Anniversaire noir à la Basse cour

Humour | Le café-théâtre grenoblois a quatre ans, et les fête sur trois soirs avec « quatre représentants de la nouvelle génération d'humoristes cyniques, satyriques et urticants ». Oui, ça fait beaucoup de chiffres.

Aurélien Martinez | Mardi 20 septembre 2016

Photo : Patrick Roy


En septembre 2012 ouvrait à Grenoble, près du quartier de l'Estacade, le café-théâtre associatif la Basse cour, très axé humour. Quatre ans plus tard, il est toujours là, et le fait savoir avec une petite semaine anniversaire. Au programme ? Mercredi 21 septembre, ce sera une « soirée de remerciement » réservée aux adhérents ; et du jeudi 22 au samedi 24, rendez-vous avec le Cactus Comedy, plateau regroupant « des représentants de la nouvelle génération d'humoristes cyniques, satyriques et urticants » nous explique-t-on.

On ne sait pas pour les autres, mais avec Jean-Rémi Chaize, que l'on a découvert à Lyon avec son premier seul-en-scène On n'est pas des chiens, c'est tout à fait ça. Une écriture précise et intelligente et un sens du personnage affûté (on est à des kilomètres du stand-up et de ses scories) dont on pourra donc découvrir un bout cette semaine, avant le passage du spectacle en entier en mars dans la même Basse cour.

Notre reportage sur place le premier soir :


Cactus Comedy

Semaine d'anniversaire de la Basse Cour
La Basse Cour 18 rue Colbert Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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"The Band from New York" : la maîtrise du kitsch

Humour musical | Jusqu'au samedi 10 février, le duo burlesque Les Zazous du bijou propose à la Basse cour un drôle de spectacle musical. On vous en dit plus !

Alice Colmart | Mardi 6 février 2018

Jeudi 1er février, le café-théâtre associatif la Basse Cour accueillait la compagnie Les Zazous du bijou pour la première représentation grenobloise de son spectacle The Band from New York. Enfin, " The Band" (le groupe en anglais), c’est vite dit, puisque la pièce ne réunit que deux personnages : l’un est une star américaine mégalomane venue donner un concert à « Paris » ; l’autre, un pianiste flegmatique qui remplace le big band avec lequel devait jouer son acolyte. Les duettistes, que tout oppose, sont pourtant liés malgré eux, puisque l’un traduit l’autre… et ce très maladroitement – Julien Clerc deviendra Julien Bright, Johnny Hallyday sera remplacé par Jeannot Vacances, et Yves Montant par Yves Climbing. Tandis que s’amoncèlent les jeux de mots, le répertoire de la chanson française et internationale est alors passé en revue. Ajoutez à cela des déguisements kitschs, des trompe-l’œil délirants et un enchaînement de situations burlesques, pour une comédie où certes le mauvais goût est poussé à son apogée, mais maîtrisé. Côté prestations musicales, on reste fascinés par l’exercice d’imitation formidable

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Notre sélection de places de spectacle et de concert à mettre sous le sapin

Noël | Noël approchant à grands pas, voici notre traditionnelle sélection de cadeaux immatériels. Soit des concerts et des spectacles dont il reste des places (on s’en est assuré) et qui, lors du déballage des paquets, vous placeront pour sûr du côté de celles et ceux qui refusent ce monde matérialiste-capitaliste et qui préfèrent offrir des émotions vivantes – même si bon, une tablette, ça peut toujours faire plaisir.

La rédaction | Mardi 5 décembre 2017

Notre sélection de places de spectacle et de concert à mettre sous le sapin

Pour les cinéphiles qui n’ont rien contre aller de temps en temps au théâtre Créé cet automne, le spectacle Festen de Cyril Teste est l'une des claques théâtrales de l'année, justement parce que c'est plus que du théâtre. Qualifié de « performance filmique » par son metteur en scène, c'est l'adaptation sur le plateau du fameux film Festen de Thomas Vinterberg sorti en 1998 sur une réunion de famille qui part en vrille du fait de la révélation d’actes terribles commis par le père il y a des années. Un récit anxiogène à l'écran, qui se déploie sur scène dans une scénographique immense… et sur un écran retransmettant des images tournées en direct, notamment derrière le décor. Remarquable. Festen À la MC2 du mardi 23 au samedi 27 janvier De 10€ à 25€ Pour celles et ceux que le burlesque n’effraie pas, bien au contraire Le théâtre, ce n'est pas que des spectacles bavards et longs. C'est aussi des propositions sans paroles au potentiel comique incroyable, dans la

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Humour : les cinq qui nous feront rire cette saison

Panorama de rentrée culturelle 2017/2018 | Avec de l'humour noir, de l'humour politique, de l'humour chanté, de l'humour magique...

Aurélien Martinez | Mercredi 13 septembre 2017

Humour : les cinq qui nous feront rire cette saison

Frédéric Fromet Sur France Inter, il livre ses chansonnettes satiriques sur l’actualité dans l’émission Si tu écoutes, j'annule tout – rebaptisée Par Jupiter ! depuis septembre. Sur scène, c’est la même chose, en mode trio, avec forcément le meilleur de ses œuvres écrites sur des mélodies très connues. Un spectacle qui fonctionne parfaitement grâce au talent d’écriture de notre homme et son sens évident de la musique – car on est face à un vrai concert. Un régal. À la Faïencerie (La Tronche) le 12 octobre François Martinez Il y a plusieurs façons de faire de la magie sur scène. François Martinez, lui, a choisi de laisser de côté le grand spectacle et les poncifs assez beaufs du genre (genre l’assistante sexy) pour aller du côté de la magie bric

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Jean-Rémi Chaize : « Jouer un monstre, c’est juste génial »

Humour | Une galerie de personnages savoureux, un humour bien noir et, surtout, un sens très théâtral du comique : Jean-Rémi Chaize, nouveau venu dans le grand et vaste monde de ceux qui aspirent à faire rire, nous a embarqués direct avec son premier seul-en-scène "On n’est pas des chiens". Discussion avant son passage par la Basse cour.

Aurélien Martinez | Mardi 28 mars 2017

Jean-Rémi Chaize : « Jouer un monstre, c’est juste génial »

Encore un comédien au parcours classique (vous sortez d’une grande école de théâtre lyonnaise) qui se lance dans l’humour… Pourquoi ce choix ? Jean-Rémi Chaize : Au départ, mon idée était plus de m’essayer au seul-en-scène que de me lancer dans l’humour. Je voulais me confronter au fait d’être un acteur seul sur scène. D’ailleurs, quand il a fallu écrire quelque chose, je n’ai pas forcément pensé à l’humour. Sauf que le spectacle est aujourd’hui rangé dans la catégorie humour… Oui, même si pour moi ce n’est pas que drôle. À la base, j’avais juste envie de jouer des personnages certes avec un petit potentiel comique, mais qui soient aussi tragiques ; un peu abimés, cabossés, pas forcément entre guillemets normaux. Du coup, ils en deviennent drôles malgré eux. Car on rit beaucoup de la détresse de vos personnages, de leur mal-être, voire de leur inadaptation sociale… Je me suis vite rendu compte que de parler de choses normales ne me paraissait pas très intéressant. J’avais vraiment envie de parler de la faille, de ces gens qui sont dans une espèce d’obscurité, de

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Notre sélection de concerts et spectacles à offrir à Noël

ACTUS | Comme chaque année en décembre, tout le monde se demande quoi mettre à qui sous le sapin. Laissons à nos confrères les suppléments en papier glacé vantant les mérites de produits high-tech capables de vider un porte-monnaie en deux secondes et autres biens de consommation qui en jettent une fois le papier déballé mais n’ont plus aucune utilité dès le 26 décembre, et optons pour une sélection 100% immatérielle à base de spectacles et de concerts. C'est cadeau !

La rédaction | Mardi 6 décembre 2016

Notre sélection de concerts et spectacles à offrir à Noël

Jeff Mills Pour les vétérans de l’électro Jeff Mills ? Une véritable légende de la musique électronique, à la fois technicien hors pair, artiste inspiré et figure historique de la scène techno de Détroit. Avec sa création atypique de 2014 baptisée Planets, il a réinterprété l’une des partitions les plus célèbres du répertoire symphonique classique (Les Planètes de l’Anglais Gustav Holst, composée il y a un siècle) pour un voyage dans le système solaire (d’où le titre) en dix mouvements. Et autant (voire plus) d’émotions, comme « le mélange du classique et de la musique électro produit toujours des résultats inattendus » selon lui. On le croit sur parole. À la MC2 vendredi 31 mars De 10 à 29€ ______ Julien Doré Pour les amateurs de chanson française à tendance hipster On a toujours regardé avec intérêt Julien Doré, même s’il y a toujours eu un petit quelque chose en lui qui ne nous convainquait pas totalement – son personnage de dandy adepte des références

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La Basse cour : donnez, donnez-leur

ACTUS | Le café-théâtre grenoblois, situé quartier de l'Estacade, lance un appel aux dons. On vous explique pourquoi.

Thibault Copin | Mardi 26 avril 2016

La Basse cour : donnez, donnez-leur

Vous le savez comme vous nous lisez souvent, la Basse cour propose une programmation à l’année très axée humour. Par contre, vous ne le savez peut-être pas mais ce café-théâtre grenoblois rencontre en ce moment une petite difficulté. Oh, trois fois rien : juste 16 000 € à débourser. Soit la participation demandée par le syndic de l’immeuble situé rue Colbert (quartier de l’Estacade) pour le ravalement de façade prévu en septembre. Difficile pour l’association propriétaire des murs, dont les ressources économiques s’équilibrent principalement avec les adhésions (1229 depuis sa création), un bénévolat fort (environ 300 participants) et les différents revenus d’activité (dont les entrées), de sortir une telle somme, même de façon échelonnée. « Cela ne fait que 3 ans que nous sommes montés sur les planches, et nous restons encore fragile financièrement » comme ils l’écrivent sur leur site. Car aujourd’hui, rien ne permet d’assurer, comme en serait leur souhait, la pérennité des quatre salariés de l’association – une administratrice, une coordinatrice, une régisseuse et une restauratrice. Surto

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Joyeux anniversaire !

SCENES | Il y a un an, la Basse cour, café-théâtre situé quartier de l’Estacade, voyait le jour. Avec l’idée « d’essayer de jongler entre de l’humour accessible et des (...)

Aurélien Martinez | Lundi 23 septembre 2013

Joyeux anniversaire !

Il y a un an, la Basse cour, café-théâtre situé quartier de l’Estacade, voyait le jour. Avec l’idée « d’essayer de jongler entre de l’humour accessible et des formes plus dérangeantes, plus étranges » dixit l’équipe aux commandes. Ce qui fut le cas la saison passée, avec notamment la venue de l’irrésistible Monsieur Fraize ou encore de Guillaume Meurice. Quant au lieu en lui-même, intime et convivial, il se prête à merveille à des formes de spectacle où la proximité avec le public est primordiale. Pour la deuxième saison (et les suivantes), on attend donc beaucoup de cette Basse cour, en espérant qu’elle garde l’impertinence nécessaire à ce genre d’aventure en ne cédant pas au piège de l’humour facile (oui, l’an passé, nous avons aussi vu des spectacles qui nous ont laissés de marbre). Pour i

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Avec la Basse cour, on ne demande qu’à en rire

SCENES | Un véritable café-théâtre à Grenoble ? Cette semaine ouvre, quartier de l’Estacade, la Basse cour, « lieu dédié à l’humour et au rire ». Une idée séduisante sur le papier, dans une ville où humour rime souvent avec grosses têtes d’affiche lourdingues. Rencontre avec deux des membres de l’équipe pour en savoir plus.

Aurélien Martinez | Lundi 10 septembre 2012

Avec la Basse cour, on ne demande qu’à en rire

Vous investissez les anciens locaux du Théâtre Coccinelle, qui sont vacants depuis moins d’un an. À savoir depuis la fermeture du Fitzcarraldo, le « lieu de vie et de pratiques artistiques » qui avait ouvert en octobre 2012 et fermé quelques semaines plus tard… Les deux projets ont-ils un lien ? Erwan Flageul, administrateur du conseil d’administration de la Basse cour : Non, puisque ce n’est pas du tout la même équipe. L’association la Basse cour est propriétaire des lieux, que l’on a rachetés au Théâtre Coccinelle [qui a déménagé en septembre 2011 – NdlR]. Le Fitzcarraldo était locataire. Mais on est là parce que ce lieu était vide, ce qui nous a donné l’idée de monter ce projet. C’est l’opportunité d’un tel endroit, bien équipé pour le culturel [l’équipe du Fitzacrraldo avait rénové le théâtre – NdlR], qui a concrétisé l’envie que l’on avait en tête depuis longtemps. Monter un café-théâtre à Grenoble… EF : Oui. Au départ, on s’est dit

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