"Bagarre" de la Cie Loba : il va y avoir du sport !

Aurélien Martinez | Mardi 19 octobre 2021

Photo : Sébastien Pasquier


S'il y a bien un thème sur lequel le théâtre jeune public est en avance sur son grand frère, le théâtre tout public, c'est bien celui du genre. Depuis plusieurs années, de nombreux spectacles questionnent avec pertinence les stéréotypes qui voudraient que les femmes soient comme ci et les hommes comme ça. Et les enfants ont l'air de prendre ça beaucoup plus sereinement que les adultes au vu des différentes représentations auxquelles on a assisté – bah oui, une fille peut aimer se battre ; et alors ?

Le spectacle Bagarre de la metteuse en scène Annabelle Sergent (compagnie Loba) est justement dans cette veine, en posant simplement le fait que son personnage principal sera une fille ; point. L'autrice Karin Serres a ainsi écrit un texte centré sur l'histoire de la jeune Mouche qui va prendre un plaisir fou à enfiler des gants de boxe sous l’œil amusé de sa Tata Moisie, catcheuse en son temps. L'apprentissage d'un sport comme la découverte de la vie : tout ce récit initiatique se fera à hauteur d'enfant, à hauteur de Mouche, dans un solo physique où la comédienne Marion Solange-Malenfant donne également corps aux autres personnages (la tante donc, mais aussi le frère) sans quitter son héroïne d'une semelle. Plaisant comme un très théâtral combat de catch.

Bagarre
À l'Espace 600 mardi 26 à 18h30 et mercredi 27 octobre à 10h et 15h


Bagarre

C’est l’histoire de Mouche, une fille qui vit avec son frère Titus et leur vieille Tata Moisie sur le toit du plus haut immeuble de la ville et qui va devenir championne du monde de la bagarre.
Espace 600 97 galerie de l'Arlequin Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Holocène 2019 : notre sélection d'artistes à découvrir à Alpexpo

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Hocus Pocus Voilà le grand retour, on ne sait pour combien de temps, du très culte collectif hip-hop-jazz nantais aux sympathies allègrement west-coast, après pratiquement une décennie d'absence consacrée notamment à des projets parallèles (comme C2C). C'est à Holocène qu'HP clôt une tournée des festivals particulièrement remplie. Vendredi à 21h45 Blu Samu Énième incarnation de la Belgian invasion, Blu Samu a déjà été aperçue cet été du côté du Cabaret frappé. La revoici à Holocène aux commandes d'un rap down tempo dont le flow smoothie jusqu'à l'écoeurement n'est pas sans évoquer les atmosphères soyeuses d'une Sade milléniale. Vendredi à 22h45 Lorenzo Bob vissé sur la tête, survet' vintage, flow à la résonance nasillarde, Lorenzo, Empereur du sale et prince du Rien à branler, est à la fois l'incarnation du ra

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Bigflo & Oli Au Foyer, vendredi 6 juillet à 20h Des rappeurs formés au conservatoire, en France, ça fait mauvais genre, on se méfie. On cherche l'"authentique" d'un Eddy de Pretto greffé à son I-pod, on guette le Booba en eux, Orelsan les évite. Oui, les frérots du flow toulousain Bigflo & Oli souffrent de n'avoir pas l'image de mauvais garçons élevés à Scarface ou aux mixes crasseux. C'est sans doute ce qui les a conduits au sommet des charts français, partisans d'un rap à l'ancienne où la richesse de la rime le dispute à celle des instrus (leur totem : IAM). À force de clichés, le rap hexagonal a fini par faire de la place à ceux qui n'en étaient pas, quitte à leur coller, peut-être injustement, l'étiquette commerciale. En ouverture de leur deuxième album l'an dernier, le duo toulousain règle ses comptes et clame : « Le rap français choqué, il pensait pas nous trouver là / On m'écoute en Suisse, en Belgique, à la Réunion, à Nouméa (…) quand les chiffres sont

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MUSIQUES | Avec "Bagarres Lovesongs", le leader des Frères Nubuck moleste la chanson française avec talent. On en redemande ! Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 22 janvier 2013

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Un album libre, audacieux, qui paradoxalement ne joue pas la carte de la grandiloquence : c’est ainsi que l’on peut résumer ce Bagarres Lovesongs de Gontard!. Trente morceaux aussi variés les uns que les autres, avec comme point commun d’être très courts – la plupart ne dépassant pas les deux minutes. « J’ai jamais aimé finir le travail, ça me plaît de laisser une chanson à moitié faite, les tripes à l’air » se justifie-t-il sur Le Soleil revient, qui ouvre l’album. Car Gontard ! s’arrête quand bon lui semble, même quand les lois de la musique paraissent enfreintes – son Hell’s Angels est un très bon exemple. Alors bien sûr, tout n’est pas au même niveau, mais certains morceaux sont de véritables fulgurances que l’on ne cesse de se re

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MUSIQUES | Connu pour être le frontman du groupe Nubuck, le Rhônalpin Chris Gontard débarque seul avec un album décalé et ludique. Du coup, il faut désormais l’appeler Gontard!... Petit point sur la question, avant son concert. Laetitia Giry

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(Presque) toute première fois

Petit pas de côté pour Chris Gontard, la sortie de l’excellent album Bagarre Lovesongs marque un tournant individuel salutaire. « Dans les Nubuck [groupe sur lequel au Petit Bulletin on a toujours été dithyrambiques – ndrl], j’écris une partie des morceaux non négligeable (mélodie et chant), sachant que je ne suis pas musicien, je travaille à partir de samples et de boucles que je travaille à la maison et que l’on réarrange ensuite avec le groupe. » Ce qui était la matière première dans le cadre de Nubuck devient ici le résultat final. Ce qui était simple ébauche est livré tel quel, en version brute, par un Gontard ! qui a décidé d’assumer pleinement le côté lo-fi de ses productions personnelles : « J’enregistre tout chez moi de manière assez frénétique, et j’ai désormais du matériel de bonne tenue »… Raison pour laquelle trente morceaux sont réunis sur un CD vendu avec l’impression des textes en format journal. Une originalité propice à la conquête d’un public appréciant les bidouillages et les idées faites o

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