"Fables à la fontaine" : eh bien, dansez maintenant !

Danse jeune public | Trois chorégraphes s'emparent chacune d'une fable de Jean de La Fontaine et en proposent une version dansée de 20 minutes. Le résultat est à découvrir mardi 14 décembre à l'Hexagone de Meylan.

Aurélien Martinez | Lundi 29 novembre 2021

Photo : Chaillot TND


L'idée, lancée dans les années 2000, est originale : demander à différents chorégraphes d'imaginer une courte (20 minutes) proposition dansée autour de l'une des fameuses fables de Jean de La Fontaine. « Chaque pièce est drôle comme est drôle le monde de l’enfance et sérieuse comme il l'est aussi », résumait la productrice Annie Sellem à l’initiative du projet, qui compte déjà un paquet de versions.

Pour cette nouvelle tournée, on retrouve la spécialiste de la danse baroque Béatrice Massin, la Brésilienne engagée Lia Rodrigues et la directrice de la Maison de la danse de Lyon Dominique Hervieu. Si Le Loup et l'Agneau de la première est illustrée de façon très littérale (avec un premier tableau sous de grandes – fausses – peaux de bêtes très fort, mais vite abandonné), et si Le Corbeau et le Renard de la troisième est pleine de facéties à même de régaler le jeune public à qui s'adresse avant tout cette aventure, c'est la proposition de Lia Rodrigues qui sort du lot.

La Brésilienne, souvent vue sur les scènes de l'agglo avec ses spectacles choc et politiques, est allée chercher la fable peu connue Contre ceux qui ont le goût difficile, pour littéralement s'amuser avec – et amuser le public, par ricochet. Plus que le seul récit, c'est surtout une partie de la culture française qu'elle embrasse avec ses deux interprètes, en la confrontant avec humour à son Brésil natal. Ou comment parler autant aux enfants qu'aux plus grands, avec intelligence et malice dans les deux cas.

Fables à la fontaine
À l'Hexagone (Meylan) mardi 14 décembre à 14h15 et 19h30


Fables à La Fontaine

Trois chorégraphes, trois duos, trois interprétations dansées de trois fables de l’illustre Jean de La Fontaine, Le Loup et l’Agneau, Contre ceux qui ont le goût difficile, Le Corbeau et le Renard.
Hexagone 24 rue des Aiguinards Meylan
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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"Fúria" : le tourbillon de la (dure) vie

Danse | La chorégraphe brésilienne Lia Rodrigues sera mardi 15 et mercredi 16 janvier à la MC2 avec un nouveau spectacle furieusement réussi.

Aurélien Martinez | Mardi 8 janvier 2019

Il y a des propositions qui plongent le public dans un tourbillon intense, le prennent par les tripes pour le laisser à la fin de la représentation dans un état proche de la sidération. Fúria de la chorégraphe brésilienne Lia Rodrigues est de celles-ci. Soit un spectacle qui monte, qui monte, qui monte… Et qui explose grâce à neuf interprètes à l’investissement et la technicité (on les croirait pris de spasmes) dingues. Comme un immense cri chorégraphié orchestré par une artiste brésilienne soixantenaire qui compte sur la scène internationale – on a d’ailleurs souvent pu la voir dans l’agglo avec des créations fortes comme Pindorama, Pororoca ou encore Incarnat. Une danse sans frontières et pétrie de références sociopolitiques (celle qui crée ses spectacles dans la favela de Maré, à Rio de Janeiro, là où sa compagnie est basée, a fait de nombreuses recherches en amont, notamment sur la place des Noirs au Brésil) pour une pièce qui n’écrase pourtant pas le spectateur, bien au contraire : libre à chacun de mettre ou non des mots ou des idées derrière les images proposées et savamment construites – tout

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Danse : nos huit coups de cœur ou attentes pour cette saison

Panorama de rentrée culturelle 2018/2019 | Avec des grands noms de la danse contemporaine comme des plus confidentiels mais non moins passionnants.

La rédaction | Mardi 18 septembre 2018

Danse : nos huit coups de cœur ou attentes pour cette saison

Comme un trio « La littérature, pensais-je, pouvait peut-être encore faire danser les mots, ces mots qui attendent patiemment qu’on les pousse dans un corps brûlant les pieds sur demi-pointe. » Voilà ce qu’écrit le chorégraphe grenoblois Jean-Claude Gallotta en note d’intention de sa prochaine création qu’il dévoilera en avant-première fin septembre à la MC2. Une pièce pour trois interprètes basée sur le fameux Bonjour Tristesse de Françoise Sagan, roman culte plein de fougue. On en attend beaucoup. À la MC2 jeudi 27 septembre et du mardi 11 au samedi 15 décembre À l’Agora (Saint-Ismier) vendredi 28 septembre À l’Oriel (Varces) samedi 29 septembre SEИS La compagnie Arcosm, qui fut en résidence les trois dernières saisons à la Rampe, reviendra à Échirol

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"May B" : danse-la comme Beckett

Danse | La création culte de Maguy Marin sera reprise à la MC2 du mercredi 25 au vendredi 27 avril par la chorégraphe brésilienne Lia Rodrigues sous le nom de "De Sainte-Foy-lès-Lyon​ à Rio : May B à la Maré, une fraternité". Immanquable.

Nadja Pobel | Lundi 23 avril 2018

Avec De Sainte-Foy-lès-Lyon​ à Rio : May B à la Maré, une fraternité, c'est une page de l'histoire de la danse que nous verrons à la MC2. Cette pièce n'a jamais cessé d'être présentée depuis sa création en 1981, à l'exception de pauses de deux ou trois ans : dingue ! La danseuse Lia Rodrigues (dont les travaux chorégraphiques récents ont été vus à Grenoble – Pindorama, Pororoca, Incarnat…) faisait alors partie de la distribution. Trente-cinq ans plus tard, elle l’a transmise aux élèves en formation continue de l'École de danse libre qu'elle a montée à la Maré, une des favelas les plus âpres de Rio de Janeiro. Le résultat est remarquable. Inspirée par l’œuvre du dramaturge Samuel Beckett (d’où le côté très danse-théâtre du résultat), May B posait déjà à l’époque tant d'éléments de ce qui fera la force du travail chorégraphique de Maguy Marin : une conscience politique aigüe des dominants et dominés mêlée à un souffle de vie qui affleure des décombres. Semblables à des zombies ayant passé des heures sous les gravas sans doute dus à un séisme ou des bomba

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Danse : dix spectacles pour une saison

Panorama de rentrée culturelle 2017/2018 | Que les amateurs de danse se rassurent : plusieurs salles à Grenoble et dans l'agglo proposent d'excellents spectacles de danse. En voici dix, sélectionnés par nos soins.

La rédaction | Mercredi 13 septembre 2017

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Welcome Les spectacles interprétés par des enfants inspirent généralement au critique professionnel la plus profonde méfiance. Sauf quand c’est la chorégraphe Josette Baïz qui met en scène son groupe Grenade, composé de jeunes danseurs issus de quartiers d’Aix-en-Provence et Marseille. Dans ce cas, nos aigreurs s’envolent et l’on applaudit chaudement le résultat au vu du talent des interprètes, qui reprendront ici plusieurs pièces composées uniquement par des chorégraphes femmes comme Dominique Hervieu et Blanca Li Pochette Surprise. On sera dans la salle pour découvrir le résultat. À la Rampe (Échirolles) les 11 et 12 octobre My ladies rock L’un des tubes du chorégraphe grenoblois Jean-Claude Gallotta s’intitule

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Danse : les cinq spectacles à ne pas louper cette saison

Panorama 2016/2017 | Avec des nouveautés, des reprises, des stars et même un concours. Suivez-nous.

Aurélien Martinez | Lundi 24 octobre 2016

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Pindorama La Brésilienne Lia Rodrigues, chorégraphe des émotions à fleur de peau et du dépassement des limites du corps, voit la danse comme un combat. Après des passages à la Rampe ou à l’Hexagone, elle sera cette saison à la MC2 avec un Pindorama (un mot qui, dans la langue tupi, désigne le Brésil d’avant la colonisation) que nous n’avons pas vu mais qui nous intrigue fortement. Attention, choc possible, surtout que le dispositif scénique (qu’on ne dévoilera pas) fera tout pour le renforcer. À la MC2 du mercredi 16 au vendredi 18 novembre ______ [re]connaissance Un concours de danse ? Oui ! Sur deux soirs, douze compagnies de toute la France (voire de l’étranger pour certaines) présentent une pièce courte pour trois à cinq danseurs. Un temps fort appréciable vu la diversité remarquable que l’on découvre chaque année dans la salle qui accueille le concours. Et un temps fort ludique, les spectateurs étant amenés à voter pour décerner l’un des trois prix qui, justement, offriront une im

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Onde de choc

SCENES | Chorégraphe des émotions à fleur de peau et du dépassement des limites du corps, Lia Rodrigues présentera à l’Hexagone sa création Pororoca. Une expérience physique aussi singulière qu’intense. Jean-Emmanuel Denave

Aurélien Martinez | Jeudi 6 décembre 2012

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Image arrêtée : une grappe baroque et bariolée de onze danseurs, figée en bord de scène. Puis, c’est une déferlante, un jet pulsionnel et rageur d’objets divers : chaises en plastique, bibelots, morceaux de papiers… Une fois débarrassé du vieux rapport sujet-objet, ce corps collectif s’ébranle, se répand, se dilate, traversé d’emblée par des mouvements contradictoires, multiples, éclatés. Tel un puzzle dont les onze pièces ne s’emboîteraient jamais parfaitement, mais qui pourtant existerait comme un tout, et dont nous allons partager l’existence, les heurts, les systoles et les diastoles. Pororoca, titre de la pièce, désigne "le bruit qui détruit" et le mascaret, cette grande vague qui remonte l’Amazone à contre-courant. Et comme dans Les Vagues de Virginia Woolf, les expressions de chaque individu ne se détachent ici jamais d’un grand mouvement qui les dépasse. On pense aussi aux sculptures de Rodin dont les figures s’entrelacent au bloc de matière dont elles ne s’extirpent pas totalement. Groupe d’individualités

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La chorégraphe brésilienne Lia Rodrigues nous avait retournés en 2005 à la Rampe avec son Incarnat – on lui avait même offert la une, c’est dire ! Une création dérangeante, politique (sa compagnie est implantée dans une favela de Rio de Janiero), entre danse, arts plastiques et performance. Elle sera à l’Hexagone de Meylan le mardi 18 décembre avec Pororoca, sa nouvelle pièce pour onze danseurs qu’on nous assure être animée par la même force. On veut bien le croire !

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