Arts du récit : « Continuer tout en étant tourné vers l'avenir »

Festival | En ce mois de mai débarque la trentième édition d’un festival discret mais à la longévité impressionnante : Les Arts du récit. Où il est question d’oralité, de conte et de spectacles atypiques comme nous l’expliquent sa directrice Martine Carpentier et la présidente du Centre des arts du récit (qui porte l’événement) Katy Feinstein.

Aurélien Martinez | Mardi 2 mai 2017

Photo : Aurélien Martinez (Katy Feinstein et Martine Carpentier)


Le vendredi 5 mai va commencer la trentième édition du Festival des Arts du récit. Comment expliquez-vous cette longévité ?

Katy Feinstein : L'association est née d'un collectif de personnes qui venaient de MJC, de bibliothèques, d'associations culturelles et autres… Alors bien sûr, nous avons eu un très bon directeur [Henri Touati, jusqu'en 2014 – NDLR] et nous avons aujourd'hui une magnifique directrice, mais peut-être que cette longévité s'explique aussi parce que des gens ont milité très fort et dès le début pour le récit et l'oralité.

Il y a 30 ans, imaginiez-vous être toujours là en 2017 ?

KF : Pas du tout ! C'est un projet qui tenait au cœur de chacun, donc bien sûr que nous nous projetions dans l'avenir. Mais pas si loin ! On est du coup très fiers que le Centre des arts du récit, qui a une grande renommée aujourd'hui en France, existe toujours. Même si l'on sait que tout ça est très fragile, que du jour au lendemain les partenaires publics peuvent se retirer par exemple…

Martine Carpentier : Ce qui est le cas pour toutes les structures culturelles, surtout aujourd'hui. C'est un combat permanent, comme j'ai pu le constater depuis deux ans et demi. Car on est une structure unique en France, toutes les années c'est un pari.

Cette trentième édition est donc particulière, même si la programmation n'est pas spécialement axée autour de cet anniversaire…

KF : C'est un choix du conseil d'administration qui a été longuement débattu. Pour nous, ce qui était important, c'était de continuer tout en étant tourné vers l'avenir. Si on fêtait les 30 ans comme un véritable anniversaire, comme on a pu le faire pour les 10 ans et les 20 ans, on aurait été seulement dans la continuité.

Alors qu'aujourd'hui, on est certes dans la continuité, mais aussi dans de nouvelles formes, ce qui est pour nous plus important qu'un anniversaire. Même si c'est important de dire que ça fait 30 ans que le festival existe !

Depuis 30 ans, le festival est sur un créneau particulier, souvent connoté jeune public…

KF : Au démarrage, on s'est vraiment battu pour démontrer que le conte était fait pour les adultes, et non pas seulement pour les enfants comme beaucoup pouvaient l'imaginer. Il y a 30 ans, ce n'était pas forcément évident de dire ça ! Aujourd'hui, on défend donc l'idée que le conte est pour tout le monde, tout en faisant aussi un vrai focus sur le conte qui s'adresse aux tout-petits…

MC : C'est vrai que le conte d'adresse à tout le monde. Dans le festival, on essaie de varier les formes, avec des spectacles pour les tout-petits, et d'autres uniquement pour les adultes. Cette variété d'adresse, c'est la caractéristique aujourd'hui de bon nombre d'artistes invités…

KF : D'ailleurs, en trente ans, le Centre a participé à ce qu'on qualifie les conteurs d'artistes, ce qui n'était pas le cas du tout à l'époque.

Pendant la quinzaine de jours que dure le festival, on pourra découvrir de nombreux spectacles dans des salles classiques, mais aussi lors d'événements plus atypiques, comme lors d'un gros week-end (du 6 au 8 mai) au Musée dauphinois par exemple…

MP : On essaie de créer des moments particuliers de grande convivialité, que ce soit pour les conteurs ou pour le public. Car le travail du conteur est souvent très individuel, ils apprécient donc de se rencontrer dans le cadre d'un festival, de pouvoir voir les spectacles des autres…

Et ces formes permettent aussi le croisement des publics : le conte peut s'installer partout, et peut aller en direction des publics que l'on n'aurait pas forcément touchés dans une salle de spectacle classique. On a de plus en plus envie que le festival s'égrène autour de ce genre de moment.

Les Arts du récit
Dans divers lieux de Grenoble et de l'agglomération du vendredi 5 au samedi 20 mai
Programme chaque semaine dans le PB ou en intégralité sur artsdurecit.com

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Un festival des Arts du récit pour « faire se rencontrer les générations de conteurs »

Festival | Véritable invitation à l'émerveillement, le festival des Arts du récit, consacré comme son nom l’indique aux contes et autres histoires, se déploiera dans l’agglomération grenobloise du vendredi 10 au samedi 25 mai pour une 32e édition que sa directrice, Marine Carpentier, nous présente.

Alice Colmart | Mardi 30 avril 2019

Un festival des Arts du récit pour « faire se rencontrer les générations de conteurs »

Il était une fois les Arts du récit, un festival de 32 ans qui, malgré son vieil âge, satisfait toujours le public de l’agglomération grenobloise comme l’assure sa directrice Martine Carpentier. « L’année dernière, on a recensé plus de 20 000 spectateurs ! » Il faut dire que dans le paysage culturel local, l’événement s’est taillé une réputation, affirmant comme toujours ses envies de « raconter des histoires » et de « transmettre un patrimoine ». Cette année, ce ne sont ainsi pas moins de 110 événements et 60 artistes qui sont programmés dans divers salles, musées, bibliothèques et jardins de plusieurs villes. « Nous n’avons pas prévu de thématique particulière, mais tous nos spectacles sont des coups de cœur. Les conteurs, éditeurs, chercheurs de cette édition viennent de tous les pays francophones : des Suisses, des Burkinabés, des Québécois... Et surtout beaucoup de Belges cette année ! On a remarqué que les Belges sont dans un renouvellement des esthétiques. » C’est par exemple le cas de la conteuse Amandine Orban de Xivry et de la musicienne Marie Vander dont le spectacle Fleuve

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Ode aux raconteurs d’histoires avec les Arts du Récit

Festival | Les Arts du Récit, festival dédié aux contes, récits et autres histoires, lèvera le rideau de sa 31e édition le jeudi 10 mai. Pendant quinze jours, plusieurs salles de spectacle de Grenoble et de l'agglomération accueilleront des artistes venus célébrer leur amour du verbe. Martine Carpentier, directrice de l'événement, déroule le programme avec nous.

Alice Colmart | Lundi 30 avril 2018

Ode aux raconteurs d’histoires avec les Arts du Récit

« Le conte est difficile à croire ; mais tant que dans le monde on aura des enfants, des mères et des mères-grands, on en gardera la mémoire. » L’équipe des Arts du récit aurait pu s’inspirer de ce proverbe (très genré) de Charles Perrault, tant depuis plus de 30 ans, elle cherche à travers son festival à faire perdurer le conte, genre littéraire qu’elle considère approprié autant pour les enfants que pour les adultes – ce qui ne va pas de soi pour tout le monde. Placée, selon Martine Carpentier, directrice du festival, sous l’égide de « l’amour, des passions, des relations hommes femmes, mais aussi du merveilleux, du symbolique et du mythologique », cette nouvelle édition convoquera ainsi une soixantaine d’artistes conteurs, comédiens et musiciens. « Les perceptions des conteurs et du conte sont parfois ringardes. Lors du festival, on présente des créations très contemporaines et on permet à leurs auteurs d’être mis en avant. » Ouverture dauphinoise Au programme, donc, des réalisations modernes qui, certaines, s’

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Les Détours de Babel et les Arts du récit veulent votre plume

Projet participatif | Les deux festivals lancent un appel à écriture de légendes imaginaires. Et tout le monde peut participer. On vous explique comment ça se passe.

Aurélien Martinez | Lundi 12 décembre 2016

Les Détours de Babel et les Arts du récit veulent votre plume

La nouvelle édition du festival de « musiques du monde, jazz et musiques nouvelles » Les Détours de Babel, prévue du 17 mars au 7 avril, aura cette année pour thème les « mythes et légendes ». Si nous parlerons plus amplement de la programmation dans notre numéro de rentrée culturelle du 4 janvier (surtout que certains de ses pans donnent envie – Jeff Mills et Ben Klock en électro par exemple), un projet participatif mérite toute notre attention dès aujourd’hui, comme sa première phase se termine le 20 janvier. Un projet, pensé en partenariat avec le festival Les Arts du récit (qui, lui, aura lieu en mai) et intitulé « inventez vos propres légendes urbaines ». Ouvert à tous les styles (fiction, poésie, récit…), il propose à qui le veut de mettre en histoire, en 4000 signes maximum, une légende urbaine fictive à partir d’êtres et de lieux grenoblois sélectionnés par les organisateurs : le cimetière Saint-Roch, la crypte Saint-Laurent, le lion et le serpent de la place de la Cimaise, les moutons de The Sheepest, les géants de la place du même nom… Un jury choisira ensuite plusieurs textes qui feront l

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Martine Carpentier : « Revenir à une position d’écouteur »

SCENES | Le Festival des Arts du Récit est de retour pour sa 29e édition. Douze jours dédiés aux contes sous toutes ses formes que nous présente sa directrice.

Tiphaine Lachaise | Mardi 10 mai 2016

Martine Carpentier : « Revenir à une position d’écouteur »

C’est la 29e édition du festival, mais seulement la deuxième pour vous à sa tête... Martine Carpentier : Oui, on va même dire la première complètement aux manettes et à la programmation. L’année dernière, il y avait déjà une couleur, mais on était quand même en fin de comète de la 27e édition. Après toutes ces éditions, arrivez-vous à dessiner un profil des conteurs présents lors du festival ? Je ne dirais pas un profil mais une dynamique qui commence à apparaître. J’ai choisi de programmer à peu près 70% de conteurs qui ne sont jamais venus au festival. Je n’aime pas trop les chiffres mais cela donne toujours des indications. Ce sont des conteurs de 12 nationalités différentes. Et puis sur les 37 spectacles, il y 14 créations. Les artistes que j’accueille cette année se frottent à d’autres disciplines artistiques. On a vraiment des croisements : musique, danse, chant... En nouveauté, il y a aussi cette volonté de s’approprier l’espace public. C’est-à-dire revenir à une proximité, à une oralité : des contes, mythes et légendes que les gens peuvent entendre par des g

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Le conte est bon aux Arts du récit

SCENES | Vingt-huitième édition pour le festival des Arts du récit, qui s’offre cette année une nouvelle directrice suite au départ à la retraite de son fondateur Henri Touati. On est donc partis à la rencontre de Martine Carpentier pour en savoir plus. Propos recueillis par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 5 mai 2015

Le conte est bon aux Arts du récit

Un festival consacré uniquement aux arts du récit est un acte militant : sa directrice Martine Carpentier juge ainsi que cette forme de spectacle ancestrale n’est aujourd’hui pas traitée à sa juste valeur. « C’est un art pas assez porté, pas assez légitimé. Les tutelles ne le considèrent toujours pas comme un art à part entière, contrairement aux arts du cirque ou aux arts de la rue. D’ailleurs, en France, il y a deux disciplines qui ne sont pas véritablement reconnues : l’art de la marionnette et celui du conte. D’où la nécessité d’un pôle ressource comme le nôtre pour structurer la discipline. » Car le festival est « l’iceberg des activités du centre », centre qui se démène à l’année pour soutenir les artistes et défendre toutes les formes de conte. Toutes, oui. « Le conte a une image encore un peu désuète, alors qu’on est aussi bien dans un art traditionnel que dans un art de la modernité. On n’est pas seulement avec le conteur et les veillées, il y a aussi une dimension contemporaine, d’innovation. » Pas que pour les enfants Pour cette vingt-huitième édition qui aura lieu comme toujours dans de nombreux établissement

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Toute une histoire

SCENES | Dernière édition des Arts du récit pour Henri Touati, sémillant et très engagé directeur de la manifestation iséroise qui part à la retraite ensuite. Mais le festival (...)

Aurélien Martinez | Mardi 13 mai 2014

Toute une histoire

Dernière édition des Arts du récit pour Henri Touati, sémillant et très engagé directeur de la manifestation iséroise qui part à la retraite ensuite. Mais le festival dédié au conte, en marche depuis 28 ans, continuera bien sûr sa route, avec aux commandes Martine Carpentier, actuellement directrice adjointe. Un changement dans la continuité (même si nous ne sommes pas à l’abri de surprises – Martine, rendez-vous en 2015 en interview !) pour une aventure artistique ancrée sur de solides bases. Ainsi, on retrouvera lors de cette vingt-septième édition une myriade de têtes connues, comme Didier Kowarsky (avec un intrigant spectacle autour de Tom Waits), Catherine Zarcate, Myriam Pellicane, Gérard Potier ou encore Jennifer Anderson. Des conteurs à découvrir dans les nombreuses salles partenaires, à Grenoble et dans toute l’agglo, pendant les douze jours que dure le festival. Niveau temps forts, cette année, on retient surtout de La préhistoires des contes, projet entre la France, l’Espagne, l’Italie et l’Afrique du Sud, avec une soirée Afrique du Sud au sein d’une chapelle à Renage le vendredi 16 mai et une journée dans les grottes de Sassenage le dimanche 18 mai ;

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La parole est aux poètes

SCENES | C’est parti pour la vingt-sixième édition des Arts du récit, la manifestation culturelle iséroise dont la ligne éditoriale est clairement résumée dans son titre. Un festival qui programme entre autres "Quand m’embrasseras-tu ?", l’un des plus beaux spectacles de l’année construit autour de la poésie du Palestinien Mahmoud Darwich. Rencontre avec Claude Brozzoni, le metteur en scène de ce bijou, et zoom sur le reste des propositions. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Jeudi 25 avril 2013

La parole est aux poètes

Comment est né ce projet ?Claude Brozzoni : C’est en 2009 que j’ai découvert les textes de Mahmoud Darwich. Je ne les connaissais pas auparavant, comme je ne suis pas un grand lecteur de poésie. Ça a été une rencontre très forte. Quand j’ai commencé à les lire, j’ai eu une sorte d’incompréhension, je n’arrivais pas à tout saisir. Puis il m’a fallu à peu près cinq-six mois avant que quelque chose ne se passe... Vous avez choisi de transmettre cette poésie sur scène en l’intégrant dans un ensemble plus vaste – au contraire de metteurs en scène comme Claude Régy qui cherchent le dépouillement autour du texte...La musique, l’interprétation d’Abdelwaheb Sefsaf, la peinture : tout est au service du texte. Il y a eu un travail important sur la langue, la diction, la ponctuation, les élisions, les liaisons – on fait tellement de liaisons de nos jours qu’on se trouve face à une sorte de mayonnaise !  L’acteur fait du texte son corps et sa chair. La musique et la peinture viennent ensuite, pour se confronter à cette parole, et la faire vibrer différemment.

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«Une dimension de fête»

SCENES | Le festival Les Arts du récit, grand conteur d'histoires en tous genres qui investit chaque année les nombreuses salles partenaires de l'agglo, en est à sa vingt-cinquième édition. À cette occasion, Henri Touati, son directeur, nous a reçus pour évoquer le passé, le présent, et l'avenir. Propos recueillis par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Vendredi 4 mai 2012

«Une dimension de fête»

C'est donc la vingt-cinquième édition du festival. Pourtant, aucune fête particulière n'est prévue... Cette envie de sobriété est-elle liée à la conjoncture actuelle dans le milieu culturel ?Henri Touati : La conjoncture n'est pas l'élément central, même si elle a forcément apporté une gravité dans la façon de regarder le projet culturel que l'on porte. Évidemment, faire une grosse fête au moment où l'on se débat avec certaines difficultés ne serait pas très cohérent. Et puis, de toute façon, on fait un festival qui a une dimension de fête, quoi qu'il arrive.  Malgré tout, la conjoncture vous a contraints à annuler des évènements...Cinq projets – quatre spectacles et un colloque – qui avaient été engagés, dont certains au niveau de la production, ont dû être supprimés. Car le problème d'une structure qui gère un festival, tout en ayant une activité à l'année, c'est que le festival pèse lourd. On ne peut avoir d'effets que sur le long terme lorsque l’on change une procédure. On a donc eu le sentiment qu'il fallait prendre les choses très vite, à bras le corps, et resserrer budgétairement. Quand en février dern

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Raconte-moi une histoire

CONNAITRE | SPECTACLE/ En ce mois de mai, revoilà le festival des Arts du récit. Avec une programmation comme toujours foisonnante, de laquelle on a essayé de sortir quelques propositions alléchantes. AM

François Cau | Vendredi 6 mai 2011

Raconte-moi une histoire

Deux envies complémentaires animent l’équipe du Centre des arts du récit en Isère et son directeur, Henri Touati : défendre l’objet artistique qu’est le conte (dans ses formes les plus diverses possibles), et l’offrir à tous les publics tout au long de l’année – même si le festival est chaque printemps le temps fort du Centre. Pour cette vingt-quatrième édition, se succéderont ainsi sur les scènes des nombreux lieux partenaires, divers spectacles, lectures, récitations… Avec comme ligne directrice l’idée de « faire la part belle aux artistes qui dénoncent, qui luttent et s’engagent ». Vaste programme défendu par les femmes et les hommes programmés sur les onze jours que compte la manifestation. Zoom subjectif2011, année des Outre-mer oblige, le festival accueillera des personnalités originaires de Guadeloupe, de la Réunion, ou encore (ne soyons pas sectaires !) d’Haïti et Cuba. La conteuse haïtienne Mimi Barthélémy sera ainsi présente deux jours de suite à Fontaine : mercredi 10 mai pour une soirée Paroles et musiques des Outre-mer (avec deux autres conteuses et deux musiciens, dont René Lacaille), et le lendemain dans le spec

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«Montrer la diversité»

SCENES | Le Festival les Arts du Récit a 20 ans. 20 ans de contes en lien avec le monde contemporain, portés par des artistes de toutes origines et horizons : Henri Touati, initiateur de ce projet majeur dans le milieu du conte, est attaché à cette idée de diversité. Séverine Delrieu

Séverine Delrieu | Mercredi 16 mai 2007

«Montrer la diversité»

Que souhaitez-vous mettre en avant pour fêter les 20 ans du Festival ?Henri Touati : L’axe premier je crois que c’est de montrer que depuis 86-87, date de création du Festival, notre activité s­’est focalisée sur la diversité. Donc la proposition de ce festival, c’est de montrer cette diversité. Par l’éclectisme ?Par la multiplicité des lieux, des formes d’accueil, des formes de spectacles et des contenus. Et puis les origines des artistes, leur dimension traditionnelle comme contemporaine montrent que raconter une histoire aujourd’hui est quelque chose d’assez simple. En même temps, la multiplicité des propositions nous permet d’avoir des univers, des mondes qui sont à chaque fois différents. C’est ça l’axe central de ce festival. Une journée très particulière, celle du 12 mai, sera une rencontre où plus de 100 conteurs vont être présents. 100 conteurs qui sont venus au Festival sur les 250 : c’est un événement de dimension nationale dans le milieu du conte, puisque c’est la première fois que l’on va regrouper tant de conteurs au même endroit. Comment va se dérouler cette rencontre ?

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