En avant, marche !

SCENES | La MC2, la Rampe et le Théâtre municipal ont dévoilé leurs programmations, qui recèlent quelques belles surprises et prises de risque. On vous en donne un aperçu maintenant, avant notre (très attendu !) panorama de saison début septembre. Aurélien Martinez

François Cau | Vendredi 5 juin 2009

«Rendez-vous sur la lande à l'endroit où l'on s'est épris, les gens sont des légendes et leurs âmes prennent le maquis». En exergue de sa nouvelle plaquette de saison (disponible dès jeudi pour le public), nos amis de la MC2 ont utilisé les mots du grand Bashung et de sa chanson Mes prisons (Fantaisie militaire). Un bel hommage au chanteur récemment disparu, et façon aussi d'annoncer que l'artiste sera tout de même présent la saison prochaine : Gallotta mettra en scène L'Homme à la tête de chou, spectacle chorégraphique autour de l'album de Gainsboug chanté par Bashung (le projet avait été enregistré une première fois il y a un an). C'est en novembre, et évidemment on ne manquera pas de tout vous expliquer le moment venu. Plus généralement, cette nouvelle saison de la MC2 est un savant mélange d'audace et de classicisme rassurant. De l'audace car au fil de la saison, le public pourra se confronter à des univers totalement dingues mais néanmoins très bien construits. Avec les Indisciplinés, la MC2 a d'ailleurs inauguré une nouvelle catégorie dans son programme pour retranscrire au mieux cette fièvre créatrice hétéroclite sans trahir le public et ainsi éviter les réflexions du type "mais c'était marqué danse dans le programme, pourquoi les gens sur scène y bougent pas ?!". C'est là que l'on retrouve le duo Zimmermann & de Perrot pour le fabuleux spectacle Öper Öpis, véritable ode burlesque mêlant cirque, danse et musique électro (c'est en avril mais dépêchez-vous, ce sera surement complet en moins de deux). Dans cette catégorie se trouvent aussi aussi la trilogie de Jan Lauwers qui nous avait déjà plus que séduit il y a deux ans avec La Chambre d'Isabella (on a hâte de découvrir son nouveau spectacle, présenté à Avignon cet été) ; le nouveau François Verret (créé ce mois-ci à Montpellier danse) ou encore le très spécial Turba de Maguy Marin (on l'a vu en février au Théâtre de la Ville où il s'est copieusement fait huer, et autant dire que malgré le concert de louanges dressées par toute l'équipe de la MC2 – «une œuvre marquante des dernières années» qu'ils nous disent -, on est quand même très sceptiques). Pour finir ce rapide tour d'horizon, notons en danse la présence d'une chorégraphie emblématique de Forsythe (Impressing the Czar, en juin). Et en décembre, un mini festival intitulé Les Cabarets de l'Avent nous fait saliver d'avance (trois cabarets de Becker, Verret et notre nouveau meilleur ami Macaigne!). Niveau théâtre, des metteurs en scène bankables seront présents (Sivadier, Lavaudant, Bezace, Mouawad, Py et notre adoré Guy Cassiers) mais on vous en parlera plus en détails en septembre. Enfin, sachez que pour la présentation officielle envers le public, c'est jeudi soir. Point.

Danse et musique classique

Du côté de La Rampe, le nouveau directeur Jacky Rocher (qui, rappelons-le, a remplacé Éliane Baracetti partie aider Destot à la Mairie de Grenoble) a souhaité imprimer sa patte : ça passe par une refonte totale de la plaquette de saison qui devient beaucoup plus colorée et attrayante, et par une utilisation encore plus forte des deux lieux (la salle de la Rampe et celle de la Ponatière). Niveau programmation, très axée danse et musique classique, on retient surtout la venue en novembre de la Cie La Vouivre avec sa création Opus, une pièce courte fabuleuse que l'on avait déjà pu découvrir cette saison à la Faïencerie et au Pacifique. On se penchera aussi avec intérêt sur la nouvelle création de la compagnie lyonnaise Arcosm (La mécanique des Anges), et sur le spectacle Kinkan Shonen (en février) pour lequel Jacky Rocher s'est littéralement enflammé lors de la présentation de saison (en deux mots, il s'agit de la reprise d'une œuvre fondatrice du chorégraphe Ushio Amagatsu, créée en 1978 et basée sur l'idée de lenteur). Et notons aussi, en théâtre, la venue de Nasser Djemaï qui présentera son premier spectacle Une étoile pour Noël, que l'on avait déjà pu voir à l'Hexagone précédemment. Point.

Des stars comme s'il en pleuvait

Pour finir cet article un brin didactique, évoquons le Théâtre municipal de Grenoble. S'il reste dans sa droite lignée (un théâtre populaire porté par des stars), quelques spectacles ici et là ont éveillé notre intérêt. Édouard Baer s'attaquera ainsi à Un Pedigree de Modiano, et le quatuor Arestrup, Lavant, Torreton et Vaneck portera les mots de Beckett et de son cultisme En attendant Godot. Bien sûr, ne manquons pas de souligner la reprise de L'affaire de la Rue de Lourcine par la compagnie grenobloise de l'Atelier : un spectacle très agréable que l'on avait pu découvrir cette saison au Théâtre de Création. Enfin, niveau pratique, pour réserver au Théâtre municipal dès maintenant, c'est uniquement par internet ou par téléphone, la billetterie physique n'ouvrant que début septembre. Point. Et les autres théâtres ? Pour les curieux, on vous parlera dès mercredi prochain des saisons de l'Heure Bleue et de l'Hexagone, qui n'ont à ce jour pas encore été dévoilées. Patience.

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Hymne keupon

Danse | Pantins désarticulés, bouches béantes, gestes saccadés, rires grotesques, bousculades... Le nouveau spectacle du Collectif (...)

Valentine Autruffe | Lundi 29 novembre 2021

Hymne keupon

Pantins désarticulés, bouches béantes, gestes saccadés, rires grotesques, bousculades... Le nouveau spectacle du Collectif Ès, Fiasco, relève explicitement de l’âme punk. Danser en slip sur l’hymne britannique, avant de se disloquer, colliers de perles et chemisiers en soie, chignon ravagé, sur les riffs saturés des Sex Pistols (bien sûr). Les danseurs lâchent tout, jusqu’à se rouler par terre et se mordre, hurlent, s’éclatent finalement, à tel point que ça paraît improvisé – c’est compter sans la précision de la mise en scène. La libération du corps est totale, le physique exulte. En résidence à La Rampe, le Collectif Ès a travaillé sur le mouvement punk et est parvenu à la conclusion suivante : « Pour nous, c’est un corps en action, en lutte, intérieure et partagée. Un corps non éduqué, avec une dimension ludique et de jeu. Il y a une ambiguïté, une complexité entre des choses très sombre

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Concours Podium : découvrez les quatre lauréats !

Danse | A l’issue de deux soirées de représentation ce week-end à La Rampe, les quatre lauréats du concours de danse Podium ont été désignés par le public et le jury.

Valentine Autruffe | Lundi 22 novembre 2021

Concours Podium : découvrez les quatre lauréats !

Quatre compagnies de danse bénéficieront, l’an prochain, de la Tournée Podium. Elles ont été sélectionnées parmi douze propositions, vendredi et samedi soir, à La Rampe. Pour les pièces en solo et duo, présentées vendredi, le jury de professionnels a choisi B4 summer de Mercedes Dassy (Belgique). Pour les pièces de groupe, c’est Muyte Maker, de Flora Détraz (France), qui a été sélectionnée. Vendredi soir, le public a préféré Learning from the Future, de Colette Sadler (Royaume-Uni), et samedi, c’est Entropie de Léo Lérus (France, Guadeloupe) qui a été le coup de cœur des spectateurs. Les lauréats seront programmés, pour la saison 2022-2023, parmi les dix-sept scènes partenaires de Podium, réparties un peu partout en France, et dans le réseau des « voisins » de ces théâtres. La répartition des tour

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"La Morsure de l’Âne" par Émilie Le Roux : « Ce texte nous a attendus »

Théâtre | La nouvelle création de la compagnie Les Veilleurs, mise en scène par la Grenobloise Emilie Le Roux, aborde le sujet de la vie et la mort. Pensée aussi bien pour les enfants que pour leurs parents, La Morsure de l’Âne, issue d’un texte de Nathalie Papin, sera jouée du 30 novembre au 4 décembre à la MC2 de Grenoble.

Valentine Autruffe | Lundi 22 novembre 2021

« Vivez, mourez, mais choisissez enfin ! » Tout au long du spectacle, accompagné d’un âne malicieux, Paco oscille entre pulsions de vie et de mort, visité par des créatures, des personnages, des membres de sa famille, dans un univers onirique. Que faire ? Emilie Le Roux s’attaque, avec la compagnie Les Veilleurs, à un thème aussi difficile qu’universel : la mort, et comment on vit avec la conscience de cette inéluctable fin. Après Le Pays de Rien, c’est une nouvelle fois un texte de Nathalie Papin qui est mis en scène, coproduit par la MC2, en partenariat avec l’Espace 600. « C’est sûrement le seul texte de Nathalie Papin qui n’a pas été monté ! On doit le faire depuis 12 ou 13 ans ; on attendait que ce soit le moment, que la compagnie soit capable de porter le projet. Ce texte nous a attendus », commente Emilie Le Roux. Sujet ardu, mais abordé avec l’intelligence et la finesse que l’on connaît à Nathalie Papin, et « beaucoup de malice. Ce ne sont pas

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"A Quiet Evening of Dance", pur Forsythe

Danse | La MC2 de Grenoble accueille les 14 et 15 décembre le maître néoclassique qu'est William Forsythe, pour A Quiet Evening of Dance.

Valentine Autruffe | Lundi 29 novembre 2021

Difficile de résumer l'univers du chorégraphe William Forsythe, tant son œuvre, débutée dans les années 1970, est riche, débordant même parfois les frontières de la danse pour des installations ou des performances dans les musées… Né en 1949 à New York, féru au départ de rock et de comédie musicale, Forsythe émigre en Allemagne où il dirigera bientôt le Ballet de Francfort, de 1984 à 2004. Une formation de culture classique avec laquelle il invente son propre style fait à la fois de déconstruction des codes classiques, mais aussi d'une extrême virtuosité technique (vitesse d'exécution ébouriffante, membres sous forte tension…). En 2005, il crée une compagnie indépendante, toujours basée en Allemagne, multipliant les collaborations (dernièrement avec le Ballet de l'Opéra de Paris en 2015). Plusieurs de ses pièces ont ét

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"A la vie", la mort aux trousses

SCENES | Ce qui demeure ; Saint-Félix, enquête sur un hameau français : on a souvent vu à la MC2 la metteuse en scène Élise Chatauret et son théâtre construit à (...)

Aurélien Martinez | Mardi 16 novembre 2021

Ce qui demeure ; Saint-Félix, enquête sur un hameau français : on a souvent vu à la MC2 la metteuse en scène Élise Chatauret et son théâtre construit à partir d'enquêtes sur le terrain. Avec À la vie, nouveau spectacle qui vient tout juste d'être créé (nous ne l'avons pas vu), elle s'intéresse à la douloureuse question de la fin de vie. Accompagnée de son équipe, elle a ainsi passé plusieurs semaines en milieu hospitalier et dans un centre d’éthique clinique. En découlera sans doute un théâtre original dans sa forme et souvent fort dans ce qu'il convoque, à découvrir du mardi 30 novembre au samedi 4 décembre. Avec notamment sur scène, Justine Bachelet, comédienne littéralement magnétique – même si tout ceci est très subjectif, on vous l'accorde. A la vie du 30 novembre au 4 décembre à la MC2, Grenoble

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Podium, entrez dans la danse

Concours | Douze compagnies de danse, réparties sur deux soirées, présenteront à La Rampe des extraits d’une vingtaine de minutes de leurs créations. Avec un enjeu tout (...)

Valentine Autruffe | Mardi 16 novembre 2021

Podium, entrez dans la danse

Douze compagnies de danse, réparties sur deux soirées, présenteront à La Rampe des extraits d’une vingtaine de minutes de leurs créations. Avec un enjeu tout particulier : quatre prix seront remis, deux à l’issue du vote du public, deux autres par un jury de professionnels. C’est la seconde édition du concours Podium (anciennement Reconnaissance), imaginé par le Pacifique et également porté par le CCN2 et La Rampe. Pour les spectateurs, c’est surtout une excellente façon d’appréhender la danse, discipline qu’ils ont souvent du mal à aborder. « Le public pense parfois que la danse n’est pas pour lui. Pourtant, le langage du corps est universel, ça passe au-delà des mots », souligne Marie Roche, directrice du Pacifique. On n’est pas obligé de comprendre la danse, il suffit de la ressentir. L’aspect concours permet en sus de comparer et d’en parler avec son voisin, cerner pourquoi on aime ou pas. « L’objectif de Podium est de montrer des spectacles dont on juge qu’ils n’ont pas été assez vus, et qui méritent de l’être. En période de pandémie, je vous laisse imaginer… » La sélection des douze pièces, parmi 41 propositions au départ, a été assur

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Une réouverture des salles de spectacle entre soulagement et perplexité

ACTUS | Après plus de six mois de fermeture, les salles de spectacle et les théâtres peuvent rouvrir leurs portes depuis le mercredi 19 mai. Mais si la reprise est largement saluée par les acteurs culturels, elle occasionne également de nouvelles problématiques pour les salles.

Sandy Plas | Lundi 17 mai 2021

Une réouverture des salles de spectacle entre soulagement et perplexité

Elle était attendue depuis plusieurs mois. Espérée début janvier, puis mi-avril, c’est finalement le 19 mai que les salles de spectacle pourront rouvrir leurs portes au public et proposer à nouveau concerts, pièces de théâtre, danse et rendez-vous de toutes sortes, mis à l’arrêt depuis la fermeture des lieux culturels le 30 octobre dernier. Annoncé fin avril, le calendrier progressif du déconfinement prévoit la réouverture des salles en trois temps, avec une première phase, du 19 mai au 9 juin, permettant l’accueil de 800 spectateurs maximum et une jauge à 35% de la capacité de la salle, une seconde phase, du 9 juin au 1er juillet, avec une jauge à 65%, et une levée des restrictions d’accueil à partir du 1er juillet. Mais si le déconfinement des lieux de spectacle est forcément une bonne nouvelle pour les spectateurs, les artistes et les acteurs culturels laissés sur le carreau pendant plus de six mois, la réouverture dans un contexte de fin de saison pose un certain nombre de questions. Au Théâtre municipal de Grenoble (TMG), qui regroupe le Grand théâtre, le Théâtre 145 et le Théâtre de poche, l’annonce de la reprise a été re

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Grenoble : la Ville se positionne

Été culturel | On savait déjà que, pour son édition 2021, le Festival Magic Bus allait quitter l’Esplanade et rejoindre l’Anneau de Vitesse. La Ville de Grenoble a confirmé, vendredi 30 avril en fin de matinée, qu’elle prévoit d’autres événements culturels sur le site. Premiers détails.

Martin de Kerimel | Vendredi 30 avril 2021

Grenoble : la Ville se positionne

Bis… ou ter repetita : l’été dernier, après plusieurs mois de confinement, la Ville de Grenoble témoignait d’une intention d’accompagner le rebond de la culture, en programmant une "saison" d’événements en plein air, déclinée en quatre programmations de quinze jours et 188 propositions différentes (pour 214 levers de rideau). Plus tard, au début de cette année, elle a récidivé avec les Éclats de culture, une mini-série d’événements extérieurs organisée le 14 janvier, dans chacun des secteurs de la ville. Et voilà que l’on nous annonce pour le début de l'été « une programmation culturelle et festive », adaptée aussi aux normes sanitaires. Avec plusieurs partenaires locaux du monde culturel, la Ville travaille à la mise en place d’une scène à l’Anneau de Vitesse du parc Paul Mistral. Jusqu’à 1000 personnes devraient pouvoir trouver place autour de cette structure éphémère. « Y seront accueillis, du 17 juin au 9 juillet : le Festival Magic Bus, une programmation de la Bobine, une soirée exceptionnelle proposée par la MC2 et le Festival du Film Court en Plein Air, indique un communiqué. Cette scène sera aussi le théâtre de l’édition exception

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Une colère sociale encore contenue ?

Printemps culturel | Samedi 20 mars au matin, au cinquième jour d’occupation de la MC2, un nouveau rassemblement a été organisé sur son parvis, dans le calme. On y a vérifié que le gouvernement était attendu sur la réouverture des lieux de spectacle, mais pas seulement. Nous sommes allés à la rencontre de ceux qui, acteurs du monde culturel, élus ou citoyens solidaires, se sont réunis, pour prendre le pouls du mouvement.

La rédaction | Samedi 20 mars 2021

Une colère sociale encore contenue ?

Compte-rendu : Martin de Kerimel Témoignages : Hugo Verit et Martin de Kerimel Ce qui s’est passé samedi… Descendus du tram, nous sommes arrivés à la MC2 un peu avant 11h, sous un vent glacial. Un rassemblement devait y démarrer à l’heure pile, à l’appel du Syndeac et de l’Association des Scènes nationales, mais il n’y avait alors pas grand-monde dehors. Encore peu de fleurs visibles, également, alors même qu’il avait été proposé aux participants d’en apporter pour défendre un « printemps inexorable », évoqué en son temps par le poète chilien Pablo Neruda. La MC2 étant occupée, ses portes étaient ouvertes. Il nous a suffi d’entrer pour constater que c’est là, dans un premier temps, que les personnes mobilisées avaient décidé de se réunir. La foule s’est progressivement densifiée. Avec le froid et les contraintes sanitaires, le nombre des présents nous est apparu encore modeste à l’échelle de l’agglo grenobloise… Vers 11h20, en ressortant de la MC2, on est entré dans le vif du sujet. Artistiquement, d’abord, avec une courte performance d’acrobates en équilibre les uns sur les autres, puis un

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Et maintenant, la MC2 !

Mobilisation | Douze jours après le Théâtre de l’Odéon, à Paris, la MC2 a rejoint, mardi 16 mars à la mi-journée, la liste des théâtres occupés en France. Le mouvement, qui associe des artistes, des techniciens et des étudiants, s’organise pour durer. Jusqu’à quand ? Sur place, personne n'a encore pu répondre à cette question.

Martin de Kerimel | Mardi 16 mars 2021

Et maintenant, la MC2 !

De la musique. Des gens assis sur les marches. En haut, des banderoles encore vierges de tout message et d'autres en cours de fabrication. Il y avait plusieurs dizaines de personnes mardi 16 mars, à 14h30, sur le parvis de la MC2, et au moins le même nombre dans le hall, à l’intérieur. « Vers midi, nous étions encore 300 ou 400 », nous a assuré une représentante syndicale sur place. Parmi ceux-là, des représentants des syndicats, donc, CGT, Syndeac, Synavi, mais aussi des artistes indépendants et des étudiants, tous déterminés, semble-t-il, à occuper les lieux de manière durable. Avec quel objectif ? « Celui de peser sur le gouvernement », nous a répondu un autre syndicaliste présent. Pour obtenir quoi ? À ce stade, il est difficile de donner une liste exhaustive des revendications, mais, évidemment, la plupart tournent autour de la situation des acteurs de la culture. Réouverture des salles de spectacle, mise en place de protocoles sanitaires adaptés, organisation d’assises au niveau régional, création de droits sociaux nouveaux et/ou prolongation

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Émergences "recrute" encore

SCENES | La Ville de Grenoble en appelle à la jeunesse : jusqu’au 26 février, les jeunes de l’agglo, âgés de 15 à 25 ans, peuvent s’inscrire pour participer à la septième édition d’Émergences, qui doit les conduire sur la scène de la MC2. Explications.

Martin de Kerimel | Mardi 23 février 2021

Émergences

Et de sept ! Après deux éditions 2020, la première 100% confinée en mai, la seconde achevée en octobre au Théâtre Prémol, Émergences fait son retour dans le calendrier événementiel grenoblois. Non sans un certain lyrisme, un communiqué de la Ville évoque « le début d’une aventure pour tout jeune qui souhaite prendre la parole sur les thématiques des villes en transition et le contexte sanitaire actuel. Émergences les invite à s’exprimer, à oser, à se révéler et à user de la liberté de parole. » Comment cela fonctionne-t-il ? D’abord en s’inscrivant en ligne, sur la page dédiée. Ensuite, en mars, des master class leur seront proposées en visioconférence, à raison d’environ deux heures par semaine. Ils pourront ainsi s’initier à différentes techniques d’expression orale et d’éloquence (discours, plaidoirie, débat, chant, slam, rap et poésie). Une fois cette étape numérique franchie, plusieurs autres rendez-vous sont prévus, avec notamment une première restitution des mas

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« Aujourd’hui, nos théâtres sont de grandes gares où les trains restent à quai »

Crise du coronavirus | Lors de la conférence de presse du jeudi 14 janvier, le gouvernement, à travers la voix de la ministre de la culture Roselyne Bachelot, a expliqué que « la situation était trop instable pour évoquer une date de réouverture » des établissements culturels. Comment ce contexte lié à la crise du coronavirus est-il vécu par celles et ceux qui travaillent dans des théâtres de nouveau fermés au public depuis fin octobre ? Pour le savoir, nous avons interrogé Arnaud Meunier, tout frais directeur de la MC2, Cécile Guignard, directrice des relations avec le public et de la communication de l’Hexagone de Meylan, et Noémi Duez, directrice de l’Ilyade et responsable de la programmation culturelle des villes de Seyssinet-Pariset et Seyssins.

Aurélien Martinez | Vendredi 15 janvier 2021

« Aujourd’hui, nos théâtres sont de grandes gares où les trains restent à quai »

« On a mis beaucoup d’espoir dans ce référé-liberté [en décembre, des professionnels de la culture ont demandé au Conseil d’État la réouverture des salles de spectacle fermées depuis fin octobre pour raisons sanitaires – NDLR], on espérait même que ça passerait. Mais ça n’a pas été le cas. Même si le Conseil d’État a clairement dit que cette fermeture était une atteinte à la liberté de créer et que, donc, nos établissements ne pourraient pas être fermés dans la durée. C’est déjà ça. Il ne reste plus qu’à savoir quelle sera la longueur de la durée ! Pour l’instant, on n’en sait rien. » Voilà ce qu’a répondu d’emblée Cécile Guignard, directrice de la communication et des relations avec le public de l’Hexagone de Meylan, à notre première question : comment ça va dans votre théâtre ? Une situation pleine d’incertitudes qui pèse sur pas mal de professionnels du secteur culturel, à l’image d’

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Instruments et machines à la MC2

Concert | Un concert comme si vous y étiez ! C’est la promesse du Centre international des musiques nomades, qui co-accueille le Quatuor Béla et Wilhem Latchoumia à la MC2 samedi 28 novembre. Un événement retransmis en direct sur Internet… et dont nous avons eu quelques échos.

Martin de Kerimel | Samedi 28 novembre 2020

Instruments et machines à la MC2

Barbarie : le nom fait un peu peur, mais c’est malgré tout de musique qu’il s’agit. C’est en effet le titre du concert que propose le Quatuor à cordes Béla et le pianiste Wilhem Latchoumia samedi 28 novembre, depuis la MC2 et à partir de 19h30. Un concert un peu particulier puisqu’il sera à découvrir gratuitement sur Internet sur le site de la MC2, celui du Centre international des musiques nomades et les pages Facebook des deux institutions. L’événement aurait dû être organisé en public, mais avait déjà été annulé deux fois en raison de la crise sanitaire ! Forcément, derrière un écran, ce ne sera pas la même ambiance. Néanmoins, ce concert virtuel devrait valoir le détour, selon ses promoteurs, qui précise d’ailleurs qu’« un dispositif technique exceptionnel a été mise en place afin de permettre l’enregistrement et la diffusion en direct du concert, dans des conditions optimales d’écoute. » Les connaisseurs apprécieront. Curiosités musicales Vous ne connaissez pas les artistes invités à se produire dans ces conditions or

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Arnaud Meunier : « Je vois la MC2 comme une locomotive »

Nouvelle tête | On a appris cet été que le 1er janvier 2021, le metteur en scène Arnaud Meunier succédera à Jean-Paul Angot à la tête de la MC2, l’une des plus importantes scènes nationales de France. On l’a rencontré début septembre alors qu’il se rendait à ses premiers rendez-vous grenoblois (on passait juste avant la Ville de Grenoble) pour en savoir un peu plus sur son projet et ses envies.

Aurélien Martinez | Mardi 22 septembre 2020

Arnaud Meunier : « Je vois la MC2 comme une locomotive »

Pourquoi avez-vous décidé d’être candidat au poste de directeur de la MC2 ? Arnaud Meunier : Il y a plusieurs raisons. D’abord, ça fait maintenant dix ans que je suis dans la région puisque je dirige la Comédie de Saint-Étienne. Une région que je connaissais mal avant d’y arriver mais que j’ai appris à découvrir et dans laquelle je me sens aujourd’hui très bien, d’où l’envie très forte d’y rester. Ensuite, après dix ans d’aventure heureuse à Saint-Étienne, je voulais un nouveau défi tout aussi excitant. Dans le paysage régional, la MC2 me semblait passionnante, tant du point de vue historique que dans ses enjeux en 2020. C’est l’une des institutions françaises les plus richement dotées, elle a donc un rôle important dans l’économie du spectacle vivant et de la création. Et puis il y a Grenoble en tant que telle, qui me paraît elle aussi passionnante. C’est, par exemple, une ville qui concentre une moyenne de CSP+ plus importante que d’autres, et qui en même temps a des quartiers parmi les plus difficiles de France. Pour quelqu’un comme moi qui œuvre à la mixité des publics, à faire se rencontrer des gens dans les li

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Arnaud Meunier nommé à la MC2

Nomination | C’est Arnaud Meunier qui succédera le 1er janvier 2021 à Jean-Paul Angot à la direction de la Maison de la Culture de Grenoble, Scène nationale. Il quittera ainsi la Comédie de Saint-Étienne qu’il dirige depuis 2011, ainsi que l’école supérieure afférente.

Nadja Pobel | Jeudi 16 juillet 2020

Arnaud Meunier nommé à la MC2

Arnaud Meunier est, par ailleurs, artiste metteur en scène. Ces dernières années, il a notamment dirigé Didier Bezace et Catherine Hiegel dans Retour au désert, Rachida Brakni (Je crois en un seul Dieu), qu’il a associée à Philippe Torreton dans J'ai pris mon père sur mes épaules de Fabrice Melquiot. Son travail sur la saga des Lehman Brothers, Chapitres de la chute (écrit par Stefano Massini) avait reçu, en juin 2014, le Grand prix du syndicat de la critique. Arnaud Meunier avait récemment été candidat malheureux au TNP de Villeurbanne. À Grenoble, il a été préféré à Christophe Floderer (directeur adjoint de la Comédie de Valence sour l'ère de Richard Brunel), Marie-Pia Bureau (directrice de l'Espace Malraux, Scène nationale de Chambéry Sav

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Joséfa Gallardo, directrice de la Rampe : « Je reste dans la continuité »

ACTUS | On a rencontré celle qui pilote la salle échirolloise depuis l'automne, avant d'aller à sa première présentation de saison mercredi 5 juin.

Aurélien Martinez | Mardi 4 juin 2019

Joséfa Gallardo, directrice de la Rampe : « Je reste dans la continuité »

« Dansez, dansez sinon nous sommes perdus… » C’est avec une citation de la chorégraphe Pina Bausch que Joséfa Gallardo, directrice de la Rampe – la Ponatière d’Échirolles depuis presque un an, titre l’édito de la plaquette de sa première saison. Une saison dans l’esprit de ce que faisait le précédent directeur Jacky Rocher, avec donc pas mal de danse mais aussi pas mal de musique classique. « On est "scène conventionnée d’intérêt national art et création danse et musique" alors, forcément, je reste dans la continuité. De toute façon, si j’ai postulé ici, c’est que la programmation me plaisait ! » D’ailleurs, il y a eu « une transition parfaite » avec Jacky Rocher, qui a dirigé pendant dix ans l’équipement culturel échirollois, et des « échanges enrichissants » avec Éliane

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Relations MC2 / Centre chorégraphique national de Grenoble : « C’est devenu un enfer »

ACTUS | Depuis plusieurs mois, la situation entre la MC2, immense scène nationale grenobloise, et le Centre chorégraphique national de Grenoble (CCN2), hébergé en son sein, est plus que tendue. « M. Jean-Paul Angot, directeur de la MC2, a pour projet de faire disparaître le CCN implanté dans la MC2 dont il est le gestionnaire » écrivaient en décembre dernier dans un communiqué de presse Yoann Bourgeois et Rachid Ouramdane, directeurs dudit CCN2. Alors que les tutelles publiques des deux institutions espèrent une sortie de crise rapide, on fait le point avec les différentes parties.

Aurélien Martinez | Mardi 12 février 2019

Relations MC2 / Centre chorégraphique national de Grenoble : « C’est devenu un enfer »

« Au Centre chorégraphique, on est – pardon, ça va paraître un peu prétentieux mais si on ne le dit pas, des gens le taisent – dans une très très grande vitalité. On est par exemple le centre chorégraphique le plus diffusé de France. Et malgré tout ça, depuis qu’on est arrivés en 2016, on est confrontés au fait que la direction de la MC2 a toujours exprimé que le centre chorégraphique ne devait pas être là. Au début, c’était quelque chose qui n’engageait que le directeur, mais au fil des mois, on n’a fait que rencontrer des difficultés, jusqu’en décembre dernier où une nouvelle fois le directeur de la MC2 a tenu à interpeller l’ensemble des tutelles en leur faisant savoir qu’il fallait que le CCN quitte la MC2. » Voilà ce que nous a déclaré le chorégraphe Rachid Ouramdane, co-directeur avec le circassien Yoann Bourgeois du Centre chorégraphique national de Grenoble (CCN2) depuis 2016. Un outil, comme dix-huit autres en France, issu des politiques de décentralisation, à la configuration néanmoins inédite puisqu’il est implanté dans un bâtiment régi par une autre structure : la

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C’est bon, la MC2 a bien été « célébrée » pour ses 50 ans

ACTUS | Samedi 17 novembre, comme quelque 400 autres courageuses et courageux, nous avons passé la journée enfermés dans la MC2 afin de retracer 50 ans (voire plus) d’histoire de cette maison de la culture phare en France. Vous n’y étiez pas ? Voici un rapide compte rendu.

Aurélien Martinez | Mercredi 21 novembre 2018

C’est bon, la MC2 a bien été « célébrée » pour ses 50 ans

C’est un véritable marathon que la MC2 a organisé samedi 17 novembre dans son auditorium : une grande journée, de 11h à 19h, à l’occasion des 50 ans du bâtiment inauguré en février 1968. « Plus qu’une journée de commémoration, c’est une célébration » a assuré en ouverture Jean-Paul Angot, directeur des lieux depuis 2012, devant quelque 400 personnes, dont pas mal de personnalités ayant compté dans l’histoire de la maison. Logique, puisqu’elles ont été invitées à s’exprimer en début d’après-midi dans une partie intitulée « souvenirs partagés ». Où l’on a appris que Bernard Gilman, élu du maire Hubert Dubedout avant l’ouverture de la Maison de la culture (et qui la dirigea ensuite), avait milité pour qu’elle soit implantée en centre-ville, là où se situe aujourd’hui le Musée de Grenoble ; que le chorégraphe Jean-Claude Gallotta (photo) a vécu une période difficile à la fin des années 1980 lorsqu’il en a pris la tête après Georges Lavaudant et l’a rebaptisée Cargo (une histoire qu’il a livrée au public à sa façon, en dansant) ; que l’auditorium, aménagé pendant les travaux de rénovation

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Passé, présent, futur à la MC2 pour "50 ans d’histoire(s)"

Événement | Cette année, la Maison de la culture de Grenoble, rebaptisée MC2 en 2004, a 50 ans – elle a été inaugurée en février 1968. Un anniversaire fêté (plutôt sobrement) depuis quelques mois, avec comme « point d’orgue » une grande journée samedi 17 novembre afin de retracer "50 ans d’histoire(s)".

Aurélien Martinez | Mardi 13 novembre 2018

Passé, présent, futur à la MC2 pour

« On va raconter, en une journée, 50 ans d’histoire de la MC2. Plus de 50 ans d’histoire d’ailleurs, puisque la première partie de la journée sera consacrée aux années entre 1945 et 1968, soit la période qui mènera à l’inauguration de la Maison de la culture en 1968. Commencer en 1945, c’était très important pour nous comme pas grand monde ne connaît cette histoire. » Voilà comment Jean-Paul Angot, directeur de la fameuse scène nationale grenobloise, nous présente l’événement organisé samedi 17 novembre. Une journée qui sera donc riche en info (même si l’équipe de la MC2 n’a surtout pas voulu utiliser le terme de colloque) afin de faire un retour en arrière le plus exhaustif possible. « On a bien fait d’appeler ça "50 ans d’histoire(s)", avec le pluriel, car pas une seule des personnes que l’on a interrogées n’a de point de vue global sur toute l’histoire. Du coup, cette maison échappe à tout le monde mais elle est pourtant toujours là, elle traverse le temps. » Comme à la radio (ou à la télé) Concrètement, la journée, « placée sous le haut parrainage » de Catherine Tasca (qui fut direct

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La MC2 a 50 ans, et les fêtera tout l'automne

ACTUS | Début des festivités samedi 22 septembre avec une soirée consacrée au metteur en scène Geroges Lavaudant.

Aurélien Martinez | Lundi 17 septembre 2018

La MC2 a 50 ans, et les fêtera tout l'automne

50 ans d'histoires : voilà le nom qu’a choisi l’équipe de la MC2, la plus grande scène nationale de France, pour célébrer son anniversaire – enfin, celui de la Maison de la culture de Grenoble, l’appellation MC2 étant venue en 2004 lors de la réouverture après travaux. « Mais ce sera moins la commémoration d’un anniversaire qu’une célébration d’une chose vivante qui n’a aucun équivalent en France » nous assure son directeur Jean-Paul Angot (photo) lorsqu’on le questionne sur les festivités prévues ce semestre – et déjà entamées début 2018, la Maison de la culture ayant été inaugurée le 3 février 1968 en présence, notamment, d’André Malraux. Premier rendez-vous ce samedi 22 septembre à 19h30 avec une soirée gratuite intitulée La bande à Jo ; « Jo » pour le metteur en scène né à Grenoble Georges Lavaudant, « un personnage central pour la maison et un artiste phare en France ». Un moment où l’homme, entouré de ses complices d’hier et d’aujourd’hui et dans le grand théâtre qui va dorénavant porter son nom, proposera une « alternance de grands textes du répertoire – Eschyle, Shakespe

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Théâtre municipal de Grenoble : « On est au tout début de quelque chose »

ACTUS | Encore des changements du côté du Théâtre municipal de Grenoble qui va accueillir deux artistes en résidence dès la saison prochaine (Pascale Henry et Julie Desprairies). Et va véritablement clarifier la nouvelle ligne artistique qui prend forme depuis plusieurs saisons.

Aurélien Martinez | Mardi 29 mai 2018

Théâtre municipal de Grenoble : « On est au tout début de quelque chose »

Ça (se) cherche en matière culturelle du côté de la municipalité de Grenoble depuis l’élection de l’équipe Piolle en 2014. Et ça (se) cherche notamment autour de la question du Théâtre municipal, approchée d’abord timidement avant de devenir un axe de travail majeur pour la direction des affaires culturelles de la Ville et l’adjointe aux cultures Corinne Bernard. Avec deux décisions marquantes : celle, en 2015, de véritablement rattacher les deux théâtres du bout du cours Berriat (le 145 et le Poche) au Théâtre municipal (ils étaient auparavant gérés par le collectif d’artistes Tricycle, débarqué houleusement) ; et celle, qui a pris forme progressivement depuis deux saisons, de demander à l’équipe dirigeante de faire une programmation moins estampillée théâtre de boulevard privé – ce qui était le créneau de la salle depuis pas mal de temps. « Pour moi, un théâtre municipal doit remplir des missions de service public, et du coup il ne peut pas fonctionner comme un théâtre privé

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Marine Bachelot Nguyen : une autrice dans la ville

Théâtre | À partir du 25 avril, l’autrice et metteuse en scène de théâtre Marine Bachelot Nguyen sera en résidence d’écriture à Grenoble pour deux mois, à l’invitation de la MC2 et du collectif Troisième bureau. L’objectif ? Démontrer que le théâtre s’écrit également au présent.

Alice Colmart | Lundi 23 avril 2018

Marine Bachelot Nguyen : une autrice dans la ville

Le théâtre, ce n’est pas que des textes d’auteurs morts, ce que le collectif Troisième bureau et la MC2 démontrent une nouvelle fois en accueillant en résidence à Grenoble Marine Bachelot Nguyen dans le cadre de son projet d’écriture Circulations Capitales, qu’elle présentera vendredi 27 avril à la cantine de la MC2. Pendant les deux mois de sa résidence d’écriture, travail plutôt solitaire, l’autrice et metteuse en scène proposera différents événements publics tant à la MC2 que lors de Regards croisés, festival sur les écritures théâtrales contemporaines organisé fin mai au Nouveau Théâtre Saint-Marie-d’en-Bas par Troisième bureau. Une aventure enthousiasmante pour Bernard Garnier, coordinateur du collectif : « Tout l’intérêt est de mettre en avant une autrice qui traite de thématiques actuelles. » « Se laisser chahuter par les auteurs d’aujourd’hui » Éminemment «

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Jacky Rocher : « J’ai été très heureux pendant mes dix ans à la Rampe ! »

ACTUS | Rencontre avec Jacky Rocher, directeur de la scène échirolloise conventionnée danse et musiques, qui partira à la retraite d’ici quelques mois.

Aurélien Martinez | Mardi 27 mars 2018

Jacky Rocher : « J’ai été très heureux pendant mes dix ans à la Rampe ! »

Ça bouge pas mal en ce moment à la tête des institutions culturelles de l’agglo. Il y a quelques jours, nous avons ainsi appris que Jacky Rocher, directeur de la Rampe d’Échirolles (une « scène pluridisciplinaire avec des penchants pour la danse et les musiques » comme il la qualifie), allait partir à la retraite « a priori début octobre », soit exactement dix ans après son arrivée à la tête de ce lieu composé de deux plateaux – la Rampe, au centre-ville d’Échirolles, salle « faite pour les grands formats », et la beaucoup plus petite Ponatière, près du cours de la Libération, pour des formes artistiques plus sobres et « les tentatives ». On l’a donc rencontré dans son bureau pour un rapide bilan qu’il juge « hyper positif ». « Depuis quatre ans, la fréquentation n’arrête pas d’augmenter. Sans doute parce que le projet artistique et culturel de la Rampe est assez bien installé dans l’esprit des personnes qui fréquentent la culture. » Mais il a tout de même quelques « regrets », comme ne pas être parvenu à « amener beaucoup plus d’accueil et de convivialité dans le lieu

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La MC2 propose un flashmob avec Jean-Claude Gallotta pour lancer ses 50 ans

ACTUS | Le 3 février 1968 était inaugurée la Maison de la culture de Grenoble, immense cargo dédié au spectacle vivant. Cinquante ans plus tard, la MC2 (pour Maison de (...)

Aurélien Martinez | Vendredi 26 janvier 2018

La MC2 propose un flashmob avec Jean-Claude Gallotta pour lancer ses 50 ans

Le 3 février 1968 était inaugurée la Maison de la culture de Grenoble, immense cargo dédié au spectacle vivant. Cinquante ans plus tard, la MC2 (pour Maison de la culture 2, comme elle a été rebaptisée en 2004 suite à d’importants travaux) a décidé de célébrer son anniversaire sur toute l’année. Si la liste des événements organisés sera bientôt dévoilée, tout commencera ce samedi 3 février dès 18h30 avec un flashmob concocté par un autre monument grenoblois (le chorégraphe Jean-Claude Gallotta) sur le fameux Happy Birthday de Stevie Wonder. Et qui dit flashmob dit participation du public : du coup, une vidéo de la chorégraphie est disponible. Eh bien dansez maintenant !

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Fin du mouvement de grève à la MC2

ACTUS | Après une semaine de grève d'une partie des salariés, la MC2 annonce la fin du mouvement. Les spectacles de ce mercredi 20 décembre (et les suivants) auront donc lieu.

Aurélien Martinez | Mercredi 20 décembre 2017

Fin du mouvement de grève à la MC2

Alors que la représentation du mercredi 20 décembre à 14h30 du spectacle Chotto Desh d'Akram Khan a été annulée du fait de la poursuite de la grève, celle de 19h30 (et celle du spectacle Minuit de Yoann Bourgeois) ont été maintenues, la MC2 annonçant sur son site « la fin du mouvement de grève ». Nous sommes donc allés sur place ce mercredi soir : les spectacles avaient bien repris, et une grande partie du public était dans les salles – le grand théâtre, où se jouait Chotto Desh initialement à guichets fermés, n'avait qu'une poignée de fauteuils vides. Dans les couloirs, nous avons croisé des salariés, grévistes ou non grévistes, qui n'ont pas voulu s'exprimer officiellement, mais nous ont confirmé q

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PB d'or 2017 : spectacle vivant

C'était 2017... | Avec une nouvelle initiative passionnante et un théâtre qui change.

Aurélien Martinez | Mardi 19 décembre 2017

PB d'or 2017 : spectacle vivant

Le PB d’or de l’initiative enthousiasmante : les Grands rassemblements Fin décembre 2016, Rachid Ouramdane et Yoann Bourgeois, les deux nouveaux directeurs du Centre chorégraphique national de Grenoble, lançaient à la MC2 la première édition d’une drôle d’aventure : les Grands rassemblements, « temps partagés avec le public » construits autour de spectacles, de performances, d'ateliers, d'échanges… En envahissant deux soirs de suite tous les lieux du théâtre, des salles de spectacle aux studios en passant par le bar et le hall, les artistes qu’ils ont invités (principalement des chorégraphes et des circassiens) ont proposé un moment d’une grande intensité pour le public, qui n’avait qu’à se laisser porter par le mouvement – et s’émouvoir devant le concert de Yaël Naim avec des circassiens, l’une des plus belles choses vues ces dernières années. Logique donc que nous ayons mis en "une" du journal en mai dernier

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Grève à la MC2 : « Ce que l'on fait aujourd'hui, nous aurions dû le faire depuis longtemps »

ACTUS | Mercredi 13 décembre, 34 salariés de la MC2 (sur 55) se sont mis en grève pour dénoncer « la dégradation de leurs conditions de travail » comme ils l'ont expliqué dans un tract distribué au public du spectacle "Sombre rivière" annulé ce soir-là. Le lendemain (jeudi 14 décembre) en fin de journée, alors que la poursuite de la grève venait d'être décidée, nous avons rencontré certains grévistes, qui vont décider chaque jour de la poursuite (ou non) du mouvement.

Aurélien Martinez | Jeudi 14 décembre 2017

Grève à la MC2 : « Ce que l'on fait aujourd'hui, nous aurions dû le faire depuis longtemps »

Les salariés grévistes nous reçoivent (nous et un journaliste de Place Gre'net) jeudi 14 décembre à 18h dans la salle vidéo de la MC2, en face du petit théâtre. Ils viennent de décider d'un deuxième soir de grève (et donc d'une nouvelle annulation du spectacle Sombre rivière de Lazare). On est venus les rencontrer pour, au-delà du tract remis au public, comprendre les raisons de ce mouvement déplorant « la dégradation des conditions de travail » comme ils l'ont écrit. « C'est un sujet qui ne date pas d’aujourd’hui. Suite à certains soucis en interne, un rapport a été réalisé en 2015 par la médecine du travail. L'inspection du travail a ensuite fait une enquête dans certains services – administration et secrétariat général. Certaines choses ont été pointées par rapport à des salariés en souffrance au travail. Et depuis ce temps, il y a des échanges entre la direction, la médecine du travail et l'inspection du travail, mais qui n'aboutissent pas à des résultats concrets au niveau des salariés.

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Mouvement de grève à la MC2 : annulation du spectacle de ce mercredi soir

ACTUS | Si, ce mercredi 13 décembre, vous aviez prévu d'aller à la MC2 voir le spectacle Sombre rivière de Lazare, vous aurez (ou avez dû avoir) une surprise en (...)

Aurélien Martinez | Mercredi 13 décembre 2017

Mouvement de grève à la MC2 : annulation du spectacle de ce mercredi soir

Si, ce mercredi 13 décembre, vous aviez prévu d'aller à la MC2 voir le spectacle Sombre rivière de Lazare, vous aurez (ou avez dû avoir) une surprise en arrivant : la représentation a été annulée. Voici un extrait du communiqué de presse reçu ce mercredi soir, et émanant de la direction de la scène nationale : « En raison d'un mouvement de grève des personnels permanents de la MC2, le spectacle prévu mercredi 13 décembre à 19h30 ne pourra avoir lieu. La direction de l'établissement regrette profondément l'annulation de la représentation qui empêche 18 artistes et techniciens intermittents de présenter leur spectacle et de rencontrer le public. » « Les spectateurs ayant un billet pour ce soir pourront se reporter sur un autre spectacle de la saison 2017 2018 ou demander le remboursement de leur billet. » Plus d'infos au 04 76 00 79 79 (de 14h à 17h) ou billetterie@mc2grenoble.fr Quant aux représentations des prochains soirs, de ce spectacle comme des suivants, rien n'a encore été communiqué dessus – la MC2 nous « informera de la suite éve

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Valentine Brune (H/F) : « Il faut conditionner l’attribution de subventions à la parité »

Politique culturelle | Si la MC2 Grenoble met en avant cette saison une programmation paritaire en théâtre et en danse (avec donc autant de femmes que d’hommes à la tête des spectacles), beaucoup trop de théâtres et de salles de concert de l’agglo sont encore loin de parvenir à cette égalité. Après avoir fait les comptes, on a tenté de voir comment cela pourrait changer (car cela doit changer) en compagnie d'une membre de l'association H/F Auvergne-Rhône-Alpes.

Aurélien Martinez | Mardi 7 novembre 2017

Valentine Brune (H/F) : « Il faut conditionner l’attribution de subventions à la parité »

En juin dernier, lors du dévoilement à la presse de sa nouvelle saison, le directeur de la MC2 Jean-Paul Angot s’est félicité de proposer autant de spectacles de théâtre et de danse montés par des hommes que par des femmes. Ce que la lecture de la plaquette de sa programmation 2017/2018 nous confirme – en danse par exemple, Jean-Claude Gallotta et Wim Vandekeybus côtoient Maguy Martin et Anne Teresa De Keersmaeker. On a donc retrouvé Jean-Paul Angot il y a quelques jours dans son bureau pour en savoir plus sur ce choix. « Quand on est à la tête d’une institution comme la MC2, on doit montrer l’exemple. Je m’impose quelque chose que tout le monde devrait normalement faire. On est en retard sur ces questions qui sont en train d’exploser, à savoir la place que l’on accorde à la moitié de l’humanité. » Une décision qui, il l’assure, n’élude pas la qualité artistique (« bien sûr, les projets sont choisis

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Ciel, mon Théâtre municipal de Grenoble change !

Politique culturelle | Depuis deux saisons, un vent d’air frais souffle du côté du Théâtre municipal de Grenoble. Finies (en partie) les pièces de boulevard bourrées de stars désuètes ; bonjour les spectacles décalés qu’on ne voyait pas assez dans les autres salles de l’agglo. Et si ce Théâtre municipal qui, au passage, fêtera ses 250 ans l’an prochain, était le nouveau lieu hype à Grenoble ?

Aurélien Martinez | Mardi 12 septembre 2017

Ciel, mon Théâtre municipal de Grenoble change !

Au Petit Bulletin, nous avons au fond d’un bureau des boîtes bourrées d’anciennes plaquettes de saison, ce qui nous permet de mesurer concrètement les changements au fil des ans dans les différentes salles de spectacle de l’agglo. Et quand on se penche sur le cas du Théâtre municipal de Grenoble, on se rend compte qu’ils sont énormes en comparant le programme 2017/2018 à celui, pioché au pif, de 2011/2012. Il y a six ans, on était principalement sur des vaudevilles, classiques ou contemporaines, bourrées de têtes d’affiche vues à la télé – Thierry Lhermitte, Josiane Balasko, Claude Brasseur, Patrick Chesnais, Isabelle Mergault, Roland Giraud, Martin Lamotte ou encore Jean-François Balmer. Oui, tout ce beau monde en une seule saison, ce qui plaisait beaucoup à un certain public – qu’on ne prendra pas le risque de qualifier pour ne vexer personne ! Aujourd’hui, si on croise encore quelques noms connus ici et là (Martin Lamotte, Bruno Solo et Barbara Schulz seront les prochains mois sur les planches de la rue Hector-Berlioz), on se trouve face à une programmation plus variée, et surtout plus risquée, avec des propositions audacieuses qui donnent

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La MC2 épinglée par la Chambre régionale des comptes

ACTUS | Mi-décembre 2016, la Chambre régionale des comptes d’Auvergne-Rhône-Alpes a rendu un rapport critique sur la gestion de la MC2, (grosse) scène nationale (...)

Aurélien Martinez | Vendredi 6 janvier 2017

La MC2 épinglée par la Chambre régionale des comptes

Mi-décembre 2016, la Chambre régionale des comptes d’Auvergne-Rhône-Alpes a rendu un rapport critique sur la gestion de la MC2, (grosse) scène nationale grenobloise, déplorant « une gestion administrative peu rigoureuse en matière de ressources humaines et de commande publique » qui aurait conduit à « une insuffisance de fonds propres et une mauvaise estimation des frais de fonctionnement ». La chambre s’est par exemple penchée sur le cas du Centre dramatique national des Alpes qui « a fusionné début 2014 avec la MC2 dans des conditions critiquables, notamment en ce qui concerne les avantages financiers consentis à l’ancien directeur et à sa compagnie » (extraits de la synthèse). Le rapport, qui demande à ce que soient revues « les modalités de la contribution financière annuelle des membres de l’Établissement public de coopération culturelle de manière à garantir son autonomie financière », est consultable dans son entièreté

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Culture : la métropole grenobloise s’en mêle enfin

ACTUS | Le 3 novembre, Grenoble Alpes Métropole s’est dotée de la compétence culturelle réclamée depuis longtemps par les acteurs culturels. Mais dans les faits, la collectivité semble très prudente puisqu’elle ne s’engage que sur une chose : le transfert dans ses services des deux scènes nationales du territoire – la MC2 et l’Hexagone. On fait le point.

Jean-Baptiste Auduc | Mardi 15 novembre 2016

Culture : la métropole grenobloise s’en mêle enfin

La métropole grenobloise commence à rajouter des cordes à son arc. Après sa création l’an dernier (elle a succédé à la communauté d'agglomération du même nom), elle vient de s’adjoindre, en plus de ses six compétences actuelles, le domaine culturel et sportif. Même si, dans les faits, au 1er janvier 2017, il n’y aura pas de création de poste de vice-président à la culture, ni de service correspondant. Et, bien sûr, les adjoints à la culture des 49 équipes municipales ne disparaitront pas. Le président PS Christophe Ferrari et sa majorité préfèrent y aller doucement. « Le transfert des deux équipements à la Métropole que sont l’Hexagone de Meylan et la MC2 est la seule décision réelle prise pour le début d’année prochaine » résume Henri Touati, membre du Collectif métropolitain des acteurs artistiques et culturels qui a participé à la concertation autour de ce sujet. En 2017, les réflexions vont donc continuer, et ainsi valider (ou infirmer) les choix faits en ce début novembre. La culture conjuguée au conditionnel Utiliser le conditionnel est donc néces

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Des vacances au théâtre avec le programme Vive les vacances

ACTUS | Quand plusieurs salles de spectacle de l'agglo décident d'ouvrir leurs portes aux plus jeunes pendant les vacances scolaires, on ne peut qu'applaudir.

Aurélien Martinez | Mardi 18 octobre 2016

Des vacances au théâtre avec le programme Vive les vacances

Et c’est parti pour la saison 4 de Vive les vacances, programme lancé en 2013 qui porte plutôt bien son nom. Soit plusieurs salles de l’agglomération grenobloise qui ont décidé de programmer des spectacles destinés au jeune public pendant les petites vacances scolaires, périodes où ces salles étaient habituellement fermées – oui, on l’a écrit (et regretté) de nombreuses fois dans ces pages, mais on ne comprend pas ce calendrier culturel construit autour d’une forte activité certains mois (mars et novembre par exemple) et de plus d’activité du tout à d’autres moments. Mais revenons-en à cette chouette initiative. Sur la saison 2016/2017, dix spectacles seront ainsi donnés dans huit salles de l’agglo. Pendant ces premières vacances de l’année, celles de Toussaint, on pourra se rendre à la MC2 pour découvrir Dormir 100 ans de l’auteure et metteuse en scène Pauline Bureau – une pièce qui, nous dit-on, « explore ce passage particulier de l’entrée dans l’adolescence ». À la Rampe, on aura plutôt droit à de la chanson (avec la souvent vue dans l’agglo Tartine Reverdy), a

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Jean-Paul Angot : « Un théâtre sans artistes est un astre mort »

Tribune | Alors que la Ville de Grenoble a annoncé une baisse de 6% de la subvention de la MC2, plus grande scène nationale de France, son directeur Jean-Paul Angot nous a envoyé cette tribune. Où il est question du public, des artistes mais aussi de politique culturelle métropolitaine.

Jean-Paul Angot, directeur de la MC2 | Mardi 14 juin 2016

Jean-Paul Angot : « Un théâtre sans artistes est un astre mort »

Samedi 11 juin, la saison 15/16 de la MC2 s'est conclue avec la dernière représentation de À Ố Làng Phố, merveilleux spectacle circassien vietnamien. Tout au long de la saison, des spectateurs fidèles ou occasionnels sont venus sur le site de la rue Paul-Claudel ou chez nos partenaires du département, soit à nouveau plus de 100 000 entrées. Ils viennent attirés probablement par la diversité des propositions mais aussi par l'inlassable travail d'action culturelle que nous menons en direction du public. Ce public ne se constitue pas en un jour, il se renouvelle en permanence (35% chaque saison). Ce ne sont donc pas toujours les mêmes et nous nous en réjouissons car cela nous laisse un vaste travail que nous partageons d'ailleurs avec toutes les salles de notre Métropole. Tout au long de la saison, nous avons aussi permis que naissent ici des spectacles que nous produisons et qui ensuite sillonnent le territoire français et même au-delà. Des "créations" comme nous les désignons dans notre langage. Ce beau mot de création porte en lui à la fois espoir, audace et risque. C'est l'un des piliers de l'activité de notre Scène Nationale et c'est pour cela qu

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Les chansons pas comme les autres d'Eddy Crampes

Chanson | De passage ce mercredi au Bauhaus avec Chevalrex, Eddy Crampes affiche en chanson des influences souterraines qui toujours remontent à la surface avec une douceur qui n'appartient qu'à lui, doux-dingue de plus, plus doux que dingue. À moins que ce ne soit l'inverse.

Stéphane Duchêne | Lundi 6 juin 2016

Les chansons pas comme les autres d'Eddy Crampes

Quand on navigue dans les eaux troubles de La Souterraine, cette drôle de maison underground aux fondations poreuses et aux portes toujours ouvertes aux courants d'air frais d'une french pop pas comme les autres (peut-être la nouvelle french touch, s'il était besoin d'en avoir une), on est forcément un ovni. C'est ce que sont les Aquaserge, Julien Gasc et autres Chevalrex dont les exploits funambules ont déjà été retranscrits ici (et dont on reparlera plus que prochainement). C'est avec ce dernier que va se produire un autre adepte du grand écart quasi vandammien : Eddy Crampes. Eddy Crampes comme la contraction d'Eddy Mitchell et des Cramps, Eddy Crampes comme la décontraction et la décomplexion absolue de la chanson française, dont la base arrière abrite de concert le chanteur de l'amour défiscalisé Alain Barrière et la pop dématée de Daniel Johnston, de Burt Bacharach et d'Alain Souchon – on aurait jamais pensé accoler les deux noms dans le même référencement. Et comme choisir lui donne des crampes, Eddy reprend, couvre, habite les chansons des autr

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Théâtre municipal de Grenoble : trois théâtres en un donc

ACTUS | Les théâtres 145 et de Poche, qui appartiennent à la Ville de Grenoble mais étaient gérés depuis 2011 par un collectif d'artistes, sont maintenant sous la responsabilité de la directrice du Municipal. Directrice qui vient de dévoiler sa prochaine saison, en compagnie de l'élue aux cultures de la Ville de Grenoble à l'orgine de cette fusion.

Aurélien Martinez | Jeudi 2 juin 2016

Théâtre municipal de Grenoble : trois théâtres en un donc

Voilà, c’est affiché clairement sur la plaquette de la prochaine saison du Théâtre municipal de Grenoble dévoilée la semaine dernière à la presse : le 145 et le Poche, théâtres du bout du cours Berriat dirigés pendant cinq ans par le collectif Tricycle, sont maintenant chapeautés par le Théâtre municipal, qui dispose ainsi de trois plateaux de jauges différentes (660, 240 et 150 places) pour l’ensemble de ses propositions artistiques. Même si cette réunion n’est visiblement pas encore définitive, comme l’a précisé l’élue aux cultures Corinne Bernard – « il faut qu’on trouve ensemble un chemin pour que tout le monde soit satisfait » (certains lui reprochent cette municipalisation de la culture). Sinon, niveau chiffres, il y aura la saison prochaine 90 levers de rideau sur les trois plateaux pour 48 spectacles en tout et 18 compagnies en résidence de création (principalement au 145 et au Poche). « La pari a été réussi » assure Corinne Bernard, évoquant

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Florence Verney-Carron : « Marquer de façon visible l’action de la région »

ACTUS | Depuis l'élection de Laurent Wauquiez (Les Républicains) à la tête de la région Auvergne Rhône-Alpes en décembre dernier, le monde de la culture s'est inquiété, parfois offusqué, au minimum s'est posé des questions, notamment suite à une déclaration pour le moins malheureuse en pleine campagne sur les formations « fantaisistes » de circassien et de marionnettiste. C'est peu dire que Florence Verney-Carron, vice-présidente en charge de la culture, est attendue par pas mal de monde. On l’a rencontrée.

Sébastien Broquet | Mardi 3 mai 2016

Florence Verney-Carron : « Marquer de façon visible l’action de la région »

En janvier, après l'élection, vous demandiez du temps avant de dévoiler votre feuille de route concernant la culture. Aujourd’hui, pouvez-vous nous dire quels sont les points qui vont être privilégiés ? Florence Verney-Carron : C’est la première fois qu'une élection se déroulait en décembre. C’était très compliqué de nous atteler au budget 2016 en si peu de temps. Durant ces trois premiers mois, j’ai analysé pas mal de choses. On avait un certains nombre de principes, déjà évoqués par Laurent Wauquiez durant la campagne, notamment deux points très forts : d'abord accompagner évidemment les créateurs culturels de premier plan, ensuite encourager l’émergence – ce qui est l’essentiel pour une collectivité publique. Ça nous a amenés à tracer deux grands points de notre politique culturelle : avoir une offre de qualité partout, même dans les endroits les plus reculés du territoire, et y apporter beaucoup d’attention : ce peut-être une librairie, un festival, un cinéma. Le second point, ce sera de respecter et d’encourager tous les lieux de création. Et comme nous arrivons au moment de la fusion des régions, il est aussi

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MC2 : la Ville de Grenoble baisse sa subvention de 6%

ACTUS | Le bruit courrait depuis quelque temps, des couloirs de l’Hôtel de Ville à ceux du conseil d’administration de la MC2 : le maire de Grenoble Éric Piolle et son équipe vont baisser de 100 000 € la subvention de la fameuse scène nationale grenobloise. L’annonce a été officialisée mi-avril. On fait le point avec les infos que l’on a.

Aurélien Martinez | Mardi 26 avril 2016

MC2 : la Ville de Grenoble baisse sa subvention de 6%

Depuis le mardi 12 avril, en mairie, c’est silence radio, malgré nos appels directs au cabinet du maire. Pareil à la MC2, où personne dans l’équipe de direction ne veut commenter pour l’instant cette décision. On souhaitait pourtant simplement recueillir des réactions à l’annonce faite par le maire de Grenoble Éric Piolle lors d’un conseil d’administration extraordinaire de la MC2 : la Ville va baisser la subvention de l’équipement de 104 286 €, soit 6% sur les 1 758 962 € alloués en 2015. Un chiffre rendu public par Jérôme Safar, élu socialiste d’opposition et accessoirement « administrateur élu de la MC2 » qui, du coup, monte au front sur ce dossier. Cette baisse, envisagée en mairie depuis quelques mois, va forcément impacter sur les prochaines saisons de l’établissement public de coopération culturelle (c’est son statut juridique), surtout que la région nouvellement présidée par Laurent Wauquiez va elle aussi diminuer sa contribution de 6%, contribution qui était de presque 500 000 € en 2015. Florence Verney-Carron, vice-présiden

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Grenoble : les dossiers d'Éric Piolle et Corinne Bernard

ACTUS | En complément de la grande interview d’Éric Piolle et Corinne Bernard, zoom sur quatre sujets qui occupent en ce moment l’adjointe aux cultures de la Ville de Grenoble. Par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 5 avril 2016

Grenoble : les dossiers d'Éric Piolle et Corinne Bernard

Le Ciel / la Belle électrique Le contexte : Depuis l’arrivée de la Belle électrique en janvier 2015, la Ville repense son maillage de salles de concert. Et souhaite que cette dernière obtienne le prestigieux label "scène de musiques actuelles" avec le Ciel, petite salle située près de la place de Verdun qui se trouve en difficulté aujourd’hui faute à une baisse de subvention de la part de l’État. Corinne Bernard : « Ça y est, on a des bonnes nouvelles ! Au 1er juin, la convention smac sera effective pour les deux lieux, et tout le monde est avec nous – État, région, département. » Sur le Ciel : « La salle est utilisée 220 jours par an, on a 9 studios : il faut qu’on aille encore plus loin sur la répétition et la formation. C’est un lieu en centre-ville qui ne génère aucune nuisance sonore, on peut l’ouvrir H 24 avec un petit peu d’investissement – et c’est prévu. C’est un bijou bien caché : va juste falloir qu’on mette la lumière et qu’on dise que c’e

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La Batook lance la saison du Théâtre de Grenoble

CONNAITRE | Pour l'ouverture de saison prévue samedi 19 septembre, les Grenoblois de La Batook investiront la place Saint-André avec leur spectacle "La Fille de l'air".

Aurélien Martinez | Mardi 15 septembre 2015

La Batook lance la saison du Théâtre de Grenoble

Septembre est donc le mois des ouvertures de saison. Ça continue cette semaine avec plusieurs salles de l'agglo. On s'intéressera ici au Théâtre municipal de Grenoble qui, cette année, on le rappelle aux oublieux, change complètement d'orientation en délaissant les têtes d'affiche vaudevillesques et comiques qui faisaient sa réputation pour se recentrer sur les compagnies locales comme l'avait demandé l'an passé la mairie à la directrice des lieux (oui, cette phrase est très longue). La preuve du coup ce samedi avec une journée en deux temps. Elle débutera carrément à l'extérieur du théâtre avec les Grenoblois de La Batook, qui se définissent comme un « orchestre amateur de percussions brésiliennes ». Si nous n'avons pas vu leur Fille de l'air qu'ils donneront sur la place Saint-André (une histoire de mariée disparue que des musiciens et danseuses doivent retrouver), on peut néanmoins dire qu'à chaque fois que nous avons croisé la route de La Batook, c'était toujours énergique, sonore, entraînant et dansant ! Une intro idéale pour continuer ensuite dans les murs du théâtre avec, cette fois-c

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Du lourd l'an prochain à la MC2

ACTUS | Il y aura beaucoup à voir et à entendre de septembre à juin sur les différentes scènes de ce temple grenoblois de la culture. On fait le point en trois parties.

Aurélien Martinez | Vendredi 12 juin 2015

Du lourd l'an prochain à la MC2

Du côté du théâtre La scène nationale de Grenoble a toujours envoyé du lourd, voire du très lourd, niveau programmation théâtrale. La saison prochaine suivra donc la même ligne. L’un des gros événements de l’année sera la venue du sulfureux metteur en scène italien Romeo Castellucci, adepte des images fortes et des corps difformes, pour la reprise de son Orestie (une comédie organique ?), relecture de la trilogie d’Eschyle dévoilée en 1995 – la relecture (photo), pas la trilogie ! Niveau grands noms du théâtre, on retrouvera aussi le fascinant Joël Pommerat et son délicat théâtre en boîte noire avec une pièce très politique sur la Révolution française intitulée Ça ira (1) Fin de Louis. L’énergique metteur en scène et comédien Stanislas Nordey s’acoquinera avec Falk Richter, auteur associé à la Schaubühne à Berlin, pour un Je suis Fassbinder (le titre pose les intentions d’emblée) dans lequel on retrouvera la très star Emmanuelle Béart. On continue cette liste avec, en vrac, pas mal de grands

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Le changement dans la continuité à la Rampe

ACTUS | Que verra-t-on la saison prochaine sur les planches de la scène échirolloise centrée sur la danse et les musiques ? Réponses.

Aurélien Martinez | Lundi 8 juin 2015

Le changement dans la continuité à la Rampe

À la Rampe, scène conventionnée danse et musiques, les artistes en résidence changent, l’excellente compagnie Arcosm pilotée par Thomas Guerry et Camille Rocailleux (à qui l’on doit notamment le succès Echoa) prenant la suite du chorégraphe grenoblois Nicolas Hubert (compagnie Épiderme). Un Nicolas Hubert qui reviendra tout de même pendant la saison avec sa nouvelle création La Crasse du tympan. Arcosm en profitera pour dévoiler son prochain spectacle baptisé Sublime. Niveau chorégraphes invités, citons l’Américain néoclassique

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Du changement au Théâtre municipal de Grenoble

ACTUS | Ça bouge fortement du côté du Théâtre de Grenoble, la nouvelle municipalité ayant décidé d'orienter le projet différemment. Du coup, la saison prochaine, on verra beaucoup moins de boulevard, et beaucoup plus de compagnies locales.

Aurélien Martinez | Mardi 9 juin 2015

Du changement au Théâtre municipal de Grenoble

« 2015 / 2016 est une saison de transition, première esquisse du futur projet d’établissement qui sera mis en avant dès la saison 2016 / 2017. » Corinne Bernard, adjointe aux cultures de la Ville de Grenoble, explique clairement dans l’édito de la nouvelle plaquette du Théâtre de Grenoble ce que la municipalité souhaite faire du lieu. En gros, beaucoup moins de théâtre de boulevard et d’humoristes, et plus de troupes de théâtre grenobloises. La saison prochaine, on croisera donc une dizaine de locaux (Serge Papagalli, Jean-Vincent Brisa, Jean-Marc Galéra, Alain Bertrand, le Vox International Théâtre de Guillaume Paul, l’Atelier de Benjamin Moreau, le Théâtre du réel d’Yves Doncque, Les 7 familles d’Emmanuèle Amiell, LaTroup’Ment, les Zinzins, Les Barbarins fourchus…) avec, saison de transition oblige, pas mal de spectacles déjà vus ici et là. À voir si ce changement plaira au public traditionnel, à qui il reste quand mê

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Les vents se lèvent à la MC2

MUSIQUES | Pour clôturer l’année de festivités de ses dix ans, la MC2 organise l’évènement "Vents debout". Soit douze heures de concerts autour des instruments à vent. Antoine Pecqueur, fougueux conseiller musique à la MC2 (et aussi musicien et journaliste), nous en dit plus. Propos recueillis par Nathan Chaudet

Nathan Chaudet | Mardi 2 juin 2015

Les vents se lèvent à la MC2

Quel est le programme de cette journée Vents debout ? Antoine Pecqueur : Elle sera composée de concerts courts d’une heure maximum pour que le public puisse en faire plusieurs. Ils se tiendront à l’intérieur et sur le parvis de la MC2. Certains seront gratuits et d’autres payants – mais ils coûteront le prix d’une place de cinéma. L’accessibilité tarifaire est très importante pour nous. Pourquoi mettre en avant la famille des instruments à vent ? Nous avons choisi le thème des instruments à vent car c’est un style très convivial et festif qui réunit à la fois les bois et les cuivres. Ça nous permet de drainer un répertoire très large, de la musique baroque à la musique contemporaine en passant par les musiques du monde. À travers cette idée de diversité, nous pouvons toucher un public très large. Qui seront les musiciens présents ? Nous voulions rappeler que Grenoble était au cœur des Alpes et également au centre de cette notion d’Europe culturelle. On peut voir Grenoble comme un cul-de-sac ou comme la porte d’entrée des Alpes ! On a donc choisi les mus

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Awards 2014 théâtre

SCENES | L’award de celui qui aurait dû recevoir un award depuis longtemps : Grégory Faive Octobre 2011 : le CLC d’Eybens, lieu notamment tourné vers la création (...)

Aurélien Martinez | Mardi 23 décembre 2014

Awards 2014 théâtre

L’award de celui qui aurait dû recevoir un award depuis longtemps : Grégory Faive Octobre 2011 : le CLC d’Eybens, lieu notamment tourné vers la création contemporaine locale, propose un cycle consacré au monologue. Parmi les trois propositions, on découvre celle de Grégory Faive autour du Petit lexique amoureux du théâtre de Philippe Torreton, qui évoque avec humour tous les à-côtés de son art. Alors qu’on s’attendait à une petite forme bien sympathique à la durée de vie limitée, on assiste à l’éclosion d’une aventure théâtrale passionnante (baptisée Pourvu qu'il nous arrive quelque chose) qui grandira et s’épanouira au fil des mois dans des salles toujours plus grandes. Après quinze jours de représentation en mai dernier à la MC2 et un festival d’Avignon cet été, le spectacle continue encore sa tournée – il sera au Grand Angle et à la Faïencerie la saison prochaine. Un vérita

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MC2 : J’ai dix ans

ACTUS | Inaugurée en grande pompe en septembre 2004 après six années de fermeture pour rénovation, la nouvelle Maison de la culture, sobrement baptisée MC2, est depuis un mastodonte local à la renommée nationale – voire plus. Suivant une logique mathématique on ne peut plus prévisible, elle fête ses dix ans les 20 et 21 septembre, avec Olivia Ruiz et Jean-Claude Gallotta en maîtres de cérémonie. Mais avant de guincher, on remonte le fil de l’histoire.

Aurélien Martinez | Mardi 16 septembre 2014

MC2 : J’ai dix ans

17 septembre 2004. Du côté de l’ancien Cargo, le long du tram A entre le parc Paul-Mistral et la Villeneuve, c'est l’effervescence. La rénovation de la Maison de la Culture ouverte en 1968 (l'année des Jeux olympiques) par André Malraux et fermée depuis six ans est enfin achevée. Ne reste plus qu'à inaugurer cette fameuse Maison de la Culture 2, de façon grandiose s'il vous plaît. Avec, en plus des artistes locaux (le chorégraphe Jean-Claude Gallotta, ou encore Marc Minkowski, le chef d’orchestre des Musiciens du Louvre Grenoble), les classieux Alain Bashung et Christophe en concert : un lancement qui a de la gueule. Plus de 30 000 personnes se pressent rue Paul-Claudel pour découvrir « le must MC2 » comme le titra Libération. Allez, on y va, on monte quatre à quatre ces immenses escaliers et on oublie les derniers calamiteux rebondissements – même si le Cargo hors les murs avait plutôt bien fonctionné. « Bouger avec le monde » Car malgré la vétusté de l'ancien Cargo, sa réfection n'allait pas de soi pour tou

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C’est au programme

ACTUS | Ce ne seront pas les fastes de l’inauguration de 2004 : pour les 10 ans, Jean-Paul Angot, le boss de la MC2, a souhaité « un anniversaire simple ». Détails des hostilités toutes en accès libre (dans la limite des places disponibles).

Aurélien Martinez | Mardi 16 septembre 2014

C’est au programme

Samedi 20 septembre À 15h : flash danse au CHU de Grenoble. Quelque quarante élèves du conservatoire vont revisiter le répertoire de Jean-Claude Gallotta. À noter que cette action s’inscrit dans une politique culturelle forte du CHU, qui accueille à l’année de nombreux spectacles. À 18h30 : flash danse 2 + cours de danse géant sur le parvis de la MC2. L’immense parvis du bâtiment est souvent occupé par un groupe de danseurs urbains. Groupe que l’équipe des relations avec le public de la MC2 a logiquement souhaité associer aux festivités. À 19h30 : Ochtoussil au Grand-théâtre de la MC2. Gallotta toujours, qui cette fois-ci convoque une centaine d’amateurs pour « danser et pousser ensemble le cri de ralliement de la compagnie : ochtoussil ». À 21h30 : concert d’Olivia Ruiz dans la salle René Rizzardo de la MC2. La nouvelle meilleure amie de Jean-Paul Angot et Jean-Claude Gallotta (elle était l’an passé dans L’Amour sorcier co-mis en scène par c

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Corinne Bernard : « Oui, on aime la culture ! »

ACTUS | En mars dernier, l’écolo Éric Piolle, à la tête d’une grande coalition de gauche, remportait l'élection municipale grenobloise contre Jérôme Safar, le dauphin du socialiste Michel Destot. Une toute nouvelle équipe est arrivée aux manettes dans la foulée, avec une volonté de changement clairement affichée. Qu’en est-il dans le domaine culturel, qui n’était pas le mieux maîtrisé par Éric Piolle pendant la campagne ? Pour le savoir, rencontre avec Corinne Bernard, nouvelle adjointe à la culture – pardon, « aux cultures ». Propos recueillis par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 9 septembre 2014

Corinne Bernard : « Oui, on aime la culture ! »

Vous êtes la nouvelle adjointe aux cultures de la Ville de Grenoble. Pouvez-vous vous présenter ? Corinne Bernard : J’ai 44 ans. J’habite à Grenoble depuis peu de temps. Je suis entrée en politique en 2010, à Europe Écologie les Verts, via le syndicalisme. Je suis toujours chef de gare à Clelles [sud de l’Isère], mais en congé sans solde compte tenu de mes nouvelles fonctions d’élue. Comment s’est passée votre prise de fonction ? Suite au choix effectué par les Grenoblois, quand on a dû composer l’équipe, ça a d’abord été un peu compliqué. Étant conseillère régionale depuis 2010 et vice présidente de la commission culture, j’avais cette petite envie de la délégation culture qui a pu se formaliser puisque nous n’étions pas non plus 42 à la vouloir ! Dès ma prise de fonction, j’ai été très sollicitée – ça ne s’est pas vraiment calmé. Les premiers mois, j’avais l’impression d’être un médecin généraliste confronté à une épidémie de grippe : dès qu’une personne sortait de mon bureau, une autre entrait ! Sachant que je m’étais donné comme objectif de dire oui à tout le monde, de visiter tous les lieux

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En route vers 2014 / 2015

ACTUS | Dévoilement des différentes saisons des théâtres de Grenoble et de l’agglo, épisode 3. Avec un article consacré uniquement à la MC2, ce mastodonte à la programmation riche et variée.

Aurélien Martinez | Lundi 16 juin 2014

En route vers 2014 / 2015

Du côté du théâtre C’était la révélation du dernier Festival d’Avignon : Les Particules élémentaires du jeune Julien Gosselin. Une adaptation improbable et inespérée du deuxième roman de Michel Houellebecq, qui contient tous les autres ; et le genre de spectacle qu'on aime voir avec une mise en scène au service d'un texte où l'énergie n'est pas le seul moteur. La création sera à l’affiche de la MC2 en mars pendant 15 jours. Autre proposition très attendue : celle de Sylvain Creuzvault et de son collectif D’Ores et déjà qui, après s’être brillamment confrontés en 2011 à la période révolutionnaire (Notre terreur, l’un de nos coups de cœur théâtre de toute la vie entière), ont choisi de travailler autou

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En route vers 2014 / 2015

ACTUS | Deuxième épisode (sur quatre) de notre série d’articles consacrés à ce que l’on découvrira la saison prochaine sur les différentes scènes de l’agglo. Avec cette semaine le Théâtre municipal de Grenoble, l’Heure bleue de Saint-Martin-d’Hères et l’Amphithéâtre de Pont-de-Claix. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 10 juin 2014

En route vers 2014 / 2015

Le Théâtre municipal de Grenoble 2014 / 2015 sera une année dans la parfaite continuité des précédentes élaborées par la directrice Evelyne Augier-Serive, entre grands noms, humoristes stars, textes d’auteurs, vaudevilles et créations plus atypiques. Dans ce flot de propositions, côté rire, on retient la venue de l’efficace Troupe à Palmade avec le spectacle L’Entreprise, le retour de Marianne James sur scène avec un nouveau personnage baptisé Miss Carpenter, ou encore le rendez-vous avec le Dauphinois Serge Papagalli (La Santé par les plantes, sur les fameux Maudru). Côté répertoire, nous intriguent la mise en scène de La Tempête de Shakespeare par Christophe Lidon avec l’excellent Claude Rich, celle de L’Avare de Molière par Jean-Louis Martinelli avec Jacques Weber, et surtout Le Misanthrope (encore Molière) revu et corrigé par l’excellentissime Michel Fau, avec au casting Julie Depardieu et la trop rare Édith Scob.

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