"Jean-Yves, Patrick et Corinne" : aérobic pop par le collectif ÈS

Danse | Rendez-vous jeudi 15 mars à la Rampe d'Échirolles pour une pièce à l'énergie folle.

Aurélien Martinez | Lundi 12 mars 2018

Photo : Christian Rausch


Il y a des jeunes compagnies qui arrivent, grâce à une certaine inventivité, à susciter un intérêt fort de la part des "professionnels de la profession", ce qui leur offre d'emblée une belle visibilité. Comme le collectif ÈS, formé en 2011 par trois élèves (Sidonie Duret, Jérémy Martinez et Émilie Szikora) du conservatoire de danse de Lyon qui, cet automne à Villefontaine (Nord-Isère) lors de la première représentation de sa dernière création Jean-Yves, Patrick et Corinne, a réussi à compter dans sa salle une foule de programmateurs et programmatrices, dont une bonne partie du staff de la prestigieuse Maison de la danse de Lyon. De quoi fortement susciter la curiosité du critique en recherche de chair, et surtout d'expression artistique fraîches.

Si tout cela était encore fortement bancal à l'époque (que voulaient dire les chorégraphes en convoquant autant de références pop sur le plateau, et en évoquant dans leur note d'intention la question du plagiat ?), il s'en dégageait une énergie folle qui reste longtemps en mémoire. Il faut ainsi voir comment les cinq danseurs (les trois membres du collectif, rejoints par deux interprètes) investissent la scène dans différents trios survoltés qui reprennent par moments les codes de l'aérobic avec une maîtrise parfaite. Rien que pour cette vitalité peu commune en danse contemporaine, on reverra leur pièce avec plaisir.

Jean-Yves, Patrick et Corinne
À la Rampe (Échirolles) jeudi 15 mars à 20h


Jean-Yves, Patrick et Corinne

Par le Collectif ÈS
La Rampe 15 avenue du 8 mai 1945 Échirolles
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


entrez votre adresse mail pour vous abonner à la newsletter

Hymne keupon

Danse | Pantins désarticulés, bouches béantes, gestes saccadés, rires grotesques, bousculades... Le nouveau spectacle du Collectif (...)

Valentine Autruffe | Lundi 29 novembre 2021

Hymne keupon

Pantins désarticulés, bouches béantes, gestes saccadés, rires grotesques, bousculades... Le nouveau spectacle du Collectif Ès, Fiasco, relève explicitement de l’âme punk. Danser en slip sur l’hymne britannique, avant de se disloquer, colliers de perles et chemisiers en soie, chignon ravagé, sur les riffs saturés des Sex Pistols (bien sûr). Les danseurs lâchent tout, jusqu’à se rouler par terre et se mordre, hurlent, s’éclatent finalement, à tel point que ça paraît improvisé – c’est compter sans la précision de la mise en scène. La libération du corps est totale, le physique exulte. En résidence à La Rampe, le Collectif Ès a travaillé sur le mouvement punk et est parvenu à la conclusion suivante : « Pour nous, c’est un corps en action, en lutte, intérieure et partagée. Un corps non éduqué, avec une dimension ludique et de jeu. Il y a une ambiguïté, une complexité entre des choses très sombre

Continuer à lire

12 propositions pour une année de danse intense à Grenoble

Panorama de rentrée culturelle 2020/2021 | Avec des chorégraphes qu'on connaît (très) bien, des nouvelles têtes, des reprises... Il y aura de quoi faire cette saison dans l'agglomération grenobloise !

Aurélien Martinez | Lundi 19 octobre 2020

12 propositions pour une année de danse intense à Grenoble

Miracles Le très productif chorégraphe hip-hop (mais pas que) Bouba Landrille Tchouda, qu’au Petit Bulletin nous suivons avec plaisir depuis (presque) ses débuts (on en a écrit des lignes élogieuses sur ses spectacles !), dévoilera cet automne sa nouvelle création. Avec, comme souvent avec lui, une note d’intention pleine de beaux principes – extrait : « dans un dispositif scénique léger, trois interprètes exploreront, dans un va-et-vient entre l’intime et l’extérieur, la question de l’inter-dépendance, qui nous bouscule tout autant qu’elle nous enrichit ». D’accord ! AM Au Grand Angle (Voiron) mardi 10 novembre Au Théâtre municipal de Grenoble jeudi 12 et vendredi 13 novembre Loto3000

Continuer à lire

Danse : la Rampe s'est engagée avec le Collectif ÈS

ACTUS | L’accueil en résidence, pour trois ans, de ce trio de danseurs est une aubaine pour les artistes, fidèles à la salle échirolloise. C’en est une également pour le public, qui pourra profiter d’autres moments de rencontre avec eux. Explications.

Martin de Kerimel | Mardi 19 novembre 2019

Danse : la Rampe s'est engagée avec le Collectif ÈS

Plus que quelques jours d’attente. Le 10 décembre, le Collectif ÈS revient à La Rampe pour un spectacle inédit à Échirolles : 1ère Mondiale. Adeptes du travail collectif, Émilie Szikora, Jérémy Martinez et Sidonie Duret pourraient surprendre ceux qui les connaissent déjà, puisque, cette fois, ils s’expriment par la forme du solo. Comment évolueront-ils à l’avenir ? L’accueil en résidence qui leur est offert permettra de se faire une idée progressive de la réponse. « Ce partenariat s’inscrit pleinement dans nos missions d’aide à la création, souligne Joséfa Gallardo, directrice de La Rampe. Nous travaillons à susciter la curiosité du public à l’égard de la danse contemporaine. Les danseurs vont dès lors à la rencontre de nouveaux publics. » Ils bénéficient d’une aide à la diffusion de leur(s) spectacle(s) – ils sont notamment attendus au Théâtre de Grenoble en mars 2020 – et de financements, par le biais de la coproduction. Les installations de La Rampe sont à leur disposition pour faciliter leur travail créatif. Une ouverture sur la ville Émilie, Jérémy et Sidonie sont comme chez eux dans cet environnement sensible à le

Continuer à lire

Le dancefloor au scalpel à la Belle électrique

Semaine thématique | On déroule le sommaire de la "semaine du dancefloor" qu'organise la salle grenobloise du mardi 18 au vendredi 21 juin

Damien Grimbert | Mardi 11 juin 2019

Le dancefloor au scalpel à la Belle électrique

Après, entre autres, le punk et les musiques populaires jamaïcaines, c’est cette fois au dancefloor de faire l’objet d’une semaine thématique à la Belle électrique. Au programme, on retrouvera ainsi mardi 18 une projection du documentaire "historique" (il fut diffusé pour la première fois sur Arte en 1996) Universal Techno de Dominique Deluze, qui retrace la genèse du genre à Détroit en compagnie de ses trois pères fondateurs : Juan Atkins, Derrick May et Kevin Saunderson. Un gros morceau, au même titre que la conférence du lendemain (mercredi 19 donc), qui réunira Michel Amato alias The Hacker et Jean-Yves Leloup, l’un des meilleurs critiques et journalistes français dans le domaine des musiques électroniques (on vous recommande chaudement ses passionnants ouvrages parus chez l’éditeur Le Mot et Le Reste), et accessoirement curateur de la récente exposition-événement Électro, de Kraftwerk à Daft Punk en place à la Philharmonie de Paris. Jeudi 19, place à une soirée dansante au bar de la Belle électrique chorégraphiée et mise en scène par Yannick Siméon

Continuer à lire