Textes en l'air et main à la pâte

Festival | Le festival Textes en l’air, qui a lieu depuis 12 ans à Saint-Antoine-l’Abbaye, ça n’est pas que des spectacles et des concerts ; c’est aussi des gens qui se bougent pour le faire exister. Jacques Puech, directeur artistique de l’événement, nous dresse le portrait de son équipe sans qui rien ne serait possible.

Nicolas Joly | Mardi 27 juin 2017

Photo : J Cerri


« À Textes en l'air, il y a deux professionnels : une administratrice et un directeur artistique – moi-même –, ainsi qu'un conseil d'administration de 12 membres » résume Jacques Puech, qui est donc le directeur artistique du festival Textes en l'air. Organisé depuis 12 ans dans la commune de Saint-Antoine-l'Abbaye (classée parmi les plus beaux villages de France), ce rassemblement accueillait quelque 7500 festivaliers l'année dernière.

Impossible du coup de mettre sur pied un tel événement sans cette équipe, « cheville ouvrière du festival ». Ce sont ses membres qui décident de la répartition des tâches et qui coordonnent les 60 bénévoles, répartis par commissions : « cuisine, billetterie, nettoyage, sécurité, matériel, manutention, librairie, signalétique, concert et accueil ». Une vraie ruche dédiée à l'art sous toutes ses formes.

« Conserver notre identité conviviale »

Cette année Textes en l'air se tourne vers l'étranger, avec une programmation consacrée au voyage et à la migration, « un sujet totalement d'actualité ». Toutefois, même si cette thématique fait écho à la situation catastrophique des migrants en Méditerranée, Jacques Puech n'a pas souhaité l'aborder de façon trop « larmoyante ». « Nous voulons transmettre un message positif et conserver notre identité conviviale. »

Une convivialité que l'on retrouve jusque dans l'organisation du festival, puisque, par exemple, « tous les techniciens sont logés chez les habitants de Saint-Antoine. Ils étaient 44 à ouvrir leur porte l'an passé. » Une tâche essentielle, qui possède d'ailleurs sa propre commission. « C'est un gros travail, mais c'est aussi ce qui fait la qualité particulière de notre accueil. »

Textes en l'air
À Saint-Antoine-l'Abbaye, du 26 au 30 juillet


Le festival 2017 côté prog

Textes en l'air est décidément un lieu de villégiature pour pas mal d'artistes grenoblois qui, après avoir dévoilé leurs spectacles en ville, s'en vont l'été venu les présenter à Saint-Antoine-l'Abbaye dans un cadre qui a clairement de la gueule – un village médiéval. Fin juillet, on aura du coup l'occasion de voir (ou revoir) Burn Baby Burn, l'excellente dernière création du metteur en scène Tristan Dubois sur deux ados paumées qui tentent de s'apprivoiser dans une station service déserte servant de repaire à l'une d'elle ; de vivre (ou revivre) les aventures des deux gamins du En attendant le petit poucet d'Émilie Le Roux ; de prendre (ou reprendre) une salve de poésie avec le Présences pures de Laurent Poncelet d'après le très beau texte de Christian Bobin…

Sinon, vous n'allez pas être surpris si vous nous lisez souvent (et bienvenue si c'est la première fois), mais on attend avec impatience le concert de la compagnie Les Gentils dont les membres adorent les vieilles chansons narratives sur lesquels ils peuvent poser leur univers bien barré.

Voilà donc un bref aperçu de ce que l'on verra pendant ces cinq jours de festivals, sachant qu'il y aura de nombreuses autres propositions à découvrir, tant théâtrales (un texte de Jean-Michel Ribes par-ci, une mise en scène de l'ancien boss de Textes en l'air par-là) que musicales – le groupe No Mad, un hommage au géant Leonard Cohen, des chansons « d'amour et de fesses » ou encore un grand bal de clôture avec les Barbarins fourchus.

Aurélien Martinez

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