Dans le rétroviseur

Aurélien Martinez | Vendredi 20 décembre 2013

Photo : Christian Berthelot


L'exercice de la pièce best of est souvent risqué. Mais quand l'entreprise est réalisée avec humilité, dans le simple but de proposer à tous les spectateurs un panorama subjectif d'un artiste, le résultat peut s'avérer savoureux. Si les dernières pièces du chorégraphe français star Philippe Decouflé nous ont laissés sur notre faim (on pense notamment à Octopus), il reste néanmoins un artiste à l'univers passionnant et surtout au langage chorégraphique généreux et accessible – d'où le succès constant qu'il rencontre, des plateaux de théâtre à sa collaboration avec le Cirque du Soleil, en passant par le Crazy Horse ou les Jeux Olympiques d'Albertville.

Du mardi 7 au samedi 11 janvier, il présentera à la MC2 son spectacle Panorama, regroupement d'extraits piochés dans toute son œuvre, depuis ses premières pièces au milieu des années 80. On retrouvera donc des scènes de Vague Café, Jump, Shazam! ou encore Codex. Si nous n'avons pas pu découvrir le résultat avant sa venue à Grenoble, une chose est certaine : pour les néophytes comme les passionnés, un bout d'Histoire de la danse contemporaine sera à découvrir en 1h30. AM


Panorama

Chor. et ms Philippe Decouflé. Après trente ans de créations qui donnent le ton d’un rapport jouissif à la scène, peuplée de figures facétieuses et colorées, tour à tour volant dans les airs ou se diffractant en de multiples images oniriques, Philippe Decouflé opte pour la création d’une mosaïque en vingt-deux tableaux satisfaisant ses aficionados et permettant à ceux qui auraient échappé à son imaginaire tentaculaire d’en saisir les motifs emblématiques
MC2 4 rue Paul Claudel Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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2014 : autant en emporte le Vent…

ECRANS | Après une année 2013 orgiaque, 2014 s’annonce à son tour riche en grands auteurs, du maître Miyazaki à une nouvelle aventure excitante de Wes Anderson en passant par les vampires hipsters croqués par Jarmusch et les flics tarés de Quentin Dupieux… Christophe Chabert

Christophe Chabert | Jeudi 2 janvier 2014

2014 : autant en emporte le Vent…

Le Vent se lève, il faut tenter de vivre… disait le titre intégral du dernier film d’Hayao Miyazaki qui, après 25 ans au service de l’animation japonaise, a décidé de tirer sa révérence avec cette œuvre effectivement testamentaire. Réduit au seul Vent se lève pour sa sortie le 22 janvier, cette fresque narre les années d’apprentissage d’un ingénieur féru d’aviation, passion qui l’aveuglera sur la réalité de la guerre dans laquelle le Japon s’engage, mais aussi sur l’amour que lui porte une jeune fille qu’il a sauvée lors d’un spectaculaire tremblement de terre. En assumant la part la plus adulte de son cinéma et en se livrant en transparence à un troublant autoportrait en créateur obsessionnel, coupé du monde et de la vie, Miyazaki signe un chef-d’œuvre alliant splendeur plastique, force émotionnelle et intelligence du regard. Les Belles et les Bêtes Il sera le premier en cette rentrée à illuminer les écrans, mais 2014 ne sera pas en rade de grands auteurs, au contraire. On ronge bien sûr notre frein en attendant de découvrir la deuxième partie du Nymphomaniac de Lars von Trier (29 janvier), dont le

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Une boîte vide

SCENES | Dans Octopus, Decouflé ouvre sa boîte à fantasmes avec, à l’intérieur, huit danseurs aux corps superbes et souvent dénudés, des projections vidéo et deux très bons (...)

François Cau | Jeudi 8 décembre 2011

Une boîte vide

Dans Octopus, Decouflé ouvre sa boîte à fantasmes avec, à l’intérieur, huit danseurs aux corps superbes et souvent dénudés, des projections vidéo et deux très bons musiciens dans la fosse (Labyala Nosfell et Pierre le Bourgeois qui passent allégrement d’une pop éthérée au rock le plus rugueux – un véritable concert qui vaut à lui seul le détour)… On a cru au début que le chorégraphe allait jouer sur la corde de la sensualité : enlacement des corps, caresses des pieds ou des mains, isolement par des lumières rasantes de zones érogènes (jambes, torses…). Ou, à partir d’une très belle et très drôle séquence où une danseuse lit, slame, hurle un poème de l’immense Ghérasim Luca, qu’à l’instar de l’œuvre du poète, la pièce se développerait par contaminations, proliférations, rhizomes de sensations et de mouvements… Mais en définitive, s’appuyant sur une gestuelle mécanique et démonstrative, Decouflé hache ses saynètes et passe du coq à l’âne, répète indéfiniment son savoir-faire malin : une imagerie baroque et creuse qui tourne en rond. Jean-Emmanuel Denave

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Wiseman / Decouflé : «Désirs» partagés

ECRANS | Danse & Cinéma / Dans son dernier documentaire, Frederick Wiseman s’immerge dans le Crazy Horse parisien au moment où Philippe Decouflé en prépare la nouvelle revue, Désirs. Un regard étonné sur cette institution vieillissante doublé d’un beau portrait du chorégraphe. Christophe Chabert

François Cau | Mercredi 2 novembre 2011

Wiseman / Decouflé : «Désirs» partagés

Avant même de voir Crazy Horse, le documentaire que Frederick Wiseman consacre au cabaret parisien, le spectateur doit se confronter à ses propres clichés sur cette institution : une revue avec des danseuses nues, bourrée de poncifs sur la femme et sur la France, à l’érotisme chic et à la ringardise calibrée pour hommes d’affaire et touristes. Or, le film est l’histoire de son relooking ; Wiseman arrive au moment où Philippe Decouflé met au point une nouvelle revue, Désirs, la première depuis le décès du fondateur Alain Bernardin. En dix jours, tout le monde donne son accord et le tournage commence ; il durera trois mois, le cinéaste repartant avec 150 heures de rushs, qu’il mettra douze mois à regarder, trier, monter, pour aboutir à un film de 2 heures 15. Avec malice, Wiseman glisse la raison peut-être pas si futile de son intérêt : «J’avais remarqué que les femmes étaient très belles. C’est un bon sujet pour quelqu’un de mon âge [81 ans, NdlR].» L’art et le commerce C’est d’ailleurs par cela que le film débute : le corps des femmes, sublimés par les jeux de lumière inventés par Decouflé. Wiseman commence par les numéros terminés qu’il propose au spectateur d

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Explosion visuelle

SCENES | C’est un fait : le chorégraphe Philippe Découflé est une référence hexagonale, connue et reconnue au-delà du simple cercle des amateurs de danse contemporaine. (...)

François Cau | Lundi 12 septembre 2011

Explosion visuelle

C’est un fait : le chorégraphe Philippe Découflé est une référence hexagonale, connue et reconnue au-delà du simple cercle des amateurs de danse contemporaine. Car ses spectacles, audacieux et généreux, restent longtemps gravés dans la mémoire des spectateurs, très souvent conquis. Sa venue à la MC2 mi-décembre avec Octopus, sa dernière livraison en date, s’apparente ainsi à un cadeau de Noël avant l’heure. Soit une série de huit tableaux imagés et joyeux fonctionnant pleinement, portée par des interprètes remarquables, et par le musicien Nosfell, qui emmène le résultat dans des contrées plus atypiques, évitant alors la redite que ce genre de proposition visuelle sous-entend.

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Légende vivante

MUSIQUES | Le même jour que Gentlemen & Assassins et The Bewitched Hands, il va falloir faire un choix. Des cœurs vont se briser, des groupes d’amis se déchirer, des (...)

François Cau | Mardi 11 janvier 2011

Légende vivante

Le même jour que Gentlemen & Assassins et The Bewitched Hands, il va falloir faire un choix. Des cœurs vont se briser, des groupes d’amis se déchirer, des couples se séparer, des femmes enceintes accoucher prématurément. Puisqu’outre les deux formations précitées, l’agglo accueillera en son sein duveteux Joe Lally, le mythique bassiste de la non moins mythique formation punk Fugazi. Si la Bobine voulait se mettre dans la poche la totalité des aspirants rockers de la ville et des alentours, dont ce nom revient sur les lèvres avec des trémolos quasi pornographiques, elle ne s’y serait pas prise autrement. Tous les musiciens de la scène rock locale vous le diront, musicalement, Fugazi est dieu et Joe Lally est son prophète. Si tu n’as pas grandi en écoutant Fugazi en boucle, mens et prétends le contraire sous peine de te voir banni par la profession et de ne plus jamais faire de sexe avec des groupies. Si tu ne connais pas les deux albums solos de Joe Lally, flagelle-toi et rattrape vite ton retard. Tu as deux mois.

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Tout le monde debout

MUSIQUES | La programmation du Ciel, c’est sympa de le rappeler, ce n’est pas que des chanteuses scandinaves diaphanes vous susurrant des jolies choses en (...)

François Cau | Mardi 11 janvier 2011

Tout le monde debout

La programmation du Ciel, c’est sympa de le rappeler, ce n’est pas que des chanteuses scandinaves diaphanes vous susurrant des jolies choses en tripotant des guitares sèches. C’est aussi (avant tout ?) la découverte d’interprètes habités par leur art, de frontmen et autres musiciens audacieux qui tentent de bousculer le public trop poli du lieu. Dans le genre, les concerts de Nervous Cabaret restent inscrits dans l’inconscient de la salle, au point que si les murs pouvaient en parler, ils pousseraient un hurlement discontinu de 4 heures, au moins. Bonne nouvelle pour les inconditionnels de la formation ou les malchanceux désireux de goûter un peu de la légende : le side-project de l’habité chanteur / guitariste Elyas Khan, Gentlemen & Assassins, sera de passage au Ciel le 17 mars. Il est entouré pour l’occasion de Brian Viglione, le batteur des Dresden Dolls, et de Sxip Shirey, véritable tueur à l’harmonica. L’unique vidéo disponible sur le net, filmée pendant un concert en appartement à Berlin particulièrement épique, donne une idée plus qu’engageante de ce que devrait être le show : soit une performance à même de faire lever, enfin, cette salle assise.

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Salé / sucré

MUSIQUES | Le 4 février, il ne faudra pas louper à la Source de Fontaine le concert très attendu d’Elliott Murphy, songwriter rock’n’blues à la générosité scénique rare et (...)

François Cau | Mardi 11 janvier 2011

Salé / sucré

Le 4 février, il ne faudra pas louper à la Source de Fontaine le concert très attendu d’Elliott Murphy, songwriter rock’n’blues à la générosité scénique rare et jamais démentie depuis ses débuts au début des années 70. Un mois plus tard, la Source accueillera sur son beau plateau les franco-anglais de Diving With Andy, qui auront tout loisir de défendre leur très mignon deuxième album, Sugar Sugar, sorti en 2009, déjà, oui, déjà. Un concentré de pop lascive, distillée par la féline voix de sa chanteuse Juliette Paquereau, qui frôle avec beaucoup de panache des zones auditives érogènes sur le morceau-titre ou sur le mutin Colour Blind. Rendez-vous le jeudi 10 mars.

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Dans le moteur

MUSIQUES | A la Maison de la Musique toujours, il faudra s’attendre à un live mémorable le samedi 19 février avec la présence sur scène du one-man-band Paulo Furtado. (...)

François Cau | Mardi 11 janvier 2011

Dans le moteur

A la Maison de la Musique toujours, il faudra s’attendre à un live mémorable le samedi 19 février avec la présence sur scène du one-man-band Paulo Furtado. Officiant sous le pseudo évocateur de The Legendary Tiger Man, notre homme dispense un blues rock crasseux, aux intonations et lyrics ouvertement sexuées, avec une niaque vertigineuse à même de faire défaillir les oies blanches atterries dans la salle par erreur. Pour son dernier opus, Femina (2009), il monte d’un cran dans l’arrogance artistique : un artwork assuré par môssieur Mondino, des duos plantureux avec Peaches, Asia Argento, Maria de Medeiros… Effronterie ultime ? Arriver à pondre une reprise surprenante de These boots are made for walkin’. Incontestablement, le signe qu’on a affaire à un vrai de vrai, un tatoué.

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Bande de hippies

MUSIQUES | Birds and drums, le premier album des Rémois The Bewitched Hands (qui ont eu la gentillesse d’amputer leur patronyme de “on the top of our heads“), est (...)

François Cau | Mardi 11 janvier 2011

Bande de hippies

Birds and drums, le premier album des Rémois The Bewitched Hands (qui ont eu la gentillesse d’amputer leur patronyme de “on the top of our heads“), est le genre de surprise inattendue qui défie toute logique – celle de nos a priori musicaux, déjà. Rempli jusqu’à ras bord de chœurs onomatopesques (des “pa-pa-pa-pa-pa“, “ouh-ouh-ouh“ et autres “la-la-la-la-la“ en veux-tu, en voilà), de refrains pop au premier degré déstabilisant, de mélodies dont l’efficacité ose louvoyer avec les titres d’Arcade Fire que vous écoutez le plus dans vos baladeurs, vous, les jeunes, Birds and Drums est le compromis dont personne n’osait rêver entre l’énergie contrôlée du groupe de Montréal et l’hédonisme hippie des Polyphonic Spree. Une tornade pop qui vous étourdit de son évidence, et pousse tout le monde à se mettre en rond et à se prendre la main pour le refrain. Dans l’agglo, la grand-messe pop est prévue le jeudi 17 mars à la Maison de la Musique de Meylan.

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Carte des identités

MUSIQUES | Alertes que vous êtes de l’actualité culturelle de votre glorieuse cité, vous avez sûrement déjà entendu la nouvelle : le Grenoble Jazz Festival et les 38e (...)

François Cau | Lundi 10 janvier 2011

Carte des identités

Alertes que vous êtes de l’actualité culturelle de votre glorieuse cité, vous avez sûrement déjà entendu la nouvelle : le Grenoble Jazz Festival et les 38e Rugissants ont sonné le glas de leur manifestation phare respective, et ont uni leurs forces pour donner naissance à un nouvel événement joliment nommé Les Détours de Babel. Prenant en compte les évolutions de leur discipline de prédilection (le jazz et la musique contemporaine) comme leurs croisements de plus en plus récurrents, les deux équipes joignent donc leurs forces pour créer de toutes pièces une manifestation conséquente, dédiée aux projets transculturels, aux formes hybrides et pluridisciplinaires, privilégiant les créations ourdies spécialement pour l’événement, avec une inclination marquée pour l’in situ (dans l’espace urbain, les lieux patrimoniaux, les sites naturels et tout ce qui s’avèrera envisageable - «the sky is the limit», comme on dit). Avec chaque année une thématique en liens avec les bruits du monde (Musique et identité en 2011, Musique et politique en 2012, Musique et religion en 2013 – vastes programmes !). Le défi pour cette première édition sera surtout d’imposer directement une identité forte, et di

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Made in France

MUSIQUES | CHANSON FRANÇAISE/ Évitons tout de suite les malentendus : non non non non, toute la chanson française ne nous fait pas vomir. Vous pouvez en avoir la (...)

François Cau | Lundi 10 janvier 2011

Made in France

CHANSON FRANÇAISE/ Évitons tout de suite les malentendus : non non non non, toute la chanson française ne nous fait pas vomir. Vous pouvez en avoir la preuve en lisant chaque semaine le Petit Bulletin : des artistes aussi différents qu’Allain Leprest, Brigitte Fontaine, Claire Diterzi ou encore Camille ont eu la chance de recevoir nos louanges lors de leurs passages à Grenoble – et quelle chance ! Continuons dans cette lancée très cocorico en listant ici un avant-goût des joies so frenchy qui s’offriront à nous ce semestre. Et Dieu sait qu’elles seront nombreuses. D’abord, incontournable parmi les incontournables, le festival Paroles de chanteurs (fin janvier au Théâtre Sainte-Marie-d’en-bas), présentera, parmi la dizaine d’artistes programmés, la fantasque Daphné ou encore le passionnant Mathieu Boogaerts – ce dernier viendra défendre I love you, un album mi-français mi-anglais d’une gouaille savoureuse. Autres plaisirs, la Source de Fontaine nous ravira fin janvier d’un double plateau JP Nataf + Bertrand Belin. (photo) Le premier, ancien leader des maintenant sous-estimés Innocents, a excellemment géré son virage en solo, à la grâce de deux albums là aussi sous-estimés (par le gr

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Liberté mon cul

MUSIQUES | Il y a un gros malentendu sur Didier Super depuis la sortie de son premier album, Vaut mieux en rire que s’en foutre, en 2004. Petit caniche, On va (...)

François Cau | Lundi 10 janvier 2011

Liberté mon cul

Il y a un gros malentendu sur Didier Super depuis la sortie de son premier album, Vaut mieux en rire que s’en foutre, en 2004. Petit caniche, On va tous crever, Arrête de te la péter, Ben t’es con, Y’en a des biens… Cette cohorte de comptines trash, aux compos minimalistes exécutées (c’est le mot) au synthétiseur et aux textes bêtement corrosifs, a été illico adoptée pour argent comptant par des meutes de fans de second degré – nous les premiers. Mais sur scène, Didier Super ne capitalise absolument pas sur ce succès plus ou moins attendu, refuse même d’interpréter ses titres les plus emblématiques pour endiguer l’afflux d’un «public lycéen». Il cherche à mettre son nouveau public le plus mal à l’aise possible avec ses interventions et sketchs foutraques. Quand Universal, après avoir racheté le label V2 Music, le somme de sortir un nouvel album, il réenregistre les chansons de son premier album avec un orchestre symphonique et intitule le tout Vaut mieux en rire que s’en foutre 2 – version pour les vieux. Inconfortable au dernier degré en interview, il entretient son aura d’artiste à la subversion glissante, difficile à appréhender dans ses œuvres suivantes : un album de reprise (L

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Femmes, femmes, femmes

MUSIQUES | Le Ciel est fier de lui, et il a de quoi. Grâce à lui, Grenoble est la deuxième ville la plus importante après Paris (donc, LA ville la plus importante) pour (...)

François Cau | Lundi 10 janvier 2011

Femmes, femmes, femmes

Le Ciel est fier de lui, et il a de quoi. Grâce à lui, Grenoble est la deuxième ville la plus importante après Paris (donc, LA ville la plus importante) pour le festival Les Femmes s’en mêlent. Quatorze ans d’existence nationale, dix ans au Ciel, et des grands noms encore petits à leur passage : Feist, Cat Power, Nina Kinert… Ce festival dédié à faire connaître la création indépendante (et féminine) a donc fait ses preuves. Et le niveau élevé de l’an passé, avec une Jenny Wilson déchaînée que le public n’est pas prêt d’oublier, faisait craindre une petite déception pour cette année. Point s’en faut, l’on ne pourrait se réjouir plus : cinq soirées, treize groupes et la moitié à voir absolument. Nos chouchous, puisqu’il en faut, se produiront groupés. Mohna et Our Broken Garden nous promettent une soirée à la délicieuse mélancolie, accompagnées de pianos déprimants à souhait – nous anticipons là sur les propos des médisants prétendant qu’on ne voit au Ciel que des jeunes filles suicidaires à guitare. La soirée événement, qui est aussi la soirée de clôture, propose un double plateau d’une qualité ahurissante : avec Anika et sa voix d’outre-tombe sur des covers toutes plus originales l

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SCENES | La saison 2007 / 2008 en danse

| Mercredi 26 septembre 2007

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Ni orageDisons le d’emblée : le travail de Josef Nadj nous est cher. Le chorégraphe sait mêler subtilement danse, théâtre, arts plastiques, arts visuels, langage, textes. Et ses spectacles se sont imprimés au fil des années en nos mémoires, souvenirs artistiques puissants. Pêle-mêle on se souvient de Les Philosophes, Les Veilleurs qui proposent des univers absurdes, drôles, noir où la danse se fait acrobatique, où les gestes et paroles des hommes costumés nous intriguent. En 2006, il fut artiste associé du Festival d’Avignon. Il y crée Paysage après l’orage, dans lequel il danse seul, accompagné de musiciens, les magnifiques Akosh Szelevényi (saxophone) et Gildas Etevenard (percussions). Nadj parle de Paysage après l’orage comme «d’un autoportrait face au paysage». Il devient alors plasticien, peintre-danseur du paysage situé à quelques kilomètres de sa ville natale à la frontière de la Hongrie et de la Roumanie. Paysage après l’orage se jouera du 29 au 31 janvier à la salle de création de la MC2. Ni paradisAprès La Danse, une histoire à ma façon, un solo dansé par le chorégraphe Dominique

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