Fresque animée

Nadja Pobel | Jeudi 28 novembre 2013

Photo : © Ville de Lyon


Il est le seul non Lyonnais de l'histoire. Le Chartrain Laurent Lhuillery, maire adjoint du chef-lieu d'Eure-et-Loir et responsable de la manifestation Chartres en lumières, s'est pourtant entouré d'une équipe 100% gones pour lancer Dessine-moi... des lumières avec les élèves de la très réputée école d'arts visuels Emile Cohl et les jeunes artistes numériques de Theoriz Crew, qui avaient déjà permis aux spectateurs de jouer à Pac Man sur la façade d'un immeuble de la place Sainte-Anne en 2011 ou d'interagir avec celle de l'Alliance française sur la place Bahadourian l'an dernier.

Ce projet original d'éclairage du mur des Lyonnais, oeuvre logiquement invisible dès la nuit tombée (à l'exception du mur des Canuts, illuminé de manière pérenne par la Direction de l'éclairage public depuis sa restauration en mai dernier), verra les éminentes personnalités représentées (le créateur de Guignol Laurent Mourguet, Antoine de Saint-Exupéry, les Frères Lumière, Tony Garnier, Louise Labbé...) tour à tour prendre vie tandis que les autres seront plongés dans l'obscurité. Non content de constituer une première pour la Fête des Lumières, ce projet sera aussi un hommage à différents savoir-faire lyonnais, à commencer par le travail de Cité Création, faiseurs de fresques dont les talents ont très largement dépassé les frontières locales. Le directeur de la structure, Gilbert Coudène, est de fait associé.

Ce moyen inédit de célébrer l'art d'utiliser la lumière, dont Lyon s'est fait une spécialité depuis le plan Lumière de Michel Noir en 1989, devrait au passage permettre de désengorger la place des Terreaux. Ce ne sera pas la moindre de ses qualités.

Nadja Pobel

Dessine-moi... des lumières par Light Event Consulting, l'école Emile Cohl, Cité Création...
Mur des lyonnais, Lyon 1er

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Montluc, prison ouverte

Histoire | Dix ans que la prison Montluc est devenue un mémorial. Pour l’occasion, ce lieu témoin des horreurs du nazisme s’habille de l’imagination et du talent de jeunes artistes de l’école voisine Émile Cohl. Dialogue régénérant.

Nadja Pobel | Jeudi 24 septembre 2020

Montluc, prison ouverte

[Mise à jour : en raison de la crise sanitaire, le Mémorial de la prison de Montluc est fermé jusqu'à nouvel ordre. L'évolution de la situation est à suivre sur leur site.] Les lieux de mémoire ont un sens topographique qu’il ne faut pas négliger, comme Pierre Nora l'a démontré au fil des trois tomes qu’il a pilotés et qui portent précisément ce titre de Lieux de mémoire. Un lieu, on peut y retourner. Il le faut même, pour encore et toujours s’imprégner de ce que d’autres avant nous y ont vécu, pour savoir d’où nous venons et d’où nous parlons. Probablement que nous sommes un peu de cette prison Montluc, ouverte en 1921, qui fut notamment au service de Vichy de juin 1940 à janvier 1943. Les gosses d’Izieu y ont été parqués avant d’être envoyés à Drancy puis Auschwitz. Puis ce fut une prison militaire allemande dans laquelle transitèrent près de 10 000 personnes, dont 60% furent déportés et près de 10% fusillés ou exécutés. L’histoire franco-algérienne est aussi incrustée dans ces murs. La maison d’arrêt a fermé en 2009. Raconter en images

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Marc Dailly, de la hache au pinceau

ARTS | Wendy, Jack et leur fils Danny vont passer l'hiver à garder l'hôtel Overlook dans le Montana. Là, des fantômes, des réminiscences et la folie emporteront le (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 19 janvier 2016

Marc Dailly, de la hache au pinceau

Wendy, Jack et leur fils Danny vont passer l'hiver à garder l'hôtel Overlook dans le Montana. Là, des fantômes, des réminiscences et la folie emporteront le trio jusqu'à la schize, à coups de hache du crâne de Jack à une porte de salle de bain... Vous aurez reconnu la trame du Shining de Stanley Kubrick, son premier grand film sur la famille. Un film qui a beaucoup marqué le peintre Marc Dailly qui, troquant la hache pour un plus pacifique pinceau, s'attache beaucoup à métamorphoser les scènes d'intérieur familial en tableaux inquiétants, parfois quasi surréalistes. Né à Genève en 1978, formé aux arts graphiques à l'Ecole Emile Cohl de Lyon, Marc Dailly quitte très vite les rivages sérieux de l'art pour laisser libre cours à l'huile et à son imagination : « J’ai peur de trop contrôler ma peinture, je préfère laisser libre cours à mon inconscient qui saura vraisemblablement bien mieux que moi raconter des histoires » écrit-il sur son site Internet. Sur ses toiles, les espaces prennent des courbures étranges, des nymphes dénudées traversent les cloisons, les proportions entre les figures s'affolent, l'obscurité épaisse évoque des

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La tête dans les mirages

CONNAITRE | Après une première édition en forme de prise de température, le Mirage Festival prend de l'ampleur. Plus qu'un instantané, c'est de fait un véritable panorama de la création numérique contemporaine qu'il propose. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 18 février 2014

La tête dans les mirages

En latin, dolus désigne une supercherie. C'est exactement ce à quoi s'est livré le collectif du même nom (redoublé) lors de la dernière Fête des Lumières : plutôt que de proposer un éclairage inédit du bâti à sa disposition, il a érigé sur la place Colbert un immersif tunnel de diodes dont les variations d'intensité figuraient autant de respirations. Autrement dit une installation autonome et qui aurait été à sa place, c'est le cas de le dire, sur n'importe quel autre bout de trottoir de la ville.Non respect du cahier des charges ? On préfère y voir l'affirmation d'une authentique passion pour les arts numériques : là où la plupart des événements se targuant de les promouvoir ne les utilisent en fin de compte qu'à des fins décoratives, Dolus & Dolus les valorise dans toute leur capacité à redéfinir notre environnement. Notamment dans le cadre du Mirage Festival, créé en 2013 et renouvelé cette année dans une version augmentée. Un festival pour les unir tous Ce sont en effet pas moins de douze lieux qu'investira l'événement, et à peu près deux fois plus de fenêtres sur l'avenir qu'ouvriront les développeurs, musiciens et plasticiens (et

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Fête des Lumières : la fresque des Lyonnais récompensée

CONNAITRE | Après la foule, l'heure des récompenses ! Lundi soir, au moment où s'éteignait la Fête des Lumières 2013, trois prix ont été décernés, dont le Prix des partenaires, (...)

Nadja Pobel | Mercredi 11 décembre 2013

Fête des Lumières : la fresque des Lyonnais récompensée

Après la foule, l'heure des récompenses ! Lundi soir, au moment où s'éteignait la Fête des Lumières 2013, trois prix ont été décernés, dont le Prix des partenaires, qui a couronné notre chouchou : la Fresque des Lyonnais, animée par CitéCréation, l’école Emile Cohl et ECohlCité. Cette installation a failli également remporter (à quatre voix près !) le trophée du public, basé sur un vote des internautes exprimé sur le site de France 3 Région. Il est malheureusement revenu à Damien Fontaine pour son éclairage sans grande trouvaille de la place des Terreaux. Enfin, le trophée Recylum a couronné la très froide et très prétentieuse installation de Jean-Charles de Castelbajac et Mr Nô dans la cour de l'Hôtel de Ville, Lost paradise. Si cela n'avait tenu qu'à la rédaction du PB, nous aurions pour notr

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Nelson Mandela à la Fête des Lumières

CONNAITRE | La Ville de Lyon associera le souvenir de Nelson Mandela à la Fête des Lumières et plus particulièrement aux Lumignons du cœur. Un message sera à cet effet (...)

Benjamin Mialot | Vendredi 6 décembre 2013

Nelson Mandela à la Fête des Lumières

La Ville de Lyon associera le souvenir de Nelson Mandela à la Fête des Lumières et plus particulièrement aux Lumignons du cœur. Un message sera à cet effet projeté par les Inooks, dont les petits personnages firent de la gare Saint-Paul leur terrain de jeu l'an passé, sur le théâtre des Célestins durant ces 4 nuits, à partir de 18h.

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Carte interactive de la Fête des Lumières 2013

CONNAITRE | Comme chaque année, vous craignez de n'avoir ni le temps, ni la place, ni la volonté de tout voir de la Fête des Lumières ? Alors cette carte, qui pointe les douze installations que nous estimons immanquables et les deux sites d'où seront tirés des feux d'artifice, est faite pour vous. Nadja Pobel

Nadja Pobel | Mercredi 4 décembre 2013

Carte interactive de la Fête des Lumières 2013

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Nouvelle galerie

CONNAITRE | La Fête des Lumières, c'est d'abord une question d'image. Ce n'est pas Gérard Collomb qui nous contredira. Mais c'est aussi une question de son. La plupart (...)

Benjamin Mialot | Jeudi 28 novembre 2013

Nouvelle galerie

La Fête des Lumières, c'est d'abord une question d'image. Ce n'est pas Gérard Collomb qui nous contredira. Mais c'est aussi une question de son. La plupart des créateurs invités à présenter Lyon sous un nouvel éclairage ont malheureusement tendance à l'oublier, se contentant de diffuser dans des enceintes de médiocre qualité des musiques sommairement illustratives. Pas le styliste Jean-Charles de Castelbajac, qui a confié la mise en son de son «paradis perdu» à l'implacable Mr Nô – sorte de Gesaffelstein à capuche et d'ascendance auvergnate. Pas le designer berlinois Christopher Bauder, qui tapissera l'Hôtel de région de figures géométriques avec le concours du Concert de L'Hostel Dieu. Et surtout pas Dolus & Dolus, collectif à cinq têtes (deux porteurs de projet et trois artistes numériques) qui présentera cette année l'installation la plus immersive : le LumiNon, une galerie d'une quinzaine de mètres au sein de laquelle, cernés de strates de bois de trois mètres de haut, les badauds seront invités à déambuler aux rythmes des variations d'intensité de centaines de LEDs – mises bout à bout, elles couvriraient une distance de près d'un kilomètre – et d'une musique mi-

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Éclairage maison

CONNAITRE | Si la Fête des Lumières (du 6 au 9 décembre) fait appel aux plus grands créateurs lumière de France et d'Europe, elle permet aussi à de talentueux Lyonnais de faire leurs preuves. Exemples avec les projets de Cité Création, de Dolus & Dolus et, surtout, de la Direction de l’éclairage public de la Ville.

Nadja Pobel | Jeudi 28 novembre 2013

Éclairage maison

Et si la plus belle réussite de la Fête des lumières était du fait de la Ville ? On ne parle pas là de l’organisation, du budget alloué ou des enjeux politiques qui sous-tendent ce rendez-vous majeur pour l’édile, mais de la force de frappe des fonctionnaires, ceux de la Direction de l’éclairage public qui, logiquement, ont été les premiers maîtres d’œuvres, dès la préfiguration en 1998 de la manifestation, fête religieuse puis laïque devenue un événement. Chaque année, à l’heure d'en tirer un bilan, leur travail est bien souvent celui qui reste le plus en mémoire. Derrière ce collectif d’agents publics se cache depuis neuf ans la signature de Jérôme Donna, architecte d’intérieur de formation et développeur lumière par passion, mettant notamment en valeur des lieux patrimoniaux. Connaissant parfaitement le terrain, puisqu’il le foule quotidiennement avec ses collègues, il est à même d’explorer des lieux compliqués à éclairer ou de défricher des sites encore jamais mis en lumière. Ainsi en fut-il des grandes serres du Parc de la Tête d’Or, colorées en 2002, ou de la cour de l’Hôtel de ville, illuminée pour la première fois en 2008 et transformée en grand salon de réceptio

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Des lumières et un tunnel

CONNAITRE | Contre toute attente, l’événement 2013 de la Fête des Lumières se tiendra peut-être bien dans un tunnel ! Celui sous la Croix-Rousse, réservé aux modes de transport doux. Mais comme ce dispositif sera pérenne, passons plutôt en revue les nouveautés et immanquables de cette édition qui se tiendra du vendredi 6 au lundi 9 décembre. Nadja Pobel

Nadja Pobel | Jeudi 24 octobre 2013

Des lumières et un tunnel

Il y a tant de lumières à Lyon que même Gérard Collomb s’emmêle. En présentant à l’Institut Lumière la prochaine édition de la Fête des Lumières, l’édile s’est en effet réjouit d’annoncer cet événement annuel dans la salle «qui il y a quelques jours encore accueillait le festival des Lumières». Les frères au célèbre patronyme confondus avec des lumignons ! À ce moment-là, cela faisait déjà 1h30 que l’adjoint à la culture et aux grands événements de la ville, Georges Kénépékian, et ses équipes égrenaient le contenu de ce moment incontournable de la vie lyonnaise. Cette année, la Fête se tiendra du vendredi 6 au lundi 9 décembre. Les axes nord-sud seront exploités dans leur totalité, voyant revenir l’illumination du Parc de la Tête d’Or, volontairement laissé de côté l’an dernier pour concentrer les efforts et la fréquentation sur la Confluence alors flambant neuve. Le parc permettra à Lyon de concrétiser ses relations avec la Chine, puisque ce sont des lanternes de la ville de Xi’an qui seront disséminées dans les arbres et sur les pelouses. Stars, gigantisme et classiques

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