«Un appel à la découverte»

CONNAITRE | Entretien / Patrice Papelard, directeur artistique «pas pareil» des Invites de Villeurbanne, présente la huitième édition du festival gratuit de Villeurbanne. Propos recueillis par Dorotée Aznar

Dorotée Aznar | Lundi 14 juin 2010

Petit Bulletin : Comment définiriez-vous les Invites aujourd'hui ?
Patrice Papelard :
Les Invites ont huit ans. Nous sommes un festival installé et reconnu, aussi bien localement que nationalement.On a reproché aux Invites de coûter trop cher à Villeurbanne, que répondez-vous ?
Vous faites sans doute référence aux attaques que nous lance l'opposition, comme chaque année d'ailleurs, c'est désormais une tradition … Ma réponse est non, les Invites ne coûtent pas trop cher. Il faut voir à quoi sert l'argent et arrêter de faire du populisme. Les Invites coûtent 900 000 euros, c'est-à-dire le prix d'une place de cinéma par habitant. Après, on peut se demander combien coûte l'organisation d'élections communales, combien coûte un voyage officiel, combien coûte la rénovation du TNP ? 900 000 euros, c'est en deçà du budget d'un certain nombre de festivals. Et il faut ajouter que sur les 900 000 euros investis, 80% servent à payer des salaires. L'artistique ne représente que 20 %. Les Invites sont une PME. Vous n'avez aucun financement privé, c'est peut-être également ce qui vous est reproché.
Bien sûr que c'est ça ! Le problème, c'est de trouver du sponsoring sans recette. Nous sommes un festival gratuit. Souvent, les partenaires privés achètent des places dans les festivals pour inviter leurs salariés, leurs clients… Aux Invites, c'est impossible. De plus, dans un événement produit par une ville, on ne peut pas communiquer sur l'alcool… Et nous ne voulons pas non plus que des entreprises affichent leurs banderoles sur l'Hôtel de ville… Mais vous cherchez des sponsors ?
D'une certaine façon, nous avons déjà des sponsors qui nous fournissent de la marchandise. L'entrepreneur qui me fait les t-shirts cette année me demande la moitié de ce que cela coûte réellement. Un constructeur automobile nous fournit des véhicules neufs pendant tout le festival depuis huit ans... Et j'ai entendu une phrase que j'ai envie de prendre à mon compte : on demande toujours à un événement combien il coûte, on ne se demande jamais combien il rapporte.Et qu'est-ce que cela rapporte justement ?
Un public ! Aider des gens à découvrir des spectacles, du théâtre, des transformations urbaines, les confronter à l'art contemporain, à l'art éphémère, avec de l'ambition. Cela semble banal, mais c'est le travail que nous faisons et auquel on croit.Le public des Invites est-il composé en majorité de Villeurbannais ?
On n'a jamais fait d'audit. Mais quand 4500 personnes se réunissent pour un repas de quartier, ce sont évidemment des Villeurbannais. Quand on organise des spectacles dans le centre-ville, on a une mixité absolument incroyable : du public amateur des arts de la rue, des habitants des quartiers de Villeurbanne et des gens d'ailleurs. Les Invites est-il un festival socioculturel ?
Je ne réponds pas à ce mot-là. Il y a une ambition politique d'accès à la culture pour tous. Les Invites sont un des miroirs de ce qui se passe à Villeurbanne toute l'année. Les Invites, c'est un projet commun, une fête pour tous qui dynamise ce qui existe. Il y a treize lieux de spectacles pendant le festival. Quand un spectacle est présenté dans un quartier, son arrivée a été préparée, on a travaillé en amont avec les habitants. Mon rôle n'est pas social, mais citoyen. L'artiste est là pour poser des questions, pas pour résoudre les problèmes. Avez-vous pour objectif d'attirer le public sur les noms des artistes programmés ?
Aujourd'hui, il y a un public qui se déplace sur le nom de compagnies d'arts de la rue, mais il est minoritaire. Les Invites lancent un appel à la découverte. La majorité des gens vient par curiosité en nous faisant confiance. On sait que, cette année, vous avez tenu à souligner que les artistes connus étaient «trop chers» et que vous souhaitiez vous concentrer sur la découverte.
Que le festival soit gratuit ou payant, ce n'est pas le problème de l'artiste. Lui, il fait des dates et c'est tout. Effectivement nous allons privilégier la découverte, mais c'est ce que nous avons toujours fait. On a programmé Camille avant qu'elle n'explose, cette année, nous avons Bomba Estéreo qui va être une bombe… Et je ne pense pas que 2010 soit une édition sans tête d'affiche.Plus que l'absence de tête d'affiches, on pourrait vous reprocher de programmer des groupes qui sont passés il y a peu de temps à Lyon.
Qui est passé à Lyon il y a peu ? Slow Joe d'accord… Mais combien de personnes l'ont vu ? BLK JKS passe à Villeurbanne cet été et ne repasse pas en France ensuite… Il y a quinze groupes qui sont programmés aux Invites et dont cinq qui sont déjà passés à Lyon cette année. Ce n'est pas la majorité ! Nous avons de la salsa pour la première fois avec le New York Salsa all stars. Je défie quiconque de l'avoir vu en concert gratuit ! Notre objectif est que le maximum de personnes voient des nouveaux groupes. Mais, évidemment, la gratuité fait que nous sommes conditionnés par le marché et par le coût des cachets des artistes. Je ne peux pas faire venir des groupes de quinze personnes s'ils n'ont pas d'autre date prévue en Europe, car je n'en ai tout simplement pas les moyens. Mais ce qui est étonnant, c'est que la presse culturelle ne m'interroge presque que sur la musique alors que Les Invites ce sont également un environnement et un accent. Parlez-nous de cet environnement…
Les Invites, c'est un festival pendant lequel on peut manger et boire pour pas cher, venir avec ses enfants. Les Invites ne sont pas qu'une programmation de festival.

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Royal de Luxe invités à Villeurbanne

Les Invites | C'est peut-être la compagnie de théâtre de rue la plus célèbre au monde et l'une des plus passionnantes à suivre : Royal de luxe sera à Villeurbanne pour (...)

Nadja Pobel | Mercredi 6 mars 2019

Royal de Luxe invités à Villeurbanne

C'est peut-être la compagnie de théâtre de rue la plus célèbre au monde et l'une des plus passionnantes à suivre : Royal de luxe sera à Villeurbanne pour six représentations, du 14 au 20 juin, en amorce du festival des Invites qui se déroulera du 19 au 22 juin. C'est bien à l'invitation de cette (désormais) biennale que douze comédiens vont débarquer avec Miniatures, un titre clin d’œil à ce qui a fait leur renommée : des marionnettes déambulatoires absolument géantes. Miniatures est une pièce dite "de place", qui se déroule dans un lieu fixe. La troupe investira un parking pour raconter le rêve d'un pilote d'avion qui s'est assoupi et observe le monde devenu miniature. Pyrotechnie, machines infernales, théâtre d'objet sont les outils de ce récit. L'équipe des Ateliers Frappaz, labellisés par l'État Centre national des arts de la rue et de l'espace public (CNAREP), dévoilera la programmation complète de la 16e édition des Invites le 11 avril. Le traditionnel défilé sera "éthique" et conduit par Art Point M avec 200 Villeurbannais.

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Les Invites : la rue est à vous

Les Invites | Après une année blanche, les Invites se ré-installent au centre de Villeurbanne. Outre le fait que la ville se nappe alors d'une ambiance délicieusement festive, le festival "pas pareil" contient de nombreuses promesses artistiques. Idées de découvertes.

Nadja Pobel | Mardi 20 juin 2017

Les Invites : la rue est à vous

Investir la rue comme un manifeste. Celui d'une certaine liberté que l'état d'urgence a passablement mis à mal. Villeurbanne, en son quartier historique et vivant des Gratte-ciel, accueille à nouveau cette année le festival des Invites, 15e du nom. C'est une ville dans la ville qui va s'édifier sous les yeux des habitants et passants, conviés à être les chevilles ouvrières d'une cité éphémère en carton. Jolie métaphore d'un monde qui tangue. Olivier Grossetête, plasticien, a déjà expérimenté ce projet à Marseille où il vit. 8000m² de cartons vont prendre place dans la ville, collés entre eux par centaines pour prendre la forme de bâtiments dont la hauteur peut atteindre jusqu’à 25m de haut. Battre le pavé 25 spectacles vont se dérouler dans ce quartier dont certains ont déjà fait l'objet de résidences ce printemps aux Ateliers Frappaz, l'un des treize Centre nationaux des Arts de le Rue (CNAR). C'est le cas de Oh ! secours par le Teatro del Silencio. Cinquante habitants ont répété durant une semaine le rôle de mimes qui, avec la figure de Godot, viennent à la rencontre d

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Aux Invites, l'art fait le trottoir

CONNAITRE | Fidèles à leur ethos d'ouverture au monde et de revalorisation de la notion de citoyenneté, Les Invites fêtent l'arrivée officielle des beaux jours avec quatre jours de déambulations tragi-comiques. Suivez le guide. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 16 juin 2015

Aux Invites, l'art fait le trottoir

Treize ans que Les Invites tordaient le cou aux idées reçues sur les artistes de rue et/ou engagés – des zonards qui creusent le trou de l'intermittence, en gros. Et soudain, patatras : les mains sont moites, les réflexes peut-être émoussés, on lâche prise et on se retrouve avec un concert du Collectif 13, "super" groupe de chanson pas contente et néanmoins décontractée du dreadlock où émargent des mecs de La Rue Ketanou, de Massilia Sound System, de Tryo... Le reste de la programmation musicale de cette quatorzième édition, bien qu'il ne renoue pas avec l'exubérance des têtes d'affiche de ces dernières années (Jean-Louis Murat et son orchestre, Har Mar Superstar, SKIP&DIE, La Femme, Rachid Taha...), propose une approche heureusement beaucoup plus authentique et subtile de l'altérité culturelle. Chercheurs d'or black (l'éclectique radio host Gilles Peterson, pour un Black Atlantic Club hors les murs qui devrait faire date, les ethnomusicologues du label francfortois Analog Africa, le baroudeur de longue date DJ Oil), bluesmen passés maîtres dans l'art du désensablement d'esgourde (le qua

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Aux arts, citoyens !

CONNAITRE | Pour la douzième année consécutive, Villeurbanne offre à ses habitants (et aux autres) quatre jours de festivités en plein air avec Les Invites. Coup de projecteur sur ce festival généreux et chaleureux, le temps d'une rencontre avec Patrice Papelard, son créateur-concepteur. Propos recueillis par Nadja Pobel

Nadja Pobel | Vendredi 14 juin 2013

Aux arts, citoyens !

Comment Les Invites sont-elles nées ? Patrice Papelard : A l'initiative de Jean-Paul Bret, quand il a décidé de se présenter à la mairie de Villeurbanne en 2001. Je l’avais connu lorsqu’il était adjoint à la culture, à l’époque des Eclanova, pour lesquels il m’avait recruté. C’était un festival gratuit de 1989 à 1995, avec plus de musique que dans Les Invites mais où j’avais déjà amené les arts de la rue. Avec Les Invites, on voulait proposer au public de nous rencontrer, utiliser des matériaux pour transformer l’espace urbain et, en plus, confier à des associations la restauration. Manger et boire ensemble faisait partie intégrante du projet artistique. C’était très important.   S'agissait-il déjà d'un festival dit «pas pareil» ? On avait déjà inventé ça oui. «Pas pareil» car il était basé sur la gratuité et la participation et parce que dès la première année on a voulu un mélange d’exigence artistique et de conv

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Place nette (ou pas)

SCENES | Attention, toute la programmation des Invites ne figure pas dans le programme des Invites ! La compagnie star du théâtre de rue (à laquelle avait été confiée (...)

Nadja Pobel | Vendredi 14 juin 2013

Place nette (ou pas)

Attention, toute la programmation des Invites ne figure pas dans le programme des Invites ! La compagnie star du théâtre de rue (à laquelle avait été confiée l'an dernier la mise en scène de l’hommage à Jean Vilar au Festival d’Avignon), KompleXKapharnaüM, se fendra en effet d'impromptus, de jour comme de nuit, au village du festival et à la Doua, étrennant ainsi les premières esquisses de sa prochaine création (prête pour fin 2014), Do not clean. Ces rendez-vous scelleront une énième collaboration entre cette compagnie villeurbannaise et  le festival, qui l’avait notamment accueillie en 2011 avec le projet Fool, mené avec le groupe High Tone, une immense déambulation dans le quartier des Gratte-ciel qui avait réuni cinq mille personnes. Il s’agira cette fois d’une petite proposition, parfois même imperceptible, visant à s'interroger, toujours dans l'espace public, sur ce que l’on jette, ce que l’on garde et ce que l'on refuse de considérer. Mais qu’on ne s'y trompe pas : Do not clean n’est pas une fable écologique et donneuse de leçon sur le recyclage, quand bien même le collectif s’est

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L'amour à la machine

SCENES | Un duo pour danseur et pelleteuse. Il fallait y penser. La compagnie Beau Geste, en la personne du chorégraphe Dominique Boivin, l'a fait en 2005 et n'a (...)

Benjamin Mialot | Jeudi 13 juin 2013

L'amour à la machine

Un duo pour danseur et pelleteuse. Il fallait y penser. La compagnie Beau Geste, en la personne du chorégraphe Dominique Boivin, l'a fait en 2005 et n'a depuis cessé de présenter le résultat aux quatre coins du monde. C'est dire le pouvoir de fascination qu'exerce cette courte pièce (vingt minutes chrono) à mi-chemin de la relecture mécanique de King Kong (plus une magnifique histoire d'amour impossible qu'un récit d'aventure), de la parabole sur la domination croissante des machines et du rêve d'enfant concrétisé. A quoi tient-il ? Au caractère périlleux et par extension spectaculaire de l'exercice, bien sûr, et à la technicité qu'il requiert de ses interprètes. Mais aussi et surtout à l'improbable alchimie qui s'y construit entre l'imposant engin de terrassement, dont le godet se fait tour à tour mâchoire dévorante et main protectrice, et le petit homme tiré à quatre épingles qui tente de l'apprivoiser. Bref, en dépit de la richesse proverbiale des Invites, on ne verra au cours de leur édition 2013 sans doute rien de plus atypique et gracieux que ce pas de deux - d'autant que c'est la voix de

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Des Invites pleines de surprises

CONNAITRE | De la bonne musique, le haut du panier des arts de la rue et surtout un esprit festif, associatif et généreux. Voilà de quoi va se parer Villeurbanne du 19 au 22 juin pour les traditionnelles Invites, 12èmes du nom. Revue de détail. Nadja Pobel et Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Jeudi 18 avril 2013

Des Invites pleines de surprises

Sous-titré «festival pas pareil», les Invites sont effectivement en constante évolution et (ré)invention. Cette année, c'est sur le thème de la mer et en se révélant encore plus centrée que d’habitude sur le jeune public que la fête réinvestira Villeurbanne. Le parc de la Commune étant abandonné depuis trois ans, c’est en effet en centre-ville que se déroulera de nouveau le cœur de la manifestation, entre la place Lazare-Goujon et le parc du centre, de part et d’autre du cours Émile Zola, au niveau de la station de métro Gratte-ciel. La compagnie Délices Dada fera des visites de la cité avec toujours autant de truculence et d’impertinence ; De Fakto proposera une création hip hop autour du Petit bal perdu chanté par Bourvil et chorégraphié par Découflé. La Constellation présentera elle aussi sa création de l’année, Outside, sorte d’opéra rock adapté au plein air. Bien d’autres propositions artistiques sont à découvrir au fil des rues - certaines, les impromptus, ne sont d’ailleurs pas encore annoncées et se dévoileront pendant le festival, à limage de fausses

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Les Invites de Villeurbanne 2012 : Invites pour tout le monde

CONNAITRE | Programmation des Invites de Villeurbanne 2012 : Le festival villeurbannais « pas pareil » vient de dévoiler sa foisonnante, éclectique programmation entre théâtre, danse, spectacles de rue, mimes, marionnettes, veaux, vaches, cochons, couvées, Didier Super en Christ sur BMX, des Grumaux, des carottes, et bien sûr de la musique de qualité à savourer en famille pour pas un rond. Stéphane Duchêne

Christophe Chabert | Lundi 23 avril 2012

Les Invites de Villeurbanne 2012 : Invites pour tout le monde

«Les Grumaux sont toujours là où on ne les attend pas». Il n'y a qu'aux Invites que l'on peut vous présenter de cette manière un (ou des) artiste(s) présent(s) – en l'occurrence, ici, des voltigeurs à mi-chemin de Mad Max et des Marx Brothers, les Demi-frères Grumaux. Bienvenue au festival pas pareil qui, dans les rues de Villeurbanne et pour la modique somme de rien, opère un retour à ces festivités d'antan où l'on montrait des ours à la foule pendant qu'un acrobate cracheur de feu tentait de prendre le dessus sur un joueur de flûte. On exagère à peine. Didier Christ Superstar Or donc, les Invites viennent de dévoiler leur programmation, qui contient de Grumaux mais pas que. Au rayon saltimbanque bien bancal, Didier Super devrait faire le boulot avec sa désormais célèbre – bien que non encore joué à Broadway, sans doute pour d'obscures histoires de contrats – comédie musicale, sobrement intitulée Didier Super La Comédie Musicale! (Et si Didier Super était la réincarnation du Christ ?). Où il est question de milliardaire dépressif, de témoins de Jéhovah, et d'un président de la Républ

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Les Invites de Villeurbanne en mode "commandos tricot"

ACTUS | Pour sa onzième édition qui se déroulera du 20 au 23 juin, Les Invites de Villeurbanne (qui dévoileront leur programme le mardi 24 avril, à suivre ici même !) (...)

Christophe Chabert | Vendredi 13 avril 2012

Les Invites de Villeurbanne en mode

Pour sa onzième édition qui se déroulera du 20 au 23 juin, Les Invites de Villeurbanne (qui dévoileront leur programme le mardi 24 avril, à suivre ici même !) lancent un appel à participation original : ils donnent rendez-vous à tous les volontaires qui le désirent dans ses Ateliers Frappaz (14-16 rue du Docteur Frappaz à Villeurbanne) pour s'initier au tricot et préparer ainsi une grande opération qui aura lieu au cours du festival. L'idée sera "d'habiller" le mobilier urbain, les arbres ou les statues de la ville avec des "vêtements" créés pour l'occasion. Les ateliers sont ouverts du mardi au vendredi de 14h à 18h, les cours sont dispensés sur place et le matériel est fourni. Pour plus d'informations, vous pouvez contacter Agathe Sinck au 04 72 68 90 17 ou sur le mail mediation@ateliers-frappaz.com.

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Free Rock

MUSIQUES | Musique / Avec les années, à force de se figurer un festival «pas pareil», en plus d'être gratuit, on avait presque oublié que les Invites étaient également un (...)

Stéphane Duchêne | Jeudi 9 juin 2011

Free Rock

Musique / Avec les années, à force de se figurer un festival «pas pareil», en plus d'être gratuit, on avait presque oublié que les Invites étaient également un événement musical. La faute à une programmation plus aussi folichonne que par le passé. Le festival villeurbannais nous rappelle pourtant cette année à cette vérité avec de quoi satisfaire ceux que le spectacle de rue laisse un peu à la rue justement (il y en a). C'est donc un programme musical tout à fait goûtu que nous a pondu les Invites, entre valeurs sûres, exigence artistique et folie propre à la jeunesse. On vérifiera ainsi que pour être Raides, les Têtes qu'on connaît bien ne sont pas mortes. Ou que l'on peut aujourd'hui en 2011, mélanger le punk hollandais d'avant garde et le jazz éthiopien, comme le font régulièrement The Ex et Getatchew Mekuria, au risque de faire bondir les Claude Guéant de la police culturelle. Même si l'on a oublié les éphémères Quadricolor, terrible concept mort-né dans le cerveau malade de l'inénarrable Bruno Vandelli de feu-Pop Stars sur M6, on n'en goûtera pas moins la pop tordue du groupe éponyme (sans doute un hommage) : un quatuor de fieffés niçois en proie au foisonnement

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Pas vus, pas de prix

MUSIQUES | Musique / En dépit d'une place de plus en plus importante accordée à ce qu'on nomme communément les arts de la rue, les Invites met chaque année un point (...)

Dorotée Aznar | Vendredi 11 juin 2010

Pas vus, pas de prix

Musique / En dépit d'une place de plus en plus importante accordée à ce qu'on nomme communément les arts de la rue, les Invites met chaque année un point d'honneur à ne pas s'engager pour autant dans une impasse musicale. Surtout qu'on y a vu du beau monde, aux Invites. Oui, mais voilà : quand on est à la tête d'un événement gratuit et qu'on ne peut compter sur une billetterie à 50 euros (pour être poli), difficile de se payer Lady Gaga (exemple non contractuel). Ce qui n'est pas plus mal dans la mesure où, aux Invites, on lui préfère des gens plus discrets qui ne portent pas de soutiens-gorge en forme de mitraillette ou de Cathédrale de Reims. C'est que, événement populaire oblige, il ne s'agit pas de faire peur aux enfants mais de proposer une programmation capable de toucher le plus grand nombre en restant artistiquement exigeante. Pas ramenard, le festival pas pareil opte donc, à l'exception du vétéran Sanseverino, pour la découverte, le «pas (encore) vu ailleurs». Alors oui, certes, on rétorquera que Piers Faccini ou Slow Joe ont tous deux dormi (et même chanté) à Lyon ces derniers mois. Mais, si l'on était moins égoïste, on dirait que la gratuité et l'esprit du festival perme

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Le banco BLK JKS

MUSIQUES | Musique / Révélation rock de l’année, les Sud-africains de BLK JKS vont créer l’événement aux Invites. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Jeudi 10 juin 2010

Le banco BLK JKS

Alors que les yeux de la planète foot sont tournés vers l’Afrique du Sud, Les Invites reçoivent la visite d’un groupe qui a révélé au monde, avec son premier album "After robots", que le rock sud-africain était une réalité. On avait déjà fait connaissance avec le rap de Johannesbourg et l’électro du Cap ; on pouvait même, depuis quelques temps, se plonger dans l’histoire du rock psychédélique et du funk de Soweto grâce aux excellentes compilations "Next stop Soweto". Les quatre membres de BLK JKS (prononcez Black Jacks) semblent avoir digéré tout cela et produisent une musique reposant sur une énergie rock, même si leurs chansons ont peu à voir avec les tubes calibrés de Gossip. BLK JKS joue à tous les niveaux la carte du mélange : d’abord des langues, puisque l’anglais y rencontre un des nombreux dialectes officiels sud-africains ; ensuite dans les structures des morceaux, au cours sinueux, où les crêtes et les creux remplacent les couplets et les refrains, ménageant ainsi une grisante sensation de tempête et d’accalmie — à ce titre, l’excellent "Banna Ba Modimo" fait figure de manifeste. On peut même voir se profiler, dans les chœurs qui accompagnent Lakeside, autre morceau phare

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Les Invites de Villeurbanne 2010, par ici la programmation

CONNAITRE | Festival / Du mercredi 16 au samedi 19 juin, Les Invites de Villeurbanne proposent la neuvième édition du festival «pas pareil» et entièrement gratuit. Programmation.

Dorotée Aznar | Lundi 26 avril 2010

Les Invites de Villeurbanne 2010, par ici la programmation

Du mercredi 16 au samedi 19 juin, Les Invites de Villeurbanne proposent la neuvième édition du festival «pas pareil» et entièrement gratuit. Programmation. Plus de soixante spectacles seront proposés du 16 au 19 juin, en musique et en arts de la rue. Mercredi 16 juin- Arts de la rueTout fou tout flyBébert & LoloAnnibal et ses éléphantsOpusLes ColporteursGénérik vapeur26 000 couverts Jeudi 17 juin- Arts de la rueTout fou tout flyOpusCIAIlimitrofÉquipe BGénérik vapeurAnnibal et ses éléphantsLes Requins marteauxL’illustre famille Burattini26 000 couverts -MusiqueAnthony Joseph & the spasm bandSoul jazz orchestraBomba estereo Vendredi 18 juin- Arts de la rueTout fou tout flyCIACirqu’ulation localeCirkatomikNo tunes internationalCie Lézards bleusL’illustre famille Burattini26 000 couverts - MusiqueLucy loveGableSanseverinoThe SubsPiers Faccini Samedi 19 juin- Arts de la rueCIANo tunes internationalTeatro gestual de ChileDel reves

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Les Invités de mon père

ECRANS | Derrière ses allures de comédie à message élégamment filmée, écrite et interprétée, le deuxième long d’Anne Le Ny cache un film au discours contestable, dont les maladresses rejoignent un ennuyeux air du temps. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Jeudi 25 mars 2010

Les Invités de mon père

L’honnêteté critique oblige à reconnaître que Les Invités de mon père est un film plutôt bien écrit, filmé avec un classicisme post-Sautet efficace et servi par des acteurs talentueux (Fabrice Luchini et Michel Aumont sont formidables, Karin Viard un peu moins, surtout quand son personnage perd les pédales à la fin). Ce deuxième long-métrage d’Anne Le Ny après Ceux qui restent n’a donc rien à voir avec certains navets franchouillards vus récemment. Mais son propos, déplaisant, se présente comme une réponse venue du bord opposé au Welcome de Philippe Lioret, un film déjà très faible ! Un bourgeois septuagénaire pas encore revenu de ses idéaux de la Résistance décide d’héberger chez lui des sans-papiers. Ses enfants poussent d’abord des cris d’orfraie, pensant voir débarquer un troupeau de Maliens dans le salon. Surprise : c’est une Ukrainienne blonde et sculpturale accompagnée de sa gentille petite fille qui s’installe chez leur père. Soulagement ? Un temps seulement, car ils découvrent que l’invitée est à la fois l’objet sexuel du paternel et une femme prête à tout pour rester en France. Not welcome…

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Tous invités

CONNAITRE | Festival / Présentation de la huitième édition des Invites de Villeurbanne, le festival «pas pareil» et gratuit, du 17 au 20 juin. Dorotée Aznar

Dorotée Aznar | Lundi 15 juin 2009

Tous invités

Depuis huit ans et quelques semaines avant le grand raout des festivals d'été, les Invites de Villeurbanne imposent leur esprit de «festival pas pareil». Un rendez-vous pluridisciplinaire (mêlant arts de la rue, concerts, débats, repas de quartier, colloques), en plein air, et préparé en amont par les ateliers Frappaz et les Villeurbannais, véritables acteurs de la manifestation. La recette de ce succès repose également sur un ingrédient essentiel : la gratuité de tous les événements, qui permet d'attirer un public large et éclectique. En 2009, si les principes fondateurs restent inchangés, les Invites veulent bouleverser les habitudes des quelque 70 000 festivaliers foulant le sol de Villeurbanne à chaque édition. Les Invites passent ainsi de trois à cinq soirées et étendent leur terrain de jeu dans toute la ville de Villeurbanne (dont le parvis de la mairie et l'avenue Henri Barbusse), envoyant au passage leur thématique aux oubliettes. Plus de thématique donc, mais une nette volonté de dérouler le tapis rouge aux artistes burkinabés, aussi bien dans le registre musical (avec le crooner Victor Démé et le musicien Alif Naaba, issu de la «nouvelle scène africaine») qu'en arts de la

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Dehors, dedans

MUSIQUES | ARTS DE LA RUE / la particularité des invites est de proposer, en plus des concerts gratuits, un large choix de spectacles ouverts à tous et évidemment gratuits. Dorotée Aznar

Dorotée Aznar | Vendredi 20 juin 2008

Dehors, dedans

En regardant attentivement la programmation arts de la rue de cette septième édition des Invites, on dresse un premier constat : à part la compagnie Les Mains, les Pieds et la Tête Aussi qui abrite l’acrobate Mathurin Bolze dont on a vanté les prodiges et chanté les louanges à multiples reprises dans ces pages, on ne connaît pas grand monde. Devant l’impossibilité de rencontrer la totalité des compagnies invitées, nous avons choisi de suivre le blÖffique théâtre qui propose une expérience théâtrale dans un immeuble, destinée aux spectateurs et aux habitants. Surprendre tout en s’adaptant au lieu dans lequel on crée, c’est l’objectif de Magali Chabroud qui cherche à «mettre la pensée en questions et faire vaciller les repères». En entrant dans le hall de cet immeuble du boulevard du 11 novembre à Villeurbanne, on trouve des gens qui dorment, comédiens ou mannequins. Au seizième étage, une femme entame un monologue dont le sens échappe peu à peu et invite à la suivre. Dans l’escalier qui permet de rejoindre le rez-de-chaussée, ils donnent l’impression d’être partout, ces gens qui dorment, qui se réveillent en sursaut, s’adressent aux spectateurs en les fixant dans les yeux et écr

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Carton d'Invites

MUSIQUES | MUSIQUE / LES INVITES font depuis l’an dernier coïncider leurs festivités pré-estivales avec la célébration musicale du 21 juin. ce qui permet au festival autoproclamé «pas pareil» de fêter la musique autrement. avec une vraie programmation notamment. Stéphane Duchène

Dorotée Aznar | Vendredi 20 juin 2008

Carton d'Invites

Sur le strict plan musical, disons le tout net, il nous semble avoir connu des éditions des Invites légèrement plus enthousiasmantes. Concédons quand même que peu d’événements de la sorte peuvent se targuer d’avoir sous la main un Daniel Darc, le soir de la Fête de la Musique. Seul hic, mineur, Daniel Darc est déjà venu deux fois à Lyon en l’espace de trois mois, et bien qu’on l’apprécie beaucoup et qu’on regarderait ses impressionnants tatouages pendant des heures, on aurait aimé voir une nouvelle tête du même calibre. Rodolphe Burger, présent aux Invites le 20, n’est venu à Lyon qu’une fois cette année, aux Subsistances. Aux Invites, il présentera peut-être de manière plus soutenue son dernier opus, No Sport, hommage à la devise de Winston Churchill, qui expliquait ainsi très laconiquement cette silhouette d’ «athlète» batracien qui était la sienne. Burger lui est plutôt du genre élancé et son sport préféré se pratique volontiers en combinaison de mots choisis (souvent avec des poètes comme Olivier Cadiot ou Pierre Alféri) et de musique de plus en plus expérimentale. Moins portée, ces temps-ci, sur cette veine rock creusée du temps de Kat Onoma. Du coup, l’homme de Sainte-Marie-a

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