Quand la saison 20/21 joue les prolongations

SCENES | Depuis le 19 mai, les lieux de culture peuvent rouvrir et accueillir du public. Beaucoup de théâtres de Grenoble et de l'agglomération ont donc annoncé des spectacles à enfin voir dans leurs murs avant la traditionnelle pause estivale. Mais où aller ? Tentatives de réponses subjectives en 11 points – dont un très gros et très alléchant.

Aurélien Martinez | Lundi 17 mai 2021

Photo : Hervé Veronese - Centre Pompidou


La MC2 en fête

Quand l'immense MC2 revient dans le jeu après une longue période sans public (elle était fermée, comme tous les lieux de culture en France, depuis fin octobre), c'est avec un mois qui envoie du lourd ! « Plus de 20 propositions regroupant 50 représentations gratuites ou payantes vous seront ouvertes pour notre plus grande joie et votre plus grand plaisir », annonce le directeur Arnaud Meunier, qui proposera certains des spectacles et concerts de la saison ayant du être annulés. Et non des moindres : L'Étang de la passionnante metteuse en scène Gisèle Vienne avec Adèle Haenel sur le plateau ; 31 rue Vandenbranden du génial collectif bruxellois de danse-théâtre Peeping Tom en collaboration avec le prestigieux Ballet de l'Opéra de Lyon ; ou encore 7 sœurs de Turakie du Turak Théâtre, compagnie spécialiste de la marionnette bien barrée – pour n'en citer que certains. Une espèce de mini Festival d'Avignon grenoblois en quelque sorte ! Comme l'entièreté de la programmation (notamment les événements gratuits en extérieur) n'était pas finalisée au moment du bouclage de ce numéro de reprise, on vous en dira beaucoup plus dans le prochain prévu le 9 juin, date du début des festivités à la MC2. La vie est bien faite.

À la MC2 du mercredi 9 juin au vendredi 9 juillet


Espaces pudiques (& angles morts)

Il le qualifie de solo très personnel après plusieurs pièces assez différentes les unes des autres et une grosse vingtaine d'années de danse. Une sorte d'autobiographie décalée et dansée dont la première a plusieurs fois été décalée – elle était initialement prévue à l'automne dernier. On ira donc découvrir avec plaisir le nouveau spectacle de Nicolas Hubert, surtout que le chorégraphe et danseur grenoblois use, comme il l'a déjà fait précédemment dans ses créations que l'on a le plus défendues, de la carte de l'humour à ce qu'on a pu en voir lors d'un filage réservé aux professionnels. Ça tombe bien, on adore quand la danse ne se prend pas trop au sérieux !

Au Théâtre 145 (Grenoble) du mercredi 26 au vendredi 28 mai à 19h


Re:incarnation

Voilà un spectacle de danse qui donne furieusement envie et dont, hasard du calendrier lié au coronavirus, la première publique sera à Échirolles – la création aurait initialement dû voir le jour en septembre dernier à la Biennale de la danse de Lyon. Aux manettes de cette pièce pour dix interprètes et un musicien, Qudus Onikeku, chorégraphe nigérian qui veut mettre en avant l'afrobeat des années 1970 « revisité par le dancehall, le hip-hop et le funky house, provoquant une vraie révolution musicale qui se répercute dans les corps ». Ou quand le passé a de l'avenir.

À la Rampe (Échirolles) jeudi 27 mai à 19h


La Mécanique du hasard

Olivier Letellier est de ces artistes qui ont parfaitement compris ce que c'était que de faire du spectacle jeune public : à savoir un théâtre intelligent à la portée de toutes et tous, enfant comme adulte, et surtout pensé avec la même rigueur que n'importe quel autre théâtre. On est donc ravis de le revoir dans l'agglo, surtout avec ce spectacle, fabuleuse aventure (à partir de 9 ans) sur un ado envoyé au fin fond des États-Unis pour creuser des trous et soi-disant devenir meilleur. Mais un ado qui va déterrer beaucoup plus que des cailloux…

À l'Espace Aragon (Villard-Bonnot) samedi 29 mai à 19h30


Festival d'humour et de création de Villard-de-Lans

Prévue à l'automne dernier, la voilà fin mai en mode réduit (sur un week-end) et en 100% plein-air : la 31e édition du fameux festival de Villard-de-Lans va bien aoir lieu. « Deux jours de fête, de rencontre, de rire et le tout en sécurité », annonce fièrement l'organisation. Avec, au cœur d'une programmation variée entre théâtre, chanson et jeune public, un spectacle court (45 minutes) créé en 2019 au Festival d'Avignon qui nous interpelle : Comme la France est belle ! de Gustave Akakpo, écrivain et comédien togolais de renom, et Frédéric Blin de la géniale et bien barrée compagnie Les Chiche Capon. Un titre à bien sûr prendre de manière ironique (et politique) à ce que l'on a pu en lire !

À Villard-de-Lans samedi 29 et dimanche 30 mai


Contre-temps

Une voltigeuse (Inès Maccario), un porteur (Antoine Deheppe), tous deux passés par la prestigieuse Académie Fratellini, et un spectacle de cirque acrobatique en trois actes (« la même scène recommence en partant d'un point de vue différent ») construit autour de la notion de temps (d'où son titre). « Comment, en fonction de nos émotions, notre notion du temps se transforme ? » se demande le duo aux commandes de la compagnie SID, qui promet un spectacle à l'écriture proche du burlesque et de l'absurde. On ne peut vous en dire plus comme ce Contre-temps a été créé quelques jours avant le début du troisième confinement (on n'a donc pas pu le voir).

À l'Ilyade (Seyssinet-Pariset) mardi 1er juin à 14h15 et 19h30


Miracles

Encore une création, prête depuis plusieurs mois, qui peut enfin être présentée au public. « Hâte de vous retrouver » annonce sur ses réseaux sociaux la compagnie Malka du danseur et chorégraphe hip-hop (mais pas que) Bouba Landrille Tchouda, figure bien connue à Grenoble et par nos lecteurs fidèles. « Dans Miracles, il n'est pas question de faits inexpliqués attribués à une puissance divine, mais bien de danses et notamment du lien entre ce que nous dansons et ce que nous voyons, entendons, ressentons… Une danse sous influence, en réaction à d'autres éléments » écrit le chorégraphe en note d'intention. Au vu de ses derniers spectacles (son solo notamment, qui avait eu droit à la une du PB l'an passé), on en attend beaucoup – sachant qu'on avait fortement apprécié le filage auquel on avait été conviés en mars.

Au Diapason (Saint-Marcellin) vendredi 4 juin à 19h


Le Discours

Bonne nouvelle : nous aurons deux possibilités en juin pour découvrir une adaptation du roman Le Discours de Fabcaro – l'histoire d'un mec qui soliloque sur sa vie chaotique alors qu'on lui demande de pondre un texte pour la cérémonie de mariage de sa sœur. Le 9 juin, ce sera au cinéma avec un film signé Laurent Tirard. Et la veille, ce sera au théâtre grâce au comédien et metteur en scène grenoblois Grégory Faive qui dévoilera enfin son seul-en-scène au public après une première plusieurs fois repoussée du fait du coronavirus. On a hâte, tant Grégory Faive nous semble l'homme parfait pour porter la verve folle de Fabcaro. On en reparlera plus largement la saison prochaine lors de la tournée.

Au Grand Angle (Voiron) mardi 8 juin à 19h et du mercredi 9 au vendredi 11 juin dans plusieurs communes environnantes


Marina Rollman

On aurait dû la croiser en février, la voilà reprogrammée en juin et tant mieux ! Car l'humoriste et chroniqueuse (sur France Inter) Marina Rollman est l'une des nouvelles têtes prometteuses du rire francophone (elle est Suisse). Elle débarquera enfin à l'Ilyade avec son premier spectacle baptisé tout simplement Spectacle drôle : une réussite couplant regards acerbes sur notre condition d'humains du XXIe siècle et engagements bienvenus – sur le féminisme notamment. Parfait pour sortir par le haut de cette période morose !

À l'Ilyade (Seyssinet-Pariset) samedi 19 juin


Jovany et le dernier saltimbanque

Un one-man-show, déjà passé dans l'agglo l'an passé dans le cadre du festival Aux rires etc, centré sur les désirs artistiques d'un gamin impressionné par son grand-père clown qui vaut surtout pour ce fameux Jovany, véritable pile électrique parfois présentée comme le Jim Carrey français. À la façon qu'il a de happer le public dès le début de la représentation pour ne plus le lâcher et le renvoyer chez lui exténué, on ose imaginer dans quel état, lui, finit chaque soirée.

À la Basse cour (Grenoble) du jeudi 24 au samedi 26 juin à 20h30


Lalala... itou

« Demi-quatuor accord'vocaléon » que l'on suit depuis des années (on les voit souvent dans le coin), Oskar & Viktor dynamitent joyeusement la chanson française dans des spectacles autant irrévérencieux que respectueux face à notre grand (et moins grand) patrimoine musical national. Cédric Marchal et François Thollet, « seul duo à ne chanter que rarement la même chanson au même moment », se déconfineront avec nous fin juin façon show à l'américaine promettent-ils. On sent l'anguille frétiller sous la roche, et tant mieux !

Au Théâtre en rond (Sassenage) mardi 29 juin à 20h30

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Marina Rollman, drôle mais pas que

SCENES | Maitrisant à la perfection tous les codes du stand-up contemporain, l’humoriste franco-suisse Marina Rollman met ces derniers au service d’un propos vif et bien senti, qui croque les aléas de notre époque avec nuance et subtilité. Portrait à l’occasion de son passage samedi 19 juin à l’Ilyade de Seyssinet-Pariset.

Damien Grimbert | Lundi 14 juin 2021

Marina Rollman, drôle mais pas que

La première chose qui frappe lorsqu’on écoute Marina Rollman, c’est de voir à quel point elle et une poignée d’autres humoristes de sa génération ont réussi à faire leur le perfectionnisme acéré qui fut pendant longtemps l’apanage des seuls icones du stand-up anglo-saxon. Énergie, vivacité, sens de la formule et du timing, finesse de l’écriture… Derrière l’aisance, la fluidité et l’apparente décontraction dont elle fait preuve, on devine une mécanique parfaitement huilée d’une efficacité redoutable où chaque mot, chaque expression, chaque tic de langage est savamment pesé pour fournir un impact maximum. Ce qui constitue sa singularité, en revanche, tient peut-être plus à sa capacité à s’emparer des sujets dans l’air du temps d’apparence les plus superficiels, les plus anecdotiques, pour mieux dévoiler les véritables torrents de questionnements existentiels qu’ils sous-tendent pour peu qu’on se donne un peu la peine d’en gratter la surface. Aussi douée pour porter en dérision les petits travers de notre époque que pour analyser avec finesse les mécanismes sous-jacents qu’ils mettent en œuvre à notre insu, Marina Rollman ne s’épargne pas pour autant en cours de route, re

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Un petit miracle télévisé

Danse | "Miracles", le très beau dernier spectacle de Bouba Landrille Tchouda, est un peu sorti de l’ombre, il y a deux grosses semaines, à l’occasion d’une représentation professionnelle à la MC2. Toujours coupés du public, le chorégraphe grenoblois et ses danseurs seront les invités d’un programme télévisé lundi 29 mars.

Martin de Kerimel | Samedi 27 mars 2021

Un petit miracle télévisé

« Nous avions réussi à créer Miracles après le deuxième confinement. Une série de représentations devait suivre. Tout est tombé à l’eau et, malgré un bon accueil de la presse nationale, nous nous retrouvons avec une pièce que personne n’a vue. Nous sommes privés de ce que j’aime : présenter nos spectacles au plus grand nombre. » Ainsi nous parlait Bouba Landrille Tchouda au début du mois de février dernier, frustré de devoir subir la crise sanitaire et renoncer à présenter son travail dans des conditions "normales". Bien que les choses n’aient pas évolué sur ce point, le chorégraphe grenoblois sera mis en avant lundi 29 mars, à la télévision. Avec sa compagnie, Malka, il sera l’un des invités de Culturebox l’émission, le programme de la chaîne éphémère, animé par Daphné Bürki et Raphäl Yem à partir de 20h10. D’après nos informations, cela permettra de montrer un extrait de Miracles. « Une danse sous influence » Cette pièce met

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En attendant le public... (épisode 2)

SCENES | L'équipe du Petit Bulletin est repartie à la rencontre des compagnies de théâtre et de danse pour recueillir leurs impressions sur la crise sanitaire et l'évolution de leur travail au quotidien. Cinq d'entre elles nous ont répondu pour témoigner de leurs incertitudes persistantes, mais aussi, parfois, d'un relatif optimisme.

La rédaction | Vendredi 5 février 2021

En attendant le public... (épisode 2)

Yoann Bourgeois – Centre chorégraphique national de Grenoble (CCN2) « C’est difficile car cette crise a touché le cœur de nos activités. Mais c’est aussi difficile pour moi de dire que c’est difficile parce que je sais que beaucoup d’autres sont plus impactés que nous au CCN2, qui sommes une institution assez solide économiquement. Même si, bien sûr, notre économie repose beaucoup sur la diffusion – on tournait énormément –, presque totalement à l’arrêt depuis un an. » Pour Yoann Bourgeois, codirecteur du Centre chorégraphique national de Grenoble (en binôme avec Rachid Ouramdane), cette crise sanitaire a chamboulé énormément de choses, notamment au niveau artistique puisque trois de ses créations sont en suspens : Hurricane, pour le ballet de l’Opéra de Göteborg en Suède, répétée entre janvier et mars 2020 mais qui n’a pu pour l’instant être jouée que le soir de la première en mars (on devrait cependant la voir la saison prochaine à la MC2) ; I wonder where the dreams I don't remember go, pour la fameuse

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Actifs malgré tout

SCENES | Témoignages. Ils auraient dû retrouver leur public en novembre, mais le second confinement les en a empêchés. On a pris des nouvelles de trois de nos artistes grenoblois préférés.

La rédaction | Mardi 8 décembre 2020

Actifs malgré tout

Grégory Faive On a adoré sa prestation en Kid survolté et bavard dans Western !, la pièce chorale de Serge Papagalli. Grégory Faive (photo) aurait dû être seul sur la scène du Théâtre 145 du 24 au 26 novembre, pour présenter Le discours, une adaptation du roman-monologue de Fabcaro. Il a finalement dû se contenter d’un filage devant un public professionnel, restreint et masqué. Une aubaine cependant pour le comédien, avide de retours sur son travail et ravi de remonter sur scène, même dans ces conditions particulières. Le spectacle devait partir en tournée : quelques dates ont pu être reportées en mai et juin 2021. Avant cela, il sera finalement joué à Grenoble pour trois autres représentations au 145, les 18, 19 et 20 février prochains. On espère avoir l’occasion d’en reparler avec Grégory, tant il a su nous embarquer dans cette histoire folle autour d’un quadra largué par sa copine et qui psychote sévère au cours d’un repas de famille. Assez en tout cas pour nous faire rire, nous émouvoir et nous suggérer que toute ressemblance avec des personnes réellement existantes n’est pas fortuite. / MK Émilie Le Roux

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12 propositions pour une année de danse intense à Grenoble

Panorama de rentrée culturelle 2020/2021 | Avec des chorégraphes qu'on connaît (très) bien, des nouvelles têtes, des reprises... Il y aura de quoi faire cette saison dans l'agglomération grenobloise !

Aurélien Martinez | Lundi 19 octobre 2020

12 propositions pour une année de danse intense à Grenoble

Miracles Le très productif chorégraphe hip-hop (mais pas que) Bouba Landrille Tchouda, qu’au Petit Bulletin nous suivons avec plaisir depuis (presque) ses débuts (on en a écrit des lignes élogieuses sur ses spectacles !), dévoilera cet automne sa nouvelle création. Avec, comme souvent avec lui, une note d’intention pleine de beaux principes – extrait : « dans un dispositif scénique léger, trois interprètes exploreront, dans un va-et-vient entre l’intime et l’extérieur, la question de l’inter-dépendance, qui nous bouscule tout autant qu’elle nous enrichit ». D’accord ! AM Au Grand Angle (Voiron) mardi 10 novembre Au Théâtre municipal de Grenoble jeudi 12 et vendredi 13 novembre Loto3000

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Voici 23 spectacles pour une saison théâtrale grenobloise variée

Panorama de rentrée culturelle 2020/2021 | Les théâtres de Grenoble et de l'agglomération ont de nouveau dégainé des programmations bourrées de propositions qu'on avait envie de défendre. Suivez-nous ! Par Aurélien Martinez et Nadja Pobel

La rédaction | Mercredi 14 octobre 2020

Voici 23 spectacles pour une saison théâtrale grenobloise variée

Western ! À Grenoble et aux alentours (ce que l’on appelle de par chez nous le Dauphiné), Serge Papagalli est une légende qui foule les scènes de la région depuis maintenant 50 ans. Pour célébrer cet anniversaire comme il se doit, et avant de le croiser fin novembre sur grand écran dans le film Kaamelott (le fameux Guethenoc le paysan, c’est lui) d’Alexandre Astier, notre homme se lance dans le western-spaghetti et théâtral, lui qui revendique fièrement ses origines italiennes. Avec une douzaine de comédiennes et comédiens à ses côtés (dont pas mal de fidèles de chez fidèles toutes générations confondues), son Western ! était forcément très attendu par un paquet de monde. Dont nous. AM À la MC2 du mardi 13 au jeudi 22 octobre Au Théâtre Jean-Vilar (Bourgoin-Jallieu) vendredi 6 et samedi 7 novembre Au

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"J’ai pas toujours dansé comme ça" : autoportrait d’un jeune danseur en feu

Danse | Arrivé à Grenoble en provenance du Cameroun alors qu'il n'avait que sept ans, Bouba Landrille Tchouda danse depuis qu'il est enfant. D'où l'idée et l'envie de présenter un solo sur son parcours.

Aurélien Martinez | Mardi 28 janvier 2020

« On n’avait pas besoin de cours de danse, on se jetait juste par terre sur le bitume et c’était tout de suite génial. On dansait pour être ensemble. » Son arrivée gamin à Grenoble depuis le Cameroun et le froid inattendu qui l’a saisi ; sa découverte de la danse et notamment de la capoeira qui a enrichi son hip-hop ; son premier spectacle vu au Cargo (aujourd’hui MC2) qui le fit carrément pleurer ; les rencontres qui, ensuite, changèrent sa vie (notamment Jean-Claude Gallotta)… Avec J’ai pas toujours dansé comme ça, le chorégraphe et danseur Bouba Landrille Tchouda propose un court solo dans lequel il raconte autant qu’il danse ses débuts – il va jusqu’en 2001, année de la fondation de la compagnie Malka. Un solo qui, paradoxalement, peut parler autant à celles et ceux qui le fréquentent et connaissent la vie culturelle grenobloise qu’aux autres, tant sa narration et ses questionnements embrassent large. Bouba Landrille Tchouda ne réécrit pas son histoire pour se donner le beau rôle, ce qui donne une réelle sincérité

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Concours Podium à La Rampe : let’s dance

Danse | Le concours de danse contemporaine (Re)connaissance fait peau neuve. Pour ce qui aurait dû être sa 10e édition, il revient sous le nom de Podium les 29 et 30 novembre à la Rampe (Échirolles). Marie Roche, directrice du Pacifique, lieu grenoblois consacré à la danse, décrypte les coulisses de cet événement dont sa structure est la productrice déléguée.

Nathalie Gresset | Mercredi 27 novembre 2019

Concours Podium à La Rampe : let’s dance

Avis aux amateurs de danse contemporaine : le concours (Re)connaissance, imaginé en 2009 par Le Pacifique, Centre de développement chorégraphique national de Grenoble, est de retour cette année avec une nouvelle formule et, surtout, un nouveau nom : Podium. Pendant deux soirées, six solos-duos et six pièces de groupes proposés par des compagnies françaises et européennes se succèderont à la Rampe (Échirolles), coréalisatrice de cet événement également soutenu par le CCN2. Comme pour tout concours qui se respecte, des récompenses couronneront les gagnants. Ainsi, samedi soir, les prix du meilleur solo-duo, de la meilleure pièce de groupe et du public (deux catégories confondues) seront décernés par un jury de professionnels et par les spectateurs aux trois compagnies qui ont su le plus se démarquer. Avec à la clef pour les lauréats : plusieurs dates de représentation chez les dix-sept salles de spectacle partenaires du concours – qui ont sélectionné en amont les pièces présentées pendant l’événement – et chez des structures voisines, qui programmeront aussi les performances des compagnies gagnantes. Dynamiser la diffusion de la danse

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Danse : nos huit coups de cœur de la saison

Panorama de rentrée culturelle 2019/2020 | Un programme entre solo, chorégraphie de groupe, reprise bienvenue ou encore concours tourné vers l'avenir.

La rédaction | Mardi 17 septembre 2019

Danse : nos huit coups de cœur de la saison

Vertikal À chaque spectacle, Mourad Merzouki confronte la danse hip-hop à une difficulté qui lui donne matière à création. Ce furent la musique baroque (Boxe, boxe), les arts numériques (Pixels) ; voici qu'il titille la verticalité du plateau avec des murs mouchetés de prises d'escalade et des déplacements latéraux. Si, au début, ses danseurs sont trop la démonstration de tous les mouvements possiblement réalisables avec cette contrainte et que le chorégraphe multiplie les séquences de danse qu'il superpose (on ne sait plus où et qui regarder), peu à peu, il oublie l'épate et se dégage alors une sensation d'apesanteur : les interprètes s'emparent des accroches du mur avec une facilité feinte. Et sa troupe respire avant d'embrayer sur un bouquet final saisissant. À la MC2 du mercred

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Nature peinture avec La Chaud vive !

Danse | Samedi 1er juin, les chorégraphes Nicolas Hubert et Giulia Arduca investiront une station de ski iséroise désaffectée pour proposer trois de leurs pièces à l'air libre. Voilà qui promet.

Aurélien Martinez | Lundi 27 mai 2019

Nature peinture avec La Chaud vive !

Une station de ski dont il ne reste que des vestiges (Saint-Honoré 1500, dans le sud de l’Isère, au-dessus du plateau matheysin) + deux compagnies basées à Grenoble (Ke Kosa de Giulia Arduca et Épiderme de Nicolas Hubert) = une demi-journée de danse contemporaine en pleine nature. Voilà comment on peut résumer le projet La Chaud vive !, sous-titré « rencontre au sommet » et proposé par ces deux chorégraphes qui racontent être littéralement tombés amoureux des paysages magnifiques entourant la station de ski désertée située sur la commune de La Chaud (d’où le jeu de mots). Ils proposeront ainsi trois spectacles plutôt courts (entre 20 et 40 minutes) et gratuits dans trois lieux différents de ce drôle d’espace, mais toujours à l’air libre. L’aventure commencera à 16h avec Toucher pas touché, toute nouvelle création de Nicolas Hubert (que nous n’avons donc pas vue) pour deux interprètes (dont Nicolas Hubert) et un musicien. Suivra, à 18h, « l’aventure chorégraphique et théâtrale » Cinquecento de Giulia Arduca, pour là a

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"Tout va s’arranger" : délit de suite

Théâtre | On attendait beaucoup de Tout va s’arranger (à voir du mercredi 10 au vendredi 12 avril à 20h l’Heure bleue de Saint-Martin-d’Hères), spectacle que le (...)

Aurélien Martinez | Mardi 9 avril 2019

On attendait beaucoup de Tout va s’arranger (à voir du mercredi 10 au vendredi 12 avril à 20h l’Heure bleue de Saint-Martin-d’Hères), spectacle que le metteur en scène et comédien Grégory Faive présente comme une suite possible de son seul-en-scène à succès (et immense réussite) Pourvu qu’il nous arrive quelque chose, qu’il avait construit d’après un texte de Philippe Torreton sur les coulisses du théâtre. Un prolongement sur le même thème (« un metteur en scène décide de monter La Mouette de Tchekhov à la manière des comédies musicales de Broadway… mais en France… avec les moyens qu’il possède… c’est-à-dire modestes ») avec cette fois Grégory Faive au texte et de nombreux comédiens et comédiennes à ses côtés sur le plateau. Alors certes, tout ceci est sympathique à suivre par moments (le côté vaudeville contemporain notamment), mais l’ensemble n’a jamais vraiment pris le soir où nous l’avons découvert (cet automne), la faute au manque de co

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Avec Bouba Landrille Tchouda, les amateurs mènent la danse

Danse | Samedi 2 juin aura lieu à l’Heure bleue la première de "Vies violences – Les gens d’à côté", création montée par la compagnie Malka avec des danseurs amateurs. Le chorégraphe Bouba Landrille Tchouda nous en dit plus.

Alice Colmart | Mardi 29 mai 2018

Avec Bouba Landrille Tchouda, les amateurs mènent la danse

Au Petit Bulletin, on connaît bien le travail entre hip-hop et danse contemporaine du chorégraphe Bouba Landrille Tchouda. Mais avec Les gens d’à côté, deuxième épisode de son triptyque Vies violences, ce dernier a changé de créneau. « C’est un projet qui me tenait à cœur depuis la création de la compagnie Malka. Je voulais construire un spectacle réunissant seulement des amateurs dont aucun ne serait auditionné à l’avance » nous explique-t-il. Ainsi, depuis plusieurs mois, des jeunes participants venus de Grenoble, Échirolles et Saint-Martin-d’Hères répètent ensemble sur le thème sensible qu’est la violence. « On a réfléchi en groupe sur ce qui pouvait nous interpeler, nous comme nos voisins, comme étant violent. Et on a monté une chorégraphie qui ne raconte pas la violence mais esquisse des sensations de violence...» Des danseurs, des vrais Si le travail mené tout au long des répétitions avec ces amateurs « n’a pas été le même qu’avec des professionnels », Bouba Landrille Tchouda n’a pourtant pas lésiné sur le niveau d’exigence. « Tu nous

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Grégory et Lagarce, à table

Soirée lectures | Mercredi 14 février, le metteur en scène et comédien grenoblois Grégory Faive proposera une soirée de lectures autour de textes de Jean-Luc Lagarce, l'un des auteurs contemporains de théâtre les plus joués en France.

Aurélien Martinez | Mardi 6 février 2018

Grégory et Lagarce, à table

Le collectif grenoblois Troisième bureau aime bien défendre les auteurs contemporains de théâtre. L’Université Grenoble Alpes aussi. Du coup, pour la quatrième fois consécutive, les deux se sont associés pour une soirée de lectures, cette année consacrée à Jean-Luc Lagarce (photo), comète de la fin du siècle dernier (il est mort du sida en 1995, à 38 ans) qui a laissé derrière lui une œuvre très appréciée par le monde du théâtre – et même au-delà, sa pièce Juste la fin du monde ayant été adaptée au cinéma en 2016 par Xavier Dolan. Aux commandes de ce projet, le metteur en scène et comédien grenoblois Grégory Faive qui, cela tombe bien, a « une affec

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Le hip-hop dans la chair avec le festival Hip-Hop don’t stop

Danse | Du jeudi 16 au dimanche 19 février, le hip-hop va briller à Saint-Martin-d’Hères avec la première édition du festival Hip-Hop don’t stop. On vous en dit plus.

Charline Corubolo | Mardi 14 février 2017

Le hip-hop dans la chair avec le festival Hip-Hop don’t stop

Pour les aficionados, Saint-Martin-d’Hères est le terreau fertile du hip-hop depuis la fin des années 1980. Mais pour le quidam, cette commune n’est pas forcément connue comme le terrain de jeu des breakers. Pour réveiller cet esprit, Vincent Villenave de l’Heure bleue, ainsi que la compagnie martinéroise Citadanse, organisent du 16 au 19 février le festival Hip-hop don’t stop. Le chorégraphe et danseur Bouba Landrille Tchouda est le parrain de cette première édition qui s’annonce riche et table sur la transmission. Du jeudi au samedi, sur la scène de l’Heure bleue, se succéderont plusieurs créations locales et nationales, avec cette volonté de dévoiler un hip-hop contemporain allant au-delà de la danse pour questionner le regard. On retrouve ainsi le jeudi Citadanse avec Quand le regard parle, la compagnie A-tika pour un hip-hop féminin et les Lézards Dorés qui s’aventurent sur le registre de Bach. Le vendredi, c’est la compagnie Dyptik qui nous entraîne Dans l’engrenage. Et comme il n’y a pas de hip-hop sans battle, huit crews s’affronteront

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PB d'or 2016 : musique

C'était 2016... | Avec du changement côté Cabaret frappé, des images fortes ou encore une confirmation.

Aurélien Martinez | Mardi 20 décembre 2016

PB d'or 2016 : musique

Le PB d’or de la bonne surprise : la nouvelle configuration du Cabaret frappé En janvier 2016, la Ville de Grenoble convoquait la presse pour annoncer un changement de taille : le Cabaret frappé, festival musical qu’elle organise chaque été au Jardin de Ville, passerait en gratuité totale – contre, auparavant, une première partie sous le kiosque en accès libre et, ensuite, une série de concerts payants sous chapiteau. Une décision politique motivée par un souci de faire évoluer le festival né en 1999, mais surtout par des considérations financières, cette gratuité permettant paradoxalement de réduire pas mal de coûts – plus de chapiteau par exemple. Pourquoi pas, même si, du coup, nous pouvions craindre une édition 2016 au rabais… Sauf que ça ne s’est pas produit, grâce justement à cette nouvelle organisation qui a redonné du souffle au dispositif. Le Jardin de Ville fut ainsi judicieusement repensé par l’équipe organisatrice autour d’une grande scène et d’un bar sous le kiosque, ce qui ne donnait

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Grégory Faive : « On arrive à la centième représentation ! »

SCENES | Cette semaine est programmé à la Basse cour "Pourvu qu’il nous arrive quelque chose", excellent et très drôle seul-en-scène sur les coulisses du théâtre qui tourne depuis cinq ans. Une des dernières occasions de le voir, avant de découvrir la suite. N’est-ce pas Grégory Faive ?

Aurélien Martinez | Lundi 5 septembre 2016

Grégory Faive : « On arrive à la centième représentation ! »

Le spectacle a vu le jour à l’automne 2011 à Eybens. Cinq ans plus tard, vous le jouez toujours : un succès qui doit être agréable ? Grégory Faive : Ce n’est pas désagréable, en effet ! Surtout qu’à chaque fois, on le réinvente : on passe d’un petit à un grand plateau, d’une petite à une grande jauge… C’est toujours une nouvelle aventure. Et puis dans le parcours d’une compagnie où l’on a souvent joué des spectacles quatre ou cinq fois, c’est appréciable de jouer autant, d’avoir un tel accueil où qu’on aille. Vous en êtes à combien de représentations ? On arrive à la centième ! Ce sera à Champ-sur-Drac le 14 octobre pour être précis. Et ensuite ? Là il y a une saison qui est pas mal remplie, mais je pense qu’on arrive progressivement vers la fin de la vie de ce spectacle. Un spectacle qui a permis de poser les jalons pour la suite que je suis en train de préparer… Vous l’écrivez vous-même (Pourvu qu’il nous arrive quelque chose est basé sur un texte de Philippe Torreton) ? Oui. Et ça y est, je m’y suis mis ! La suite

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Nicolas Hubert passe "Le Sacre" au shaker

SCENES | Avec "La Crasse du tympan", le chorégraphe grenoblois Nicolas Hubert s'attaque au mythique "Sacre du printemps" en s'éloignant du simple hommage. Le résultat est visible ce jeudi à la Rampe (et début février au Grand Angle).

Aurélien Martinez | Mardi 3 novembre 2015

Nicolas Hubert passe

Le Sacre du printemps est un véritable tube dans le monde de la danse, composé par Stravinsky il y a cent ans et chorégraphié pour la première fois par Nijinski pour les Ballets russes. Une histoire de rite païen et de sacrifice de jeune fille à laquelle de nombreux artistes se sont confrontés depuis – Maurice Béjart, Pina Bausch, Angelin Preljocaj, Jean-Claude Gallotta … C’est au tour du chorégraphe grenoblois Nicolas Hubert d’en livrer sa version avec une volonté de réappropriation évidente matérialisée dans le choix du titre (La Crasse du tympan) emprunté à Marcel Duchamp. Une référence tout sauf anodine, Nicolas Hubert ayant été formé aux beaux-arts, ce qui transparaît sur le plateau grâce à un travail remarquable sur la scénographie, la création lumière et l’ambiance chaude et chamarrée qui s’en dégage. Le tableau d’ouverture est à ce titre captivant, les cinq danseurs arrivant progressivement dans une sorte de transe au son de la partition réinventée par les trois musiciens présents sur scène et leurs instruments pas très d’époque pour certains – guitare, basse, batterie… L’approche de Nicolas Hubert en devient décalée, joueuse (le cho

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Grégory Faive : la mort lui va si bien

SCENES | Alors que son seul-en-scène "Pourvu qu'il nous arrive quelque chose" est toujours en tournée quatre ans après sa création, Grégory Faive dévoile une nouvelle fantaisie : "On aurait dû laisser un mot". Une histoire de défunts qui reviennent sur leur vie passée pour un spectacle joyeux, foisonnant et habilement construit. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 13 octobre 2015

Grégory Faive : la mort lui va si bien

« Pas d'anges, pas de harpes, pas de vertes prairies fleuries, c'est des craques que racontait le curé, que des craques. » Amandine Delput, 1856-1919. À ses côtés dans le cimetière de Moret-sur-Raguse, il y a du monde. Tiens, cette tombe, c'est celle d'une femme qui, visiblement, a été très proche de nombreux villageois de sexe masculin. Là, c'est celle d'un homme qui a fini sa vie au fond d’un fossé à purin à cause d’une vache percutée en solex. Et ici, celle d'un jeune révolté mort bêtement, son cocktail explosif en main. Comment le savons-nous ? Parce qu’ils ont tous décidé de se confier. De raconter leur vie, leur mort, leurs rapports les uns aux autres ou, tout simplement, ce qui leur passe par la tête – « Je suis née un 18 mai, je suis morte le 18 mars, comme quoi ! » C'est Patrick Kermann, auteur de théâtre de la fin du XXe siècle, qui a composé cet « oratorio in progress », cette « polyphonie de l’au-delà » qui, en plus d'être souvent jouée, est devenue un incontournable pour tout apprenti comédien – l’écriture atypique, souvent très orale, change de couleur selon le mort aux commandes et offre donc un éventail infini de poss

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Une saison théâtrale du côté de la scène locale

SCENES | Plusieurs compagnies grenobloises (ou apparentées) reprennent cette saison des spectacles créés les années précédentes. Mais comme ils sont excellents, pourquoi se priver de les (re)découvrir ?

Aurélien Martinez | Mardi 15 septembre 2015

Une saison théâtrale du côté de la scène locale

Ces dernières années, les metteurs en scène grenoblois ont livré des spectacles qui ont connu un succès considérable ici et là. On va passer rapidement sur le cas Grégory Faive et de son Pourvu qu’il nous arrive quelque chose dont on a dit du bien maintes fois – en gros, c’est du théâtre généreux et drôle sur les coulisses du théâtre. Créée en 2011, la pièce sera de retour dans l’agglo pour deux dates : le vendredi 11 décembre à la Faïencerie (La Tronche) et le jeudi 14 janvier au Grand Angle (Voiron). Une autre aventure théâtrale qui risque de suivre la même voie (celle du succès), peut-être même en encore plus grand : Mon frère, ma princesse (photo) d’Émilie Le Roux. Du jeune public pour tous sur un petit garçon qui veut porter des robes créé en 2014 à l’Espace 600 et repris le mercredi 20 janvier à l’Odyssée d’Eybens. À noter que cette saison, l’Espace 600 pro

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Bal populaire

SCENES | Pour fêter la fin des quatre années de résidence de la compagnie Épiderme à la Rampe d’Échirolles, le chorégraphe Nicolas Hubert et le directeur des lieux Jacky (...)

Aurélien Martinez | Mardi 20 janvier 2015

Bal populaire

Pour fêter la fin des quatre années de résidence de la compagnie Épiderme à la Rampe d’Échirolles, le chorégraphe Nicolas Hubert et le directeur des lieux Jacky Rocher ont imaginé un temps fort sur cinq jours aux facettes multiples. Il permettra au public de (re)découvrir deux créations phares de la compagnie : Métaphormose(s), l’une des premières pièces de Nicolas Hubert pensée comme un dialogue danse-musique, et la trop peu vue Work in regress ( ?), grand format joyeusement drôle où les cinq interprètes reviennent sur leur parcours. Sera aussi proposé un concert de Bertrand Blessing, musicien qui compose pour la danse contemporaine – il est présent sur Work in regress ( ?). Mais l’événement qui retient le plus notre attention vu son originalité est l’ « open bal » gratuit du samedi soir, animé par la compagnie et des élèves du conservatoire d

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Awards 2014 théâtre

SCENES | L’award de celui qui aurait dû recevoir un award depuis longtemps : Grégory Faive Octobre 2011 : le CLC d’Eybens, lieu notamment tourné vers la création (...)

Aurélien Martinez | Mardi 23 décembre 2014

Awards 2014 théâtre

L’award de celui qui aurait dû recevoir un award depuis longtemps : Grégory Faive Octobre 2011 : le CLC d’Eybens, lieu notamment tourné vers la création contemporaine locale, propose un cycle consacré au monologue. Parmi les trois propositions, on découvre celle de Grégory Faive autour du Petit lexique amoureux du théâtre de Philippe Torreton, qui évoque avec humour tous les à-côtés de son art. Alors qu’on s’attendait à une petite forme bien sympathique à la durée de vie limitée, on assiste à l’éclosion d’une aventure théâtrale passionnante (baptisée Pourvu qu'il nous arrive quelque chose) qui grandira et s’épanouira au fil des mois dans des salles toujours plus grandes. Après quinze jours de représentation en mai dernier à la MC2 et un festival d’Avignon cet été, le spectacle continue encore sa tournée – il sera au Grand Angle et à la Faïencerie la saison prochaine. Un vérita

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The end

SCENES | Après quatre ans de résidence, la compagnie Épiderme du chorégraphe Nicolas Hubert quittera la Rampe en proposant une semaine de festivités fin janvier. Avec (...)

Aurélien Martinez | Mardi 9 septembre 2014

The end

Après quatre ans de résidence, la compagnie Épiderme du chorégraphe Nicolas Hubert quittera la Rampe en proposant une semaine de festivités fin janvier. Avec notamment la reprise de deux des pièces phares de la compagnie : la trop peu vue (et très drôle) Work in regress ( ?) créée en 2011 (photo) et la fameuse Métaphormose(s) de 2007, qui dévoila le chorégraphe. On aura aussi droit à un « open bal » et à un concert de Bertrand Blessing, musicien multi-instrumentiste fascinant dans Work in regress ( ?). Temps fort Épiderme, du mardi 27 au samedi 31 janvier, à la Rampe et la Ponatière (Échirolles)

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Avignon : jouer solidaire

ACTUS | Alors que la CGT appelle à une grève nationale pour le vendredi 4 juillet, jour de l’ouverture du Festival d’Avignon, on fait le point avec les compagnies grenobloises qui ont prévu de jouer dans le "off".

Guillaume Renouard | Mercredi 2 juillet 2014

Avignon : jouer solidaire

Ce sont des questions que chaque artiste et technicien se pose : faut-il annuler une représentation / un spectacle / un festival pour faire avancer la cause des intermittents du spectacle ? Ou, à l’inverse, faut-il continuer à jouer et trouver d’autres moyens de se faire entendre ? Grégory Faive, concepteur de l’excellent spectacle Pourvu qu’il nous arrive quelque chose, a choisi la deuxième solution, comme l’ensemble des compagnies grenobloises programmées dans le "off" du Festival d’Avignon. « Je participerai aux tables rondes et saisirai les occasions de prendre la parole. D’autant que mon spectacle [une réflexion très drôle sur le monde du théâtre – ndlr] m’en fournit déjà. » Sylvie Jacquier, présidente de la compagnie Life is not a picnic de David Bursztein, fait entendre le même son de cloche : « Nous y allons avec

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Grégory Faive : « Je ris pour ne pas pleurer »

SCENES | Quand un comédien et metteur en scène grenoblois s’empare de l’excellent "Petit lexique amoureux du théâtre" de Philippe Torreton et le complète par quelques textes piochés ici et là (du Shakespeare, du Lagarce, voire même du Muriel Robin), ça donne "Pourvu qu’il nous arrive quelque chose". Un spectacle accessible et généreux à mettre devant tous les yeux. Rencontre avec Grégory Faive et critique plus qu’enthousiaste. Propos recueillis par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 13 mai 2014

Grégory Faive : « Je ris pour ne pas pleurer »

Le spectacle rencontre un succès impressionnant depuis sa création en 2011... Grégory Faive : Je suis très heureux. Je profite de chaque représentation et de chaque retour avec le public parce que c’est rare – c’est la première fois que ça m’arrive ! C’était assez inattendu en plus, parce que j’ai préparé ce spectacle en marge d’un autre [Une souris grise de Louis Calaferte – ndlr]. C’était une tentative, pour voir ce que ça allait donner. Je suis donc heureux que ça plaise, que ça marche, et que ça soit reçu par un public si varié – ce qui, là aussi, n’a pas toujours été le cas dans mes autres spectacles ! Pourvu qu’il nous arrive quelque chose ouvre des discussions avec les amateurs de théâtre, les professionnels, les néophytes... J’imaginais que ce serait intéressant de partager ce texte, mais je n’avais pas prévu qu’il fasse écho aussi positivement chez les gens qui prati

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Pour le meilleur et pour le rire

SCENES | La loge du comédien (« un endroit qui en raconte beaucoup sur ceux que vous voyez sur scène »), le trac avant de rentrer en scène (« le trac, (...)

Aurélien Martinez | Mardi 13 mai 2014

Pour le meilleur et pour le rire

La loge du comédien (« un endroit qui en raconte beaucoup sur ceux que vous voyez sur scène »), le trac avant de rentrer en scène (« le trac, c’est "Pourvu qu’il nous arrive quelque chose... " comme disent les marins lorsqu’ils montent sur leur bateau avant de prendre la mer »), le trou de mémoire (« sensation de chuter, d’être aspiré, le trou noir »)... Mais aussi le métier de comédien (« la plupart des gens vont travailler, les comédiens vont jouer »), le public (« je suis persuadé qu’il y a des gens qui ne toussent qu’au théâtre ») ou encore le rôle des critiques (« une bonne critique fait plaisir, une mauvaise énerve, mais souvent la réciproque est vraie »)... Dans son Petit lexique amoureux du théâtre, le comédien Philippe Torreton ausculte son art avec finesse et surtout recul, très loin des discours verbeux autocentrés. Une véritable déclaration d’amour au théâtre, à ses codes, ses figures, sa magie, que le comédien et metteur en scène grenoblois Grégory Faive transmet magistralement, en se mettant au service du texte – la

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Un autre à toutes les sauces

SCENES | On l’a déjà écrit, mais qu’importe : oui, les notes d’intention de certains spectacles de danse ressemblent à des dissertations de philo élaborées à coups de (...)

Aurélien Martinez | Mardi 11 mars 2014

Un autre à toutes les sauces

On l’a déjà écrit, mais qu’importe : oui, les notes d’intention de certains spectacles de danse ressemblent à des dissertations de philo élaborées à coups de poncifs censés légitimer une démarche. La Preuve par l’autre, dernière création du passionnant Bouba Landrille Tchouda (ex artiste en résidence à la Rampe), en est une belle illustration. Le chorégraphe a de nouveau choisi le thème de l’altérité pour une pièce construite autour de trois points de vue : le sien donc, mais aussi ceux des chorégraphes Farid Berki et Anne Nguyen. À lui ensuite de lier l’ensemble, avec cette idée de l’autre comme fil conducteur. Pourquoi pas… Sauf que certains passages sont on ne peut plus didactiques, illustrant platement le sujet, ou travaillés simplement pour faire un tout (et ne pas donner l’impression d’assister à trois pièces différentes), quand d’autres semblent dégagés de toute contrainte. C’est justement dans ceux-c

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Encore une fois

SCENES | Les salles de spectacle aiment la nouveauté. Mais elles ne se privent pas, parfois, de reprendre une création déjà passée dans le coin – voire même dans leurs murs. Tour d’horizon des quelques reprises immanquables de cette deuxième partie de saison. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Vendredi 10 janvier 2014

Encore une fois

En février 2013, nous offrions l’une de nos unes au comédien Nicolas Lambert pour son Avenir radieux, une fission française. Un spectacle programmé alors dans trois salles de l’agglo, et que reprendra fin janvier le Diapason de Saint-Marcellin. Une création immanquable par la pertinence de son propos et l’intelligence de son concepteur, qui a effectué un véritable travail d’enquête sur le monde très secret du nucléaire. « Je m’efforce simplement d’avoir un regard de péquenot moyen » nous expliquait-il en interview. Sur scène, il campe donc les différents acteurs du dossier, du technocrate au politicien, en passant par le militant ou le citoyen lambda. Le tout en s’amusant ; car oui, Nicolas Lambert fait avant tout du théâtre. De l’excellent théâtre même. Avenir radieux, une fission française, vendredi 24 janvier à 20h, à la sa

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"Circonférence..." : Nicolas Hubert et Michel Mandel sans mots

Spectacle | Nicolas Hubert est un danseur-chorégraphe grenoblois atypique qui surprend à chaque nouvelle création. Ce qui n’est pas forcément une mauvaise nouvelle, au (...)

Aurélien Martinez | Lundi 2 décembre 2013

Nicolas Hubert est un danseur-chorégraphe grenoblois atypique qui surprend à chaque nouvelle création. Ce qui n’est pas forcément une mauvaise nouvelle, au contraire (les artistes qui refont les mêmes choses ad vitam aeternam, ça va cinq minutes), même si il y a toujours le risque de désarçonner le public. Ainsi, l’an passé, après des pièces plus narratives (dont l’excellente Work in regress (?), il avait livré (re)flux : une œuvre brute, hypnotique et intense qui a largement séduit, remportant même le prix du public lors de l’édition 2012 du concours [re]connaissance. Pour Circonférence..., sa nouvelle proposition en tant qu’artiste en résidence à la Rampe, Nicolas Hubert prend encore un nouveau chemin, choisissant la forme de la fausse conférence. Avec le

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Jouer de (et avec) la musique

MUSIQUES | Le festival Chants libres est un ovni savoureux concocté par l’équipe du Tricycle qui propose de découvrir de « la chanson à voir » dans un espace théâtral. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Lundi 25 novembre 2013

Jouer de (et avec) la musique

Croiser les formes artistiques n’est pas une nouveauté. Qu’importe : quand c’est bien fait, c’est toujours agréable. Ainsi en sera-t-il sûrement de la nouvelle édition de Chants libres, proposée par un Tricycle d’habitude plus tourné vers le théâtre contemporain. Sur une semaine et demie, le Théâtre de poche va ainsi se transformer tantôt en cabaret, tantôt en salle de concert, tantôt en tout autre chose. Parmi les nombreuses propositions, on en a retenu trois.  Bleu/Baudoin Quand le trio grenoblois Bleu, spécialisé dans la « chanson folk-songes », rencontre le dessinateur de BD Baudoin, ça donne un concert dessiné que l’on a hâte de découvrir. Une « fresque musicale » construite en live : « le mélange de l’encre et du son, la fusion de deux entités contraires, arts plastiques et musiques actuelles, aspirant à un même désir de légèreté ». Samedi 30 novembre à 20h

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"Têtes d’affiche" : Bouba Landrille Tchouda en haut du podium

Danse | Après le défi conséquent que constituait Un Casse-noisette, précédente pièce de la compagnie Malka présentée en décembre à la MC2, il pourrait être aisé de voir en Têtes (...)

Damien Grimbert | Vendredi 29 mars 2013

Après le défi conséquent que constituait Un Casse-noisette, précédente pièce de la compagnie Malka présentée en décembre à la MC2, il pourrait être aisé de voir en Têtes d’affiche une simple respiration. À tort. Porté plus ou moins par les mêmes interrogations que dans ses précédents travaux (notre rapport à l’autre et les motivations profondes qui influent sur l’évolution de celui-ci), Bouba Landrille Tchouda en offre pourtant à travers cette nouvelle pièce une déclinaison inédite, qui passe par un retour à une forme plus épurée, mais également une approche plus émotionnelle et directe. En s’appuyant sur un groupe témoin, une communauté de fait ne reposant sur aucun lien préétabli, il observe, partagé entre empathie et ironie rieuse, la quête d’identité individuelle forcenée et ses différentes manifestations, du besoin inné de séduction à la compétitivité exacerbée, en passant par la nécessaire mise à nu et les risques qu’elle induit. Résumé ainsi, cela pourrait paraître pesant, mais il n’en est pourta

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Regardons puis dansons

SCENES | Ah, les vacances scolaires et le grand vide culturel niveau spectacle vivant : des années qu’on le déplore ! Au cours de cette semaine de vache maigre, on (...)

Aurélien Martinez | Vendredi 22 février 2013

Regardons puis dansons

Ah, les vacances scolaires et le grand vide culturel niveau spectacle vivant : des années qu’on le déplore ! Au cours de cette semaine de vache maigre, on retient néanmoins deux propositions qui ont titillé notre intérêt. D’abord Circonférence (photo), rencontre autour d’une table « préparée » (comprendre sonorisée et amplifiée) entre le clarinettiste Nicolas Mendel et le danseur-chorégraphe Nicolas Hubert, avec pour thème le langage. « Une conférence sur l’absurdité de conférer sans langage ni message, sans théorie ni rhétorique... » Entre écriture sur le plateau et improvisation, le projet du duo intrigue, notamment au vu de l’approche souvent fine et réfléchie de Nicolas Hubert, artiste que l’on a souvent défendu dans ces colonnes. Autre possibilité pour découvrir de la danse cette semaine : la répétition publique qu’offre la compagnie de Jean-Claude Gallotta, qui prépare en ce moment sa prochaine création L’Histoire du soldat, en collaboration avec Jacques Osinski du

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L’enfant du lac

SCENES | Son spectacle "Oh Boy !", présenté l’an passé, nous avait emballés. "La Scaphandrière", son nouveau sur un texte de Daniel Danis, recèle lui aussi une très grande force. Le metteur en scène Olivier Letellier est décidément un grand raconteur d’histoires, qui parle à l’intelligence des jeunes spectateurs. Voire à celle de tous les spectateurs. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Vendredi 11 janvier 2013

L’enfant du lac

Le metteur en scène Olivier Letellier fait preuve de pertinence dans le choix des textes qu’il décide de monter. Après avoir porté sur le plateau les mots de l’auteure jeunesse Marie-Aude Murail (Oh Boy !, l’un des spectacles jeune public les plus forts vus depuis longtemps), il s’attaque cette fois-ci à l’univers fort et poétique du dramaturge québécois Daniel Danis. Soit l’histoire d’une famille cabossée vivant au bord d’un lac : un père véritable « catastrophe nucléaire », une mère colérique, et une sœur obnubilée par son apparence physique. « J’aimerais être joyeuse comme toi » déclame-t-elle à son petit frère Pierre-Aimé. Un personnage par lequel ce conte nous est narré : conte d’amour, d’envie, de mort... Car Pierre-Aimé voit progressivement tous les membres de sa famille disparaître au fond du lac, emportés par leurs aspirations cupides. D’abord impuissant face aux événements, il décidera, une fois qu’il se retrouvera seul, de lutter, pour s’ouvrir de nouvelles perspectives. Portrait de famille

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Bouba light

SCENES | La pièce Têtes d’affiche, créée juste avant Un Casse-noisette et encore inédite dans la région, « parle du besoin parfois maladif de tout faire dans la vie pour (...)

Aurélien Martinez | Mercredi 9 janvier 2013

Bouba light

La pièce Têtes d’affiche, créée juste avant Un Casse-noisette et encore inédite dans la région, « parle du besoin parfois maladif de tout faire dans la vie pour être le premier, même s’il faut écraser l’autre » comme nous l’expliquait Bouba Landrille Tchouda en décembre dernier. Un travail beaucoup moins lourd que son précédent (Un Casse-noisette donc), à découvrir le 15 février à l’Espace Paul Jargot de Crolles, et le 5 avril à l’Amphithéâtre du Pont-de-Claix.

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L’étrange Noël de Mister Bouba

SCENES | Le chorégraphe estampillé hip-hop Bouba Landrille Tchouda débarque avec sa version du ballet "Casse-noisette", qu’il a tout simplement intitulée "Un Casse-noisette". Un spectacle élancé et coloré qui surprend autant qu’il séduit. Rencontre. Propos recueillis par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Vendredi 30 novembre 2012

L’étrange Noël de Mister Bouba

À Grenoble, on connaît bien Bouba Landrille Tchouda, toutes ses créations ayant été présentées dans l’agglo (notamment à la Rampe d’Échirolles, où il fut en résidence pendant huit ans). Aujourd’hui, plus de quinze ans après ses débuts à Saint-Martin-d’Hères, le chorégraphe à la tête de la compagnie Malka monte Casse-noisette, l’un des incontournables de l’histoire de la danse : une surprise, tant ses précédentes chorégraphies semblent loin de l’univers du ballet-féerie de Tchaïkovski datant de 1892. « Je suis arrivé à un moment de mon parcours où j’ai éprouvé le besoin de me confronter à ces œuvres qui traversent les temps sans jamais être écorchées. Et il y a eu tellement de versions que je me suis senti assez libre et tranquille d’en proposer une nouvelle. » Un projet qui murissait en lui depuis dix ans, et qu’il se sent capable d’assumer, aujourd’hui. « C’est une pièce très différente dans mon parcours, c’est presque un ovni. Toutes mes précédentes pièces sont issues de mon imagina

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Et les lauréats sont...

SCENES | Le week-end dernier avait lieu la quatrième édition du concours [re]connaissance, axé sur la danse contemporaine (pour les oublieux, souvenez-vous, c’était la (...)

Aurélien Martinez | Lundi 26 novembre 2012

Et les lauréats sont...

Le week-end dernier avait lieu la quatrième édition du concours [re]connaissance, axé sur la danse contemporaine (pour les oublieux, souvenez-vous, c’était la une du Petit Bulletin de la semaine passée). Une édition qui a connu un très grand succès public. Niveau palmarès, le premier prix du jury est allé à la compagnie Dans6T de Bouziane Bouteldja (photo), et le deuxième prix du jury à Noé Soulier. Deux choix compréhensibles, Bouziane Bouteldja offrant un hip-hop original qui ne demande qu’à grandir, et Noé Soulier une proposition radicale qui a le mérite de surprendre. Quant aux spectateurs, la majorité d’entre eux s'est reportée sur la compagnie grenobloise Épiderme de Nicolas Hubert, qui a donc obtenu le prix du public. Une récompense grandement méritée, la pièce (re)flux étant l’une des plus intéressantes et pertinentes que l’on ait pu voir sur les deux jours. Les trois lauréats tourneront dans toute la France la saison prochaine. Q

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Du côté de Bouba

SCENES | Le secteur de la danse repose sur une économie fragile. Des chiffres mis en avant par la NACRe (Nouvelle agence culturelle régionale) montrent que la durée (...)

Aurélien Martinez | Lundi 19 novembre 2012

Du côté de Bouba

Le secteur de la danse repose sur une économie fragile. Des chiffres mis en avant par la NACRe (Nouvelle agence culturelle régionale) montrent que la durée de vie d’une création en Rhône-Alpes est d’environ deux représentations, quand on monte à sept pour le théâtre. Un constat lapidaire datant déjà de cinq ans, qui masque pourtant une réalité plus disparate : ce n’est pas parce qu’un spectacle tourne que tout roule. Ainsi, qu’en est-il des artistes qui, aujourd’hui, semblent avoir une renommée suffisante pour pouvoir créer librement ? Eh bien ils doivent aussi se battre, comme nous l’explique Carlos Orube-Caldevilla, administrateur de la compagnie Malka de Bouba Landrille Tchouda. Ce dernier est un artiste isérois qui fut notamment en résidence à la Rampe d’Échirolles, qui participa à la première édition de [re]connaissance en 2009, et qui vient de créer Un Casse-Noisette, sa version du ballet convoquant cette fois-ci l’esthétique hip-hop. Sur le plateau, douze danseurs : un choix que tous les chorégraphes ne peuvent pas se permettre. « Monter une pièce avec douze interprètes, c’est un projet important pour une compagnie indépendante assure C

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À vos marques, prêts, votez !

SCENES | Montrer ce qu’il se fait aujourd’hui en France au niveau chorégraphique : tel est le pari du concours [re]connaissance, qui en est à sa quatrième édition. Ce week-end, sur deux soirs, le public pourra ainsi découvrir douze compagnies différentes et, cerise sur le gâteau, voter pour celle qu’il préfère. C’est beau la démocratie ! Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Vendredi 16 novembre 2012

À vos marques, prêts, votez !

La danse, c’est sympa, mais c’est quand même compliqué. Compliqué pour les compagnies, car la plupart ne tournent pas beaucoup ; voire pas du tout. Et du coup, par ricochet, compliqué pour le public, qui n’arrive pas toujours à trouver des spectacles aux esthétiques variées – sauf si, bien sûr, on habite dans une grande ville. En 2009, nous avions donc vu d’un bon œil le projet impulsé par le Pacifique de Grenoble et la Maison de la danse de Lyon. Ensemble, les deux structures avaient créé le concours [re]connaissance. Le principe ? Sur deux soirs, douze compagnies présentaient un extrait d’une pièce récente (ou la pièce en entier si elle n’excédait pas 25 minutes), et un jury de professionnels décernait deux prix à leurs favorites. Quant aux spectateurs, ils avaient leur mot à dire avec le prix du public. Une fois les choix dévoilés, le processus s’enclenchait pour les trois lauréates, avec une tournée assurée dans la plupart des lieux partenaires (quatorze à l’époque) : une belle exposition. La première édition s’était tenue à l’Hexagone de Meylan, devant une sal

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Les pas dansés

SCENES | Danse / La Compagnie Epiderme, fièrement menée par le chorégraphe et danseur Nicolas Hubert, et en résidence à la Rampe pour trois ans, offre une nouvelle (...)

Laetitia Giry | Lundi 1 octobre 2012

Les pas dansés

Danse / La Compagnie Epiderme, fièrement menée par le chorégraphe et danseur Nicolas Hubert, et en résidence à la Rampe pour trois ans, offre une nouvelle création qui joue la carte de la modestie. Sans pour autant se complaire dans la facilité, (re)flux fait se confronter les corps en utilisant la grammaire de base de la danse, en « jouant avec le mouvement qui précède le mouvement dansé » comme le définit le chorégraphe. Le trio marche, court, rampe, roule, saute, dans un calme qui se mue en frénésie, porté par la musique du musicien Bertrand Blessing, présent sur scène pour distiller sa formule envoûtante de basses et de stridences. Une boucle répétitive qui enrobe, hypnotise le spectateur en même temps qu’elle porte les danseurs : « on baigne, on flotte dedans » précise Nicolas Hubert. La musique et la danse forment ainsi un couple idéal, les éléments d’un même puzzle qui se transforme en jeu d’illusions… Car si la chorégraphie prend racine dans des mouvements simples, elle les transforme vite en prouesses : avec une fluidité étourdissante, les danseurs marchent sur le mur, crapahutent et chahutent, se heurtent et se portent. La ronde du début (réf

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Qui se cherche se trouve ?

SCENES | En décembre dernier, nous décernions un award du lieu qui se cherche au Tricycle, le collectif d’artistes locaux qui, poussé par la mairie, reprenait le Théâtre 145 et le Théâtre de Poche. Alors que l’équipe aux commandes va entamer sa deuxième saison, a-t-elle affiné son projet ? Il semblerait que oui... Propos recueillis par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Lundi 10 septembre 2012

Qui se cherche se trouve ?

« Je ne sais pas si l’on s’est trouvés, mais nous, on a trouvé des trucs en tout cas ! » explique Grégory Faive, jeune metteur en scène membre du collectif Tricycle. « On avait pris votre remarque avec beaucoup d’humour, parce que c’était vrai. Mais l’année qui vient laisse augurer du bon ! » À la lecture de leur nouvelle plaquette de saison, on ne peut qu’acquiescer : le propos semble plus lisible. Les historiques Grégory Faive, Gilles Arbona, Bernard Falconnet et Serge Papagalli (Valère Bertrand a quitté l’aventure), rejoints par d’autres, ont donc revu leur copie. « On s’était astreint un cahier des charges beaucoup trop ambitieux par rapport à nos moyens plus qu’à nos envies. On a donc recentré notre travail de programmation principalement sur l’aide à la résidence de projets où il y a évidemment de l’émergence, mais où surtout l’implication du Tricycle est décisive. » « Très compliqué » Flash back : en septembre 2011, le Tricycle voit le jour dans des conditions qui ne sont pas les meilleures possibles. « Ça a été très compliqué, d’abord parce que se sont juxtaposés l’arrivée du Tricycle et le départ des Barbarins [ces d

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Paroles d'aujourd'hui

SCENES | « Vas-y, traverse » : voilà le thème qu’a choisi l’équipe de Textes en l’air pour la neuvième édition de son festival. On le comprend comme une incitation à ne (...)

Aurélien Martinez | Jeudi 12 juillet 2012

Paroles d'aujourd'hui

« Vas-y, traverse » : voilà le thème qu’a choisi l’équipe de Textes en l’air pour la neuvième édition de son festival. On le comprend comme une incitation à ne pas se laisser arrêter par des frontières matérielles ou non, réelles ou fantasmées. Une idée concrétisée par la venue de l’auteure québécoise Marylin Perreault, qui a mené deux résidences d’écriture dans deux lieux très différents : Saint-Antoine-l’Abbaye, village médiéval isérois où se déroule chaque été le festival, et le quartier grenoblois de la Villeneuve, où se situe l’Espace 600, scène régionale dédiée au jeune public. Ici et là, Marylin Perreault a récolté la parole des habitants, afin d’écrire une pièce dont elle dévoilera des ébauches lors du festival. Pendant la semaine, on retrouvera aussi deux des trois pièces proposées lors du festival Les Jeunes Pousses(ent), organisé au printemps dernier dans l’agglo. On pourra aussi découvrir une mise en scène du célèbre texte La Grammaire des mammifères ; ou encore un spectacle de Carole Thibaut sur la soi-disant nature féminine. Mais, parmi toutes ces propositions (que nous avons vues ou non), on retiendra celle qui nous avait enthousiasmés l

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"Une souris grise" : la merditude des choses

SCENES | Avec fidélité, Grégory Faive monte "Une souris grise", un texte de Louis Calaferte à l’humour potache. C’est drôle, vivant, agité, voire même acide par moments. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Jeudi 26 avril 2012

Ça commence par une scène surprenante : un enfant se plaint de gargouillis au ventre. Il désire se rendre expressément aux toilettes, mais son père, malade comme lui à cause d’une rascasse visiblement avariée, s’y trouve déjà. Sa pauvre mère est donc contrainte de gérer la situation comme elle le peut, en essayant de garder la culotte du petit propre. Car c’est que l’on a du monde à déjeuner qui ne devrait pas tarder, et il s’agirait de ne pas faire mauvaise impression à ces invités si importants. Une souris grise, pièce de l’auteur français Louis Calaferte (1928 – 1994), se place délibérément du côté comique, en jouant sur l’incongruité d’un tel postulat pour une œuvre de théâtre. Le metteur en scène grenoblois Grégory Faive s’inscrit pleinement dans cette veine, n’hésitant pas à surligner les intentions de Calaferte. Ainsi, quand le couple tant attendu arrive – le nouveau puissant patron de Monsieur, accompagné de sa femme –, les comédiens qui les incarnent parlent tous deux avec un accent allemand proche du surjeu. Normal, le couple est allemand. Servitude volontaire Mais derrière ce q

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"Oh boy !" : un air de famille

Théâtre | Oh boy ! est un roman multiprimé de Marie-Aude Murail, autrice qui a beaucoup écrit pour le jeune public. Un roman qui évoque le destin de trois (...)

Aurélien Martinez | Vendredi 24 février 2012

Oh boy ! est un roman multiprimé de Marie-Aude Murail, autrice qui a beaucoup écrit pour le jeune public. Un roman qui évoque le destin de trois jeunes enfants orphelins (dont un gravement malade) qui se voient confiés par le juge des tutelles à leur demi-frère, issu d’une première union de leur père. Un matériau riche et très actuel, que le metteur en scène Olivier Letellier a décidé de porter sur le plateau, en racontant l’histoire du point de vue de Barthélemy, le nouveau grand frère insouciant qui n’a « pas une tête de père de famille ». « Quand le roman est sorti en 2000, ça a fait l’effet d’une petite bombe, puisque c’était l’une des premières fois qu’un des personnages de littérature jeunesse était homosexuel, l’une des première fois que l’on abordait la maladie, le cancer, mais aussi la séparation, l’abandon… » explique Olivier Letellier. Un spectacle d'une finesse remarquable, qui arrive à convoquer des émotions profondes avec un minimum d'artifices. Lionel Erdogan, le comédien qui campe Barthélemy, entraîne le public dans son histoire, qu'il apprivoise peu à peu. Une créat

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Mamma mia !

SCENES | Dernière proposition du cycle de création consacré au monologue, organisé par l’Autre rive d’Eybens. Après Grégory Faive et son réussi Pourvu qu’il nous arrive (...)

Aurélien Martinez | Lundi 30 janvier 2012

Mamma mia !

Dernière proposition du cycle de création consacré au monologue, organisé par l’Autre rive d’Eybens. Après Grégory Faive et son réussi Pourvu qu’il nous arrive quelque chose (d’après un texte de Philippe Torreton sur les coulisses du théâtre), puis Philippe Saint-Pierre et sa relecture fidèle d’une nouvelle de Beckett (Premier Amour), place à Nicole Vautier et son Stabat Mater. La comédienne interprète ainsi une œuvre de l’auteur italien contemporain Antonio Tarantino où il est question d’une femme désœuvrée, toute en gouaille et en alcool. Une mamma italienne aux propos radicaux (euphémisme !) qui déblatère sa colère contre un homme absent et une société qui la rejette, tout en s’inquiétant pour son fils en prison. Il en faut de la présence pour ne pas emmener ce personnage haut en couleur dans la caricature. Dans un subtil numéro d’équilibriste, à l’image d’une actrice comme Yolande Moreau, Nicole Vautier habite littéralement le plateau, 1h20 durant. À découvrir jeudi 2 et vendredi 3 février à 20h30, ainsi que le samedi 4 à 19h

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Ballet masques

SCENES | Dans la pièce Work in regress de la compagnie Epiderme, deux danseuses, deux musiciens et un technicien dévoilent avec humour l’envers de leur métier. Rencontre avec le chorégraphe Nicolas Hubert, l’ordonnateur de ces déballages savoureux. Propos recueillis par François Cau

François Cau | Lundi 28 novembre 2011

Ballet masques

D’où vous est venu ce besoin de donner la parole aux interprètes ?Nicolas Hubert : Je suis chorégraphe mais aussi interprète. Dans cette dernière pratique, j’en suis venu à me poser la question de ce qui m’intéressait ; et ce qui comptait beaucoup, au-delà du fait de participer à des projets, de les aimer, de comprendre une démarche, c’était la collaboration avec des gens qui faisaient le même métier que moi. C’est pour ça que j’ai eu envie en tant que chorégraphe de monter un projet autour d’interprètes avec qui j’avais déjà bossé, des gens que je connaissais et dont j’aimais la façon de travailler, de s’impliquer, ou les questionnements. La pièce s’est construite à partir de leur vécu, de leurs expériences, mais dans quelle mesure le spectacle ne parle pas aussi un peu de vous ?Déjà, les interprètes sont comme des jalons dans mon parcours de danseur et de chorégraphe, chacun d’eux correspond à un travail que j’ai pu mener à différents moments. Après, il y a des références par petites touches. Par exemple, j’ai fait partie d’un groupe de rock, et j’ai retrouvé cette émotion avec les interventions live de Cam

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La comédie du théâtre

SCENES |

François Cau | Lundi 17 octobre 2011

La comédie du théâtre

THÉÂTRE (DONC !)/ Que fait un comédien avant la représentation ? Comment est-il possible de retenir autant de texte ? Et la critique, les artistes, ils s’en contrefoutent, non ? Dans son Petit lexique amoureux du théâtre (2009), Philippe Torreton manie le verbe avec précision et humour, dépeignant une réalité masquée. Le jeune metteur en scène grenoblois Gregory Faive s’empare de ce matériau riche pour le porter sur scène, entrecoupé de courts extraits d’autres textes qu’il affectionne tout particulièrement : du Lagarce, du Shakespeare ou encore du Muriel Robin (pourquoi pas !). Son Pourvu qu’il nous arrive quelque chose devient alors un spectacle d’une générosité évidente qui, pendant 1h30, embarque initié comme néophyte dans le monde très codifié du théâtre. La succession de tableaux (qu’on aimerait tous évoquer ici… ce qui gâcherait le plaisir de la découverte !) rythme l’ensemble, qui oscille perpétuellement entre mise en abyme et second degré : le passage sur l’émission Au théâtre ce soir est ainsi on ne peut plus drôle, quand celui sur l’ego des comédiens se fait plus violent, notamment grâce à l’utilisation judicieuse d’un sketch de Muriel Robin

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À l’intérieur

SCENES | Intervenant régulier en Maison d’arrêt depuis plus d’une dizaine d’années, il semblait logique que Bouba Landrille Tchouda, au vu des interrogations qui (...)

François Cau | Lundi 15 novembre 2010

À l’intérieur

Intervenant régulier en Maison d’arrêt depuis plus d’une dizaine d’années, il semblait logique que Bouba Landrille Tchouda, au vu des interrogations qui parcourent son travail de chorégraphe, se penche un jour sur la question de l’enfermement. C’est désormais chose faite avec sa nouvelle création, Murmures, un duo aux côtés du danseur Nicolas Majou présenté la semaine dernière au Théâtre National de Chaillot, et cette semaine à La Ponatière d’Echirolles, dans le cadre de JeudIsèreDanse. Pas question pour autant de plonger tête la première dans les nombreux clichés trop souvent utilisés pour restituer l’âpreté de l’univers carcéral : « Je n’avais pas envie de dire « c’est une pièce sur la prison », de mettre des barreaux aux fenêtres, de rentrer dans un schéma où un danseur joue le méchant et l’autre le gentil… Je voulais au contraire me protéger un peu de ça, prendre du recul, éviter d’être trop dans le jugement, ou dans l’émotion… Ce que j’ai simplement voulu livrer, c’est la douleur d’être enfermé. À certains moments d’ailleurs, on a plus l’impression de voir un hôpital psychiatrique, à d’autres des personnes handicapées, enfermées dans leur corps… » Si l’on n’a pu voir pour l

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« Cet environnement m’a beaucoup fait grandir »

SCENES | Rencontre avec Bouba Landrille Tchouda

Damien Grimbert | Lundi 15 novembre 2010

« Cet environnement m’a beaucoup fait grandir »

Danseur hip-hop autodidacte, Bouba Landrille Tchouda entame son parcours de chorégraphe en 1995, année où il fonde sa première compagnie, ACA avec Habib Adel, et crée sa première chorégraphie, le duo Hold-Up. Peu de temps après il fait la rencontre de Jean-Claude Gallotta, puis de Colette Priou, auprès desquels il approfondit sa curiosité pour la danse contemporaine. Nous sommes en 1996, et le maire de Saint-Martin-d'Hères découvre soudainement, via un article de Libé, que deux jeunes du coin viennent régulièrement mettre le feu aux festivals hip-hop parisiens. « D’un coup, les gens ont commencé à s’intéresser à nous, à trouver qu’on était des jeunes intéressants, pas des voyous, ou en tout cas pas totalement...» À partir de 1998, Bouba rejoint la compagnie Accrorap, alors basée à Besançon, puis 3 ans plus tard, en 2001, fonde la compagnie Malka aux côtés d'Eric Mezino. S'en suit la première création de la compagnie Paroles de Sable, Paroles de Vent. Puis Mezino déménage à Niort, laissant Bouba seul aux commandes. En 2004, nouveau tournant pour le chorégraphe. Alors directrice de la Rampe, Eliane Baracetti lui propose

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En quête

SCENES | Danseur chorégraphe et directeur artistique de la compagnie Malka, Bouba Landrille Tchouda présente à la Ponatière d’Echirolles sa nouvelle création, Murmures et termine dans quelques mois sa résidence à La Rampe. On l’a rencontré pour faire le point. Propos recueillis par Damien Grimbert

François Cau | Lundi 15 novembre 2010

En quête

Petit Bulletin : À quel moment avez-vous décidé de tout investir dans la danse ?Bouba Landrille Tchouda : Au moment où je me suis rendu compte que je pouvais dire des choses avec ma danse, sans parler, sans ouvrir la bouche, simplement en dansant. C’est à ce moment-là que la danse a commencé à devenir quelque chose de sérieux pour moi. Je n’ai jamais vraiment été un bon orateur, au contraire, parler en public me foutait un trac de fou. La danse hip-hop m’a permis de me découvrir, de voir que j’étais quelqu’un, que j’existais moi aussi, que je pouvais parler, dire des choses, et pas que des choses légères, avec cette danse-là. Le premier déclic, ça a été le "freestyle", le cercle dans lequel tu dois passer. Il s’est passé 5 ans entre le moment où j’ai commencé à danser hip-hop, et le moment ou je suis passé pour la première fois dans le freestyle. Tellement j’angoissais, tellement j’avais peur de mal faire, tellement je croyais que mon cœur allait s’arrêter. La première fois que je suis passé là-dedans, je me suis senti… fort, je me suis dit "plus rien ne peut m’atteindre", il y a une barrière immense qui est tombée. J’allais toujours à l’é

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Slumberland

SCENES | Seulement quelques objets épars d’un côté du plateau. Et un grand lit au milieu. Point. Pour traiter de la question du rêve, Nicolas Hubert a choisi de faire (...)

François Cau | Lundi 14 décembre 2009

Slumberland

Seulement quelques objets épars d’un côté du plateau. Et un grand lit au milieu. Point. Pour traiter de la question du rêve, Nicolas Hubert a choisi de faire visuellement sobre. En pyjama blanc, il chorégraphie alors un voyage onirique en prenant soin de décomposer un par un ses mouvements, façon cosmonaute stone en apesanteur. Un spectacle sensoriel, qui serait censé transporter le spectateur quarante minutes durant. Problème : si l’on reconnaît aisément la pertinence de la scénographie (la bande-son jouée en live par Greg Gilg et les lumières de Léo Van Custem y sont pour beaucoup), le propos nous est passé totalement à côté ; ce « théâtre chorégraphique et plastique » tournant méchamment à vide. Dommage, car le pitch basé sur le personnage de Little Nemo issu d’une bande dessinée du début du siècle dernier (en gros, un gosse de six ans qui part chaque nuit à Slumberland, le monde fantastique des rêves) avait tout pour nous plaire. Au théâtre de création jusqu’au samedi 19 décembre.

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The who’s who

SCENES | Au Petit Bulletin, on connaît bien le travail de quatre compagnies sélectionnées. On vous les présente, en touchant deux mots des huit autres pour ne pas être accusés de favoritisme ! AM et JED

Christophe Chabert | Vendredi 20 novembre 2009

The who’s who

Effet de chocs On a souvent pu croiser la compagnie Lanabel dans l’agglo (et ailleurs) au cours des dix dernières années. Pour Reconnaissance, Annabelle Bonnéry et François Deneulin (ils travaillent ensemble) présenteront un extrait de RAW.A.R, leur dernière création ayant pour thème principal le conflit. La chorégraphie, que nous avons pu découvrir la semaine dernière, se fait donc physique et violente : les trois danseurs (dont Annabelle Bonnéry elle-même, qui reprend le rôle de Marie Fonte pour ce week-end, cette dernière étant monopolisée par L’Homme à tête de chou) sont en tension permanente les uns par rapport aux autres, travaillant sur le choc et son intensité. Pour info, la pièce sera donnée dans son intégralité en janvier à l’espace Paul Jargot de Crolles et en mai à la Rampe. Vendredi à 18h30 L'homme qui tombe à Pick Né en 1970 en Israël, ancien danseur d'Ohad Naharin et du Ballet de l'Opéra de Lyon, Yuval Pick fonde sa propre compagnie, The Guest, en 2001. Il est à la fois un chorégraphe de l'abstraction et du plus concret des possibilités du corps humain. Expliquons ce paradoxe : à travers ses pièces (une de

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