant, en leur faisant des faux papiers, en les aidant à fuir, ou encore en interceptant les lettres de dénonciation... Et c’est justement en s’intéressant à des exemples précis que ce travail prend tout son sens, mettant clairement en avant le courage de ceux, minoritaires, qui ont osé lutter. Certains

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Isère en détails, V2

ARTS | Ouvert au siècle dernier (oui bon, en 1998), le Musée de l’ancien évêché a eu la bonne et salutaire idée de revoir la présentation de son exposition permanente. (...)

Laetitia Giry | Vendredi 6 juillet 2012

Isère en détails, V2

Ouvert au siècle dernier (oui bon, en 1998), le Musée de l’ancien évêché a eu la bonne et salutaire idée de revoir la présentation de son exposition permanente. Un parcours au contenu historique spécifiquement isérois : sont retracés en objets provenant de fouilles, en maquettes et autres tableaux les millénaires d’histoire de ce territoire. Des premiers hommes occupant ces terres en 5000 avant Jésus-Christ aux soubresauts des Lumières, la première vague de rénovation se présente avec élégance et sobriété au visiteur. Mise en lumière particulièrement esthétique, mise en espace aérée, codes couleur suivant les époques, le tout s’accompagne d’un plus numérique plutôt sympathique : des iPad (ou tablettes tactiles), contenant des dossiers avec images et textes correspondant à quelques objets sélectionnés ici ou là dans les salles. De qualité quelque peu inégale, les dossiers offrent par exemple un zoom sur la maquette des chasseurs de marmottes, la reconstitution en détails (dessins et photos) d’une villa datant de l’époque gallo-romaine, toutes les informations se rattachant à un superbe casque de chef du Moyen-âge… Oui, on approuve. Oui, on ne peut que vous encourager à visiter le

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PRÉVENTION TOUT TERRAIN

MUSIQUES | Même si l’on est très loin des descriptions apocalyptiques ridicules trop souvent dressées par les journaux à sensation, il serait à l’inverse hypocrite de nier la présence fréquente de conduites à risques (consommation de drogues, rapports non protégés…) au cours des soirées. Entretien avec Audrey Casabielhe, présidente de l’association AIDES Isère, qui tient régulièrement des stands de prévention sur le terrain. Propos recueillis par Damien Grimbert

| Mercredi 31 janvier 2007

PRÉVENTION TOUT TERRAIN

Comment est née cette idée d’établir des stands de prévention ? Audrey Casabielhe : À l’origine, il y avait un groupe régional qui intervenait sur Marseille, et comme Grenoble est quand même une plateforme importante au niveau de tout ce qui est événements festifs et musiques électroniques, il nous a semblé prioritaire de mettre en place des interventions de ce type lors de ces évènements. Depuis quand et où intervenez-vous ? On a commencé l’année dernière, et on est intervenu par exemple sur le festival Hadra à Chorges, sur les soirées Hadra et Icône à la Bastille… Et on travaille également en partenariat avec des personnes-relais, qui ont l’habitude d’être dans ce milieu-là, et qui interviennent tout au long de l’année. On leur fournit des kits de prévention, et de la documentation dont elles peuvent disposer lors de la soirée, et elles interviennent avec leurs méthodes à elles. Ça c’est pour tout ce qui est régulier-régulier, car comme on n’est pas non plus très nombreux, on ne peut pas intervenir tous les week-ends. En quoi consistent ces stands ? Ils ont pour vocation la réduction des risques liés à la consommation de produits psychoactifs et aux relations sexuelles. On y

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Angle d’ATTAC

ECRANS | ÉVÉNEMENT / Pour sa 4e édition, le festival de cinéma d’Attac propose, cette année encore une vaste sélection de métrages engagés, dont la diversité constitue sans doute le principal intérêt. DG

Christophe Chabert | Mercredi 21 mars 2007

Angle d’ATTAC

Autour d’une thématique centrale qui sonne déjà comme une prise de position (Politique, l’A-Faire de chacun) se déclinent toute une série d’interrogations axées autour de la parole citoyenne, de la sphère médiatique, de l’engagement, ou encore du travail de l’élu… Interrogations reflétées par une sélection d’une quarantaine de films en tout genre, allant du documentaire à la fiction. Réparties dans plus d’une vingtaine de lieux différents de l’Isère, avec comme objectif avoué la volonté de toucher un public vaste et diversifié, les différentes projections sont systématiquement couplées à une série de débats destinés à pousser plus en amont la réflexion amorcée par la vision des films. Objectif on ne peut plus louable, on en convient, au même titre qu’un choix de films qui fait la part belle à la diversité. Si on pouvait a priori s’inquiéter d’une certaine redondance dans les sujets traités au vu du conséquent nombre de métrages projetés, force est de reconnaître qu’il n’en est rien, le formatage n’étant visiblement pas de mise. À prendre et à laisser Pour autant, le tableau n’est pas non plus sans ombre. On n’a certes pu visionner qu’une portion congrue des films projetés, mai

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