Cultivons-nous dans les bois

Cultivons-nous dans les bois. escapade | Et si la fin des vacances vous incitait à amorcer une transition en douceur entre nature et culture ? Voici une sélection de sorties qui vous permettront précisément de concilier les deux pour le plus grand bonheur des petits et des grands !

Benjamin Bardinet | Mardi 24 août 2021

Photo : Bertrand Bodin


Après un été pas franchement folichon, il n'est pas interdit d'espérer une météo clémente pour nous aider à affronter la rentrée. D'autant plus que cela pourrait nous permettre de profiter d'un certain nombre d'animations et de spectacles qui ambitionnent de faire vivre la culture au cœur de la nature – ou plus précisément au cœur des forêts puisque proposés par le Département dans le cadre de la saison culturelle intitulée l'Appel de la forêt. Du côté de Saint-Gervais, dans le magnifique espace naturel des Écouges, entre alpages et hêtraies, la compagnie Culture Caillou vous invite à découvrir la diversité des histoires qui hantent les espaces forestiers. Au cours de cette balade théâtrale oscillant entre humour et poésie, la forêt se dévoilera tour à tour comme lieu de refuge, de travail, de plaisir, d'aventures et de fantasmes (le 11 septembre).

« Vis ma vie de bûcheron »

Pour ceux qui n'entendent rien aux possibles fantasmes que peuvent susciter les environnements forestiers, l'approche plus pragmatique proposée par les parcs naturels régionaux et les professionnels de la filière bois pourrait peut-être leur convenir. En effet, les animations "vis ma vie de bûcheron" vous proposent pendant une demi-journée de découvrir des exploitations forestières accompagné de professionnels du bois. Pour tout savoir sur le martelage, le tronçonnage, l'abattage, l'ébranchage, ou le débardage, rendez-vous donc le 28 août dans le massif du Vercors et le 4 septembre dans le massif de Belledonne (les inscriptions se font dans les offices du tourisme référents de chaque massif ou sur le site internet : www.vismaviedebucheron.org).
Enfin, la nuit du samedi 11 au dimanche 12 septembre, passez 24 heures à la cabane des charbonniers, au pied du Mont-Aiguille et laissez-vous porter par le programme concocté par l'association "Culture ailleurs" qui vise à faire dialoguer patrimoine et culture en pleine nature. Au menu : projections, conférences, installations, performances et même fabrication de charbon !

https://appeldelaforet.isere.fr/page/les-animations-de-lappel-de-la-foret

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1, 2, 3, nous irons au bois

ESCAPADES | Si l’Isère organise une année sur le thème de la forêt, c’est qu’elle occupe un rôle et une place essentiels dans le département, le recouvrant du tiers de sa surface. Partez à la découverte de quelques-unes d’entre elles et profitez de leurs bienfaits reconnus.

Jérémy Tronc | Mardi 29 juin 2021

1, 2, 3, nous irons au bois

Vallin, forêt mystique Magique, mystique, magnétique, miraculeuse, sacrée… Les mots caractérisant la forêt de Vallin (Nord-Isère) sur Internet ou dans les magazines l’entourent d’une aura qui attire inévitablement des promeneurs tendance New Age en quête de spiritualité sylvicole. Là-bas, à 60 km au nord-ouest de Grenoble, sous les frondaisons, on fait des gros câlins aux arbres (sylvothérapie) et on vient profiter des énergies telluriques censées affoler les boussoles. La légende raconte que la forêt abritait jadis un ancien site druidique. On susurre aussi qu’elle fut parcourue par des Templiers, des croix aux abords du site venant étayer cette idée. Pour toutes ces raisons, le bois est devenu un vrai lieu de pèlerinage. Les randonneurs et les pèlerins y côtoient fréquemment les magnétiseurs, guérisseurs et radiesthésistes. D'un point de vue plus cartésien, la forêt de Vallin vaut le détour pour sa faune sauvage et ses milieux naturels très diversifiés : mares, zones humides, prairies et deux ruisseaux, eux aussi nourris d’histoires de guérisons en raison de leur particularité. L’un est chargé d’argile verte, l’autre est formé d’un lit d’oxyde de fer. E

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Omar Sy : « C’est à mon instinct que je me connecte le plus »

Interview | Entre Los Angeles et Paris, Omar Sy mène une prolifique carrière transatlantique. Avant d’attaquer le tournage de la série Arsène Lupin, il est à l’affiche de trois films en ce début 2020 : après "Le Prince oublié" et avant "Police", on peut le voir dans "L’Appel de la forêt"…

Vincent Raymond | Mardi 18 février 2020

Omar Sy : « C’est à mon instinct que je me connecte le plus »

Tout le monde a envie d’avoir un Buck dans sa vie. C’est votre cas ? OS : J’en ai deux : un cane corso et un american staff ! Mais j’espère que tout le monde a un Buck, que ce soit un frère, un pote, une copine, une chérie ou même ce qu’a Buck : un loup qui symbolise son instinct et qui le guide. J’espère qu’on est tous connectés à cette petite voix dans notre tête et qu’on l’écoute un petit peu plus. C’est ce que dit le film, et le livre aussi, je crois. Après, je ne connais pas Jack London, c’est pas mon pote ! (sourire) Ce que je comprends de ce qu’il nous raconte, Buck, c’est nous. On peut le voir comme un enfant qui devient un homme. Un enfant à qui on a appris des choses qui ne marchent pas toujours dans la vie. Alors, il s’adapte. Il s’adapte sans cesse et finalement, son vrai guide, c’est son instinct. Les réponses sont en lui. J’ai l’impression que pour nous aussi, c’est pareil. Malgré son imaginaire, malgré la communication, même s’il met des habits, l’Homme reste un animal. Vous-même, êtes-vous instinctif ? Je ne suis que ça ! Tout ce qui m’arrive par… chance ou par hasard ; to

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"L'Appel de la forêt" : loup y es-tu ?

ECRANS | La destinée de Buck, bon gros chien arraché à sa famille du sud des États-Unis pour être revendu au Yukon en pleine fièvre de l'or ; son parcours de maître en (...)

Vincent Raymond | Mardi 18 février 2020

La destinée de Buck, bon gros chien arraché à sa famille du sud des États-Unis pour être revendu au Yukon en pleine fièvre de l'or ; son parcours de maître en maître et son éveil à son instinct primitif, jusqu'à ce que le loup en lui parvienne enfin à s'exprimer à nouveau… À l’instar de Joseph Conrad, Jack London "vécut" avant d’écrire (même s’il sut marier les deux de concert) et donc écrivit sur l’aventure en connaissance de cause. Ce n’est sans doute pas un hasard si ses romans d’apprentissage rencontrent encore aujourd’hui un succès inentamé par-delà les générations et au-delà des transpositions. En témoigne la récente variation sur Martin Eden signée par Pietro Marcello. Plus remarquable encore est le fait que le roman d’apprentissage d’un non-humain, un chien, touche autant nos congénères ; d’autant qu’à rebours de son époque flattant l’industrialisation triomphante, London y exaltait des valeurs quasi rousseauistes de retour à la nature ! Par un des étranges renversements auxquels l’Histoire nous a habitués, les notions de recherche ou de préservation de l’étincelle de sauvagerie innée sont au cœur des préoccupations contemporaines : à

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"L’Appel de la forêt" : l'appel de la liberté par l'ensemble TaCTuS

Jeune public | Un véritable travail d'orfèvre que ce spectacle dessiné à découvrir mercredi 17 janvier après-midi à la Rampe / la Ponatière.

Nadja Pobel | Mardi 9 janvier 2018

Générique de début et de fin, panneaux intermédiaires scandant les chapitres : le spectacle L’Appel de la forêt du jeune ensemble lyonnais TaCTuS a tout d’une séance de cinéma – sans dolby surround mais en acoustique et avec sa livraison d’effets spéciaux à l’ancienne. Un fin travail qui repose sur un trio de percussionnistes et le talent de la dessinatrice Marion Cluzel. En live, attablée, elle signe une trentaine de croquis au crayon ou donne couleurs et nuances à des canevas déjà prêts. Par le jeu de calques, elle fait apparaître puis disparaître les animaux sauvages de la forêt que Buck vient de retrouver. Ce récit, adapté de Jack London, est une métaphore intemporelle de la liberté : vendu à des trafiquants de chiens de traîneaux, l’animal domestique Buck résiste, rencontre un maître aimant, John Thornton, avant d’être aimanté par la nature et de se fondre avec les loups. En alliant voix-off et intermède parlé face au public, le collectif ne choisit pas son mode de narration, ce qui freine parfois la fluidité du déroulé du spec

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