Tous invités

CONNAITRE | Festival / Présentation de la huitième édition des Invites de Villeurbanne, le festival «pas pareil» et gratuit, du 17 au 20 juin. Dorotée Aznar

Dorotée Aznar | Lundi 15 juin 2009

Depuis huit ans et quelques semaines avant le grand raout des festivals d'été, les Invites de Villeurbanne imposent leur esprit de «festival pas pareil». Un rendez-vous pluridisciplinaire (mêlant arts de la rue, concerts, débats, repas de quartier, colloques), en plein air, et préparé en amont par les ateliers Frappaz et les Villeurbannais, véritables acteurs de la manifestation. La recette de ce succès repose également sur un ingrédient essentiel : la gratuité de tous les événements, qui permet d'attirer un public large et éclectique. En 2009, si les principes fondateurs restent inchangés, les Invites veulent bouleverser les habitudes des quelque 70 000 festivaliers foulant le sol de Villeurbanne à chaque édition. Les Invites passent ainsi de trois à cinq soirées et étendent leur terrain de jeu dans toute la ville de Villeurbanne (dont le parvis de la mairie et l'avenue Henri Barbusse), envoyant au passage leur thématique aux oubliettes. Plus de thématique donc, mais une nette volonté de dérouler le tapis rouge aux artistes burkinabés, aussi bien dans le registre musical (avec le crooner Victor Démé et le musicien Alif Naaba, issu de la «nouvelle scène africaine») qu'en arts de la rue (avec la Compagnie du fil et son cabinet de curiosités et d'objets inutiles Bombana de Kokologo ou Les Grandes Personnes de Boromo, un spectacle itinérant conçu avec des marionnettes mesurant plus de quatre mètres).L'art dans la rue
Les arts de la rue constituent le cœur des Invites. Vingt-huit compagnies seront présentes cette année pendant le festival, dont treize dans le cadre d'une création. On retrouvera des noms connus et des habitués comme la Compagnie KompleXKapharnauM, installée à Villeurbanne, et qui présentera en avant-première Mémento, sa nouvelle création explorant le thème de la rumeur ou les affreux de Makadam Kanibal de retour avec un nouveau spectacle, Gavalo Kanibal, inspiré des numéros de cirque forain du début du siècle et réunissant avaleur de sabres, lanceur de couteaux et de haches et autres curiosités... Parmi les autres créations et faute de ne pouvoir toutes les évoquer, on citera la Compagnie Tu T'attendais à quoi ? et son spectacle La 4L infernale, ou comment transformer une voiture mythique en cinéma dynamique prêt à embraquer les spectateurs pour des voyages de quatre minutes ou L'A.N.P.U. (l'Agence Nationale de Psychanalyse Urbaine) de Laurent Petit dont la mission est de détecter et de soigner les névroses urbaines...Parc vs square
Pour les concerts, il n'y a qu'à choisir son camp et son espace vert, la programmation étant répartie entre le Square de la Doua et le Parc de la commune. Au programme, la scène française avec Émily Loizeau et son Pays sauvage, vendredi 19 juin, et Arthur H, samedi 20 juin au Parc (même ceux qui n'ont pas adoré son dernier album sont conviés pour juger de sa prestation sur scène). Il y aura aussi les «révélations» : Mélissa Laveaux dont on a déjà vanté les louanges à plusieurs reprises ou Tumi and The Volume (le 19 juin au Square de la Doua). Sans oublier les «vieux de la vieille» : Fishbone (le 20 juin au Square), Neneh Cherry et son mari Cameron Mc Vey (avec Cirkus, le 19 juin au Parc) et les «phénomènes» du moment : les Anglais de Metronomy et les Franco-américains de Naive New Better (le 18 juin au Square, voir encadré ci-contre). Sans oublier tous ceux qui n'appartiennent à aucune de ces catégories, dont Tahiti 80, venus présenter leur nouvel album, même jour, même square. Les Invites de Villeurbanne
Du 17 au 20 juin.

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Free Rock

MUSIQUES | Musique / Avec les années, à force de se figurer un festival «pas pareil», en plus d'être gratuit, on avait presque oublié que les Invites étaient également un (...)

Stéphane Duchêne | Jeudi 9 juin 2011

Free Rock

Musique / Avec les années, à force de se figurer un festival «pas pareil», en plus d'être gratuit, on avait presque oublié que les Invites étaient également un événement musical. La faute à une programmation plus aussi folichonne que par le passé. Le festival villeurbannais nous rappelle pourtant cette année à cette vérité avec de quoi satisfaire ceux que le spectacle de rue laisse un peu à la rue justement (il y en a). C'est donc un programme musical tout à fait goûtu que nous a pondu les Invites, entre valeurs sûres, exigence artistique et folie propre à la jeunesse. On vérifiera ainsi que pour être Raides, les Têtes qu'on connaît bien ne sont pas mortes. Ou que l'on peut aujourd'hui en 2011, mélanger le punk hollandais d'avant garde et le jazz éthiopien, comme le font régulièrement The Ex et Getatchew Mekuria, au risque de faire bondir les Claude Guéant de la police culturelle. Même si l'on a oublié les éphémères Quadricolor, terrible concept mort-né dans le cerveau malade de l'inénarrable Bruno Vandelli de feu-Pop Stars sur M6, on n'en goûtera pas moins la pop tordue du groupe éponyme (sans doute un hommage) : un quatuor de fieffés niçois en proie au foisonnement

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Pas vus, pas de prix

MUSIQUES | Musique / En dépit d'une place de plus en plus importante accordée à ce qu'on nomme communément les arts de la rue, les Invites met chaque année un point (...)

Dorotée Aznar | Vendredi 11 juin 2010

Pas vus, pas de prix

Musique / En dépit d'une place de plus en plus importante accordée à ce qu'on nomme communément les arts de la rue, les Invites met chaque année un point d'honneur à ne pas s'engager pour autant dans une impasse musicale. Surtout qu'on y a vu du beau monde, aux Invites. Oui, mais voilà : quand on est à la tête d'un événement gratuit et qu'on ne peut compter sur une billetterie à 50 euros (pour être poli), difficile de se payer Lady Gaga (exemple non contractuel). Ce qui n'est pas plus mal dans la mesure où, aux Invites, on lui préfère des gens plus discrets qui ne portent pas de soutiens-gorge en forme de mitraillette ou de Cathédrale de Reims. C'est que, événement populaire oblige, il ne s'agit pas de faire peur aux enfants mais de proposer une programmation capable de toucher le plus grand nombre en restant artistiquement exigeante. Pas ramenard, le festival pas pareil opte donc, à l'exception du vétéran Sanseverino, pour la découverte, le «pas (encore) vu ailleurs». Alors oui, certes, on rétorquera que Piers Faccini ou Slow Joe ont tous deux dormi (et même chanté) à Lyon ces derniers mois. Mais, si l'on était moins égoïste, on dirait que la gratuité et l'esprit du festival perme

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Le banco BLK JKS

MUSIQUES | Musique / Révélation rock de l’année, les Sud-africains de BLK JKS vont créer l’événement aux Invites. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Jeudi 10 juin 2010

Le banco BLK JKS

Alors que les yeux de la planète foot sont tournés vers l’Afrique du Sud, Les Invites reçoivent la visite d’un groupe qui a révélé au monde, avec son premier album "After robots", que le rock sud-africain était une réalité. On avait déjà fait connaissance avec le rap de Johannesbourg et l’électro du Cap ; on pouvait même, depuis quelques temps, se plonger dans l’histoire du rock psychédélique et du funk de Soweto grâce aux excellentes compilations "Next stop Soweto". Les quatre membres de BLK JKS (prononcez Black Jacks) semblent avoir digéré tout cela et produisent une musique reposant sur une énergie rock, même si leurs chansons ont peu à voir avec les tubes calibrés de Gossip. BLK JKS joue à tous les niveaux la carte du mélange : d’abord des langues, puisque l’anglais y rencontre un des nombreux dialectes officiels sud-africains ; ensuite dans les structures des morceaux, au cours sinueux, où les crêtes et les creux remplacent les couplets et les refrains, ménageant ainsi une grisante sensation de tempête et d’accalmie — à ce titre, l’excellent "Banna Ba Modimo" fait figure de manifeste. On peut même voir se profiler, dans les chœurs qui accompagnent Lakeside, autre morceau phare

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Les Invites de Villeurbanne 2010, par ici la programmation

CONNAITRE | Festival / Du mercredi 16 au samedi 19 juin, Les Invites de Villeurbanne proposent la neuvième édition du festival «pas pareil» et entièrement gratuit. Programmation.

Dorotée Aznar | Lundi 26 avril 2010

Les Invites de Villeurbanne 2010, par ici la programmation

Du mercredi 16 au samedi 19 juin, Les Invites de Villeurbanne proposent la neuvième édition du festival «pas pareil» et entièrement gratuit. Programmation. Plus de soixante spectacles seront proposés du 16 au 19 juin, en musique et en arts de la rue. Mercredi 16 juin- Arts de la rueTout fou tout flyBébert & LoloAnnibal et ses éléphantsOpusLes ColporteursGénérik vapeur26 000 couverts Jeudi 17 juin- Arts de la rueTout fou tout flyOpusCIAIlimitrofÉquipe BGénérik vapeurAnnibal et ses éléphantsLes Requins marteauxL’illustre famille Burattini26 000 couverts -MusiqueAnthony Joseph & the spasm bandSoul jazz orchestraBomba estereo Vendredi 18 juin- Arts de la rueTout fou tout flyCIACirqu’ulation localeCirkatomikNo tunes internationalCie Lézards bleusL’illustre famille Burattini26 000 couverts - MusiqueLucy loveGableSanseverinoThe SubsPiers Faccini Samedi 19 juin- Arts de la rueCIANo tunes internationalTeatro gestual de ChileDel reves

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Dehors, dedans

MUSIQUES | ARTS DE LA RUE / la particularité des invites est de proposer, en plus des concerts gratuits, un large choix de spectacles ouverts à tous et évidemment gratuits. Dorotée Aznar

Dorotée Aznar | Vendredi 20 juin 2008

Dehors, dedans

En regardant attentivement la programmation arts de la rue de cette septième édition des Invites, on dresse un premier constat : à part la compagnie Les Mains, les Pieds et la Tête Aussi qui abrite l’acrobate Mathurin Bolze dont on a vanté les prodiges et chanté les louanges à multiples reprises dans ces pages, on ne connaît pas grand monde. Devant l’impossibilité de rencontrer la totalité des compagnies invitées, nous avons choisi de suivre le blÖffique théâtre qui propose une expérience théâtrale dans un immeuble, destinée aux spectateurs et aux habitants. Surprendre tout en s’adaptant au lieu dans lequel on crée, c’est l’objectif de Magali Chabroud qui cherche à «mettre la pensée en questions et faire vaciller les repères». En entrant dans le hall de cet immeuble du boulevard du 11 novembre à Villeurbanne, on trouve des gens qui dorment, comédiens ou mannequins. Au seizième étage, une femme entame un monologue dont le sens échappe peu à peu et invite à la suivre. Dans l’escalier qui permet de rejoindre le rez-de-chaussée, ils donnent l’impression d’être partout, ces gens qui dorment, qui se réveillent en sursaut, s’adressent aux spectateurs en les fixant dans les yeux et écr

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Carton d'Invites

MUSIQUES | MUSIQUE / LES INVITES font depuis l’an dernier coïncider leurs festivités pré-estivales avec la célébration musicale du 21 juin. ce qui permet au festival autoproclamé «pas pareil» de fêter la musique autrement. avec une vraie programmation notamment. Stéphane Duchène

Dorotée Aznar | Vendredi 20 juin 2008

Carton d'Invites

Sur le strict plan musical, disons le tout net, il nous semble avoir connu des éditions des Invites légèrement plus enthousiasmantes. Concédons quand même que peu d’événements de la sorte peuvent se targuer d’avoir sous la main un Daniel Darc, le soir de la Fête de la Musique. Seul hic, mineur, Daniel Darc est déjà venu deux fois à Lyon en l’espace de trois mois, et bien qu’on l’apprécie beaucoup et qu’on regarderait ses impressionnants tatouages pendant des heures, on aurait aimé voir une nouvelle tête du même calibre. Rodolphe Burger, présent aux Invites le 20, n’est venu à Lyon qu’une fois cette année, aux Subsistances. Aux Invites, il présentera peut-être de manière plus soutenue son dernier opus, No Sport, hommage à la devise de Winston Churchill, qui expliquait ainsi très laconiquement cette silhouette d’ «athlète» batracien qui était la sienne. Burger lui est plutôt du genre élancé et son sport préféré se pratique volontiers en combinaison de mots choisis (souvent avec des poètes comme Olivier Cadiot ou Pierre Alféri) et de musique de plus en plus expérimentale. Moins portée, ces temps-ci, sur cette veine rock creusée du temps de Kat Onoma. Du coup, l’homme de Sainte-Marie-a

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