Ensemble c'est tout

Aurélien Martinez | Jeudi 17 janvier 2013

Photo : J-C Bruet


Cette semaine, deux possibilités pour se frotter à l'univers de l'excellente (mais inégale) compagnie lyonnaise Arcosm, portée par Thomas Guerry (danseur) et Camille Rocailleux (musicien). Vendredi 25 janvier d'abord, au Coléo de Pontcharra, avec Traverse. Soit un spectacle jeune public audacieux (un homme transforme son quotidien banal en cartoon), qui néanmoins peinait à décoller lors des premières représentations en janvier 2011. Mais depuis, deux ans se sont écoulés... Le mardi 29 ensuite, le duo sera à la Rampe d'Échirolles (et le 12 février au Grand Angle de Voiron aussi), pour leur dernière création dans laquelle ils sont tous les deux sur scène – ce qui ne leur était pas arrivé depuis Echoa, leur sublime première pièce. Solonely (photo), c'est ainsi deux hommes seuls dans leur quotidien (ingénieuse scénographie avec un plateau divisé en deux), « deux vies parallèles sans connections conscientes, mais cependant liées l'une à l'autre par l'usure inexorable d'un quotidien millimétré ». Un postulat original qui peine pourtant à insuffler de l'émotion, cette émotion arrivant néanmoins dans la seconde partie du spectacle, où la confrontation enflamme les deux interprètes.

AM


Solonely

Musique et danse par la Cie Arcosm, chor. Thomas Guerry, musique Camille Rocailleux (percu, composition, piano) Les multiplicités d’emboîtements entre la musique, le chant et la danse sont les fondements de leur travail artistique

ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Solonely

Musique et danse par la Cie Arcosm, chor. Thomas Guerry, musique Camille Rocailleux (percu, composition, piano) Les multiplicités d’emboîtements entre la musique, le chant et la danse sont les fondements de leur travail artistique
Le Grand Angle Place des Arcades Voiron
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Traverse

Par la Cie Arcosm, ms et chor. Thomas Guerry, musicien, compositeur et ms Camille Rocailleux. La relation entre la musique et la danse est toujours l’axe central de leur travail. Sans cesse curieux d’explorer encore plus en profondeur les multiples passerelles entre leurs univers respectifs, les deux comparses préparent une nouvelle pièce explosive, savant mélange entre virtuosité, poésie, énergie et humour
Le Coléo Avenue Jean-François Champollion Pontcharra
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Arcosm : c’est leur dernière surprise partie

Événement | Vendredi 4 et samedi 5 mai, la Rampe d'Échirolles fêtera la fin de la résidence de la compagnie de danse contemporaine avec une "Surprises Party" qui promet.

Aurélien Martinez | Lundi 30 avril 2018

Arcosm : c’est leur dernière surprise partie

« L’idée est de clore la résidence avec un bouquet final, une espèce de fête où l’équipe de la Rampe nous donne les clés du théâtre et, surtout, carte blanche pour proposer quelque chose. » Voilà comment Thomas Guerry, chorégraphe et directeur de la compagnie Arcosm associée depuis trois ans à la scène échirolloise, présente son Surprises party organisé vendredi 4 et samedi 5 mai. Un gros événement découpé en deux temps, avec le vendredi une « grosse soirée cabaret » elle aussi scindée en deux : une première partie plus spectacle avec des extraits de trois pièces phares de la compagnie (Echoa, Bounce! et Subliminal) agrémentés de prestations musicales (les joyeusement théâtraux – mais c

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PB d'or 2016 : théâtre et danse

C'était 2016... | Une excellente surprise dansée et une salle qui mériterait d'être plus exposée.

Aurélien Martinez | Mardi 20 décembre 2016

PB d'or 2016 : théâtre et danse

Le PB d’or de la salle discrète mais nécessaire : l’Espace 600 Lové dans le quartier grenoblois de la Villeneuve, au rez-de-chaussée d’une barre d’immeuble, l’Espace 600 mène depuis des années un travail capital en direction du jeune public, avec une ligne artistique forte qui veut qu’un spectacle dit tout public soit aussi travaillé et réfléchi qu’un spectacle dit pour adulte. Comprendre, du coup, que cette scène est plus proche artistiquement de ses voisines type MC2 & co que d’une garderie où l’on demanderait simplement aux enfants de s’époumoner et de taper des mains face à des comédiens infantilisants simplement là pour obtenir un cachet. « Faisons confiance à la jeunesse pour recevoir les créations les plus audacieuses. Faisons confiance aux artistes qui choisissent de se frotter à ce public d’une extrême exigence » comme l’écrivait en octobre dans une tribune publiée par nos soins la directrice Lucie Duriez. C’est exactement ça.

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"Subliminal" : Arcosm image par image

Danse | Mardi 8 et mercredi 9 novembre, la compagnie en résidence à la Rampe d’Échirolles dévoilera sa nouvelle pièce baptisée "Subliminal". Et au vu des quelques extraits que nous avons pu découvrir avant la première, on peut espérer un beau moment !

Aurélien Martinez | Mercredi 2 novembre 2016

Présentée comme un prolongement de leur création Sublime dévoilée l’an passé (un jeu sur notre rapport à l’image, assez festif malgré le propos), Subliminal s’attaque aux images et aux idées qui nous imprègnent plus ou moins consciemment – d’où le titre. Avec, pour la première fois chez Arcosm (le chorégraphe Thomas Guerry nous l’a confirmé), une confrontation forte avec le réel : un tableau d’ouverture où les cinq danseurs peuvent être vus comme des réfugiés, un autre où le musicien tient un discours politique nébuleux mais dont certains mots résonnent fortement avec l’actualité… Même si (et là aussi Thomas Guerry nous l’a assuré), on reste dans le style Arcosm, dans ce mélange poétique entre danse et musique qui ouvre de nombreux possibles aux spectateurs – comme ce duo entre deux danseuses ne semblant faire qu’une. Rendez-vous à Échirolles pour en savoir plus. Subliminal À la Rampe (Échirolles) mardi 8 et mercredi 9 novembre à 20h

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Sublime Arcosm

SCENES | On en avait déjà causé en septembre dans notre Panorama de rentrée culturelle : c’est la compagnie lyonnaise Arcosm de Thomas Guerry (à gauche) et (...)

Aurélien Martinez | Mardi 10 novembre 2015

Sublime Arcosm

On en avait déjà causé en septembre dans notre Panorama de rentrée culturelle : c’est la compagnie lyonnaise Arcosm de Thomas Guerry (à gauche) et Camille Rocailleux (à droite donc !) qui sera en résidence à la Rampe d’Échirolles pendant trois saisons. Une bonne nouvelle tant les deux artistes (l’un chorégraphe, l’autre musicien) ont développé un langage commun original, matérialisé notamment dans Echoa, leur plus grand succès. Une résidence qui commence officiellement cette semaine avec la présentation de leur nouvelle pièce jeune public Sublime. Une pièce imaginée au sein d’un ensemble plus grand comme nous l’explique le chorégraphe Thomas Guerry : « On a d’emblée pensé ça en deux temps. Sublime est donc le premier volet de ce diptyque. Quant au second volet, il s’appellera Subliminal. Deux pièces qui vont tourner autour de notre rapport à l’image : pour Sublime, cette manière que l’on a de sans cesse sublimer notre image, de la manipuler pour ressembler à une icône ou à

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Danse : une saison, cinq spectacles

SCENES | On a épluché les programmations des différentes salles de l'agglo qui proposent de la danse. On a retenu cinq propositions, à base d'Akram Khan, de Kaori Ito, de Josette Baïz, d'Arcosm ou encore de Chicos Mambo.

Aurélien Martinez | Lundi 14 septembre 2015

Danse : une saison, cinq spectacles

Sublime « Arcosm, une nouvelle compagnie en résidence pour trois saisons » : voilà, la plaquette de la Rampe d’Échirolles confirme la nouvelle. L’excellente nouvelle même, le danseur et chorégraphe Thomas Guerry et le musicien et compositeur Camille Rocailleux ayant mis en place en presque quinze ans un univers artistiquement fort matérialisé notamment dans Echoa, leur plus grand succès, ou dans des pièces aussi originales que, par exemple, La Mécanique des anges. Un univers où la danse côtoie la musique le plus simplement du monde, comme une évidence. On pourra donc suivre de près la naissance de leurs deux prochaines créations présentées sous forme d’un dytique : Sublime cette saison, proposition tout public pour quatre interprètes sur le paraître, l’apparence et toutes les dérives qui en découlent, et Subliminal à l’automne 201

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"Bounce !", la bloc party d'Arcosm

SCENES | Deux hommes, deux femmes, un parallélépipède et des tas de possibilités : avec "Bounce !", Thomas Guerry et Camille Rocailleux de la compagnie Arcosm affinent avec brio leur idéal de mise en geste du rythme. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 21 avril 2015

Dans 2001 : l'odyssée de l'espace, un enregistrement dans lequel le Dr. Floyd fait état de la découverte, sur la Lune, d'un monolithe de fabrication extraterrestre, se conclut par ces mots : « Son origine et sa fonction demeurent totalement mystérieuses. » On pourrait en dire autant de l'hexaèdre en bois qui se dresse au milieu du plateau de Bounce !, la nouvelle création de Thomas Guerry et Camille Rocailleux. En tout cas pendant ses cinq premières minutes. Passé ce délai et une collision inopinée avec un interprète, il deviendra tour à tour, par le truchement de subtils jeux de lumière et de la propension de ses concepteurs à faire du moindre élément de décor un support de jeu, une bombe à retardement, un bord de précipice, un cajón géant ou encore, justement, une allusion au film de Kubrick. Pour la beauté du geste Au fil des minutes, il apparaît surtout comme un condensé de la structure métallique d'Echoa, (l'indépassable ?) première création de la compagnie Arcosm, magnifiant comme elle par l'

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Tokyo spleen pour Sofia Coppola

ECRANS | À la sortie de Lost in translation, Sofia Coppola n’était encore que la fille de son père et la réalisatrice d’un premier long prometteur, Virgin Suicides. (...)

Christophe Chabert | Mardi 20 janvier 2015

Tokyo spleen pour Sofia Coppola

À la sortie de Lost in translation, Sofia Coppola n’était encore que la fille de son père et la réalisatrice d’un premier long prometteur, Virgin Suicides. Tout va changer ensuite, au point de faire naître, comme c’est souvent le cas, des préjugés difficiles à décoller sur son cinéma qui, de Marie-Antoinette à The Bling ring, ne cessera de décevoir ses admirateurs. Raison de plus pour retourner aux sources du malentendu et ce grâce à une nouvelle séance des "Traversées urbaines" de la Cinémathèque. Dans Lost in translation, Coppola suit les pas de Bob, comédien américain en pleine dépression, venu à Tokyo tourner une pub pour un whisky. Ce comédien, c’est Bill Murray, qui grâce à ce rôle passera du statut d’acteur comique culte à celui d’égérie de la vague hipster du cinéma américain. En plein "jet lag" et paumé dans une ville dont il ne comprend ni la langue, ni les codes, Bob rencontre la jeune Charlotte qui, en attendant que son photographe de mari ne rentre à son hôtel, traîne son spleen et son ennui. Ensemble, ils

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C’est dans la boîte

SCENES | Au Petit Bulletin, on aime beaucoup la compagnie lyonnaise Arcosm, adepte d’une danse mixée à de nombreux genres – dont la musique. Aux commandes, le (...)

Aurélien Martinez | Mardi 6 janvier 2015

C’est dans la boîte

Au Petit Bulletin, on aime beaucoup la compagnie lyonnaise Arcosm, adepte d’une danse mixée à de nombreux genres – dont la musique. Aux commandes, le danseur et chorégraphe Thomas Guerry et le percussionniste, pianiste et compositeur Camille Rocailleux. Un binôme inventif qui se met d’ailleurs parfois en scène, comme dans Echoa, leur sublime pièce fondatrice, et qui présentera à la Rampe et au Diapason Bounce, sa dernière création conçue pour le jeune public mais visible par tous les publics. « Cette fois, nous voulons travailler sur l’accident, sur l’imprévu, sur ce qui jaillit sans avoir été pressenti, sur la tentative qui n’aboutit pas mais se transforme pour nous ouvrir une autre voie, nous emmener ailleurs. Réhabilitons l’échec, "booster" officiel de l’imaginaire ! » Un spectacle savoureux construit autour d’un drôle de bloc qui ser

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"Maine Océan", l’odyssée vendéenne de Jacques Rozier

ECRANS | En ouverture de ses Traversées urbaines, la Cinémathèque présente le génial "Maine Océan". Où comment le plus secret des cinéastes français, Jacques Rozier, transformait les tribulations de deux contrôleurs SNCF en parcours burlesque. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mardi 30 septembre 2014

« Schtong à la gare », « Toute la smala ! » ou la chanson Le Roi de la Samba… Tous ceux qui, depuis sa sortie il y a presque trente ans, ont vu Maine Océan se souviennent de ces répliques et séquences ô combien cultes, véritables mots de passe pour cinéphiles amateurs d’objets insituables. Jacques Rozier, son réalisateur, est lui-même une sorte de mystère. Depuis ses débuts, en pleine Nouvelle Vague, il n’a tourné qu’une poignée de films, tous irréductiblement singuliers, que ce soit son opera prima Adieu Philippines, le délirant Les Naufragés de l’île de la tortue (avec Pierre Richard et Claude Rich !) ou encore le séminal Du côté d’Orouet, croisement improbable entre Pascal Thomas et Éric Rohmer. Mais de tous, Maine Océan s’impose comme le plus abouti, le plus drôle et, surtout, le plus imprévisible. Hors de contrôle(urs) Tout commence lorsque deux conducteurs de la SNCF (Luis Rego et Bernard Ménez, dans son plus grand rôle) tentent de faire comprendre à une jolie passagère brésilienne qu’elle n’a pas composté son billet. À la barrière linguistique s’ajoute l’intervention d’une avocate ta

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La Cinémathèque prend un nouvel envol

ECRANS | En juillet, à l’orée du Festival du court métrage en plein air, la Cinémathèque avait inauguré ses nouveaux locaux et présenté les grandes lignes de son action à venir. (...)

Christophe Chabert | Mardi 23 septembre 2014

La Cinémathèque prend un nouvel envol

En juillet, à l’orée du Festival du court métrage en plein air, la Cinémathèque avait inauguré ses nouveaux locaux et présenté les grandes lignes de son action à venir. Désormais dotée d’une petite salle où, à partir de janvier 2015, les films de ses collections seront en consultation libre (d’ici là, cela sera possible pour les étudiants et chercheurs sur rendez-vous), la Cinémathèque fait sa rentrée avec un très beau programme de films à découvrir salle Juliet Berto pour le semestre à venir. Les thématiques sont audacieuses : celle qui ouvre le bal, baptisée "Génération 58-68", propose de mettre en lumière des cinéastes qui, sans avoir participé au mouvement, sont apparus dans le cinéma français au moment de l’explosion de la Nouvelle Vague : Jean-Pierre Mocky, Robert Enrico, José Bénazeraf, Michel Drach, Jean-Daniel Pollet… Auteurs ou artisans, ils défient les étiquettes et s’imposent tous par la liberté de leur cinéma, sur la forme comme sur le fond. Puis la Cinémathèque participera à sa façon aux commémorations de la Grande Guerre avant de s’attaquer à une m

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À la merveille

SCENES | Echoa, première création de la compagnie Arcosm datant de 2001, a connu (et connaît toujours) un succès international impressionnant avec ses quelque 800 (...)

Aurélien Martinez | Lundi 14 octobre 2013

À la merveille

Echoa, première création de la compagnie Arcosm datant de 2001, a connu (et connaît toujours) un succès international impressionnant avec ses quelque 800 représentations (peu d’artistes français tournent autant, et ceux qui y arrivent sont généralement des stars de la danse déplaçant les foules sur le seul nom). Un spectacle qui se base sur deux questions : comment sonne la danse, et comment danse la musique ? Sur le plateau, ils sont quatre interprètes, dont Thomas Guerry et Camille Rocailleux eux-mêmes (*), qui s’aventurent l’un et l’autre dans une discipline qu’a priori ils ne maîtrisent pas. Mais avec un souci de la perfection et une intelligence dans la conception de l’ensemble qui brouillent habilement les frontières pourtant superbement dessinées dans la très courte scène d’ouverture – un duo de danse aérien au son de deux xylophones. Pendant une heure, en sept tableaux imaginés au sein d’une gigantesque structure métallique, les corps s’expriment avec grâce... et beaucoup humour ! « Tendre un arc entre corps et son pour d

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« Nous ne sommes pas des artistes du mot »

SCENES | Depuis douze ans, le chorégraphe Thomas Guerry et le percussionniste Camille Rocailleux, fondateurs de la compagnie lyonnaise Arcosm, imaginent et défendent aux quatre coins du monde des spectacles inclassables, entre fantaisie et prouesse. À l'occasion de la reprise à la Rampe cette semaine de leur première pièce (Echoa, un véritable chef-d’œuvre), rencontre avec ces deux grands enfants à la complicité féconde. Propos recueillis par Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Jeudi 10 octobre 2013

« Nous ne sommes pas des artistes du mot »

Vous vous êtes rencontrés au Conservatoire national supérieur musique et danse de Lyon il y a une quinzaine d’années. Qu’est-ce qui vous a attirés l’un vers l’autre ?Thomas Guerry : C’est le langage qui nous a rapprochés. Camille utilisait son corps comme instrument, et ma danse était très musicale : on se comprenait sans se parler. Frustrés du manque d’échange qu’il y avait entre la musique et la danse au conservatoire, on a partagé un atelier le temps d’un été, sans autre volonté que d’échanger. À l’issue de cette session, nous avons présenté quelques rendus dans un festival et c’est André Curmi, directeur de la scène nationale d’Angoulême, qui nous a mis au défi de monter un spectacle à partir de cette matière. L’été suivant, nous avons créé Echoa.Camille Rocailleux : Il n’y avait aucun plan de carrière au départ. Nous étions portés par un sursaut d’énergie lié au terme de notre cursus, et voulions juste voir comment nos univers pouvaient s’imbriquer. Comment expliquez-vous la longévité de votre rela

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En avant la musique

SCENES | On appelle ça un succès. Et dans le monde de la danse, où les créations ne tournent pas tant que ça (encore moins que les spectacles de théâtre), les plus de (...)

Aurélien Martinez | Mardi 3 septembre 2013

En avant la musique

On appelle ça un succès. Et dans le monde de la danse, où les créations ne tournent pas tant que ça (encore moins que les spectacles de théâtre), les plus de 800 représentations en France et dans une vingtaine de pays font de cet Echoa une pièce totalement unique. Créée en 2001 par Thomas Guerry,  danseur et chorégraphe et Camille Rocailleux, percussionniste, pianiste et compositeur, elle est l’acte fondateur de la compagnie lyonnaise Arcosm – dont on a souvent dit du bien dans ces colonnes. Et a ainsi installé l’univers du duo : celui du croisement entre la danse et la musique avec des spectacles d’une grande inventivité visuelle. Pour Echoa, à ce jour leur plus grande réussite, on croise sur scène deux danseurs qui dialoguent avec deux musiciens dans une scénographie grandiose. Un concert dansé intense qui parle autant au jeune public qu’aux adultes. Immanquable. Echoa, samedi 19 octobre à la Rampe (Échirolles)

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Up & down

SCENES | Il y a des spectacles honnêtes qui pâtissent néanmoins du bagage de leurs concepteurs. On s’explique : la compagnie lyonnaise Arscom, imaginée par le (...)

François Cau | Vendredi 18 mars 2011

Up & down

Il y a des spectacles honnêtes qui pâtissent néanmoins du bagage de leurs concepteurs. On s’explique : la compagnie lyonnaise Arscom, imaginée par le chorégraphe Thomas Guerry et le compositeur Camille Rocailleux, est à l’origine de deux des créations les plus fortes qu’il nous ait été donné de voir ces dernières années. Des pièces imbriquant judicieusement plusieurs aspects du spectacle vivant en un seul geste, généreux, poétique et novateur. Il y eut d’abord Echoa, créé en 2001 aux débuts de la compagnie, et présenté au Grand Angle de Voiron : un petit bijou magnifiquement construit pour deux danseurs et deux musiciens, adressé au jeune public, mais qui néanmoins conquit les spectateurs bien au-delà de l’âge de raison (la pièce tourne toujours, et dans le monde entier). On découvrit ensuite, la saison passée à La Rampe, La Mécanique des Anges : un ovni imagé et aérien d’une grâce certaine, faisant se rencontrer sur le plateau une chanteuse lyrique, deux danseurs, un comédien… Tous ces éloges sincères pour évoquer Traverse, nouvelle livraison des duettist

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La vie rêvée des anges

SCENES | Ils nous avaient littéralement enchantés avec La Mécanique des anges, leur dernière création proposée l’an passé par la Rampe (article sur notre site web). Revoilà (...)

François Cau | Mardi 11 janvier 2011

La vie rêvée des anges

Ils nous avaient littéralement enchantés avec La Mécanique des anges, leur dernière création proposée l’an passé par la Rampe (article sur notre site web). Revoilà Thomas Guerry et Camille Rocailleux (cie Arcosm) de retour à Échirolles fin mars avec Traverse. Le chorégraphe et le musicien continuent leur fructueuse collaboration en s’adressant cette fois-ci au jeune public via l’histoire d’un homme au quotidien pesant qui s’accorde de plus en plus de moments de fantaisie. Quitte à ce que ces derniers deviennent son véritable mode de vie… Pleins d’enthousiasme, nous irons découvrir le rendu avant son passage par chez nous, et on vous en reparlera plus longuement en temps voulu.

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Mains basses sur la ville

ECRANS | Cette semaine, la Cinémathèque inaugure son cycle de projections regroupées sous le thème des Traversées Urbaines. Zoom sur le projet et nos films de prédilection. FC

François Cau | Lundi 27 septembre 2010

Mains basses sur la ville

Les observateurs les plus attentifs reconnaîtront là une initiative caractéristique de l’orientation qu’est en train de prendre la Cinémathèque grenobloise sous l’impulsion de son directeur Guillaume Poulet et du président de l’association Nicolas Tixier. Ce dernier rebondit jusqu’à s’envoler sur son passif dans l’architecture en imaginant une série de rencontres autour de l’urbanisme au cinéma. Chaque projection étant assortie de discussions avec des intervenants cinéphiles ou plus spécialisés sur les questions d’archi, le tout en partenariat avec moult structures affiliées. Soit une façon d’exploiter pertinemment le fonds de la Cinémathèque (pour les plus obsédés par le pragmatisme), d’explorer un thème à travers ses traitements cinématographiques (pour les autres). Le cycle démarre donc ce lundi 4 octobre à 19h30 avec le classique L’Aurore de Murnau, film muet accompagné pour l’occasion au piano par Jean-Michel Gonzales. Pour causer de l’impact des métropoles sur les psychés du jeune 20e siècle, la parole sera donnée au philosophe Philippe Simay. The Town(s) Le lundi 18 octobre, la soirée tournera autour de notre film chouchou de la sélectio

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Fantômes du paradis

SCENES | Pour sa troisième création, la compagnie lyonnaise Arcosm chamboule tout l’air de rien, en livrant un spectacle ovniesque demandant un abandon total du spectateur. Saisissant et bluffant. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Lundi 16 novembre 2009

Fantômes du paradis

Que nous reste-t-il du spectacle La Mécanique des anges, une semaine après les premières représentations à Villefontaine ? Pas de trame précise, mais des images ; beaucoup d’images, fortes et prégnantes. Car Thomas Guerry, danseur et chorégraphe, et Camille Rocailleux, musicien et compositeur, ont créé à quatre mains un univers visuel grandiose où se mêlent danse et musique dans une symbiose totale (si cette association n’est pas nouvelle, la réussite est souvent aléatoire selon les artistes). Pourtant, ce n’était pas gagné, les deux metteurs en scène ayant choisi une voie périlleuse : aller chercher sept interprètes très différents les uns des autres, et les réunir sur un plateau. À savoir des musiciens, qui n’ont connu auparavant que la scène de concert, une chanteuse lyrique, deux danseurs, un comédien… Miracle, le résultat fonctionne à merveille, même s’il faut admettre que certains semblent plus hésitants et moins à l’aise que d’autres (mettons ça sur le compte de la jeunesse de la pièce). Tous sur scène, ils évoquent des sortes d’anges paumés dans une comédie musicale suggestive à la Rocky Horror Picture Show, en plus onirique et fanta

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