Les Nuits de Fourvière

Christophe Chabert | Mercredi 16 juin 2010

Malgré un début raté avec une "Tempête" ringarde montée par Georges Lavaudant, l'édition 2010 du festival animant tout l'été les théâtres romains de Fourvière à Lyon devrait être un bon cru. On y retrouve les suspects habituels de cette saison festivalière (M, Dutronc, Biolay), des habitués des lieux (Maria Pagès, Philip Glass, le Kronos Quartet), mais aussi des exclusivités (Vanessa Paradis en concert acoustique ou Richard Hawley, génial crooner anglais et songwriter d'exception). Les Nuits de Fourvière font particulièrement fort en matière de world music (Anouar Brahem, Staff Benda Bilili ou la reprise de "La Flûte enchantée" dans la version multiculturelle de l'Orchestra di Piazza Vittorio), et propose quelques créations à suivre, dont l'hommage à l'album Let it be des Beatles avec rien moins que Mathias Malzieu, Loney Dear, Cocoon et Yael Naïm sur scène.Les Nuits de Fourvière (69)
Jusqu'au 31 juillet

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Radiohead aux Nuits de Fourvière

MUSIQUES | C'est la nouvelle qui rend heureux en ce début de semaine : Radiohead ouvrira les Nuits de Fourvière, le 1er juin. Le groupe fête, (...)

Sébastien Broquet | Lundi 14 mars 2016

Radiohead aux Nuits de Fourvière

C'est la nouvelle qui rend heureux en ce début de semaine : Radiohead ouvrira les Nuits de Fourvière, le 1er juin. Le groupe fête, cette année, ses vingt-cinq ans. De Pablo Honey à The King of Limbs - et en attendant un neuvième album -, le groupe de Thom Yorke a annoncé seulement deux dates en France. Soyez prêts : ouverture de la billetterie le vendredi 1er avril à 10h30. La programmation complète des Nuits de Fourvière sera dévoilée le 24 mars.

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A la Cave comme au ciel

MUSIQUES | Sous la voûte céleste de Fourvière, Nick Cave et ses mauvaises graines vont tenter, le 27 juillet, de repousser les limites du ciel aux commandes d'un album bouleversant : le bien nommé "Push the Sky Away". Stéphane Duchêne

Benjamin Mialot | Mardi 18 juin 2013

A la Cave comme au ciel

C'est sans conteste l'un des événements de l'année : la venue à Fourvière de Nick Cave et de ses Bad Seeds, en pleine tournée de Push the Sky Away. Un titre qui sied bien aux circonstances dans lesquelles l'Australien et son groupe vont jouer - sous la voûte étoilée, mais s'il pleut il sera bienvenu de demander au ciel de se pousser un peu. Un titre qui pourrait aussi faire office de résumé d'une carrière ayant toujours repoussé les limites, et même de testament, façon de dire au ciel : «pousse-toi de là et fais moi une petite place dans ton panthéon». Push the Sky Away ressemble en effet à une splendide veillée funèbre, à un dernier gospel – le sublime Wild Lovely Eyes, à un dialogue avec des puissances qui nous dépassent, à une murder ballad dont Cave serait le personnage principal – ce Water's Edge qui résonne du mythique Mercy Seat, merveilleusement repris en son temps par Johnny Cash et donne

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Deux pour le prix d'A

MUSIQUES | Si l'on devait écrire une histoire capillaire et musicale de Dominique A, on dirait que sa musique s'est déployée au fil des ans à mesure que ses cheveux (...)

Stéphane Duchêne | Vendredi 8 juin 2012

Deux pour le prix d'A

Si l'on devait écrire une histoire capillaire et musicale de Dominique A, on dirait que sa musique s'est déployée au fil des ans à mesure que ses cheveux s'amenuisaient sur son crâne. L'enfant de Provins s'est également un peu épaissi, de même que son talent musical et sa tessiture vocale, mais au fond, l'auteur de La Fossette, cet album fondateur d'une «autre chanson française», au minimalisme sec comme un coup de trique et qui fête ses vingt ans cette année, est bien le même que celui de Vers les lueurs, son splendide dernier album. Tout juste sera-t-il passé en vingt ans par tous les états de lui-même. Comme si le chemin musical parcouru entre les deux était de ces voyages immobiles (mais pas immobilistes) qui mènent très loin. C'est la bonne idée de ce petit jeu auquel va s'adonner Monsieur A sur la scène du Théâtre antique de Fourvière. L'ancien Dominique A – en réalité celui d'aujourd'hui, puisqu'il ne sera fait aucun usage d'hologramme – y jouera en première partie une relecture de La Fossette (qui contient quelques-uns de ses plus beaux titres comme Va-t'en, Les Habi

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Sylvie Guillem, deux pas sur trois

SCENES | La danseuse étoile, Sylvie Guillem (née en 1965), est l’une des rares interprètes à pouvoir organiser un spectacle en son nom, tout en attirant dans son sillage les meilleurs chorégraphes actuels.

Jean-Emmanuel Denave | Jeudi 7 juin 2012

Sylvie Guillem, deux pas sur trois

Après Russell Maliphant et Akram Khan, c’est William Forsyhte, Jirí Kylián et Mats Ek (la crème de la danse néo/classique) qui ont collaboré avec la star pour 6000 Miles Away. Le résultat est discutable, voire un peu paradoxal puisque la pièce la plus forte, signée Jirí Kylián, n’est pas dansée par Sylvie Guillem. Soit en l’occurrence une transposition de 27’52’’, pièce ancienne de Kylián, pour un duo sous très haute tension, formé par Aurélie Cayla et Lukas Timulak. Le chorégraphe tchèque y explore l’une de ses obsessions, le rapport homme-femme, et étonne toujours avec ses rythmes syncopés, ses accélérations, ses figures précipitées. Le tout se déliant peu à peu vers la sensualité, la rencontre, l’érotisme. L’autre duo du programme, signé William Forstyhe et interprété par Guillem, s’avère lui aussi de bonne tenue, sorte d’exercice de style où le chorégraphe manie avec brio sens de l’espace (semblant continuellement «respirer» entre dilatation et contraction), superbes jeux de lumières et virtuosité sèche et tranchante des gestes. Mais ces bonnes impressions se voient «gâchées» par le solo final de Sylvie Guillem créé par Mats Ek. L’ha

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Hannon solo

MUSIQUES | The Divine Comedy en solo : hérésie ou idée de génie ? La réponse ici et plus encore aux Nuits de Fourvière, dans le cadre de l'Odéon. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Jeudi 7 juin 2012

Hannon solo

L'annonce de la venue de Neil Hannon/The Divine Comedy, que l'on n'avait plus vu à Lyon depuis le début des années 2000 provoqua chez le fan de base du Nord-Irlandais une réaction qui se décline ainsi : «Ouuuuaais !!!» suivi de «Hein ? Mais qu'est-ce que c'est que cette blague ?». «Ouuuuais !!!» parce qu'on allait enfin pouvoir se refaire en live le best-of de l'auteur de Casanova (le disque, donc) et que, comme on connaît nos Nuits de Fourvière, elles allaient nous dégainer l'Orchestre national de Lyon, de Pékin ou même de Vesoul, peu importe, pour aller avec. Et «Hein ? Qu'est-ce que c'est que cette blague ?» au moment où l'on apprenait qu'An Evening with Neil Hannon signifiait qu'en réalité le petit homme allait se produire en solo à l'Odéon, au piano et à la guitare. Onze ans qu'on n'a pas vu Nilou et il se pointe les mains dans les poches, et pourquoi pas en pyjama ? Petite précision pour qui n'est pas familier de The Divine Comedy : sa pop aux accents baroques, classiques ou romantiques, faisant la part belle, entre autres, aux arrangements emphatiques, Neil Hannon seul, c'est u

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Les Stone Roses à Fourvière

MUSIQUES | La programmation des prochaines Nuits de Fourvière continue a être dévoilée par les sites officiels des groupes qui vont s'y produire. Ce matin, après Björk, (...)

Christophe Chabert | Vendredi 9 mars 2012

Les Stone Roses à Fourvière

La programmation des prochaines Nuits de Fourvière continue a être dévoilée par les sites officiels des groupes qui vont s'y produire. Ce matin, après Björk, c'était au tour des Stone Roses, mythique groupe de brit-pop emmené par Ian Brown, récemment reformé, d'annoncer leur venue dans le théâtre antique le 25 juin. Les billets seront mis en vente le 26 mars, soit le jour de la révélation de la programmation complète !

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Festival-Les Nuits de Fourvière

MUSIQUES | Nuit du fado :Cristina Branco /Antonio Zambujo

Dorotée Aznar | Mardi 5 juillet 2011

Festival-Les Nuits de Fourvière

Après la mort de sa “reine“ Amália Rodrigues il y a 12 ans, le fado revit actuellement un âge d'or avec une nouvelle génération touchant à d'autres esthétiques qui n'a rien à envier à la première. La saudade (sorte de nostalgie liée au fado) continue de saisir tout fadista qui se revendique comme tel. Une Nuit du fado sera proposée dans le cadre des Nuits de Fourvière le 9 juillet, avec Cristina Branco et António Zambujo. Ce dernier, adepte aussi du “cante“ de l'Alentejo et du jazz, sera présent chez Harmonia Mundi (21 rue Edouard Herriot, Lyon 1er) le même jour à 17h, en entrée libre. FC

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Lâcher les chiens !

MUSIQUES | Pourquoi faut-il aller passer sa soirée du 10 juin à Fourvière et y écouter Rain dogs revisited ? Parce qu’il s’agira d’un double hommage orchestré par des musiciens et des chanteurs de talent : à Tom Waits, mais aussi à une époque où l’album n’était pas un support promotionnel, mais le lieu où l’on invente et où l’on prend des risques. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Jeudi 30 juin 2011

Lâcher les chiens !

Dans quelques années, le concept d’«album» ne sera même plus un souvenir pour les moins de vingt ans. Sur les sites de téléchargements (légaux ou illégaux, pour le coup unis dans une même démarche de consumérisme immédiat), les artistes enverront leur musique à la découpe, les morceaux seront commercialisés en dehors de toute sortie «événementielle» quelques jours à peine après leur enregistrement. Qui osera alors expérimenter de nouvelles voies musicales ? Qui prendra le risque de s’inscrire contre un son ambiant, une mode éphémère, sachant que la musique sera impossible à envisager en tant qu’Histoire faite de continuité et de moments critiques, de lignes fortes et de cassures ? Dans quelques années, seul le concert permettra aux artistes d’oser le coup de force, comme Dylan le fit en son temps en empoignant, à la moitié d’un show resté célèbre, une guitare électrique, provoquant fureur et incompréhension chez ses fans les plus folk. Jambe et gueule de boisC’est le réjouissant paradoxe sur lequel Les Nuits de Fourvière surfent depuis l’année dernière et leur concert-hommage à Let it be : faire du live un endroit où l’on commémore un album comme une date

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Un été à la Fourvière

CONNAITRE | Festival / Ô joie, la programmation toujours pléthorique des Nuits de Fourvière vient de tomber. Avec comme chaque année l'idée bien ancrée de transcender son antique écrin pour nous enchanter tout l'été. Stéphane Duchêne

Dorotée Aznar | Lundi 4 avril 2011

Un été à la Fourvière

Prêts, partez ! En tête des spectacles de l'été caracolera We Were Horses, création autour de la danse et de l'équitation de Carolyn Carlson et Bartabas, l'homme qui murmure vraiment à l'oreille des chevaux et souvent à Fourvière. C'est la grande force des Nuits que de proposer chaque année moult spectacles inédits et autres créations. En théâtre notamment, avec I Am the Wind de Jon Fosse mis en scène par Patrice Chéreau et Thierry Thieû Niang, Aristophane de Serge Valetti mis en scène par Georges Lavaudant et la Salle d'Attente inspiré à Kristian Lupa par Lars Noren. Année Jean Genet oblige, ce sera double dose avec, là encore, la création des Nègres version Emmanuel Daumas et le spectacle à succès de Jeanne Moreau et Etienne Daho autour du Condamné à Mort. En classique, la Flûte sera Enchantée par le grand Peter Brook, promet de savoureux décalages. Tout comme le Carmina Burana de Carl Orff vu par la troupe catalane La Fura Dels Baus. En matière de cirque, il faudra faire hyper gaffe car les Tziganes vont tomber du ciel lors du spectacle, bien nommé, Les Tziganes tombent du ciel. Bon, en réalité ils font du trapèze et ne sont pas censés tomber. Inédit en ces lieux sera aussi le B

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Les Nuits de Fourvière

MUSIQUES | Festival / Ô joie, la programmation toujours pléthorique des Nuits de Fourvière vient de tomber. Avec comme chaque année l'idée bien ancrée de transcender son antique écrin pour nous enchanter tout l'été. Stéphane Duchêne

Dorotée Aznar | Vendredi 1 avril 2011

Les Nuits de Fourvière

Prêts, partez ! En tête des spectacles de l'été caracolera We Were Horses, création autour de la danse et de l'équitation de Carolyn Carlson et Bartabas, l'homme qui murmure vraiment à l'oreille des chevaux et souvent à Fourvière. C'est la grande force des Nuits que de proposer chaque année moult spectacles inédits et autres créations. En théâtre notamment, avec I Am the Wind de Jon Fosse mis en scène par Patrice Chéreau et Thierry Thieû Niang, Aristophane de Serge Valetti mis en scène par Georges Lavaudant et la Salle d'Attente inspiré à Kristian Lupa par Lars Noren. Année Jean Genet oblige, ce sera double dose avec, là encore, la création des Nègres version Emmanuel Daumas et le spectacle à succès de Jeanne Moreau et Etienne Daho autour du Condamné à Mort. En classique, la Flûte sera Enchantée par le grand Peter Brook, promet de savoureux décalages. Tout comme le Carmina Burana de Carl Orff vu par la troupe catalane La Fura Dels Baus. En matière de cirque, il faudra faire hyper gaffe car les Tziganes vont tomber du ciel lors du spectacle, bien nommé, Les Tziganes tombent du ciel. Bon, en réalité ils font du trapèze et ne sont pas censés tomber. Inédit en ces lieux sera aussi le B

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National-vampirisme

MUSIQUES | Cette année à Fourvière, la fête de la musique tombe la veille de la fête nationale (le 13 juillet, donc) avec un concert attendu comme le messie par les fans (...)

Stéphane Duchêne | Vendredi 2 juillet 2010

National-vampirisme

Cette année à Fourvière, la fête de la musique tombe la veille de la fête nationale (le 13 juillet, donc) avec un concert attendu comme le messie par les fans de rock. Au programme, le meilleur groupe de rock du monde affronte le meilleur groupe de pop du moment : soit The National contre (tout contre) Vampire Weekend. Un battle amical de songwriting lettré qui, non content de se jouer en altitude, risque d'atteindre des sommets.

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Complicité, simplicité

SCENES | Danse / Né à Anvers en 1976 d'une mère flamande catholique et d'un père marocain musulman, Sidi Larbi Cherkaoui ne cesse depuis ses débuts de croiser les (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mercredi 30 juin 2010

Complicité, simplicité

Danse / Né à Anvers en 1976 d'une mère flamande catholique et d'un père marocain musulman, Sidi Larbi Cherkaoui ne cesse depuis ses débuts de croiser les univers artistiques les plus hétérogènes. Que ce soit au sein de ses propres pièces baroques, ou à l'occasion de collaborations avec d'autres chorégraphes (Akram Khan notamment), des plasticiens, ou, plus incongru, des moines Shaolin ! En 2004, l'ancien danseur des Ballets C. de la B. rencontre à Monaco l'une des reines du flamenco contemporain, Maria Pagés. Entre les deux chorégraphes, le courant amical et créatif passe immédiatement et, peu à peu, le projet d'un duo émerge. "Dunas", ode au désert comme lieu symbolique des plus grands dangers et des plus grandes libertés, est au fond un petit spectacle assez simple et artisanal, au bon sens du terme. Chacun des danseurs-chorégraphes y a apporté son univers musical (flamenco et musiques arabes joués en direct) et chacun tente d'approcher ou de faire contrepoint à la gestuelle de l'autre : fougueuse, explosive et pleine d'aplomb chez Pagés ; fluide, souple et volatile chez Cherkaoui. «La première fois que j'ai vu Sidi Larbi Cherkaoui j'ai remarqué son utilisation (peu courante en d

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Let It Be Live

MUSIQUES | Il y a eu Let It Be, puis, trente ans plus tard, Let It Be Naked, sa version «nettoyée» de l'envahissante production de Phil «Top Moumoute» Spector, (...)

Stéphane Duchêne | Vendredi 25 juin 2010

Let It Be Live

Il y a eu Let It Be, puis, trente ans plus tard, Let It Be Naked, sa version «nettoyée» de l'envahissante production de Phil «Top Moumoute» Spector, voilà maintenant Let It Be Live. Mais sans les Beatles. Logique quand on pense qu'au moment de la sortie de Let It Be, en 1970, ils appartenaient déjà à l'Histoire. Deux morts plus tard (Lennon et Harrison), on ne risquait donc pas de revoir les Beatles sur scène. Pas grave, le propos de Le It Be Live est tout autre : un spectacle autour de l'album mené par des musiciens d'aujourd'hui (Yaël Naïm, Loney, Dear...). Il en sera ainsi aux Nuits de Fourvière ce mercredi 30 juin.

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Fête National

MUSIQUES | Musique / Cela faisait longtemps qu’on attendait une visite de The National dans nos contrées, depuis la sortie il y a trois ans de l’album qui a (...)

Christophe Chabert | Mercredi 16 juin 2010

Fête National

Musique / Cela faisait longtemps qu’on attendait une visite de The National dans nos contrées, depuis la sortie il y a trois ans de l’album qui a définitivement placé le groupe au sommet du rock d’aujourd’hui, le fulgurant "Boxer". Non seulement Les Nuits de Fourvière exauceront enfin nos souhaits, mais le festival offre une double dose de National à son programme. Un concert du groupe le 13 juillet, affiche partagée avec Vampire Weekend ; et la veille, une nuit Brooklyn présentée et proposée par The National visant à faire découvrir l’effervescence musicale qui a saisit ces dernières années le quartier. Pourquoi le groupe s’est-il retrouvé à la tête de ce projet ? Grâce à la compilation "Dark was the night", rare cas de disque de charité (pour la lutte contre le SIDA) ayant une réelle valeur artistique : les frères Dessner, guitaristes au sein de The National, avaient réuni pour la première fois la crème de la scène de Brooklyn, toutes générations (David Byrne était de la partie…) et chapelles confondues (Antony ou le Kronos Quartet y offraient de belles contributions). De toute évidence, si la puissance de The National tient beaucoup à la voix et aux textes de Matt Berninger, les

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La ville pour décor

SCENES | Théâtre / Après le succès de «Périclès, prince de Tyr», mis en scène par Michel Raskine en 2006, Shakespeare sera de nouveau donné aux Nuits de Fourvière en 2010. (...)

Dorotée Aznar | Lundi 31 mai 2010

La ville pour décor

Théâtre / Après le succès de «Périclès, prince de Tyr», mis en scène par Michel Raskine en 2006, Shakespeare sera de nouveau donné aux Nuits de Fourvière en 2010. Mais cette fois, c’est à La Tempête que Georges Lauvandant s’attaque, dans le Grand Théâtre. Une Tempête quelque peu aménagée, dans laquelle le magicien Prospéro fait donner une représentation d’Un songe d’une nuit d’été. Théâtre dans le théâtre, magie et simplicité des décors pour un spectacle que le metteur en scène a souhaité le plus accessible possible au grand public. «Aujourd’hui, il n’est plus d’usage de montrer du théâtre pour 1000 spectateurs. Je pense pourtant qu’un spectacle très populaire peut réunir un large public qui souhaite entendre une belle histoire», analyse Dominique Delorme, directeur des Nuits de Fourvière. C’est donc le théâtre qui aura l’honneur d’ouvrir le festival, ce qui n’était pas arrivé depuis 2005. Un choix qui souligne la volonté des Nuits de Fourvière de jouer le jeu de la pluridisciplinarité tout en confiant ce projet à un homme qui a, à maintes reprises, expérimenté le théâtre en plein air et en maîtrise parfaitement les atouts et les contraintes. Dorotée Aznar La Tempête…

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«Un spectacle émouvant et doux»

SCENES | Entretien / Emmanuel Meirieu, metteur en scène de "De beaux lendemains". Propos recueillis par CC

Christophe Chabert | Dimanche 30 mai 2010

«Un spectacle émouvant et doux»

Petit bulletin : Quand avez-vous eu l’envie d’adapter pour le théâtre le roman de Russell Banks De beaux lendemains ?Emmanuel Meirieu : La première étape, c’est le film d’Atom Egoyan. Je découvre toujours des textes par le cinéma… J’avais découvert le roman "Ressusciter les morts" avec son adaptation par Scorsese "À tombeau ouvert", je l’avais créé au Théâtre de l’Élysée comme un monologue face caméra ; le roman de Banks était sur le même principe, quatre voix off face caméra. Vous travaillez pour la première fois avec des acteurs très connus et qui ne sont pas familiers de votre univers — Richard Berry, Nicole Garcia, Hippolyte Girardot, Judith Chemla…J’avais envie de travailler avec ces acteurs qui me font rêver. Il faut remplir 1200 places, donc avoir une belle affiche, cela aide, d’autant plus que j’ai choisi l’histoire la plus anxiogène qui soit, la mort de quatorze enfants. Le spectacle sera émouvant et doux à regarder, mais le sujet peut refroidir beaucoup de gens. Vous disiez vouloir créer sur scène des événements de théâtre…Il en fallait pour rythmer, muscler… C’est principalement de la parole, même si l’acteur est là, si on a le p

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Fourvière sans frontière

CONNAITRE | Festival / Début cette semaine des Nuits de Fourvière 2010 : deux mois de théâtre, de danse, de cinéma et de musique où s’affichent l’envie de proposer des projets inédits et de réunir dans le théâtre antique des artistes de tous les continents. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Jeudi 27 mai 2010

Fourvière sans frontière

Il est plaisant de constater comment, en quelques années, les Nuits de Fourvière ont réussi, tout en gardant leur approche pluridisciplinaire, à trouver une cohérence dans leur programmation. Cela tient d’un côté à la fidélité à certains artistes (Philip Glass, Maria Pagès ou le Kronos Quartet récemment…), de l’autre à l’envie d’ouvrir les théâtres romains de Fourvière à toutes les cultures, dans un world panorama aussi bien musical que théâtral ou chorégraphique. Tout est affaire d’équilibre : si les grands concerts populaires sont toujours une des échines fondamentales du festival (cette année, Vanessa Paradis, Iggy Pop, M, Souchon et Mark Knopfler, tous déjà sold out, ou Benjamin Biolay, Jacques Dutronc et Charlotte Gainsbourg, où il reste encore des places), ce sont bien les projets les plus inattendus, inédits ou risqués qui fourniront l’identité et la singularité de la manifestation. Flamenco y rumbaComme on rentre de Cannes, on peut par exemple parler du phénomène Staff Benda Bilili qui a animé la Croisette et qui, ô joie, viendra clore une très belle nuit de la rumba le lundi 26 juillet. Ces musiciens congolais vivant dans les rues de Kinshasa, tous paraplégique

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Côte de Nuits 2010

CONNAITRE | Festival / La programmation des Nuits de Fourvière a été dévoilée le 25 mars. L’édition 2010 du festival s’annonce comme l’une des plus importantes avec 54 (...)

Dorotée Aznar | Vendredi 26 mars 2010

Côte de Nuits 2010

Festival / La programmation des Nuits de Fourvière a été dévoilée le 25 mars. L’édition 2010 du festival s’annonce comme l’une des plus importantes avec 54 représentations et 40 spectacles, présentés pendant deux mois. La scène musicale française sera largement représentée avec Charlotte Gainsbourg, Vanessa Paradis en concert acoustique, -M- (Mathieu Chedid), Alain Souchon, Izia (la fille de Jacques Higelin), Émilie Simon, Eiffel, Jacques Dutronc ou Benjamin Biolay. Beaucoup en rêvaient, Fourvière l’a fait, Vampire Weekend, Mark Walsh, The xx et The National seront également présents sur la scène du Théâtre antique. De la musique, mais pas que, les Nuits de Fourvière restent fidèles à une programmation pluridisciplinaire avec deux créations théâtrale : «La Tempête…» de William Shakespeare mise en scène par Jacques Lavaudant en ouverture du festival et «De beaux lendemains» de Russell Banks mis en scène par Émmanuel Meirieu. Les fidèles répondent toujours présents à l’appel avec notamment Tony Gatlif, Keith Jarret ou Philip Glass, qui a renouvelé son abonnement pour une saison supplémentaire. On notera également une percée du cirque (avec Zimmermann & de Perrot), une bonne dose de c

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Nuits de Fourvière 2010 : la programmation

CONNAITRE | Le programme des Nuits de Fourvière a été officiellement dévoilé le 25 mars à 11 heures. Liste complète des invités.

Dorotée Aznar | Jeudi 25 mars 2010

Nuits de Fourvière 2010 : la programmation

Avec 39 spectacles et 54 représentations, l’édition 2010 des Nuits de Fourvière s’annonce gargantuesque. La scène française sera largement représentée avec Charlotte Gainsbourg, Vanessa Paradis, -M-, Alain Souchon ou Izia (la fille de Jacques Higelin), Émilie Simon et, pour ceux qui ont raté leurs concerts à Lyon cette année, Jacques Dutronc et Benjamin Biolay. Côté rock, on trouve notamment The National, Vampire Weekend ou Iggy Pop (avec ses Stooges). Deux projets singuliers sont proposés. La Nuit Brooklyn vous invite à découvrir la diversité de la scène musicale de Brooklyn avec notamment Sharon Jones, Dirty Projectors et The National. La création «Let it be» (avec Yaël Naim, Coccon, Mathias Malzieu… ) revisite l’album mythique des Beatles à l'occasion du quarantième anniversaire de sa sortie. Les fidèles répondent toujours présents à l’invitation des Nuits, à l’image de Tony Gatlif qui propose une création en hommage à Django Reinhardt («Django Drom»), de Philip Glass qui revient avec un ciné-concert autour du «Dracula» de Tod Browning (avec le Kronos Quartet) ou de L’École d’opéra de Pékin. Deux grandes pièces de théâtre seront proposées : «La Tempête…» de Will

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Pépites d’Afrique

MUSIQUES | En vedette de la Nuit destination Afrique, samedi 18 juillet, les Nuits de Fourvière livrent un trésor : celui de l’âge d’or méconnu de la musique éthiopienne. (...)

Stéphane Duchêne | Vendredi 10 juillet 2009

Pépites d’Afrique

En vedette de la Nuit destination Afrique, samedi 18 juillet, les Nuits de Fourvière livrent un trésor : celui de l’âge d’or méconnu de la musique éthiopienne. À cheval sur les années 60 et 70, cette période faste a donné lieu à la collection discographique Ethiopiques. De ce trésor, les Nuits restituent trois pépites : Gétatchèw Mèkurya (vu au côté de The Ex), Mahmoud Ahmed et Alèmayèhu Esthètu le «James Brown éthiopien».

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L’auberge espagnole

MUSIQUES | C’est la vocation traditionnelle de l’éclat final de Fourvière : finir la saison en beauté dans un tapage aux accents de tapas. Du grand public, de la fine (...)

Stéphane Duchêne | Vendredi 10 juillet 2009

L’auberge espagnole

C’est la vocation traditionnelle de l’éclat final de Fourvière : finir la saison en beauté dans un tapage aux accents de tapas. Du grand public, de la fine bouche et du local, on se sert et il y a de tout. Chaque année en effet, une figure locale est conviée à venir se joindre à la fête, histoire de faire étalage de la vitalité et de la variété, pas toujours récompensées, de la scène autochtone. Pour cette édition c’est la multicarte Karimouche qui ouvrira le bal. Un bal que le groupe I’m from Barcelona se chargera à la fois de peupler et d’alimenter. Car sur scène, ce sera pas moins d’une vingtaine de Suédois venue des ramblas de Jönköping qui déboulera pour entonner en chœur We’re from Barcelona, Collection of Stamps ou Paper Planes, autant de tubes à faire passer une forêt de pins pour une plage catalane. Car si leur dernier album, Who killed Harry Houdini ?, est un poil plus sérieux que leur pochade initiale, sur scène, c’est promis, il n’y paraîtra pas une seconde. À charge ensuite pour Anaïs de maintenir l’euphorie ambiante au top. Elle aussi, à l’occasion de son Love Album, a quelque peu, mais pas complètement, délaissé les prétentions comiques du précédent The Cheap Show po

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Lugdunum's Byrning

MUSIQUES | Même si l’éclat final de Fourvière est programmé deux jours plus tard, l’ultime étincelle de la colline brûlera cette année avec le toujours incandescent (...)

Stéphane Duchêne | Vendredi 10 juillet 2009

Lugdunum's Byrning

Même si l’éclat final de Fourvière est programmé deux jours plus tard, l’ultime étincelle de la colline brûlera cette année avec le toujours incandescent ex-Talking Heads David Byrne. Une tête pensante volontiers penchée sur la «concept music» avec son ami Brian Eno, producteur des Heads et ex-Roxy Music reconverti dans la mise en son d’aéroports. Ensemble, après la crypto-world des têtes parlantes, le showman et le laborantin ont commis à l’aube des années 80 un grand album de rock pensant : My Life in The Bush of Ghosts. De cette carrière richissime qui n’a jamais su sur quel pied danser, simplement parce que danser, c’est justement changer de pied, Byrne a fait un spectacle qui retrace ses grands tubes et ses collaborations avec Eno. Un spectacle et non un concert, car avec Byrne, la musique est un spectacle total dont il s’est toujours un peu perçu comme le maître loyal. Dansant, chantant, passant les plats et faisant la tambouille. On a parlé de Blur, d’Antony, d’Herbie Hancock et de têtes d’affiches plus grosses les unes que les autres. Et si David Byrne, était le grand monsieur de cette édition 2009 ? Le clou d’un spectacle estival qui aurait gardé le meilleur pour la (presq

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Montreal politique

MUSIQUES | Ce n’est pas parce qu’il n’est pas la tête d’affiche de la soirée qu’il faut négliger, en première partie de TV on the Radio, la présence du groupe Of Montreal, (...)

Stéphane Duchêne | Vendredi 10 juillet 2009

Montreal politique

Ce n’est pas parce qu’il n’est pas la tête d’affiche de la soirée qu’il faut négliger, en première partie de TV on the Radio, la présence du groupe Of Montreal, qui n’est pas de Montréal. Et qui n’est d’ailleurs pas vraiment un groupe non plus, eu égard à la personnalité envahissante et à l’ego abrasif de son leader, Kevin Barnes. En exercice depuis 1997, Kevin Barnes aura mis le temps à arriver jusqu’à nous, mais s’est gentiment bâti une réputation de doux dingue pop. D’une part, en tant que membre de la précieuse écurie Elephant 6, labo de pop tordue, allergique aux mélodies faciles et aux airs bon marché pour rayons laitages. D’autre part à cause de son précédent album, Hissing Fauna Are You the Destroyer, récit d’une descente aux enfers dépressionnaire sur fond de pop guillerette aux accents complexes. Une constante, la transcendance déprimée, chez celui qui a nommé son groupe à cause d’une fille «de Montréal» qui venait de la plaquer. C’est qu’on dit volontiers que Kevin, aussi savante que peut l’être parfois sa musique, n’a pas toute sa tête, ou à défaut qu’il n’est pas tout seul dedans, et que c’est justement ce qui vaut de le voir en concert. Il peut y arriver maquillé comm

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Danse musique

MUSIQUES | Si, après avoir fait le plein de spectacles chorégraphiques, vous avez encore des envies de danse du côté de Fourvière, la programmation fournit quelques (...)

Christophe Chabert | Lundi 29 juin 2009

Danse musique

Si, après avoir fait le plein de spectacles chorégraphiques, vous avez encore des envies de danse du côté de Fourvière, la programmation fournit quelques pistes. À commencer par le spectacle de David Byrne (le 30 juillet avec Marianne Faithfull). Il accueille donc sur scène trois danseurs qui se mêlent aux musiciens, aux choristes et au lead singer pour des chorégraphies ironiquement contemporaines. La danse sera plutôt dans la fosse pour la Nuit cubaine (le 29 juillet) qui reçoit survivants et nouveaux venus du Buena Vista Social Club, valeur sûre de la musique qui fait bouger. Plus périlleux, on se risque à parier sur des déhanchements furieux au moment du concert de Of Montreal (le 15 juillet avec Beat assaillant et TV on the radio), que l’on aime écouter comme une alternative à la pop diabétique de Mika. Enfin, les deux films proposés cette année en plein air et sur grand écran montreront aussi quelques chorégraphies cultes : celles de Cabaret (avec Liza) et de Hair (avec des hippies).

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United colors of Fourvière

CONNAITRE | La programmation 2009 des Nuits de Fourvière est un tour du monde d’images et de musiques, marquée par de stimulantes rencontres et des concerts exclusifs (denrée de plus en plus rare dans les festivals d’été). Christophe Chabert

Christophe Chabert | Jeudi 18 juin 2009

United colors of Fourvière

Festival / Comme on parle de «world music», il faudrait parler de «world festival» à propos des Nuits de Fourvière. Dès leur spectacle d’ouverture, un orchestre multiculturel romain réinventait La Flûte enchantée ; plus tard, l’Américain Herbie Hancock se lancera dans un piano à piano avec le Chinois Lang Lang ; encore après, la Française Sylvie Guillem, l’Anglais Russell Maliphant et le Canadien Robert Lepage uniront leurs efforts pour un spectacle annoncé comme grandiose autour de la figure du Chevalier d’Éon ; et par la suite, des artistes venus d’Algérie, de Cuba, du Mali ou d’Ethiopie complèteront ce tour du monde. Certes, il y a parfois des bévues (comme la présence incompréhensible au grand théâtre d’Amadou et Mariam, qui sont sûrement ce que la musique malienne a engendré de pire, alors que quelques jours avant, son plus grand génie, Toumani Diabaté, se produira sur la petite scène de l’Odéon…) ; mais en matière de voyages artistiques, Les Nuits de Fourvière touchent cette saison à l’excellence. Rock primeurSi ce panorama mondial fournit sa colonne vertébrale au festival, le reste de la programmation n’est pas négligeable, loin de là. Saluons d’abord les nombreu

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Et rond, et rond, petits canassons…

SCENES | Théâtre équestre / Avec un entêtement proche de la mule, Les Nuits de Fourvière prolongent cette année encore leur fidélité à certains artistes. Mais pour corser le (...)

Christophe Chabert | Mardi 27 mai 2008

Et rond, et rond, petits canassons…

Théâtre équestre / Avec un entêtement proche de la mule, Les Nuits de Fourvière prolongent cette année encore leur fidélité à certains artistes. Mais pour corser le cocktail et éviter la redite, les voilà qui se plaisent à mélanger leurs dadas et à produire de nouvelles formules artistiques. Ainsi de Bartabas, venu au festival il y a deux ans pour un Récital équestre où chevaux et cavaliers de son Académie de Versailles galopaient autour du piano d’Alexandre Tharaud, et de Philip Glass, présent en 2004, 2005, 2006 et 2007 ; les voilà réunis pour des Partitions équestres où les mêmes équidés tournoient autour de la musique de Glass (interprétée par un quatuor de saxophonistes, l’ensemble Ossia). À moins que ce ne soit, hypothèse poétique, l’inverse ! Car aux fondements des compositions du musicien new-yorkais, il y a le cercle, ces spirales mélodiques qui s’enroulent les unes sur les autres et produisent une sensation de vertige et d’hypnose. La rime était presque naturelle avec la circularité de la piste sur laquelle Bartabas met en scène ses chevaux, rime qu’il ne se prive pas de décliner dans ce spectacle prometteur. Ainsi, aux tourbillons sonores de Glass répondront l

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Des nuits au féminin pluriel

CONNAITRE | Festival / L'an dernier, malgré de multiples défections (Antony, Mika, Sly & Robbie), Les Nuits de Fourvière avaient proposé une édition riche et marquée par (...)

Dorotée Aznar | Mardi 25 mars 2008

Des nuits au féminin pluriel

Festival / L'an dernier, malgré de multiples défections (Antony, Mika, Sly & Robbie), Les Nuits de Fourvière avaient proposé une édition riche et marquée par quelques grands moments : Sacred monsters de Sylvie Guillem et Akram Khan, Berlin par Lou Reed ou encore l'incroyable concert d'Elvis Costello... En 2008, le programme est tout aussi alléchant, entre habitués et nouveaux venus dans les théâtres romains. Rayon retours, ceux de Bartabas et de Philip Glass sont les plus marquants, puisqu'ils officieront ensemble pour une création inédite, pendant que, dans le Parc de Lacroix-Laval, le festival accueillera un mois durant la dernière création de Zingaro, Battuta. Retour aussi pour Keith Jarrett, Sylvie Guillem (pour un hommage à feu-Maurice Béjart) et Damon Albarn, qui se déplacera avec la quasi-totalité des artistes de son label Honest Jons pour une date unique en France. Autre invitée d'honneur du festival, Marianne Faithfull, pour deux projets : une lecture en musique des Sonnets de Shakespeare et un concert partagé avec son ami Etienne Daho, récemment «victoirisé» par une profession... qui a dressé des lauriers à la sublime Yael Naim, elle aussi à l'affiche d'un

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New York Time

MUSIQUES | Panorama / En programmant la crème des musiciens new-yorkais, Les Nuits de Fourvière, après Nuits sonores, rendent justice à une ville dont la culture de l'avant-garde a toujours marqué le tempo de la tendance mondiale. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mercredi 4 juillet 2007

New York Time

Observateur avisé de l'industrie culturelle, Frank Zappa a dit un jour : «la culture dominante viendra toujours à toi, mais c'est à toi d'aller vers l'underground». Sauf qu'en la matière, la culture dominante a tendance à nous mâcher le travail puisqu'elle finit toujours par se nourrir de l'underground. À Big Apple plus qu'ailleurs puisque les artistes présentés aux Nuits New York symbolisent au mieux ce mouvement de balancier perpétuel entre underground et establishment. Avant de devenir, avec la reconnaissance et les années, des mythes (Lou Reed, Patti Smith), des princes de la hype (Antony) ou des références culturelles incontournables (Philip Glass, Laurie Anderson) qui nous font l'honneur culturel «de venir à nous», tous ont arpenté la marge et ses zones artistiques peu fréquentées : à sa sortie, le premier album du Velvet Underground (1967), bande-son de la Factory aujourd'hui considérée comme un classique indépassable, fut largement snobé (tout comme Berlin, six ans plus tard). Mais la légende, tenace, raconte que chacun de ses acheteurs a, dans la foulée, fondé un groupe de rock. Quant à la scène du CBGB des 70's, poignée de punk rockers plus (Talking Heads) ou moins (Richa

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