«Montrer la diversité»

SCENES | Le Festival les Arts du Récit a 20 ans. 20 ans de contes en lien avec le monde contemporain, portés par des artistes de toutes origines et horizons : Henri Touati, initiateur de ce projet majeur dans le milieu du conte, est attaché à cette idée de diversité. Séverine Delrieu

Séverine Delrieu | Mercredi 16 mai 2007

Photo : Mathieu Desailly & Rodolph Marics


Que souhaitez-vous mettre en avant pour fêter les 20 ans du Festival ?
Henri Touati : L'axe premier je crois que c'est de montrer que depuis 86-87, date de création du Festival, notre activité s­'est focalisée sur la diversité. Donc la proposition de ce festival, c'est de montrer cette diversité.

Par l'éclectisme ?
Par la multiplicité des lieux, des formes d'accueil, des formes de spectacles et des contenus. Et puis les origines des artistes, leur dimension traditionnelle comme contemporaine montrent que raconter une histoire aujourd'hui est quelque chose d'assez simple. En même temps, la multiplicité des propositions nous permet d'avoir des univers, des mondes qui sont à chaque fois différents. C'est ça l'axe central de ce festival. Une journée très particulière, celle du 12 mai, sera une rencontre où plus de 100 conteurs vont être présents. 100 conteurs qui sont venus au Festival sur les 250 : c'est un événement de dimension nationale dans le milieu du conte, puisque c'est la première fois que l'on va regrouper tant de conteurs au même endroit.

Comment va se dérouler cette rencontre ?
L'idée c'est de donner les moyens à chacun de ces conteurs de conter entre 15 et 20 minutes dans l'espace du Musée Dauphinois. Les uns après les autres, dans une dizaine de lieux différents du Musée, ils prendront la parole. Le public se baladera au milieu de ces lieux de la diversité : c'est-à-dire que nous n'avons pas créé une scène africaine, ou une scène maghrébine, mais au contraire nous mélangerons pour bien voir la diversité. Cette journée, c'est le côté rétroviseur. L'autre aspect du Festival, c'est la “longue vue” si je puis dire : regarder ce qui va se passer dans les 20 ans qui viennent et de se demander quels sont les artistes qui vont continuer à montrer des choses nouvelles toujours dans cette idée de la diversité. Et c'est le projet qui s'appelle le Festival dans le Festival. Dans lequel il y a 5 créations avec 5 ou 6 artistes différents avec des propositions toutes différents les unes des autres, et qui, en tout cas portent toutes une vision contemporaine du Monde, à partir de l'Afrique, à partir d'ici, à partir de travail d'écriture, à partir de textes de tradition. Cette diversité, elle est inscrite dans la modernité du projet du Centre des Arts du Récit. Didier Kowarsky, Carole Gonsolin, Kodjo Mehoun, Myriam Pellicane, Cécile Bergame, sont des conteurs qui vont marquer obligatoirement les 20 ans qui viennent.

Pourriez-vous nous parler des soirées Récit(s) d'Arménie dans le cadre de l'année de l'Arménie?
On est attaché à prendre en compte les années telles qu'elle sont annoncées au niveau national, quand elles ont de l'intérêt autour de la question de l'oralité. Et au fur et à mesure qu'on a travaillé avec la Maison de la Culture arménienne, on s'est rendu compte que le peuple arménien, par sa diaspora - un peu comme pour le peuple juif - a un champ d'une oralité très forte. On a donc commencé à travailler avec Serge Avédikian, qui est le grand acteur de l'Arménie en France. Et Serge nous a fait cette proposition de deux soirées uniques en France (Au Grand Angle de Voiron et au Théâtre de Vienne), Récit(s) d'Arménie. C'est une création pour Les Arts du Récit : elle n'aura donc pas lieu ailleurs et en plus, c'est avec Ariane Ascaride. Ce sont deux rendez-vous dont on est assez fiers. Et puis on aura une conteuse arménienne qui va se balader dans pleins de petits lieux, Christine Kiffer Sarian.

Beaucoup de propositions. Que ne faudra-t-il pas rater ?
C'est difficile à dire. Il y a beaucoup de choses. Mais tous les ans, je fais un travail de choix qui m'emmène à proposer une programmation à laquelle je tiens dans sa globalité. Tout se tient. Oui et c'est vrai que pour moi c'est important. Mais le retour de Pépito Matéo avec un spectacle comme Parloir est vraiment passionnant. La création de Gérard Potier pour la clôture du Festival est aussi un événement qui sera important. Le travail qu'a mené Hamed Bouzzine depuis deux ans à l'issue duquel il a créé son spectacle pour le Festival l'année dernière, je l'ai repris cette année parce qu'il me semble important de parler de la question de l'immigration.

Spectacle qui est le résultat d'un travail de rencontres...
Oui. C'est quelqu'un avec qui on vit beaucoup de choses ici. Il y a aussi le spectacle de Vaber Douhouré, un jeune conteur grenoblois qui fait une création sur les enfants soldats, dont j'ai vu le premier chantier et qui est quelque chose d'étonnant. Mais si je commence à faire le tour, je ne vais plus m'arrêter !

Le 20e Festival Les Arts du Récit du 10 au 23 mai (Lieux divers, détail en pages agenda)

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Ode aux raconteurs d’histoires avec les Arts du Récit

Festival | Les Arts du Récit, festival dédié aux contes, récits et autres histoires, lèvera le rideau de sa 31e édition le jeudi 10 mai. Pendant quinze jours, plusieurs salles de spectacle de Grenoble et de l'agglomération accueilleront des artistes venus célébrer leur amour du verbe. Martine Carpentier, directrice de l'événement, déroule le programme avec nous.

Alice Colmart | Lundi 30 avril 2018

Ode aux raconteurs d’histoires avec les Arts du Récit

« Le conte est difficile à croire ; mais tant que dans le monde on aura des enfants, des mères et des mères-grands, on en gardera la mémoire. » L’équipe des Arts du récit aurait pu s’inspirer de ce proverbe (très genré) de Charles Perrault, tant depuis plus de 30 ans, elle cherche à travers son festival à faire perdurer le conte, genre littéraire qu’elle considère approprié autant pour les enfants que pour les adultes – ce qui ne va pas de soi pour tout le monde. Placée, selon Martine Carpentier, directrice du festival, sous l’égide de « l’amour, des passions, des relations hommes femmes, mais aussi du merveilleux, du symbolique et du mythologique », cette nouvelle édition convoquera ainsi une soixantaine d’artistes conteurs, comédiens et musiciens. « Les perceptions des conteurs et du conte sont parfois ringardes. Lors du festival, on présente des créations très contemporaines et on permet à leurs auteurs d’être mis en avant. » Ouverture dauphinoise Au programme, donc, des réalisations modernes qui, certaines, s’

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Culture : la métropole grenobloise s’en mêle enfin

ACTUS | Le 3 novembre, Grenoble Alpes Métropole s’est dotée de la compétence culturelle réclamée depuis longtemps par les acteurs culturels. Mais dans les faits, la collectivité semble très prudente puisqu’elle ne s’engage que sur une chose : le transfert dans ses services des deux scènes nationales du territoire – la MC2 et l’Hexagone. On fait le point.

Jean-Baptiste Auduc | Mardi 15 novembre 2016

Culture : la métropole grenobloise s’en mêle enfin

La métropole grenobloise commence à rajouter des cordes à son arc. Après sa création l’an dernier (elle a succédé à la communauté d'agglomération du même nom), elle vient de s’adjoindre, en plus de ses six compétences actuelles, le domaine culturel et sportif. Même si, dans les faits, au 1er janvier 2017, il n’y aura pas de création de poste de vice-président à la culture, ni de service correspondant. Et, bien sûr, les adjoints à la culture des 49 équipes municipales ne disparaitront pas. Le président PS Christophe Ferrari et sa majorité préfèrent y aller doucement. « Le transfert des deux équipements à la Métropole que sont l’Hexagone de Meylan et la MC2 est la seule décision réelle prise pour le début d’année prochaine » résume Henri Touati, membre du Collectif métropolitain des acteurs artistiques et culturels qui a participé à la concertation autour de ce sujet. En 2017, les réflexions vont donc continuer, et ainsi valider (ou infirmer) les choix faits en ce début novembre. La culture conjuguée au conditionnel Utiliser le conditionnel est donc néces

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Martine Carpentier : « Revenir à une position d’écouteur »

SCENES | Le Festival des Arts du Récit est de retour pour sa 29e édition. Douze jours dédiés aux contes sous toutes ses formes que nous présente sa directrice.

Tiphaine Lachaise | Mardi 10 mai 2016

Martine Carpentier : « Revenir à une position d’écouteur »

C’est la 29e édition du festival, mais seulement la deuxième pour vous à sa tête... Martine Carpentier : Oui, on va même dire la première complètement aux manettes et à la programmation. L’année dernière, il y avait déjà une couleur, mais on était quand même en fin de comète de la 27e édition. Après toutes ces éditions, arrivez-vous à dessiner un profil des conteurs présents lors du festival ? Je ne dirais pas un profil mais une dynamique qui commence à apparaître. J’ai choisi de programmer à peu près 70% de conteurs qui ne sont jamais venus au festival. Je n’aime pas trop les chiffres mais cela donne toujours des indications. Ce sont des conteurs de 12 nationalités différentes. Et puis sur les 37 spectacles, il y 14 créations. Les artistes que j’accueille cette année se frottent à d’autres disciplines artistiques. On a vraiment des croisements : musique, danse, chant... En nouveauté, il y a aussi cette volonté de s’approprier l’espace public. C’est-à-dire revenir à une proximité, à une oralité : des contes, mythes et légendes que les gens peuvent entendre par des g

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En Isère, la droite joue la culture

ACTUS | On murmure dans les couloirs du conseil départemental de l’Isère que la nouvelle majorité de droite, élue il y un an, soutient la culture. Voire même que les subventions augmenteraient. L’annonce semble irréelle. Pour en avoir le cœur net, on est allés rencontrer Patrick Curtaud, vice-président à la culture, et quelques acteurs culturels plutôt satisfaits.

François Cau | Mardi 19 avril 2016

En Isère, la droite joue la culture

Un an après avoir ravi le département à la gauche, la nouvelle majorité départementale de droite présidée par Jean-Pierre Barbier (Les Républicains) prend ses marques. Et l’action, en matière de culture, semble lancée. « Il y a eu peu d’opposition à l’augmentation du budget du département » annonce dans un sourire Patrick Curtaud, chargé de la culture au département. Après les dernières années plutôt sombres de la présidence du socialiste André Vallini, voilà l’éclaircie. Pour 2016, le département annonce 12% d’augmentation par rapport à l’an dernier. Soit 1.5 millions d’euros en plus pour le budget de la culture. « Aujourd’hui, en cette période trouble, où l’on parle de vivre ensemble et de laïcité, la meilleure façon d’apprendre des autres, c’est le développement de la culture » assure Patrick Curtaud. Une politique de gauche appliquée par des gens de droite ? Il y a de quoi perdre le nord. « La culture n’est ni de droite, ni de gauche » continue le vice-président à la c

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Le conte est bon aux Arts du récit

SCENES | Vingt-huitième édition pour le festival des Arts du récit, qui s’offre cette année une nouvelle directrice suite au départ à la retraite de son fondateur Henri Touati. On est donc partis à la rencontre de Martine Carpentier pour en savoir plus. Propos recueillis par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 5 mai 2015

Le conte est bon aux Arts du récit

Un festival consacré uniquement aux arts du récit est un acte militant : sa directrice Martine Carpentier juge ainsi que cette forme de spectacle ancestrale n’est aujourd’hui pas traitée à sa juste valeur. « C’est un art pas assez porté, pas assez légitimé. Les tutelles ne le considèrent toujours pas comme un art à part entière, contrairement aux arts du cirque ou aux arts de la rue. D’ailleurs, en France, il y a deux disciplines qui ne sont pas véritablement reconnues : l’art de la marionnette et celui du conte. D’où la nécessité d’un pôle ressource comme le nôtre pour structurer la discipline. » Car le festival est « l’iceberg des activités du centre », centre qui se démène à l’année pour soutenir les artistes et défendre toutes les formes de conte. Toutes, oui. « Le conte a une image encore un peu désuète, alors qu’on est aussi bien dans un art traditionnel que dans un art de la modernité. On n’est pas seulement avec le conteur et les veillées, il y a aussi une dimension contemporaine, d’innovation. » Pas que pour les enfants Pour cette vingt-huitième édition qui aura lieu comme toujours dans de nombreux établissement

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Toute une histoire

SCENES | Dernière édition des Arts du récit pour Henri Touati, sémillant et très engagé directeur de la manifestation iséroise qui part à la retraite ensuite. Mais le festival (...)

Aurélien Martinez | Mardi 13 mai 2014

Toute une histoire

Dernière édition des Arts du récit pour Henri Touati, sémillant et très engagé directeur de la manifestation iséroise qui part à la retraite ensuite. Mais le festival dédié au conte, en marche depuis 28 ans, continuera bien sûr sa route, avec aux commandes Martine Carpentier, actuellement directrice adjointe. Un changement dans la continuité (même si nous ne sommes pas à l’abri de surprises – Martine, rendez-vous en 2015 en interview !) pour une aventure artistique ancrée sur de solides bases. Ainsi, on retrouvera lors de cette vingt-septième édition une myriade de têtes connues, comme Didier Kowarsky (avec un intrigant spectacle autour de Tom Waits), Catherine Zarcate, Myriam Pellicane, Gérard Potier ou encore Jennifer Anderson. Des conteurs à découvrir dans les nombreuses salles partenaires, à Grenoble et dans toute l’agglo, pendant les douze jours que dure le festival. Niveau temps forts, cette année, on retient surtout de La préhistoires des contes, projet entre la France, l’Espagne, l’Italie et l’Afrique du Sud, avec une soirée Afrique du Sud au sein d’une chapelle à Renage le vendredi 16 mai et une journée dans les grottes de Sassenage le dimanche 18 mai ;

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La parole est aux poètes

SCENES | C’est parti pour la vingt-sixième édition des Arts du récit, la manifestation culturelle iséroise dont la ligne éditoriale est clairement résumée dans son titre. Un festival qui programme entre autres "Quand m’embrasseras-tu ?", l’un des plus beaux spectacles de l’année construit autour de la poésie du Palestinien Mahmoud Darwich. Rencontre avec Claude Brozzoni, le metteur en scène de ce bijou, et zoom sur le reste des propositions. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Jeudi 25 avril 2013

La parole est aux poètes

Comment est né ce projet ?Claude Brozzoni : C’est en 2009 que j’ai découvert les textes de Mahmoud Darwich. Je ne les connaissais pas auparavant, comme je ne suis pas un grand lecteur de poésie. Ça a été une rencontre très forte. Quand j’ai commencé à les lire, j’ai eu une sorte d’incompréhension, je n’arrivais pas à tout saisir. Puis il m’a fallu à peu près cinq-six mois avant que quelque chose ne se passe... Vous avez choisi de transmettre cette poésie sur scène en l’intégrant dans un ensemble plus vaste – au contraire de metteurs en scène comme Claude Régy qui cherchent le dépouillement autour du texte...La musique, l’interprétation d’Abdelwaheb Sefsaf, la peinture : tout est au service du texte. Il y a eu un travail important sur la langue, la diction, la ponctuation, les élisions, les liaisons – on fait tellement de liaisons de nos jours qu’on se trouve face à une sorte de mayonnaise !  L’acteur fait du texte son corps et sa chair. La musique et la peinture viennent ensuite, pour se confronter à cette parole, et la faire vibrer différemment.

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«Une dimension de fête»

SCENES | Le festival Les Arts du récit, grand conteur d'histoires en tous genres qui investit chaque année les nombreuses salles partenaires de l'agglo, en est à sa vingt-cinquième édition. À cette occasion, Henri Touati, son directeur, nous a reçus pour évoquer le passé, le présent, et l'avenir. Propos recueillis par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Vendredi 4 mai 2012

«Une dimension de fête»

C'est donc la vingt-cinquième édition du festival. Pourtant, aucune fête particulière n'est prévue... Cette envie de sobriété est-elle liée à la conjoncture actuelle dans le milieu culturel ?Henri Touati : La conjoncture n'est pas l'élément central, même si elle a forcément apporté une gravité dans la façon de regarder le projet culturel que l'on porte. Évidemment, faire une grosse fête au moment où l'on se débat avec certaines difficultés ne serait pas très cohérent. Et puis, de toute façon, on fait un festival qui a une dimension de fête, quoi qu'il arrive.  Malgré tout, la conjoncture vous a contraints à annuler des évènements...Cinq projets – quatre spectacles et un colloque – qui avaient été engagés, dont certains au niveau de la production, ont dû être supprimés. Car le problème d'une structure qui gère un festival, tout en ayant une activité à l'année, c'est que le festival pèse lourd. On ne peut avoir d'effets que sur le long terme lorsque l’on change une procédure. On a donc eu le sentiment qu'il fallait prendre les choses très vite, à bras le corps, et resserrer budgétairement. Quand en février dern

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Raconte-moi une histoire

CONNAITRE | SPECTACLE/ En ce mois de mai, revoilà le festival des Arts du récit. Avec une programmation comme toujours foisonnante, de laquelle on a essayé de sortir quelques propositions alléchantes. AM

François Cau | Vendredi 6 mai 2011

Raconte-moi une histoire

Deux envies complémentaires animent l’équipe du Centre des arts du récit en Isère et son directeur, Henri Touati : défendre l’objet artistique qu’est le conte (dans ses formes les plus diverses possibles), et l’offrir à tous les publics tout au long de l’année – même si le festival est chaque printemps le temps fort du Centre. Pour cette vingt-quatrième édition, se succéderont ainsi sur les scènes des nombreux lieux partenaires, divers spectacles, lectures, récitations… Avec comme ligne directrice l’idée de « faire la part belle aux artistes qui dénoncent, qui luttent et s’engagent ». Vaste programme défendu par les femmes et les hommes programmés sur les onze jours que compte la manifestation. Zoom subjectif2011, année des Outre-mer oblige, le festival accueillera des personnalités originaires de Guadeloupe, de la Réunion, ou encore (ne soyons pas sectaires !) d’Haïti et Cuba. La conteuse haïtienne Mimi Barthélémy sera ainsi présente deux jours de suite à Fontaine : mercredi 10 mai pour une soirée Paroles et musiques des Outre-mer (avec deux autres conteuses et deux musiciens, dont René Lacaille), et le lendemain dans le spec

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