"Le Disque usé" : 10 ans et toujours inusable

Spectacle | La (géniale) compagnie grenobloise Les Chatoyantes va fêter en octobre l'anniversaire de son cabaret déglingué avec une poignée de dates.

Aurélien Martinez | Mardi 16 octobre 2018

C'est un petit spectacle qui a dix ans et que ses trois interprètes (Émilie Geymond, Doriane Salvucci et Sylvie Ducas), regroupées sous le nom de Chatoyantes, vont reprendre dans l'agglomération grenobloise histoire de marquer le coup. « On l'a bien écumé sur Grenoble en 10 ans, mais je pense qu'il y a encore plein de personnes qui ne nous ont pas vues ! » nous assure Émilie Geymond. Ce qui est bien dommage pour ces personnes-là, tant ce Disque usé est une réussite. Sur scène, deux chanteuses de cabaret accompagnées de leur pianiste mutique font tout pour poursuivre une représentation qui leur glisse entre les doigts – à cause du trac, de l'alcool, de soucis d'équilibre…

On est donc bien là sur une mise en abyme savoureuse avec cette proposition évoquant un spectacle en train de se faire. Et on est bien là sur du théâtre plus que sur de la musique, même si les comédiennes poussent la chansonnette (sur du Sheila, Mike Brant, Dalida, Frank Sinatra ou encore Édith Piaf) avec conviction.

« On n'a pas fait de comptabilité. Mais je pense que depuis dix ans, entre les représentations dans des lieux publics et celles à domicile, on doit bien atteindre 100. Voire plus ! » (toujours Émilie Geymond). Un Disque usé qu'elles jouent néanmoins un peu moins depuis sa création au Conservatoire de Grenoble en 2008, comme deux des Chatoyantes ne sont plus à Grenoble. « On va essayer de relancer la machine à l'occasion des 10 ans. Surtout que c'est vraiment une forme que l'on peut donner partout. » La preuve avec cette mini tournée de reprise (elles n'avaient pas joué ensemble depuis juin 2017) qu'on espère suivie de nombreuses autres dates. Et, pourquoi pas, d'une nouvelle création.

Le Disque usé
Au Pavillon d'Armenonville d'Uriage vendredi 19 octobre à 19h (dîner-spectacle)
Au Midi / Minuit samedi 20 à 20h30 et dimanche 21 octobre à 17h


Le disque usé

Cabaret burlesque par les Chatoyantes. Dès 12 ans
Le Midi / Minuit 38 rue Saint-Laurent Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Drôles de mamans

Humour | De retour à Grenoble, Valérie Vagné et Émilie Geymond s’amusent à secouer le cocotier de la maternité. Les femmes qu’elles incarnent sont sincères, mais bien loin d’être parfaites. Autant en rire avec elles !

Martin de Kerimel | Mardi 17 décembre 2019

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Valérie Vagné approche de la cinquantaine. Cela ne la traumatise pas, mais elle raconte – avec le sourire – qu’elle trouve désormais quelque peu incongru d’être sur scène dans un rôle de jeune maman. La plaisanterie dure pourtant depuis une dizaine d’années : c’est en effet en 2010 qu’elle a écrit Les mères veillent, ce spectacle qu’elle joue en duo avec Émilie Geymond, sa fidèle complice en (fausse) indignité maternelle. Pas question d’accabler les comédiennes pour le comportement discutable de leurs personnages : on sait que c’est pour rire ! L’auteure assume un petit côté grinçant, parfois mal compris : sa comparse et elle ont beau s’habiller en rose pour afficher leur fantaisie, il arrive que certains membres du public prennent leurs blagues très au sérieux. Allez savoir, peut-être qu’il n’est pas facile de rire avec celui qui se moque de vos propres travers… Tendre ironie Une mère qui refuse d’aller chercher son enfant perdu dans un grand magasin, une autre qui s’est fait un lifting sans assumer vraiment sa maternité, une troisième qui cache un ballon sous ses vêtements pour avoir une place assise dans le bus… Les différents modèles choisis pa

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PB d'or 2018 : spectacle vivant

C'était 2018... | Où l'on sacre une comédienne et une metteuse en scène.

La rédaction | Mardi 18 décembre 2018

PB d'or 2018 : spectacle vivant

Le PB d’or de la comédienne qu’on pourrait récompenser chaque année : Émilie Geymond Agnès Jaoui a bien reçu six César, alors pourquoi Émilie Geymond ne pourrait-elle pas avoir deux PB d’or ? Surtout que son premier remonte à 2012, soit l’année où nous avons créé ces récompenses très subjectives. On l’avait ainsi dinstiguée dans la catégorie « meilleur espoir ». Six ans plus tard, Émilie Geymond est une comédienne reconnue sur la scène théâtrale locale ; et qui illumine pas mal de spectacles avec son approche fine du registre comique. Voire même clownesque, comme dans son seule-en-scène Cléopâtrak qu’elle tourne depuis un an. On peut dire qu’on est fans, oui. Le PB d’or de la metteuse en scène

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"Attraction" : nous sommes deux sœurs siamoises...

Théâtre | La metteuse en scène Valérie Vagné propose, du jeudi 6 au samedi 8 décembre au Théâtre de Poche de Grenoble, un spectacle sur les sœurs Hilton qui, dans les années 1920, ont connu un important succès avant de sombrer dans l'oubli.

Aurélien Martinez | Mardi 4 décembre 2018

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Portrait | Alors qu’elle brille en gouailleuse Môme Crevette dans la mise en scène de "La Dame de chez Maxim" (Feydeau) d’Emmanuèle Amiell, on a rencontré la comédienne Émilie Geymond qui vient tout juste de créer son premier seule-en-scène clownesque baptisé "Cléopâtrak".

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Émilie Geymond : en présence d’une clown

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Croiser les formes artistiques n’est pas une nouveauté. Qu’importe : quand c’est bien fait, c’est toujours agréable. Ainsi en sera-t-il sûrement de la nouvelle édition de Chants libres, proposée par un Tricycle d’habitude plus tourné vers le théâtre contemporain. Sur une semaine et demie, le Théâtre de poche va ainsi se transformer tantôt en cabaret, tantôt en salle de concert, tantôt en tout autre chose. Parmi les nombreuses propositions, on en a retenu trois.  Bleu/Baudoin Quand le trio grenoblois Bleu, spécialisé dans la « chanson folk-songes », rencontre le dessinateur de BD Baudoin, ça donne un concert dessiné que l’on a hâte de découvrir. Une « fresque musicale » construite en live : « le mélange de l’encre et du son, la fusion de deux entités contraires, arts plastiques et musiques actuelles, aspirant à un même désir de légèreté ». Samedi 30 novembre à 20h

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Aurélien Martinez | Jeudi 26 avril 2012

Ça commence par une scène surprenante : un enfant se plaint de gargouillis au ventre. Il désire se rendre expressément aux toilettes, mais son père, malade comme lui à cause d’une rascasse visiblement avariée, s’y trouve déjà. Sa pauvre mère est donc contrainte de gérer la situation comme elle le peut, en essayant de garder la culotte du petit propre. Car c’est que l’on a du monde à déjeuner qui ne devrait pas tarder, et il s’agirait de ne pas faire mauvaise impression à ces invités si importants. Une souris grise, pièce de l’auteur français Louis Calaferte (1928 – 1994), se place délibérément du côté comique, en jouant sur l’incongruité d’un tel postulat pour une œuvre de théâtre. Le metteur en scène grenoblois Grégory Faive s’inscrit pleinement dans cette veine, n’hésitant pas à surligner les intentions de Calaferte. Ainsi, quand le couple tant attendu arrive – le nouveau puissant patron de Monsieur, accompagné de sa femme –, les comédiens qui les incarnent parlent tous deux avec un accent allemand proche du surjeu. Normal, le couple est allemand. Servitude volontaire Mais derrière ce q

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Voilà un spectacle qui tourne depuis plus de deux ans dans les petits lieux grenoblois et lyonnais (des bars, des théâtres, …). Aux commandes, deux comédiennes grenobloises (Émilie Geymond, vue notamment chez Marie Brillant et Grégory Faive, et Doriane Salvucci, de la compagnie des Gentils – entre autres), et une musicienne (la pianiste Sylvie Ducas) qui, ensemble, jouent habilement avec le principe de mise en abyme. Le spectateur assiste ainsi à une représentation d’un cabaret tendrement désuet, tout en faisant face, impuissant, à l’envers du décor : une duettiste bourrée, des enchaînements ratés, des voix submergées par l’émotion… Une très jolie revue sur les rêves et la féminité à (re)découvrir samedi 1er octobre à 16h à la bibliothèque Kateb Yacine de Grand-Place, ou le jeudi 13 au café Bayard (Grenoble). Et retrouvez sur notre site une critique plus approfondie des Chatoyantes, parue lors de leur passage à la Guinguette de Fontaine.

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Elles sont trois sur scène. Deux chanteuses de cabaret aussi affriolantes que pataudes et leur pianiste introvertie coincée dans sa robe d’un rouge trop criard pour elle. Ensemble, elles ont monté un petit spectacle de chansons… Oh, trois fois rien… Juste la reprise de quelques standards (Piaf, Dietrich, les Andrews sisters…), comme ça, le plus simplement du monde… Pour faire plaisir au public, en somme… La jeune compagnie grenobloise Les Chatoyantes, pour sa première création, a choisi une forme pour le moins originale : la mise en abyme. Soit un spectacle sur un spectacle en train de se jouer. C’est franchement jubilatoire de voir nos duettistes, stressées, dépressives – voire un brin alcoolisées –, essayer de respecter leur partition coûte que coûte, apostrophant discrètement l’autre lorsqu’elle se vautre. Ce qui en devient touchant, puisqu’elles arrivent tout de même à transmettre une émotion non feinte. Le Disque usé devient alors une très jolie revue sur les rêves et la féminité – ah, la pianiste ! – qui se bonifie avec le temps, les rôles s’affinant, prenant de l’ampleur (nous l’avons déjà vue deux fois depuis sa création l’an

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