Fête grandeur nature au Pot au Noir

Événement | Week-end / La Fête à Rivoiranche aura bien lieu cette année : trois jours et plusieurs spectacles en plein air, dans le Trièves, ça ne se loupe pas !

Aurélien Martinez | Mardi 8 septembre 2020

Photo : (c) Jean-Christophe Sirven


C'est l'un des lieux culturels de la région les plus bucoliques, niché à une trentaine de kilomètres au sud de Grenoble, en pleine nature, dans le Trièves, près du village de Saint-Paul-lès-Monestier. Son nom ? Le Pot au Noir, « espace de travail et de création en milieu rural » piloté par le comédien Valère Bertrand et actif depuis plus de 20 ans. Une bulle de nature (dans un monde culturel tout de même très bétonné) qui, chaque année, organise sa fameuse Fête à Rivoiranche, du nom du lieu-dit.

Une fête qui, malgré le coronavirus, aura bien lieu cette année, et tant mieux ! Sur trois jours, on pourra alors découvrir plusieurs spectacles (on ne va pas tous vous les lister ici parce que ce serait fastidieux à lire, mais sachez que ce sera varié, tant sur les genres que sur les formes – oh, une « petite bacchanale agricole » par la décalée Julie Desprairies ; oh un film qui montrera de la danse dans le Musée de Grenoble grâce à la compagnie Épiderme ; oh un vide-grenier artistique…), le tout pensé en lien avec la compagnie grenobloise L'Atelier du metteur en scène Benjamin Moreau, associée au lieu. Comme une transition parfaite pour aborder la rentrée et l'automne qui s'annonce…

Fête à Rivoiranche. Au Pot au Noir du vendredi 11 au dimanche 13 septembre

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Une fête (à Rivoiranche) bien perchée

Événement | Samedi 14 et dimanche 15 septembre, on aura droit à la traditionnelle fête de rentrée du Pot au noir. On vous en dit plus, notamment pour les néophytes !

Adeline Gailly | Mardi 10 septembre 2019

Une fête (à Rivoiranche) bien perchée

Elle fait partie de ces petites fêtes, au milieu des montagnes, aux portes du Trièves. La Fête à Rivoiranche n'en est pas moins connue de ses habitué.e.s depuis des années – 22 pour être précis ! Théâtre, clown et lectures se mêleront telle « une explosion d'art » selon les organisateurs, samedi 14 et dimanche 15 septembre, dans ce hameau de Saint-Paul-lès-Monestier. Derrière cette effervescence se cache le Pot au noir, un lieu de création artistique créé en 1997 par le comédien Valère Bertrand. « Il s'agit essentiellement de résidences d'artistes pluridisciplinaires », explique Sophie Mulliez, administratrice de l'association. Rien d'étonnant donc à ce que les compagnies actuellement en résidence s'emparent du lieu pour la fête. En effet, cette année, la programmation de la Fête à Rivoiranche n'a pas été établie par le fondateur du Pot au noir mais par le metteur en scène et comédien Julien Guill de la compagnie Provisoire. « Nous lui avons laissé carte blanche, précise Sophie Mulliez. Il a choisi d'inviter des artistes avec qui il a l'habitude de travailler. » O

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La belle vingtaine de la Fête à Rivoiranche

Festival | En ce troisième week-end de septembre, le Pot au Noir fait sa rentrée culturelle avec un événement de taille : la 20e édition de la Fête à Rivoiranche. Au programme 20 spectacles pour démontrer la richesse du festival pluridisciplinaire de spectacle vivant organisé par la salle, mais surtout faire la fête comme il se doit lorsqu’on a 20 ans.

Charline Corubolo | Mardi 12 septembre 2017

La belle vingtaine de la Fête à Rivoiranche

Il est ennuyeux de croire qu’à 20 ans on devient raisonnable. Pour parer à cet ennui, la Fête à Rivoiranche organisée par le Pot au Noir, « espace de travail et de création en milieu rural » situé dans le magnifique domaine de Rivoiranche à Saint-Paul-lès-Monestier, dans le Trièves, suit l’adage des breuvages alcoolisés : tel un bon whisky de 20 ans d’âge, elle devient meilleure avec le temps, tout en restant enivrante, voire chargée. Du vendredi 15 au dimanche 17 septembre, le festival va ainsi souffler ses 20 bougies avec 20 représentations. « En septembre 1998, nous donnions un premier rendez-vous au public, et depuis, nous n’en avons jamais loupé un. Pour cette 20e édition, on réinvite les 6 artistes présents lors de la première et on fait la fête sur deux soirs et deux jours » nous confie le comédien Valère Bertrand, à la tête de cette salle labellisée "scène ressource départementale". La manifestation pluridisciplinaire promet un week-end haut en couleur mai

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Au Pot au noir, le théâtre est dans le pré

ACTUS | Dix-huit ans que le Pot au noir, « espace de travail et de création en milieu rural » situé dans le magnifique domaine de Rivoiranche à Saint-Paul-lès-Monestier, dans le Trièves, célèbre chaque année la rentrée culturelle un peu avant tout le monde. À l’occasion de la nouvelle édition de cette "Fête à Rivoiranche", zoom sur ce théâtre atypique avec son directeur artistique Valère Bertrand.

Aurélien Martinez | Mardi 1 septembre 2015

Au Pot au noir, le théâtre est dans le pré

« Le Pot au noir, c’est une zone située dans l’Atlantique à équidistance du continent africain et du continent sud-américain. Une zone où, quand les alizés nord et sud ne se rencontrent pas, il n’y a pas de vent : les marins sont alors en panne. Et quand ils se croisent ça pète, c’est dangereux. Donc c’est un lieu de grand calme ou de grande agitation. Quand, à l’ouverture, on refaisait la charpente, les ouvriers nous ont dit qu’elle était de type bateau. Le terme nous a parlé. Surtout qu’en psychanalyse, le Pot au noir est un passage entre l’âge adolescent et l’âge adulte. » Voilà pour l’origine du nom de ce lieu de création artistique niché en pleine nature, dans le magnifique cadre du Trièves, au pied du Vercors, à trente minutes au sud de Grenoble. Un théâtre tout juste majeur fondé en 1997 par le comédien Valère Bertrand, avec l’idée de mettre en place un espace pour les artistes. « J’ai 30 ans à l’époque, dont dix ans de métier au sein des équipes grenobloises [il a fait le conservatoire – NDLR]. On était au moment où il y avait des équipes permanentes et où tu pouvais encore être apprenti

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« Offrir une première chance »

SCENES | La première édition du festival Les Jeunes Pousses(ent), sous-titré "éclosions théâtrales", se déroulera dans trois lieux différents : le Théâtre de Poche de Grenoble, l’Autre Rive d’Eybens, et le Pot au Noir de Saint-Paul-les-Monestiers. Avec pour but de donner leur chance à de nouveaux metteurs en scène, qui présenteront leur création dans les trois lieux. Rencontre avec trois des organisateurs pour en savoir plus sur l’esprit du projet. Propos recueillis par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Jeudi 5 avril 2012

« Offrir une première chance »

Comment est né ce festival ?Valère Bertrand, du Pot au Noir, et ancien du Tricycle : L’idée a germé au sein du Tricycle, grâce à Gilles Arbona [l’un des membres du dit Tricycle  – NdrR]. Le collectif a ensuite rapidement sollicité le Centre culture et loisirs d’Eybens et le Pot au noir, qui ont tous deux répondu à l’appel. Et le festival Textes en l’air nous a ensuite rejoints [deux des trois créations seront présentées cet été à Saint-Antoine-l’Abbaye – NdlR].Gilles Arbona, du Tricycle donc (collectif qui, depuis septembre dernier, gère le Théâtre 145 et le Théâtre de Poche) : L’idée m’est venue d’un seul coup, comme ça ! En me levant un matin, je me suis dit : tiens, il faudrait faire quelque chose pour ceux qui n’ont jamais rien fait. On demande souvent aux artistes ce qu’ils ont fait, et quand ils ne répondent rien, on leur dit de revenir plus tard, quand ils auront de l’

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Le Papagalli show !

SCENES | Le spectacle Salle défaite est né de la volonté de la mairie de Pont-de-Claix, qui a décidé de produire seule une création de l’inénarrable Grenoblois Serge (...)

François Cau | Vendredi 18 novembre 2011

Le Papagalli show !

Le spectacle Salle défaite est né de la volonté de la mairie de Pont-de-Claix, qui a décidé de produire seule une création de l’inénarrable Grenoblois Serge Papagalli. Ce dernier s’est ainsi vu confier les clés de l’ancien foyer municipal, au charme très limité, pour proposer une pièce dans l’idée populaire, qui se jouerait pendant deux mois. Et voilà le résultat : entouré de sa troupe de fidèles (dont les toujours très efficaces Valère Bertrand et Gilles Arbona, qui offrent des moments gratinés), l’auteur-acteur-metteur en scène a écrit un texte convoquant le rire à chaque phrase. Car en dévoilant les coulisses du théâtre (une troupe essaie en vain de monter Roméo et Juliette), il a abondamment joué avec l’image des différents corps de métier… en appuyant des fois un peu trop sur certains personnages – notamment les deux féminins. Mais qu’importe : la mise en abyme fonctionne pendant les 1h40 d’une représentation qui renferme une force indéniable, même si évidemment, les récalcitrants à ce genre d’humour risquent de passer complètement à côté du propos. Une aventure singulière, tant sur la forme que sur le fond, et unique, puisque ce spectacle ne tournera pas e

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Une décennie d’utopie

CONNAITRE | Événement / Voilà donc dix ans que le projet du Pot-au-Noir, établissement sis dans le domaine de Rivoiranche (Trièves), survit, milite, et se retrouve pour (...)

| Mercredi 26 septembre 2007

Une décennie d’utopie

Événement / Voilà donc dix ans que le projet du Pot-au-Noir, établissement sis dans le domaine de Rivoiranche (Trièves), survit, milite, et se retrouve pour faire le bilan et fêter une nouvelle année d’existence envers et contre tous les soi-disants impératifs culturels du jour. À l’aune de son dixième anniversaire, petit retour sur la vocation du Pot-au-Noir. En s’emparant d’un lieu au charme majestueux, les futurs maîtres d’œuvre de sa rénovation voulaient créer de toutes pièces une structure relais, en dehors des circuits artistiques institutionnels, afin de promouvoir les compagnies émergentes en mal d’abris, de soutien, d’encouragements pragmatiques. Une oasis créative pour compagnies et artistes, mais une utopie plus facile à conceptualiser qu’à mettre en place. Travaux incessants, mises aux normes impérieuses, la fragilité du lieu devient aussi obnubilante que ses objectifs, figés depuis 2002 autour de l’accueil en résidence, la diffusion, la formation, et pour finir ce rendez-vous annuel. L’édition 2006 de la Fête à Rivoiranche se déroulait dans un lieu normalisé (mais toujours pas institutionnalisé), et ainsi violemment endetté. Toutes les utopies ne sont pas vouées à d

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