Camille Lellouche trace sa route

Humour | Toulouse le 28 janvier, Bordeaux le lendemain, Nantes, Nancy, Dijon… les dates s’enchaînent à un rythme soutenu pour l’humoriste. Le public grenoblois ne s’en plaindra pas : l’humoriste doit débarquer au Summum jeudi 6 février.

Martin de Kerimel | Mardi 4 février 2020

Photo : Laura Gilli


Cela fait un petit moment déjà que l'on a vu Camille Lellouche faire une déclaration d'amour anticipée au public grenoblois. Un coup de com' sympa avant sa première dans une salle de l'agglo de cette importance. « C'est un véritable bonheur, bien évidemment, que de faire le métier que l'on aime dans ces conditions. » Désormais, on a hâte, nous aussi, de découvrir sur scène cette pile électrique, douée à la fois pour jouer, improviser, chanter et danser. Les femmes qu'elle incarne sont toutes différentes, mais avec pour point commun d'affronter la solitude. Pour rire, bien sûr ! Précision : l'artiste souligne qu'elles existent réellement, au moins dans le souvenir des innombrables visages qu'elle a croisés lors des quinze années de sa vie professionnelle. Pudeur oblige, Camille préfère ce défilé à un spectacle autocentré, même si certains de ses personnages féminins lui ressemblent aussi, parfois. « Il s'agit avant tout de femmes de tous les jours, que vous pourriez rencontrer dans un magasin ou au restaurant », assure-t-elle, en malicieuse alchimiste de ces moments attrapés au vol.

Un succès "explosif"

C'est donc en observant ses contemporaines que l'artiste a patiemment rodé son spectacle, le fruit d'un travail acharné. « J'ai d'abord passé dix ans dans l'ombre », souligne-t-elle sans amertume. Il faut dire aussi que, depuis maintenant près de trois ans et demi et grâce à une notoriété dopée par les réseaux sociaux, Camille explose : sur scène, donc, mais aussi à la télé et au cinéma, où sa drôle de frimousse est apparue une demi-douzaine de fois, depuis sa première dans le Grand Central de Rebecca Zlotowski. Heureuse de sa bonne fortune, elle dit aussi : « Dans ce métier, le plus dur, c'est de durer ». Et, à 33 ans, parle (déjà !) d'une jeune génération susceptible de prendre sa place. Avec humour, bien sûr : « J'aimerais continuer 30-40 ans. Une p'tite mamie qui poste sur Snapchat ou Insta, ce serait sympa, non ?». Sans doute, oui… On espère avoir l'occasion de le vérifier.

Camille Lellouche
Au Summum jeudi 6 février, à 20h

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