Belles journées à Bachelard

SCENES | Le Prunier Sauvage lance la quatrième édition des Beaux Jours, un mini-festival organisé en préfiguration d’un plus vaste chantier : la création d’un pôle dédié aux arts du cirque et de la rue. On en a donc profité pour prendre quelques nouvelles de ce projet de longue date nommé Parc des Arts.

Hugo Verit | Vendredi 9 juillet 2021

Photo : (c) Prunier Sauvage


Pendant le mois de juillet, Les Beaux Jours sont de retour au parc Bachelard : cinq soirées festives avec concerts, spectacles et ateliers, organisées par le Prunier Sauvage pour la quatrième année. Un événement qui s'inscrit dans le cadre de la préfiguration du Parc des Arts, le grand projet que les équipes du Prunier (mais pas que) portent vaillamment sur leurs épaules depuis 2015. « Nous souhaitons créer un pôle dédié aux arts du cirque et de la rue puisque ce genre de structure n'existe pas encore à l'échelle départementale et les besoins sont réels, détaille Brahim Rajab, directeur. Il s'agirait d'un tiers-lieu car nous voulons inclure les citoyens et ne pas les cantonner à une place de spectateur ou de consommateur. C'est aussi une façon d'investir de manière ambitieuse dans la culture sur un territoire comme le quartier Mistral (juste à côté du Prunier, ndlr) qui souffre d'une mauvaise image. » Pendant plus de cinq ans, les porteurs du projet ont multiplié les "apéros-chantiers" afin de fédérer des gens très différents (compagnies, urbanistes, artisans, restaurateurs, simples habitants du quartier…), ils ont mené des enquêtes pour établir les besoins et travaillent à présent avec de nombreux partenaires dont le CCN2, MixArts et son festival Merci Bonsoir ! ou la MC2 d'Arnaud Meunier.

Dans l'attente d'un « geste fort » de la Ville

Concrètement, le Parc des Arts se déclinerait en trois parties : un pôle création et pratique, un pôle de vie (espace consacré aux arts culinaires, bureaux de coworking, hébergements…) et un pôle plein-air qui comprend notamment le Théâtre de Verdure de Bachelard – projet lauréat du budget participatif inauguré en 2017. Une étude de faisabilité, entamée en janvier dernier, vient d'être achevée : « Maintenant, on attend encore le vrai geste fort qui doit venir de la Ville de Grenoble. Ce projet fait partie du programme d'Éric Piolle. On espère donc des annonces concrètes à la rentrée. » Le message est passé.

Les Beaux Jours. Au parc des Champs Élysées les 1er, 9, 16, 23 et 30 juillet, à partir de 18h30.

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Parc des arts à Grenoble : où en est-on ?

Inauguration | Dimanche 9 avril sera inauguré à Grenoble, dans le quartier Mistral, le Théâtre de verdure, petit amphi de 100 places situé à quelques mètres du Prunier sauvage. On a rencontré Brahim Rajab de ce même Prunier pour en savoir plus sur cette première étape du futur Parc des arts censé voir le jour en 2019.

Aurélien Martinez | Mardi 4 avril 2017

Parc des arts à Grenoble : où en est-on ?

On est derrière le Prunier sauvage, salle de spectacle du quartier Mistral située dans le parc Bachelard, devant un petit amphithéâtre installé entre les arbres. C’est joli (surtout avec ce soleil), mais ça va servir à quoi ? Brahim Rajab, directeur du Prunier sauvage, répond à notre (fausse) interrogation : « C’est le Théâtre de verdure qui a été voté dans le cadre du budget participatif 2015 de la Ville de Grenoble. C’est un élément sur l’espace public destiné à tous les usages, amateurs comme professionnels, où chacun pourra proposer des spectacles, des concerts, des débats… » Coordonné par le Prunier sauvage, cet espace de 100 places va être officiellement inauguré ce dimanche 9 avril avec une batucada ou encore un spectacle de la Fabrique des petites utopies (Un mystérieux voyage en forêt). Avant d’être investi les prochains mois par plusieurs temps forts, dont un gros événement baptisé L’Été indien fin août avec pas mal d’artistes – la Fabrique, Yoann Bourgeois… Ambition collective Une inauguration qui n’est surtout qu’une étape d’un projet beaucoup plus grand : la création d’un

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Jour de fête à ciel ouvert au Prunier sauvage

Ouverture de saison | « Pour sa cinquième rentrée automnale, le Prunier sauvage vous invite à une journée exceptionnelle, dans une ambiance festivalière. » Intrigués par le concept et séduits par les propositions artistiques qui nous sont proposées, nous avons voulu en savoir plus. Lisez donc…

Aurélien Martinez | Mardi 27 septembre 2016

Jour de fête à ciel ouvert au Prunier sauvage

Samedi 1er octobre, la journée d’ouverture de la nouvelle saison du Prunier sauvage aura des airs de festival avec de la danse (une interprète de la compagnie du chorégraphe Rachid Ouramdane proposera des « impromptus dansés »), du théâtre (la très drôle compagnie Afag Théâtre débarquera avec une relecture toute personnelle des Trois mousquetaires) ou encore des arts de la rue avec les locaux de Tout en vrac. Brahim Rajab, directeur des lieux : « C’est presque un festival, oui ! Comme on était un peu frustrés de ne pas pouvoir faire Mistral courant d’airs [la dernière édition date de 2014 – NDLR], on voulait quand même marquer le coup et commencer ainsi à inscrire un projet un peu ambitieux qui s’appelle le Parc des arts. » Un projet « autour des arts de la rue, autour de l’art sur l’espace public » dont

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"Quartier chic" : le Prunier sauvage lance son magazine

ACTUS | Le lieu de vie culturelle situé dans le quartier Mistral vient de créer un bimestriel pour « modifier les représentations, élargir le champ des possibles, faire du commun, valoriser et donner confiance ». Le premier numéro est sorti début mars.

Aurélien Martinez | Lundi 21 mars 2016

« On a mis numéro 1, mais en fait c’est le numéro 0 ! » Quartier chic, c’est un nouveau magazine qui vient de voir le jour à Grenoble. Mais un magazine atypique, avec un message fort comme nous l’explique Brahim Rajab, directeur du Prunier sauvage. « C’est dans la continuité de ce qu’on a toujours fait au Prunier sauvage : lutter contre les discriminations sociales et culturelles, jouer sur les représentations et donner une autre lecture de nos quartiers populaires qui ne doivent pas seulement être regardés à travers le prisme social. » Le premier numéro est sorti ce mois-ci : 16 pages tirées à 2 000 exemplaires et distribuées tous les deux mois dans les boîtes aux lettres du secteur 3 de Grenoble et dans différents lieux de vie du secteur comme de la ville entière, pour « jouer sur le double regard » (comment les habitants

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« Valoriser le territoire aux yeux des habitants »

ACTUS | Revoilà le festival "Mistral, courant d’airs", qui repointe le bout de son nez après deux ans d’absence. Rencontre avec Brahim Rajab, directeur du Prunier sauvage, la salle qui porte dorénavant la manifestation, pour causer de culture, du quartier Mistral, et des deux mélangés. Propos recueillis par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 10 juin 2014

« Valoriser le territoire aux yeux des habitants »

Pourquoi "Mistral, courant d’airs" est relancé aujourd’hui pour une dixième édition, après deux ans d’interruption ? Brahim Rajab : La dernière édition avait eu lieu en 2011. On reprend aujourd’hui, en 2014, quelque temps après la fin des travaux [le Prunier sauvage, anciennement Espace Bachelard, a été inauguré à la rentrée 2011 – ndlr]. Car la réouverture nous a beaucoup mobilisés. Puis la question financière a aussi joué : c’était un projet onéreux, il a fallu retrouver des financements... Mais surtout, on ne trouvait plus de sens au projet tel qu’il était fait avant : un grand événement où les gens venaient seulement consommer un spectacle puis repartaient. On a voulu mieux penser la manifestation en faisant plus d’efforts sur l’aspect médiation et en allant encore plus sur le quartier, au centre de l’espace urbain. On a mis en place de nombreux ateliers en amont, en incluant de manière forte les associations du quartier, le collège... Mais Mistral, courant d’airs s’adr

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L’Arbre qui découvre la forêt

ACTUS | Au cœur du quartier Mistral, l’ancien Espace Culturel Bachelard rebaptisé Le Prunier sauvage rouvre ses portes. C’est le premier lieu dédié à l’art dans cette zone qui était jusqu’à présent culturellement délaissé. Reine Paris

François Cau | Jeudi 10 novembre 2011

L’Arbre qui découvre la forêt

Vu de l’extérieur, le bâtiment ressemble encore à une annexe du stade Bachelard. « On aurait pu l’appeler Le Vestiaire », plaisante Brahim Rajab, le directeur de l’association Cultur’Act qui gère l’espace culturel. Finalement, ce sera Le Prunier sauvage. Un nom autrement plus poétique qui ressuscite l’arbre autrefois déraciné pour bâtir ces murs, et qui souligne sa liberté de pousser là où on ne l’attend pas. Dans le quartier Mistral, l’art est en friche depuis des décennies et Cultur’Act doit relever le défi d’attirer une population peu habituée à s'approprier la culture. A sa disposition : un nouveau cadre. Certes, les fondations sont les mêmes, mais après deux ans de travaux, l’intérieur a été transformé. La salle de spectacle a perdu ses airs de salle polyvalente. Elle est aujourd’hui joyeusement parée de moquette rouge aux murs et de lourds rideaux noirs. Une scène amovible doit parfaire le tableau et être livrée pour l’inauguration prévue samedi 19 novembre. Au sous-sol, les studios de répétition et d’enregistrement ont été refaits afin de gagner en acoustique ce qu’ils perdent en chaleur conviviale. « Avant, le lieu était impersonnel, mal identifié. L

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Tree of life

MUSIQUES | L’ancien Espace Culturel Bachelard, avec force travaux de rénovation et de mise aux normes, va devenir un lieu de vie culturelle du quartier Mistral, baptisé le Prunier Sauvage. Décryptage en compagnie de Brahim de l’association Cultur’Act. François Cau

François Cau | Dimanche 11 septembre 2011

Tree of life

Gros flash-back. À l’époque d’Hubert Dubedout et de René Rizzardo est impulsé le projet de créer à côté du stade Bachelard un lieu dédié aux pratiques musicales, avec le concours des habitants du quartier Mistral, alors riche en musiciens et pauvre en locaux aptes à l’expression artistique. Le temps que le lieu se crée, la municipalité change, et avec le mandat Carignon vient sa requalification en lieu de résidence pour des musiciens d’autres horizons, fermant ainsi catégoriquement la porte aux musiciens du quartier Mistral. « Du fait de cette situation, il y a eu des tensions, des frictions, au point que les artistes résidents sont partis du lieu, après avoir tout cassé, évidemment. La mairie de Carignon a dit “OK, créez une association, débrouillez-vous, on vous laisse le lieu“. Le collectif Espace Culturel Bachelard s’est créé, et s’est occupé de la gestion de l’endroit, qui s’est ouvert à tous les musiciens de Grenoble et de l’agglo. De 1992 à 1998, il n’y a eu aucune relation entre la mairie et l’asso, c’était un lieu municipal géré par des citoyens, presque comme si cet équipement ne faisait plus partie du patrimoine municipal. C’était le cas quand j’ai pris me

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