Les 1000 et une

SCENES |

Aurélien Martinez | Jeudi 28 octobre 2010

Photo : Janne Savon


Du 8 au 14 novembre se tient dans l'agglo le premier festival international français de danse contact improvisation, mouvement né aux États-Unis dans les années 70. On imagine déjà vos mines interloquées à la lecture du nom de cette discipline obscure…

« Difficile à enfermer dans une case, le contact improvisation peut se comprendre comme un art-sport, une pratique physique faisant la part belle à la sensation et l'exploration, une danse improvisée née de la rencontre et de l'écoute entre danseurs. » Wouh ! Le résultat, entre aïkido, gymnastique et danse, est surprenant, défiant toute rationalité (de nombreuses vidéos disponibles sur le web parlent d'elles-mêmes).

Pour le festival, organisé par l'association Chorescence et principalement axé sur la pratique, une journée porte ouverte aura lieu le mercredi 10 novembre, au Tremplin Sport Formation de Voiron. Avec, entre autres, des performances et démonstrations à partir de 20h30.

Plus d'infos sur www.1001festival.fr.

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« Danser avant tout »

SCENES | Jérémy Damian a découvert le contact improvisation il y a cinq ans, alors qu’il cherchait un sujet pour sa thèse d’anthropologie. Immédiatement séduit par cette discipline, et désireux de travailler sur le corps et les émotions, il décide d’y consacrer ses recherches, à l’UPMF Grenoble. Propos recueillis par Guillaume Renouard

Guillaume Renouard | Mardi 8 juillet 2014

« Danser avant tout »

L’une des spécificités du contact improvisation est qu’il se pratique en binôme. Comment se déroule cette rencontre entre deux corps ? Jérémy Damian : Le terme technique utilisé dans le jargon est « point de contact ». La technique de base consiste à établir ce point de contact avec son partenaire pour le faire rouler sans le perdre. Le but étant de pousser ça jusqu’à parvenir à un dessaisissement des volontés respectives de chaque danseur. D’où le terme contact, donc… La notion d’improvisation est-elle aussi importante ? Bien sûr. À partir de ce point de contact, la danse devient un momentum, un mouvement qui s’auto-entretient. On ne fait plus d’effort pour maintenir la danse, on entre dans un flot, on se laisse porter, ça coule tout seul. Rencontre et exploration, deux dimensions qui suggèrent un certain travail expérimental sur soi… Les participants viennent pour s’essayer, découvrir des manières de sentir, expérimenter à plusieurs. Parmi les nombreuses personnes que j’ai intervie

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Full contact

SCENES | Alors que se tient en ce moment dans le Trièves le « festival international de contact improvisation et composition instantanée » baptisé Les Mille et Une, zoom sur une pratique artistique peu connue mais très fortement ancrée à Grenoble grâce à ses nombreux adeptes. Charles Perragin

Guillaume Renouard | Mardi 8 juillet 2014

Full contact

Les danseurs se meuvent dans une improvisation totale. Ils ne recherchent pas un mouvement gracieux, harmonieux. Les corps se choquent parfois, se déséquilibrent et chutent pour finalement s’ouvrir vers un autre mouvement, sans pouvoir prévoir les prochains pas : le contact improvisation est une danse tout en fluidité. Et comme toute improvisation, il implique un apprentissage technique important. Cette danse encore peu connue est née au début des années 1970 aux États-Unis, initiée par Steve Paxton. Aujourd’hui, la pratique se développe particulièrement bien à Grenoble, en particulier grâce à son ambassadrice Isabelle Üski. La danseuse et chorégraphe, à qui l'on doit notamment le très réussi Cake Shop (qui sera repris dans l'agglo la saison prochaine), n’a pas découvert le contact improvisation à la John Weber Gallery de New York, où performait l’illustre Paxton. La rencontre a eu lieu par hasard, dans une salle de danse de Barcelone, en 1999. « Là, c’était une évidence ; c’est ce que je cherchais. Le plaisir de goûter le mouvement dans l’in

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Festival : Les 1000 et une

SCENES |

Aurélien Martinez | Lundi 31 octobre 2011

Festival : Les 1000 et une

Vous ne le savez peut-être pas, mais depuis maintenant un an, Grenoble a son festival international de danse contact-improvisation. C’est-à-dire ? Le contact-improvisation est une pratique dansée, débarqué des États-Unis où il y est né il a une quarantaine d’années, et qui consiste à rentrer en contact avec ses partenaires de diverses manières possibles. Un art très étrange aux premiers abords, de par son aspect improvisé, qui rencontre un très fort écho en France depuis quelques années, notamment à Grenoble du fait d’un nombre d’adeptes assez conséquent. Du 7 au 13 novembre, l’association Chorescence proposera donc la deuxième édition du festival Les 1000 et une. Avec, outre des stages pour les aficionados, deux soirées ouvertes au public (dont une en amont) pour assister à diverses performances : jeudi 3 novembre à l’Amphidice, et mercredi 9 à l’Amphithéâtre de Voiron.

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