Danse : une saison, cinq spectacles

SCENES | On a épluché les programmations des différentes salles de l'agglo qui proposent de la danse. On a retenu cinq propositions, à base d'Akram Khan, de Kaori Ito, de Josette Baïz, d'Arcosm ou encore de Chicos Mambo.

Aurélien Martinez | Lundi 14 septembre 2015

Photo : J-C Bruet


Sublime

« Arcosm, une nouvelle compagnie en résidence pour trois saisons » : voilà, la plaquette de la Rampe d'Échirolles confirme la nouvelle. L'excellente nouvelle même, le danseur et chorégraphe Thomas Guerry et le musicien et compositeur Camille Rocailleux ayant mis en place en presque quinze ans un univers artistiquement fort matérialisé notamment dans Echoa, leur plus grand succès, ou dans des pièces aussi originales que, par exemple, La Mécanique des anges. Un univers où la danse côtoie la musique le plus simplement du monde, comme une évidence.

On pourra donc suivre de près la naissance de leurs deux prochaines créations présentées sous forme d'un dytique : Sublime cette saison, proposition tout public pour quatre interprètes sur le paraître, l'apparence et toutes les dérives qui en découlent, et Subliminal à l'automne 2016.

Du lundi 16 au mercredi 18 novembre à la Rampe (Échirolles)


Sublime

Par la Cie Arcosm, ms Thomas Guerry, Camille Rocailleux, musique Olivier Pfeiffer, à partir de 7 ans
La Rampe 15 avenue du 8 mai 1945 Échirolles
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Je danse parce que je me méfie des mots

Par Kaori Ito et Hiroshi Ito, ms Kaori Ito
Hexagone 24 rue des Aiguinards Meylan
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Tutu

Chor. Philippe Lafeuille, par les Chicos Mambo, à partir 14 ans
Théâtre municipal de Grenoble 4 rue Hector Berlioz Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


entrez votre adresse mail pour vous abonner à la newsletter

12 propositions pour une année de danse intense à Grenoble

Panorama de rentrée culturelle 2020/2021 | Avec des chorégraphes qu'on connaît (très) bien, des nouvelles têtes, des reprises... Il y aura de quoi faire cette saison dans l'agglomération grenobloise !

Aurélien Martinez | Lundi 19 octobre 2020

12 propositions pour une année de danse intense à Grenoble

Miracles Le très productif chorégraphe hip-hop (mais pas que) Bouba Landrille Tchouda, qu’au Petit Bulletin nous suivons avec plaisir depuis (presque) ses débuts (on en a écrit des lignes élogieuses sur ses spectacles !), dévoilera cet automne sa nouvelle création. Avec, comme souvent avec lui, une note d’intention pleine de beaux principes – extrait : « dans un dispositif scénique léger, trois interprètes exploreront, dans un va-et-vient entre l’intime et l’extérieur, la question de l’inter-dépendance, qui nous bouscule tout autant qu’elle nous enrichit ». D’accord ! AM Au Grand Angle (Voiron) mardi 10 novembre Au Théâtre municipal de Grenoble jeudi 12 et vendredi 13 novembre Loto3000

Continuer à lire

Omar Souleyman : from Syria with love

Concert | Chanteur de mariage originaire d’une région reculée du Nord-Est de la Syrie, Omar Souleyman est depuis maintenant douze ans une véritable star internationale, dont la musique hypnotique, ultra-rapide et incroyablement addictive a conquis les scènes du monde entier. Il sera en concert jeudi 14 février à la Belle électrique : l'occasion de revenir sur son riche et passionnant parcours.

Damien Grimbert | Mardi 5 février 2019

Omar Souleyman : from Syria with love

C’est un cas unique en son genre : un chanteur populaire issu d’une zone rurale méconnue de la Syrie dont la musique, brute de décoffrage et hautement singulière, n’a eu besoin d’aucun polissage, d’aucune transformation, pour conquérir les cœurs et les hanches du public occidental. Alors qu'en temps normal, pour qu’un chanteur du Moyen-Orient s’impose en Occident, il doit soit produire une musique savante, virtuose, raffinée et érudite, à même de séduire l’intelligentsia culturelle. Soit, comme c’est plus souvent le cas, la métisser avec toute une gamme d’influences occidentales un peu faciles pour la rendre plus accessible à un grand public qui n’a rien contre un peu d’exotisme… à condition que celui-ci soit suffisamment dilué pour devenir parfaitement inoffensif. Or, avec Omar Souleyman, rien n’y fait. Il peut bien collaborer avec Björk (sur l’EP The Crystalline Series - Omar Souleyman Versions), enregistrer son premier album studio (Wenu Wenu, en 2013) à Brooklyn avec un producteur électronique anglais réputé comme Four Tet ou partager la scène des plus grands festivals aux côtés de groupes

Continuer à lire

Danse : nos huit coups de cœur ou attentes pour cette saison

Panorama de rentrée culturelle 2018/2019 | Avec des grands noms de la danse contemporaine comme des plus confidentiels mais non moins passionnants.

La rédaction | Mardi 18 septembre 2018

Danse : nos huit coups de cœur ou attentes pour cette saison

Comme un trio « La littérature, pensais-je, pouvait peut-être encore faire danser les mots, ces mots qui attendent patiemment qu’on les pousse dans un corps brûlant les pieds sur demi-pointe. » Voilà ce qu’écrit le chorégraphe grenoblois Jean-Claude Gallotta en note d’intention de sa prochaine création qu’il dévoilera en avant-première fin septembre à la MC2. Une pièce pour trois interprètes basée sur le fameux Bonjour Tristesse de Françoise Sagan, roman culte plein de fougue. On en attend beaucoup. À la MC2 jeudi 27 septembre et du mardi 11 au samedi 15 décembre À l’Agora (Saint-Ismier) vendredi 28 septembre À l’Oriel (Varces) samedi 29 septembre SEИS La compagnie Arcosm, qui fut en résidence les trois dernières saisons à la Rampe, reviendra à Échirol

Continuer à lire

Arcosm : c’est leur dernière surprise partie

Événement | Vendredi 4 et samedi 5 mai, la Rampe d'Échirolles fêtera la fin de la résidence de la compagnie de danse contemporaine avec une "Surprises Party" qui promet.

Aurélien Martinez | Lundi 30 avril 2018

Arcosm : c’est leur dernière surprise partie

« L’idée est de clore la résidence avec un bouquet final, une espèce de fête où l’équipe de la Rampe nous donne les clés du théâtre et, surtout, carte blanche pour proposer quelque chose. » Voilà comment Thomas Guerry, chorégraphe et directeur de la compagnie Arcosm associée depuis trois ans à la scène échirolloise, présente son Surprises party organisé vendredi 4 et samedi 5 mai. Un gros événement découpé en deux temps, avec le vendredi une « grosse soirée cabaret » elle aussi scindée en deux : une première partie plus spectacle avec des extraits de trois pièces phares de la compagnie (Echoa, Bounce! et Subliminal) agrémentés de prestations musicales (les joyeusement théâtraux – mais c

Continuer à lire

Danse : dix spectacles pour une saison

Panorama de rentrée culturelle 2017/2018 | Que les amateurs de danse se rassurent : plusieurs salles à Grenoble et dans l'agglo proposent d'excellents spectacles de danse. En voici dix, sélectionnés par nos soins.

La rédaction | Mercredi 13 septembre 2017

Danse : dix spectacles pour une saison

Welcome Les spectacles interprétés par des enfants inspirent généralement au critique professionnel la plus profonde méfiance. Sauf quand c’est la chorégraphe Josette Baïz qui met en scène son groupe Grenade, composé de jeunes danseurs issus de quartiers d’Aix-en-Provence et Marseille. Dans ce cas, nos aigreurs s’envolent et l’on applaudit chaudement le résultat au vu du talent des interprètes, qui reprendront ici plusieurs pièces composées uniquement par des chorégraphes femmes comme Dominique Hervieu et Blanca Li Pochette Surprise. On sera dans la salle pour découvrir le résultat. À la Rampe (Échirolles) les 11 et 12 octobre My ladies rock L’un des tubes du chorégraphe grenoblois Jean-Claude Gallotta s’intitule

Continuer à lire

PB d'or 2016 : théâtre et danse

C'était 2016... | Une excellente surprise dansée et une salle qui mériterait d'être plus exposée.

Aurélien Martinez | Mardi 20 décembre 2016

PB d'or 2016 : théâtre et danse

Le PB d’or de la salle discrète mais nécessaire : l’Espace 600 Lové dans le quartier grenoblois de la Villeneuve, au rez-de-chaussée d’une barre d’immeuble, l’Espace 600 mène depuis des années un travail capital en direction du jeune public, avec une ligne artistique forte qui veut qu’un spectacle dit tout public soit aussi travaillé et réfléchi qu’un spectacle dit pour adulte. Comprendre, du coup, que cette scène est plus proche artistiquement de ses voisines type MC2 & co que d’une garderie où l’on demanderait simplement aux enfants de s’époumoner et de taper des mains face à des comédiens infantilisants simplement là pour obtenir un cachet. « Faisons confiance à la jeunesse pour recevoir les créations les plus audacieuses. Faisons confiance aux artistes qui choisissent de se frotter à ce public d’une extrême exigence » comme l’écrivait en octobre dans une tribune publiée par nos soins la directrice Lucie Duriez. C’est exactement ça.

Continuer à lire

"Subliminal" : Arcosm image par image

Danse | Mardi 8 et mercredi 9 novembre, la compagnie en résidence à la Rampe d’Échirolles dévoilera sa nouvelle pièce baptisée "Subliminal". Et au vu des quelques extraits que nous avons pu découvrir avant la première, on peut espérer un beau moment !

Aurélien Martinez | Mercredi 2 novembre 2016

Présentée comme un prolongement de leur création Sublime dévoilée l’an passé (un jeu sur notre rapport à l’image, assez festif malgré le propos), Subliminal s’attaque aux images et aux idées qui nous imprègnent plus ou moins consciemment – d’où le titre. Avec, pour la première fois chez Arcosm (le chorégraphe Thomas Guerry nous l’a confirmé), une confrontation forte avec le réel : un tableau d’ouverture où les cinq danseurs peuvent être vus comme des réfugiés, un autre où le musicien tient un discours politique nébuleux mais dont certains mots résonnent fortement avec l’actualité… Même si (et là aussi Thomas Guerry nous l’a assuré), on reste dans le style Arcosm, dans ce mélange poétique entre danse et musique qui ouvre de nombreux possibles aux spectateurs – comme ce duo entre deux danseuses ne semblant faire qu’une. Rendez-vous à Échirolles pour en savoir plus. Subliminal À la Rampe (Échirolles) mardi 8 et mercredi 9 novembre à 20h

Continuer à lire

Danse : les cinq spectacles à ne pas louper cette saison

Panorama 2016/2017 | Avec des nouveautés, des reprises, des stars et même un concours. Suivez-nous.

Aurélien Martinez | Lundi 24 octobre 2016

Danse : les cinq spectacles à ne pas louper cette saison

Pindorama La Brésilienne Lia Rodrigues, chorégraphe des émotions à fleur de peau et du dépassement des limites du corps, voit la danse comme un combat. Après des passages à la Rampe ou à l’Hexagone, elle sera cette saison à la MC2 avec un Pindorama (un mot qui, dans la langue tupi, désigne le Brésil d’avant la colonisation) que nous n’avons pas vu mais qui nous intrigue fortement. Attention, choc possible, surtout que le dispositif scénique (qu’on ne dévoilera pas) fera tout pour le renforcer. À la MC2 du mercredi 16 au vendredi 18 novembre ______ [re]connaissance Un concours de danse ? Oui ! Sur deux soirs, douze compagnies de toute la France (voire de l’étranger pour certaines) présentent une pièce courte pour trois à cinq danseurs. Un temps fort appréciable vu la diversité remarquable que l’on découvre chaque année dans la salle qui accueille le concours. Et un temps fort ludique, les spectateurs étant amenés à voter pour décerner l’un des trois prix qui, justement, offriront une im

Continuer à lire

Détours de Babel : nos quatre coups de cœur

MUSIQUES | Zoom sur quatre propositions piochées dans la programmation de la sixième édition des Détours de Babel, « festival des musiques du monde contemporain ».

Aurélien Martinez | Mardi 22 mars 2016

Détours de Babel : nos quatre coups de cœur

29.03 > Hexagone (Meylan) Strange Strings Le joueur de kora Ballaké Sissoko, que l’on avait mis en "une" du journal l’an passé lors de la précédente édition du festival, va confronter son univers avec celui de trois autres grands solistes dont le violoncelliste Vincent Segal avec qui il collabore souvent – leur album Chamber Music est une pure merveille. Les deux autres invités ? Le contrebassiste Renaud García-Fons et le joueur de kemençe (vielle traditionnelle turque) Derya Türkan. Certes, le concert est complet, mais une liste d’attente a été ouverte. 31.03 > MC2 Yātrā C’est, après Israel Galván, l’autre grand nom espagnol du flamenco qui a fougueusement investi les scènes européennes avec son art ancestral revisité. Dans ce spectacle (que nous n’avons pas vu), Andrés Marín ira ainsi du flamenco à l’Inde du Nord en passant par le hip-hop de Kader Attou. Un grand écart oui, mais souvent parfaitement maîtrisé dans son

Continuer à lire

Josette Baïz s'offre de vrais Roméo et Juliette

SCENES | La chorégraphe à la tête du Groupe Grenade propose une version dansée de la pièce de Shakespeare dans laquelle les rôles sont tenus par des interprètes de l'âge des personnages de Shakespeare – des ados. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 1 mars 2016

Josette Baïz s'offre de vrais Roméo et Juliette

Dans la pièce culte de Shakespeare, Roméo et Juliette sont des gamins : Juliette n’a même pas quatorze ans comme précisé dans l’une des premières scènes, et si l’âge de Roméo n’est pas mentionné, on l’imagine lui aussi très jeune. Par facilité ou simple envie de s’affranchir des indications de l’auteur, de nombreux metteurs en scène et cinéastes ont utilisé des comédiens plus vieux pour camper les deux amoureux tragiques – Leonardo DiCaprio avait déjà dépassé les vingt ans dans le clinquant Roméo + Juliette de Baz Luhrmann. Pour le passage de l’histoire par la case danse, la chorégraphe Josette Baïz a décidé de s'offrir deux amants du bon âge : facile pour elle vu qu’elle est à la tête du Groupe Grenade, composé de jeunes danseurs issus de quartiers d'Aix-en-Provence et de Marseille. Mais des enfants et adolescents au niveau technique digne de professionnels, comme on a pu s’en rendre compte dans toutes les pièces de la compagnie, Roméo et Juliette incluse. Au vu des extraits qui nous ont été fournis, cette nouvelle proposition semble renfermer toute la force du drame shakespearien, même si la chorégraphe s’est éloignée d’une transcription

Continuer à lire

« Pour se moquer de la danse, il faut la maîtriser »

SCENES | Dans "Tutu", six excellents danseurs jouent avec les codes de la danse (la classique, la contemporaine, l’acrobatique…) en une vingtaine de tableaux. Un spectacle savoureux, drôle et surtout solidement construit. Rencontre avec son concepteur avant son passage par le Théâtre municipal de Grenoble. Propos recueillis par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 2 février 2016

« Pour se moquer de la danse, il faut la maîtriser »

Comment est né le spectacle Tutu ? Philippe Lafeuille : Avec ma compagnie Les Chicos Mambo, on revisite les grandes phases chorégraphiques depuis pas mal d’années. J’ai repris cette idée pour ce nouveau spectacle baptisé Tutu, parce que l’icône tutu est ce qui représente le mieux la danse pour le grand public. Vous jouez justement avec les codes de la danse pour en rire… Oui, je croque les tics de certaines danses en utilisant la parodie, même s’il n’y a pas que des choses parodiques dans le spectacle – il y a même quelques moments plutôt poétiques. Plusieurs niveaux de lecture sont présents dans Tutu. Vous faites ainsi de nombreuses références à l’histoire de la danse, sans que ces références ne soient rédhibitoires si on ne les connaît pas. Comme cette séquence autour de Pina Bausch … Des gens l’autre jour ont pensé que je faisais référence aux princesses Disney ! Chacun y voit donc ce qu’il a en

Continuer à lire

Notre sélection de Noël : le cadeau à offrir à…

ACTUS | À Noël, tout le monde pense à mettre sous le sapin le dernier gadget technologique à la mode ou la bonne et rassembleuse bouteille de vin. Et si on misait sur un spectacle ou un concert, comme ça, pour changer un peu ? Le PB s’est donc lancé dans une sélection thématique : si vous suivez bien nos recommandations, on parie sur un taux de satisfaction de 100%. Oui, on est optimistes. La rédaction

Aurélien Martinez | Mardi 8 décembre 2015

Notre sélection de Noël : le cadeau à offrir à…

Ceux qui ne voient pas d’inconvénient à rire souvent Celui qui campe une Catherine hilarante dans la pastille quotidienne du Petit Journal Catherine et Liliane est également l’auteur et l’interprète d’un one-man-show épatant et très théâtral à placer tout en haut dans la vaste catégorie humour. Sur scène, Alex Lutz est une ado en crise, Karl Lagerfeld ou un directeur de casting odieux : des personnages plus vrais que nature pour un comédien remarquable. Alex Lutz, samedi 9 avril au Grand Angle (Voiron). De 31 à 37€. Ceux qui aiment autant la danse que le rire Tutu, c’est un petit ovni savoureux. Six danseurs jouent sur les codes de la danse (la classique, la contemporaine, l’acrobatique…) en une vingtaine de tableaux pour un spectacle solidement construit et, surtout, très drôle. Car jamais les interprètes au physique d’Apollon (d’où un rendu très queer) ne se prennent au sérieux, au contraire – en même temps comment rester sérieux dans un costume de cygne ? Même si, paradoxalement, leur maîtrise technique est éclatante.

Continuer à lire

Sublime Arcosm

SCENES | On en avait déjà causé en septembre dans notre Panorama de rentrée culturelle : c’est la compagnie lyonnaise Arcosm de Thomas Guerry (à gauche) et (...)

Aurélien Martinez | Mardi 10 novembre 2015

Sublime Arcosm

On en avait déjà causé en septembre dans notre Panorama de rentrée culturelle : c’est la compagnie lyonnaise Arcosm de Thomas Guerry (à gauche) et Camille Rocailleux (à droite donc !) qui sera en résidence à la Rampe d’Échirolles pendant trois saisons. Une bonne nouvelle tant les deux artistes (l’un chorégraphe, l’autre musicien) ont développé un langage commun original, matérialisé notamment dans Echoa, leur plus grand succès. Une résidence qui commence officiellement cette semaine avec la présentation de leur nouvelle pièce jeune public Sublime. Une pièce imaginée au sein d’un ensemble plus grand comme nous l’explique le chorégraphe Thomas Guerry : « On a d’emblée pensé ça en deux temps. Sublime est donc le premier volet de ce diptyque. Quant au second volet, il s’appellera Subliminal. Deux pièces qui vont tourner autour de notre rapport à l’image : pour Sublime, cette manière que l’on a de sans cesse sublimer notre image, de la manipuler pour ressembler à une icône ou à

Continuer à lire

"Bounce !", la bloc party d'Arcosm

SCENES | Deux hommes, deux femmes, un parallélépipède et des tas de possibilités : avec "Bounce !", Thomas Guerry et Camille Rocailleux de la compagnie Arcosm affinent avec brio leur idéal de mise en geste du rythme. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 21 avril 2015

Dans 2001 : l'odyssée de l'espace, un enregistrement dans lequel le Dr. Floyd fait état de la découverte, sur la Lune, d'un monolithe de fabrication extraterrestre, se conclut par ces mots : « Son origine et sa fonction demeurent totalement mystérieuses. » On pourrait en dire autant de l'hexaèdre en bois qui se dresse au milieu du plateau de Bounce !, la nouvelle création de Thomas Guerry et Camille Rocailleux. En tout cas pendant ses cinq premières minutes. Passé ce délai et une collision inopinée avec un interprète, il deviendra tour à tour, par le truchement de subtils jeux de lumière et de la propension de ses concepteurs à faire du moindre élément de décor un support de jeu, une bombe à retardement, un bord de précipice, un cajón géant ou encore, justement, une allusion au film de Kubrick. Pour la beauté du geste Au fil des minutes, il apparaît surtout comme un condensé de la structure métallique d'Echoa, (l'indépassable ?) première création de la compagnie Arcosm, magnifiant comme elle par l'

Continuer à lire

Kaori Ito : sublimissito

SCENES | Kaori Ito est une danseuse littéralement exceptionnelle, à la technique remarquable. Elle a ainsi étudié le ballet classique au Japon dès ses cinq ans avant de (...)

Aurélien Martinez | Mardi 10 mars 2015

Kaori Ito : sublimissito

Kaori Ito est une danseuse littéralement exceptionnelle, à la technique remarquable. Elle a ainsi étudié le ballet classique au Japon dès ses cinq ans avant de partir à l’âge adulte vers les États-Unis pour poursuivre sa formation. On la verra ensuite dans de nombreuses créations de chorégraphes européens renommés : Philippe Decouflé, Angelin Preljocaj, James Thierrée, Alain Platel… Chaque fois, quoi que l’on pense de la pièce, elle illumine le plateau – la MC2 l’avait même mise en première page de sa plaquette de la saison 2010-2011 avec une photo extraite du Out of context de Platel. C’est dire qu’en décidant de faire un portrait chorégraphique de Kaori Ito, le metteur en scène et chorégraphe Aurélien Bory avait toutes les cartes en main pour créer un très beau spectacle. C’est justement ce qu’il a fait : son Plexus (littéralement « réseau de filets nerveux ou de vaisseaux ») est un

Continuer à lire

Une heure avec Kaori Ito

SCENES | C’est beau. C’est même très beau. Splendide quoi. Plexus, le spectacle que le touche-à-tout de génie Aurélien Bory (il se catalogue dans le théâtre visuel, même si (...)

Aurélien Martinez | Mardi 6 janvier 2015

Une heure avec Kaori Ito

C’est beau. C’est même très beau. Splendide quoi. Plexus, le spectacle que le touche-à-tout de génie Aurélien Bory (il se catalogue dans le théâtre visuel, même si le mot chorégraphe, sans doute trop réducteur à ses yeux, lui va comme un gant) a conçu pour la danseuse japonaise Kaori Ito, est une fabuleuse réussite plastique. « Faire le portrait de Kaori Ito est d'abord pour moi un portrait de son corps. Ce n'est pas l'étude anatomique qui m'intéresse ici, mais la mémoire d'un corps travaillé, les traces de la danse à l'intérieur de ce corps vivant. » Dans une scénographie hypnotique jouant sur la disparition, la danseuse devient une marionnette grandeur nature tirée par de nombreux fils. En moins d’une heure, elle passera ainsi de poupée mécanique à artiste libérée de tous les carcans. Plexus, vendredi 13 et samedi 14 mars à l’Hexagone (Meylan)

Continuer à lire

C’est dans la boîte

SCENES | Au Petit Bulletin, on aime beaucoup la compagnie lyonnaise Arcosm, adepte d’une danse mixée à de nombreux genres – dont la musique. Aux commandes, le (...)

Aurélien Martinez | Mardi 6 janvier 2015

C’est dans la boîte

Au Petit Bulletin, on aime beaucoup la compagnie lyonnaise Arcosm, adepte d’une danse mixée à de nombreux genres – dont la musique. Aux commandes, le danseur et chorégraphe Thomas Guerry et le percussionniste, pianiste et compositeur Camille Rocailleux. Un binôme inventif qui se met d’ailleurs parfois en scène, comme dans Echoa, leur sublime pièce fondatrice, et qui présentera à la Rampe et au Diapason Bounce, sa dernière création conçue pour le jeune public mais visible par tous les publics. « Cette fois, nous voulons travailler sur l’accident, sur l’imprévu, sur ce qui jaillit sans avoir été pressenti, sur la tentative qui n’aboutit pas mais se transforme pour nous ouvrir une autre voie, nous emmener ailleurs. Réhabilitons l’échec, "booster" officiel de l’imaginaire ! » Un spectacle savoureux construit autour d’un drôle de bloc qui ser

Continuer à lire

Pétard mouillé

SCENES | Si l’on veut voir le verre à moitié plein, on la jouera à la suisse en expliquant avoir été déçus en bien. Car le Britannique Akram Khan et l’Espagnol Israel (...)

Aurélien Martinez | Mardi 3 juin 2014

Pétard mouillé

Si l’on veut voir le verre à moitié plein, on la jouera à la suisse en expliquant avoir été déçus en bien. Car le Britannique Akram Khan et l’Espagnol Israel Galván sont deux danseurs-chorégraphes absolument fabuleux à la technique sidérante – côté kathak (une danse ancestrale indienne) pour le premier, côté flamenco pour le second. Il n’y a qu’à les regarder habiter la scène pour se rendre à l’évidence : nous avons deux géants devant nous. Sauf que Torobaka se voulait plus que ça. On devait assister à la rencontre de deux univers forts, comme on l’expliquait ici. Et là, le verre est à moitié vide. Si tout commence assez bien, avec un jeu entre eux et les quatre musiciens sur les sons que font leurs danses et un travail d’entremêlement sonore efficace entre les deux esthétiques, la sauce ne prend jamais, le spectacle se transformant rapidement en succession de tableaux sans véritable enjeu dramatique. D’où une heure de représ

Continuer à lire

Choc au sommet

SCENES | Le dernier spectacle de la saison de la MC2 est aussi l’un des plus attendus. Soit la rencontre sur scène entre deux monstres sacrés de la danse contemporaine : le Britannique Akram Khan (qui clôture sa résidence grenobloise) et l’Espagnol Israel Galván. Zoom sur une aventure dont on ne sait finalement pas grand-chose ! Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 27 mai 2014

Choc au sommet

Un vent de mystère plane autour du spectacle Torobaka, en création en ce moment à la MC2, avant une première mondiale prévue le lundi 2 juin. Pas de possibilités d’assister à des répétions ou à un filage, pas d’interviews accordées à deux semaines des représentations... Du coup, on est obligés de lire de fond en comble le dossier de presse – ce qui, au passage, ne nous arrive pas si souvent ! « La tradition est comme de l'oxygène le jour, et la nuit du dioxyde de carbone. La tradition d’Israel serait le flamenco, le kathak serait mon oxygène. Cela fait de nombreuses années que j’ai soif d’un espace où ces traditions respectives puissent coexister l’une avec l’autre pour créer une nouvelle dynamique de danse. Mais la raison pour laquelle j’attendais était simplement que je n'étais pas inspiré par l’idée de faire ce que d'autres artistes avant nous ont tenté, et qui consistait à illustrer un lien entre les deux traditions. Comment briser le moule ou la tradition de l'intérieur? Ce n'est que lorsque j'ai finalement vu Israel danser que je me suis rendu compte qu’il était l’artiste que j’attendais pour parcourir cette route de découverte et d’anarchie. » Ai

Continuer à lire

Cabaret frappé

SCENES | Disons-le d’entrée : Et pourquoi pas la Lune ?, le spectacle présenté cette semaine au Tricycle, est le meilleur de la saison du lieu, car le plus abouti, (...)

Aurélien Martinez | Lundi 17 mars 2014

Cabaret frappé

Disons-le d’entrée : Et pourquoi pas la Lune ?, le spectacle présenté cette semaine au Tricycle, est le meilleur de la saison du lieu, car le plus abouti, le plus audacieux et le plus intéressant. Et ce, même s’il n’est basé sur aucun grand texte et ne raconte rien sur l’état désastreux du monde (petite pique pour ceux qui semblent toujours vouloir que le théâtre pèse trois tonnes). Nous l’avons découvert vendredi dernier, soit quatre jours avant la première : une générale anticipée où Cédric Marchal, le maître de cérémonie (presque) seul en scène, a fait le show pendant 1h10. Le comédien (et auteur ici, par forcément très à l’aise dans ce rôle d’ailleurs – ce sera notre seul bémol), qui officie notamment dans le duo de chansons théâtralisées Oskar et Viktor, campe le monsieur loyal d’un cabaret visiblement haut en couleur, mais aussi d’autres personnages fort en gueule – une ancienne ballerine, une vieille femme ou encore le bonhomme Monsieur Raymond. L’envie de jouer avec les codes du cabaret en amusant le public transparaît dans

Continuer à lire

Akram Khan, Israel Galván et les Ballets jazz de Montréal

SCENES | Feu d’artifice Rencontre au sommet prévue du 2 au 7 juin à la MC2 entre Akram Khan et Israel Galván. Soit deux monstres sacrés de la danse contemporaine, qui (...)

Aurélien Martinez | Jeudi 9 janvier 2014

Akram Khan, Israel Galván et les Ballets jazz de Montréal

Feu d’artifice Rencontre au sommet prévue du 2 au 7 juin à la MC2 entre Akram Khan et Israel Galván. Soit deux monstres sacrés de la danse contemporaine, qui chacun à sa manière transcende un art ancestral – le kathak pour Khan, le flamenco pour Galván. Le temps fort de la fin de saison, dont on ne sait pour l’instant pas grand-chose, mais dont on attend énormément. Patience. Quand le jazz est là Les Ballets jazz de Montréal, fondés en 1972, bénéficient d’une excellente réputation. Leur envie ? « Faire vivre des émotions par une danse actuelle. » Ils seront à la Rampe mardi 25 et mercredi 26 mars avec un programme de trois pièces (Zero in on, Night Box et Harry). On ira découvrir ça avec plaisir.

Continuer à lire

À la merveille

SCENES | Echoa, première création de la compagnie Arcosm datant de 2001, a connu (et connaît toujours) un succès international impressionnant avec ses quelque 800 (...)

Aurélien Martinez | Lundi 14 octobre 2013

À la merveille

Echoa, première création de la compagnie Arcosm datant de 2001, a connu (et connaît toujours) un succès international impressionnant avec ses quelque 800 représentations (peu d’artistes français tournent autant, et ceux qui y arrivent sont généralement des stars de la danse déplaçant les foules sur le seul nom). Un spectacle qui se base sur deux questions : comment sonne la danse, et comment danse la musique ? Sur le plateau, ils sont quatre interprètes, dont Thomas Guerry et Camille Rocailleux eux-mêmes (*), qui s’aventurent l’un et l’autre dans une discipline qu’a priori ils ne maîtrisent pas. Mais avec un souci de la perfection et une intelligence dans la conception de l’ensemble qui brouillent habilement les frontières pourtant superbement dessinées dans la très courte scène d’ouverture – un duo de danse aérien au son de deux xylophones. Pendant une heure, en sept tableaux imaginés au sein d’une gigantesque structure métallique, les corps s’expriment avec grâce... et beaucoup humour ! « Tendre un arc entre corps et son pour d

Continuer à lire

« Nous ne sommes pas des artistes du mot »

SCENES | Depuis douze ans, le chorégraphe Thomas Guerry et le percussionniste Camille Rocailleux, fondateurs de la compagnie lyonnaise Arcosm, imaginent et défendent aux quatre coins du monde des spectacles inclassables, entre fantaisie et prouesse. À l'occasion de la reprise à la Rampe cette semaine de leur première pièce (Echoa, un véritable chef-d’œuvre), rencontre avec ces deux grands enfants à la complicité féconde. Propos recueillis par Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Jeudi 10 octobre 2013

« Nous ne sommes pas des artistes du mot »

Vous vous êtes rencontrés au Conservatoire national supérieur musique et danse de Lyon il y a une quinzaine d’années. Qu’est-ce qui vous a attirés l’un vers l’autre ?Thomas Guerry : C’est le langage qui nous a rapprochés. Camille utilisait son corps comme instrument, et ma danse était très musicale : on se comprenait sans se parler. Frustrés du manque d’échange qu’il y avait entre la musique et la danse au conservatoire, on a partagé un atelier le temps d’un été, sans autre volonté que d’échanger. À l’issue de cette session, nous avons présenté quelques rendus dans un festival et c’est André Curmi, directeur de la scène nationale d’Angoulême, qui nous a mis au défi de monter un spectacle à partir de cette matière. L’été suivant, nous avons créé Echoa.Camille Rocailleux : Il n’y avait aucun plan de carrière au départ. Nous étions portés par un sursaut d’énergie lié au terme de notre cursus, et voulions juste voir comment nos univers pouvaient s’imbriquer. Comment expliquez-vous la longévité de votre rela

Continuer à lire

En avant la musique

SCENES | On appelle ça un succès. Et dans le monde de la danse, où les créations ne tournent pas tant que ça (encore moins que les spectacles de théâtre), les plus de (...)

Aurélien Martinez | Mardi 3 septembre 2013

En avant la musique

On appelle ça un succès. Et dans le monde de la danse, où les créations ne tournent pas tant que ça (encore moins que les spectacles de théâtre), les plus de 800 représentations en France et dans une vingtaine de pays font de cet Echoa une pièce totalement unique. Créée en 2001 par Thomas Guerry,  danseur et chorégraphe et Camille Rocailleux, percussionniste, pianiste et compositeur, elle est l’acte fondateur de la compagnie lyonnaise Arcosm – dont on a souvent dit du bien dans ces colonnes. Et a ainsi installé l’univers du duo : celui du croisement entre la danse et la musique avec des spectacles d’une grande inventivité visuelle. Pour Echoa, à ce jour leur plus grande réussite, on croise sur scène deux danseurs qui dialoguent avec deux musiciens dans une scénographie grandiose. Un concert dansé intense qui parle autant au jeune public qu’aux adultes. Immanquable. Echoa, samedi 19 octobre à la Rampe (Échirolles)

Continuer à lire

Pour un sacre avec toi

SCENES | Présentation de la création (dont la première mondiale a lieu à Grenoble), et retour critique sur la première représentation. Laetitia Giry

Laetitia Giry | Mardi 7 mai 2013

Pour un sacre avec toi

Danse / Dix jours avant la première, la nouvelle création d’Akram Khan éblouit déjà. Si iTMOi (in the mind of Igor) accuse quelques longueurs et hésitations – c’est bien normal à ce stade de la production… –, ses contours sont bien dessinés, et le Sacre du printemps décapé par l’audacieux chorégraphe. De cette partition de Stravinsky (centenaire oblige), Akram Khan offre une lecture apaisée et maniérée. S’emparant de ce monument après Pina Bausch, Maurice Béjart, Angelin Preljocaj ou encore Jean-Claude Gallotta, il choisit quant à lui une sorte de contrepied en s’éloignant de sa matière première. Ainsi oublie-t-il la bande son originale pour n’en reprendre que des thèmes de loin en loin, restructurant l’ensemble de la pièce, dont la rudesse originelle se mue alors en inquiétude moderne plus sourde, moins stridente. Au sein de cette bulle sonore captivante, le rite du Sacre acquiert une dimension mythique, la rapidité des mouvements impressionne sans violence, la douceur s’immisce

Continuer à lire

"Desh" : Khan intime

Danse | Si l’on peut reprocher à Akram Khan un sens de l’esthétique parfois trop marqué qui prive le spectateur de liberté (c’était le cas dans Vertical Road, sa pièce (...)

Aurélien Martinez | Jeudi 7 février 2013

Si l’on peut reprocher à Akram Khan un sens de l’esthétique parfois trop marqué qui prive le spectateur de liberté (c’était le cas dans Vertical Road, sa pièce blockbuster présentée la saison passée à la MC2), force est de constater que le chorégraphe sait aussi se faire plus fin, tout en ne trahissant pas son univers. Sans doute parce que dans ces moments-là, il se débarrasse de ses habits de créateur d’images pour simplement se faire metteur en scène. Pour son solo Desh (terre, patrie, en sanskrit), le Londonien évoque sa double culture, en partant sur les traces du Bangladesh de son père. Un carnet de route intime, tour à tour émouvant et drôle, jonglant entre le rêve et la réalité. Et une production grandiose (la technique est bien présente), qui arrive néanmoins à convoquer les émotions les plus subtiles. Chat perché Sur scène, Akram Khan confronte l’image qu’il se fait du Bangladesh à sa propre réalité : celle de la jungle urbaine, de la pop de Mickael Jackson, des iPhone... Ça pourrait sembler facile, mais c’est plus que ça, plus que ce discours attendu sur l’opposition. Il évoque simpleme

Continuer à lire

Yes, Akram can !

SCENES | Chorégraphe et danseur auréolé d’une gloire méritée et quasi-unanime, Akram Kahn est l’artiste associé de la MC2 pour trois ans. Blessé l’an passé, il avait dû annuler les représentations de Desh et Gnosis, que l’on pourra découvrir ce mois-ci. Pièces dont il nous a parlé, avant d’évoquer iTMOi (In the mind of igor), une création en cours que le monde entier attend (si, si !). Propos recueillis par Laetitia Giry

Laetitia Giry | Jeudi 7 février 2013

Yes, Akram can !

Desh est votre premier solo… comment vous est venue l’envie d’être seul en scène sur un sujet touchant à vos racines ?Faire un solo, c’était mon idée, j’en éprouvais l’envie depuis un moment déjà. Mais le concept, en soi, de faire quelque chose sur le Bangladesh, c’était une idée de Tim Yip, le scénographe. Je ne savais pas trop quoi faire, on est allés diner pour en parler… Il m’a dit « on va créer un spectacle sur ta maison, sur ton chez toi ».  Je lui ai répondu que ma maison c’était Londres ! Il a rétorqué « non, cherche plus profond. Regarde du côté de tes racines, celles de tes parents ou même celles de tes grands-parents. » Et voilà l’idée du Bangladesh. Au début je ne voulais pas, parce que je ressens beaucoup de colère contre ce pays, plus particulièrement contre mon père. Mais c’est comme cela que tout a commencé. Ce spectacle porte donc bien sur l’intime…Oui, mais on est dans les extrêmes. La scénographie est épique, le décor est immense et compliqué, et pourtant le fond est de fait très intime – du

Continuer à lire

Ensemble c’est tout

SCENES | Cette semaine, deux possibilités pour se frotter à l’univers de l’excellente (mais inégale) compagnie lyonnaise Arcosm, portée par Thomas Guerry (danseur) et (...)

Aurélien Martinez | Jeudi 17 janvier 2013

Ensemble c’est tout

Cette semaine, deux possibilités pour se frotter à l’univers de l’excellente (mais inégale) compagnie lyonnaise Arcosm, portée par Thomas Guerry (danseur) et Camille Rocailleux (musicien). Vendredi 25 janvier d’abord, au Coléo de Pontcharra, avec Traverse. Soit un spectacle jeune public audacieux (un homme transforme son quotidien banal en cartoon), qui néanmoins peinait à décoller lors des premières représentations en janvier 2011. Mais depuis, deux ans se sont écoulés... Le mardi 29 ensuite, le duo sera à la Rampe d’Échirolles (et le 12 février au Grand Angle de Voiron aussi), pour leur dernière création dans laquelle ils sont tous les deux sur scène – ce qui ne leur était pas arrivé depuis Echoa, leur sublime première pièce. Solonely (photo), c’est ainsi deux hommes seuls dans leur quotidien (ingénieuse scénographie avec un plateau divisé en deux), « deux vies parallèles sans connections conscientes, mais cependant liées l’une à l’autre par l’usure inexorable d’un quotidien millimétré ». Un postulat original qui peine pourtant à insuffler de l’émotion, cette émotion arrivant néanmoins dans la seconde partie du spectacle, où la confrontation

Continuer à lire

Dommage

SCENES | Kaori Ito est une danseuse épatante, qui éblouit littéralement le plateau de sa présence lorsqu’elle est simple interprète – Iris de Decouflé, Out of context de (...)

Aurélien Martinez | Mercredi 9 janvier 2013

Dommage

Kaori Ito est une danseuse épatante, qui éblouit littéralement le plateau de sa présence lorsqu’elle est simple interprète – Iris de Decouflé, Out of context de Platel, Au revoir parapluie de James Thierrée... Problème : être une interprète de haut niveau ne veut pas forcément dire que l’on est chorégraphe. La preuve une nouvelle fois les jeudi 16 et vendredi 17 mai à l’Hexagone de Meylan, où elle présentera notamment un Solos très ampoulé et vide. Dommage, car à chaque fois, on espère.

Continuer à lire

Modèles réduits

SCENES | Philippe Decouflé, Jean-Claude Gallotta, Angelin Preljocaj, Abou Lagraa... Une poignée de chorégraphes a marqué et marque toujours le paysage de la danse (...)

Aurélien Martinez | Lundi 3 décembre 2012

Modèles réduits

Philippe Decouflé, Jean-Claude Gallotta, Angelin Preljocaj, Abou Lagraa... Une poignée de chorégraphes a marqué et marque toujours le paysage de la danse contemporaine. Josette Baïz, à la tête du groupe Grenade (un ensemble où les interprètes sont des enfants et des adolescents), a décidé de sélectionner une demi-douzaine d’extraits de pièces phares de ces artistes pour les transmettre à sa compagnie. Une idée intéressante sur le papier, qui devient lumineuse sur le plateau. Car les jeunes danseurs, aux morphologies forcément différentes de leurs aînés, impriment une gestuelle particulière aux pièces d’origine, avec néanmoins un soucis du professionnalisme constant, l’exemple le plus fort pour nous Grenoblois étant la relecture du Mammame de Jean-Claude Gallotta, avec un Gallotta en modèle réduit ! Pendant plus d’une heure, on découvre alors un panorama subjectif de la danse contemporaine française, et une compagnie bluffante qu’on avait plutôt l’habitude de voir avec des pièces originales de Josette Baïz (comme en 2011 à la Rampe avec Oliver Twist). Conclusion : ce Grenade, les 20 ans, créé pour l’anniversaire du groupe, est sans aucun doute l’une des

Continuer à lire

Le Sacre version kathak

SCENES | Akram Khan s’étant blessé au talon d’Achille l’an passé, il n’avait pu présenter les solos programmés à la MC2 : Gnosis et Desh. Deux solos qui seront finalement (...)

Aurélien Martinez | Vendredi 7 septembre 2012

Le Sacre version kathak

Akram Khan s’étant blessé au talon d’Achille l’an passé, il n’avait pu présenter les solos programmés à la MC2 : Gnosis et Desh. Deux solos qui seront finalement donnés cette saison, avant la première mondiale de iTMOi (in the mind of igor), sa nouvelle création basée sur les cent ans du Sacre du printemps, ballet composé par Stravinsky (Igor de son prénom, d’où le titre de Kahn !) en 1913. Première mondiale à Grenoble, alors que l’artiste bankable parcourt inlassablement les scènes du monde entier (il était même de la partie cet été lors des JO de Londres, Danny Boyle lui ayant confié l’organisation de la partie chorégraphique de la cérémonie d’ouverture) ? Oui, car on le rappelle, le Britannique a entamé en 2011 une collaboration de trois ans avec la MC2 en tant qu’artiste associé. Un an après, l’info fait toujours son petit effet ! Desh, du 13 au 15 février, à la MC2.Gnosis, les 20 au 21 février, à la MC2.iTMOi (in the mind of igor)

Continuer à lire

La vie rêvée des anges

SCENES | Une grande fresque portée par huit danseurs exceptionnels : c’est Vertical Road, première aperçu du talent chorégraphique d’Akram Khan, qui lance ainsi ses (...)

Aurélien Martinez | Lundi 27 février 2012

La vie rêvée des anges

Une grande fresque portée par huit danseurs exceptionnels : c’est Vertical Road, première aperçu du talent chorégraphique d’Akram Khan, qui lance ainsi ses trois ans de résidence grenobloise. Un spectacle blockbuster où le Britannique cisèle le mouvement comme un sculpteur, organise ses tableaux comme un peintre. C’est visuellement impressionnant et bluffant, notamment lorsque les images entrent en résonance avec la musique presque tribale, évoquant le rituel cérémonial. Une création emplie de spiritualisme (Akram Kahn explique s’être inspiré du philosophe et poète perse Rumi), qui néanmoins frôle la lourdeur par certains moments (un paradoxe pour une pièce évoquant les histoires d’anges présentes à travers diverses croyances et mythologies !), le chorégraphe en faisant trop dans le style léché. Une mise en bouche tout de même efficace qui donne envie de découvrir d’autres propositions de l’artiste. AM

Continuer à lire

« Le mouvement arrive en premier »

SCENES | Le chorégraphe et danseur britannique Akram Khan va entamer une collaboration de trois ans avec la MC2 en tant qu’artiste associé. On en a profité pour le rencontrer. François Cau et Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Lundi 27 février 2012

« Le mouvement arrive en premier »

C’est un gros coup que vient de faire la MC2 : s’associer, pendant trois ans, avec le chorégraphe britannique d’origine bangladaise Akram Khan. Une véritable star à l’aura internationale, réputée pour son approche originale de la danse contemporaine, qu’il mêle au kathak indien, appris dès l’enfance. Un artiste que l’on a souvent pu apercevoir sur les scènes françaises, notamment lorsqu’il a créé en 2006 Sacred Monsters avec la danseuse et chorégraphe Sylvie Guillem ; ou quand, en 2008, il a monté un duo avec la je-sais-tout-faire Juliette Binoche. Un homme qui croit ouvertement aux pouvoirs de la danse, seule façon selon lui de dire la vérité dans « un monde verbal où tout le monde ment ». « Je ne me considère pas comme pessimiste, j’essaie d’être honnête : c’est ma manière de voir les choses. Si une personne me dit que l’on vit dans un beau monde, je ne la considère pas comme optimiste, mais comme idiote. Aujourd’hui, les mots sont de plus en plus manipulés. Pour s’approcher d’une forme de vérité, on doit s’en remettre à l'expression corporelle. Notre verbalisation passe par le filtre de nos opinions politiques, religieuses, le mouvement ne pouvant justem

Continuer à lire

Akram Khan - annulation des représentations de Gnosis et de Desh

SCENES | Akram Khan s’est sérieusement blessé lors de la répétition de Sacred Monsters, duo crée avec Sylvie Guillem, qu’ils devaient présenter au théâtre des Champs Elysées (...)

Aurélien Martinez | Vendredi 10 février 2012

Akram Khan - annulation des représentations de Gnosis et de Desh

Akram Khan s’est sérieusement blessé lors de la répétition de Sacred Monsters, duo crée avec Sylvie Guillem, qu’ils devaient présenter au théâtre des Champs Elysées du 5 au 9 janvier 2012. La rupture complète du tendon d’Achille lui interdit, sur ordre médical, de danser pendant plusieurs mois. Par conséquent, la MC2 est dans l’obligation d’annuler les représentations de Gnosis (6 et 7 mars) et de Desh (14, 15 et 16 mars). Les deux représentations de Vertical Road (9 et 10 mars), spectacle chorégraphié par Akram Khan mais dans lequel il ne danse pas, sont maintenues. Deux représentations supplémentaires de ce spectacle sont ajoutées les 7 et 8 mars à 19h30. Conditions de remboursement et d'échange sur cette page.

Continuer à lire

Un peu plus près des étoiles

SCENES | C’est un joli coup réussi par la MC2 : s’offrir comme artiste associé, pour une durée de trois ans (à partir de mai 2011), une star internationale de la danse (...)

François Cau | Vendredi 6 janvier 2012

Un peu plus près des étoiles

C’est un joli coup réussi par la MC2 : s’offrir comme artiste associé, pour une durée de trois ans (à partir de mai 2011), une star internationale de la danse contemporaine, déjà par ailleurs associée au prestigieux Sadler’s Wells de Londres. À savoir le danseur et chorégraphe bengalis Akram Khan (c’est lui en photo sur la plaquette), et sa danse dense et imagée, croisement de formes contemporaines et de kathak indien. Chaque année, l’homme passera donc huit semaines à Grenoble, et dévoilera ses pièces en exclusivité française (voire mondiale) à la MC2. Classe ! Mais avant tout ça, en guise d’introduction, il présentera en mars trois de ses spectacles, dont Vertical Road, création blockbuster puissante pour huit interprètes, à la force visuelle incontestable, où le chorégraphe cisèle le geste avec précision. Attention: nous avons appris fin janvier l'annulation de deux des trois spectacles prévus. Plus d'info ici.

Continuer à lire

Roméo est Juliette

SCENES | THÉÂTRE/ La compagnie Voyages Imaginaires revient dans l’agglo, cette fois-ci avec une version revisitée du classique Roméo et Juliette. Rencontre avec le metteur en scène Philippe Car, qui propose sa propre vision du théâtre et de son partage nécessaire avec le public. Propos recueillis par Aurélien Martinez

François Cau | Vendredi 4 novembre 2011

Roméo est Juliette

Avec L’Histoire d’amour de Roméo et Juliette, vous avez choisi de porter ce drame shakespearien sur scène via un clown qui camperait tous les rôles…Philippe Car : C’est l’idée d’un narrateur burlesque prénommé Séraphin que la comédienne Valérie Bournet avait inventé pour un autre spectacle. Un personnage extrêmement libre, capable d’improviser avec le public – on joue beaucoup sur la complicité, on pose des questions aux spectateurs du style "monsieur, vous vous rappelez de votre premier baiser ? Et c’était bien ? Vous avez mis la langue ?". On voulait que ce clown raconte l’histoire de Roméo et Juliette en tombant tour à tour dans les personnages. Deux autres acolytes accompagnent Valérie, notamment musicalement ou en jouant avec la lumière, pour construire un spectacle à trois. Un spectacle qui s’inscrit dans la tradition de votre compagnie, à savoir monter différents textes dits du répertoire, avec votre regard très personnel…C’est parti, il y a très longtemps, d’une proposition que nous avait faite un directeur de théâtre : monter Le Malade imaginaire. Et ça a fonctionné. On a alors continué comme ça, en se confrontant à

Continuer à lire

Roméo et Juliette au shaker

SCENES | La dernière fois que l’on avait croisé le metteur en scène Philippe Car (ex Cartoun Sardines, aujourd’hui à la tête de l’Agence de voyages imaginaires), c’était (...)

François Cau | Lundi 12 septembre 2011

Roméo et Juliette au shaker

La dernière fois que l’on avait croisé le metteur en scène Philippe Car (ex Cartoun Sardines, aujourd’hui à la tête de l’Agence de voyages imaginaires), c’était il y a deux ans à l’Hexagone avec une relecture efficace et joviale du Bourgeois Gentilhomme de Molière. Il reviendra dans l’agglo, cette fois-ci au Centre culturel Jean-Jacques Rousseau de Seyssinet-Pariset, avec le Roméo et Juliette de Shakespeare. On espère beaucoup.

Continuer à lire

Up & down

SCENES | Il y a des spectacles honnêtes qui pâtissent néanmoins du bagage de leurs concepteurs. On s’explique : la compagnie lyonnaise Arscom, imaginée par le (...)

François Cau | Vendredi 18 mars 2011

Up & down

Il y a des spectacles honnêtes qui pâtissent néanmoins du bagage de leurs concepteurs. On s’explique : la compagnie lyonnaise Arscom, imaginée par le chorégraphe Thomas Guerry et le compositeur Camille Rocailleux, est à l’origine de deux des créations les plus fortes qu’il nous ait été donné de voir ces dernières années. Des pièces imbriquant judicieusement plusieurs aspects du spectacle vivant en un seul geste, généreux, poétique et novateur. Il y eut d’abord Echoa, créé en 2001 aux débuts de la compagnie, et présenté au Grand Angle de Voiron : un petit bijou magnifiquement construit pour deux danseurs et deux musiciens, adressé au jeune public, mais qui néanmoins conquit les spectateurs bien au-delà de l’âge de raison (la pièce tourne toujours, et dans le monde entier). On découvrit ensuite, la saison passée à La Rampe, La Mécanique des Anges : un ovni imagé et aérien d’une grâce certaine, faisant se rencontrer sur le plateau une chanteuse lyrique, deux danseurs, un comédien… Tous ces éloges sincères pour évoquer Traverse, nouvelle livraison des duettist

Continuer à lire

De 7 à 77 ans

SCENES | Du jonglage onirique et de la danse énergique : cette semaine, deux propositions pour petits et grands conçues par des artistes passionnants. Pourquoi s’en priver ? AM

François Cau | Jeudi 10 février 2011

De 7 à 77 ans

Josette Baïz est une chorégraphe atypique : ancienne danseuse chez Gallotta (pour la référence locale), elle élabore depuis des spectacles avec son groupe Grenade : une formation née en 1992, et composée de jeunes issus des quartiers d’Aix-en-Provence et Marseille – aujourd’hui, une cinquantaine âgés de 7 à 18 ans. Pour sa nouvelle création, baptisée Oliver Twist, Baïz a fait appel à quinze d’entre eux, les plus jeunes. « Le thème de l’enfance maltraitée est récurrent dans mes pièces. Il m’a semblé intéressant de le recréer avec des danseurs de 8 à 13 ans » écrit la chorégraphe. Le résultat est bluffant niveau technique, les interprètes étant d’une justesse et d’un professionnalisme étonnants pour leur âge. Dans un décor anthracite relativement sobre, ils figurent le roman de Charles Dickens plus qu’ils ne le racontent – parti pris judicieux qui évite l’écueil de la succession de tableaux narratifs comme a pu le faire par exemple Prejlocaj avec sa Blanche-Neige. En découle alors une proposition agréable à suivre, à laquelle néanmoins on peut reprocher certaines longueurs qui amoindrissent l’intensité générale. Plateau musical

Continuer à lire

Save the date

SCENES | Trois autres propositions cette semaine à même d’exciter l’amateur de danse contemporaine. AM

François Cau | Vendredi 4 février 2011

Save the date

L’art du bondissementOn en a déjà beaucoup parlé (allez faire un tour sur note site web) ; on en remet une dernière couche avant son passage à l’Hexagone : la danseuse et chorégraphe Kaori Ito, interprète chez Platel, Découflé, Thiérrée and co, dévoilera cette semaine The Island of no memories, sa troisième création. Elle reprendra la petite forme créée pour la première édition du concours [re]connaissance, forme qui lui avait valu le premier prix. Et évoquera ainsi l’histoire « d'un homme qui veut oublier la routine de sa vie », avec nombre d’images et de fils narratifs – du moins, c’est ce qu’on a déduit de sa prestation au concours.Mardi 15 et mercredi 16 à 20h, à l’Hexagone (Meylan). Plastiquement hypnotiqueFidèle à son processus de création, la chorégraphe grenobloise Anne-Marie Pascoli avait mis en place au cours des derniers mois plusieurs chantiers ouverts au public pour présenter ses différentes étapes de travail menant à la pièce Oui. Cela nous a permis d’appréhender au mieux la scénographie passionnante : une série de tubes transparents qui permet des combinaisons infinies de jeu en

Continuer à lire

La vie rêvée des anges

SCENES | Ils nous avaient littéralement enchantés avec La Mécanique des anges, leur dernière création proposée l’an passé par la Rampe (article sur notre site web). Revoilà (...)

François Cau | Mardi 11 janvier 2011

La vie rêvée des anges

Ils nous avaient littéralement enchantés avec La Mécanique des anges, leur dernière création proposée l’an passé par la Rampe (article sur notre site web). Revoilà Thomas Guerry et Camille Rocailleux (cie Arcosm) de retour à Échirolles fin mars avec Traverse. Le chorégraphe et le musicien continuent leur fructueuse collaboration en s’adressant cette fois-ci au jeune public via l’histoire d’un homme au quotidien pesant qui s’accorde de plus en plus de moments de fantaisie. Quitte à ce que ces derniers deviennent son véritable mode de vie… Pleins d’enthousiasme, nous irons découvrir le rendu avant son passage par chez nous, et on vous en reparlera plus longuement en temps voulu.

Continuer à lire

The who’s who

SCENES | Au Petit Bulletin, on connaît bien le travail de quatre compagnies sélectionnées. On vous les présente, en touchant deux mots des huit autres pour ne pas être accusés de favoritisme ! AM et JED

Christophe Chabert | Vendredi 20 novembre 2009

The who’s who

Effet de chocs On a souvent pu croiser la compagnie Lanabel dans l’agglo (et ailleurs) au cours des dix dernières années. Pour Reconnaissance, Annabelle Bonnéry et François Deneulin (ils travaillent ensemble) présenteront un extrait de RAW.A.R, leur dernière création ayant pour thème principal le conflit. La chorégraphie, que nous avons pu découvrir la semaine dernière, se fait donc physique et violente : les trois danseurs (dont Annabelle Bonnéry elle-même, qui reprend le rôle de Marie Fonte pour ce week-end, cette dernière étant monopolisée par L’Homme à tête de chou) sont en tension permanente les uns par rapport aux autres, travaillant sur le choc et son intensité. Pour info, la pièce sera donnée dans son intégralité en janvier à l’espace Paul Jargot de Crolles et en mai à la Rampe. Vendredi à 18h30 L'homme qui tombe à Pick Né en 1970 en Israël, ancien danseur d'Ohad Naharin et du Ballet de l'Opéra de Lyon, Yuval Pick fonde sa propre compagnie, The Guest, en 2001. Il est à la fois un chorégraphe de l'abstraction et du plus concret des possibilités du corps humain. Expliquons ce paradoxe : à travers ses pièces (une de

Continuer à lire

Fantômes du paradis

SCENES | Pour sa troisième création, la compagnie lyonnaise Arcosm chamboule tout l’air de rien, en livrant un spectacle ovniesque demandant un abandon total du spectateur. Saisissant et bluffant. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Lundi 16 novembre 2009

Fantômes du paradis

Que nous reste-t-il du spectacle La Mécanique des anges, une semaine après les premières représentations à Villefontaine ? Pas de trame précise, mais des images ; beaucoup d’images, fortes et prégnantes. Car Thomas Guerry, danseur et chorégraphe, et Camille Rocailleux, musicien et compositeur, ont créé à quatre mains un univers visuel grandiose où se mêlent danse et musique dans une symbiose totale (si cette association n’est pas nouvelle, la réussite est souvent aléatoire selon les artistes). Pourtant, ce n’était pas gagné, les deux metteurs en scène ayant choisi une voie périlleuse : aller chercher sept interprètes très différents les uns des autres, et les réunir sur un plateau. À savoir des musiciens, qui n’ont connu auparavant que la scène de concert, une chanteuse lyrique, deux danseurs, un comédien… Miracle, le résultat fonctionne à merveille, même s’il faut admettre que certains semblent plus hésitants et moins à l’aise que d’autres (mettons ça sur le compte de la jeunesse de la pièce). Tous sur scène, ils évoquent des sortes d’anges paumés dans une comédie musicale suggestive à la Rocky Horror Picture Show, en plus onirique et fanta

Continuer à lire

Danse : on va voir quoi cette saison?

SCENES | Le point GGiselle est un ballet classique monumentale, symbole même du romantisme. Une hisoire d’amour, un mélange de tragédie et de surnaturel. Garry (...)

François Cau | Vendredi 12 septembre 2008

Danse : on va voir quoi cette saison?

Le point GGiselle est un ballet classique monumentale, symbole même du romantisme. Une hisoire d’amour, un mélange de tragédie et de surnaturel. Garry Stewart et sa compagnie l’Australian Dance Theatre, qui avaient séduit le monde de la danse en déconstruisant Le Lac des cygnes, ont décidé de s’attaquer à ce somment vertigineux, pour en livrer une interprétation toute personnelle baptisée G., Stewart, laissant ainsi de côté la linéarité de l’œuvre originale, s’empare de Giselle, l’avale et la recrache brute sur scène. Aux danseurs de la figurer, aidés par des panneaux lumineux narrant de façon très succincte les différents moments clés du ballet. Le design est léché (il faut aimer le vert électrique !), la musique minimaliste, et l’énergie omniprésente. À voir les 21 et 22 octobre à la Rampe. Danse martialeÀ vos calendriers. Le danseur et chorégraphe anglais Russell Maliphant sera mardi 25 novembre à l’affiche de la Rampe où il présentera un programme découpé en trois parties : Flux, Small Boats et Push. Un travail tout en retenue sur le corps, l’espace, la lumière ; en té

Continuer à lire