Dix bonnes raisons d'oublier l'école

Jeune public | Les congés de la Toussaint sonnent le retour de l’opération Vive les Vacances, alliance de treize structures du bassin grenoblois pour proposer une offre culturelle riche aux enfants durant les petites vacances scolaires. A la Toussaint, dix spectacles sont au programme.

Valentine Autruffe | Mardi 19 octobre 2021

Photo : (c) Stephane Thevenin


Coup d'envoi général, mardi 12 octobre à l'Espace 600, de la 9e édition de l'opération Vive les Vacances, qui revient avec la Toussaint (23 octobre – 8 novembre). Cette première période de congé est la plus dense en propositions.

Trois représentations de Bagarre, dont on vous parle dans cette même page, à voir dès 6 ans, sont prévues à l'Espace 600 (26 et 27 octobre). La Rampe, à Echirolles, mise sur la poésie avec Lux ou la petite fille qui avait peur du blanc, un voyage à travers les couleurs du spectre lumineux (24 et 25 octobre).

La MC2 propose aux enfants dès 8 ans quatre représentations de Blanche-Neige ou la chute du mur de Berlin, l'histoire d'une adolescente gothique dans le Berlin de 1989, qui n'aime pas beaucoup sa belle-mère… Particularité du spectacle, il est accompagné d'un film dont les bruitages sont réalisés en direct sur le plateau (26, 27 et 28 octobre). La Bobine accueille deux créations jeune public, Le Garage à Papa, un lieu où l'on répare les pères abîmés, à voir dès 6 ans (27 octobre) et Tilt, pour les petits de 3 ans et plus (3 et 4 novembre).

Au Pont-de-Claix, l'Amphi propose aux enfants dès 3 ans de contrer leurs peurs nocturnes, toutes ces ombres qui viennent les empêcher de trouver le sommeil grâce à Mooooooooonstres, une pièce de théâtre d'objets incarnée par Laurent Fraunié (28 octobre). La compagnie Passe-Montagne investit l'Heure Bleue à Saint-Martin-d'Hères avec A la porte, une histoire d'amitié entre Maurice et Boris, accessible à partir de 8 ans (3 novembre).

Bal des familles

Enfin, le théâtre Sainte-Marie-d'en-Bas programme pas moins de trois spectacles, dont un dédié aux bébés (à partir de 4 mois) : Baleine à bosse, des comptines mises en scène par la compagnie Megaptère (31 octobre). Le pianiste François Raulin propose un ciné-concert, Piano Cinéphonies, à voir dès 7 ans, dans lequel son piano habille des films d'animation, un moment qui sera tout autant apprécié par les grands (29 octobre). Au Petit bal des familles, la compagnie Les Phosphorescentes fournira des costumes noirs et blancs aux enfants de 2 ans et plus et les invitera à participer à une grande danse qui, avec le jeu de lumière projeté sur les vêtements, devient un spectacle interactif (30 octobre).

Vive les Vacances programme et infos sur www.vivelesvacances.net


Lux

Avec Lux, Bérengère Fournier et Samuel Faccioli nous plongent dans une histoire où le noir et le blanc sont des personnages.
La Rampe 15 avenue du 8 mai 1945 Échirolles
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Blanche-Neige ou La Chute du mur de Berlin

De Samuel Hercule et Métilde Weyergans.
MC2 4 rue Paul Claudel Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Bagarre

C’est l’histoire de Mouche, une fille qui vit avec son frère Titus et leur vieille Tata Moisie sur le toit du plus haut immeuble de la ville et qui va devenir championne du monde de la bagarre.
Espace 600 97 galerie de l'Arlequin Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Mooooooooonstres !

Par le collectif Label Brut.
L'Amphi de Pont de Claix Place Michel Couëtoux Pont-de-Claix
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


À la porte

Ce spectacle de la cie Passe-Montagne raconte les bêtises, les jeux interdits, les rêves, les premières amours, les bals de la Saint-Jean, les superstitions, les secrets de l'enfance...
L'Heure Bleue Rue Jean Vilar Saint-Martin-d’Hères
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Tilt

Concert de jouets.
La Bobine 42 boulevard Clemenceau Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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L’appel des clowns de Soleil Rouge

Solidarité | Le Covid a mis un coup de frein à l’activité des clowns au CHU de La Tronche, privant les enfants malades, leurs familles et les (...)

Valentine Autruffe | Lundi 29 novembre 2021

L’appel des clowns de Soleil Rouge

Le Covid a mis un coup de frein à l’activité des clowns au CHU de La Tronche, privant les enfants malades, leurs familles et les soignants de parenthèses rigolardes bienvenues. « Depuis quinze jours, on n'intervient plus que deux jours par semaine, contre quatre auparavant », explique Coralie Weigerding, alias Dolly, de l’association Soleil Rouge. Depuis 20 ans, cette dernière finance les déambulations de dix clowns professionnels, dont Coralie, dans les chambres du service couple-enfants. « L’association est quasiment exclusivement financée grâce aux dons de particuliers, et à l’organisation d’événements par des bénévoles, comme des concerts ou des pièces de théâtre. » Événements qui ont pris du plomb dans l’aile depuis l’apparition du satané virus, entraînant la dégringolade des finances de la structure. En désespoir de cause, celle-ci vient de lancer une campagne de financement participatif en ligne. Objectif : lever 20000€ d’ici le

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Le Monde au coin de la rue, histoires d’ici et d’ailleurs

Festival | Dédié aux multiples facettes du documentaire de création, le festival "Le Monde au coin de la rue", initié par l’association A Bientôt J’espère, revient cette année encore investir le quartier Alma-Très-Cloîtres. Décryptage d’une initiative passionnante.

Damien Grimbert | Mardi 5 octobre 2021

Le Monde au coin de la rue, histoires d’ici et d’ailleurs

C’est une mission pour le moins ambitieuse, dont "Le Monde au coin de la rue" s’acquitte néanmoins avec un succès renouvelé année après année : faire découvrir à une multiplicité de spectateurs venus d’horizons différents la frange la plus défricheuse du cinéma documentaire, en projetant des films « dont on n'a la plupart du temps jamais entendu parler ». Un objectif qui, pour être mené à bien, implique pour l’équipe d’A Bientôt J’espère une incursion prolongée dans la vie du quartier et de ses habitants. Comme l’explique Cyril Hugonnet, « chaque année, on passe beaucoup de temps à arpenter les rues, à boire des cafés, à manger des kebabs pour rencontrer les gens, les structures qui font du travail social ou qui ont leurs activités dans le quartier. Et à partir de ces rencontres, qui petit à petit s’additionnent et nous permettent de créer des liens, on va penser à des films, et à des manières de les montrer, qui vont résonner avec ce qu’on a ressenti comme enjeux dans le quartier. Derrière chacun de ces films, il y a souvent une rencontre, et même si on ne va pas l’expliciter, on sait pourquoi ces films sont là ». Cinéma éphémère

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L'Europe à feu doux

SCENES | Comme beaucoup de festivals, les Rencontres du jeune théâtre européen, organisées chaque été à Grenoble par le Créarc (l'association qui occupe le Petit Théâtre à (...)

Aurélien Martinez | Mardi 29 juin 2021

L'Europe à feu doux

Comme beaucoup de festivals, les Rencontres du jeune théâtre européen, organisées chaque été à Grenoble par le Créarc (l'association qui occupe le Petit Théâtre à Grenoble, rue Pierre-Duclot), ont dû, l'an passé, faire avec la pandémie et baisser le rideau. Du moins en présentiel, les organisateurs étant tout de même arrivés à bricoler dans l'urgence une 32e édition numérique. Nous voilà un an plus tard et l'équipe de Fernand Garnier débarque avec une nouvelle édition pensée bien en amont pour qu'elle puisse avoir lieu le plus normalement possible avec, pour coller à l'ADN du festival, des artistes de toute l'Europe – Allemagne, Bulgarie, Grèce, Royaume-Uni, Finlande... Pour « répondre aux contraintes et aux exigences d’une manière que nous avons voulue la plus efficace et la plus heureuse possible », elle mixera alors numérique (avec un festival de courts-métrages convoquant une quinzaine de compagnie d'Europe) et présentiel. Mais présentiel uniquement en plein air, avec neuf spectacles de troupes de la région (la cie Tout en vrac, la cie Colette Priou, la fanfare Les 38 Tonnes...) répartis

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Une réouverture des salles de spectacle entre soulagement et perplexité

ACTUS | Après plus de six mois de fermeture, les salles de spectacle et les théâtres peuvent rouvrir leurs portes depuis le mercredi 19 mai. Mais si la reprise est largement saluée par les acteurs culturels, elle occasionne également de nouvelles problématiques pour les salles.

Sandy Plas | Lundi 17 mai 2021

Une réouverture des salles de spectacle entre soulagement et perplexité

Elle était attendue depuis plusieurs mois. Espérée début janvier, puis mi-avril, c’est finalement le 19 mai que les salles de spectacle pourront rouvrir leurs portes au public et proposer à nouveau concerts, pièces de théâtre, danse et rendez-vous de toutes sortes, mis à l’arrêt depuis la fermeture des lieux culturels le 30 octobre dernier. Annoncé fin avril, le calendrier progressif du déconfinement prévoit la réouverture des salles en trois temps, avec une première phase, du 19 mai au 9 juin, permettant l’accueil de 800 spectateurs maximum et une jauge à 35% de la capacité de la salle, une seconde phase, du 9 juin au 1er juillet, avec une jauge à 65%, et une levée des restrictions d’accueil à partir du 1er juillet. Mais si le déconfinement des lieux de spectacle est forcément une bonne nouvelle pour les spectateurs, les artistes et les acteurs culturels laissés sur le carreau pendant plus de six mois, la réouverture dans un contexte de fin de saison pose un certain nombre de questions. Au Théâtre municipal de Grenoble (TMG), qui regroupe le Grand théâtre, le Théâtre 145 et le Théâtre de poche, l’annonce de la reprise a été re

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Une colère sociale encore contenue ?

Printemps culturel | Samedi 20 mars au matin, au cinquième jour d’occupation de la MC2, un nouveau rassemblement a été organisé sur son parvis, dans le calme. On y a vérifié que le gouvernement était attendu sur la réouverture des lieux de spectacle, mais pas seulement. Nous sommes allés à la rencontre de ceux qui, acteurs du monde culturel, élus ou citoyens solidaires, se sont réunis, pour prendre le pouls du mouvement.

La rédaction | Samedi 20 mars 2021

Une colère sociale encore contenue ?

Compte-rendu : Martin de Kerimel Témoignages : Hugo Verit et Martin de Kerimel Ce qui s’est passé samedi… Descendus du tram, nous sommes arrivés à la MC2 un peu avant 11h, sous un vent glacial. Un rassemblement devait y démarrer à l’heure pile, à l’appel du Syndeac et de l’Association des Scènes nationales, mais il n’y avait alors pas grand-monde dehors. Encore peu de fleurs visibles, également, alors même qu’il avait été proposé aux participants d’en apporter pour défendre un « printemps inexorable », évoqué en son temps par le poète chilien Pablo Neruda. La MC2 étant occupée, ses portes étaient ouvertes. Il nous a suffi d’entrer pour constater que c’est là, dans un premier temps, que les personnes mobilisées avaient décidé de se réunir. La foule s’est progressivement densifiée. Avec le froid et les contraintes sanitaires, le nombre des présents nous est apparu encore modeste à l’échelle de l’agglo grenobloise… Vers 11h20, en ressortant de la MC2, on est entré dans le vif du sujet. Artistiquement, d’abord, avec une courte performance d’acrobates en équilibre les uns sur les autres, puis un

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Et maintenant, la MC2 !

Mobilisation | Douze jours après le Théâtre de l’Odéon, à Paris, la MC2 a rejoint, mardi 16 mars à la mi-journée, la liste des théâtres occupés en France. Le mouvement, qui associe des artistes, des techniciens et des étudiants, s’organise pour durer. Jusqu’à quand ? Sur place, personne n'a encore pu répondre à cette question.

Martin de Kerimel | Mardi 16 mars 2021

Et maintenant, la MC2 !

De la musique. Des gens assis sur les marches. En haut, des banderoles encore vierges de tout message et d'autres en cours de fabrication. Il y avait plusieurs dizaines de personnes mardi 16 mars, à 14h30, sur le parvis de la MC2, et au moins le même nombre dans le hall, à l’intérieur. « Vers midi, nous étions encore 300 ou 400 », nous a assuré une représentante syndicale sur place. Parmi ceux-là, des représentants des syndicats, donc, CGT, Syndeac, Synavi, mais aussi des artistes indépendants et des étudiants, tous déterminés, semble-t-il, à occuper les lieux de manière durable. Avec quel objectif ? « Celui de peser sur le gouvernement », nous a répondu un autre syndicaliste présent. Pour obtenir quoi ? À ce stade, il est difficile de donner une liste exhaustive des revendications, mais, évidemment, la plupart tournent autour de la situation des acteurs de la culture. Réouverture des salles de spectacle, mise en place de protocoles sanitaires adaptés, organisation d’assises au niveau régional, création de droits sociaux nouveaux et/ou prolongation

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Les fantômes du Congo

Photo | De 2014 à 2019, le photographe William Dupuy a arpenté les confins de la République démocratique du Congo à la rencontre des enfants soldats. Une plongée dans l’enfer des conflits inter-ethniques dont le regard hagard des protagonistes témoigne de la détresse, souvent inconsciente, qui les hante. Une exposition à découvrir au Studio Spiral.

Benjamin Bardinet | Vendredi 19 mars 2021

Les fantômes du Congo

Sous un ciel encombré de nuages teintés d’un gris électrique, une luxuriante végétation vert sombre recouvre le doux relief de collines dont les lignes sinueuses se perdent dans le lointain. L’ambiance singulière qui se dégage du paysage que dévoile le cliché introductif de l’exposition de William Dupuy a autant pour but de témoigner des caractéristiques géographiques du Nord Kivu, à l’Est de la République démocratique du Congo, que de nous plonger dans l’étrange atmosphère de cette contrée en proie à de multiples conflits. Une dimension fantasmatique que William Dupuy amplifie en re-baptisant ce territoire Neverland en référence à Peter Pan, car, tout comme la fameuse île issue de l’imaginaire de J.M. Barrie, cette région abrite un grand nombre "d’enfants perdus". En effet, embrigadés dès leur plus jeune âge, les enfants-soldats du Nord Kivu s’engagent dans de multiples micro-conflits qui les dépassent et dont ils ne savent généralement pas grand-chose, si ce n’est que s’ils ne tuent pas l’ennemi qui leur est désigné, c’est eux qui seront tués. Totalement désœuvrés et déscolarisés (les rares instituteur.trices encore en place expliquent généralement

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En attendant le public...

SCENES | Le spectacle vivant, c'est leur métier : à défaut de pouvoir se produire en public, les compagnies de théâtre et de danse réfléchissent à leur avenir, continuent parfois de travailler et attendent impatiemment un retour à la normale. Nous sommes allés à la rencontre de quatre d'entre elles, dans l'agglo grenobloise. Témoignages.

La rédaction | Jeudi 28 janvier 2021

En attendant le public...

Bruno Thircuir – La Fabrique des petites utopies Dans la région grenobloise, La Fabrique des petites utopies, compagnie qui « tente de raconter le monde d’aujourd’hui de manière politico-poétique », est une institution en place depuis 21 ans. D’où, sans doute, le fait que l’équipe traverse plutôt sereinement cette période compliquée comme nous l’a expliqué son metteur en scène Bruno Thircuir lorsqu’on lui a demandé comment il allait. « Ça va. On a la chance de travailler, d’être en répétition [dans la région grenobloise comme ailleurs en France – NDLR] puisque, bien avant toute cette crise, on avait monté un joli temps de création pour notre nouveau spectacle jeune public Et si l’océan dont les premières dates de jeu n’auront lieu que début mars. On peut donc continuer notre activité pendant ce temps, avec même un petit papier en poche pour r

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Talents précoces

Théâtre | L'Axe de Création du Théâtre Prémol proposera le spectacle "Shifumi" samedi 24 et dimanche 25 octobre à 17h. Reportage en coulisses.

Martin de Kerimel | Mardi 20 octobre 2020

Talents précoces

Elles s’appellent Nouria, Cécile, Alison, Marie, Gabrielle, Emma et Marisa. Eux, Pédro, Eliot, Lilian et Benjamin. Tous ont entre 14 et 20 ans, vivent à Grenoble et dans l’agglo. Les 24 et 25 octobre, ils seront sur la scène de Prémol pour présenter Shifumi, un spectacle théâtral, musical et dansé, d’abord prévu au printemps : c’était avant que le confinement ne les oblige à patienter et à reprendre les répétitions beaucoup plus tard. Malgré le trac, ils ont donc hâte que le rideau se lève ! Shifumi est le fruit d’un travail collectif, mené dans la logique d’exigence d’une troupe professionnelle, chacun étant traité à égalité avec les autres. C’est le principe de l’Axe de création : en complément des enseignements artistiques proposés à Prémol, cette initiative vise à permettre aux jeunes participants, engagés sur la durée, d’aborder diverses disciplines, quel que soit leur niveau initial. L’idée est aussi de libérer leur parole sur des et faits d’actualité qui les choquent, les inquiètent, leur paraissent injustes ou les mettent en colère. Á éviter qu’ils n’en viennent à exprimer leur mal-être par la violence, aussi.

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Festival du film pour enfants : tout pour les plus jeunes !

ECRANS | Villard-Bonnot et Vizille accueillent du 19 au 31 octobre leur traditionnel événement cinéma entièrement tourné vers le jeune public. Que du bonheur !

Vincent Raymond | Mardi 20 octobre 2020

Festival du film pour enfants : tout pour les plus jeunes !

L’emblème choisi pour orner l’affiche de sa 22e édition (la Calamity "jeune" de Rémi Chayé, arborant un air résolu) illustre merveilleusement la combativité du Festival du film pour enfants. S’il a dû revoir sa logistique (adieu, les salles temporaires de Vizille !) et sacrifier quelques-uns de ses rendez-vous conviviaux (bye-bye, les petits en-cas gourmands avant et après certaines séances !) à cause de cette satanée pandémie, l’événement tient fermement ses rênes : plus de vingt-cinq films sont au programme, des animations conservées et la compétition maintenue ! Surtout, la thématique retenue cette année donne foi en le futur : "Rêvons l’avenir". Comme toujours, les films en lice sont divers et récents, dans une acception large du terme : figurent notamment De toutes nos forces de Nils Tavernier, Le Vent se lève de Miyazaki (2014), Lamb de Yared Zeleke, Le Roi des masques de Wu Tian-Ming (2015), Tous en scène d

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Bonnes vacances

Enfants | Pas besoin d’attendre d’être grand pour aller au spectacle : l’édition de Toussaint de "Vive les vacances" ouvre les portes de six salles de Grenoble (...)

Martin de Kerimel | Mardi 6 octobre 2020

Bonnes vacances

Pas besoin d’attendre d’être grand pour aller au spectacle : l’édition de Toussaint de "Vive les vacances" ouvre les portes de six salles de Grenoble et son agglo aux enfants, avec un programme 100% jeune public. Tout commence le matin du 17 octobre à l’Espace 600, avec Click !, une proposition de la compagnie marseillaise Skappa ! et associés, mettant en scène une comédienne-chanteuse et un petit bonhomme dessiné à la craie. Au gré de leurs envies, les kids pourront ensuite explorer le monde du sommeil à la Ponatière, découvrir un bestiaire végétal à l’Heure Bleue ou percer Le Grand mystère du côté de l’Autre Rive. Le programme complet promet d’autres belles surprises et est d’ores et déjà consultable en ligne (www.vivelesvacances.net).

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"Zaï zaï zaï zaï" : société de consommation, tu m’auras pas

Théâtre | Quand la bande dessinée à succès "Zaï zaï zaï zaï" de Fabcaro est adaptée sur scène en fiction radiophonique par le Théâtre de l’Argument, ça donne un spectacle aussi drôle qu’inquiétant sur ce qu’il dit en filigrane de notre monde actuel – tout part d’un simple oubli de carte de fidélité pour finir en paranoïa sécuritaire nationale ! On en a parlé avec son metteur en scène Paul Moulin avant le passage de la compagnie par l’Odyssée d’Eybens.

Aurélien Martinez | Mardi 22 septembre 2020

Depuis la sortie en 2015 de la bande dessinée Zaï zaï zaï zaï, tout le monde aime l’auteur français Fabcaro. Les metteurs et metteuses en scène notamment, qui adaptent de plus en plus ses œuvres au plateau – à Grenoble, Grégory Faive jouera bientôt son récent roman Le Discours (et en proposera justement une première lecture à Eybens mardi 29 septembre). En 2017, la compagnie le Théâtre de l’Argument s’est elle aussi confrontée à une production de Fabcaro. Ça aurait dû être pour une unique fois comme nous l’a expliqué le metteur en scène Paul Moulin, sauf que le succès a très vite été au rendez-vous. Les dates de tournée ont alors commencé à s’enchaîner à la vitesse grand V – à Eybens, ils joueront pour la 95e fois (mais sans Blanche Gardin et Adèle Haenel, qui étaient dans la distribution initiale). « Tout est parti d’une commande du Théâtre de Rungis dans lequel nous avons été en résidence pendant trois ans, qui nous a demandé une petite forme à jouer une fois un midi dans le foyer du théâtre. On s’est alors demandé ce que l’on avait préféré lire dernièrement et certains d’

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« Il fallait qu’on soit présent »

Théâtre Prémol | Après deux mois et demi de fermeture, le Théâtre Prémol présente sa saison à venir d’une manière un peu particulière, avec de petits événements en plein air. Élisabeth Papazian, sa directrice, nous en dit plus.

Nathalie Gresset | Mardi 23 juin 2020

« Il fallait qu’on soit présent »

« C’était inconcevable de clore la saison sans revoir les artistes, les usagers du théâtre, et sans arriver à rétablir la connexion entre les habitants et cet espace de culture. » Pour Élisabeth Papazian, directrice du Théâtre Prémol, l’annonce de la fermeture des salles de spectacle le 14 mars dernier a été d’autant plus difficile à entendre que l’institution avait rouvert depuis cinq mois seulement, après quatre ans et demi d’arrêt causé par un incendie. « La joie de la réouverture a été vite ternie par ce confinement, qui nous a tous touchés. J’écoutais avec beaucoup d’espoir chaque annonce du gouvernement concernant le déconfinement. Dès que la date du 11 mai est tombée, je me suis dit qu’on allait pouvoir faire quelque chose prochainement et qu’il fallait qu’on soit présent. » « Renouer avec la culture » Même si la date précise de réouverture du théâtre n’est alors pas encore connue, la directrice contacte les artistes programmés en 2020-2021 pour leur proposer de participer à une présentation de saison quelque peu atypique. « Comme on ne savait pas si on allait pouvoir accueillir le public en salle et dans quelles conditions, on

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"Le Grand Théâtre d'Oklahama" : une place au soleil

Théâtre | Voilà un spectacle, découvert il y a plus d’un an et demi au Festival d’Avignon, que l’on aurait pu facilement oublier vu sa délicatesse non tape-à-l’œil, qui (...)

Aurélien Martinez | Jeudi 12 mars 2020

Voilà un spectacle, découvert il y a plus d’un an et demi au Festival d’Avignon, que l’on aurait pu facilement oublier vu sa délicatesse non tape-à-l’œil, qui est pourtant resté inconsciemment gravé en nous. Une création imaginée avec les comédiennes et comédiens handicapés mentaux de la compagnie professionnelle Catalyse (une troupe mise sur pied dans les années 1980 par Madeleine Louarn) baptisée Le Grand Théâtre d'Oklahama et construite autour de l’univers de Franz Kafka. Son titre provient du dernier chapitre de L’Amérique, roman inachevé du Pragois, et plusieurs autres textes de l’auteur ont servi de matériau de base. Soit un récit comme une sorte de mise en abyme sur le monde du spectacle : sur scène, on suit les aventures d'un homme juif exilé qui s'installe aux États-Unis et rejoint un théâtre qui « emploie tout le monde et met chacun à sa place ». Même si ce lieu ne fait pas forcément rêver (quelle scénographie astucieuse !), il offre un espoir à des personnages cabossés qui en ont besoin… Mais cette bulle tant convoitée ne risque-t-elle pas d’être à l’image de la société dans son ensemble ? Le Grand Th

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Des nerfs de glace

Théâtre | Un nouveau solo au programme du Théâtre du Risque : Honorine Lefetz joue une caissière de supermarché coincée dans une réserve frigorifique. Une prestation physique et drôle, qui dérive lentement vers autre chose.

Martin de Kerimel | Mardi 10 mars 2020

Des nerfs de glace

L’adage dit que le malheur des uns fait le bonheur des autres. C’est vrai : en découvrant cette pauvre Charlotte piégée dans un réfrigérateur géant, on a d’abord trouvé ça amusant. Notre sourire s’est toutefois vite transformé en un rictus grimaçant. On a repensé à Jack Nicholson dans Shining quand, lui aussi enfermé dans une chambre froide, il anticipe sa vengeance contre sa femme, partie avec la clé. Claustrophobes, s’abstenir ! Un premier solo Givrée, la pièce de Karin Serres dont Honorine Lefetz s’est emparée, n’a cependant pas d’autre point commun avec les élucubrations littéraires de Stephen King, fussent-elles retravaillées par l’audacieux Stanley Kubrick. La comédienne se retrouve seule sur scène pour la première fois et aborde son rôle avec un bel aplomb : l’idée vient de Sébastien Geraci, le metteur en scène attitré de la compagnie, qui a proposé à ses comédiens de choisir chacun un solo, afin d’en créer une série. Après l’épatant Florian Delgado dans Enfin la fin, Honorine Lefetz livre à son tour une performance intense, sans s’économiser. Presque constamment en mouvement, elle donne l’impression de réellement lutter co

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Écrans magiques

Festivals | Présente dans la programmation des festivals de cinéma Voir Ensemble, À vous de voir et Plein les yeux, l’animation japonaise jeune public n’a pas toujours profité d’une telle reconnaissance. Retour sur les raisons de ce (tardif) changement de statut et décryptage de quelques-uns des films à l’affiche ces prochains jours.

Damien Grimbert | Mardi 18 février 2020

Écrans magiques

C’est une histoire désormais bien connue. À l’origine de nombreux films remarquables depuis la fin des années 50, et bénéficiant d’une présence sur les (petits) écrans français dès la fin des années 70, l’animation japonaise jeune public a néanmoins dû attendre l’orée des années 2000 pour enfin commencer à être reconnue à sa juste valeur. S’il n’est pas le premier film d’Hayao Miyazaki à être sorti dans les salles françaises et d’une certaine reconnaissance critique (Porco Rosso, Mon Voisin Totoro et Princesse Mononoké lui avaient auparavant pavé la voie), Le Voyage de Chihiro est en revanche sans conteste celui par le biais duquel tout a changé. Immense succès public (1, 34 million d’entrées l’année de sa sortie en France), le métrage a ainsi permis à l’intégralité des productions du Studio Ghibli de s’imposer en véritables incontournables, et modifié irrémédiablement le regard porté par le grand public sur les films d’animation en provenance du Japon. Ouvrant de fait la voie, quelques années plus tard, à toute une nouvelle génération de réalisateurs (Mamoru Hosoda, Makoto Shinkai, Masaaki Yuasa, Keiichi Hara…), qui n’auraient sans doute jama

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Droit de regard sur les vacances : notre sélection de propositions jeune public

Jeune public | Pour ce numéro de trois semaines qui couvre l’entièreté des vacances scolaires, la rédaction du Petit Bulletin s’est mise en mode jeune public avec une sélection de propositions culturelles à vivre avec des enfants. Exposition, cinéma, concert et spectacle : suivez-nous !

La rédaction | Mardi 15 octobre 2019

Droit de regard sur les vacances : notre sélection de propositions jeune public

Une exposition pour « sensibiliser les enfants à la montagne » Avec, comme l’écrivait Stendhal (on connaît nos auteurs au PB), « au bout de chaque rue, une montagne », Grenoble semble être la ville idéale pour proposer l’exposition Petits Monts et merveilles, destinée aux 3-6 ans et organisée par la Casemate (le centre de culture scientifique local) dans le cadre de sa "Saison pour la planète". « Nous vivons entourés de montagnes et c’est important de sensibiliser les enfants à ce sujet. Certains vivent en ville, n’ont pas forcément la chance d’y aller, et cette exposition est aussi l’occasion de la leur faire découvrir », explique Armelle Chaléon, médiatrice à la Casemate. Une fois passées les portes du lieu, les enfants se retrouvent immergés dans l’univers montagnard à travers divers jeux et activités, m

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Réouverture du Théâtre Prémol : « C’était fondamental de ne pas abandonner ce territoire en matière de culture »

ACTUS | À Grenoble, samedi 19 octobre, quatre ans et demi jour pour jour après l’incendie qui a détruit le bâtiment, le Théâtre Prémol du Village olympique ouvre de nouveau ses portes. Élisabeth Papazian, directrice du théâtre géré par l’association MJC Théâtre Prémol, nous en dit plus sur les coulisses de ce lieu « si singulier ».

Nathalie Gresset | Mardi 15 octobre 2019

Réouverture du Théâtre Prémol : « C’était fondamental de ne pas abandonner ce territoire en matière de culture »

« Nous sommes restés debout toute la nuit du 18 au 19 avril 2015 lors de l’incendie du théâtre, nous resterons debout toute une nuit pour sa réouverture. » Pour Élisabeth Papazian, directrice des lieux depuis 2011, il était important d’organiser un événement exceptionnel et doté d’une forte dimension symbolique pour marquer l’ouverture du nouveau Théâtre Prémol et « essayer de tourner la page sur quatre ans et demi de souffrance, de traumatisme et d’attente ». Ainsi, dans la nuit du samedi 19 au dimanche 20 octobre, le théâtre se fera l’hôte de nombreuses prestations artistiques, grâce à la complicité d’artistes et d’habitants, qui ont tous répondu présent pour célébrer cet « endroit singulier qui fait partie de l’histoire du quartier et joue un rôle important ». « Très vite après l’incendie, la municipalité s’est engagée à reconstruire ce théâtre. Pour nous, cette décision était importante car c’était fondamental de ne pas abandonner ce territoire en matière de culture. » Créé en 196

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Un Théâtre Sainte-Marie-d'en-bas pour « offrir à Grenoble un lieu dédié aux musiques de création »

ACTUS | Récemment nommé par la Ville de Grenoble pour gérer le Théâtre Sainte-Marie-d’en-bas, le Centre international des musiques nomades (CIMN), qui organise chaque printemps le festival Les Détours de Babel, vient tout juste de démarrer sa saison. Son directeur Benoît Thiebergien nous éclaire sur la singularité du projet culturel qu’il a imaginé pour ce lieu qui sera désormais destiné à faire dialoguer les musiques et les cultures.

Benjamin Bardinet | Mardi 1 octobre 2019

Un Théâtre Sainte-Marie-d'en-bas pour « offrir à Grenoble un lieu dédié aux musiques de création »

Vous venez de prendre la direction du Théâtre Sainte-Marie-d’en-bas. Comment avez-vous imaginé la programmation de ce lieu ? Benoît Thiebergien : Le projet que j’ai proposé à la Ville reste le même que celui du Centre international des musiques nomades qui est la structure porteuse du festival Les Détours de Babel. Il s’agit donc d’offrir à la ville un lieu dédié aux musiques de création, à la croisée des formes contemporaines, improvisées et traditionnelles et surtout à la richesse de leur dialogue. Il n’y avait jusqu’à présent pas vraiment de lieu dédié à ces esthétiques. Cela vient donc combler un manque et surtout enrichir l’offre musicale grenobloise. Quels seront les temps forts et les singularités de votre programmation ? Le théâtre va devenir un lieu de fabrique, d’élaboration, un espace qui donne le temps aux artistes de construire leurs projets. Il y aura donc une permanence artistique à travers des résidences qui vont s’enchaîner presque toutes les semaines et dont le public sera invité à découvrir le travail à l’occasion des soir

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Théâtre : quinze pièces pour une saison parfaite

Panorama de rentrée culturelle 2019/2020 | Des créations très attendues, des succès enfin à Grenoble, des découvertes... Suivez-nous dans les salles grenobloises et de l'agglo.

La rédaction | Mardi 17 septembre 2019

Théâtre : quinze pièces pour une saison parfaite

La Buvette, le tracteur et le curé Et voici la nouvelle pièce de l’inénarrable humoriste dauphinois Serge Papagalli, qui sera créée début octobre et tournera ensuite dans pas mal de villes autour de Grenoble. Avec toujours cette fameuse famille Maudru, dont Aimé, le chef de famille (Papagalli lui-même, parfait), et Désiré, le neveu un peu attardé (Stéphane Czopek, grandiose). Où cette fois, visiblement, il sera question d’une énième reconversion de cet agriculteur à la retraite, mais aussi d’un curé un peu strict nouvellement venu. Vivement les retrouvailles ! À partir d’octobre dans de nombreuses villes de l’Isère Tournée complète sur www.papagalli.fr Incertain Monsieur Tokbar

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30 ans d’Europe avec les Rencontres du jeune théâtre européen

Festival | Zoom sur la 31e édition du festival grenoblois prévue du vendredi 28 juin au dimanche 7 juillet.

Aurélien Martinez | Mardi 18 juin 2019

30 ans d’Europe avec les Rencontres du jeune théâtre européen

31e édition pour les Rencontres du jeune théâtre européen qui, on peut l’écrire sans trop se mouiller, sont devenues avec le temps une institution grenobloise. Une institution vieille de 30 ans (sa naissance remonte à 1989, année de la chute d’un fameux mur) qui n’a pourtant rien d'un mastodonte malgré l’ambition clairement affichée dans le titre. Il s’agit plutôt, pour l’association le Créarc qui la pilote (et qui a aussi mis en place un réseau du jeune théâtre européen), de « faire vivre l’idée d’une Europe riche de ses différences et de ses ressemblances dans les domaines de la culture, du théâtre et de la citoyenneté » (extrait de l’édio rédigé par le directeur Fernand Garnier). Pendant une grosse semaine, on pourra donc croiser pas mal d’artistes étrangers à Grenoble : beaucoup d’Européens, forcément, mais aussi des Burkinabés et des Vietnamiens afin d’élargir la focale de ces Rencontres. Tout ce beau monde (19 compagnies de 12 pays différents en tout) présentant dans plusieurs lieux de la ville (dans des salles ou à l’air libre) des spectacles aux formes variées mais toujours dans la langue d’origine des artis

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"Le Jour du grand jour" : le jour d’un grand spectacle

Spectacle | La géniale compagnie Dromesko s'installe sur le parvis de la MC2 pendant deux semaines (du 2 au 13 avril pour être précis) avec deux spectacles entre cirque, théâtre, musique et danse.

Nadja Pobel | Mardi 26 mars 2019

Avant même de voir ce qu’il en retourne, il y a ces titres : Le Jour du grand jour pour ce travail dévoilé en 2014, et Le Dur désir de durer, dernière création en date (2017) des Dromesko. Au-delà des assonances et répétitions verbales, il est dans les deux cas question de plonger au cœur de l’intime. Concernant Le Jour du grand jour, seul spectacle des deux que nous ayons vu, il s’agit d’une série de cérémonies inscrites au cœur d’un dispositif bi-frontal particulièrement adapté. Les mines déconfites, le stress des grandes occasions, le rire, les piaillements des familles réunies : toutes les expressions humaines se condensent dans ces 90 minutes entre enterrements, mariages et baptêmes. Mais, dans ces rituels bien calibrés, l’étrangeté guette comme l’animalerie de la compagnie est bien sûr de la partie : un cochon déroule de son groin le tapis rouge, un oiseau échassier défie avec majesté l’assemblée… Ni tout à fait du cirque (quoique cette compagnie soit une des pionnières de son profond renouvellement

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Igor : « Chez Dromesko, personne n’est dressé ! »

Spectacle | Depuis 1990, le Théâtre Dromesko, fondé par le couple charismatique Igor et Lily, propose des spectacles atypiques entre cirque, théâtre, danse et musique, comme on avait par exemple pu s’en rendre compte il y a dix ans avec le fabuleux "Arrêtez le monde, je voudrais descendre". Bonne nouvelle : voilà le duo, leurs interprètes et leurs animaux de retour avec leur baraque-théâtre posée sur le parvis de la MC2 pendant deux semaines pour donner leurs deux dernières créations : "Le Jour du grand jour" et "Le Dur désir de durer". Ça méritait bien une interview du fameux Igor Dromesko.

Aurélien Martinez | Mardi 26 mars 2019

Igor : « Chez Dromesko, personne n’est dressé ! »

Diriez-vous que vous venez du monde du cirque ? Igor Dromesko : Pas tout à fait du cirque… Moi, je suis allé quatre fois dans ma vie au cirque quand j’étais petit, emmené par mes parents ! Mais on peut dire que dans les années 1980, avec Bartabas et mon frère Branlo, on a un peu donné naissance à ce que l’on appelle aujourd’hui le nouveau cirque, pas tant avec Zingaro [compagnie renommée de théâtre équestre aujourd’hui pilotée par Bartabas – NDLR] qu’avec le Cirque acrobatique et burlesque du Baron Aligre… En 1990, vous rompez pourtant avec Bartabas pour créer, avec votre femme Lily, la compagnie Dromesko et votre premier (et mythique) spectacle La Volière Dromesko. Quelle était votre idée à l’époque ? On n’a jamais d’idée, on est plus sur des envies ! Pas parce qu’on est bêtes et qu’on vit en caravane, mais parce qu’on fonctionne à l’instinct et au ressenti… La Volière, c’est parti quand Lily était enceinte de notre deuxième fille : à chaque fois qu’elle sortait, au lieu de s’offrir des tartes aux fraises et autres fixettes de femme enceinte, elle achetait des oiseaux. On

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"Perdu connaissance" : Adrien Béal dans les plis de la vérité

Théâtre | Les questionnements qui nourrissent les spectacles du metteur en scène Adrien Béal sont a priori inépuisables, comme on pourra une nouvelle fois le constater à l'Hexagone de Meylan.

Nadja Pobel | Lundi 25 mars 2019

Annoncé comme un spectacle questionnant la vérité en s’appuyant sur la manière dont le philosophe Michel Foucault l’a traitée, Perdu connaissance, créé en octobre dernier au Centre dramatique national de Dijon, est aussi une pièce sur la solitude. Peut-être celle-ci révèle-t-elle d’ailleurs, presque au sens chimique, l’intériorité de chacun des six protagonistes… Avec cette scénographie imposante et intrigante matérialisant une loge de gardienne d’école, le metteur en scène Adrien Béal dispose ainsi d’un lieu à recoins et à coulisses laissant entrevoir le dehors et cachant des mystères à l’image du texte elliptique, écrit au plateau au cours d’improvisations. Cette fille débarquée dans la loge où vivait sa sœur qui a littéralement « perdu connaissance » est-elle vraiment celle qu’elle prétend être devant la directrice d’école suspicieuse de prime abord ? Cette dernière est-elle aussi lisse qu’elle apparaît alors que, durant des années, elle et son mari n’ont pas utilisé entre eux la verbalisation – « c’était plus équilibrant que de se parler des choses du quotidien » ? Adrien Béal, qui nous avait dé

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Antonio Placer : « Ce qui se passe résiste à notre compréhension »

ACTUS | Alors que la Ville de Grenoble n'a pas souhaité les reconduire à la tête du Nouveau Théâtre Sainte-Marie-d'en-bas qu'ils dirigent depuis 2015, le musicien espagnol et son équipe tentent de « rétablir la vérité » sur ce dossier.

Aurélien Martinez | Mardi 12 mars 2019

Antonio Placer : « Ce qui se passe résiste à notre compréhension »

Une visite dans tous les recoins de la chapelle et de ses annexes pour prouver « l’état délabré » de la bâtisse qu’ils gèrent depuis 2015 (et qu’ils ont tenté de remettre sur pied avec les moyens du bord), puis une série de questions-réponses nourrie par de nombreux documents comptables afin de prouver leur bonne foi : la semaine dernière, Antonio Placer, directeur du Nouveau Théâtre Sainte-Marie-d'en-bas, et Jean-François Carcelén, président de l'association Musiques créatives du sud, ont souhaité défendre leur bilan devant quelques journalistes. Et, surtout, « rétablir la vérité » après leur non-reconduction par la Ville de Grenoble à la tête de ce théâtre du quartier Très-Cloîtres. Car à la suite d'un nouvel appel à projets lancé l’an passé, c’est le Centre international des musiques nomades du festival Les Détours de Babel qui gérera le lieu dès septembre. « Ce qui se passe résist

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Le Théâtre Sainte-Marie-d'en-Bas change de main

ACTUS | C'est l'équipe des Détours de Babel qui l'occupera dès septembre 2019.

La rédaction | Mercredi 9 janvier 2019

Le Théâtre Sainte-Marie-d'en-Bas change de main

« Le Centre international des musiques nomades s'installera au Théâtre Sainte-Marie-d'en-Bas à partir de septembre 2019 » : c’est par un communiqué publié mi-décembre que l’association qui porte le festival Les Détours de Babel a rendu public la décision prise par la Ville de Grenoble de lui confier les clés de ce lieu culturel du quartier Très-Cloîtres. C’en est donc fini pour le projet porté depuis quatre ans par le musicien Antonio Placer – même s’il nous a assuré être très proche des équipes du festival et qu’il pourrait donc revenir dans le lieu sous une autre forme. « Dans la continuité de la vocation musicale et de l’esprit d’ouverture du projet précédent, le Centre international des musiques nomades fera vivre en musique le Théâtre Sainte-Marie-d’en-Bas pour trois saisons. Espace privilégié de rencontres musicales inédites, lieu de croisement des imaginaires d’aujourd’hui, il sera le prolongement naturel du festiva

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L’animation japonaise au firmament à la Cinémathèque de Grenoble

ECRANS | Rendez-vous tout le mois de décembre au cinéma Juliet-Berto pour le constater, avec la projection de pas mal de pépites (dont le mythique "Château Ambulant" de Miyazaki).

Damien Grimbert | Mardi 4 décembre 2018

L’animation japonaise au firmament à la Cinémathèque de Grenoble

Vaste continent à l’approche souvent intimidante, le cinéma d’animation japonais se dévoile à la Cinémathèque à l’occasion d’un cycle thématique de six films qui constitue une excellente entrée en matière pour le néophyte… mais pas seulement. Outre Le Serpent Blanc de Taiji Yabushita, déjà diffusé à l’heure où l’on publie ces lignes, sont ainsi proposés trois films d’auteurs contemporains largement acclamés, dont la poésie, l’intelligence, la tendresse et la charge émotionnelle ont amplement contribué à sortir l’animation japonaise du ghetto culturel auquel elle était jusqu’alors confinée. On pense bien sûr au Château Ambulant (2004) du maître incontesté Hayao Miyazaki, aux Enfants loups, Ame et Yuki (2012) de Mamoru Hosoda, nouveau mètre-étalon du genre, et au Miss Hokusai (2015) de Keiichi Hara, moins réputé mais tout aussi méritant. Œuvres plus radical

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"Leurs enfants après eux" de Nicolas Mathieu : teenage dream

Littérature / rencontre | Vendredi 23 novembre, la librairie le Square acceuille le tout récent prix Goncourt.

Aurélien Martinez | Lundi 19 novembre 2018

« Au moment où ils s’apprêtaient à gravir la rue Clément-Hader, son humeur changea. Il sentit s'abattre sur lui ce malaise flou, encore une fois, l’envie de rien, le sentiment que ça ne finirait jamais, la sujétion, l’enfance, les comptes à rendre. » Paru cet été, Leurs enfants après eux, deuxième roman de l’écrivain tout juste quarantenaire Nicolas Mathieu, est un texte sur l’adolescence brute, avec ses malaises, ses angoisses, ses passions, ses amours… Un récit ample de plus de 400 pages qui s’étale sur six ans – de 1992 à 1998. Et qui, surtout, a permis à son auteur de décrocher il y a deux semaines le prestigieux prix Goncourt. Alors certes, la prise de risque de la part des jurés est minime, tant ce type de fresque politique et sociale, centrée sur un coin de territoire français en pleine mutation (ici l’Est industriel) et bourrée de longues descriptions, semble correspondre au cahier des charges implicite du Goncourt, souvent (mais pas toujours, comme l’an passé avec Éric Vuillard) à la recherche du lauréat qui aura la stature et les qualités nécessaires pour être un succès de librairie – et, de facto, démontrer

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Un Festival international de théâtre action « pour avoir un regard sur le monde »

Festival | Et revoici le Fita dont la neuvième édition se déroulera du mercredi 14 au samedi 24 novembre dans divers lieux de Grenoble et de l’agglo. Avec, comme à chaque fois, un florilège de spectacles militants (huit cette année) que Laurent Poncelet, metteur en scène de la compagnie Ophélia Théâtre qui pilote l’événement, nous présente.

Alice Colmart | Mardi 13 novembre 2018

Un Festival international de théâtre action « pour avoir un regard sur le monde »

« On compte encore rassembler autour de questions contemporaines, sociales, politiques, économiques » : voilà comment Laurent Poncelet, directeur du Fita (Festival international de théâtre action), décrit l’événement qu’il porte depuis neuf éditions. « Je me suis inspiré d’un concept venu à l’origine de Belgique : un festival qui parlait de questions contemporaines en mettant essentiellement en avant des créations collectives. On l’a transformé un peu, en partant de l’idée que si une thématique forte est traitée, peu importe le genre concerné, un texte d’auteur par exemple, on pourra inclure la pièce à la programmation. » Et cette année, les spectacles, joués par des compagnies françaises comme internationales « pour avoir un regard sur le monde, l’objectif étant de voir des choses qu’on ne voit pas d’habitude », tournent autour « du témoignage ». Des témoignages qui peuvent à la fois être autobiographiques comme dans Ma vie en prison, « spectacle prévu au

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Festival du film pour enfants : à 20 ans, on est toujours un enfant

ECRANS | Rendez-vous au Jeu de Paume (Vizille) et à l’Espace Aragon (Villard-Bonnot) du lundi 22 au mercredi 31 octobre pour découvrir l'alléchante programmation de cette vingtième édition.

Vincent Raymond | Mardi 16 octobre 2018

Festival du film pour enfants : à 20 ans, on est toujours un enfant

D’ordinaire, on dit vingt ans et toutes ses dents ; ce n’est peut-être pas forcément le cas pour le public de cette manifestation ayant l’âge de connaître de régulières visites de la Petite Souris. Avec son appellation très premier degré, le Festival du film pour enfants (organisé à Vizille et Villard-Bonnot) ne trompe pas sur la marchandise. Laquelle est de haute qualité : plutôt que de compiler les films sortis ces derniers mois sur les écrans, la programmation balaie un spectre large, brassant les styles, les provenances, les formats et les origines. Résultats ? 45 œuvres réparties en cinq sections pour découvrir les films d’actualité (ainsi que des avant-premières dont celle de Miraï, ma petite sœur de Mamoru Hosoda – photo), ceux d’animation, du patrimoine (dans la "malle au trésors"), la compétition (qui intègre des film anciens ou récents) et, nouveauté de l’année, une programmation baptisée XL. S’y retrouvent des courts et longs-métrages s’adressant à des jeunes ados (à l’affiche notamment, les excellents

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L'Europe sous toutes les coutures avec les Rencontres du jeune théâtre européen

Festival | Et c'est parti pour la 30e édition des bien nommées Rencontres du jeune théâtre européen organisées chaque année début juillet à Grenoble par le Créarc (Centre de création de recherche et des cultures). Mais encore ?

Alice Colmart | Mardi 19 juin 2018

L'Europe sous toutes les coutures avec les Rencontres du jeune théâtre européen

Pas de changements pour la 30e édition des Rencontres du jeune théâtre européen, mais toujours une même ambition : « faire en sorte d’ouvrir le théâtre à tous et pas qu’à une certaine élite » selon Jordan Nicoletti, chargé de communication du Créarc (l’association qui porte l’événement). Ainsi, pendant une semaine, 15 compagnies de 12 pays différents (Italie, Royaume-Uni, France, Roumanie, Portugal, Grèce, Pologne, Lituanie...) fouleront le sol grenoblois afin de se produire en plein air ou dans une des quatre salles de l’agglo qui accueillent le festival (l'Espace 600, le Théâtre 145, la salle Olivier Messiaen et le Musée archéologique). Et ainsi rencontrer le public. Théâtre en VO Proposés en langues maternelles, les spectacles toucheront à plusieurs genres, du théâtre de répertoire, classique et contemporain, à la création collective en passant par le théâtre-action, « un mouvement initié à Grenoble par Fernand Garnier [le fondateur du Créarc – NDLR] et dont les textes partent de sujets de société ». Autre forme abordée, le théâtre de l’opprimé, forme militante élaboréee par le drama

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Théâtre municipal de Grenoble : « On est au tout début de quelque chose »

ACTUS | Encore des changements du côté du Théâtre municipal de Grenoble qui va accueillir deux artistes en résidence dès la saison prochaine (Pascale Henry et Julie Desprairies). Et va véritablement clarifier la nouvelle ligne artistique qui prend forme depuis plusieurs saisons.

Aurélien Martinez | Mardi 29 mai 2018

Théâtre municipal de Grenoble : « On est au tout début de quelque chose »

Ça (se) cherche en matière culturelle du côté de la municipalité de Grenoble depuis l’élection de l’équipe Piolle en 2014. Et ça (se) cherche notamment autour de la question du Théâtre municipal, approchée d’abord timidement avant de devenir un axe de travail majeur pour la direction des affaires culturelles de la Ville et l’adjointe aux cultures Corinne Bernard. Avec deux décisions marquantes : celle, en 2015, de véritablement rattacher les deux théâtres du bout du cours Berriat (le 145 et le Poche) au Théâtre municipal (ils étaient auparavant gérés par le collectif d’artistes Tricycle, débarqué houleusement) ; et celle, qui a pris forme progressivement depuis deux saisons, de demander à l’équipe dirigeante de faire une programmation moins estampillée théâtre de boulevard privé – ce qui était le créneau de la salle depuis pas mal de temps. « Pour moi, un théâtre municipal doit remplir des missions de service public, et du coup il ne peut pas fonctionner comme un théâtre privé

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Grenoble : zoom sur 8 œuvres du campus

ESCAPADES | Sur le campus de Saint-Martin-d'Hères, on peut trouver des étudiants, des bâtiments en béton, et de nombreuses œuvres d’art signées de grands noms comme Alexander Calder ou François Morellet. En voici huit devant lesquelles nous passons parfois sans prêter attention, alors qu’elles méritent largement tout notre intérêt. Par Alice Colmart et Ismaël Bine

La rédaction | Mardi 3 avril 2018

Grenoble : zoom sur 8 œuvres du campus

Dans ses rues, dans ses jardins, sur ses murs, le campus de Saint-Martin-d'Hères regorge de joyaux de l'art contemporain. Des sculptures, des mosaïques ou encore des fresques dont on ne soupçonne parfois pas l’existence tant certaines sont discrètes. « Ces œuvres sont installées en permanence, les étudiants passent à côté tous les jours ou presque et ne s’en rendent pas forcément compte. Même les personnels, qui sont parfois là depuis 20 ans, ne voient pas nécessairement ce qu’il y a autour d’eux. Pour identifier les créations, il faut les montrer du doigt. » C’est de cette manière que pendant plus d’une heure, Lisa Pak, guide en charge de la valorisation du patrimoine pour Un Tramway nommé culture (le service culturel de la fac), nous a dévoilé huit œuvres plus ou moins bien cachées sur les 175 hectares du campus. Pour la plupart, elles sont nées d’une loi appelée « 1 % artistique ». « Lors de la construction d’un bâtiment public, une école, une université, une gendarmerie…, 1 % du budget hors fondation est réservé à l’achat ou la commande d’une œuvre contemporaine. L’objectif étant bien sûr de valoriser l’art contemporain.

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Festival Télérama Enfants : oui, le fameux magazine s'intéresse aussi aux gosses

Festival | Rendez-vous du mercredi 21 février au mardi 6 mars à la Vence Scène (Saint-Égrève) et à l’Espace Aragon (Villard-Bonnot) pour le constater.

Aliénor Vinçotte | Lundi 19 février 2018

Festival Télérama Enfants : oui, le fameux magazine s'intéresse aussi aux gosses

Plus que quelques jours avant la reprise des cours pour la zone A ! Si vous n’avez pas encore eu l’occasion de faire goûter les joies du cinéma à votre progéniture pendant ces vacances, sachez que le festival Télérama Enfants revient pour sa deuxième édition dans deux cinémas art & essai de la grande agglomération grenobloise : la Vence Scène de Saint-Égrève et à l’Espace Aragon de Villard-Bonnot. Et durera même plus longtemps que ces vacances ! Le magazine culturel a ainsi concocté un programme contenant pas moins de 14 films pour les petits spectateurs, dont Croc-Blanc d’Alexandre Espigares en avant-première, le documentaire La Vallée des Loups pour rester dans les canidés ou encore le film d’animation fantastique Coco de Pixar sorti cet automne. Et parce que le cinéma c’est aussi un instant de partage, plusieurs animations seront organisées comme

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Voir Ensemble : le cinéma à hauteur d'enfant au Méliès

Festival | Le cinéma grenoblois propose du mercredi 14 au dimanche 25 février la sixième édition de son incontournable festival dédié au jeune public. On détaille le programme.

Aliénor Vinçotte | Mardi 6 février 2018

Voir Ensemble : le cinéma à hauteur d'enfant au Méliès

C’est peu dire que le cinéma le Méliès fait ce qu’il faut pour mériter son label "jeune public". Par exemple, tout au long de l’année, il accueille dans ses salles les enfants (et leurs parents) pour des séances suivies d’un débat. Et, surtout, lorsqu’arrivent les vacances de février, il organise Voir Ensemble, festival avec une trentaine de films pour jeunes spectateurs et spectatrices. Lors de cette sixième édition, où onze films tenteront de décrocher le Prix du public, neuf avant-premières seront projetées. Parmi elles, le célèbre classique américain Croc-Blanc (photo) de Jack London pour la première fois dans une adaptation animée, en présence de son réalisateur Alexandre Espigares (le film sortira fin mars). Certaines séances seront suivies d’ateliers, d’autres accompagnées par des cinéastes – comme Jean-Michel Bertrand, auteur du documentaire en compétition La Vallée des loups sorti il y a un an. Un hommage sera également rendu à la société de distribution jeune public Les Films du préau, qui

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Premier lever de rideau pour le Théâtre des gens

Nouveau lieu | Rendez-vous samedi 13 janvier pour découvrir une nouvelle salle pilotée par l’École des gens et son directeur Guillaume Lavie.

Alice Colmart | Mardi 9 janvier 2018

Premier lever de rideau pour le Théâtre des gens

Samedi 13 janvier ouvrira rue Nicolas Chorier un nouveau théâtre privé : celui de l’École des gens, école de théâtre associative créée en 2013 qui a logiquement baptisé le lieu le Théâtre des gens. Dans cette salle de 90m², qui vient en extension à l’école, amateurs et professionnels seront invités à répéter et se produire. « On a lancé un appel à projets destiné aux groupes de danse, de théâtre ou encore de musique. Aucun style n’est imposé, on ne privilégie ni le contemporain ni le classique. On souhaite travailler avec la singularité des artistes pour qu’ils libèrent leur parole artistique et politique » nous détaille Guillaume Lavie (photo), directeur pédagogique de la formation et metteur en scène. « Pour commencer, on proposera un spectacle tous les quinze jours. À terme, on espère présenter un spectacle par semaine. » Mais le projet ne s’arrête pas là. « L’idée est de créer un lien entre les structures théâtrales grenobloises. Les élèves de la Basse cour seront par exemple invités à se produire aux cotés de nos élèves

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PB d'or 2017 : spectacle vivant

C'était 2017... | Avec une nouvelle initiative passionnante et un théâtre qui change.

Aurélien Martinez | Mardi 19 décembre 2017

PB d'or 2017 : spectacle vivant

Le PB d’or de l’initiative enthousiasmante : les Grands rassemblements Fin décembre 2016, Rachid Ouramdane et Yoann Bourgeois, les deux nouveaux directeurs du Centre chorégraphique national de Grenoble, lançaient à la MC2 la première édition d’une drôle d’aventure : les Grands rassemblements, « temps partagés avec le public » construits autour de spectacles, de performances, d'ateliers, d'échanges… En envahissant deux soirs de suite tous les lieux du théâtre, des salles de spectacle aux studios en passant par le bar et le hall, les artistes qu’ils ont invités (principalement des chorégraphes et des circassiens) ont proposé un moment d’une grande intensité pour le public, qui n’avait qu’à se laisser porter par le mouvement – et s’émouvoir devant le concert de Yaël Naim avec des circassiens, l’une des plus belles choses vues ces dernières années. Logique donc que nous ayons mis en "une" du journal en mai dernier

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Elisabeth Papazian : la battante

Portrait | En avril 2015, le Théâtre Prémol, situé dans le quartier grenoblois Village Olympique, a été ravagé par un incendie criminel. Alors que sa reconstruction est prévue pour 2019, nous avons rencontré Elisabeth Papazian, qui depuis fait tout pour que les activités du lieu perdurent.

Alice Colmart | Mardi 28 novembre 2017

Elisabeth Papazian : la battante

« Mais où vais-je chanter, où vais-je danser ? m’a t-on demandé affolé. » Adossée à la chaise de son bureau, Elisabeth Papazian, dont le regard sombre est perçant et la chevelure maîtrisée par un bandeau, revient, la voix nouée, sur l’incendie criminel que son théâtre a subi il y a deux ans. Dans la nuit du 18 au 19 avril 2015, près des trois quarts de la toiture du Théâtre Prémol sont ainsi partis en fumée tandis que la salle, ainsi qu’une partie du dojo et de la MJC attenants, ont été détruits. « Ça a été un véritable choc pour les habitants » nous assure celle pour qui cet événement « traumatisant » a fait l’objet d’une réelle remise en question. « A-t-on bien fait les choses ? » s’est demandé la Grenobloise qui, depuis 25 ans, est investie dans la vie du quartier Village Olympique. « J’ai dû gagner leur confiance » « Le projet Prémol, théâtre socioculturel au service de la culture et des habitants, est né en 1991, alors que je travaillais au s

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"Made in China" : les tribulations d'un Jean-Philippe Toussaint en Chine

Littérature / rencontre | À la (fausse) remorque du récit du tournage quelque peu ubuesque d'un film adapté de son œuvre et d'un portrait de son éditeur chinois, l’écrivain belge Jean-Philippe Toussaint livre, avec "Made in China", une réflexion aussi drôle et émouvante que stimulante sur la soumission du créateur au hasard et à l'œuvre elle-même. Il viendra en parler mercredi 22 novembre à la librairie le Square.

Stéphane Duchêne | Lundi 20 novembre 2017

Mener un projet à terme alors que l'on agit dans des conditions que l'on n'a pas choisies, voilà, nous explique Jean-Philippe Toussaint dans son dernier livre Made in China, une conception plutôt chinoise des choses. Ainsi, « il est impossible d'entrer dans la pensée des Arts de la Guerre de la Chine si on ne prend pas en compte le fait que le général ne se fixe pas d'objectif particulier, et même à proprement parler n'a pas de visée, mais évolue en exploitant continûment à son profit le "potentiel de situation" qu'il a su détecter. » « Je voyais, poursuit Toussaint, dans cette réflexion, une parfaite illustration de l'état d'esprit dans lequel j'arrivais en Chine pour tourner The Honey Dress. Il m'importait moins de mener à bien (...) un film idéal, qui aurait en quelque sorte préexisté dans mon esprit à sa réalisation que de rester disponible et de me mettre en adéquation avec la situation que j'allais trouver. » L'auteur, qui lors de ses fréquents voyages en Chine a l'habitude de se laisser balloter comme un enfant par son éditeur chinois Chen Tong, ne croit pas si bien dire. Car c'est i

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Festival du film pour enfants de Vizille et Villard-Bonnot : enfants, tous au ciné !

ECRANS | Du lundi 23 au mardi 31 octobre, c'est dans ces deux villes que ça se passera pour le jeune public. Avec un grand nombre de films, récents ou non, qui démontrent brillamment la pertinence de cette manifestation cinématographique.

Vincent Raymond | Vendredi 20 octobre 2017

Festival du film pour enfants de Vizille et Villard-Bonnot : enfants, tous au ciné !

Les congés scolaires sont une bonne raison d’aller au cinéma – ne le répétez pas, mais TOUT est toujours un bon prétexte pour se rendre dans les salles. D’autant que les vacances de la Toussaint annoncent traditionnellement le Festival du film pour enfants du Jeu de Paume de Vizille, rejoint depuis l'an passé par l’Espace Aragon de Villard-Bonnot. Au menu de ce festin d’images, un savant panachage de sorties récentes (Zombillénium, Le Grand méchant renard et autres contes, Your Name, Jamais contente), d’avant-premières (Wallace et Gromit : cœurs à modeler) et d’œuvres déjà entrées – voire ancrées – dans le patrimoine. La liste est tellement longue que deux sections ont été nécessaires pour les présenter. Baptisée à juste titre La Malle aux trésors, la première intègre l’éternel Mon voisin Totoro (photo) de Miyazaki et le montage de films

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Ciel, mon Théâtre municipal de Grenoble change !

Politique culturelle | Depuis deux saisons, un vent d’air frais souffle du côté du Théâtre municipal de Grenoble. Finies (en partie) les pièces de boulevard bourrées de stars désuètes ; bonjour les spectacles décalés qu’on ne voyait pas assez dans les autres salles de l’agglo. Et si ce Théâtre municipal qui, au passage, fêtera ses 250 ans l’an prochain, était le nouveau lieu hype à Grenoble ?

Aurélien Martinez | Mardi 12 septembre 2017

Ciel, mon Théâtre municipal de Grenoble change !

Au Petit Bulletin, nous avons au fond d’un bureau des boîtes bourrées d’anciennes plaquettes de saison, ce qui nous permet de mesurer concrètement les changements au fil des ans dans les différentes salles de spectacle de l’agglo. Et quand on se penche sur le cas du Théâtre municipal de Grenoble, on se rend compte qu’ils sont énormes en comparant le programme 2017/2018 à celui, pioché au pif, de 2011/2012. Il y a six ans, on était principalement sur des vaudevilles, classiques ou contemporaines, bourrées de têtes d’affiche vues à la télé – Thierry Lhermitte, Josiane Balasko, Claude Brasseur, Patrick Chesnais, Isabelle Mergault, Roland Giraud, Martin Lamotte ou encore Jean-François Balmer. Oui, tout ce beau monde en une seule saison, ce qui plaisait beaucoup à un certain public – qu’on ne prendra pas le risque de qualifier pour ne vexer personne ! Aujourd’hui, si on croise encore quelques noms connus ici et là (Martin Lamotte, Bruno Solo et Barbara Schulz seront les prochains mois sur les planches de la rue Hector-Berlioz), on se trouve face à une programmation plus variée, et surtout plus risquée, avec des propositions audacieuses qui donnent

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Rencontres du jeune théâtre européen : jeunes de tous pays, unissez-vous !

Festival | Ces Rencontres, organisées à Grenoble, ont au moins une qualité : elles ne mentent pas sur la marchandise, annonçant clairement la couleur dans leur nom. Zoom sur la nouvelle édition prévue du vendredi 30 juin au dimanche 9 juillet.

Aurélien Martinez | Mercredi 21 juin 2017

Rencontres du jeune théâtre européen : jeunes de tous pays, unissez-vous !

C'est parti pour une nouvelle édition des Rencontres du jeune théâtre européen. « 9 jours de spectacles, de cafés-débats, d’ateliers, d’échanges artistiques entre théâtre, danse, musique, écriture ; 9 jours de dialogue international entre jeunes comédiens appartenant à 14 compagnies de 12 pays différents. » Niveau pays invités, en plus de la France, on retrouvera l’Allemagne, la Belgique, l’Espagne, l’Italie, le Royaume-Uni, la Pologne, la Roumanie, la Hongrie et la Lituanie ; ainsi que deux autres pas forcément européens géographiquement parlant mais dont la présence fait évidemment sens : le Burkina Faso et le Canada. Sinon, concrètement, pendant le festival, on découvrira des spectacles dans plusieurs salles de l’agglo ou en plein air (avec notamment une parade-spectacle en clôture avec tous les participants des Rencontres – cette année sur Œdipe Roi de Sophocle), en VO pour la plupart et, fait non négligeable, présentés gratuitement. Voilà pour l’explication du principe. Mais, au-delà de ce seul aspect, les Rencontres ont, bien sûr, d’autres qualités. Dont celle, primordiale, d’am

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Parc des arts à Grenoble : où en est-on ?

Inauguration | Dimanche 9 avril sera inauguré à Grenoble, dans le quartier Mistral, le Théâtre de verdure, petit amphi de 100 places situé à quelques mètres du Prunier sauvage. On a rencontré Brahim Rajab de ce même Prunier pour en savoir plus sur cette première étape du futur Parc des arts censé voir le jour en 2019.

Aurélien Martinez | Mardi 4 avril 2017

Parc des arts à Grenoble : où en est-on ?

On est derrière le Prunier sauvage, salle de spectacle du quartier Mistral située dans le parc Bachelard, devant un petit amphithéâtre installé entre les arbres. C’est joli (surtout avec ce soleil), mais ça va servir à quoi ? Brahim Rajab, directeur du Prunier sauvage, répond à notre (fausse) interrogation : « C’est le Théâtre de verdure qui a été voté dans le cadre du budget participatif 2015 de la Ville de Grenoble. C’est un élément sur l’espace public destiné à tous les usages, amateurs comme professionnels, où chacun pourra proposer des spectacles, des concerts, des débats… » Coordonné par le Prunier sauvage, cet espace de 100 places va être officiellement inauguré ce dimanche 9 avril avec une batucada ou encore un spectacle de la Fabrique des petites utopies (Un mystérieux voyage en forêt). Avant d’être investi les prochains mois par plusieurs temps forts, dont un gros événement baptisé L’Été indien fin août avec pas mal d’artistes – la Fabrique, Yoann Bourgeois… Ambition collective Une inauguration qui n’est surtout qu’une étape d’un projet beaucoup plus grand : la création d’un

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Mais que se passe-t-il au Conservatoire de Grenoble ?

ACTUS | Depuis quelques années, la section théâtre du Conservatoire de Grenoble semble dans la tourmente, au vu des nombreux échos nous parvenant régulièrement ici (des élèves) et là (des anciens étudiants et professeurs). Alors on a enquêté. Et en effet, presque chaque rentrée amène son lot de confrontations, de presque annulation de spectacle et de cours parfois boycottés. On remonte le fil (bien emmêlé) de cette histoire de conservatoire.

Jean-Baptiste Auduc | Mardi 21 mars 2017

Mais que se passe-t-il au Conservatoire de Grenoble ?

Dans une salle en béton sombre, défraîchie et sans fenêtre, les élèves répètent en chaussettes sur scène. Un jeune homme, face caméra, récite un texte, trébuche sur une phrase, se reprend et rigole. L’ambiance a l’air détendue en ce lundi de février. Nous sommes dans les murs du Conservatoire à rayonnement régional (CRR) de Grenoble, près de la MC2, en compagnie de la section théâtre (il y en a aussi une en danse et une en musique). Une institution prestigieuse qui a vu naître nombre de talents qui s’épanouissent aujourd’hui sur les scènes grenobloises et d’ailleurs. Car l’établissement, tourné vers les amateurs, propose également des classes Cepit (Cycle d’enseignement professionnel initial de théâtre). Mais depuis 2013, cette section théâtre du conservatoire tangue… Pendant une quinzaine d’années, deux grandes figures l’ont chapeautée : le comédien Patrick Zimmermann, qui démissionne en 2013, et la metteuse en scène Muriel Vernet, qui se retire en 2015. Ils ont suivi de nombreux acteurs débutants jusqu’à leur professionnalisation et restent très liés

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Laurent Poncelet : « Nous avons une démarche militante »

Festival International de Théâtre Action | Sept pays se retrouvent pour onze spectacles durant le Festival International de Théâtre Action (Fita), à Grenoble et dans l’agglo. On en parle avec Laurent Poncelet, de la compagnie Ophélia Théâtre qui le porte.

Jean-Baptiste Auduc | Mardi 8 novembre 2016

Laurent Poncelet : « Nous avons une démarche militante »

Avec le Fita, on rit, on danse, on joue, on parle. Tout cela en même temps. Laurent Poncelet, metteur en scène de la compagnie Ophélia Théâtre et organisateur de l’événement, n’a jamais voulu se cantonner à un seul domaine artistique. « Il y a de la danse, du théâtre, des récits et puis des arts mêlés » énumère-t-il. Un festival qui aborde des thèmes variés venant du monde entier, avec un fil reliant le tout : « l’engagement ». Les pièces traitent ainsi des questions de société, de la nourriture (avec Manger, pièce burlesque qui revient sur les modes de consommation actuels comme la malbouffe), de la Syrie (Les deux réfugiés, où deux frères racontent leur quotidien en France) ou encore du racisme (Blue's-cat, spectacle pluridisciplinaire de Côte d’Ivoire et du Burkina Faso). Cet engagement est aussi visible par les liens qu’entretient la compagnie Ophélia avec le monde associatif. « À Grenoble, il y a un réseau associatif très riche qui nous permet de faire un travail de fond. On travaille avec 60 partenaires. » Le festival, pour cette 8e édition

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Culture sous haute surveillance politique

politique culturelle | Fini le temps où les politiques culturelles étaient construites main dans la main avec les artistes et les professionnels ? Aujourd’hui, les élus semblent de plus en plus vouloir se réapproprier ce secteur avec, parfois, des méthodes abruptes et des arguments spécieux – ah, le fameux mot élitisme mis à toutes les sauces. Retour sur les derniers faits en date, notamment à Seyssinet-Pariset.

Jean-Baptiste Auduc | Lundi 31 octobre 2016

Culture sous haute surveillance politique

« On n’a pas très envie de revenir sur ce sujet. » Voilà ce qu’on nous répond à l’Ilyade de Seyssinet-Pariset lorsqu'on cherche à joindre l’équipe pour évoquer les difficultés qu’elle rencontre avec la mairie (de droite) et l’adjoint à la culture Frédéric Battin. Retour en mars 2016. La directrice de la salle de spectacle, Noémi Duez, boucle sa programmation pour la prochaine saison. Mais juste avant le dévoilement de celle-ci, la mairie lui demande un changement : sur les 17 spectacles prévus, un va devoir disparaître de la plaquette. Ce sera Vous reprendrez bien une petite danse, pièce de danse contemporaine présentant des personnes âgées. Comme l’Ilyade est une salle municipale (ce qui est le cas de nombreuses autres dans l’agglo), l’élu à la culture dispose d’un droit de regard. « Je me dois de donner une couleur à la programmation. Il nous a semblé que ce spectacle était celui qui correspondait le moins à ce que nous voulions pour l’Ilyade. » La programmation est pourtant un travail en soi, confié à la directrice et son équipe. Alors pourquoi cette décision, justifiée entre autr

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Des vacances au théâtre avec le programme Vive les vacances

ACTUS | Quand plusieurs salles de spectacle de l'agglo décident d'ouvrir leurs portes aux plus jeunes pendant les vacances scolaires, on ne peut qu'applaudir.

Aurélien Martinez | Mardi 18 octobre 2016

Des vacances au théâtre avec le programme Vive les vacances

Et c’est parti pour la saison 4 de Vive les vacances, programme lancé en 2013 qui porte plutôt bien son nom. Soit plusieurs salles de l’agglomération grenobloise qui ont décidé de programmer des spectacles destinés au jeune public pendant les petites vacances scolaires, périodes où ces salles étaient habituellement fermées – oui, on l’a écrit (et regretté) de nombreuses fois dans ces pages, mais on ne comprend pas ce calendrier culturel construit autour d’une forte activité certains mois (mars et novembre par exemple) et de plus d’activité du tout à d’autres moments. Mais revenons-en à cette chouette initiative. Sur la saison 2016/2017, dix spectacles seront ainsi donnés dans huit salles de l’agglo. Pendant ces premières vacances de l’année, celles de Toussaint, on pourra se rendre à la MC2 pour découvrir Dormir 100 ans de l’auteure et metteuse en scène Pauline Bureau – une pièce qui, nous dit-on, « explore ce passage particulier de l’entrée dans l’adolescence ». À la Rampe, on aura plutôt droit à de la chanson (avec la souvent vue dans l’agglo Tartine Reverdy), a

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Festival de marionnettes : ainsi fait, fait, fait Pont-de-Claix

Festival jeune public | La première édition du Festival de marionnettes est organisée du lundi 24 au vendredi 28 octobre à l'Amphithéâtre de Pont-de-Claix. Avec notamment l'excellente compagnie La Pendue.

Aurélien Martinez | Mardi 18 octobre 2016

Festival de marionnettes : ainsi fait, fait, fait Pont-de-Claix

En cette période où l’on est plutôt habitués à voir mourir les festivals, la naissance d’un nouveau à quelque chose de savoureux. Et d’inattendu, comme l’heureux événement arrive du côté de l’Amphithéâtre de Pont-de-Claix, salle de spectacle que la Ville avait reprise dans son giron en 2015, non sans fracas. Du coup, on a contacté Laurent Ageron, responsable de l’Amphi au sein du service culturel de la mairie, pour comprendre pourquoi il a décidé de lancer cet automne la première édition du Festival de marionnettes. « D’abord on voulait à nouveau positionner l’Amphithéâtre à l’échelle de l’agglomération. Ensuite, il y a une longue tradition du jeune public ici à l’Amphithéâtre, donc ça me semblait pertinent de continuer là-dessus. Et, enfin, il n’y a plus aujourd’hui de festival de marionnettes sur Grenoble, alors qu’il y a du public pour ça et qu’il y a sur l’agglomération des compagnies de marionnettes de première importance. » D’accord. Concrètement, lors de cette première édition organisée sur une semaine de vacances scolaires, on pourra découvrir quatre spectacles, dont la reprise de l’excellent Poli

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Un festival du film pour enfants à croquer !

ECRANS | Entre le jeudi 20 et le dimanche 30 octobre, on a rendez-vous à Vizille et Villard-Bonnot pour un grand festival de cinéma dédié au jeune public. Avec pas mal de bons films.

Vincent Raymond | Mardi 18 octobre 2016

Un festival du film pour enfants à croquer !

Si vous vous demandez comment tuer le temps en famille pendant les vacances de Toussaint, en attendant l’épouvantable soirée "maquillage horrifique et surdose de glucose" du 31 octobre, exilez-vous pour la décade avec votre progéniture au Festival du film pour enfants de Vizille, qui s'étend cette année jusqu'à Villard-Bonnot. Bien qu’il accède cette année à la majorité, ce rendez-vous demeure particulièrement à l’écoute du jeune public à qui il promet pas moins de 30 films et 300 séances. Compétitif, le festival réunit un jury constitué de jeunes spectateurs vizillois âgés de 8 à 12 ans ; ils auront à départager des œuvres aussi variées que, entre autres, Shaun le Mouton, Les Aristochats, Les Goonies, De toutes nos forces ou Une vie de chat afin de leur remettre un Grand Prix et un Prix spécial. Bien entendu, les autres spectateurs pourront eux aussi s’exprimer sur ces films (un Grand Prix du Public leur est dévolu). Ils auront également l’occasion de replonger dans "la malle au trésor", une sélection de grandes reprises intégran

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Jean-Philippe Toussaint : ces brouillons trésors

CONNAITRE | Lorsqu’un écrivain prend la plume, et avant d’arriver au livre, le brouillon est recherche, reformulation et création. Afin de comprendre ce cheminement de l’écriture, l’auteur Jean-Philippe Toussaint a élaboré le projet Réticence dont le support est le brouillon. Du 12 au 14 octobre, il sera à Grenoble pour présenter ce programme littéraire.

Charline Corubolo | Mardi 11 octobre 2016

Jean-Philippe Toussaint : ces brouillons trésors

« La littérature, c’est la rature » disait le sémiologue Roland Barthes. Et cette rature qui précède l’achèvement d’un texte se déroule lors de l’étape du brouillon, phase de recherche et de reformulation. Un objet scientifique en soit qui permet de comprendre le cheminement d’une création textuelle que l’écrivain Jean-Philippe Toussaint proposer d’analyser et de livrer à tout un chacun avec le projet Réticence. À partir des brouillons de son roman La Réticence publié en 1991, l’auteur élabore un programme collectif et collaboratif visant à numériser des brouillons pour une plateforme en ligne. Une somme d’archives disponible au service de nouvelles recherches et essais littéraires. Du 12 au 14 octobre, plusieurs événements sont prévus à Grenoble, au Méliès d'abord puis sur le campus ensuite (le projet est porté par l'Université Grenoble Alpes), pour décrypter les enjeux de cette forme spécifique : la projection d’un court-métrage réalisé par des étudiantes en master Études cinéma

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