« De l'art cinétique »

SCENES | Rencontre avec celui qu’on a surnommé au PB le Geek poétique, pour qu’il nous parle de sa création toute fraîche. Propos recueillis par Aurélien Martinez

François Cau | Jeudi 21 janvier 2010

Petit bulletin : Comment est né Cinématique ?
Adrien Mondot : J'ai commencé à faire des périodes de recherche à partir du Labo 3 qui avait eu lieu au mois de mars à l'Hexagone et à la Salle noire du Théâtre de création. J'avais invité plusieurs personnes pour travailler avec moi [le graphiste Nikodem ou la danseuse Akiko Kajihara par exemple, NDLR], en ne posant aucune barrière de sujet ou autre. Le travail s'est poursuivi jusqu'en novembre, où au final on avait plein de matières très différentes les unes des autres. C'est là qu'on a commencé à réfléchir sur ce que cela pourrait rendre sur scène. Cinématique est donc véritablement parti de recherches sur le plateau.

Comment définiriez-vous ce spectacle hybride, entre danse, cirque et performance visuelle ?
Dans Convergence 1.0 [l'un de ses premiers spectacles, NDLR], il y avait clairement une base de cirque que je ne renie pas. Mais je me suis vite rendu compte que ce qui me préoccupait en général, c'était le mouvement sous toutes ses formes. Donc forcément, je m'intéresse à la danse, mais on ne peut pas dire que Cinématique soit un spectacle de danse. Et on ne peut pas dire aussi que ce soit un spectacle de jonglage, ou que la technophilie soit le seul propos… S'il fallait donc le qualifier, je dirais bien de l'art cinétique.

D'où vos références plutôt éloignées du monde du spectacle vivant…
Pour Cinématique, je ne citerais pas forcément des chorégraphes ou des circassiens, mais plutôt des réalisateurs, notamment des surréalistes, ou certains convoquant l'univers du rêve.

On vous connaît avant tout comme jongleur. Or, il y a très peu de jonglage sur le plateau… Étrange !
Moins de jonglage au sens propre peut-être, mais pour moi des formes vidéo qui se déplacent, c'est aussi du jonglage.

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"Acqua alta" : eau de vie numérique par Adrien Mondot et Claire Bardainne

Spectacle & co | Le duo spécialisé en « recherche et création en arts vivants et numériques » sera de retour à l'Hexagone de Meylan du mardi 9 au mardi 16 avril avec un spectacle et deux installations. De l'art immergé en somme.

Aurélien Martinez | Mardi 2 avril 2019

« Un parcours dans l'imaginaire de l'eau, avec un spectacle, un livre pop-up augmenté et une expérience en réalité virtuelle » : voilà comment Adrien Mondot et Claire Bardainne, artistes au langage plastique extrêmement fort, présentent leur proposition Acqua alta. Où l’on suit trois déclinaisons d’une même histoire, celle d’un couple dont la femme disparaît à la suite de la montée soudaine des eaux. Sur le plateau, deux interprètes plongés dans le dispositif technique cher au duo (des images numériques mouvantes, comme emportées par les danseurs) racontent ce drame avec leur corps. Dans une autre salle, ce sont des dessins qui prennent vie via une tablette. Puis c’est un casque de réalité virtuelle qui nous immerge à la recherche de la disparue… Comme toujours avec Adrien M & Claire B (le nom de leur compagnie), c’est plastiquement magnifique et narrativement poétique. Surtout les deux expériences immersives, qu’on aurait bêtement pu prendre pour des gadgets censés accompagner le spectacle : après voir vécu l’ensemble du parcours, elles apparaissent comme l’acte artistique fort de l'aventure maît

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"Le Mouvement de l’air" : Adrien M et Claire B, « artisans » numériques

SCENES | Adrien Mondot, petit prince des arts numériques, revient à l’Hexagone de Meylan (où il a été en résidence pendant trois ans) accompagné de Claire Bardainne, plasticienne, designer graphique et scénographe avec qui il s’est associé artistiquement en 2011 – la compagnie s’appelle maintenant Adrien M / Claire B. Leur nouvelle proposition baptisée "Le Mouvement de l’air" vient tout jute d’être créée : on n’a donc pas pu la voir. Mais comme leur travail est toujours passionnant et reconnaissable entre mille, on les a contactés pour en savoir plus.

Aurélien Martinez | Mardi 27 octobre 2015

Le Mouvement de l’air est un titre assez explicite. Le spectacle parle donc de l’air… Claire Bardainne : Oui, bravo ! Mais encore ?! Adrien Mondot : C’est un parcours de sensations comme on aime les faire. C’est-à-dire que la trame narrative n’a rien d’explicite comme dans un spectacle de théâtre basé sur un texte. Ce qui nous intéresse, c’est comment le mouvement fait naître des émotions. CB : Ça parle, même si ce ne sont que des sensations, de l’imaginaire de l’air en essayant de suivre le voyage d’un mouvement d’air. Aller de quelque chose de très doux de l’ordre de la brume à quelque chose de plus violent, de plus incarné. Pour ce projet, vous avez travaillé avec un chorégraphe (Yan Raballand) comme vous l’aviez déjà fait dans Pixel, le spectacle créé l’an passé avec Mourad

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Danse avec les pixels

Danse | Mourad Merzouki, c'est une signature forte que l'on reconnaît d'emblée sur scène : celle d'un hip hop généreux et parfaitement maîtrisé renforcé par des (...)

Aurélien Martinez | Mardi 2 décembre 2014

Danse avec les pixels

Mourad Merzouki, c'est une signature forte que l'on reconnaît d'emblée sur scène : celle d'un hip hop généreux et parfaitement maîtrisé renforcé par des apports variés – notamment la danse contemporaine et les arts du cirque. Son nouveau spectacle Pixel ne déroge donc pas à la règle, et la suit même parfaitement. Mais la grande réussite de cette aventure, et plus largement de la plupart des précédentes, vient des mariages que le chorégraphe invente : récemment avec la musique classique du Quatuor Debussy (Boxe boxe), avec des danseurs cariocas (Käfig Brasil) ou encore avec les prodiges des arts numériques que sont Adrien Mondot et Claire Bardainne pour ce fameux Pixel. Un spectacle créé à six mains d'une grande fluidité où aucun des deu

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Mourad Merzouki : « Travailler sur l’image, la beauté, la poésie »

Danse | "Pixel", c’est la rencontre au sommet entre le chorégraphe Mourad Merzouki, star d’un hip hop généreusement éclatant, et les deux poètes des arts numériques Adrien Mondot et Claire Bardainne. Une véritable réussite. On a profité du passage par Meylan de ce spectacle créé il y a trois semaines pour interroger Mourad Merzouki. Propos recueillis par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 2 décembre 2014

Mourad Merzouki : « Travailler sur l’image, la beauté, la poésie »

Quand vous avez découvert le travail d’Adrien Mondot et Claire Bardainne, dont la démarche est de « placer l’humain au centre des enjeux technologiques et le corps au cœur des images », vous avez tout de suite été « fasciné »… D’où l’idée de collaborer ensemble ? Mourad Merzouki : On est de plus en plus entourés d’art numérique. Quand j’ai découvert leur travail, j’ai tout de suite aimé leur côté singulier. On n’est pas dans de la vidéo décorative, trop chargée, mais dans un rapport à l’image épuré avec un aspect en trompe-l’œil bluffant qu’apportent leurs images. J’ai tout de suite eu envie d’imaginer une chorégraphie dans un espace qui serait porté par leur univers. Vos deux univers sont pourtant très distincts l’un de l’autre – le hip hop pour vous, les arts numériques pour eux… Oui. Du coup, le projet a été complexe à monter. Il fallait que j’imagine une structure qui puisse être dans un réel équilibre entre la danse et les arts numériques. Ça reste un spectacle de danse, mais en même temps, je voulais un vrai dialogue entre ces deux arts pour ne pas que l’on voie juste deux un

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Adrien Mondot : « C’est fascinant comment le seul mouvement d’un point peut évoquer tout un tas de choses »

SCENES | Pour terminer ses trois années de résidence à l’Hexagone de Meylan, le jongleur et informaticien Adrien Mondot propose une conférence-spectacle pour répondre aux nombreuses interrogations du public sur son travail. Et il en profite pour nous présenter Claire Bardainne, sa nouvelle associée dans ses pérégrinations numériques. Rencontre.

Aurélien Martinez | Lundi 12 décembre 2011

Adrien Mondot : « C’est fascinant comment le seul mouvement d’un point peut évoquer tout un tas de choses »

Un point c’est tout : une expression imagée qui marque le refus de continuer à parlementer. Ce sera comme ça, et pas autrement. Pourtant, au sens propre, la tournure revêt une autre signification : le point, c’est le départ de tout. La géométrie ne nous enseigne-t-elle pas par exemple qu’une droite est constituée d’une infinité de points ? – un point étant la plus petite portion d’étendue qu’il soit possible de concevoir. Partant de ce constat euclidien, l’artiste pluridisciplinaire Adrien Mondot a souhaité achever sa résidence à l’Hexagone par un spectacle baptisé Un point c’est tout. Avec une idée très précise derrière la tête : « J’avais le désir d’expliquer, de montrer comment les choses marchent. Les spectacles qui ont été faits par la compagnie laissent interrogateurs beaucoup de gens sur leur fonctionnement. Chaque fois que je me suis lancé dans des petites conférences pour donner des clés, j’ai trouvé ça rigolo. C’était donc un peu le point de départ du projet il y a deux ans : se dire que l’explication en elle-même peut être spectaculaire. » Un besoin de faire partager son monde numérique au plus gr

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Le bonheur est dans le pré

ARTS | EXPOSITION/ Une balade sensitive au cœur d’une réalité numérique en mouvement : voilà ce que propose le jongleur et informaticien Adrien Mondot, en (...)

François Cau | Vendredi 14 octobre 2011

Le bonheur est dans le pré

EXPOSITION/ Une balade sensitive au cœur d’une réalité numérique en mouvement : voilà ce que propose le jongleur et informaticien Adrien Mondot, en collaboration avec la plasticienne Claire Bardainne. Ensemble, ils ont prolongé les recherches menées depuis quelques années par Adrien (notamment avec son maintenant fameux logiciel eMotion) ; recherches qui l’avaient entre autres conduit à élaborer Cinématique, spectacle phénoménal et onirique présenté en 2009 à l’Hexagone – où il est en résidence depuis 2008, et encore jusqu’à la fin de l’année. Pour son passage à la forme exposition, l’univers de l’artiste ne s’en voit pas réduit, bien au contraire, le duo ayant imaginé des œuvres ludiques accessibles à tous qui revisitent la notion de nature avec un minimalisme graphique bienvenu. Il est par exemple impressionnant de se promener dans un champ numérique qui se meut au gré des pas des visiteurs, ou de faire s’envoler une flopée de lettres immatérielles par la simple action du souffle. Un cheminement par les émotions les plus simples, comme des réminiscences d’enfance qui s’en

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The end

SCENES | Après trois ans de bons et loyaux services, dont une création mémorable (Cinématique), Adrien Mondot quittera l’Hexagone de Meylan où il était artiste en (...)

François Cau | Lundi 12 septembre 2011

The end

Après trois ans de bons et loyaux services, dont une création mémorable (Cinématique), Adrien Mondot quittera l’Hexagone de Meylan où il était artiste en résidence. Avant ce départ, il proposera mi-décembre Un point c’est tout. Soit « une conférence imaginaire animée par un informaticien [lui-même, NdlR], jongleur et rêveur », qui reprendra le minimalisme de la scénographie de Cinématique, et son rapport très fort au numérique. On vous en dira évidement plus au moment venu. À noter tout de même, la dernière des trois représentations se terminera par un concert du passionnant groupe grenoblois Rien, Laurent Buisson ayant collaboré avec Adrien Mondot sur Cinématique.

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Grenoble fait son cirque

SCENES | Depuis la saison dernière, à l’intérieur de la plaquette thématisée de la MC2, est apparue une nouvelle catégorie : "les indisciplinés". Comprendre les artistes qui (...)

François Cau | Jeudi 23 décembre 2010

Grenoble fait son cirque

Depuis la saison dernière, à l’intérieur de la plaquette thématisée de la MC2, est apparue une nouvelle catégorie : "les indisciplinés". Comprendre les artistes qui ne rentrent pas dans les cases prédéfinies (théâtre, danse, musique), trop étroites à leur goût. Et ça tombe bien, car c’est grâce à eux que l’on a pu découvrir quelques chouettes propositions, comme la trilogie de Jan Lauwers l’année dernière mêlant habilement théâtre, musique et danse. Mais cette vaste rubrique sert aussi à abriter une faune hybride : celle des circassiens qui, depuis quelque temps, envahit les plateaux de théâtre de façon revigorante, avec la complicité extatique des programmateurs. Rien qu’à Grenoble, plusieurs signes témoignent de ce regain d’intérêt pour ce que l’on a coutume d’appeler le cirque contemporain. L’artiste en résidence à l’Hexagone de Meylan est ainsi le jongleur Adrien Mondot, qui a remplacé la très théâtreuse Muriel Vernet. À l’Amphithéâtre de Pont-de-Claix, la nouvelle directrice a décidé de faire du cirque l’un de ses axes de recherche principaux. Mais l’exemple le plus frappant de cette nouvelle donne est l’excitation impressionnante autour de la personne d

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Analogies numériques

MUSIQUES | Notre oreille ne saurait mentir. Pendant la première représentation publique d’une phase de travail de Cinématique (un Adrien Mondot anxieux a préféré le terme (...)

François Cau | Lundi 25 janvier 2010

Analogies numériques

Notre oreille ne saurait mentir. Pendant la première représentation publique d’une phase de travail de Cinématique (un Adrien Mondot anxieux a préféré le terme “crash-test“ au plus usuel “filage“), la bande-son subtilement hypnotique du spectacle nous a délivré des déflagrations rock dont les échos nous semblaient étrangement familiers. Une fois les lumières rallumées, ce fut ainsi avec une surprise toute relative qu’on découvrit la présence dans les gradins de Laurent Buisson, malaxeur sonore de talent pour notamment les compagnies Encorps à Venir (dont la dernière création Espaces éphémères) ou Le chat du désert (pour Les Sermons joyeux), bien connu de nos services pour ses activités de bassiste au sein du groupe Rien, sous le pseudo fleuri de DJ Goulag. Laurent et Adrien se sont rencontrés il y a peu de temps, lors d’un labo de ce dernier au Pacifique – le courant passe bien, au point qu’Adrien Mondot demande au jeune homme de participer à la bande-son de Cinématique avec Christophe Sartori, collaborateur sonore attitré de la compagnie. Les deux musiciens apprennent à s’apprivoiser, à coordonner leurs approches respectives (des sonorités numériques pour Christophe, u

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L’imaginarium du jongleur Adrien M

SCENES | SPECTACLE / Petit prince du jonglage et de l’informatique, Adrien Mondot investit le plateau de l’Hexagone pour sa première création dans les murs du théâtre. Et offre ainsi un moment artistique de pure grâce comme on en voit trop peu souvent. Aurélien Martinez

François Cau | Jeudi 21 janvier 2010

L’imaginarium du jongleur Adrien M

Ambiance visuelle forte pour la première création d’Adrien Mondot au sein de l’Hexagone. L’artiste en résidence, qui succède à la très théâtreuse Muriel Vernet, est associé au théâtre meylanais pour trois ans. Sachant qu’il commence depuis quelques années déjà à se faire un nom de plus en plus apprécié des professionnels de la profession, et que sa réelle reconnaissance publique ne saurait tarder (lançons les paris), le choix fait par l’Hexagone de sortir des sentiers battus en invitant un artiste multicartes passionné de jonglage apparaît audacieux et porteur de sens. Un choix qui donne par la même occasion une couleur différente à la programmation de la salle, Antoine Conjard ayant décidé de l’ouvrir pleinement aux arts du cirque pour les années à venir (on nous promet une carte blanche panorama sur le sujet la saison prochaine, évidemment coordonnée par Adrien Mondot). Promenades digitales Une scène nue, avec seulement le sol et le mur du fond blancs. Décor physiquement minimaliste mais technologiquement impressionnant. Car le plateau va s’habiller de mille formes digitales le temps du spectacle et épouser le corps des deux interprètes, à l’

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Geek poétique

SCENES | CIRQUE CONTEMPORAIN. Après Muriel Vernet, c’est Adrien Mondot qui devient le nouvel artiste en résidence au Théâtre Hexagone. Rencontre avec un artiste atypique qui part cette semaine à la rencontre du public grenoblois. Propos recueillis par Aurélien Martinez

François Cau | Jeudi 5 mars 2009

Geek poétique

Petit Bulletin : À la base, vous n’étiez pas artiste mais informaticien… Adrien Mondot: L’informatique n’est pas une matière très épanouissante. Être enfermé dans un bureau de huit heures du matin à huit heures du soir, je sentais que j’avais pris un train pour la vie qui n’était pas le bon. J’ai donc sauté en route ! En parallèle, je faisais beaucoup de jonglage, je passais pas mal de temps à m’entraîner dans les parcs publics, puis à parcourir les festivals d’été. Et au fur et à mesure, c’est devenu de plus en plus difficile de retourner au travail le lundi matin ; jusqu’au moment où je me suis dit qu’il fallait faire un choix. J’ai senti, au cours de mes diverses pérégrinations festivalières, que c’était possible de vivre de ses rêves. Et vous avez fondé la compagnie Adrien M…En 2004, il y avait un concours organisé par le ministère de la culture qui s’appelait Jeunes talents cirque. Il fallait être un minimum structuré pour participer au concours. Je n’y croyais pas trop mais certains enchaînements de circonstances sont heureux et ça a bien marché ! Le concours a ainsi permis que la compagnie fonctionne a

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