L'art scène

SCENES | Dans Micro, le chorégraphe Pierre Rigal met en forme un spectaculaire concert rock dansé et théâtralisé avec la complicité des membres du groupe Moon Pallas. Le musicien Julien Lepreux nous en dit plus. Propos recueillis par François Cau

François Cau | Lundi 30 janvier 2012

Photo : Pierre Grosbois


Comment avez-vous rencontré Pierre Rigal ?
Julien Lepreux : Mélanie, la danseuse acrobate de Micro, a fait un stage avec lui - à l'époque, on vivait (et on vit toujours) dans une sorte de communauté d'artistes et de musiciens à Poitiers. Elle l'a ramené un jour à la maison, on lui a fait écouter toutes les musiques qu'on faisait et ça lui a plu. Après, il nous a montré ses spectacles en DVD, Erection notamment. Et sincèrement, on a pris une claque. On ne s'attendait pas du tout à ça parce que quand Mélanie nous parlait de danse contemporaine, on n'y connaissait rien, on était sur des préjugés, alors qu'en fait ça nous parlait complètement - son langage du corps, des lumières, la musique, l'ambiance… on a trouvé ça magique. On s'est rendu compte qu'on aimait les mêmes films, qu'on écoutait les mêmes musiques et qu'on avait les mêmes influences. Il nous a parlé du fait qu'il voulait faire un spectacle avec des musiciens sur le rock, c'était encore un peu flou. A la base, il voulait s'inspirer de La Jetée de Chris Marker – comme par hasard, l'un de mes films préférés ! Quand il nous a dit ça, on s'est enfermés quelques jours et on lui a fait une dizaine de morceaux en s'inspirant de tout ce qu'il nous avait raconté. Il a dû se dire qu'on était motivés et c'était parti, on a fait des laboratoires.

L'un des points communs entre la musique de Moon Pallas et les spectacles de Pierre Rigal, c'est ce premier degré assez déstabilisant dans l'interprétation avec des touches d'humour dans la mise en forme…
Le premier degré, c'est qu'on fait vraiment la musique qu'on a envie de faire, et pour ce qui est du côté humoristique, c'est que dans la vie, on est un peu torturés, mais on est quand même des gros rigolards, on passe beaucoup de temps à s'amuser, à avoir un côté très ludique, même en préparant Micro. La musique a pour but de nous emmener ailleurs, pas de raconter notre vie. Voyager vers des terres inconnues… On a une manière un peu science-fiction d'aborder la musique. On a commencé Moon Pallas il y a six sept ans, quand ce n'était pas encore la mode de la pop nostalgique, des synthés vintage alors que maintenant on entend ça partout. Aujourd'hui, on a laissé ça de côté, pour partir dans une direction que Micro nous dictait, plus sincère, plus rock, plus dépouillée et plus mûre aussi.

Comment la composition s'est-elle agencée à la création ?
Il y a deux entités dans Micro : Pierre et le groupe. Le groupe est vraiment une entité à quatre têtes, on n'a fait que réagir à toutes les mises en mouvement que nous a infligées Pierre, avec le côté ludique : on s'est mis dans la situation d'enfants qui découvrent les instruments, et de là a découlé la composition des morceaux. Ce sont les contraintes d'espace et de mouvement qui ont donné lieu à la composition.

Comment est-ce que cela a influencé votre style musical ?
Ça nous a libéré beaucoup de choses parce qu'on s'est rendus compte qu'en fait on pouvait tout faire, tout ce qu'on aimait. Si on exacerbe un peu nos personnages, nos passions, on n'a pas de problème de style à se poser. On a des instruments qui déterminent déjà des sonorités : une guitare barytone, une guitare électrique, une basse électrique, une batterie, une Yamaha DX7, un synthé FM des années 80 dont se sert beaucoup Kavinsky, révélé en France par les Cure. Pierre nous a mis dans des situations qu'on n'aurait jamais imaginées, qu'on n'aurait jamais osées faire en restant dans notre carcan de groupe. En groupe, c'est chacun à sa place, et on n'ose pas forcément changer d'instrument pendant un morceau, se mettre à pousser des cris ou faire des choses folles comme dans Micro.

Est-ce que ce n'est pas un peu frustrant de jouer devant un public de scène nationale, assis et bien sage ?
Il y a un côté un peu frustrant mais en même temps c'est aussi une épreuve. On joue devant des gens assis, silencieux, on est obligés de rentrer dans le truc (des fois ça ne marche pas), de donner le maximum. Il y a moins cet aspect action / réaction par rapport au public, on est un peu des machines, mais je trouve que c'est un bon exercice. Puis il y a des outils comme les lumières qui permettent de faire beaucoup plus de choses plus précises. La frustration est comblée par le fait qu'on prend ça comme quelque chose qui va nous servir pour aborder la scène. On pense d'ailleurs à prolonger le spectacle en donnant naissance au groupe dans le cadre de vrais concerts. Ça nous motive, parce qu'aujourd'hui, beaucoup de musiciens misent tout sur la production, comment le disque va sonner, puis sur scène, c'est décevant, ou alors c'est des mecs derrière leur Mac, planqués derrière des pommes. L'instrument premier reste le corps, et maintenant on veut donner des concerts où l'on se donne à fond, où à la fin on est lessivés.

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Un Microsaloon pour « donner un bon panorama de l’univers de la microédition »

Événément | Cinquième édition ce samedi 25 mai pour le salon de microédition à ciel ouvert au succès sans cesse renouvelé, organisé à Grenoble dans les rues Lakanal et Aubert-Dubayet (quartier Championnet) par l’asso RbGp. L’occasion de faire le point avec ses deux fondateurs, Gaëlle Partouche et Richard Bokhobza.

Damien Grimbert | Mardi 21 mai 2019

Un Microsaloon pour « donner un bon panorama de l’univers de la microédition »

Ce n’est pas une mince affaire que de fédérer un public aussi large autour d’une pratique aussi confidentielle que celle de la microédition. C’est pourtant la gageure remportée depuis cinq ans par le Microsaloon, porté à bout de bras par Gaëlle Partouche et Richard Bokhobza. Une manifestation aujourd’hui bien inscrite dans le paysage, comme l’explique le duo. « Ça reste un événement singulier, mais le fait que ça se passe dehors, dans la rue, en accès libre et gratuit, permet de limiter le risque d’entre-soi. Le public est très passant, très familial, et ça crée un brassage, des discussions, qu’on ne pourrait pas avoir dans un lieu fermé : beaucoup tombent dedans à la sortie du marché des créateurs, on les voit arriver, et 1h30 plus tard, ils sont encore là. C’est là qu’on se dit que c’est gagné. » Un succès que l'on doit aussi à la programmation. « Il y a du renouveau dans les exposants, on accueille des gens de Grenoble mais aussi de Lyon, de Turin, de Bordeaux, de Lille, de Paris, de Belgique… Certains reviennent d’année en année, d’autres viennent pour la première fois, il y a des jeunes de 20

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Microsaloon : quand la microédition tient salon en pleine rue

Événement | Organisé pour la quatrième année consécutive dans les rues Lakanal et Aubert-Dubayet par l’association RbGp, le Microsaloon, prévu ce samedi 26 mai, est désormais un événement bien établi… qui n’en reste pas moins parfois un peu mystérieux pour le néophyte. Explications.

Damien Grimbert | Jeudi 24 mai 2018

Microsaloon : quand la microédition tient salon en pleine rue

Véritable vivier artistique d’une créativité peu commune, l’univers de la microédition regroupe d’innombrables créations imprimées de façon indépendante et le plus souvent artisanale par le biais de multiples procédés comme la sérigraphie, la photocopie, la risographie, la ronéotypie… pour n’en citer qu’une poignée. Permettant d’expérimenter tant sur le fond (ce qu’on imprime) que sur la forme (la façon dont on imprime), elle offre ainsi une infinité de possibilités dont se sont emparés au fil des années une pléiade d’artistes et de (micro-)éditeurs adeptes de l’autoproduction. Émanation de la culture "Do It Yourself" qui permet de créer par ses propres moyens sans reposer sur le bon vouloir des réseaux de production établis, elle a de ce fait attiré en premier lieu dans son sillage des artistes oscillant le plus souvent dans les marges de la création artistique officielle et des cultures populaires. Une scène essentiellement "underground" donc, qui peut aujourd’hui, grâce à des initiatives telles que le Microsaloon, s’exposer au grand jour et à la découverte de publics non-initiés.

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Quand Grenoble s’anime avec les beaux jours

GUIDE URBAIN | Le printemps et ses (potentiels) beaux jours sont là. Voici donc un agenda d’événements urbains à vivre en mai et juin. Suivez-nous.

La rédaction | Mercredi 9 mai 2018

Quand Grenoble s’anime avec les beaux jours

Du vélo en veux-tu en voilà Du 14 mai au 10 juin, le vélo sera à l’honneur dans l’agglo grenobloise, au passage de plus en plus vélo-compatible. « Chaque année, Faites du vélo propose durant plus d'un mois une programmation multiple allant de la simple balade en ville à la compétition de sports extrêmes en passant par un escape game géant ou encore une randonnée vélo-botanique. » Notons aussi l’événement Vélopolis qui aura lieu les 19 et 20 mai à l’Anneau de vitesse du parc Paul-Mistral et qui promet d’en mettre plein la vue. Programme complet de la manifestation sur www.faitesduvelo.com. De la musique sur un parking Vendredi 18 et samedi 19 mai, c’est à l’Esplanade de Grenoble que ça se passera, avec le retour du festival Magic Bus. Côté prog, on sera sur des gros noms comme Puppetmastaz, Sergent Garcia ou encore Kumbia Boruka. Et côté ambiance, ce sera comme chaque année : sympathique !

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Incandescence graphique avec Une belle saloperie

Événement | Du jeudi 18 au dimanche 28 janvier est organisé à Grenoble un curieux événement pour adulte fait d'expositions, rencontres, cinéma « et autres trucs plutôt corporels et tendancieux ».

Damien Grimbert | Lundi 15 janvier 2018

Incandescence graphique avec Une belle saloperie

Nouvelle manifestation initiée par les organisateurs du salon de la microédition de Grenoble (le bien nommé Microsaloon, dont la quatrième édition se déroulera le 26 mai), Une belle saloperie rassemble, à travers quatre rendez-vous répartis sur dix jours, toute une gamme d’alléchantes propositions artistiques et éditoriales "pour adultes" autour du thème de l’érotisme. L’occasion de rencontrer les fondateurs d’Aventures, nouveau magazine regroupant photographies, illustrations, bandes dessinées et nouvelles érotiques rétro et actuelles, ou encore le créateur des confidentielles mais ô combien stimulantes éditions Bettie, qui mettent en correspondance dans un fascinant fourre-tout graphique diverses images et photographies récoltées sur le web. Également au programme, une prometteuse exposition collective où se croiseront les classieux collages contemporains de Bill Noir, les invraisemblablement trash dessins « pornapocalyptiques » de Mavado-Charon, une fresque grand format de Matthieu Chiara et une collaboration sonore entre les éditions Douteuses et le collectif Super Sexouïe. Et enfin, histoire de clôturer en beauté la mani

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"L’École du micro d’argent" d'IAM : classiquement rap

Concert | Les rappeurs marseillais seront dimanche 12 novembre au Summum pour fêter les 20 ans de la sortie de leur album culte.

Aurélien Martinez | Vendredi 3 novembre 2017

Petit frère qui « n'a qu'un souhait devenir grand » ; Nés sous la même étoile déplorant que « personne ne joue avec les mêmes cartes » ; le très Star Wars L'Empire du côté obscur ; le morceau fleuve Demain, c'est loin… L’École du micro d’argent, troisième album du groupe marseillais IAM sorti en mars 1997, est une véritable référence dans le monde du rap français (et l’une des meilleures ventes), grâce notamment à des textes puissants qui ont parfaitement cerné l’époque dans laquelle ils s’inscrivaient – et s’inscrivent toujours pour certains. Depuis 20 ans, l’image de cette réussite colle encore à la peau des membres d’IAM, comme si jamais ils ne pourraient faire mieux. À chaque concert, ils reviennent à ces morceaux cultes, comme on avait pu le constater en 2012 à Grenoble par exemple. Ça tombe bien, le public n’attend que ça. Qu’Akhenaton, Shurik'n et les autres célèbrent les 20 ans de la sortie de l’album par une grande tournée nationale, qui passera par le Summum de Grenoble l

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Le Microsaloon défend « une édition qui prend son temps »

Événement | Le Microsaloon, manifestation couteau suisse consacrée à la microédition, revient ce samedi 20 mai pour une troisième édition grenobloise. Temple à ciel ouvert de la sérigraphie, du fanzine et du "do it yourself" de l’édition, ce "saloon" prône un artisanat de qualité. Rencontre avec Gaëlle Partouche et Richard Bokhobza qui l'organisent.

Charline Corubolo | Mardi 16 mai 2017

Le Microsaloon défend « une édition qui prend son temps »

Samedi 20 mai aura lieu quartier Championnet à Grenoble la troisième édition du "saloon" de la microédition. Quelle est votre définition de la microédition ? Gaëlle Partouche et Richard Bokhobza : Il s'agit de la fabrication d’objets papier, que ce soit l’écriture, le dessin, le graphisme…, par des passionnés, qu’ils soient éditeurs indépendants, artistes ou pratiquants amateurs. Des objets produits ​de façon autonome et bien souvent artisanale. En résumé : livres, fanzines, affiches, tracts, dépliants... Les techniques tournent autour de la main : photocopie, sérigraphie, collage... C’est donc une édition qui prend son temps, qui a peu d’argent et qui favorise l’expression libre et les expérimentations, dans une idée de partage et de transmission des savoirs et des moyens de production.​ Quel est le but de ce "saloon" ? Il a pour vocation de présenter un large panel des productions papier d’ici et de maintenant, de faire découvrir la ​formidable (sur)

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En attendant le Microsaloon...

Preview | En amont de la troisième édition du salon de la microédition de Grenoble (le désormais fameux Microsaloon, qui se déroulera samedi 20 mai rue Lakanal et (...)

Damien Grimbert | Mardi 2 mai 2017

En attendant le Microsaloon...

En amont de la troisième édition du salon de la microédition de Grenoble (le désormais fameux Microsaloon, qui se déroulera samedi 20 mai rue Lakanal et sur lequel on reviendra plus en détail le moment venu), la librairie Les Modernes, co-organisatrice de l’événement avec l’Atelier Octobre, propose une pléiade d’animations en relation tout le mois de mai. Outre une infra-librairie éphémère in situ, qui réunira les œuvres "Do It Yourself" d’une soixantaine de micro-éditeurs, on vous recommande aussi chaleureusement le vernissage d'Il Paraît, exposition des collages d’Audrey La Delfa (photo) le jeudi 4 mai à 19h, qui sera ponctué d’une lecture collage. Le mardi 9 mai à 18h, place à une rencontre-dégustation avec Antonin Iommi-Amunategui, auteur du Manifeste pour le vin naturel et du Manuel pour s'initier au vin naturel. Le jeudi 11 mai entre 12h et 14h, c’est l’École Supérieure d’Art de Grenoble qui prendra le relai avec une « cantine Fanzing » qui permettra de découvrir en avant-première un échantillon du Microsaloon. Enfin, retour aux Modernes le samedi 13 mai où le professeur Draw Draw viendra dévoiler son alléchant « m

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Guide urbain : les temps forts de mai et juin

Agenda | Ateliers yoga et pilates chez Lolë Les férus de yoga, pilates et fitness y ont leurs habitudes : la boutique Lolë, installée à la Caserne de (...)

Sandy Plas | Mercredi 26 avril 2017

Guide urbain : les temps forts de mai et juin

Ateliers yoga et pilates chez Lolë Les férus de yoga, pilates et fitness y ont leurs habitudes : la boutique Lolë, installée à la Caserne de Bonne, propose un vaste choix de vêtements adaptés à la pratique, mais pas que. Le lieu se transforme également en atelier le temps de « meet-up », rencontres pendant lesquelles chacun peut participer à une séance de yoga, pilates ou sophrologie. Des cours accessibles à tous, débutants ou confirmés, sur simple inscription et moyennant 5 euros, reversés en bon d’achat dans la boutique. Prochain rendez-vous : jeudi 27 avril à 18h15, pour une séance de pilates. Les 27 avril, 2 mai, 8 mai, 11 mai, 15 mai… À l’Atelier Lolë de la Caserne de Bonne. Séance : 5 euros Challenge the room… dans les rues de Grenoble Nombre de Grenoblois ont déjà

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Objekt, objet dansant non identifié

Soirée | Le jeune prodige berlinois de la techno sera vendredi 3 mars à la Belle électrique, grâce aux Grenoblois de Micropop. Réservez votre soirée !

Damien Grimbert | Mardi 28 février 2017

Objekt, objet dansant non identifié

C’est une chose d’inviter régulièrement des artistes techno et house à venir se produire à Grenoble. C’en est une toute autre de construire pas à pas une identité musicale forte et singulière, en sélectionnant chaque artiste non pas par sa capacité à rameuter les foules, mais par sa faculté à refléter les dernières évolutions d’une scène électronique en perpétuelle mutation. Et dans ce domaine, force est de reconnaître que le crew Micropop Records tire particulièrement bien son épingle du jeu. Après Ron Morelli, Helena Hauff, Low Jack, Kowton, DJ Richard ou encore John Heckle, les Grenoblois ont cette fois porté leur dévolu sur le Berlinois Objekt, jeune prodige techno signé sur le passionnant label PAN de Bill Kouligas. Loin des sonorités lo-fi analogiques en vogue depuis quelques années, ce dernier a au contraire construit sa réputation sur une techno expérimentale hi-tech au sound-design effervescent, comme en témoignait déjà son remarqué premier album Flatland en 2014. Pour autant, c’est bel et bien ses DJ-sets hautement aventureux, où s’entrecroisent influences IDM, électro, ambient, acid, noise, breakbeat et expérimental, qui o

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Tessela, escale en polyrythmie

DJ | Samedi 28 janvier à l'Ampérage, on a rendez-vous avec un jeune prodige de la scène anglaise techno.

Damien Grimbert | Mardi 24 janvier 2017

Tessela, escale en polyrythmie

En simplifiant un peu les choses, on pourrait dire qu’il existe deux grandes écoles pour composer de la techno. La première, vastement majoritaire, consisterait à partir d’une construction rythmique simple, puis d’en peaufiner inlassablement chacun des éléments jusqu’à obtenir un morceau subtil et impeccablement produit. La seconde, plus aventureuse, reposerait au contraire sur une forme de complexe chaos organisé, où différents rythmes bruts se superposeraient, se croiseraient et s’entrechoqueraient, de manière à créer une dynamique sans cesse fluctuante et hautement addictive. C’est clairement dans ce deuxième courant que s’inscrit la musique de Tessela, jeune prodige de la scène anglaise signé sur R&S, prestigieux label belge désormais relocalisé à Londres. Influencé conjointement par les breakbeats acérés et les samples vocaux pitchés de la scène rave du début des années 1990, les premiers morceaux de jungle et les différentes circonvolutions de la constellation bass music, Tessela s’est imposé en l’espace de quelques années, et autant de tubes fondateurs, comme l’une des sources de renouvellement les plus passionnantes de l’héritage techno. Au

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Feadz, Claristidge et Mark XIII : les trois soirées de la semaine

MUSIQUES | On va clubber où ces prochains jours ? Réponses : au Vertigo, à la Bobine et au Mark XIII.

Damien Grimbert | Mardi 29 novembre 2016

Feadz, Claristidge et Mark XIII : les trois soirées de la semaine

02.12.16 > Vertigo Feadz Parce qu’il fait partie de ces artistes plus présent derrière les platines que sur les réseaux sociaux, on en viendrait parfois presque à oublier que Feadz reste toujours, plus de quinze ans après ses débuts, parmi les meilleurs DJs français en activité. Pionnier des croisements entre électro old-school, house, rap, techno, club, bass et ghetto music, producteur de l’égérie Uffie à ses débuts, auteur d’excellents maxis pour Ed Banger et BPitch Control, Fabien Planta continue aujourd’hui d’électriser les dancefloors aux côtés de la nouvelle génération avec des sorties sur des labels comme Sound Pellegrino, Moveltraxx ou Paradoxe Club. _______ 01-03.12.16 > Mark XIII Anniversaire de la reprise du bar Pour fêter en beauté l’anniversaire des trois ans de la reprise du bar par les deux nouveaux patron Luc et Pauline, le Mark

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Helena Hauff, projet chaos au festival Jour & Nuit

MUSIQUES | Zoom sur l'une des têtes d'affiche du festival, qui se produira vendredi 9 septembre au club secret du Palais des sports.

Damien Grimbert | Mardi 6 septembre 2016

Helena Hauff, projet chaos au festival Jour & Nuit

Tête d’affiche de la première nuit du festival Jour & Nuit, Helena Hauff n’oscille pas forcément dans un registre radicalement nouveau. Cette techno sombre, brute et abrasive, teintée de pulsations industrielles, d’électro de Detroit, de mélodies synthétiques, de sonorités acid et d’influences cold-wave et italo-disco, on l’a déjà entendue chez d’autres, mais rarement dispensée avec une telle force de conviction. Originaire de Hambourg et figure récurrente des soirées interlopes du club Golden Pudel, centre névralgique de la scène underground de la ville, la jeune Allemande a vu sa carrière exploser en l’espace de quelques années. Une carrière pourtant construite sur des valeurs diamétralement opposées à celles actuellement en cours dans la scène électronique mondiale : à rebours du fonctionnalisme et de la seule quête d’efficacité, Helena Hauff défend en effet une techno sauvage, crue, pulsionnelle et indisciplinée, où l’intensité et la puissance d’évocation règnent en seuls maîtres à bord. Quitte à déstabiliser l’auditeur et

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Cinéma en plein air : notre sélection estivale

ECRANS | L’été, les écrans géants fleurissent dans les villes pour divertir les citadins en mal d’évasion. Et les films choisis sont parfois de bonne – voire de très bonne – facture. La preuve avec cette sélection de projections gratuites à déguster à Grenoble et aux alentours.

La rédaction | Mardi 5 juillet 2016

Cinéma en plein air : notre sélection estivale

Microbe et Gasoil Mercredi 13 juillet à 21h30 à la Bifurk (Grenoble) Dans le cadre du festival Merci, Bonsoir !, on pourra (re)découvrir ce petit bijou signé Michel Gondry, qui carbure ici à l’humour et à la nostalgie. Soit un road movie dans une voiture bricolée avec deux ados en marge de la jeunesse versaillaise. Touchant et irrésistible. Un homme idéal Vendredi 15 juillet à 21h45 au parc d’Uriage À cause d’une imposture littéraire devenue succès de librairie, un jeune auteur est entraîné dans une spirale criminelle. Une réussite inattendue du thriller hexagonal signée Yann Gozlan, avec un Pierre Niney excellent en héros négatif. Minuscules : la vallée des fourmis perdues Mardi 19 juillet à 21h30 au Musée de l’Ancien Évêché (Grenoble) Fascinante odyssée d’une coccinelle qui prête main-forte à des fourmis noires pourchassées par des fourmis rouges. Un film qui, par l’effet conjoint de la 3D, du photoréalisme et d’une mise en scène extrêmement méticuleuse da

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Quatre assos grenobloises sinon rien

MUSIQUES | Samedi 2 juillet, c'est soirée électro à la Belle électrique. Et ce sont des Grenoblois qui prennent les manettes.

Damien Grimbert | Mardi 28 juin 2016

Quatre assos grenobloises sinon rien

C’est une évidence trop souvent passée sous silence : la vie nocturne grenobloise ne serait rien sans le travail de défrichage quotidien mené par les assos électro locales. Ce sont elles qui accouchent des propositions artistiques les plus aventureuses, en invitant des DJs internationaux que personne d’autre ne se risquerait à programmer. Elles également qui permettent aux artistes émergents grenoblois de trouver une famille d’accueil, au sein de laquelle ils pourront grandir et se développer. Elles enfin qui sont les garantes de la vitalité de la plupart des soirées, en se démenant au quotidien pour attirer un nouveau public à venir partager leurs coups de cœur musicaux. Ce n’est donc que justice de voir ce samedi quatre de ces associations mises à l’honneur à la Belle électrique, le temps d’une soirée 100% locale. À l’affiche, les artistes du label Micropop Records, dont on vous a déjà vanté plus d’une fois les mérites, les vétérans chevronnés du crew Icône, en activité depuis maintenant deux décennies, les activistes techno de

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"Whiplash" et Micromegas : in the jazz for love

CONNAITRE | Ce lundi, l'Espace 600 va diffuser le fameux film de Damien Chazelle avec, en préambule, le jazz de l’orchestre Micromegas et de François Raulin.

Charline Corubolo | Mardi 14 juin 2016

Alors que la grand-messe musicale du 21 juin se prépare tambour battant, l'Espace 600 propose une soirée tout aussi exaltante la veille, qui séduira non seulement les oreilles mais également les yeux. Le rendez-vous est pris avec l'orchestre grenoblois Micromegas, regroupant des musiciens amateurs et professionnels accompagné par le pianiste et compositeur François Raulin, pour un « préambule jazz » avant la projection de Whiplash, premier long-métrage de Damien Chazelle sorti en 2014. Dépeignant la relation conflictuelle d'Andrew, jeune élève au conservatoire de Manhattan férocement incarné par Miles Teller, avec son professeur Terence Fletcher, interprété par l'épatant J.K. Simmons, le film est avant tout une démonstration d'amour envers la musique et le cinéma. L'intensité des notes plonge le spectateur en pleine tempête jazz, et à travers la transe d'Andrew, on se croirait presque projetés dans les pages électriques du Sur la route de Jack Kerouac aux côtés du déglingué Dean Moriarty et du tourmenté Sal Paradise. Grandiose, oui.

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Techno océanique avec DJ Richard et December

MUSIQUES | Ce samedi à l'Ampérage, la techno sera plus que de la techno. Et c'est tant mieux.

Damien Grimbert | Mardi 7 juin 2016

Techno océanique avec DJ Richard et December

Organisée conjointement par Hedone et Micropop, soit deux des collectifs techno grenoblois les plus aventureux en la matière, la soirée de ce samedi à l’Ampérage devrait réconcilier tous ceux qui attendent des musiques électroniques plus qu’un simple support monotone pour danser jusqu’à ce que la lassitude s’installe. Privilégiant l’investissement émotionnel et la puissance d’évocation à la fonctionnalité pure et simple, ses deux têtes d’affiches – DJ Richard et December – défendent en effet une vision de la techno radicalement différente du tout venant. Co-fondateur de l’excellent label new-yorkais White Material, le premier (en photo) est l’une des figures de proue de la scène "outsider techno" qui rassemble, comme son nom l’indique, des artistes évoluant en marge des clichés habituellement accolés au genre. Sorti l’an passé sur Dial Records, son premier album Grind est ainsi emprunt d’une nostalgie pour les atmosphères côtières de l’État de Rhode Island, dans le Nord-Est des États-Unis, qui l’a vu grandir.

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Microsaloon : la micro-édition prend la rue

CONNAITRE | Dédié aux "objets-papiers" de toutes formes (fanzines, livres, posters, collages…) fabriqués et édités de manière artisanale par des artistes indépendants, le Microsaloon de la petite édition revient ce samedi dans deux rues grenobloises pour une nouvelle… édition. On a rencontré les organisateurs.

Damien Grimbert | Mardi 24 mai 2016

Microsaloon : la micro-édition prend la rue

Pratique artistique peu médiatisée et encore souvent confinée à l’underground, la micro-édition ne cesse pour autant de gagner en influence (et en affluence) avec les années. « À l’origine, il y a ce besoin, ou cette volonté, de créer un objet imprimé par soi-même, avec des moyens très limités » expliquent Gaëlle Partouche et Richard Bokhobza, à l’origine de la manifestation. « Pendant longtemps, ce sont les systèmes de production qui ont influé directement sur l’objet : il y a eu une explosion dans les années 1980 avec l’apparition de la photocopieuse, qui s’est ajoutée à la pratique de la sérigraphie depuis les années 1960 et 1970, et à la ronéotypie encore avant. Tout ça s’est un peu atténué à la fin des années 1990, mais là, il y a vraiment une résurgence depuis quelque temps. » Rançon de la gloire, le champ de la micro-édition, déjà pas évident à circonscrire, s’est encore complexifié. « Avant, les créateurs de fanzines ou d’affiches démarraient avec des contraintes fortes, tout en aspirant au savoir-faire du graphisme ; il y avait une volonté de tirer les choses vers le haut. Maintenant, c’est un peu l’inverse, certains éditeurs ou graphiste

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IAM en novembre 2017 au Summum de Grenoble avec "L'École du micro d'argent tour"

MUSIQUES | Le groupe de rap culte rejouera son album tout aussi culte sorti en 1997. Rendez-vous le dimanche 12 novembre 2017 au Summum de Grenoble. Oui, c’est loin.

Aurélien Martinez | Mercredi 11 mai 2016

IAM en novembre 2017 au Summum de Grenoble avec

Petit frère qui « n'a qu'un souhait devenir grand » ; Nés sous la même étoile déplorant que « personne ne joue avec les mêmes cartes » ; le très Star Wars L'Empire du côté obscur, le morceau fleuve Demain, c'est loin… L’École du micro d’argent, troisième album du groupe marseillais IAM sorti en mars 1997, est une véritable référence dans le monde du rap français (et l’une des meilleures ventes), grâce notamment à des textes puissants qui ont parfaitement cerné l’époque dans laquelle ils s’inscrivaient – et s’inscrivent toujours pour certains. Depuis 20 ans, l’image de cette réussite colle encore à la peau des membres d’IAM, comme si jamais ils ne pourraient faire mieux. À chaque concert, ils reviennent à ces morceaux cultes, comme on avait pu le constater à Grenoble par exe

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Low Jack : la techno sans forcer

MUSIQUES | Auteur de fabuleux DJ-sets où les genres s’entrecroisent pour libérer une énergie primitive et sauvage, et d’une série d’albums hétéroclites à la croisée de la club culture et des musiques expérimentales, Low Jack défend une vision des musiques électroniques aussi singulière qu’excitante. Il sera de passage ce samedi à l’Ampérage à l'invitation de l'association grenobloise Micropop. Rencontre.

Damien Grimbert | Mardi 10 mai 2016

Low Jack : la techno sans forcer

C’est une remarque qui arrive très tôt, au bout de quelques minutes à peine d’interview : « La techno à proprement parler, je n’en joue pas tant que ça. Ce qui m’intéresse, c’est surtout l’idée de répétition, d’intensité, de dimension primitive, sauvage, physique… » Loin de s’enfermer dans un registre trop uniforme, le DJ-set selon le Parisien né au Honduras Low Jack, c’est surtout un vaste champ des possibles où se côtoient les influences les plus diverses : indus, post-punk, dub, ambient, musiques ethniques traditionnelles, noise, drone, power electronics, électro-funk, house, hip-hop, ghetto et bass music… « J’ai une définition du genre assez large, il y a certaines musiques que je vais recontextualiser en les confrontant à d’autres morceaux plus contemporains, et c’est surtout la façon de les jouer, de les intégrer les uns à la suite des autres, qui va me permettre de les désigner comme quelque chose de "techno", et de les jouer dans un club à 3h du mat. ». Une approche qui doit sans doute aux origines rap de l’artiste (« ça a été un point d’entrée pour tout le reste, la techno, la house, la musique industrielle… Par effet de domino, chaque st

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Laurent Gauriat et Joël Cuoq : this is the radio

CONNAITRE | Rencontre avec les auteurs de "Journaliste radio – Une voix, un micro, une écriture" samedi 9 avril à partir de 16h30 à la librairie Arthaud

Charline Corubolo | Mardi 5 avril 2016

Laurent Gauriat et Joël Cuoq : this is the radio

Si on rembobine l'oreille jusqu'en 1979, Video killed the radio star assène le groupe anglais The Buggles. Une funeste prédiction que les stars de la radio ont su chasser des antennes pour continuer à faire vibrer, des ondes hertziennes jusqu'aux numériques, l'auditeur avide d'informations et féru d'histoires (surtout celles de Pierre Bellemare). Laurent Gauriat, rédacteur en chef de France Bleu Gard-Lozère, et Joël Cuoq, ancien rédacteur en chef de France Bleu Drôme-Ardèche, livrent les secrets de cette réussite vocale collective dans Journaliste radio – Une voix, un micro, une écriture. Destiné aux étudiants en journalisme mais s'adressant à tous les amoureux/curieux de la bande FM, l'ouvrage balaie l'histoire, l'évolution et la construction du premier média de confiance en France (selon un sondage réalisé par TNS Sofres en 2013) à travers une approche didactique (exercice, témoignage, glossaire). Les deux auteurs seront ce samedi 9 avril à partir de 16h30 à la librairie Arthaud pour une séance de dédicace, en stylo et en voix.

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Techno sous influence avec Randomer et Kowton

MUSIQUES | Auteurs d’hymnes souterrains hypnotiques mêlant sonorités rugueuses, rythmes tribaux et influences dub, les Anglais Kowton et Randomer représentent l’une des facettes les plus excitantes de la scène techno actuelle. Ils seront de passage ce samedi à la Belle électrique à l'invitation du crew Micropop.

Damien Grimbert | Mardi 26 janvier 2016

Techno sous influence avec Randomer et Kowton

Nées aux Etats-Unis au milieu des années 1980, puis importées en Europe quelques années plus tard, la house et la techno se sont globalement adaptées à ce nouvel environnement sans connaître de mutation majeure. Un pays, cependant, fait figure d’exception : le Royaume-Uni. Peu après leur arrivée au royaume de la reine Elizabeth, ces styles musicaux se sont en effet hybridés, par le biais des raves parties, à la culture des sound-systems préalablement établie par les immigrants caribéens. Et ont ainsi produit une nouvelle mouvance musicale à l’identité unique en son genre (le "hardcore continuum", plus communément résumé en "bass music"), qui n’allait avoir de cesse d’évoluer et d’enfanter de nouveaux genres année après année. Si l’on se permet cette longue digression historique pour évoquer le cas d’artistes comme Kowton ou Randomer (photo), c’est qu’elle est tout simplement indispensable pour comprendre ce qui fait la sève de leur musique. L’un comme l’autre font bel et bien de la techno, mais pour peu qu’on y jette une oreille attentive, on y discerne en effet, à dose homéopathique, une multitude d’influences typiquement britanniques : drum’n’bass, jungle, grime, dub

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"Microbe et Gasoil" : Michel Gondry en mode nostalgie créative

ECRANS | Un road movie dans une voiture bricolée avec deux ados en marge de la jeunesse versaillaise : Michel Gondry signe un film simple et très personnel, qui carbure à l’humour et à la nostalgie.

Christophe Chabert | Mardi 7 juillet 2015

Insaisissable Michel Gondry ! Alors s’être embourbé dans une adaptation coûteuse de L’Écume des jours, il revenait quelques mois plus tard avec un petit film enthousiasmant où il partait à la rencontre de Noam Chomsky… Il en est ainsi depuis qu’il est passé de réalisateur de clips à cinéaste : il alterne les registres et les budgets, navigue entre la France et Hollywood, préservant une certaine idée du "do it yourself" dont il fait soit la matière de ses films, soit leur sujet. En cela, Microbe et Gasoil, film simple, léger dans son tournage comme dans son résultat à l’écran, est bien plus qu’une parenthèse récréative dans son œuvre ; c’est peut-être là où il dit le mieux la vérité de son projet. Et pour cause : il replonge dans les souvenirs de sa propre enfance, qu’il projette dans une France d’aujourd’hui comme pour la marquer d’un sceau d’intemporalité. Microbe et Gasoil, ce sont deux héros adolescents en goguet

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Un Moi(s) de cinéma #7

ECRANS | Chaque mois, Le Petit Bulletin vous propose ses coups de cœur cinéma des semaines à venir en vidéo.

Christophe Chabert | Mardi 30 juin 2015

Un Moi(s) de cinéma #7

Au sommaire de ce Moi(s) de cinéma, les films à voir absolument en ce mois de juillet : • Victoria de Sebastian Schipper • Microbe et Gasoil de Michel Gondry • Love de Gaspar Noé • While we're young de Noah Baumbach • Sorcerer de William Friedkin (reprise)

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Qui es-tu, Micropop ?

ACTUS | Focus sur l'association à qui on doit la venue de Ron Morelli et DJ TLR ce samedi à la Belle électrique.

Damien Grimbert | Mardi 23 juin 2015

Qui es-tu, Micropop ?

Organisateur de la soirée à la Belle électrique avec Ron Morelli et DJ TLR, le collectif Micropop Records n’est apparu dans le paysage musical grenoblois qu’il y a un peu plus de deux ans, mais a rapidement réussi à s’imposer comme un incontournable chez les amateurs de musiques électroniques dansantes. Après un premier galop d’essai au mois de mars 2013, avec une soirée au Bar MC2 réunissant Tomas More et Clément Meyer du label Get The Curse, l’asso se rapatrie dès le mois de septembre suivant au Drak-Art, où elle invite depuis à intervalle régulier quelques-uns des artistes les plus excitants de la scène électronique actuelle : Carreno is LB, Jennifer Cardini, John Heckle, Low Jack, Remain… Composé d’un noyau dur d’une dizaine de personnes autour duquel gravitent un certain nombre d’électrons libres, Micropop investit également le Mark XIII dans le cadre de résidences mensuelles et développe en parallèle quelques projets plus discrets comme les MIXLR Sessions (dans lesquelles un artiste extérieur au collec

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Micropop Records

MUSIQUES | Nom : Micropop Records Site : www.micropoprecords.com Créée en : décembre 2012 Styles musicaux défendus : techno, house et électro… Artistes associés : (...)

Aurélien Martinez | Mardi 1 avril 2014

Micropop Records

Nom : Micropop Records Site : www.micropoprecords.com Créée en : décembre 2012 Styles musicaux défendus : techno, house et électro… Artistes associés : Serom, Omaria, Sebic et Paul André Artistes invités : Clement Meyer (Get The Curse), Tomas More (Get The Curse), Jennifer Cardini (Correspondant), Carreno is LB (Correspondant), Danny Benedettini (Items & Things)… Soirées : Micropop Records Residency, tous les deux mois au Mark XIII + soirées spéciales au Bauhaus Bar, au Bal Ptit Club et au Drak-Art Prochaine sortie discographique : « pour bientôt ! » Prochaine soirée : vendredi 18 avril au Bal Ptit Club

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Happy birthday to Brass Band

MUSIQUES | Pour fêter ses 15 ans, le Micromégas Brass Band s’offre la présence d’un invité des plus prestigieux : Louis Sclavis, clarinettiste de son état (et saxophoniste (...)

Laetitia Giry | Jeudi 24 mai 2012

Happy birthday to Brass Band

Pour fêter ses 15 ans, le Micromégas Brass Band s’offre la présence d’un invité des plus prestigieux : Louis Sclavis, clarinettiste de son état (et saxophoniste à ses heures). Membre de l’un des importants trios de jazz français (Romano / Sclavis / Texier), il compte parmi ces quelques rares musiciens capables de remplir les salles de concert sur son nom. Et comme rien n’est jamais véritablement dû au hasard, notons qu’en son temps, François Raulin n’a été rien moins que le claviériste dudit Louis Sclavis… Raulin qui est donc également le pianiste, chef d’orchestre et père créateur de l’ensemble grenoblois Micromégas. Essentiellement cuivré, ce dernier s’est ouvert au fil des années à d’autres familles d’instruments, élargissant l’horizon des musiciens bénévoles qui le composent. Au programme cette année : des pièces de Sclavis himself et quelques unes du répertoire des joyeuses fusions des jazz crossovers (Franck Zappa, Hermeto Pascoal). Pour participer à la fête, un seul lieu : le Théâtre Sainte-Marie-d’en-Bas ; et deux dates : les jeudi 31 mai et vendredi 1er juin à 20h30.

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