Campus en fête

CONNAITRE | Festivals / À l'aube de la rentrée étudiante, ‘Un Doua de jazz’ va donner, dès le 8 octobre, le coup d'envoi d'une série de festivals organisés sur les campus lyonnais. Tour d'horizon de ces manifestations tout public qui rythment les calendriers universitaires. Nadja Pobel

Nadja Pobel | Vendredi 25 septembre 2009

Photo : Eric Le Roux Service Communication UCBL


Une fois n'est pas coutume, c'est l'INSA qui dégaine la première. L'école d'ingénieurs de la Doua sort de ses murs pour rencontrer les Villeurbannais à la Maison du Livre, de l'Image et du Son, à l'espace Tonkin ou au CCO. Depuis seize ans, les étudiants programment et communiquent sur ce festival qui accueille entre autre cette année Tigran Hamasyan. Mais le plus souvent, ce sont les services culturels des universités qui portent ces projets. C'est le cas à Lyon 1 où Françoise Maimone a impulsé ‘Le Bruit de la neige' lorsqu'elle a été nommée artiste en résidence. La metteur en scène a souhaité mêler les genres musicaux et des artistes issus aussi bien d'ateliers de l'université, de centres de formation ou du milieu professionnel. En fin de saison, les 450 étudiants qui suivent des ateliers de pratiques artistiques sur les sites de la Doua et Rockfeller ont un mois pour présenter, à deux reprises au moins, leurs travaux (danse, théâtre, musique, arts plastiques) lors des Arthémiades. Ce temps ‘100% amateurs' a son pendant professionnel avec ‘Choas Danse' qui reçoit en janvier des compagnies comme celle de Yuval Pick cette saison. Cité U
La proposition forte de l'université scientifique de Lyon est en partie possible parce que la Doua est le seul des trois grands campus à être également une cité universitaire, un lieu où les étudiants ne font pas que travailler, mais où ils vivent alors que les domaines de Portes des Alpes et de la Manufacture des Tabacs sont déserts le soir. Patrice Charavel, en charge du service culturel de l'université Lumière, pointe cette différence majeure entre les universités. Hébergeant les formations culturelles, Lyon 2 n'en est pas moins dynamique avec notamment un soutien de professionnels aux ateliers théâtre tout au long de la saison et un résultat final présenté à tous lors du festival ‘Coup de théâtre'. À Lyon 3, le festival ‘Arc-en-ciel' n'a connu qu'une seule édition en mars 2008. La manifestation, à laquelle les étudiants avaient pourtant massivement participé, était trop lourde à organiser. Les activités ne se sont pas éteintes pour autant, mais elles se font de manière plus disséminée et souvent en partenariat avec le CNSMD. Lyon 3 souffre aussi de ne pas avoir de lieu dédié aux spectacles comme l'Astrée à Lyon 1 ou l'Amphi Culturel à Lyon 2.

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