Forza Motorsport 4

CONNAITRE | Sur Xbox 360 (Turn 10 / Microsoft)

Benjamin Mialot | Lundi 31 octobre 2011

Une Intelligence Artificielle qui roule avec des œillères, une météo aux abonnés absents et c'est tout. Au-delà de ces menus griefs, Forza Motorsport 4 possède plus encore que ses aînés toutes les qualités pour être élu jeu de course de l'année : une modélisation maniaque de plus de 500 bagnoles, des sensations criantes de vérité, un gameplay orienté simulation entièrement personnalisable, un contenu hors-ligne vertigineux (le mode carrière offre à lui seul de quoi torpiller un mariage), des fonctions communautaires bien pensées (on peut notamment créer un club)... N'en jetons plus, allons plutôt consoler les développeurs de Gran Turismo.

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Festival Sport, Littérature et Cinéma : Complètement foot

Institut Lumière | Au milieu des hommages (à Poulidor), des films, des invités prestigieux (Platini, Killy, Luc Dardenne) et d'une thématique tournée vers l'olympisme, le toujours très éclectique Festival Sport, Littérature et Cinéma réserve la part du lion au football. Avec la promesse de nous aider à cerner notre amour de ce jeu.

Stéphane Duchêne | Mardi 28 janvier 2020

Festival Sport, Littérature et Cinéma : Complètement foot

Il y a cette maxime sur le football et la morale qu'énonça un jour le gardien du Racing Universitaire d'Alger, Albert Camus ; Sartre lisant L'Équipe dissimulé dans les pages du Monde ; Marguerite Duras conversant dans Libération avec un retraité nommé Platini qu'elle compare à un ange... Et quand Montherlant écrit en 1927 : « il a conquis le ballon et seul, sans se presser, il descend vers le but adverse. / Ô majesté légère, comme s'il courait dans l'ombre d'un dieu ! », il n'a jamais vu jouer Best ou Rocheteau mais à coup sûr, il parle d'eux. De là, ce lien indéfectible du football et d'une élite culturelle qui ne l'a pas toujours assumé. Longtemps le culte du jeu et des joueurs fut réservé à la vulgarité d'un peuple célébrant ses veaux d'or dans la folie propre aux foules théorisées par Gustave Lebon. Les choses ont bien changé et sans doute le

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Les Sportives en Lumière

Sport, Littérature & Cinéma | La cinquième édition du festival Sport, Littérature & Cinéma est largement consacrée aux femmes ce week-end, à l'Institut Lumière.

Sébastien Broquet | Mardi 30 janvier 2018

Les Sportives en Lumière

C'est l'histoire d'un rendez-vous excitant qui nous laisse un peu sur notre faim, cette année. D'un festival pas commun, ramenant le sport dans le monde des intellos, nous rappelant que le cyclisme a engendré quelques-unes des plus belles pages de la littérature française et que le film de boxe est un genre à part entière empli de chefs d'œuvre. Que le football, s'il garde malheureusement en France son image beauf, fait intégralement partie de la pop culture en Angleterre. Sport, Littérature & Cinéma, c'est cette histoire et bien plus encore : une riche idée de Thierry Frémaux, directeur de l'Institut Lumière, ardent supporter de l'OL, qui de plus accompagne le récent boom éditorial autour des livres consacrés au sport. Mais si les quatre précédentes éditions nous avaient aguiché, celle-ci semble plus maigre : épuisement de la formule ou fatigue passagère, l'avenir le dira. Reste que l'on déniche quelques pointes d'intensité au cœur de ce programme largement dédié aux femmes. Oui, le mil

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Hola à Ali, hello à Alain, heil à Leni

Sport, Littérature & Cinéma | Hommages, venues d’idoles et film maudit sont au programme de cette 4e édition du festival Sport, Littérature et Cinéma.

Vincent Raymond | Mardi 24 janvier 2017

Hola à Ali, hello à Alain, heil à Leni

Fin janvier, les amateurs et/ou pratiquants de disciplines sportives ont rendez-vous à l’Institut Lumière, où l’année a débuté sur les chapeaux de roues. Voilà qui devrait rappeler de bons souvenirs à l’invité d’honneur Alain Prost, qui assistera le 27 à une projection de Weekend of a Champion (2013), le documentaire que Frank Simon et Roman Polanski consacrèrent au pilote Jackie Stewart. La veille, l’ouverture sera “poignante” à plus d’un titre, avec l’hommage rendu à Muhammad Ali. Disparu l’an dernier, le champion devenu roi, totem puis légende revivra sur l’écran dans When We Were Kings (1996) de Leon Gast. Une soirée d’autant plus symbolique que la toute récente médaillée d’or de boxe aux Jeux olympiques de Rio, Sarah Ourahmoune, est attendue. L’œil de Berlin Mais le festival, grâce à sa composante “colloque”, aborde aussi les sujets d’actualité, comme de grands thèmes transversaux entre la littérature, le cinéma et l’histoire. Sont ainsi prévus au menu : une causerie sur la candidature de Paris aux JO 2014 par Thierry Rey, ou un point sur la restauration du patrimoine cinématographique du Co

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Le sport et le nazisme : des crampons pleins de boue

CHRD | Tous derniers jours – jusqu'au dimanche 29 janvier - pour aller voir (et lire !) au CHRD l'exposition, réalisée par le Mémorial de la Shoah, consacrée (...)

Nadja Pobel | Mardi 17 janvier 2017

Le sport et le nazisme : des crampons pleins de boue

Tous derniers jours – jusqu'au dimanche 29 janvier - pour aller voir (et lire !) au CHRD l'exposition, réalisée par le Mémorial de la Shoah, consacrée au Sport européen à l'épreuve du nazisme. Hitler, pour installer son parti en Allemagne, a pris exemple sur Mussolini (que l'on voit ici à ski dans les années 30) : modeler des hommes forts et non plus malingres, bâtir des stades partout (ça crée de l'emploi) et même, du côté des Transalpins, inventer une course cycliste (le Giro) pour relier toutes les provinces et tisser une unité nationale indispensable, renforcée par les clubs et leurs adhérents ainsi prompts à recevoir des discours propagandistes à peine masqués. C'est ainsi qu'Hitler exclura insidieusement les Juifs des compétitions, avant de vouloir les supprimer à grande échelle. Passionnant, ce parcours est malgré tout âpre, plus propice à être consulté dans un livre qu'invitant à la déambulation. Au sous-sol, cette décennie (des JO de Berlin 36 à ceux de Londres en 48) est étayée par l'évocation, objets à l'appui, de grands sportifs de l'époque comme le footballeur André Roder. Et cette expo de démontrer, si besoin e

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"La Grande course au fromage" : Bougez-vous les meules !

ECRANS | de Rasmus A. Sivertsen (Nor, 1h18) animation, avec les voix de Michel Hinderijkx, Philippe Allard, Pascal Racan…

Vincent Raymond | Mercredi 9 novembre 2016

L’impulsivité de Solan le canard lui joue bien des tours ! La preuve avec un dernier “exploit” : parier une maison (qui n’est pas la sienne) contre une usine de fromages (norvégiens, en plus). Pour sauver la bicoque engagée, le volatile et ses amis doivent convoyer une meule géante à travers la montagne. Ils vont s’en payer une bonne tranche… Quelle substance, psychotrope ou non, faut-il avoir ingérée pour imaginer un titre et un synopsis aussi improbables ? Du brunost hors d’âge ? Les arcanes des auteurs de films à destination des jeunes publics demeurent en tout désespérément insondables pour les profanes que nous sommes. L’invraisemblance d’un sujet n’ayant jamais défrisé la moindre tête blonde, brune ou rousse, les tout-petits spectateurs lambda suivront avec gourmandise les déambulations pataudes des personnages de ce stop motion long comme un jour sans pain, pendant que leurs accompagnateurs s’abandonneront à une bienheureuse sieste. Même si l’animation est correcte, l’exotisme nordique ne suffit pas à captiver outre mesure. Bref, c’est râpé.

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Poulidor : La victoire en perdant

CONNAITRE | Après deux quintuples vainqueurs du Tour, Bernard Hinault et Eddy Merckx, le festival Sport, Littérature et Cinéma rend hommage à une autre légende du cyclisme : Raymond Poulidor, éternel second et perdant paradoxal, car unique coureur de l'Histoire dont le plus grand exploit est de n'avoir jamais gagné le Tour.

Stéphane Duchêne | Mardi 16 février 2016

Poulidor : La victoire en perdant

« Cela faisait si longtemps que nous attendions ça. Et enfin ce 15 juillet 1975, dans les premiers lacets de la montée du Pla d'Adet de la 17e étape du Tour de France, Raymond Poulidor s'est échappé. Il avait 38 ans. » Ainsi démarre, par cet épisode tardif de sa carrière, bercé par la voix de François Morel, Poulidor premier, documentaire de Patrick Jeudy sur l'éternel second. « C'est l'une de ses plus belles victoires », ajoute le commentaire sans ironie. Au sujet de l'épisode, l'écrivain et journaliste cyclophile Christian Laborde abonde : « En 1974, des types pleuraient de joie dans le Pla d’Adet, après qu’il eut démarré dans le premier virage, laissant sur place Eddy Merckx et tout le gratin des pentes. (...) Mon père chialait : ce démarrage, il l’attendait depuis 1964, depuis l’envol de Raymond dans le col du Portillon. » Le Pla d'Adet ou la dernière salve victorieuse de l'homme qui ne gagnait jamais. En France, les seconds sont éternels, les perdants magnifiques et toujours pardonnés : les Verts 1976 et leurs poteaux carrés, les Bleus de Séville 1982, Fignon et ses 8 secondes manquantes, on s'en fait jusqu'à l'écoeure

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L'institut Lumière se remet au sport

ECRANS | Séparément, chacun exerce sur le public une attraction confinant à la fascination : que dire alors d’une rencontre entre sport, (...)

Vincent Raymond | Mardi 19 janvier 2016

L'institut Lumière se remet au sport

Séparément, chacun exerce sur le public une attraction confinant à la fascination : que dire alors d’une rencontre entre sport, littérature et cinéma ? Elle se révèle forcément fusionnelle et des plus fécondes à l’écran, tant celui-ci transcende le mouvement, magnifie l’exploit, héroïse les sportifs dans leurs souffrances… Pour la troisième année, l’Institut Lumière mouille le maillot en consacrant un festival à l’art d’accommoder intelligence et muscles, en images ou en mots. Piochant dans le vaste corpus des œuvres dédiées au sport, la programmation mêle projections, débats, rencontres, colloque, hommages (l’immense cycliste Raymond Poulidor et le motard Giacomo Agostini seront célébrés), et quelques avant-premières (Free to run, de Pierre Morath - en sa présence - consacré au jogging, et Good Luck Algeria de Farid Bentoumi, présenté par ce dernier et Sami Bouajila). Sport parmi les plus cinégéniques, la boxe aura les honneurs d’une nuit, avec la projection des quatre premiers volets de la saga Rocky (au moment où Creed vient d’arriver dans les salles),

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Raymond Poulidor à l'Institut Lumière

ECRANS | Deux ans après Eddy Merckx, c'est un autre cycliste qui donnera le coup d'envoi de la troisième édition des passionnantes rencontres Sport, Cinéma et (...)

Benjamin Mialot | Jeudi 10 décembre 2015

Raymond Poulidor à l'Institut Lumière

Deux ans après Eddy Merckx, c'est un autre cycliste qui donnera le coup d'envoi de la troisième édition des passionnantes rencontres Sport, Cinéma et Littérature de l'Institut Lumière (du 21 au 24 janvier) : l'éternel second Raymond Poulidor, à l'honneur d'une double projection documentaire – l'un inédit, l'autre tourné par Lelouch en 65. Également à l'affiche : une nuit Rocky, le multi champion du monde de vitesse Giacomo Agostini (à l'honneur de Continental Circus de Jérôme Laperrousaz en 1972), le judo selon Akira Kurosawa (La Légende du grand judo, 1942) et la boxe selon Raoul Walsh (Gentleman Jim, 1942 aussi), un ciné-concert à l'Auditorium sur du Harold Lloyd... Et le lot habituel d'avant-premières (notamment Free to Run de Pierre Morath, sur l'essor poulaire de la course à pied) et de rencontres, dont vous trouverez en partie le détail sur le site de l'Institut.

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Les luttes finales

CONNAITRE | C'est sous le signe du combat, de la lutte acharnée pour se faire une place - si possible la première - que se place la nouvelle édition du festival Cinéma, Sport et Littérature de l'Institut Lumière. Au programme : champions invétérés, docu fanatisés et films engagés, dans tous les sens du terme. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mardi 6 janvier 2015

Les luttes finales

Pour le coup d'envoi de cette deuxième édition, l'Institut a fait appel à deux des plus grands "lâche-rien" du sport français  : Hinault d'abord, Killy ensuite, histoire d'annoncer la couleur, celle de la lutte sous toutes ses formes. Le lendemain – également jour d'un déjà traditionnel colloque "Cinéma, sport et littérature" avec pléthore de journalistes et d'écrivains spécialisés – Eric Cantona, quasi pensionnaire des lieux, revient avec un de ces "Canto-docu" dont il a le secret – un genre en soi, identifiable à ses envolées lyriques, ou "cantonades", bientôt aussi mythiques que les Alain Decaux raconte... de notre enfance. Après Les Rebelles du Foot, l'ex-Mancunien s'est penché cette fois sur la question des liens entre le football français et l'histoire des grandes vagues d'immigration, toutes incarnées par des champions (Kopa le Polonais, Piantoni et Platini les Ritals, Zidane le Kabyle...). L'Histoire et les résonances politico-historiques du sport, ce sera aussi le thème sous-jacent de l'exposition signée Raymond Depardon, sise à la galerie de la rue de l'Arbre-Sec... Armées Rouges ...et celui d'un autre docu-politico-sportif : The

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Bernard Hinault, Blaireau malgré lui

CONNAITRE | Invité à ouvrir le festival "Sport et Cinéma" de l'Institut Lumière, Bernard Hinault, quintuple – et dernier français – vainqueur du Tour de France fut aussi, à sa manière, un personnage de cinéma. Le héros de quelques-uns des plus beaux thrillers sur rou(t)e de son époque, tous marqués, à l'image du dernier, par une envie de gagner qui en toute circonstance et jusqu'au bout resta irrépressible et irraisonnable. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mardi 6 janvier 2015

Bernard Hinault, Blaireau malgré lui

Quand on pense à Bernard Hinault, deux images viennent immédiatement en tête. La première, c'est celle de l'étape Autrans-Saint-Etienne sur le Tour 85, que Le Blaireau termine le visage en sang et le nez en charpie après une chute à 300 mètres de l'arrivée. La seconde : le même, un an plus tard, franchissant main dans la main avec son jeune coéquipier Greg Lemond la ligne d'arrivée de l'Alpe d'Huez. Image mythique scellant "définitivement" une réconciliation au sommet après des jours d'imbroglio tactique et de suspicion de trahison de parole. La tragédie grecque conclue, croit-on, par un triomphe romain. Voilà l'histoire : à la fin du Tour 85, remporté par Hinault avec l'aide d'un Lemond piaffant d'impatience – il avait un peu hésité à jouer sa carte après la défiguration stéphanoise d'Hinault – le maître faisait une incroyable promesse devant les caméras : son cinq

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Lumière en tête de peloton

CONNAITRE | Des salles remplies, des films rares, des invités prestigieux : l’Institut Lumière a pleinement réussi ses premières Rencontres sport, cinéma et littérature. Retour sur cette manifestation qui s’est tenue du 16 au 19 mars et sera reconduite en janvier prochain. Nadja Pobel

Nadja Pobel | Mardi 25 mars 2014

Lumière en tête de peloton

Eddy Merckx déambule. "Le Cannibale", venu à Lyon pour ouvrir ces rencontres Sport, cinéma et littérature, connait probablement par cœur les magnifiques clichés en noir et banc de L’Equipe exposés dans la galerie de l’Institut Lumière (et visibles jusqu’au 19 avril), et qui racontent pour certains d’entre eux ce qui a forgé sa légende et assis son immense célébrité. Il faut voir quelques minutes plus tard à quel point les yeux de certains spectateurs s’allument en le voyant arriver dans ce hangar du Premier Film qui vit naître le cinéma. Un tiers des spectateurs ce soir-là, comme durant le reste du week-end et bien que lyonnais pour la plupart, n’était jamais venus ici. C’est dire si cette manifestation a bousculé les habitudes, ce nouveau public s'étant souvent retrouvé à truster les marches de la salle. Le film de Joël Santoni, La Course en tête, n’est pourtant pas facilement abordable, lui qui retrace sur fond de musique médiévale et sans commentaire l’année 73 du champion, ses entraînements, ses babillages avec ses enfants, ses victoires (au Giro et à la Vuelta mais pas au Tour, sur lequel il fit l’impasse)... Lesquelles émeuvent toujours le Grand E

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Lumière mouille le maillot

CONNAITRE | Inatteignable surhomme ou trop banal humain, le sportif est une figure mythique qui, loin de n’occuper que les journalistes et les fans, est aussi le sujet de nombreux films et livres. En consacrant un week-end au sport, l’Institut Lumière place l’athlète au centre du jeu. Stéphane Duchêne et Nadja Pobel

Nadja Pobel | Mardi 11 mars 2014

Lumière mouille le maillot

Dans ses Mythologies (1957), au rang desquelles le Tour de France se voyait consacrer un chapitre, Roland Barthes l’écrivait clairement : «le langage donne à l’événement la majoration épique qui permet de le solidifier». Sur la Grande Boucle spécifiquement, il ajoutait qu'elle était «le meilleur exemple d’un mythe total donc ambigu ; le Tour est à la fois un mythe d’expression et un mythe de projection, réaliste et utopique tout en même temps». Si dès lors que la littérature rencontre le sport, elle ne se focalise pas uniquement sur le vélo, force est de constater que cette discipline, comme la boxe, a fait couler beaucoup d’encre, l’origine modeste de leurs champions n’y étant sans doute pas pour rien - plus l’amplitude de destin est grande, plus le mythe se consolide. Philippe Delerm (La Tranchée d’Arenberg et autres voluptés sportives), Jean Echenoz (Courir, sur le destin d’Emil Zatopek), Dominique Noguez et bien d’autres ont fait de l’athlète un personnage de leurs nouvelles ou récits. Toutefois, davantage que les romanciers, le programme des premières rencontres "Sport, littérature et cinéma" de l'Institut Lumière conce

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Pas de repos pour les expos

ARTS | Ludiques, émouvantes ou impressionnantes, ces expositions ont, à l'instar de celle du CHRD, rythmé notre automne. La trêve hivernale est l'occasion (la dernière pour certaines) de les revoir ou de les découvrir. Jean-Emmanuel Denave et Nadja Pobel

Benjamin Mialot | Vendredi 20 décembre 2013

Pas de repos pour les expos

Joseph Cornell et les surréalistes à New York  C'est l'événement artistique de ce début de saison à Lyon. Le Musée des Beaux-Arts nous invite à découvrir Joseph Cornell (1903-1972), drôle d'artiste américain n'ayant jamais ni peint ni sculpté. Proche des surréalistes émigrés à New York dans les années 30-40, Cornell est un fabuleux "fabricateur" d'images usant de techniques aussi diverses que le collage, des montages personnels d'images filmées ou l'assemblage poétique d'objets dans de petites boîtes ou de mini-théâtres. Un univers très émouvant et inventif qui est présenté au milieu d’œuvres d'artistes surréalistes importants (Max Ernst, Salvador Dali, Yves Tanguy, René Magritte...). A noter aussi, la sortie récente d'un beau catalogue sur l'exposition aux éditions Hazan. Au Musée des Beaux-Arts, jusqu'au lundi 10 février   Tony Cragg et Sigmar Polke 

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L'amour à la machine

SCENES | Un duo pour danseur et pelleteuse. Il fallait y penser. La compagnie Beau Geste, en la personne du chorégraphe Dominique Boivin, l'a fait en 2005 et n'a (...)

Benjamin Mialot | Jeudi 13 juin 2013

L'amour à la machine

Un duo pour danseur et pelleteuse. Il fallait y penser. La compagnie Beau Geste, en la personne du chorégraphe Dominique Boivin, l'a fait en 2005 et n'a depuis cessé de présenter le résultat aux quatre coins du monde. C'est dire le pouvoir de fascination qu'exerce cette courte pièce (vingt minutes chrono) à mi-chemin de la relecture mécanique de King Kong (plus une magnifique histoire d'amour impossible qu'un récit d'aventure), de la parabole sur la domination croissante des machines et du rêve d'enfant concrétisé. A quoi tient-il ? Au caractère périlleux et par extension spectaculaire de l'exercice, bien sûr, et à la technicité qu'il requiert de ses interprètes. Mais aussi et surtout à l'improbable alchimie qui s'y construit entre l'imposant engin de terrassement, dont le godet se fait tour à tour mâchoire dévorante et main protectrice, et le petit homme tiré à quatre épingles qui tente de l'apprivoiser. Bref, en dépit de la richesse proverbiale des Invites, on ne verra au cours de leur édition 2013 sans doute rien de plus atypique et gracieux que ce pas de deux - d'autant que c'est la voix de

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Sport de filles

ECRANS | De Patricia Mazuy (Fr, 1h41) avec Marina Hands, Bruno Ganz…

Dorotée Aznar | Lundi 23 janvier 2012

Sport de filles

Il y a un grand film à réaliser sur le dressage équestre, les rapports entre le cavalier et son animal, leurs correspondances indicibles – mais de toute évidence, ce n’est pas celui-ci. Le gros problème, c’est qu’on ne sait pas vraiment de quoi cause Sport de filles, tant sa forme est en permanence à contretemps du fond. Le script embrasse plusieurs pistes qu’une mise en scène et un montage indolents peinent à suivre ; même les compositions originales de John Cale semblent victimes d’une greffe ratée sur les séquences qu’elles illustrent. On peut se reposer sur les honnêtes performances d’un casting foutraque et attachant pour passer le temps, et on ne pourra pas s’empêcher, pendant toute la durée du film, de rêver aux promesses du Cheval de guerre de Steven Spielberg.François Cau

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Course en solitaire

ECRANS | La Ciné-collection du GRAC commence bien l’année 2010 avec un film immense, "À bout de course" de Sidney Lumet, où le cinéaste faisait le bilan, à la fin des années 80, de l’héritage des années 70. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Dimanche 3 janvier 2010

Course en solitaire

Peu de films ont, comme À bout de course, réussi à synthétiser par leur sujet l’enjeu profond d’une décennie de cinéma. À travers la cavale d’une famille dont les parents, Arthur et Annie Pope, sont poursuivis par le FBI après un attentat commis contre une usine de fabrication de Napalm en 1971, Sidney Lumet s’interroge sur ce qu’il reste des années 70 dans le cinéma américain, menacé de stérilité à la fin des années 80. Sa réponse est à la fois limpide et extrêmement subtile : contre la superficialité des blockbusters, il réaffirme la valeur d’un récit démocratique où chaque personnage a le droit d’exister dans sa complexité morale ; contre les mises en scène qui recyclent les principes de l’image MTV, il prend le temps de regarder ses acteurs et d’inscrire les séquences dans une durée mélancolique. Car si Lumet constate qu’il y a encore des choses à tirer de cet héritage cinématographique, le récit fait de cette transmission un douloureux cas de conscience. Les braises du passé Contre toute logique hollywoodienne, À bout de course se refuse à adopter le point de vue unique de Danny, fils adolescent de la famille (interprété

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Course à la mort

ECRANS | De Paul W. S. Anderson (ÉU, 1h45) avec Jason Statham, Tyrese Gibson...

Dorotée Aznar | Mercredi 15 octobre 2008

Course à la mort

1975. Roger Corman produit La Course à la mort de l'an 2000, un film d'anticipation qui voyait des équipes de chauffards traverser les États-Unis en écrasant le plus de piétons possible. Ce postulat bien bas du front se retrouvait transfiguré par la caméra et les réécritures de Paul Bartel, qui transforma cette apologie racoleuse de la justice expéditive en charge subversive et jouissive contre le totalitarisme et le proxénétisme de la notion de divertissement. 2008. Après avoir rongé son frein pendant près d'un quart de siècle, Roger Corman trouve enfin le moyen de coproduire le film dont il rêvait à l'origine, et ce, grâce au "talent" de Paul W. S. Anderson, l'homme responsable de Resident Evil et Alien vs Predator. Dès la première scène de course, plus exactement à l'arrivée des co-pilotes bimbos sur fond de mauvais R'n'B, ce remake revendique sa putasserie à tous les étages. Du gore faussement craspec, des grosses voitures tunées, des petites pépées uniquement là pour faire joli, une bande son à base de popopopop, et le tour est joué. Revoyez plutôt le film original... FC

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