Concours d'écriture Fête du Livre de Bron

Benjamin Mialot | Vendredi 16 janvier 2015

À l'occasion de sa 29e édition, du 6 au 8 mars 2015, la Fête du Livre de Bron et le Petit Bulletin vous invitent à participer à un concours d'écriture sur le thème de l'édition : Qu'est-ce qu'on a en commun ? 

A gagner : une publication sur les sites du journal et du festival ainsi que 5 livres de littérature française ou étrangère sélectionnés par la Fête du Livre.

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Résultat du concours Fête du livre de Bron

CONNAITRE | A l'occasion de sa 29e édition, la Fête du livre de Bron s'est associée au Petit Bulletin pour vous faire gagner une sélection d'ouvrages d'auteurs (...)

Benjamin Mialot | Samedi 7 mars 2015

Résultat du concours Fête du livre de Bron

A l'occasion de sa 29e édition, la Fête du livre de Bron s'est associée au Petit Bulletin pour vous faire gagner une sélection d'ouvrages d'auteurs invités. Pour cela, il vous fallait vous fendre d'un texte répondant à la question posée cette année par la Fête : "qu'est-ce qu'on a en commun ?". Vous avez été nombreux à participer (et nous vous en remercions) mais, comme dans Highlander, il ne pouvait en rester qu'un. Il se nomme Daniel Ostfeld et voici sa production : Quelques poils sur le bord de mon oreille. En désordre. Ils me dérangent. J'ai vu les mêmes chez mon voisin et cela m'agace. Quand je regarde mon visage de très près dans la glace, des tempes jusqu'au menton, j'aperçois les pores qui constellent la surface de ma peau, et de toutes petites lignes qui les relient les uns aux autres. Ici et là, quelques poils égarés. Tout cela compose une toile d'une relative harmonie. Ces petites lignes, qui ne sont pas encore des rides mais pourraient le devenir, je les ai vues aussi sur le poignet de mon bébé, ça m'a ému. Comme si elles étaient la preuve qu'il était membre de plein droit de la communauté des hommes. Des

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Belle de nuit

CONNAITRE | Après avoir remporté le prix interallié en 2012 avec "Oh...", le prolixe Philippe Djian revient en forme avec un roman rocambolesque que lui seul pouvait orchestrer : "Chéri-chéri", dont il est invité à débattre à la Fête du livre de Bron. Valentine Martin

Valentine Martin | Vendredi 6 mars 2015

Belle de nuit

Il le dit souvent, c'est la première phrase qu'il écrit qui lui indique quelle suite prendre. Philippe Djian est un auteur qui travaille sans plan et, jusqu'à présent, cela lui a plutôt réussi. Pour décrypter son nouveau roman, Chéri-chéri (Gallimard), il importe donc de se pencher sur sa première phrase, et même sur son premier paragraphe : «Le jour on m'appelait Denis. J'étais un écrivain qui connaissait un certain succès et qui avait la dent dure, comme critique. Certains soirs on m'appelait Denise. Bon, je dansais dans un cabaret.» Tout est dit. Écrivain le jour, travesti la nuit, Denis est plutôt bien dans sa vie. Il a une femme, Hanna, poupée blonde aux gros seins, qui ne voit pas le problème d'avoir un mari portant des bas résilles. Elle le surnomme même chéri-chéri. Bref, tout serait parfait sans Paul. Ce dernier est le père d'Hanna, et il ne supporte pas la double vie de son gendre. L'ennui, c'est qu'il est aussi mafieux sur les bords et décide de mener la vie dure à Denis en le forçant à travailler pour lui. Au moins avec Véronica, la mère d'Hanna, il n'y a pas de problème, elle aime bien Denise. Peut-être même un peu trop finalement...

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Un jour en France

CONNAITRE | En général, lorsqu'un journaliste se déplace dans un village, c'est parce qu'il s'y est produit une catastrophe. Florence Aubenas y est allée pour rencontrer des français normaux, sans histoire. Ou peut-être que si justement : des histoires à hauteur d'homme, qu'elle a compilée dans son nouvel ouvrage, "En France", dont elle discutera à la Fête du livre de Bron. Valentine Martin

Valentine Martin | Vendredi 6 mars 2015

Un jour en France

De l'Irak à la Syrie, elle a sillonné tous les points chauds du globe. Mais depuis quelques années, elle a enfin posé ses valises en France pour de bon. Grand reporter, Florence Aubenas s'est du coup vu proposer par le journal Le Monde (où elle travaille depuis 2012) une nouvelle expérience : tenir une chronique sur le quotidien des Français. Après avoir couvert les grands procès de France et s'être fait passer pour une demandeuse d'emploi dans Le Quai de Ouistreham, elle n'a pas hésité une seconde. Entre 2012 et 2014, Florence Aubenas a régulièrement pris sa voiture (ou le train de 5h du matin) direction la province, à la découverte ce que tout le monde croit connaître déjà. En France est un recueil de des chroniques qu'elle a tirées de ces déplacements, une fine mosaïque de portraits qui retrace des bouts de vies, des moments de tous les jours. Florence Aubenas ne voulait pas cibler une population particulière, alors elle les a toutes rencontrées : paysan, chauffagiste, syndicaliste, jeune dealer, maman au foyer... Pourtant une classe sociale se dessine : celle dite moyenne, voire moyenne moins, celle qui se lève tôt et qui ne p

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Dans la tête des Inconfiants

ARTS | L'écrivain Tatiana Arfel et l'artiste Julien Cordier publient Les "Inconfiants", fruit d'une résidence à l'hôpital psychiatrique du Vinatier. La Ferme éponyme leur consacre une rencontre et une exposition. Jean-Emmanuel Denave

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 3 mars 2015

Dans la tête des Inconfiants

Invités en résidence par la Fête du livre de Bron à l'hôpital psychiatrique du Vinatier (de mars à septembre 2014), Tatiana Arfel et Julien Cordier y ont d'abord animé des ateliers afin de rencontrer patients, soignants et autres personnels de l'hôpital. Un hôpital en l'occurrence en mutation, qui regroupait alors ses services de psychiatrie adulte pavillonnaire en un seul et grand bâtiment. Plus généralement, les deux comparses mettaient les pieds dans «un monde de fous» (pour reprendre le titre de l'ouvrage du journaliste Patrick Coupechoux publié en 2006) où la psychiatrie affronte les affres des normes gestionnaires et les impératifs d'efficacité à court terme. «Le vieux pavillon s’est disparu, pfuiiiiit. Il ne respire plus, le bâti passé où je vins de par mes années vertes – celles où les infir-mères et les mets-deux-saints priaient encore en moi, paumes jointes, Vierge et Esprit, où ils pensaient que oui, j’irons bien un jour» fait dire à l'un de ses "personnages" Tatiana Arfel, dans sa langue toujours vive et truculente. Chaque chapitre du livre donne ainsi la voix à un individu différent (patien

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Désordre littéraire

CONNAITRE | Ça n'est peut-être qu'un événement pour ses thuriféraires, mais c'en est surtout un pour la littérature tout court et pour la Fête du Livre. Car Eugène Savitzkaya (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 3 mars 2015

Désordre littéraire

Ça n'est peut-être qu'un événement pour ses thuriféraires, mais c'en est surtout un pour la littérature tout court et pour la Fête du Livre. Car Eugène Savitzkaya se fait au moins aussi rare que son œuvre, s'étalant sur 43 ans, mérite une mise en lumière bien plus importante – même si cet archétype de "l'écrivain Minuit" a obtenu en 1994, le prix triennal du roman pour Marin de mon cœur et si, surtout, il fut célébré en son temps comme un auteur remarquablement précoce. Chose réparée donc par la programmation de Bron pour le poète (le fameux Cochon farci), dramaturge et romancier (Fou trop poli, Exquise Louise) belge qui entretint également une belle correspondance avec Hervé Guibert, la seule que ce dernier avait accepté de laisser paraître en guise de dernière volonté (Lettres à Eugène). De ce parcours entre les lignes, parfois un peu dans les limbes de la littérature officielle, Savitzkaya donnera un salvateur aperçu au cours d'une lecture baptisée "L'indocile" et qui se tiendra le samedi 7 mars à 18h30. On pourra avoir à l'esprit en écoutant cet auteur fondamentalement hybride, cette phrase tir

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Fête du livre de Bron 2015 : les premiers noms

CONNAITRE | Qu'est-ce qu'on a en commun ? C'est la question que se posera la 29e édition de la Fête du livre de Bron du 4 au 8 mars prochain. Tenteront d'y répondre (...)

Benjamin Mialot | Jeudi 18 décembre 2014

Fête du livre de Bron 2015 : les premiers noms

Qu'est-ce qu'on a en commun ? C'est la question que se posera la 29e édition de la Fête du livre de Bron du 4 au 8 mars prochain. Tenteront d'y répondre les auteurs suivants : Olivier Adam, Florence Aubenas, Silvia Avallone, Ramona Badescu, John Burnside (en dialogue avec José Carlos Somoza), Alain Choquart, Pierre Dardot, Patrick Deville, Simonetta Greggio, Serge Joncour, Olivier de Solminihac,   Laurent Mauvignier, Hubert Mingarelli, Raphaële Moussafir, Sylvain Prudhomme, Eric Reinhardt (le temps d'une lecture musicale avec Bertrand Belin), Eugène Savitzkaya, Eric Vuillard (notre cover boy de la rentrée littéraire, en dialogue avec Olivier Rolin) ou encore Valérie Zenatti.

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