Le Soulier de Claudel

Nadja Pobel | Mardi 5 avril 2016

Photo : © Hélène de Carbonnière


Datant des XVII et XVIIIe siècles, ce château a une accointance avec nos grands auteurs. À commencer par Stendhal qui y fit un séjour en 1827 suite à l'affaire Berthet, du nom de ce jeune homme qui, à l'église, au moment de la communion, a grièvement blessé une croyante avant de tenter vainement de se suicider (la peine de mort l'emportera peu après). C'est ici que l'écrivain grenoblois aurait imaginé Le Rouge et le noir en s'inspirant de ce fait divers.

En 1927, Paul Claudel, alors ambassadeur de France au Japon, en fit l'acquisition auprès du marquis de Virieu. C'est neuf ans plus tard, ne se consacrant plus qu'à ses activités littéraires, qu'il s'installe à plein temps dans ce château où il reçoit de grandes figures comme François Mauriac ou le maire de Lyon, Édouard Herriot.
Selon sa volonté, le dramaturge est enterré dans ce lieu suite à son décès à Paris en février 1955. Sur sa tombe est gravée l'épitaphe : « Ici reposent les restes et la semence de Paul Claudel. » Référencé comme monument historique, ce château, privé, ne se visite plus que lors des Journées du patrimoine. La tombe de Claudel est, a contrario, toujours accessible au public.

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L'Echange à sec de Christian Schiaretti

Théâtre | Dans une proposition plus aride que jamais, Christian Schiaretti semble avoir trouvé avec L’Échange de Claudel la matière à un ascétisme qui repose entièrement sur le texte et les acteurs.

Nadja Pobel | Mardi 11 décembre 2018

L'Echange à sec de Christian Schiaretti

Il a beaucoup pratiqué les tréteaux avec ses Molière, avait placé Coriolan sur un plateau dénudé en pentes très douces où tout convergeait dans une petite bouche d’égout ; même lors de la réouverture du TNP rénové en 2011, les azuleros bleus de son Ruy Blas ne semblaient guère l'intéresser et faisaient plus figure de décorum que de décor. Désormais, Christian Schiaretti a pu faire, en cette maison qu'il dirige depuis 2002 et jusqu'à fin 2019, de la place au texte, rien qu'au texte et ses transmetteurs que sont les acteurs. De son propre aveu, ce sont là « des vacances scénographiques ! ». Fanny Gamet a simplement posé un sol bleu entaché de larges traces de plus en plus rougeoyantes au fil du spectacle entamé par une chute de sable en p

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