Cirque : les quatre spectacles que nous attendons avec impatience

Panorama de rentrée culturelle 2019/2020 | Direction la MC2, l'Hexagone et le Grand Angle.

La rédaction | Mardi 17 septembre 2019

Campana

Le Cirque Trottola est une compagnie fascinante, qui revient à la MC2 (enfin, devant, car sous chapiteau) après sa réussite Matamore, jouée plus de 300 fois ici et là. Un peu sombres, parfois inquiétants mais constamment jubilatoires, Bonaventure Gacon et Titoune rejoignent de nouveau la piste et tentent d'établir un lien entre eux, à tâtons. Car le cirque, ce ne sont pas que des performances (même s'il y en a ici, entre trapèze et portés acrobatiques) mais une atmosphère, un regard sur le monde… Grandiose et émouvant à la fois.

À la MC2 du vendredi 29 novembre au mercredi 11 décembre


Möbius

Pur déploiement poétique et virtuose des possibilités de l'acrobatie aérienne, incroyable émanation d'une énergie collective : il y a quatre ans, la pièce Il n'est pas encore minuit de la compagnie circassienne XY nous avait bluffés. Nous serons très heureux de retrouver les dix-neuf acrobates avec une nouvelle création ; et ce d'autant plus qu'elle a été accompagnée par le chorégraphe Rachid Ouramdane. En topologie, une bande de Möbius est un ruban qui ne possède... qu'une seule face ! Cela promet bien des configurations incroyables de la part des acrobates.

À la MC2 du mardi 21 au vendredi 24 janvier


Optraken

Ils se sont rencontrés à l'école nationale des arts du cirque de Rosny-sous-Bois en 2006 et travaillent la voltige, la bascule et les acrobaties pour nous emmener vers des sujets aussi philosophiques que baroques et ludiques. Dans Optraken, ces cinq circassiens instaurent que « l'instant de la décision est une folie ». Tout valdingue, rien ne tient droit, des objets tombent des cintres et insufflent un hasard certainement plus maîtrisé qu'il n'en a l'air. « La dimension dangereuse ou périlleuse est un moteur de notre construction et notre écriture dramaturgique » selon l'un d'eux. La menace imminente étant partout dans le monde, ils la transforment en cirque et en jeu. À noter que, dans ce quintet, figure Karim Messaoudi, compagnon de route du Lyonnais Mathurin Bolze avec qui il a réinterprété Fenêtres et créé Barons perchés.

Au Grand Angle (Voiron) jeudi 12 mars


L'Oiseau-lignes

« Je (pro)pose des situations propices à l'observation du vivant. Je m'attarde particulièrement sur les courbes de densité et d'évanescence, de poids et de légèreté […]. La pratique de la suspension, qui souligne/dessine le paradoxe de la force et de la fragilité, est un moyen efficace d'accroître l'intensité du vivant dans l'ici et maintenant. » La circassienne Chloé Moglia, souvent vue à Grenoble, est une artiste visuellement fascinante, qui utilise donc la suspension à des fins poétiques. Pour cette nouvelle création qui verra le jour en novembre à Brest, elle sera accompagnée sur scène d'une musicienne. Vu qu'on en attend beaucoup, on essaiera de voir le résultat avant son passage par Meylan pour vous en dire plus au moment venu.

À l'Hexagone (Meylan) jeudi 19 et vendredi 20 mars

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