On commence par l'apéro au Transbo, on finit par rouler sur des patins

Les Bons Plans de la Semaine | Un bon plan par jour jusqu'à la rentrée : fuyez l'ennui, suivez le guide. Direction le Transbordeur mercredi soir pour la Summer Session du Petit Bulletin, on clôture ensuite le Bal des Fringants, avant un final endiablé dimanche sur des patins à roulettes.

La rédaction | Mercredi 4 juillet 2018

Photo : François Virot © DR


Mercredi 4 juillet - Summer Session

L'apéro avec l'équipe du Petit Bulletin

Chaque année, c'est désormais une tradition, toute l'équipe du Petit Bulletin vous convie à fêter son dernier numéro couvrant tout l'été (on sera de retour le 5 septembre) en sirotant quelques mojitos et mauresques au Transbordeur, où nous investissons la scène extérieure pour deux concerts de pépites à découvrir : Perez en premier lieu, qui vient de sortir son second album, où la pop électronisante du Bordelais enchante les fans de ce Daho post-house. Et en ouverture, on savourera le retour aux couleurs new wave tout aussi 80's de la paire lyonnaise Spitzer. Il est probable que quelques membres de notre équipe se saisissent également des platines… On compte sur vous !

Au Transbordeur à 19h


Jeudi 5 juillet - rock

Dernière danse aux Fringants

Un dernier bal comme une dernière danse. Le 6 juillet, comme nous vous l'annoncions le mois dernier, le Bal des Fringants fermera ses portes consécutivement au départ de sa directrice. Et il fallait bien deux soirées pour clôturer l'affaire, en plus d'une expo collective : avec des DJ sets et des concerts de The Skeleton Band, Theoreme (l'insaisissable Maïssa de SIDA en solo), Antoine Amigues et de la légende underground locale François Virot. Triste mais fringant.

Au Bal des Fringants à 19h


Vendredi 6 juillet - cirque

Dernière du Cirque Aïtal

Plus qu'à la hauteur de leur promesse. Le duo tant aimé d'un porteur et sa voltigeuse revient en chef de troupe. Elle a la grâce et la candeur de la Gelsomina de Fellini dont elle revêt le maquillage qu'elle double de son talent de gymnaste. Il mène les autres ouailles dont des chevaux et donne à voir les coulisses, les joies, les peines d'une Saison de cirque. Magnifique.

Au Domaine de Lacroix-Laval dans le cadre de Nuits de Fourvière à 20h30


Samedi 7 juillet - apéro prolongé

Tout le pouvoir aux jajas !

En temps normal, l'Odessa Comptoir, petit bar des pentes, fait déjà la part belle aux vins natures, nectars n'ayant jamais vus de chimie de leur vie (ni dans les vignes, ni dans les cuves). Du 5 au 8 juillet, c'est carrément la fête, puisqu'ils invitent chez eux leurs potes vignerons. Leurs bouteilles accompagneront la cuisine de Shina Camargo et de quelques potes cuistots du coin. On annonce : un dîner à huit mains avec Béber (Vins des Vivants), Flo' (Troquet des Sens) et Vincent (vigneron auvergnat), une soirée pizza avec le Café Cousu, les tapas de Mélik (l'Ébauche), un kebab beaujolais (par Sylvère) et d'autres surprises. Le bon gamay coulera à flots avec, entre autres, Rémi Dufaitre, Pierre Cotton, Romain Zordan, Lou y es-tu.

À Odessa Comptoir, 14 Rue René Leynaud (Lyon 1er) du 5 au 8 juillet à 18h


Dimanche 8 juillet - roller week

Hockey or not Hockey

Le foot vous donne de l'urticaire, vous ne dédaignez pas vous déplacer sur des roulettes, alors sans doute suivrez-vous avec assiduité le championnat d'Europe de roller hockey qui se déroule à Lyon du 5 au 8 juillet à la suite de la Roller Week. Pour info, le roller hockey (à ne pas confondre avec le Roller Derby) est l'équivalent du hockey sur glace mais sans glace. Ce qui n'empêche pas de s'en boulotter une dans les tribunes, de glace.

Au Palais des Sports de Gerland de 9h à 17h30


Perez + Spitzer

Summer session x Le Petit Bulletin
Transbordeur 3 boulevard Stalingrad Villeurbanne
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


François Virot Band + Théorème


Le Bal des Fringants 11 rue du bon pasteur Lyon 1er
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Cirque Aïtal

De Victor Cathala & Kati Pikkarainen
Domaine de Lacroix-Laval Route de Saint-Bel Marcy-L'Étoile
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Jaja power

Festival de mets et vins rebelles
Odessa Comptoir passage Thiaffait, 19 rue René Leynaud Lyon 1er
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Clap de fin pour le Bal des Fringants

Croix-Rousse | Le 6 juillet, le café-concert des pentes de la Croix-Rousse fermera ses portes avec le départ de sa fondatrice vers d'autres cieux.

Sébastien Broquet | Mardi 29 mai 2018

Clap de fin pour le Bal des Fringants

C'est l'un des lieux les plus cools et inventifs de la Croix-Rousse qui fermera ses portes cet été : le Bal des Fringants cesse ses activités avec le départ de sa directrice. Les Lyonnais resteront orphelins de cette programmation pointue et variée à l'horaire décalé, en fin d'après-midi. « Je ferme pour des raisons familiales. On voulait de toute manière déménager, trouver un lieu plus grand, on avait regardé pour reprendre les locaux de 6e Continent... Finalement, on arrête le 6 juillet prochain. Chaque personne de l'équipe va donc poursuivre ses activités séparément » nous explique-t-elle, jointe lundi par téléphone. Une double soirée de clôture est prévue les 5 et 6 juillet, avec le blues du Skeleton Band le premier soir et François Virot le second, qui seront bientôt rejoints par d'autres convives. On notera aussi dans son agenda les quelques dates aguicheuses des jours à venir : Lindo Y Querido ce vendre

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Le Bal des Fringants : « Être un peu en dehors des clous »

Croix-Rousse | Le Bal des Fringants, c'est l'un de ces tout jeunes lieux qui font bouillonner les pentes de la Croix-Rousse d'une ardente énergie, décuplée presque un mois durant par le Quirky Festival. Convivial, décalé, fureteur, le Bal est mené de main de maîtresse par Muriel, activiste de l'ombre et créatrice d'émotions : entretien.

Sébastien Broquet | Mardi 2 mai 2017

Le Bal des Fringants : « Être un peu en dehors des clous »

Comment est né le Quirky Festival ? Muriel : Le festival permet de faire venir des artistes coup de cœur qui n'ont pas forcément la notoriété pour remplir la salle : on peut ainsi les mettre en lumière et amener des gens vers eux. Et un festival, c'est une manière de communiquer sur le Bal des Fringants, avec ce temps fort dans l'année. C'est la troisième édition... La salle n'a que deux ans, mais c'est la troisième édition du festival oui ! Là, c'est l'édition de printemps. Et on aura une suite "été indien" au second semestre, où l'on accueillera notamment Aquaserge et d'autres groupes qui ne sont pas venus depuis longtemps à Lyon. Mais pour ce mois de mai, nous irons aussi trois jours hors-les-murs, en extérieur, à l'amphithéâtre des Trois Gaules. Quelle esthétique musicale est défendue par le Quirky ? À l'origine, c'est l'idée d'être un peu en dehors des clous : on aime bien les mélanges d'esthétique. Avec un fond folk, forcément : je suis bien là-dedans, et ça correspond aux contraintes sonores de la salle. C'est pour ça qu'il y aura Raoul Vig

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Quirky : l'étrange festival au Bal des Fringants

Quirky Festival | Insolite, biscornue, étrange, voici comment l'on pourrait qualifier la programmation de l'édition printanière d'un Quirky Festival, si riche de révélations et de talents, mêmes confirmés, à découvrir, qu'elle méritait bien une petite sélection suggestive et subjective.

Stéphane Duchêne | Mardi 2 mai 2017

Quirky : l'étrange festival au Bal des Fringants

Raoul Vignal Derrière ce patronyme peu glamour se cache l'une des révélations lyonnaises de ces derniers mois : un artiste folk aux doigts de fées dont l'art du picking et le goût pour la mélancolie évoquent de loin en loin un Nick Drake à moustache. Loin d'être un débutant, Raoul a déjà à son actif trois EP, une BO de film et une petite réputation berlinoise consécutive à un séjour de deux ans dans la capitale allemande. Mais c'est bien son premier album, The Silver Veil (Talitres) qui voit sa côte exploser. Enregistré à Berlin, le disque dont le titre évoque pour le coup le ciel posé comme un drap sur la capitale allemande, lève paradoxalement ce même voile sur un talent au potentiel immense qui fait le lien entre diverses écoles : celle de l'American primitive de John Fahey et Robbie Basho, celle du revival folk contemporain (José Gonzalez, Kings of Convenience) et celle, donc, unique de Nick Drake, décédé à l'âge où Vignal sort son premier album. Comme un signe d'héritage. Raoul Vignal

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Who's (Born) Bad ?

MUSIQUES | Quand on lui parle de la tournée anniversaire qui vient couronner la belle décennie musicale du label Born Bad, JB Guillot avoue qu'il se serait bien passé (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 2 mai 2017

Who's (Born) Bad ?

Quand on lui parle de la tournée anniversaire qui vient couronner la belle décennie musicale du label Born Bad, JB Guillot avoue qu'il se serait bien passé d'un tel raout, que son emploi du temps est bien assez chargé et qu'il se serait plutôt fait un cadeau à lui-même. Pourtant cette tournée est bien là, elle existe - « il y avait beaucoup de demandes » avoue-t-il. Comme existe encore Born Bad, le label phare du renouveau rock et pop français, en réalité né en 2006. Parfois au grand étonnement de son fondateur, rocker alternatif qui souhaite à l'origine remettre à l'heure les pendules de l'indépendance déréglées par son expérience de directeur artistique en major (voir interview). Premier groupe signé, comme un symbole : Frustration – « meilleur groupe de post punk français », précise-t-il – dont le batteur est propriétaire de la boutique Born Bad à laquelle s'adosse le label sur les modèles de Rough Trade ou New Rose. D'entrée, Born Bad se veut « très cocardier », soucieux de défendre la contre culture française : de rééditions de pépites françaises 60's, 70's, 80's, oubliées (« une façon de revendiquer une f

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Sathönay en concert secret

MUSIQUES | Un duo, un solo et un trio pour réviser ses mathématiques et ses esgourdes : c’est d’abord Arnaud Rivière & Rodolphe Loubatière qui marient bidouillage (...)

Lisa Dumoulin | Mardi 17 janvier 2017

Sathönay en concert secret

Un duo, un solo et un trio pour réviser ses mathématiques et ses esgourdes : c’est d’abord Arnaud Rivière & Rodolphe Loubatière qui marient bidouillage électronique et percussions, puis Cyril M. et ses objets improbables qui offrent une expérience musicale chaque fois renouvelée, enfin Sathönay qui rassemble Nico Poisson, François Virot et Léonore Grollemund et fusionne musiques traditionnelles proche-orientales et psyché-pop à l'occidentale. Une soirée surprenante s’annonce ce jeudi 19 janvier (écrire à jesuisanxieux@gmail.com pour connaître le lieu, qui est secret).

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François Virot : « Les aberrations techniques ont leur rôle »

Indie Pop | François Virot (Clara Clara) fait son grand retour en solo avec Marginal Spots, paru en décembre sur Born Bad Records : à savourer live dans le cadre d'une sublime soirée du label au festival Plug & Play, le 23 janvier.

Gabriel Cnudde | Mardi 10 janvier 2017

François Virot : « Les aberrations techniques ont leur rôle »

Peux-tu nous présenter ce dernier album, Marginal Spots ? François Virot : Je pourrais le présenter par rapport à mon premier album, Yes or no (2008), mais ce ne serait pas forcément une bonne idée vu le temps qui sépare les deux. Entre-temps, il y a quand même eu deux albums de Clara Clara et deux albums de Réveille. J'ai assez peu de recul sur cet album pour le moment. C'était juste des morceaux que je jouais au local, à un moment où je n'avais pas trop d'actualité. J'étais assez libre de faire ce que je voulais. Quand j'ai vu que j'avais quatre ou cinq morceaux qui tournaient bien, j'ai commencé à penser à un album. Avec certains morceaux, j'ai volontairement tenté d'aller voir ailleurs pour donner un peu d'air au disque. J'ai du mal à en parler dans son ensemble, j'arrive plus à parler des morceaux. La critique avait été très bienveillante envers ton premier album solo. As-tu ressenti une pression particulière en écrivant le second ? Non, justement parce que c'était longtemps après. Je pense que certains se rappellent du premier, d'autres n

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Quirky Festival, le petit bal retrouvé

MUSIQUES | Perdu dans une rue non passante du sommet des pentes, le Bal des Fringants pourrait n'être qu'un rade associatif parmi d'autres. Géré par une alumnus du (...)

Benjamin Mialot | Mardi 19 janvier 2016

Quirky Festival, le petit bal retrouvé

Perdu dans une rue non passante du sommet des pentes, le Bal des Fringants pourrait n'être qu'un rade associatif parmi d'autres. Géré par une alumnus du Kraspek Myzik, c'est en vérité un café-concert tout ce qu'il y a de plus intime et chaleureux (et un cabaret burlesque, un atelier de couture ou encore un théâtre jeune public, selon les jours) où se pressent local heroes et indie darlings – à l'instar, récemment, du céleste Anonymous Choir. Pour le faire savoir et du même coup souffler sa première bougie, il organise du 26 janvier au 14 février le Quirky Festival, qui rassemble une petite dizaine de concerts défricheurs. Côté Lyonnais, on y retrouvera notamment l'étonnante électro-pop arabique de Säthonay, l'irrésistible early krautrock de La Société Étrange et les belles expérimentations médiévalo-psyché d'Odessey & Oracle. Côté foreigners, il faudra compter avec le folk plein de terre et de peine de Butch McKoy (frontman du survolté trio post-punk I Love UFO) et le songwriting tout en lignes brisées d’Éric Pasquereau, a.k.a. The Patriotic Sunday,

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Julien Gasc, beau gibier pop

MUSIQUES | Attention, nuage de petits génies au Café du Rhône. On ne présente plus ici François Virot, multi-activiste d'une scène qu'on n'oserait qualifier d'indé locale, (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 21 avril 2015

Julien Gasc, beau gibier pop

Attention, nuage de petits génies au Café du Rhône. On ne présente plus ici François Virot, multi-activiste d'une scène qu'on n'oserait qualifier d'indé locale, puisque François est bien plus qu'indé et un peu plus que local, mais c'est l'idée. Quant à Odessey & Oracle, ce fut fait il y a quelques mois à la sortie de leur invraisemblable tirage épo(p)nyme. On nous rétorquera que Julien Gasc aussi, puisqu'on vous l'avait introduit à l'occasion de Plug & Play, le petit raout cosmique du Kraspek. Mais ce fut par trop chiche. Depuis l'an dernier, Gasc se balade avec un drôle de truc baptisé Cerf, biche et faon. Ce truc étant un disque qui achève de polir sa déjà belle réputation dans les milieux autorisés. Son style, c'est autre chose, de proprement insaisissable. Majesté du cerf, grâce bondissante de la biche et maladresse espiègle du faon, Gasc c'est tout cela. A la fois Tellier lo-fi pas fatigué (ni surtout fatigant), Dan

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Le Sucre, notre ami d'en haut

MUSIQUES | Son premier anniversaire tout juste révolu, le Sucre passe à l'heure d'été avec un programme à trois entrées qui va vous faire voir (ou plutôt entendre) du pays. Embarquement immédiat. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 15 juillet 2014

Le Sucre, notre ami d'en haut

Rarement rédacteurs du Petit Bulletin furent autant humiliés que lors du tournoi de ping-pong qui rythma l'été inaugural du Sucre. Inutile, donc, d'espérer profiter de sa deuxième édition pour nous la mettre façon Jean-Philippe Gatien : cette année, ce sera sans nous. Ce ne sont heureusement pas les meilleures raisons qui manqueront d'escalader le rooftop dans les semaines qui viennent. Elles sont même au nombre d'un multiple de trois, son programme estival se découpant en une triplette de cycles thématiques.   Le premier, élaboré avec Rinse FM – radio londonienne naguère pirate qui fut aux premières loges de l'avènement de la bass music – se présente comme un recensement des individus qui, demain, sans doute, constitueront les points cardinaux de la scène électronique lyonnaise. Parmi eux, des disquaires (Sofa Records le 24 juillet, Groovedge le 7 août, Chez Émile le 14), des collectifs qui n'ont déjà plus grand chose à prouver (à l'instar du Palma Sound System, le 31 juillet, ou du

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L'été au Sucre

ACTUS | Sa pré-ouverture fut le fil rouge de l'été 2013, sa programmation pour celui de 2014 aura plutôt l'épaisseur d'un câble sous-marin. On parle bien sûr du Sucre, dont la programmation pour les beaux jours vient d'être dévoilée. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que cela ça s'annonce très chaud. Pauline Lambert

Benjamin Mialot | Mardi 27 mai 2014

L'été au Sucre

Du mercredi 3 juillet au dimanche 7 septembre, le rooftop de la Confluence, fidèle à sa volonté d'être un lieu à la fois musical et ludique, consacrera pour commencer chaque mercredi soir à un tournoi de ping-pong. Le jeudi, lui, sous pavillon de l'antenne française de l'ex-radio pirate londonienne Rinse FM, fera la part belle aux disquaires (Sofa le 24 juillet, Groovedge le 7 août, Chez Emile le 14...), DJs (Palma Sound System le 31 juillet, Perrine le 21 août, la team Macadam Mambo le 28...) et initiatives (comme le Rumble Festival, qui fera étape le 10 juillet) lyonnaises qui rythment la vie électronique de la ville.   L'exploration des cultures électroniques se poursuivra avec un véritable "Tour de France" des labels français qui montent le vendredi (de Versatile avec Étienne Jaumet le 4 juillet à Construct Re-Form avec An

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Biotop(e) pop

MUSIQUES | Ah, cette scène locale et sa fâcheuse tendance à rester figée dans ce circuit court que chérissent tant les épiciers bio, sans parvenir à mener une carrière durable au-delà du périph’. On s’en est presque fait une raison tout en ayant choisi d’en ignorer les raisons. D'autant que ce n'est qu'à moitié vrai. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Jeudi 19 septembre 2013

Biotop(e) pop

C’est un fait, il y a fort longtemps que la scène pop lyonnaise ne s’est pas aussi bien portée, qualitativement comme quantitativement. Les anciens sont toujours là et n’en finissent plus de se renouveler, à l’image des Purple Lords, qu’on n’attendaient plus, avec leur splendide Slow Motion Trip d'il y a quelques mois, de Prohom dont la sortie ces jours-ci de l’album Un Monde pour soi sera fêtée le 10 novembre au Périscope, et de Denis Rivet (King Kong Vahiné) dont on avait vanté les mérites du Tout Proches. Après avoir connu les honneurs des Inouïs du Printemps de Bourges, il verra sa tournée française passer par le festival Just Rock ? en compagnie d’Emily Jane White. Le Chic Type Daisy Lambert, toujours alangui dans les bacs, y sera également à l’affiche en soutien de Cascadeur et Rover (classe !), le 23 octobre au Club Transbo. Ses camarades d’Erotic Market, eux, s’en iront érotiser le festival Nouvelles Voix en Beaujolais, et les Taïni et Strongs le "sadiser" (respectivement les 22 et 23 novembre)

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Orgie de sucre

MUSIQUES | Avec ses installations audio dernier cri, sa terrasse panoramique et ses ambitions next-gen, le Sucre s'est imposé en l'espace d'un demi-mois comme un incontournable de la vie nocturne lyonnaise. Une tendance que le reste de sa programmation estivale devrait confirmer. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Vendredi 12 juillet 2013

Orgie de sucre

Ça ne pouvait pas ne pas marcher. Un club perché au sommet d'une friche industrielle devenue un haut lieu de l'art contemporain, cautionné par un all-star cast de DJs (Agoria, Laurent Garnier), d'entrepreneurs (Bruno Bonnell) et de médias (Libération y a organisé une sauterie pour son 10 000e numéro) et géré par l'équipe de Nuits Sonores... Non vraiment, quand bien même le quartier environnant est encore embryonnaire – la Confluence, désertée avec fracas par le cuistot étoilé Nicolas Le Bec et le galeriste Olivier Houg – ça ne pouvait pas ne pas marcher. Nulle surprise donc à ce que Le Sucre, par ailleurs caractérisé par une jauge respirable (800 places, alors que l'endroit peut théoriquement en accueillir le double) et un confort d'écoute sans équivalent de ce côté-ci du Rhin (le son est limpide, idéalement spatialisé et supportable), affiche depuis son ouverture fin juin un taux de remplissage limite indécent. Signes avant-coureurs de diabète On ne saurait donc trop vous conseiller de réserver au plus tôt vos places pour les nombreux rendez-vous électroniques de qualité qu'hébergera le lieu tout au long de l'été. En tête ceux des 19 et 26 juillet, qui verront

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Nuits Sonores 2013 - Jour 4

MUSIQUES | Nuits Sonores, c'est terminé. Déjà ? Déjà. A se demander si un an d'attente pour quatre jours de réjouissances, ce n'est pas un peu cher payé. Au vue de la somme de glorieux souvenirs que nous avons emmagasinés lors de la dernière journée de cette édition 2013, on peut vous affirmer que ça ne l'est pas. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Dimanche 12 mai 2013

Nuits Sonores 2013 - Jour 4

N'eut été la présence de Tale of Us et des Raveonettes à son générique, nous n'aurions sans doute pas mis les pieds au quatrième NS Days, histoire de rassembler le peu de forces encore à notre disposition avant le bouquet final. Sans surprise, nous l'aurions amèrement regretté. Car si le duo italien a signé un set à la hauteur de sa précédente prestation lyonnaise (un mix marathon de 4h au Club Transbo en décembre dernier) et si la loud pop spectorienne du duo danois a été au cœur de l'un des concerts les plus troublants – de sensualité et de puissance - de cette édition, c'est un quasi-inconnu qui a livré la prestation la plus inattendue : Squeaky Lobster, producteur bruxellois dont l'abstract hip hop kaléidoscopique, à défaut d'avoir emporté l'adhésion de l'audience, nous a pour notre part durablement scotché. Les "Lee Hazlewooderies" saturées des Liminanas, le rock'n'roll high energy des Mojomatics et les collisions métalliques de The Hacker (qui a remplacé à la dernière minute le pauvr

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Nuits Sonores 2013 - La prog de nuit

MUSIQUES | Au moment de lever le voile sur le volet diurne de Nuits Sonores 2013, les équipes d'Arty Farty étaient si ric-rac que c'est avec des valises oculaires éligibles à une "franchise bagages supplémentaires" qu'elles ont animé la conférence de presse correspondante. Cette fois, elles étaient en avance : censée tomber jeudi 21 février, la programmation nocturne de la onzième édition du festival a été révélée la veille, le teint frais et le sourire franc. La voici.

Benjamin Mialot | Mercredi 20 février 2013

Nuits Sonores 2013 - La prog de nuit

Editorialisation. Tel est, plus encore que pour les éditions précédentes, le maître-mot de cette onzième édition de Nuits Sonores. On a pu le vérifier avec les NS Days et leurs scènes labellisées (une portant l'emblème de la bible en ligne Resident Advisor, une sponsorisée par la Red Bull Music Academy et une consacrée à la carte blanche à Bruxelles), c'est au tour des Nuits, sises comme l'an passé (mais pour la dernière fois) aux anciennes usines Brossette et organisées, toujours comme l'an passé, en trois scènes aux dimensions décroissantes, de se faire l'écho de ce souci de cohérence. Qui par le biais d'un partenariat avec un festival, qui via un regroupement géographique, qui à la faveur d'une délégation d'une partie de la fonction de curateur à un artiste. Au-delà de ce qu'elle induit en termes de mise en réseau et d'image, la démarche aboutit sur un net renouvellement de la proposition artistique formulée par Arty Farty : cette année, les big names se comptent sur les doigts de la main, la programmation s'équilibrant entre pointures discrètes et nouveaux venus en pleine bourre.A cette aune, on attend beauco

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Face 2 Boucle

MUSIQUES | Début des années 2000 : Spitzer commence à s’intéresser au mélange électro-rock grâce à l’album de Radiohead «Kid A». Septembre 2012 : Spitzer sort son premier album, «The Call», qui brille entre autres par la présence de la chanteuse Kid A. Serait-ce ce qui s’appelle boucler la boucle ? Stéphanie Lopez

Stéphanie Lopez | Vendredi 31 août 2012

Face 2 Boucle

Le parcours de Spitzer est pétri d’ironie : ils sortent cette semaine un fantastique album d’électro alors qu’ils ont longtemps craché sur les BPM, ils gardent une culture punk mais ont explosé grâce à un remix pour Kylie Minogue, ils vivent à Lyon mais ont rencontré Agoria – qui les a signés sur son label InFiné – à Shanghai ! Autant de paradoxes qui, au fil des années, ont façonné la singularité du son Spitzer : un son qui porte haut cette double culture rock/électro. Car avant de mûrir cette techno serpentine aux claviers contorsionnistes, l’univers des deux frères n’était pas aussi souple. Tout en mode binaire, Damien et Matthieu ont d’abord honoré l’héritage rock’n’roll de leur père (grand mélomane et batteur amateur) en consacrant leurs années teenage au groupe Larsen : l’un à la guitare et l’autre à la batterie. Le groupe splitte mais les frangins sont bien décidés à continuer la musique. Ils investissent alors dans le matériel nécessaire pour transformer en home studio leur appart de la Guillotière. Problème : «À cette époque, confie Damien, non seulement on ne connaissait rien à l’électro, mais en plus on dénigrait les gars qui en faisaie

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Le Plaisir de chanter

MUSIQUES | Musique / François Virot, chanteur-musicien, sort ces jours-ci un premier album folk aussi intelligent qu’accessible, simple et direct comme son auteur. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Vendredi 17 octobre 2008

Le Plaisir de chanter

On attrape François Virot au réveil. Il est pourtant 14 heures… Mais il donnait la veille un concert à Berlin, et l’embarquement était à 5 heures ce matin. Merci Easy Jet… François Virot nous raconte d’ailleurs qu’à cause d’eux, il a dû changer de guitare, la première ayant été définitivement égarée lors d’un précédent voyage. Pas beaucoup dormi donc, un peu hirsute aussi. Café et cigarettes roulées nécessaires pour mettre en route l’interview. Et voilà François Virot prêt à défendre son premier album, Yes or no. Enfin, défendre… Quand on lui demande le moment où il a eu l’impression d’écrire des chansons abouties, il répond : Jamais. Et il ajoute : C’est toujours un peu mieux qu’avant. Mais j’ai du mal à écouter l’album aujourd’hui, je trouve ça un peu pourri… En retraçant avec lui sa courte biographie (il n’a que 24 ans), on comprend que cette insatisfaction est surtout le fruit d’un désir d’apprendre et de désapprendre. D’où lui vient l’envie de faire de la musique ? J’avais un grand frère, j’ai juste fait comme lui.Quand ce mimétisme a-t-il débuté ? Assez tôt, j’avais sept ans. J’ai essayé de jouer de la guitare, et j’ai arrêté à neuf ans. Je n

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Spitz Fire

MUSIQUES | Enfants du rock, les frères Bregere (Matthieu l'aîné, Damien le cadet) ont longtemps cru que seuls les instruments pouvaient faire danser les cœurs. En se frottant d'abord timidement à l'électro, ils découvrent un monde fascinant. Ils se font désormais appeler Spitzer et livrent des lives techno absolument explosifs. Antoine Allegre

Jerôme Dittmar | Vendredi 11 juillet 2008

Spitz Fire

"On n'a pas eu des parents réac'. Ils nous ont toujours dit de faire des études. Mais, à aucun moment, ils nous ont empêché de faire de la musique". Les frangins Matthieu et Damien Bregere, plus connus sous le nom Spitzer, ont eu pas mal de chance. "On a un père admiratif de la vie de musicien (…) Ses yeux ont pétillé quand il a vu notre nom apposé sur le remix de Kylie Minogue", déclare fièrement Damien, le plus jeune. Originaire de la région parisienne, le clan débarque à Lyon il y a onze ans "le coup classique de la mutation paternelle". Les deux frères ont déjà pas mal d'années de solfège et une tripotée de cours au conservatoire derrière eux. "Quand on est arrivé ici, on a arrêté le classique". Leur truc, c'est le rock'n'roll. Matthieu prévient son interlocuteur : "il faut écrire en gras le nom des Gun's N' Roses". Ils forment leur premier groupe, Larsen. D'abord grunge sur le tard, leur aventure prend des contours pop-rock dans la droite lignée des Radiohead et des Smashing Pumpkins. La musique électronique à l'époque ? Damien : "on l'ignorait, on ne savait limite pas que ça existait". Matthieu : "on se considérait

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