Jouez avec la Villa Gillet et le Petit Bulletin : Mettez en musique vos romans préférés !

CONNAITRE | Pour tenter d’être publié dans le Petit Bulletin du 21 mai et de gagner des pass pour les AIR, des places de concert, des livres, de la musique...

Benjamin Mialot | Mardi 1 avril 2014

Envoyez à jeu-concours@villagillet.net :

1. Le titre de votre roman favori et son auteur.
2. La musique à laquelle vous associez ce roman (un album ou un simple titre) et le nom de l'artiste.
3. En 500 signes, expliquez-nous pourquoi cette association !

Jeu gratuit sans obligation d'achat, valable du 1er avril au 21 mai 2014.

 

Règlement du concours d'écriture

Article 1. Organisation
La Villa Gillet, association loi 1901 dont le siège social est situé au 25 rue Chazière 69004 Lyon, et le Petit Bulletin, S.A.R.L dont le siège est situé au 16 rue du Garet, 69001 Lyon, co-organisent du 1er avril au 21 mai 2014 un concours d'écriture dans le cadre des Assises Internationales du Roman 2014.

Article 2. Consignes
Citer le titre de son roman favori et son auteur, ainsi qu'une musique (un album, un titre, un extrait de chanson…) à laquelle peut s'associer ce roman. Proposer une explication personnelle, décalée et atypique de cette association dans un texte de 500 signes, espaces compris.

Article 3 Participation
3.1- Conditions de participation
La participation au concours est gratuite et sans obligation d'achat.
Le concours est ouvert à tous (à l'exclusion des personnes ayant collaboré à l'organisation ou à la réalisation du concours).
Un seul texte par personne est autorisé.
Les textes ne doivent pas dépasser les 500 signes espaces compris, et seront rédigés dans un format libre.

Les participants enverront leur composition par voie électronique à jeu-concours@villagillet.net (format texte incluant éventuellement des liens vers des sites web).

Les participants peuvent proposer leur texte par email à compter du 1er avril 2014 et jusqu'au 5 mai 2014 à 18h. Chaque participant doit fournir ses coordonnées complètes (nom, prénom, date de naissance, adresse, téléphone et adresse mail).

3.2- Demande de remboursement des frais de participation au jeu-concours
Les frais de participation (envoi électronique) ne seront pas remboursés par les structures organisatrices.

Article 4. Garanties du participant
Chaque participant s'engage à garantir l'originalité de l'œuvre qu'il présente, à défaut de quoi le plagiat ou la contrefaçon pourraient lui être reprochés et le candidat concerné en supporterait seul toutes les conséquences.

Les textes ne doivent pas être constitués de contenus à caractère raciste, diffamatoire, injurieux, calomnieux à l'égard de tiers, personnes physiques/morales ou constituant une contrefaçon d'un droit de la propriété intellectuelle. Les organisateurs se réservent le droit de ne pas accepter les textes qui présenteraient les caractères ci-décrits.

Article 5. Droit d'auteur
Chaque participant garantit qu'il est le seul titulaire des droits d'auteurs relatifs au texte qu'il soumet au concours et qu'il n'a pris et ne prendra aucun engagement de cession de ces droits auprès de tiers jusqu'à la date de remise des prix.

Les participants autorisent la représentation gratuite de leurs textes et reconnaissent que ces textes peuvent être publiés dans le Petit Bulletin et sur les sites internet http://www.villagillet.net, http://villavoice.fr, http://www.petit-bulletin.fr/

Ils renoncent à toute prétention, paiement, rétribution, remboursement de frais ou autre compensation de quelque nature que ce soit à l'égard des co-organisateurs. Les organisateurs s'engagent à respecter les textes et à citer le nom de leurs auteurs.

Article 6. Sélection des gagnants
Les textes des gagnants seront jugés par un jury composé par les équipes du Petit Bulletin et de la Villa Gillet.
Les critères de jugement porteront sur l'originalité de l'association roman / musique proposée, sur la qualité littéraire et stylistique des textes ainsi que sur l'originalité de traitement du sujet choisi.
Les résultats seront mis en ligne le 21 mai 2014 sur les sites de la Villa Gillet et du Petit Bulletin.
Les productions les plus originales et créatives seront publiées fin mai et début juin sur le site et le blog de la Villa Gillet http://www.villagillet.net, http://villavoice.fr

Article 7. Remise des prix
Les prix pour les gagnants sont les suivants :

1er prix : un pass pour assister à toutes les rencontres des Assises 2014 + un pass pour toutes les rencontres de la saison 2014-2015 de la Villa Gillet + une sélection de livres des auteurs des Assises + des places de concerts.

2ème prix : un pass pour assister à toutes les rencontres des Assises 2014 + un pass pour toutes les rencontres de la saison 2014-2015 de la Villa Gillet + une sélection de livres des auteurs des Assises.

3ème prix : un pass pour assister à toutes les rencontres des Assises 2014 + une sélection de livres des auteurs des Assises.

Dans le cas où le Petit Bulletin et la Villa Gillet modifieraient les lots mis en jeu, leur responsabilité ne pourra être engagée. Toutefois si les organisateurs venaient à modifier les lots mis en jeu, ils s'efforceront de les remplacer par des prix équivalents. Les prix ne pourront être échangés ni contre d'autres prix, ni contre leur valeur en espèces.

Article 8. Modification/ annulation
Le Petit Bulletin et la Villa Gillet se réservent le droit de modifier, prolonger, écourter ou annuler sans préavis le jeu-concours en cas de force majeure. Aucune responsabilité ne pourra être engagée de ce fait. Les co-organisateurs ne sauraient être tenus responsables de problèmes informatiques liés à l'envoi des textes pouvant intervenir pendant la durée du jeu-concours.

Article 9. Litiges et responsabilités
Toute interprétation litigieuse du présent règlement ainsi que tous les cas non-prévus seront tranchés par les co-organisateurs. Aucune demande téléphonique ou écrite relative à l'interprétation ou l'application du présent règlement, aux modalités du présent jeu-concours ou à la liste des gagnants ne sera admise.

Article 10. Loi informatique et libertés
Conformément à la loi Informatique et Libertés du 6 janvier 1978 modifiée par la loi n°2004-801 du 6 août 2004, tous les participants au présent jeu-concours disposent d'un droit d'accès, d'opposition, de rectification et de radiation relatif aux données les concernant. Toute demande d'accès, d'opposition, de rectification et de radiation pourra être exercée à l'adresse suivante : Villa Gillet 25 rue Chazière 69004 Lyon.

Article 11. Acceptation du règlement
La participation au concours implique l'acceptation expresse et sans réserve du présent règlement.
Le présent règlement entrera en vigueur à compter du 1er avril 2014.

 

 

 

entrez votre adresse mail pour vous abonner à la newsletter

La Fête du Livre Jeunesse de retour

Villeurbanne | Déplacée pour cause de crise sanitaire, la Fête du Livre Jeunesse de Villeurbanne prendra place sur le calendrier du 14 au 20 juin et adopte pour thème (...)

Sébastien Broquet | Vendredi 11 juin 2021

La Fête du Livre Jeunesse de retour

Déplacée pour cause de crise sanitaire, la Fête du Livre Jeunesse de Villeurbanne prendra place sur le calendrier du 14 au 20 juin et adopte pour thème cette année un héros récurrent des livres pour enfants : l'animal, avec comme mot d'ordre Pas si bêtes !. Tout au long de ce rendez-vous incontournable en France — le deuxième du genre en termes d'affluence après celui de Montreuil — seront ainsi interrogées les représentations de la faune dans la littérature pour kids. Si la formule est un peu réduite par rapport aux années précédentes au vu du contexte, avec plusieurs rencontres en digital, le programme n'en reste pas moins intéressant. Ainsi, dans les bibliothèques de la ville, on partira à la rencontre des Humanimaux, la série de Éric Sicard (Maison du Livre, de l’Image et du Son, à partir de 8 ans). À la Médiathèque du Tonkin, le 16 juin, une fresque collective sera coordonnée par Émilie Vast (à partir de 6 ans). Plusieurs projections sont au menu également, dont celle de Goshu le violoncelliste de Isaho Takahata (le mercredi 16 juin au Rize à 16h30, à

Continuer à lire

Avec Maria, la livraison se veut éthique

Food | La livraison, quand on tient une pizzeria par temps de Covid ? Pas le choix ! Marion Bohé n'a cependant pas cédé aux sirènes de Deliveroo and co, et a monté sa propre structure. Inclus : CDI, vélos électriques et sacs à dos roses.

Adrien Simon | Mercredi 19 mai 2021

Avec Maria, la livraison se veut éthique

Six mois que l’on se contente de fourchettes en bois et d’assiettes en carton... Enfin, les restos remettent le couvert ! Mais les semaines à venir vont aussi être l’occasion de constater ce que confinements et couvre-feux ont fait à la restauration. Conséquences économiques certainement, culturelles aussi. En premier lieu : les Françaises et Français qui le pouvaient ont expérimenté la bouffe livrée. Et pas qu’un peu. Les croissances à trois chiffres des plateformes et les recrutements (de milliers de livreurs comme de cuistots) donnent des indices quant à l'ampleur du phénomène. Le couvre-feu, condamnant la vente à emporter, a fini de jeter une partie des restaurants dans les bras de la virtualisation. Quand on s'attarde sur son fonctionnement, le système ne semble pourtant satisfaire personne : commissions élevées, conditions de travail indignes. Ironie du sort, un mois avant le premier confinement, les Prud'hommes condamnaient Deliveroo pour travail dissimulé. On débattait de la fin d’un système qui... un an et demi plus tard, ne semble s’être jamais aussi bien porté. À tel point qu’on a vu se multiplier les darks kitchens, cuisines sans restaurant, unique

Continuer à lire

Lucie Campos : « trouver les formes d'un retour à une interaction plus forte avec le public »

Littérature Live Festival | Au début du mois mai, la Villa Gillet annonçait le remplacement des Assises Internationales du Roman par le Littérature Live Festival. Un nom et une formule qui, si tout va bien, devraient laisser place au Festival International de Littérature de Lyon en 2022. Lucie Campos, directrice de la Villa Gillet et instigatrice de ces changements, nous explique pourquoi et comment.

Stéphane Duchêne | Mardi 25 mai 2021

Lucie Campos : « trouver les formes d'un retour à une interaction plus forte avec le public »

Après une édition numérique des Assises Internationales du Roman, la Villa Gillet présente cette année le Littérature Live Festival. Pourquoi ce changement d'identité, jamais anodin pour un festival ? Lucie Campos : je suis arrivée l'an dernier en tant que nouvelle directrice de la Villa Gillet avec un projet qui impliquait à la fois de consolider les acquis d'une maison qui a une très grande légitimité à l'international et de changer des choses. La Villa Gillet porte depuis 14 ans un festival de littérature qui s'est appelé depuis 2007 les Assises Internationales du Roman. Elle continuera bien évidemment de porter un festival qui sera pour l'avenir le Festival International de Littérature de Lyon, avec pour domaine d'action et d'interrogation la littérature dans son sens le plus large. C'est là le principal changement : quitter la forme unique du roman qui fais

Continuer à lire

Villa Gillet : Les Assises Internationales du Roman font place au Littérature Live Festival

Festival | À l'occasion de la nouvelle édition de son festival de littérature internationale, la Villa Gillet en profite pour en changer l'identité en proposant désormais le Littérature Live Festival, un festival hybride qui jongle entre présentiel, duplex et numérique. Parce que les contraintes sanitaires l'exigent et que c'est peut-être l'avenir. Présentation de cette vraie-fausse première édition qui se tiendra du 25 au 30 mai.

Stéphane Duchêne | Mardi 27 avril 2021

Villa Gillet : Les Assises Internationales du Roman font place au Littérature Live Festival

L'an dernier en plein cœur du marasme sanitaro-culturel que nous appellerons dans quelques années "La Grande Annulation", la Villa Gillet et sa nouvelle directrice Lucie Campos avaient refusé d'abdiquer et profité du confinement pour revoir intégralement la copie présentielle des Assises du Roman et livrer un festival entièrement numérique. Laquelle s'était déroulée à la lisière du déconfinement du 11 au 17 mai. Cette année, la Villa Gillet innove encore un peu plus, quand bien même cela relèverait-il davantage du changement de ligne que de l'adaptation aux circonstances. Car la mutation est d'envergure, qui repose notamment sur un changement de nom du festival qui anime chaque année, depuis quatorze ans et depuis Lyon, la scène littéraire internationale. Le live comme façon de faire En effet, les Assises Internationales du Roman ne sont plus, place au Littérature Live Festi

Continuer à lire

Au Musée des Confluences, la vie des objets avec Simonetta Greggio

Concours d'écriture | Un téléphone, un châle de soie de mer, un fossile, un fragment de météorite, ce sont autant d'objets investis par des écrivains — J.B. Pouy, Emmanuelle (...)

Stéphane Duchêne | Mercredi 14 octobre 2020

Au Musée des Confluences, la vie des objets avec Simonetta Greggio

Un téléphone, un châle de soie de mer, un fossile, un fragment de météorite, ce sont autant d'objets investis par des écrivains — J.B. Pouy, Emmanuelle Pagano, Philippe Forest, Olivia Rosenthal — au cœur de fictions inédites pour la collection Récits d'objets du Musée des Confluences. Collection qui fait doublement sa rentrée en ce début d'automne avec des habits neufs — un nouvel éditeur : Cambourakis. D'abord parce que l'autrice italienne et francographe Simonetta Greggio et la Mauricienne Ananda Devi y publient L'Ourse qui danse et Fardo où la fiction s'empare respectivement d'une statuette inuit et d'une momie de femme péruvienne. Ensuite, via un concours d'écriture ouvert à tous en partenariat avec la BmL (et Le Petit Bulletin). L'idée : imaginer, dans l'esprit de la collection, une fiction autour d'un des trois objets exp

Continuer à lire

Cinquième édition pour le Festival du Film Jeune

Festival | Sa 5e édition vient tout juste de débuter, sa clôture avec désignation des prix des différentes sections (fiction, documentaire, animation) est attendue pour le (...)

Vincent Raymond | Vendredi 25 septembre 2020

Cinquième édition pour le Festival du Film Jeune

Sa 5e édition vient tout juste de débuter, sa clôture avec désignation des prix des différentes sections (fiction, documentaire, animation) est attendue pour le 2 octobre au Comœdia ; entretemps, vous avez tout loisir de découvrir les fictions en lice (présentées samedi 26 et dimanche 27 à la MJC Monplaisir), les pitchs de scénarios ou les nombreuses séances spéciales dans les lieux partenaires offrant la quintessence des courts déjà programmés (lors de la soirée des Étoiles du Lyf le vendredi 25 à l’Aquarium) ou accordant des cartes blanches à d’autres festivals lyonnais (On vous ment !, Écrans Mixtes au Mob Hotel, German Films…). Itinérant et 100% gratuit (sur inscription), le “Lyon Young Film Fest” grandit sans vieillir. De bon augure.

Continuer à lire

Les Sète cents coups : "Jeunesse sauvage" de Frédéric Carpentier

Drame | Portrait d’une jeunesse à la marge, entre la cour de récréation et la cour des grands, à la lisière de la délinquance et du crime ; portrait d’une jeunesse à la rue et sans amour, à l’heure des choix ou de la mort. Un premier long-métrage réussi de Frédéric Carpentier.

Vincent Raymond | Vendredi 26 juin 2020

Les Sète cents coups :

Les rues de Sète. Quand il ne veille pas sur son père malade psychique SDF, Raphaël règne sur son gang avec sa gueule d’ange. Détroussant les passants, piquant des caisses, il joue volontiers du poing sans jamais aller trop loin. Pas assez pour son bras droit Kevin qui, lui, en veut plus… Quelque part entre L’Enfant sauvage vieilli et un Pickpocket contemporain, Raphaël est le héraut de cette jeunesse farouche et féroce si bien dépeinte par le titre, autant que le héros d’une épopée dont on devine dès les premières images sa trajectoire de longue fuite tragique. Redoutable de beauté solaire, inquiétant comme ces démons androgynes nés de la plume de Manara ; prénommé comme l’archange annonciateur du Jugement dernier et le peintre de la délicatesse, Raphaël est aussi un concentré de paradoxes, écartelé entre ses pulsions de conquête violente et la prescience d’une fatalité immanente. S’il donne l’impression de reprendre à son compte la phrase de Chirac « un chef doit cheffer

Continuer à lire

Lucie Campos : « ne pas faire silence dans un tel moment d'incertitude »

Assises Internationales du Roman | Pour sa première édition en tant que directrice, Lucie Campos essuie avec les Assises Internationales du Roman les plâtres de l'assignation à une "réinvention" culturelle, qui a poussé, Covid-19 oblige, le festival à une formule repensée en format numérique. Un réflexe de survie qui pourrait bien livrer des pistes pour l'avenir de la Villa, les Assises et du festival Mode d'emploi.

Stéphane Duchêne | Lundi 11 mai 2020

Lucie Campos : « ne pas faire silence dans un tel moment d'incertitude »

Qu'est-ce qui vous a poussé à candidater à la direction de la Villa Gillet ? Lucie Campos : Comme beaucoup de gens je suis depuis longtemps la Villa Gillet, je fais partie du public idéal de cette maison. Je travaille depuis pas mal d'années également et de manières différentes avec les auteurs étrangers et en traduction. D'abord parce que j'ai entamé une carrière de chercheuse en littérature comparée, puis d'enseignante-chercheuse, pour travailler autour des auteurs vivants. Je les ai étudiés à travers leurs livres, puis enseignés dans différentes universités en France. Ce qui conïncidait à une époque où la Villa Gillet était pionnière sur le front de l'invitation d'auteurs étrangers, un domaine vraiment particulier. Mais également sur des thèmes très porteurs qui invitaient les écrivains à s'exprimer comme des acteurs dans la cité. J'ai pu travailler avec la Villa, rencontrer Guy Walter et son équipe, il y a une dizaine d'années, je commençais à travailler pour l'Institut Français. Nous avons alors travaillé côte-à-côte sur des projets différents mais dont l'esprit était similaire. Po

Continuer à lire

Jean Bellorini : « pour Avignon, il y a eu plein de scenarii possibles »

Théâtre | Directeur du TNP depuis janvier, Jean Bellorini devait présenter une création cet été dans la Cour du Palais des Papes d'Avignon. Il nous a accordé un entretien. De l'influence des rayons du corona sur le comportement d'un artiste.

Nadja Pobel | Vendredi 17 avril 2020

Jean Bellorini : « pour Avignon, il y a eu plein de scenarii possibles »

Vous deviez faire une création dans la Cour d'honneur du festival d'Avignon cet été (Le Jeu des ombres de Valère Novarina, réinterprétation du mythe d'Orphée). Or le festival a été annulé lundi soir (le 13 avril), immédiatement après qu'Emmanuel Macron, dans son allocution télévisée, ait annoncé que « les grands festivals et événements avec un public nombreux ne pourront se tenir au moins jusqu’à la mi-juillet ». Vous attendiez-vous à cette décision avant même qu'elle ne soit prise ? Jean Bellorini : Olivier Py [NdlR : le directeur du festival d'Avignon] était dans une forme de sincérité quand il disait avoir l'espoir que ça ait lieu encore et on avait quand même imaginé des formes, des formats, des restructurations multiples. C'est ce qui nous faisait tenir. J'étais évidemment dans la compréhension de se dire que tant que

Continuer à lire

Elles, un point c'est tout

Théâtre | Ce n'est pas pour paraître dans l'air du temps mais bien parce que sans délibérément placer les femmes en avant, elles sont encore absentes des programmations de théâtre qu'Amélie Casasole fait place aux "Jeunes créatrices" dans un temps fort cette semaine.

Nadja Pobel | Mardi 28 janvier 2020

Elles, un point c'est tout

La directrice du Théâtre de Villefranche rappelle en préambule les chiffres de la SACD (Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques) dans son programme : 52% des élèves des écoles de l'enseignement supérieur en spectacle vivant sont des femmes. Or, dans les scènes subventionnées, il n'y a que 24% d'autrices et 29% de metteuses en scène. Le temps de quelques jours, elle a donc décidé que ce sera 100%. Avec en préambule la présence de Lucie Rébéré et Julie Rosselo-Rochet associées, via leur compagnie La Maison, au théâtre depuis l'an dernier. Cette dernière présente son texte Part-Dieu, chant de gare datant de 2016 et un chouia didactique, puis Sarrazine, créé l'an dernier, qui repose sur une séduisante idée : faire croiser le destin d'Albertine Sarrazin, femme libre insoumise puis emprisonnée, morte prématurée à 29 ans dans les années 60, et l'histoire de la comédienne Nelly P

Continuer à lire

Gros câlins : "Jeune Juliette"

Comédie | Précoce et obèse, Juliette souffre d’une vie qu’elle juge médiocre, banale et quasi solitaire, malgré un père aimant et un grand frère vaguement protecteur. L’approche des vacances d’été exacerbant les sentiments, des déclarations d’amour vont éclore en tous sens. Parfois inattendues.

Vincent Raymond | Mardi 10 décembre 2019

Gros câlins :

Si vous êtes familier du journal Spirou, vous connaissez sans doute les BD Tamara (dont l’héroïne est en surpoids) et surtout Les Nombrils du duo québécois Dubuc & Delaf narrant le quotidien de lycéennes ; Jeune Juliette s’inscrit précisément à l’intersection de ces deux séries en jetant sur l’âge des possibles un regard certes bienveillant mais dénué de complaisance ou d’hypocrisie. Anne Émond filme davantage que son excellente comédienne Alexane Jamieson : elle capte l’absence d’une mère carriériste et le manque qui en découle, la naissance du désir ou l’angoisse de ne pas être désirée, mais aussi les instants de solitude ainsi que les blessures narcissiques propres à l’adolescence. Sans donner l’impression de faire un catalogue ni un film à thèse, la cinéaste aborde nombre de situations d’exclusion liées à une singularité personnelle (orientation sexuelle, apparence physique, handicap social, etc.) auxquelles l’entourage et l’intelligence apportent des résolutions. « Il faut que le cœur se brise ou se bronze » disa

Continuer à lire

"Rosées bleues" de Charlotte Denamur

L'œuvre de la semaine | « Notre geste s’adresse également aux jeunes artistes : si nous sommes solidaires entre nous, nous pourrons avancer et peut-être attirer l’attention (...)

Sarah Fouassier | Mardi 5 novembre 2019

« Notre geste s’adresse également aux jeunes artistes : si nous sommes solidaires entre nous, nous pourrons avancer et peut-être attirer l’attention sur les manques de moyens » confie l’artiste Charlotte Denamur au mensuel Hétéroclite. En annonçant qu’elle souhaitait partager les 5000 € du Prix Jeune création Auvergne-Rhône-Alpes avec les quatre artistes en lice, elle attire l’attention sur le statut précaire des artistes, notamment lorsqu’ils sont invités à exposer et qu’ils doivent avancer de nombreux frais. Son œuvre récompensée, Rosées bleues, enveloppe un plafond de l’IAC d’un textile peint de 45 mètres. Peuplée de corps flottants, de textures et de pigments qui se superposent, Rosées bleues baigne les visiteurs dans un halo de lumière bleu qui rappelle les fonds marins. Pour réaliser cet immense paysage, Denamur plonge des textiles dans des bains de peinture diluée puis les étend sur le sol de son atelier pour peindre de multiples formes et figures qui sont autant de continents et de mers à explorer.

Continuer à lire

Battling Vieux : "Vous êtes jeunes, vous êtes beaux"

Réforme des retraites | À 73 ans, Lucius se sait condamné à brève échéance. Mais il a encore du jus. Alors, quand on lui propose contre un petit pactole de participer à des combats clandestins entre “vieux“, il accepte. Pour se prouver qu’il existe encore. Ou pour sa chère Mona, qui sait ?

Vincent Raymond | Mardi 1 octobre 2019

Battling Vieux :

Inutile de frapper la viande pour attendrir. La preuve avec ce premier long-métrage aux lisières de la série blême et du surréel onirique lynchéen, dont la stylisation extrême s’ajoute à un propos fort ainsi qu’à une interprétation solide. Or si c’est un plaisir de retrouver Josiane Balasko déployant ce registre dramatique qu’elle a déjà offert à Guillaume Nicloux ou François Ozon, voix basse et gravité à fendre les pierres ; Bouchitey en clown épuisé et Denis Lavant en meneur de jeu méphistophélique, il est plus surprenant de voir Gérard Darmon distribué dans une “non-comédie” — et qui plus est, au premier rôle. Quel dommage que les cinéastes n’aient pas l’imagination de Franchin Don, car Darmon se révèle aussi brillant que touchant dans cet emploi sacrificiel rappelant à bien des égards le Wrestler d’Aronofsky. La confidentialité de cette production risque de l’empêcher de briguer le parallélépipède doré — concourir pour les César n’est pas “donné“ à tout le monde. Portrait d’une société cynique, vénale et dépourvue de compassion (en d’autres terme

Continuer à lire

Quand on arrive en Villa

CONNAITRE | Bientôt nantie d'une directrice toute neuve pour succéder à Guy Walter, la Villa Gillet attaque la saison pied au plancher entre littérature, sciences humaines et réflexion contemporaine. En attendant l'avènement des deux navires-amiraux, Mode d'emploi en novembre et les AIR en mai.

Stéphane Duchêne | Mardi 1 octobre 2019

Quand on arrive en Villa

En attendant l'arrivée de sa nouvelle directrice Lucie Campos, début novembre, la Villa Gillet a d'ores et déjà un agenda bien chargé. La saison des rencontres d'automne s'ouvrira le 2 octobre sur le thème À la lisière des Villes pris en main par deux primo romanciers. Moins d'une semaine plus tard, on décortiquera, le 8 octobre, à l'Amphi Fugier de Lyon 2, Le mythe de la virilité autour des derniers ouvrages d'Ivan Jablonka (Des hommes justes, très acclamé) et de la philosophe marocaine Nadia Tazi (Le Genre intraitable. Politiques de la virilité dans le monde musulman). Le l

Continuer à lire

Consumée d’amour : "Portrait de la jeune fille en feu"

Le Film de la Semaine | Sur fond de dissimulation artistique, Céline Sciamma filme le rapprochement intellectuel et intime de deux femmes à l’époque des Lumières. Une œuvre marquée par la présence invisible des hommes, le poids indélébile des amours perdues et le duo Merlant/Haenel.

Vincent Raymond | Mardi 17 septembre 2019

Consumée d’amour :

Fin XVIIIe. Officiellement embauchée comme dame de compagnie auprès d’Héloïse, Marianne a en réalité la mission de peindre la jeune femme qui, tout juste arrachée au couvent pour convoler, refuse de poser car elle refuse ce mariage. Une relation profonde, faite de contemplation et de dialogues, va naître entre elles… Il est courant de dire des romanciers qu’ils n’écrivent jamais qu’un seul livre, ou des cinéastes qu’ils ne tournent qu’un film. Non que leur inspiration soit irrémédiablement tarie au bout d’un opus, mais l’inconscient de leur créativité fait ressurgir à leur corps défendant des figures communes ; des obsessions ou manies constitutives d’un style, formant in fine les caractéristiques d’une œuvre. Et de leur singularité d’artiste. Ainsi ce duo Héloïse-Marianne, autour duquel gravite une troisième partenaire (la soubrette), rappelle-t-il le noyau matriciel de Naissance des pieuvres (2007) premier long-métrage de Céline Sciamma : même contemplation fascinée p

Continuer à lire

Lucie Campos nouvelle directrice de la Villa Gillet

Mercato | Le successeur de Guy Walter à la tête de la Villa Gillet est désormais connu et c'est une femme : il s'agit de Lucie Campos, membre du jury du Booker International Prize et de la revue La Vie des idées. Elle prendra son poste le 1er novembre.

Sébastien Broquet | Jeudi 5 septembre 2019

Lucie Campos nouvelle directrice de la Villa Gillet

Guy Walter, l'historique directeur de la Villa Gillet, a pris sa retraite avant l'été. La question de sa succession était donc posée depuis plusieurs mois, avec d'autant plus d'acuité que les tutelles (Région, Ville, DRAC) réfléchissaient en parallèle à l'évolution du modèle et au projet à défendre dans le futur par ce lieu créé en 1989, le jeune retraité l'incarnant autant qu'un Thierry Frémaux à l'Institut Lumière et l'ayant clairement marqué de son empreinte durant 30 ans, l'imposant comme un spot incontournable des idées et de la littérature en France, à travers en particulier les Assises Internationales du Roman. Un audit a ainsi été commandé à un cabinet extérieur en début d'année, afin d'évaluer les possibles changements comme les désirs et idées de l'équipe en place, fortement réduite après la baisse drastique de subventions faisant suite à un rapport incisif de la Chambre Régionale des Comptes début 2016, qui mettait alo

Continuer à lire

Conte… sur toi : "Rêves de Jeunesse"

Drame | Salomé quitte pour l’été sa coloc’ afin d’aller bosser dans la déchèterie du petit village de son enfance. Sur place, livrée à elle-même, elle renoue avec une partie de son passé et enchaîne des rencontres baroques. Dont celle d’une participante d’un jeu télé, échouée devant sa cahute…

Vincent Raymond | Vendredi 2 août 2019

Conte… sur toi :

Les romans d’apprentissage illustrés ont toujours quelque chose d’attachant, surtout lorsqu’ils sont en phase avec la saison ; bien davantage s’ils touchent un public en osmose avec le sujet. En apparence soumis à une intrigue ténue, porté par une héroïne discrète pour ne pas dire mutique — plus observatrice qu’actrice — squattant une camionnette abandonnée dans la solitude du mois d’août, Rêves de jeunesse tient plus des “Vacances de Monsieur Godot” que d’une fantaisie d’étudiants à la Klapisch ! Cependant, ce cadre rural où l’absurde surgit volontiers (rappelant le cinéma d’Alain Guiraudie) se révèle un creuset propice à la déconnexion et à l’introspection : Salomé peut poursuivre son histoire grâce au surgissement d’une fille en tout point opposée à ce qu’elle est et… “grandir“. Période entre parenthèses, les vacances sont aussi un temps idéal pour jeter à la déchèterie tout ce qui parasite sa vie quotidienne. À voir donc avant la rentrée… Rêves de jeunesse Un film de Alain Raoust (Fr, 1h32) avec Salomé Richard, Yoann Zimmer, Estelle Meyer…

Continuer à lire

Maria : la meilleure des pizzas est aussi la moins chère

Pizzeria | La rue des Pierres Plantées connaissait l’embouteillage du dimanche midi : celui des bruncheurs essayant d’entrer au Desjeuneur. Elle en connaîtra tous les soirs car à côté, Maria sert maintenant sans résa de simples et divines pizzas.

Adrien Simon | Mardi 4 juin 2019

Maria : la meilleure des pizzas est aussi la moins chère

La margherita va à l’essentiel et on l’aime pour cela. Elle fut inventée par le peuple pour le peuple, comme dit l’adage – et non par un légendaire Raphaël pour impressionner une reine Marguerite (de Savoie). C’est sûrement parce qu’elle est simple, qu’elle se détaille, qu’elle se plie et se mange en faisant tout autre chose – marcher, regarder le sport à la télé et puis travailler, que la pizza a tant plu aux new-yorkais et donc au monde. Qui l’a lui tellement galvaudée que des Napolitains ont cru bon de la défendre, via une association (l’AVPN) qui prétend que la Verace pizza napoletana n’est que margherita (ou marinara, sans fromage), qu’elle fait 35 cm, que ses bords sont surélevés mais que sa pâte est fine, et qu’elle cuit une minute dans un four à 500°C. Amen. Maria/Marion Bohé avait déjà commis ce restaurant, réconciliant la Croix-Rousse et ses pentes autour de copieux brunchs : Le Desjeuneur. Dans une autre vie, travaillant à NYC pour les Affaires Étrangères françaises, elle avait flashé sur Rober

Continuer à lire

Le ver dans le fruit : "Le Jeune Ahmed"

Frères Dardenne | ​Après un passage à l’acte, un ado radicalisé est placé dans un centre de réinsertion semi-ouvert où, feignant le repentir, il prépare sa récidive. Un nouveau et redoutable portrait de notre temps, renforcé par l’ascèse esthétique des frères Dardenne. En compétition Cannes 2019.

Vincent Raymond | Mardi 21 mai 2019

Le ver dans le fruit :

Ahmed, treize ans, vient de basculer dans l’adolescence et fréquente avec assiduité la mosquée du quartier dirigée par un imam fondamentaliste. Fasciné par le destin de son cousin djihadiste et désireux de plaire à son mentor, Ahmed commet une tentative d’assassinat sur une professeure… Toujours identique à lui-même et cependant constamment différent, le cinéma des frères Dardenne n’en finit pas de cartographier le paysage social contemporain, à l’affût de ses moindres inflexions pour en restituer dans chaque film la vision la plus rigoureuse. À eux (donc à nous) les visages de la précarité, la situation des migrants ou des réfugiés ; à eux également comme ici — avant peut-être un jour leur regard sur l’exploitation “uberissime“ de la misère — la radicalisation dans les quartiers populaires d’ados paumés entre deux cultures, la cervelle lessivée par de faux prophètes les brossant dans le sens du poil pour mieux les manipuler. À l’horreur économique s’est en effet ajoutée une très concrète abomination terroriste tout aussi internationalisée, usant de techniques de recrutement n’ayant rien à envier au cynisme d

Continuer à lire

Chambre avec vues : "Curiosa"

Drame | De Lou Jeunet (Fr, 1h47, avec avert.) avec Noémie Merlant, Niels Schneider, Benjamin Lavernhe…

Vincent Raymond | Mardi 2 avril 2019

Chambre avec vues :

Paris, fin XIXe. Pour sauver les finances familiales, Marie de Héredia est “cédée“ par son poète de père au fortuné Henri de Régnier, alors qu’elle aime son meilleur ami, le sulfureux Pierre Louÿs. Tous deux entretiendront malgré tout une liaison suivie, émaillée de photographies érotiques… Quand une chambre (noire) peut être le lieu de toute les passions… Lou Jeunet donne une vigueur nouvelle et réciproque à l’expression “taquiner la muse“ en animant son élégant trio — lequel ne restera pas longtemps prisonnier de sa relation triangulaire. La relation entre Pierre et Marie (où Henri fait figure d’électron satellite, ou d’observateur consentant) admet plus ou moins volontiers d’autres partenaires et inspire, outre des clichés porno/photographiques, une abondante correspondance ainsi qu’une féconde production littéraire chez les deux amants — sans parler d’un rejeton adultérin. Aussi paradoxal que cela paraisse, c’est le voyeurisme de l’érotomane Louÿs qui permettra l’émancipation de Marie : en découvrant l’exultation des corps, la jeun

Continuer à lire

Il était une néo-bergère : "Jeune Bergère"

Documentaire | De Delphine Détrie (Fr, 1h31) avec Stéphanie Maubé…

Vincent Raymond | Mardi 26 février 2019

Il était une néo-bergère :

Il y a quelques années, Stéphanie a lâché Paris et sa vie de graphiste pour s’installer comme éleveuse d’ovins en Normandie. Si son couple n’y a pas survécu, la jeune bergère a tenu bon en dépit des contraintes physiques, administratives ou des petites bassesses de ses “confrères“… On est loin ici du retour à la terre de jadis, cette toquade portée par des baby-boomers urbains traversant un questionnement intérieur transitoire. Stéphanie Maubé incarne une nouvelle race de bergères qui, revendiquant des valeurs éthiques fortes, a choisi et conscientisé son nouveau métier. Succession de tranches de vie de cette néo-rurale, Jeune bergère montre un combat ordinaire mené avec panache et opiniâtreté. La nature y est belle sans être enjolivée, rude sans exagération ; quant aux “opposants“ de cette héroïne du quotidien, ils n’ont pas d’incarnation : fonctionnaires hors-sol établissant des règlements abstrus, voisins rivaux commettant des déprédations sur son cheptel, gros éleveurs dérangés dans leur logique industrielle, ils demeurent des fantômes revêtus de leurs habits d’invisibi

Continuer à lire

Tu joues ou tu joues pas ? à toi de jouer

Exposition | La belote, les mots croisés, les Lego, Minecraft, les osselets, le poker, la politique, le PMU, la bourse, le football, World of Warcraft, le Monopoly, la marelle, le loto, les déguisements, les échecs, le Scrabble, Mario, Cluedo, Uno, les cadavres exquis et les jeux de mots… Qu'est-ce que le jeu, si ce n'est un espace de liberté ?

Lisa Dumoulin | Mercredi 13 février 2019

Tu joues ou tu joues pas ? à toi de jouer

Que nous raconte La Bonne paye de ce qu’est une vie normale et réussie ? Que nous dit Sim City du modèle souhaitable pour une ville ? Après la Seconde Guerre mondiale, l’industrie allemande du jeu de société a collectivement fait le choix de ne plus produire de jeux de guerre. Dans la famille des mancalas, qui inclut l’awalé, on joue à se partager des récoltes. L’objectif est bien d’en obtenir le plus, mais si vous amenez votre adversaire à la famine, c’est vous qui perdez… Aujourd’hui, un éditeur de la région a revisité le Jeu des 7 familles pour qu’il soit en adéquation avec la variété des modèles familiaux contemporains : familles monoparentales, recomposées, adoptions, couples homosexuels, etc. Oui, le jeu est un objet culturel qui véhicule des valeurs, un reflet de la société qui les a produites… ou pas. Axé sur le jeu libre et gratuit, le propos de cette exposition s’articule autour de plusieurs grandes questions : pourquoi on a envie de jouer, comment les jeux s’inventent et se transmettent, et quelles en sont quelques-unes des pratiques d’aujourd’hui. L’ensemble des bibliothèques du réseau de la BML et 17 bibliothèques de la Métropole proposent de nombreux rend

Continuer à lire

Jeunesse qui rouille fait l’andouille : "Une jeunesse dorée"

Autobiopic | De Eva Ionesco (Fr-Bel, 1h52) avec Isabelle Huppert, Melvil Poupaud, Galatea Bellugi…

Vincent Raymond | Lundi 14 janvier 2019

 Jeunesse qui rouille fait l’andouille :

1979. Rose quitte le foyer où elle est placée pour vivre avec son amoureux, un peintre débutant. Seule condition : suivre son apprentissage. Qu’elle va vite déserter pour se fondre dans les folles nuits d'une boîte parisienne à la mode, en compagnie d’excentriques autodestructeurs… Poursuivant ici après My Little Princess la résurrection de ses souvenirs par le cinéma, Eva Ionesco aborde à présent la stupéfiante (!) époque du Palace, hantée de noctambules vaguement arty-dandy, à qui les années 1980 réservaient de mirifiques promesses — mais aussi son lot de morts violentes. D’où le ton crépusculaire de cet opus, façon gueule de bois et cendrier froid, traversé de fantômes plus ou moins nommément cités (Pacadis, Pascale Ogier, Jacno s’y reconnaissent par flashes) et son cousinage avec les ambiances des Nuits de la pleine lune — tout de même, quel flair le vieux Rohmer avait eu en capturant en temps réel la joie triste de cette jeunesse. Mais hélas pour Ionesco, son auto-biopic décalé se trouve pénalisé par la fausseté de son interprète principale, l

Continuer à lire

Lapone éducation : "Sami, une jeunesse en Laponie"

Drame | de Amanda Kernell (Sue-Dan-Nor, 1h53) avec Lene Cecilia Sparrok, Hanna Alström, Mia Erika Sparrok…

Vincent Raymond | Mardi 13 novembre 2018

Lapone éducation :

Suède, années trente. La jeune Elle-Marja n’en peut plus de l’ostracisme réservé aux membres de son peuple, les Samis. Aspirant à une vie suédoise “normale”, elle rêve de quitter ses rennes et ses montagnes pour faire des études à Uppsala. Mais les vents sont tous contraires… Où l’on découvre que les Lapons furent traités comme une ethnie arriérée par les Suédois ; que leur culture (notamment la pratique du joik, un chant traditionnel) et l’usage de leur langue furent asphyxiés avec une intransigeance n’ayant rien à envier aux écoles de la IIIe République, qui bannissaient en classe les patois régionaux. En suivant au plus près son héroïne, Amanda Kernell nous fait ressentir la gêne qu’elle éprouve face aux moqueries, sévices et humiliations qui sont son quotidien. L’injustice également, qui la prive d’avenir, au nom d’une prétendue “inégalité raciale“ défendue avec une candide condescendance par l’institutrice — cette “évangéliste de l’État“ accomplit, au passage, la besogne d’acculturation par la contrainte que Anders se refusait à effectuer sur les Inuits dans l’excellent

Continuer à lire

Jeunet & Caro en version majuscule

Exposition | C’est l’histoire chaque fois recommencée d’un tout petit musée qui ne cesse de grandir. Et qui après Wes Anderson ou Ma vie de Courgette s’offre Jeunet & Caro en expo temporaire…

Vincent Raymond | Mardi 30 octobre 2018

Jeunet & Caro en version majuscule

Petit à petit, Le Musée Cinéma et Miniature de Lyon est devenu un géant. Au point de faire passer pour des succédanés les établissements thématiques comparables. Certains sont pourtant installés dans de grandes capitales ou à proximité immédiate, voire à l’intérieur, de studios leur offrant une forme de rente de situation. Conséquence : ils misent avec paresse sur une ou deux pièces d’exception ou des animations vaguement interactives en lien avec les effets spéciaux. À mille lieux du concept du Musée créé par Dan Ohlmann, dont le profil artistique — il est miniaturiste lui-même — et l’obstination viscérale pour la préservation d’un patrimoine en péril expliquent le succès. Ohlmann et son équipe sauvent non seulement des éléments cinématographiques divers (décors, maquettes, maquillages, accessoires…) d'une inéluctable destruction, mais ils restaurent et valorisent ces objets trop longtemps réduits à leur fonction strictement utilitaire. Derrière des vitrines mais à portée de regard du public, sous une lumière savamment travaillée, ils atteignent alors la noblesse muséale sans abandonner leur essen

Continuer à lire

Drame de cœur à vous l’honneur : "Le Jeu"

Phone Game | de Fred Cavayé (Fr, 1h30) avec Bérénice Bejo, Suzanne Clément, Stéphane De Groodt…

Vincent Raymond | Mardi 16 octobre 2018

Drame de cœur à vous l’honneur :

Une soirée comme Vincent et Marie en organisent souvent : autour d’un bon repas entre amis. Sauf que cette fois-ci, l’idée émerge que tous les messages parvenant sur les smartphones durant le dîner soient partagés à haute et intelligible voix. Un jeu bien anodin aux effets dévastateurs… Connu du grand public grâce à des polars à force interchangeables car redondants, Fred Cavayé s’était récemment aventuré dans la comédie (Radin) ; on n’imaginait pas que tout cela le préparait à signer avec Le Jeu son meilleur thriller, une étude de mœurs aussi acide que rythmée dissimulée sous des oripeaux d’un vaudeville à la Bruel et Danièle Thompson. Remake d’un film italien à succès, Perfetti sconosciuti (jusqu’à présent inédit dans nos salles, également adapté par Alex de la Iglesia), cette fausse comédie chorale bifurque rapidement sur une voie dramatique perturbante, révélant comme dans Carnage les visages de chacune et chacun lorsque se fissurent les masques des convenances so

Continuer à lire

Festival Lumière : en dixième vitesse

Festival Lumière | Vous qui entrez dans cette semaine, renoncez à toute vie sociale : à partir du samedi 13 (ou du vendredi 12 si vous effectuez l’inauguration du village), (...)

Vincent Raymond | Mardi 9 octobre 2018

Festival Lumière : en dixième vitesse

Vous qui entrez dans cette semaine, renoncez à toute vie sociale : à partir du samedi 13 (ou du vendredi 12 si vous effectuez l’inauguration du village), le Festival Lumière va mobiliser l’ensemble de vos forces vives. Mais vous serez payé en retour grâce à des projections et des rencontres mémorables. Sans dérouler le programme, dont l’épaisseur remplacerait avantageusement un annuaire, on insistera ici sur quelques incontournables. La masterclass avec Liv Ullmann dimanche 14 à 15h30 à la Comédie Odéon, que vous pourrez faire suivre par une vision profitable du Persona (1966) de Bergman au Comœdia à 20h, où la comédienne norvégienne irradie l’écran par son mutisme tantôt fragile, tantôt menaçant. L’un de ses plus grands rôles, dans un film essentiel du patrimoine mondial cinématographique. Le même jour à 19h, c’est un trio de luxe qui présentera Délicatessen au Zola : Jeunet et Caro, ainsi que

Continuer à lire

Mandico, Jeunet & Caro, Gaspar Noé : l’art et la matière

Cinéma | À l’heure où la virtualité s’impose à chaque maillon de la chaîne cinématographique, demeure une frange de cinéastes faisant résonner leur 6e sens avec le 7e art. Pour elles et eux, filmer est un acte définitivement charnel. Ça nous a plu ; on en veut en corps !

Vincent Raymond | Lundi 3 septembre 2018

Mandico, Jeunet & Caro, Gaspar Noé : l’art et la matière

De même que les saumons nagent à contre-courant pour frayer, certains cinéastes se révèlent remarquablement féconds en évoluant à rebours de leurs congénères. En manifestant, par exemple, un attachement viscéral à la pellicule moins pour des raisons de conservatisme rétro-snobinard que des motivations profondément artistiques — ce qui ne les empêche pas de recourir à des effets numériques. Ou en s’obstinant à spectrographier l’âme humaine à l’aune de leurs obsessions plastiques. Le premier groupe réunit à Hollywood une aristocratie d’auteurs bankable — Tarantino, Nolan, Spielberg, Scorsese, Aronofsky, Anderson (Wes & Paul Thomas), Abrams, Coen (Joel & Ethan) etc. — et rassemble en France un aréopage de cin-éaste-philes sans doute nostalgiques d’une certaine sérendipité expérimentale : Jean-Pierre Jeunet & Marc Caro, F.J. Ossang pour les “ancêtres“, Hélène Cattet et Bruno Forzani, Bertrand Mandico, Antonin Peretjatko dans la nouvelle génération… Bien souvent des courts-métragistes acharnés malaxant influences comme les bandes son et images sans tabou, jonglant d’un format à l’autre entre deux longs.

Continuer à lire

Florence Aubenas et Ted Conover à la Villa Gillet

Journalisme | Outre la programmation du festival d'idées La Chose Publique qui commence à se dévoiler, la Villa Gillet continue sa programmation de rencontres et (...)

Sébastien Broquet | Jeudi 30 août 2018

Florence Aubenas et Ted Conover à la Villa Gillet

Outre la programmation du festival d'idées La Chose Publique qui commence à se dévoiler, la Villa Gillet continue sa programmation de rencontres et conférences. Le jeudi 29 novembre seront ainsi conviés autour du thème de l'enquête et de l'immersion Florence Aubenas et Ted Conover. Grand reporter pour Le Monde, Florence Aubenas est l'une des journalistes les plus en vue en France actuellement. L'Américain Ted Conover est lui un spécialiste de l'immersion au long cours, s'étant fait embaucher comme gardien de prison à Sing Sing pour l'ouvrage Newjack. La rencontre aura lieu au Grand Amphi de l'Université de Lyon.

Continuer à lire

Christiane Taubira invitée à Lyon par la Villa Gillet

La Chose Publique | L'ancienne ministre Christiane Taubira est conviée au festival des idées La Chose Publique, qui se déroulera en novembre prochain et dont le thème est "L'invention démocratique : la place du citoyen en démocratie".

Sébastien Broquet | Jeudi 30 août 2018

Christiane Taubira invitée à Lyon par la Villa Gillet

On se souvient que sa dernière venue à Lyon en mars 2017 avait provoqué des remous en pleine campagne pour la présidentielle : Gérard Collomb, alors maire de la ville, avait refusé la salle des Rancy à l'ancienne ministre qui venait présenter son livre, Nous sommes sur Terre, à l'invitation de la librairie du Tramway. La préfecture avait pourtant donné son accord. Mais le maire avait utilisé l’interdiction pour une collectivité de faire bénéficier un candidat d’avantages avant une élection pour justifier sa décision, considérant que l'écrivaine était un soutien actif de Benoît Hamon. La rencontre avait finalement pu avoir lieu dans l'enceinte de l'université Lyon 2. Christiane Taubira sera donc de retour dans la ville du désormais ministre de l'Intérieur le vendredi 23 novembre prochain, conviée par la Villa Gillet et Res Publica, les concepteurs du festival des idées La Chose Publique : rendez-vous est pris pour un Grand Entretien, à 21h, dans le grand amphithéâtre cet

Continuer à lire

The Crew 2 : dérapage contrôlé

Jeu video | Retour sur une grosse actu de l'été côté jeu vidéo : le petit dernier du studio Ubisoft Ivory Tower, The Crew 2.

Lisa Dumoulin | Samedi 4 août 2018

The Crew 2 : dérapage contrôlé

Deuxième pôle numérique en France, la métropole lyonnaise regorge de studios de développement et d’édition de jeux vidéos. Des petits indépendants mais aussi en tête de file Ubisoft, qui a racheté en 2017 le studio Ivory Tower (fondé en 2007). Cet été, Ubisoft Ivory Tower, implanté à Villeurbanne, a sorti le deuxième opus de sa franchise The Crew, après plusieurs années de développement par les 175 employés du studio. The Crew 2, ce sont les sports mécaniques (voitures, motos, bateaux, avions…) made in USA, à expérimenter - et maîtriser, car le but du jeu est de devenir le champion toutes catégories - dans un monde ouvert, soit tout le territoire des États-Unis sans aucune restriction ! L’environnement est d’une richesse incroyable, tout comme le design des véhicules : certains sont la copie conforme de modèles existants, réalisés en partenariat avec des marques comme Ferrarri & co. Manger local c’est bien, jouer local c’est bien aussi ! The Crew 2 (Ubisoft)

Continuer à lire

Éric Judor et Julien Guetta : « le beau ne sort que d’accidents heureux »

Roulez jeunesse ! | Pour son premier long-métrage "Roulez jeunesse", Julien Guetta a osé demander à Éric Judor de changer de registre. Cela tombe bien : celui-ci voulait glisser vers un format plus dramatique. Rencontre en deux temps et à deux voix.

Vincent Raymond | Mercredi 1 août 2018

Éric Judor et Julien Guetta : « le beau ne sort que d’accidents heureux »

Votre film flirte avec la comédie italienne et la comédie à l’anglaise… Julien Guetta : C’était une des ambitions, clairement. Comme de choisir Éric, qui fait beaucoup de comédies, pour l’emmener vers quelque chose d’autre, de plus singulier, qu’on n’a pas forcément l’habitude de voir en France. J’ai une très grande admiration pour Éric. C’est un acteur très technique, quelqu’un de très professionnel qui gère la comédie — c’est hyper agréable quand on est réalisateur — et même le drame. Et il est aussi réalisateur… D’où vient ce personnage d’Alex, l’adulte un peu enfant qu’il interprète ? JG : Je pense que j’étais comme ça quand j’ai commencé à écrire. Et que je n’aimais pas trop cette figure — c’est pour ça que je ne trouve pas le personnage complètement irresponsable non plus. C’est un bon gars maladroit, un mec trop gentil, qui sait quand même se démerder avec la vie. J’ai eu un fils pendant l’écriture du film, ça a modifié aussi mon point de vue. Avez-vous profité des capacités d’imp

Continuer à lire

Père de dépannage : "Roulez jeunesse"

Comédie familiale | de Julien Guetta (Fr, 1h24) avec Éric Judor, Laure Calamy, Brigitte Roüan…

Vincent Raymond | Mardi 24 juillet 2018

Père de dépannage :

Peu rongé par l’ambition, Alex s’épanouit au volant de la dépanneuse du garage administré par sa mère. Son bon cœur le conduit un soir à aider une jeune femme déboussolée, qui l’entraîne chez elle et le plaque le lendemain en lui laissant ses trois enfants en cadeau… Comment grandir quand on n’en éprouve pas le besoin impérieux ; comment accepter de couper le cordon quand on a toujours surprotégé son fils ; comment admettre que l’on a encore besoin de référents adultes lorsque l’on est adolescent ; est-il normal de ne pas éprouver d’instinct maternel ? Roulez jeunesse mesure chaque terme du syntagme “comédie familiale“ en explorant avec finesse le lien et l’attachement sous toutes ses formes — voilà pour les lecteurs·trices de Françoise Dolto. Pour son premier long en tant que réalisateur, Julien Guetta approfondit donc des questionnements entamés dans ses courts métrages Les Ventres vides et surtout Lana del Roy (primé à Villeurbanne), où la famille en crise constituait à la fois le périmètre et la rai

Continuer à lire

L'Europe sous toutes les coutures (théâtrales)

Rencontres du Jeune Théâtre Européen | Et c'est parti pour la 30e édition des bien nommées Rencontres du Jeune Théâtre Européen organisées chaque année début juillet à Grenoble par le Créarc (Centre de création de recherche et des cultures). Mais encore ?

Alice Colmart | Mardi 19 juin 2018

L'Europe sous toutes les coutures (théâtrales)

Pas de changements pour la 30e édition des Rencontres du Jeune Théâtre Européen, mais toujours une même ambition : « faire en sorte d’ouvrir le théâtre à tous et pas qu’à une certaine élite » selon Jordan Nicoletti, chargé de communication du Créarc (l’association qui porte l’événement). Ainsi, pendant une semaine, quinze compagnies de douze pays différents (Italie, Royaume-Uni, France, Roumanie, Portugal, Grèce, Pologne, Lituanie...) fouleront le sol grenoblois afin de se produire en plein air ou dans l'une des quatre salles de l’agglo qui accueille le festival (l'Espace 600, le Théâtre 145, la salle Olivier Messiaen et le Musée archéologique). Et ainsi rencontrer le public. Théâtre en VO Proposés en langues maternelles, les spectacles toucheront à plusieurs genres, du théâtre de répertoire, classique et contemporain, à la création collective en passant par le théâtre-action, « un mouvement initié à Grenoble par Fernand Garnier [le fondateur du Créarc – NDLR] et dont les textes parlent de sujets de société ». Autre forme abordée, le théâtre de l’opprimé, forme militante élab

Continuer à lire

À la Fête du livre jeunesse, l'accueil questionné

Littérature jeunesse | Deux jours de festivités autour de la littérature jeunesse avec une cinquantaine d’invités en dédicace, des spectacles, des contes et des ateliers sur le thème de l’autre et de l’accueil : c'est la Fête du livre jeunesse de Villeurbanne.

Lisa Dumoulin | Mardi 20 mars 2018

À la Fête du livre jeunesse, l'accueil questionné

“Bienvenue !” : c’est le thème du festival cette année. Un accueil chaleureux et bien sûr un peu particulier, puisqu’il se positionne en résonance avec notre actualité, celle des mouvements migratoires importants qui confrontent les territoires à la question de l’accueil. Ainsi la cinquantaine d’auteurs, illustrateurs et scénaristes invités se proposent pendant deux jours d’ouvrir le débat sur l’acceptation de l’autre, l’accueil de la différence et d’inviter le public à réfléchir autour de l’altérité. Gérard Picot, le directeur artistique, explique : « Dire bienvenue ! c’est ouvrir notre propre porte. C’est faire fi de notre peur de l’autre nourrie de notre méconnaissance, que l’on ne fasse pas de son voisin un intrus, mais une possibilité de rencontre. » Ainsi les associations Terre d’Hommes et Singa (dispositifs de mise en relation entre les personnes réfugiées et leur société d’accueil) participent à la fête à travers notamment l’exposition Encrages, des illustrations originales sur les thèmes de l’exil et de l’enfance. Rayons expos toujours, des

Continuer à lire

GRRRLS with pigs : lard contemporain

Hymne au cochon | Le porc, il est parti pour se faire sérieusement assaisonné par une bande de riot grrrls des fourneaux : ça se passe chez Imouto, dans le cadre du festival Attable, ce samedi.

Sébastien Broquet | Mardi 13 mars 2018

GRRRLS with pigs : lard contemporain

Voilà six femmes de caractère qui ont prévu de se coltiner du gros cochon sous toutes ses courbes, durant tout un samedi soir placé sous l'égide du festival Attable. Six riot grrrls qui vont lui faire passer l'envie d'ôter son peignoir, au cochon, tout en le replaçant au centre de l'assiette au terme d'une délicieuse sarabande féminine en cuisine. Qui sont-elles, ces solistes réunies le temps d'une soirée chez Imouto en sextet adepte de l'improvisation charnelle ? Eh bien, il y a déjà Chiho Kanzaki, habituée à travailler à quatre mains avec Marcelo Martin di Giacomo, au Virtus depuis deux ans : adepte de la combinaison des saveurs, passée par les brigades de Lucas Carton et Jean-Paul Jeunet, la jeune femme d'origine japonaise a de qui tenir... elle est fille de boucher, et surtout pointilleuse et imaginative - elle s'est fait une spécialité des desserts intégrant un légume et affectionne particulièrement les agrumes. Elle côtoiera la jeune étoile pleine d'avenir, Chloé Charles, qui ne délaissera point son restaurant pour venir : cette dernière étant sans adresse fixe. On l'a croisé du côté de Fulguranc

Continuer à lire

Déjeuner chez Wittgenstein : un plat qui se mange froid

Théâtre | Furieusement grinçant, emportant les conventions familiales et l'amour de la patrie dans un même élan, Déjeuner chez Wittgenstein est une œuvre majeure de Thomas Bernhard. Aurélie Pitrat nous propose de passer à table. Prenez place !

Nadja Pobel | Mardi 28 novembre 2017

Déjeuner chez Wittgenstein : un plat qui se mange froid

Il faut arpenter Vienne, s'extirper d'un centre bien sage pour aller grimper sur la colline viticole du Grinzing. Et tenter de trouver la tombe de Thomas Bernhard. Car si Google Map la localise immédiatement, dans ce petit cimetière, il n'y a aucune indication, alors que sont listées les figures nationales (inconnues des Européens) reposant ici. Vertige. Le plus célèbre des Autrichiens est planqué. La nation n'est pas reconnaissante. Et pour cause : le dramaturge décédé en 1989 n'a pas épargné ses compatriotes, tant la sphère privée que publique. Déjeuner chez Wittgenstein (1984) ne fait pas exception à cette règle. C'est même un sommet du genre. Deux sœurs attendent le retour de leur frère interné à l'hôpital. Si l'une se moque de le retrouver, feuilletant à bout de nerfs le journal où figure cette étrange injonction à la « réalisation de soi », l'autre a tout fait pour le sortir de là et recréer cette famille en deuil de parents récemment disparus. Bien sûr, il n'y aura pas de récompense à ce dévouement qui ne dit rien d'un supposé amour filial mais tout d'individus en charpie se débattant comme ils peuvent avec leu

Continuer à lire

Sans toit, ni loi, mais avec un chat : "Jeune Femme"

ECRANS | de Léonor Serraille (Fr-Bel, 1h37) avec Laetitia Dosch, Grégoire Monsaingeon, Souleymane Seye Ndiaye…

Vincent Raymond | Mardi 24 octobre 2017

Sans toit, ni loi, mais avec un chat :

Paula vivait avec Joachim, un photographe, mais là c’est fini. Alors elle est à la rue, avec son chat et ses pauv’ affaires. Elle tente de se débrouiller en squattant ici ou là, accumulant solutions transitoires et abris de fortune. C’est drôlement chaud, parce que dehors, il fait sacrément froid… Léonor Serraille a eu une chance inouïe que son film concoure à la Caméra d’Or l’année où son jury se trouve présidé par Sandrine Kiberlain. Celle-ci ne pouvait qu’être sensible au charme décousu de sa réalisation, comme au parcours cabossé de son personnage, évoquant fantomatiquement ces silhouettes errantes que la comédienne endossait dans les premiers longs-métrages de Lætitia Masson. Mais ce côté “truc d’il y a vingt ans” (voire de soixante, si l’on se réfère au Signe du Lion de Rohmer), c’est un peu le problème global de ce journal aigre-doux de la déchéance de Paula. Enchaînement un peu monotone d’épisodes, vaguement drolatique et social par fulgurances, Jeune Femme est sauvé par la grâce de quelques seconds rôles attachants (la

Continuer à lire

Graine de coco : "Le Jeune Karl Marx" de Raoul Peck

Biopic | de Raoul Peck (All-Fr-Bel, 1h58) avec August Diehl, Stefan Konarske, Vicky Krieps, Olivier Gourmet…

Vincent Raymond | Mardi 26 septembre 2017

Graine de coco :

1844. Chassé d’Allemagne pour ses écrits jugés subversifs, le jeune Karl Marx s'expatrie à Paris avec son épouse Jenny. Au même moment à Londres, le jeune Engels s’insurge contre son père industriel et exploiteur. La rencontre entre Marx et Engels va accoucher d’une nouvelle doctrine… Raoul Peck se ferait-il une spécialité de dresser les portraits des grandes figures politico-morales progressistes ? Après son très récent documentaire consacré à James Baldwin (I am not your Negro) et surtout son Lumumba (2000) qui ressuscitaient des visages méconnus du grand public, le cinéaste haïtien braque ici sa caméra sur le totem rouge par excellence. Ce biopic polyglotte à hauteur “d'honnête d’homme”, en cela certainement fidèle au contexte de l’époque, ne sacralise pas le philosophe en le renvoyant régulièrement à ses contingences physiques (sexe, faim…) et matérielles — ce qui est, somme toute, d’une grande logique concernant le théoricien du matérialisme. Karl est un corps massif, qui use de sa présence pour asseoir ses idées. Si son am

Continuer à lire

Le Desjeuneur : c'est brunch tous les jours !

Restaurant | Nom de zeus ! Cette ville déborde de fainéants ! Pour preuve : le succès rencontré par ce café anglo-saxon, où l’on peut breakfaster... jusque 18h ! Bien sûr, ça se passe à la Croix-Rousse.

Adrien Simon | Mardi 19 septembre 2017

Le Desjeuneur : c'est brunch tous les jours !

Nous voilà sur l'ultime faux-plat avant le plateau de la Croix-Rousse : la rue des Pierres Plantées, cailloux qui empêchaient, jusqu'au siècle dernier, les attelages de dévaler la montée de la Grande-Côte. Devant le tout neuf Desjeuneur, un passant sceptique pense : « encore l'un de ces non-lieux à l’accent anglais, où boire des kawa scandinaves et ultra-dilués, dans une ambiance de showroom Ikea. » Que nenni, badaud aigri ! Ce nouveau café est bourré de qualités. La première d’entre elles étant de servir le breakfast à toute heure. Une proposition qui comblera : aussi bien l’oisif noceur cherchant un petit déj’-éponge de début d’après-midi, le jetlagger en quête de repères et du goût de l'Amérique, le runner performeur monté au trot en meute flashy qui doit reremplir ses stocks de glycogène. Le Desjeuneur s’est donc mis en tête de répondre à ce besoin saugrenu : pouvoir manger des œufs au plat, du lard grillé, du granola, une montagne de pancakes au sirop d’érable, à 10h, midi, ou 17h, quel que soit le jour de la semaine. Il vaut même mieux éviter d'y venir le week-end, quand le lieu est littéralement pris d’assaut pour le brunch

Continuer à lire

Cannes, avant-premières au Lumière Terreaux

Lumière Terreaux | Une semaine après le Comœdia, le Lumière Terreaux avance à son tour sa semaine d’avant-premières cannoises. Et à l’exception de Faute d’Amour de Zviaguintsev (...)

Vincent Raymond | Mardi 13 juin 2017

Cannes, avant-premières au Lumière Terreaux

Une semaine après le Comœdia, le Lumière Terreaux avance à son tour sa semaine d’avant-premières cannoises. Et à l’exception de Faute d’Amour de Zviaguintsev (prix du jury), tous les films présentés seront inédits. Parmi ce florilège, notons le Barbara de Mathieu Amalric, La Mise à mort du cerf sacré de Lanthimos, Jeune Femme de Leonor Serraille (Caméra d’Or), Makala d’Emmanuel Gras (Grand Prix de la Semaine de la Critique) ainsi que, notamment, le Haneke. Voilà de quoi préparer au mieux la rentrée. Du 14 au 20 juin à 20h30 au Lumière Terreaux

Continuer à lire

Gaëtan Dorémus à la Fête du Livre Jeunesse

Kids | Avez-vous vu Trompette ? Sur les murs de Villeurbanne, ce petit oiseau dessine les silences, les cris, les larsens… et fait l’objet d’une exposition (...)

Lisa Dumoulin | Mardi 4 avril 2017

Gaëtan Dorémus à la Fête du Livre Jeunesse

Avez-vous vu Trompette ? Sur les murs de Villeurbanne, ce petit oiseau dessine les silences, les cris, les larsens… et fait l’objet d’une exposition jusqu’au 22 avril à la Maison du livre, de l’image et du son. Ce personnage petit mais bruyant est créé par l’invité d’honneur du festival, Gaëtan Dorémus : auteur et illustrateur d’une cinquantaine d’albums, notamment aux éditions du Rouergue et Autrement mais aussi du Seuil jeunesse, ses dessins fins et colorés, travaillés en couches comme la sérigraphie, accompagnent des histoires souvent focalisées sur le vivre ensemble. Pour vivre ensemble, il faut parler et écouter et c’est le thème de cette 18e édition : “On va se faire entendre!”. Ateliers bruitages, spectacles musicaux, expositions qui ouvrent une fenêtre sur le monde, chansons, Poèmaton et liseuses de bonnes aventures… Le livre fait du bruit ! Sans oublier les 130 invités à rencontrer en dédicaces et lors des rencontres organisées pendant le week-end. La Fête du Livre Jeunesse, c'est à Villeurbanne le samedi 8 et dimanche 9 avril à

Continuer à lire

Villa Gillet : police partout, confiance nulle part

Réfléchir | Politologue, spécialiste de la délinquance et de la police, Sébastian Roché vient présenter à la Villa Gillet De la Police en démocratie (Grasset), dans lequel il examine la dégradation des rapports police/population à l'œuvre en France depuis des décennies, à la recherche de solutions pour restaurer une confiance mutuelle garante de l'équilibre de la démocratie.

Stéphane Duchêne | Mardi 14 mars 2017

Villa Gillet : police partout, confiance nulle part

La police française aurait-elle oublié sa mission première ? À savoir, produire de la confiance en défendant des valeurs supérieures, comme l'égalité, et ainsi contribuer à la cohésion sociale. C'est la question que se pose dans De la police en démocratie, Sébastian Roché, politologue spécialiste de la délinquance et de la police, directeur de recherche au CNRS à Sciences Po Grenoble et expert pour les Nations Unies, déjà auteur de Police de proximité et Violences urbaines et banlieues. Elle résonne d'autant plus fortement quelques semaines après la surréaliste "affaire Théo", mais resterait tout aussi pertinente sans elle. Car c'est ici un problème de fond et quotidien que tente d'analyser Sébastian Roché, partant du constat que si toute démocratie a besoin d’une police, celle-ci a besoin que les citoyens la soutiennent, qu’ils la considèrent comme « leur police. » Mauvais élève Dans cet ouvrage, il s'agit d'abord de mesurer la confiance d’une part, et l’égalité devant les contrôles d’identité en France et en Allemagne, d’autre part. Et le constat est plutôt accablant

Continuer à lire

Archi Chouette : au paradis des joueurs

Boutique | À Lyon, avec une telle concentration de joueurs, d’éditeurs et de boutiques, on pourrait presque s’auto-proclamer capitale du jeu. Et ça, c'est archi chouette.

Lisa Dumoulin | Mardi 14 février 2017

Archi Chouette : au paradis des joueurs

Être joueur : c’est le critère numéro un pour travailler chez Archi Chouette. Ça vous plonge dans le bain de suite. Ouverte en 2010, cette boutique de jeux s’est agrandie fin 2015 et consacre désormais un tiers de ses références aux petits gones : filez directement sous la voûte au fond à gauche. Immense, la boutique est une vraie caverne d’Ali Baba, avec des meubles à l’ancienne remplis de boîtes du sol au plafond et même un coin salon pour tester les jeux, lors des nocturnes du jeudi. 500 nouveautés par an, choisies avec sensibilité et éthique par l‘équipe, parmi des sorties trois fois plus nombreuses. Plus le fonds constitué de classiques, de jeux repères et des madeleines de Proust de chacun. Comme Les Aventuriers du Rail, Catan ou Carcassonne, immuables sur le grand buffet derrière la caisse. On a demandé à Julie, la spécialiste jeunesse, de nous glisser quelques idées. Les voici. Réunir enfants et adultes Kaleidos junior : il convient aux petits dès 4 ans comme aux plus grands et aux adultes, avec plusieurs niveaux. Axé sur l’observation, il comprend des il

Continuer à lire

"Le Concours" : il ne peut en rester que soixante

ECRANS | de Claire Simon (Fr, 1h59) documentaire avec Laetitia Masson, Sylvie Verheyde, Patricia Mazuy, Vincent Dedienne…

Vincent Raymond | Mardi 7 février 2017

Héritière de l’Idhec, la Femis représente l’aristocratie des écoles de cinéma et peut se targuer d’avoir formé Emmanuel Mouret, François Ozon, Céline Sciamma, Alice Winocour ou encore Emmanuelle Bercot. Son drastique écrémage à l’entrée est si réputé — 1200 postulant(e)s pour 60 élu(e)s — qu’il a inspiré la cinéaste Claire Simon. Rien d’étonnant, connaissant son appétence pour les portraits de microcosmes, en fiction ou documentaire — que ce soit les cours d’écoles dans Récréations (1992), le planning familial dans Les Bureaux de Dieu (2008) ou le bois de Vincennes pour Le Bois dont les rêves sont faits (2016). Dans Le Concours, elle suit le processus de sélection, des épreuves de pré-admissibilité à la rentrée des élèves, en témoin muette des examens et des oraux, captant le réel sans jamais intervenir. Au-delà de son léger suspense (qui sera retenu et pourquoi ?), le projet est intéressant de par sa grande transparence, puisque l’on pénètre les coulisses d’une grande institution et l’on ass

Continuer à lire

Remettre le monde à l'endroit

Villa Gillet | Michel Lussault vient débattre à la Villa Gillet de son regard de géographe singulier sur le monde contemporain et de son dernier ouvrage explorant en particulier les hyper-lieux.

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 31 janvier 2017

Remettre le monde à l'endroit

Depuis le début des années 2000, Michel Lussault met au centre des sciences sociales la géographie, une géographie très humaine en l'occurrence. Après les philosophies de l'histoire du 19e siècle, l'objectivité anti-humaniste et structurale des sciences humaines au 20e siècle (psychanalyse, sociologie, anthropologie...), le géographe défend une approche du contemporain à partir des vécus physiques, de la subjectivité des expériences individuelles ou collectives au sein d'espaces et de lieux particuliers. « Avec l'anthropologue Tim Ingold, l'historien Patrick Boucheron, le philosophe Guillaume Leblanc, le sociologue Richard Sennett, Peter Sloterdijk et bien d'autres, on pense que l'espace n'est pas seulement un décor, un théâtre, mais une dimension explicative de la vie. Il y a là peut-être même un tournant spatial des sciences sociales. » nous confiait Michel Lussault dans un entretien.

Continuer à lire

"La Jeune Fille sans mains" : on applaudit à tout rompre

ECRANS | de Sébastien Laudenbach (Fr, 1h13) avec les voix de Anaïs Demoustier, Jérémie Elkaïm, Philippe Laudenbach…

Vincent Raymond | Mardi 13 décembre 2016

Un pauvre meunier se fait circonvenir par le Diable et lui cède sa fille en échange d’une fortune. Mais la belle étant trop pure pour être corrompue, le démon ne peut la toucher. Le père a beau couper les mains de sa fille, rien n’y fait… Cette adaptation animée de Grimm tranche littéralement avec le tout-venant, d’emblée par l’originalité de sa technique : toutes signées Sébastien Laudenbach, les illustrations la composant sont davantage des évocations, des esquisses à l’encre émaillées de masses colorées vibrantes que des images sagement bouclées. Il en ressort une intensité fiévreuse, une intranquillité en parfaite adéquation avec un sujet ne s’embarrassant pas de précautions inutiles — un conte étant un tissu de cruautés, un chapelet d’événements brutaux dont il faut tirer une morale, en adoucir les contours par crainte de choquer les jeunes esprits, frise toujours le contresens ! Triomphant sans hargne de toutes les injustices de la vie avec opiniâtreté, classe et optimisme, l’héroïne de La Jeune Fille sans les mains est une él

Continuer à lire

Le plein d'histoires pour l'hiver

Librairies Jeunesse | C’est le moment de l’année où faire le plein d’histoires à lire aux enfants sous la couette. Voici notre sélection de librairies où dénicher leurs nouveaux livres de chevet préférés.

Lisa Dumoulin | Mardi 18 octobre 2016

Le plein d'histoires pour l'hiver

Vivement Dimanche C’est la nouveauté de la rentrée : Vivement Dimanche a ouvert une librairie spécialisée jeunesse. À deux pas de la “maison mère” rue du Chariot d’Or, à l’angle de la Grande rue de la Croix-Rousse, elle a ouvert ses portes le 17 septembre. Un lieu entièrement réservé à la jeunesse, découpé en plusieurs univers selon les âges. Ce rayon grandissant au fil des années, il était temps de lui consacrer un espace à part entière. Maya Flandin et son équipe sont particulièrement attachés à cette section, qui représente un fabuleux moyen « d’inoculer la culture dès le plus jeune âge. » À Titre d’aile La référence à Lyon. Dix ans que Carole Ohana et Cedric Chaffard défrichent la littérature jeunesse pour le plus grand bonheur des habitants du quartier mais aussi au-delà : on vient de toute l’agglomération voire même de la région pour obtenir les précieux conseils des libraires. Tous deux professionnels de l’enfance au départ, ils travaillent avec une approche différente, se plaçant du point de vue de l’enfant pour faire découvrir les livres. Carole est spécialiste

Continuer à lire

La Villa Gillet a de la repartie

Penser le monde | Certains annonçaient la Villa Gillet moribonde après ses déboires des derniers mois. Visiblement, le directeur Guy Walter et son équipe, réduite de moitié juste (...)

Sébastien Broquet | Jeudi 13 octobre 2016

La Villa Gillet a de la repartie

Certains annonçaient la Villa Gillet moribonde après ses déboires des derniers mois. Visiblement, le directeur Guy Walter et son équipe, réduite de moitié juste avant l'été suite à la baisse drastique de ses subventions, ont de la repartie : on n'attendait pas si rapidement l'arrivée d'un nouveau rendez-vous, en l'occurrence La Chose Publique, qui se tiendra du 21 au 26 novembre dans les locaux de la Villa Gillet. Prenant la place laissée vacante par Mode d'Emploi, cette nouvelle semaine de débats d'idées s'articulera « autour de l'actualité française en philosophie, en sciences humaines et sociales. La Villa Gillet en assurera le commissariat scientifique » nous explique-t-on du côté de l'équipe. C'est l'arrivée d'un mécène qui permet la tenue de cet événement, en l'occurrence l'association Res Publica, basée à Lyon - et au Burkina Faso via son ONG - et

Continuer à lire

"Une Histoire birmane" au cinéma Opéra

ECRANS | Le collectif Enjeux sur image, qui se fait une spécialité de débusquer les films orphelins de salles — malgré l’efflorescence d’écrans dont Lyon se targue, ces (...)

Vincent Raymond | Mardi 4 octobre 2016

Le collectif Enjeux sur image, qui se fait une spécialité de débusquer les films orphelins de salles — malgré l’efflorescence d’écrans dont Lyon se targue, ces malheureux sont plus nombreux que l’on croit —, des œuvres de recherche ou en écho avec les problématiques géopolitiques, consacre cette soirée à une république d’Asie du Sud-Est souvent mise à l’index par la communauté internationale pour son non-respect des droits de l’Homme. Avec Une Histoire birmane (2014), Alain Mazars nous entraîne en effet dans le passé et le présent de ce pays. Et la projection se poursuivra par une discussion en compagnie de Romanic Nereau, opérateur son de ce documentaire. Au Cinéma Opéra le jeudi 6 octobre à 20h

Continuer à lire