Roméo et Juliette au shaker

François Cau | Lundi 12 septembre 2011

La dernière fois que l'on avait croisé le metteur en scène Philippe Car (ex Cartoun Sardines, aujourd'hui à la tête de l'Agence de voyages imaginaires), c'était il y a deux ans à l'Hexagone avec une relecture efficace et joviale du Bourgeois Gentilhomme de Molière. Il reviendra dans l'agglo, cette fois-ci au Centre culturel Jean-Jacques Rousseau de Seyssinet-Pariset, avec le Roméo et Juliette de Shakespeare. On espère beaucoup.

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"La Fabuleuse histoire d'Edmond Rostand !" : biopic théâtral signé Philippe Car

Théâtre | Vous le constatez chaque semaine en nous lisant, nous n’écrivons que sur les spectacles que nous avons pu voir en amont – ce qui nous fait pas mal (...)

Aurélien Martinez | Mardi 5 mars 2019

Vous le constatez chaque semaine en nous lisant, nous n’écrivons que sur les spectacles que nous avons pu voir en amont – ce qui nous fait pas mal voyager (sympa). Mais comme nous n’avons toujours pas le don d’ubiquité, nous loupons parfois certaines propositions alléchantes avant leur venue dans l’agglo. Comme La Fabuleuse histoire d'Edmond Rostand !, pièce de la compagnie Agence de voyages imaginaires qui sera programmée mardi 12 et mercredi 13 mars à l’Heure bleue de Saint-Martin-d’Hères. Derrière cette troupe au nom évocateur, on trouve le metteur en scène Philippe Car, que l’on suit depuis longtemps au Petit Bulletin. Et qui, surtout, a un don incroyable pour transmettre les textes du passé (Roméo et Juliette, Antigone, Le Cid, Le Bourgeois gentilhomme…) avec de l’humour et de la dérision tout en restant fidèle au propos de l’auteur – mais en le réécrivant tout de même. « Le spectacle raconte toute la vie d’Edmond, de sa naissance à sa mort. Son histoire s’inscrit dans l’histoire du théâtre » écrit en note d’intention celui qui sera (presque) seul en scène. On ira l’a

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Shakespeare d’aujourd’hui grâce à Philippe Car

SCENES | La fameuse compagnie L'Agence de voyages imaginaires revient dans l'agglo avec sa version du "Conte d'hiver" de Shakespeare. Rendez-vous vendredi à Saint-Égrève.

Aurélien Martinez | Mardi 1 décembre 2015

Shakespeare d’aujourd’hui grâce à Philippe Car

Au théâtre, le répertoire classique en langue française ne joue pas avec les mêmes armes que le répertoire classique en langues étrangères. Car si le second peut être retraduit à loisir pour sonner plus moderne (quitte à choquer les puristes !), le premier ne peut matériellement pas subir un tel lifting – sauf à vouloir traduire du français en français. Dans ce cas, le coup de jeune passe avant tout par la mise en scène, comme on a pu par exemple s’en rendre compte la semaine dernière à la MC2 avec Ludovic Lagarde et son Avare de Molière très contemporain en dirigeant d’entreprise mais très XVIIIe siècle dans sa façon de s’exprimer. La compagnie L’Agence de voyages imaginaires, dont on vante sans cesse les mérites dans ces pages, elle, se fout royalement de cette frontière puisqu’elle traite tous les textes classiques de la même manière, qu’ils soient d’ici ou d’ailleurs : en les passant dans son shaker. Une réécriture tout sauf irrévérencieuse (« ce qui était important pour l’auteur est plutôt ce qu’il a

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Théâtre : les dix pièces à voir cette saison

SCENES | Du théâtre contemporain, du classique ; des metteurs en scène stars, des plus confidentiels ; des pièces avec plein de comédiens, d'autres avec beaucoup moins de monde... Voici les coups de cœur et les attentes du "PB" pour cette saison 2015/2016.

Aurélien Martinez | Vendredi 18 septembre 2015

Théâtre : les dix pièces à voir cette saison

L’Avare Dans le très vaste répertoire théâtral français, Molière est l’un des auteurs qui a écrit les plus efficaces machines à jouer. D’où le fait que ses pièces soient si souvent montées. Le metteur en scène Ludovic Lagarde, directeur de la comédie de Reims, a décidé de se confronter à l’efficace Avare, où il est question d’un vieux père qui n’a pas que des qualités – il est on ne peut plus proche de ses sous ! Un rôle monstre que Lagarde a décidé de confier à son comédien fétiche : le fascinant et explosif Laurent Poitrenaux, qui marque de sa présence chaque mise en scène, au risque qu’on ne voie que lui. Ça tombe bien, c’est ce que le rôle veut – au cinéma, Louis de Funès l’avait aussi très bien compris. On espère donc passer un bon moment devant cet Avare rajeuni (Poitrenaux n’a même pas 50 ans) que nous n’avons pas pu découvrir avant sa venue à Grenoble, mais dont on a eu plein de bons échos. AM Du mardi 17 au samedi 21 novembre à la MC2 La Liste de mes envies

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La recette du bonheur

SCENES | Avec "Sur le chemin d’Antigone", le metteur en scène Philippe Car a conçu un spectacle joyeux et brillant partant d’un mythe plus tout jeune. Comme il l’avait fait avant avec des textes de Molière, Corneille ou encore Shakespeare. Du coup, à l’occasion de son passage par la Rampe d’Échirolles, on lui a passé un coup de fil pour connaître sa méthode si efficace. Propos recueillis par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 20 janvier 2015

La recette du bonheur

Depuis 2007, une compagnie de théâtre se confronte à tous les textes du répertoire avec un talent certain. Son nom ? L’Agence de voyages imaginaires. Son boss ? Philippe Car, ancien Cartoun Sardines (compagnie mythique fondée dans les années 80 avec son acolyte Patrick Ponce) à la fois metteur en scène et comédien. Sa méthode ? Prendre des œuvres classiques emblématiques, en garder l’idée principale et la trame avant de les réécrire partiellement ou entièrement pour concevoir des spectacles drôles et terriblement efficaces. Entre les mains de Philippe Car, ce théâtre pouvant être vu par certains comme poussiéreux et daté est on ne peut plus vivant. « Ce n’est bien sûr pas la seule façon de transmettre ces textes. Il y a une manière un peu muséographique, avec le texte dans son intégralité et en costumes d’époque. La Comédie-Française est là pour ça : je trouve ça intéressant d’un point de vue d’archives, pour voir comment c’était à l’époque. Par contre, pour vraiment toucher le spectateur d’aujourd’hui de la même manière que l’auteur l’avait voulu à son époque, il faut aller un peu plus loin. » Et donc du côté de la réécriture de ces auteurs du patrimoine : un p

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Drôle de tragédie

SCENES | Chaque année, un théâtre de l’agglo programme un spectacle de la compagnie L’Agence de voyages imaginaires de Philippe Car (souvent l’Hexagone et la (...)

Aurélien Martinez | Mardi 9 septembre 2014

Drôle de tragédie

Chaque année, un théâtre de l’agglo programme un spectacle de la compagnie L’Agence de voyages imaginaires de Philippe Car (souvent l’Hexagone et la Rampe). Chaque année dans le panorama, nous sommes contraints d’écrire la même chose : oui, Philippe Car a un don incroyable pour transmettre les textes du passé avec de l’humour et de la dérision tout en restant fidèle au propos de l’auteur. Après s’être attelé avec brio à Molière, Shakespeare ou encore Corneille (El Cid, repris cette saison au Grand Angle de Voiron), il a choisi cette fois-ci de se pencher sur le cas Antigone, d’après Sophocle. Un exercice périlleux, tant cette figure mythologique, fille d’Œdipe, cristallise en elle de nombreuses questions (dont l’idée de résistance). En laissant le soin au clown interprété par sa camarade Valérie Bournet de raconter l’histo

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Pas si classique

SCENES | Au Petit Bulletin, vous l’avez sans doute remarqué, nous avons quelques obsessions. Notamment sur le théâtre dit classique (ou de répertoire), valeur sûre (...)

Aurélien Martinez | Mardi 3 septembre 2013

Pas si classique

Au Petit Bulletin, vous l’avez sans doute remarqué, nous avons quelques obsessions. Notamment sur le théâtre dit classique (ou de répertoire), valeur sûre pour les programmateurs désireux de remplir leur salle. Pourquoi pas, mais il faut alors que les metteurs en scène qui s’attaquent à ces textes maintes fois joués proposent leur vision, dans l’idée mûrement réfléchie, pour ne pas apparaître comme de vils paresseux. Philippe Car, de la compagnie L’Agence de voyages imaginaires, a l’intelligence de ceux qui ont compris que le passé pouvait être (une partie de) l’avenir si l’on sait comment le prendre. Molière, Shakespeare, et aujourd’hui Corneille : les plus grands sont passés entre ses mains, pour des spectacles inventifs, généreux, et surtout très drôles. Que fera-t-il du Cid ? Réponse bientôt dans nos colonnes. AM El Cid, du mercredi 13 au vendredi 15 novembre, à l’Hexagone (Meylan)

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Roméo est Juliette

SCENES | THÉÂTRE/ La compagnie Voyages Imaginaires revient dans l’agglo, cette fois-ci avec une version revisitée du classique Roméo et Juliette. Rencontre avec le metteur en scène Philippe Car, qui propose sa propre vision du théâtre et de son partage nécessaire avec le public. Propos recueillis par Aurélien Martinez

François Cau | Vendredi 4 novembre 2011

Roméo est Juliette

Avec L’Histoire d’amour de Roméo et Juliette, vous avez choisi de porter ce drame shakespearien sur scène via un clown qui camperait tous les rôles…Philippe Car : C’est l’idée d’un narrateur burlesque prénommé Séraphin que la comédienne Valérie Bournet avait inventé pour un autre spectacle. Un personnage extrêmement libre, capable d’improviser avec le public – on joue beaucoup sur la complicité, on pose des questions aux spectateurs du style "monsieur, vous vous rappelez de votre premier baiser ? Et c’était bien ? Vous avez mis la langue ?". On voulait que ce clown raconte l’histoire de Roméo et Juliette en tombant tour à tour dans les personnages. Deux autres acolytes accompagnent Valérie, notamment musicalement ou en jouant avec la lumière, pour construire un spectacle à trois. Un spectacle qui s’inscrit dans la tradition de votre compagnie, à savoir monter différents textes dits du répertoire, avec votre regard très personnel…C’est parti, il y a très longtemps, d’une proposition que nous avait faite un directeur de théâtre : monter Le Malade imaginaire. Et ça a fonctionné. On a alors continué comme ça, en se confrontant à

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Molière dynamité

SCENES | Claude Régy est catégorique : « Molière, Feydeau, … C’est vraiment s’enfermer dans des limites restreintes et, à mon avis, un peu périmées » (il répondait ainsi à une (...)

François Cau | Jeudi 22 avril 2010

Molière dynamité

Claude Régy est catégorique : « Molière, Feydeau, … C’est vraiment s’enfermer dans des limites restreintes et, à mon avis, un peu périmées » (il répondait ainsi à une question sur sa nomination aux Molières). Laissons au metteur en scène qu’est Régy la parenté de cette analyse, mais affirmons tout de même que nous sommes, dans une certaine mesure, d’accord avec lui. Notamment lorsqu’il s’étonne que l’on monte toujours les mêmes auteurs classiques, toujours de la même façon, sans prendre de risques (nous en aurons un exemple parfait mi mai à la MC2 avec Les Fausses Confidences de Marivaux par Didier Bezace), et lorsqu’il évoque la notion de « limites restreintes ». Des limites que Philippe Car (ex Cartoun Sardines, maintenant à la tête de l’Agence de Voyages Imaginaires) dynamite pourtant cette semaine à l’Hexagone, et on lui en est reconnaissant. En faisant du Bourgeois Gentilhomme de Molière le matériau initial d’une grande farce théâtrale visuelle, Car redonne pleinement son sens à l’idée d’un théâtre populaire

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