Les Intergalactiques : tea time machine

Stéphane Duchêne | Mardi 10 mai 2016

Photo : © DR


Pile au moment où vu de France, l'élection d'un musulman fils de prolo à la mairie de Londres semble avoir dans les milieux autorisés des allures de scénario de science-fiction, on ne peut que goûter l'ironie de cette édition 2016 des Intergalactiques sur laquelle flottera très largement l'Union Jack. Du 12 au 15 mai, le festival a effectivement décidé de se tourner largement vers la riche école SF britannique entre conférences ("L'humour dans la science-fiction britannique", une tautologie en soi), nuit des séries et projections de films très politiques.

De fait, il sera beaucoup question ici de l'articulation entre utopie et réalité ("Cinéma et Littérature, quand l'utopie vire au cauchemar"). Et ce jusque dans l'appellation de la table ronde "Science fiction et politique à l'heure des Nuits debouts ?"

Ce n'est pas d'hier que l'avenir des sociétés se lit et se décrypte a priori dans la science-fiction. En la matière, les britanniques ont rarement passé leur tour, de Wells à Ballard, d'Orwell à Clarke. Peut-être que là réside la magie, vue d'ici, de l'élection de Sadiq Khan, réalité anglaise, utopie française.

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Festivals de cinéma : reports pour les Reflets et Les Intergalactiques

Cinéma | Les Reflets du Cinéma Ibérique et Latino-américain comme Les Intergalactiques, échaudés, ont d'ores et déjà ciblé le mois de septembre pour leur édition 2021.

Vincent Raymond | Mardi 9 février 2021

Festivals de cinéma : reports pour les Reflets et Les Intergalactiques

Le 7 février, le symbolique cap des 100 jours de fermeture consécutifs pour les salles de spectacles et de cinéma a été franchi. Prudence étant mère de sûreté, les festivals prennent les devants et commencent à annoncer des décalages, des reports ou des aménagements. Il faut dire que l’exemple vient d’en haut : la Berlinale se déroulera du 1er au 5 mars en ligne et Cannes (qui avait tant tergiversé l’an dernier) s’est positionné du 6 au 17 juillet sur la Croisette. Bien malchanceux en 2020 (le premier confinement les avait frappés de plein fouet, même s’ils avaient pu proposer une version allégée après l’été), Les Reflets du Cinéma Ibérique et Latino-américain ont ainsi choisi de renoncer au mois de mars, ciblant la quinzaine entre le 22 septembre et le 6 octobre, pour une mise à l’honneur « de l’Espagne, du Portugal, du Mexique ». Du côté des Intergalactiques, on la joue aussi rebelote : le 9e édition ne pouvant se tenir en avril 2020 avait é

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Des Intergalactiques post-apocalyptiques

Science-Fiction | Au-delà du divertissement, la science-fiction a toujours eu pour fonction de nous prévenir des risques encourus en cas de futur mal négocié. Mais depuis un (...)

Vincent Raymond | Mardi 23 avril 2019

Des Intergalactiques post-apocalyptiques

Au-delà du divertissement, la science-fiction a toujours eu pour fonction de nous prévenir des risques encourus en cas de futur mal négocié. Mais depuis un bon demi-siècle — et grâce aux progrès exponentiels de la connaissance —, le futur a changé d’échelle : jadis horizon éloigné, il jouxte désormais le moment présent au point de se confondre parfois avec lui. Il arrive même que l’avenir soit moins anxiogène que l’époque contemporaine : l’ambiance géopolitique délétère nous indique 23h58 à l’horloge de la fin du monde. Une belle atmosphère collapsogène qui a sans doute incité les programmateurs des Intergalactiques à composer pour 2019 une sélection cinématographique totalement post-apocalyptique. Point d’orgue le samedi 27 avril, la double séance de Mad Max 2 (1982) et Mad Max : Fury Road (2015) présentés par Jean-Pierre Dionnet et séparés par une table ronde tentant d’établir si Fury Road est (ou non) le meilleur film du monde. Meilleur ne veut pas dire seul ; aussi, vous pourrez découvrir les autres gâteries exhumées pour l’occasion. C

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Les Intergalactiques, embarquement porte 7

Science-Fiction | Tout le monde s’accroche à son voisin, décollage imminent pour Les Intergalactiques ! Le festival de science-fiction se met en orbite autour du thème de la (...)

Pierre Deroudilhe | Mardi 3 avril 2018

Les Intergalactiques, embarquement porte 7

Tout le monde s’accroche à son voisin, décollage imminent pour Les Intergalactiques ! Le festival de science-fiction se met en orbite autour du thème de la Femme : il sera question de sa place dans la pop culture et de la technologie comme outil d’émancipation. On ne peut évidemment pas parler de SF sans quelques bons films : les rétrospectives du festival sont là pour ça. De Cherry 2000 (1988) de Steve de Jarnatt, film d’action déjanté où le protagoniste part à la recherche des pièces détachées pour réparer l’amour de sa vie, un robot à la perruque rousse flamboyante, au délirant Frankenhooker (1991) du culte réalisateur Frank Henenlotter, où un amoureux un peu dérangé assemble des morceaux de prostituées pour greffer sur ce corps le cerveau de sa bien-aimée, il y en aura pour tous les goûts, surtout extrêmes. Des longs mais aussi des courts-métrages : le festival est l’occasion de participer au concours "48h plus tard", durant lequel les équipes devront réaliser en deux jours une production de SF, toujours contraints par les règles farfelues du jury. Et si vous ne vous sentez pas l’âme d’un cinéaste

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Entrée en 6e pour les Intergalactiques

ECRANS | Encadré par sa fameuse Nuit des séries de science-fiction (à la polarité très politique cette année), et le vide-grenier du geek — soit deux gâteries pour mordus (...)

Vincent Raymond | Mardi 25 avril 2017

Entrée en 6e pour les Intergalactiques

Encadré par sa fameuse Nuit des séries de science-fiction (à la polarité très politique cette année), et le vide-grenier du geek — soit deux gâteries pour mordus d’expériences ultimes combinant pizzas, liquides pétillants divers et fourbis électroniques, si l’on schématise honteusement —, le festival des Intergalactiques déploie en son milieu moult autres trésors. À commencer par ses séances cinéma. Une rétrospective de l’anticipation dystopique, des années 1960 à 1990, comprenant des films rares sur grand écran tels que le matriciel et épuré THX 1138 de George Lucas, le déprimant La Planète des Singes de Franklin J. Schaffner et le vrombissant La Course à la mort de l’an 2000 signé Paul Bartel. Prouvant au passage que le futur, ce n’était pas mieux avant. On ne saurait trop vous conseiller de garder des forces pour deux autres séances prodigieuses. D’abord, la soirée Invasions !, avec le chef-d’œuvre de Carpenter, Invasion Los Angeles : l’une des plus

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Alain Damasio, volté en virevolte

Science-Fiction | Figure de proue de la science-fiction française contemporaine, Alain Damasio sera présent à la Virevolte pour présenter ses deux romans phares, La Zone du Dehors et La Horde du Contrevent. Une rencontre à ne rater sous aucun prétexte.

Gabriel Cnudde | Mardi 8 novembre 2016

Alain Damasio, volté en virevolte

Il est des hommes de conviction que rien ne peut détourner du chemin qu'ils se sont tracé. Des jusqu'au-boutistes passionnés et passionnants. Alain Damasio fait partie de ceux qui mènent un combat de tous les instants. Le sien, c'est de prouver que la science-fiction est un genre majeur de la littérature contemporaine. Mieux, c'est pour lui un genre éminemment politique, idéal pour remettre en question la société dans laquelle nous évoluons. Ici, pas de space opera, pas d'extra-terrestres mangeurs d'hommes ou de clichés ambulants mais simplement une réflexion intense où le futur est empreint de bribes de notre présent. Cette loupe spatio-temporelle, Alain Damasio s'en sert pour questionner notre rapport à la technologie et à nos systèmes politiques en suivant la ligne de ses inspirations : Nietzsche, Deleuze et Mallarmé. Ce mercredi 9 novembre, Alain Damasio viendra présenter ses deux romans à la Virevolte : La Zone du Dehors (1999) et La Horde du Contrevent (2004). Une bibliographie maigre qui s'explique par l'immensité des univers construits dans ces deux romans. L'un se passe sur un satellite imaginaire de Saturne, l'autre

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Les Intergalactiques, chapitre 5

Festival de Science-Fiction | Grand événement de science-fiction lyonnais, les Intergalactiques possède à l’instar d’une fusée, plusieurs étages. Sauf qu’ici, les différents compartiments (...)

Vincent Raymond | Mardi 10 mai 2016

Les Intergalactiques, chapitre 5

Grand événement de science-fiction lyonnais, les Intergalactiques possède à l’instar d’une fusée, plusieurs étages. Sauf qu’ici, les différents compartiments s’ajoutent au lieu de se détacher, et permettent au festival de se propulser toujours plus haut. Placée “sous le signe de l’Union Jack”, la 5e édition brasse concerts, tea-time, quizz, tables rondes, conférences, rencontres et signatures avec une trentaine d’invités, ainsi qu’une programmation cinématographique des plus solides. Un “double bill” spécial London burning ! pour commencer avec La Bombe de Peter Watkins et l’un des chefs-d’œuvres de Alfonso Cuarón, Les Fils de l’Homme. Une dystopie implacable sublimée par une réalisation parmi les plus stupéfiantes de la décennie — le triomphe du fond et de la forme réunis. Également à l’affiche du festival, Le Sixième Continent de Kevin Connor, sucrerie d’autrefois, et Moon, premier film de Duncan Jones (dont Warcraft : Le Commencement va bientôt sortir). Notons que les

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Des Intergalactiques dans l'air du temps

CONNAITRE | «Le temps ! Le temps ! Qu'est-ce que le temps ?» Excellente question. Merci au Lièvre de Mars de l'avoir posée dans l'adaptation disneyenne (...)

Benjamin Mialot | Mardi 13 octobre 2015

Des Intergalactiques dans l'air du temps

«Le temps ! Le temps ! Qu'est-ce que le temps ?» Excellente question. Merci au Lièvre de Mars de l'avoir posée dans l'adaptation disneyenne d'Alice au Pays des merveilles – il n'était toutefois pas utile de détraquer au passage, qui plu est au moyen de condiments et confiseries variés, la montre à gousset du Lapin blanc. Et merci, surtout, au festival Les Intergalactiques de consacrer l'essentiel du sien (du 21 au 25 octobre) à y apporter, dans le cadre de discussions impliquant de grands noms régionaux des littératures de l'imaginaire (Alain Damasio, Christian Chavassieux, Jean-Pierre Andrévon...) et exemples cinématographiques à l'appui (L'Armée des 12 singes de Terry Gilliam, le très ardu Primer de Shane Carruth ou encore The Infinite Man, méconnue romcom à paradoxes de Hugh Sullivan), les réponses pleines de gros mots scientifiques (par exemple "relativité") et romanesques (genre "dystopie") dont il a le secret depuis maintenant quatre ans. Trop longue la phrase qui précède ? Tout est relatif, justement. Si ce n'est l'intérêt de cette manifestation, à des années-lumière du rassemblement d'inadap

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Andrevon : une odyssée de la SF

ECRANS | Romancier, peintre, critique mais surtout passionné de science-fiction et de fantastique, Jean-Pierre Andrevon sort une intimidante et définitive encyclopédie consacrée à «100 ans et plus de cinéma fantastique et de SF». Une somme qui lui a pris douze ans de sa vie, à moins qu’elle ne résume une vie entière de cinéphile. Propos recueillis par Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mardi 18 février 2014

Andrevon : une odyssée de la SF

Comment es-tu tombé dans le fantastique et la SF ? Dans la littérature d’abord, puis dans le cinéma ensuite ? Jean-Pierre Andrevon : C’est presque concomitant. Je suis un enfant de la guerre et j’ai commencé à aller au cinéma très tôt, vers mes 6, 7 ans, quand beaucoup de films américains bloqués sous l’occupation ont commencé à sortir en vrac. Au départ, il n’y avait pas beaucoup de films de science-fiction, c’était surtout les Tarzan avec Johnny Weissmuller, les westerns de John Ford, les films de cape et d’épée avec Errol Flynn. Les tout premiers films de SF sont arrivés au début des années 50, c’était La Chose d’un autre monde, Destination lune, Le Choc des mondes… Mais j’avais lu auparavant des ouvrages de science-fiction ; le premier, c’était La Guerre des mondes de Wells, qui n’est pas particulièrement un livre pour enfants, mais que j’ai lu quand j’avais moins de dix ans. Surtout, je lisais un petit magazine de bande dessinée, le premier à ressortir en France après la guerre, qui s’appelait Coq hardi

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Norman fait des romans

CONNAITRE | On n'a pas toujours les lecteurs qu'on mérite. Prenez la science-fiction. Hormis une poignée de fanatiques aux doigts gras, qui se soucie de cette branche (...)

Benjamin Mialot | Vendredi 18 octobre 2013

Norman fait des romans

On n'a pas toujours les lecteurs qu'on mérite. Prenez la science-fiction. Hormis une poignée de fanatiques aux doigts gras, qui se soucie de cette branche de la littérature qui, pour reprendre la définition qu'en donnait Isaac Asimov, se «soucie des réponses de l'être humain aux progrès de la science et de la technologie» ? Malgré les efforts d'une structure comme AOA Prod pour la sortir de l'ornière geek, notamment via le festival des Intergalactiques, pas grand monde. L'époque où l'expression ne désignait que des spooky tales mal dégrossis est pourtant largement révolue. Depuis les années 60 en fait, période à laquelle a déferlé depuis l'Angleterre puis les États-Unis une Nouvelle Vague d'auteurs formellement plus ambitieuse et socialement plus en prise avec son temps. Au même titre qu'Asimov justement, ou Philip K. Dick, le New-yorkais Norm

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