Zombie Zombie : Stranger things

Lisa Dumoulin | Mardi 6 septembre 2016

Photo : © DR


Entre électro psychédélique et krautrock allemand, Zombie Zombie navigue en eaux sombres. Formé par Étienne Jaumet et Cosmic Néman (le batteur d'Herman Düne), récemment rejoints par Dr. Schonberg, on peut dire que la magie noire opère entre ces trois touche-à-tout. Fans de cinéma d'horreur, ils ont sorti en 2010 un magistral et hypnotique album hommage aux films de Carpenter, sobrement intitulé Zombie Zombie Plays John Carpenter. Mais ce n'est que la facette visible de leur planète noire. Écoutez l'entêtant Rocket number 9, reprise de Sun Ra, jazzman mystique du siècle dernier. Ou encore Land for Renegades, épopée cosmique en col pelle à tarte sous LSD. Tenez-vous prêts pour le décollage.

Samedi 10 septembre au vélodrome du parc de la Tête d'Or, dans le cadre du festival Roulez Jeunesse


Zombie Zombie + Bon Voyage Organisation + Petit Vélo


Vélodrome du Parc de la Tête d'Or Lyon 6e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Une rentrée en C majeurs

Institut Lumière | Cassavetes, Coppola, Carpenter, Clint… Étrange convergence d’initiales, mais surtout de prestigieuses signatures à l’affiche de l’Institut Lumière en ce mois de septembre, où l’on joue avec vertiges du rétroviseur et de la lorgnette.

Vincent Raymond | Mardi 3 septembre 2019

Une rentrée en C majeurs

Navigant entre passé, futur — l’avant-première des Misérables le 25 — et anticipation d’un retour vers le futur (la reprise de films de Francis Ford pour annoncer sa venue lors du Prix Lumière), la programmation ressemble en effet à un délicieux travelling compensé. À force de sauts temporels, on en finirait presque à se prendre pour l’héroïne de Peggy Sue s’est mariée, l’un des films sélectionnés avec le rétro Outsiders et le palmé Conversation secrète en guise d’apéritif ! Du Festival Lumière, il en sera question aussi avec Mystic River de Clint Eastwood projeté en hommage aux 10 ans de la remise du Prix à son premier récipiendaire (jeudi 5). Tout aussi mélomane (mais dans un autre registre) que Clint et aussi féru de westerns que lui, John Carpenter sera également à l’honneur pour un format adapté à ses atmosphères : une nuit comptant quatre titres. The Thing, Fog, Les Aventures de Jack Burton et, pour finir, son prophétique chef-d’œuvre

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Nuit 2 : cours circuit, cours !

Nuits sonores | Il faudra du souffle en cette Nuit 2, ou un sérieux sens de la décision, pour profiter au mieux de la plus singulière nocturne de Nuits Sonores : le Circuit serpentant entre tout ce que Lyon compte de clubs et de salles de musiques actuelles. Petit débroussaillage.

Stéphane Duchêne | Mardi 28 mai 2019

Nuit 2 : cours circuit, cours !

Impossible aujourd'hui d'affirmer qu'au sein du totémique festival lyonnais les nuits sont plus belles que les jours – cela nous conduirait dans des débats sans fin entre spectateurs diurnes et aficionados nocturnes. Une chose est sûre pourtant, c'est que la Nuit 2, celle que Nuits Sonores consacre à son traditionnel Circuit, se démarque de l'ordinaire du festival. Particulièrement depuis qu'a été abandonné le qualificatif "électronique" qui l'accompagnait depuis l'origine. Cette respiration esthétique, rythmique, temporelle et spatiale au cœur de Nuits Sonores se vit ainsi moins comme une balade ou une déambulation qu'une cavalcade en treize étapes à travers les esthétiques musicales actuelles et les lieux phares qui les portent sur l'ensemble du territoire lyonnais (Ninkasi, Transbordeur, Périscope, Sonic, Groom, Marché Gare, Opéra Underground

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Roulez Jeunesse : Du vélo et de la pop

Roulez Jeunesse | Concert de pop, démo de vélo et animations pour toute la famille : le festival Roulez Jeunesse donne un coup de jeune à l’élégant vélodrome.

Lisa Dumoulin | Mardi 6 septembre 2016

Roulez Jeunesse : Du vélo et de la pop

Avez-vous déjà mis les pieds au vélodrome du parc de la Tête d’or ? À moins d’avoir assisté à la première édition du festival Roulez Jeunesse, probablement pas. « C’est un lieu magique et majestueux » décrit Olivier Dumonteil, le programmateur, « construit en 1894 pour l’exposition universelle, il est arboré et décoré de statues à chaque virage. » Autant vous dire que l’équipe n’est pas peu fière de l’ouvrir gratuitement aux Lyonnais le temps d’un week-end. Avec un programme simple : de la musique, et du vélo. Mais à la cool, le vélo. « On n’est pas sur le versant sportif » précise Olivier, « plutôt du côté divertissement, avec des démos de BMX, du vélo de piste… couplé à l’envie de faire la fête et d’écouter de la musique. » Côté vélo, allez voir la Pump track, une course en battle organisée et encadrée par Carmine Falco, lyonnais quatre fois champion du monde de BMX, samedi après-midi. Ou le jumelage avec Lyon Free Bike : les 8000 participants de la cou

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Trois nouveaux noms pour Nuits Sonores

MUSIQUES | Une dizaine de jours avant l'annonce de sa programmation noturne, Nuits Sonores 2015 lèvent le voile sur les noms des trois special guests de ses apéros (...)

Benjamin Mialot | Jeudi 29 janvier 2015

Trois nouveaux noms pour Nuits Sonores

Une dizaine de jours avant l'annonce de sa programmation noturne, Nuits Sonores 2015 lèvent le voile sur les noms des trois special guests de ses apéros aux couleurs de Varsovie : le demi Zombie Zombie (le Zombie donc) Etienne Jaumet (déjà annoncé aux côtés de Piotr Kurek), le dadaïste électronique Felix Kubin et le génie psychédélique Forever Pavot. Ca s'annonce pas mal, non ?

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Nuits Sonores 2015 - La programmation de jour

MUSIQUES | La première moitié du programme de Nuits Sonores 2015 est tombée, entraînant dans sa chute son lot d'impatiences et de surprises. Brace yourselves, habitants de la Confluence, spring is coming. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mercredi 14 janvier 2015

Nuits Sonores 2015 - La programmation de jour

Si Wagner fait naître chez certains des sentiments belliqueux à l'encontre de la Pologne, la prochaine édition de Nuits Sonores, elle, devrait vous donner envie de passer l'été au pays de Copernic. Car c'est Varsovie, capitale qui s'impose depuis quelques années comme l'une des cool du Vieux continent, qui sera à l'honneur de la traditionnelle carte blanche. L'occasion de découvrir tout un contingent de producteurs et groupes aux noms pour le moment nimbés de mystère : Xenony, Piotr Kurek (accompagné par le collecteur analogique Étienne Jaumet), Black Coffee, Alte Zachen ou encore Polonezy Fanfare.Nonobstant cette escale, Nuits Sonores (et ses événements connexes bien sûr, du participatif Extra! au réflexif Lab) restera fermement ancré à la Confluence, selon le même découpage que l'an passé : le détachement polonais à la Maison de la Confluence, les soirées éponymes à l'ancien Marché de gros et les Days à la Sucrière. Tiercé gagnant Premier dévoilé, le contenu de ces derniers, aux inévitables et néanmoins agréables relents de Sucre (à l'instar de la

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Nuits sonores 2012 – Mercredi 16 mai - Report

MUSIQUES | Sept lieux, six sessions de 9h de live, trois concerts spéciaux. Il fallait bien ça pour fêter les dix ans de Nuits sonores, fleuron européen de la musique électronique (et plus si affinités). Compte-rendu du jour 1. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Jeudi 17 mai 2012

Nuits sonores 2012 – Mercredi 16 mai - Report

D'ordinaire, au réveil, les deux premiers mots qui se forment dans notre tête sont «pipi» et «Nutella». Ce matin, lendemain de Nuits sonores oblige, ils ont laissé la place à «wow» et «putain». Comme dans «wow putain ce bourdonnement, j'ai l'impression d'avoir servi de diapason à une chorale de géants». Considérant la façon dont un Dj s'adapte aux convulsions de son audience et le nombre de pointures des platines composant l'affiche de cette dixième édition du festival, la comparaison n'est pas anodine. Putain d'usine ?   Et elle n'est, contrairement à ce que l'on craignait, pas corrélée à la sonorisation des lieux. Oh bien sûr, les anciennes usines Brossette, bien qu'en bonne place pour décrocher le titre d'espace le plus impressionnant jamais investi par Nuits sonores, ne se prêtent pas tellement, réverbération métallique oblige, à des prestations un tant soit peu orchestrales. Ce n'est d

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Electrochoc & Awe

MUSIQUES | Pionnier : d'avant-garde, qui s'engage dans une démarche nouvelle. On ne voit pas qualificatif plus approprié pour Electrochoc, dont l'édition 2012 se (...)

Benjamin Mialot | Jeudi 15 mars 2012

Electrochoc & Awe

Pionnier : d'avant-garde, qui s'engage dans une démarche nouvelle. On ne voit pas qualificatif plus approprié pour Electrochoc, dont l'édition 2012 se tiendra du 22 mars au 7 avril. Car voilà sept ans, soit bien avant que le terme éco-festival ne file des hauts le pacemaker aux têtes chenues de l'Académie Française, que ce «festival international de musiques électroniques et arts numériques» piloté par les Abattoirs de Bourgoin-Jallieu œuvre pour la cause environnementale. Non pas à coups de gobelets réutilisables et de toilettes sèches, mais en recyclant systématiquement une partie de sa programmation. Mike Ladd, le indie MC le plus influent de ce début de siècle ? À l'affiche l'an passé. Le Peuple de l'Herbe, fleuron rhodanien du hip-hop transfrontalier ? Bientôt trois participations. Étienne Jaumet, grand manitou du clavier analogique ? Reçu en 2012 avec Zombie Z

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The Ward

ECRANS | John Carpenter (Metropolitan video)

Dorotée Aznar | Mercredi 18 janvier 2012

The Ward

On oscille entre joie et tristesse face à cette sortie directement en DVD du dernier film de John Carpenter (qui vient de fêter ses 74 printemps, tout de même), immense cinéaste dont la postérité aura vraiment commencé au moment où plus personne ne voulait de ses films (sinon pour en faire des remakes généralement idiots). Cela faisait neuf ans (si on excepte les deux segments de la série Masters of horror) que le maître n’avait pas tourné, et The Ward est plus un retour sur la pointe des pieds qu’en fanfare. Le scénario, pas très original, voit une jeune fille internée dans un hôpital psychiatrique où rôde une présence menaçante qui finit par trucider les pensionnaires. La délicieuse Amber Heard apporte au personnage ce mélange de féminité et de virilité dont Carpenter raffole (de Jamie Lee Curtis dans Halloween à Natasha Henstridge dans Ghosts of mars) et on ne doute pas que l‘existence du film doit beaucoup à cette rencontre féconde. Pour le reste, si on enlève une fin complètement ratée, il faut reconnaître que Carpenter a gardé une certaine maestria pour faire surgir l’angoisse d’un couloir vide ou d’une pièce plongée dans la pénombre. Fo

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Ce soir où Jaumet

MUSIQUES | Si le nom d'Etienne Jaumet vous dit vaguement quelque chose, c'est parce qu'il est connu pour être la moitié du duo électro-pop Zombie Zombie – connu (...)

Stéphane Duchêne | Mercredi 14 décembre 2011

Ce soir où Jaumet

Si le nom d'Etienne Jaumet vous dit vaguement quelque chose, c'est parce qu'il est connu pour être la moitié du duo électro-pop Zombie Zombie – connu notamment pour ses interprétations des musiques de films de John Carpenter – de même qu'un membre de la dernière mouture du groupe rock The Married Monk (avouons qu'il y a pire CV). Ce qu'on sait moins, c'est que Jaumet, claviériste et saxophoniste, est un grand amateur d'instruments et de machines analogiques (orgues, synthétiseurs, theremin...). C'est pourquoi la Maison du Livre de l'Image et du Son François Mitterrand de Villeurbanne l'a convié à venir animer le 22 décembre un atelier destiné aux enfants entre démonstration et initiation. Ça c'est pour l'après-midi, à 14h. Et puisque le musicien et là, pourquoi le laisser partir sans une petite prestation musicale en solo, à 19h, sur le thème de la musique de nuit au sens large : entre ritournelle pour s'endormir et musique qui donne envie de regarder sous son lit avant de se coucher.

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Politique (science) fiction

CONNAITRE | Ciné-concert / Promenez-vous autour de la gare de Perrache (en vous rendant au Marché Gare, par exemple), et vous verrez sous certains ponts des tentes de (...)

Dorotée Aznar | Vendredi 30 septembre 2011

Politique (science) fiction

Ciné-concert / Promenez-vous autour de la gare de Perrache (en vous rendant au Marché Gare, par exemple), et vous verrez sous certains ponts des tentes de fortunes où s’abritent les exclus de la société libérale et productiviste. Achetez votre quotidien national le matin, et lisez-y le récit de la dernière intervention policière pour démonter un camp de gens du voyage installés au cœur d’une grande ville française. Allumez votre télévision, et regardez le dernier divertissement de Marc-Olivier Fogiel vous expliquant avec son sourire Colgate fresh que la réussite tient au nombre d’entrées et que l’échec se mesure à vos maigres revenus. Ensuite, allez voir le ciné-concert de Robert Le Magnifique autour du film de John Carpenter They Live (dont le titre français, Invasion Los Angeles, est une honte !). Vous y verrez un ouvrier du bâtiment débarquer à Los Angeles avec ses outils sous le bras (musclé), se faire jeter un peu de partout parce que «c’est la crise», trouver refuge dans un bidonville posé au pied des buildings, avant d’assister, impuissant, à son démantèlement par un assaut particulièrement violent des forces de sécurité. Ce serait déjà troublant, mais Carpenter, alors (1

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Carpaccio de Carpenter

MUSIQUES | John Carpenter ne doit pas être mécontent de voir que ses films et BO continuent d’inspirer, 35 ans après le séminal Assault On Precint 13, bon nombre d’électro (...)

Dorotée Aznar | Vendredi 18 février 2011

Carpaccio de Carpenter

John Carpenter ne doit pas être mécontent de voir que ses films et BO continuent d’inspirer, 35 ans après le séminal Assault On Precint 13, bon nombre d’électro freaks biberonnés au krautrock et aux synthés analogiques. Après Tim Simenon pour Bomb The Bass, puis Terranova et Tricky sur l’inoxydable Bombing Bastards, voilà deux ans que le duo formé par Neman (batteur d’Herman Düne) et Etienne Jaumet (saxophoniste, entre autres, pour Married Monk), rend hommage à son réalisateur fétiche sous la casquette idoine de Zombie Zombie. Et quand on dit hommage, on est gentils, parce que plus on écoute leur Zombie Zombie plays John Carpenter, et plus on a l’impression d’avoir un autel sonore entre les oreilles. Les deux ouailles se prosternent devant le monstre sacré : nul massacre à la tronçonneuse, donc, en ce qui concerne les thèmes revisités. Leurs relectures se font plutôt dans une forme de soumission, de dévotion, qui rend religieusement à John Carpenter ce qui lui appartient, à savoir un talent hors pair p

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Hindi Zahra et Herman Düne

MUSIQUES | Festival Woodstower Blog 5 Jeudi 20 août

Dorotée Aznar | Jeudi 20 août 2009

Hindi Zahra et Herman Düne

Juste avant les deux mastodontes électro que sont Peaches et Tricky, le samedi soir sera aussi l’occasion de (re)voir sur scène deux sensations folk du moments : la chanteuse aux accents berbères Hindi Zahra et les Franco-suédois d’Herman Düne. La jeune femme aux airs baba-cool viendra présenter à Lyon son premier album, à paraître à la rentrée de septembre, et qui buzze beaucoup en ce moment sur Internet. Sa petite voix fluette et ses arrangements de guitare éthérés devraient sans doute faire le bonheur de tous ceux qui trouvent Peaches trop trash... Elle sera suivie par un duo barbu et vêtu de chemises de bûcheron, les incontournables Herman Düne, rare exemple de groupe folk français réussissant à s'exporter avec succès à l'étranger : c'est ainsi qu'ils ont collaboré par le passé avec l'ex-Moldy Peaches Kimya Dawson et que leur chanson «I Wish That I Could See You Soon» a été saluée par le magazine Rolling Stones comme l'une des cent meilleures de 2007. La classe internationale, on vous dit. Romain Vallet

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L’enfer et les autres

CONNAITRE | Sale gosse intronisé à tort porte-parole du trip-hop, Tricky revient sur scène défendre son dernier opus, Knowle West Boy. François Cau

Dorotée Aznar | Vendredi 19 juin 2009

L’enfer et les autres

Festival - Musique / Ceux qui ont eu la chance de le voir sur scène le savent. Le Tricky kid débarque avec son passif inscrit sur son corps bardé d’impressionnants tattoos, marqué sur sa gueule renfrognée, gravé dans sa voix d’outre-tombe à même de faire frissonner les plus rétifs. Dans les mauvais jours, son mal-être le faisait arriver sous forte influence, grommelant ses lyrics avant de se tirer au bout d’une petite demi-heure. Mégalo, inconscient, méprisant ou intègre au dernier degré ? Probablement un peu de tout ça à la fois. Tricky n’a cure de l’aura puissante entourant son nom. En son temps, il préféra claquer la porte à la gueule des membres de Massive Attack, alors en pleine ascension fulgurante, plutôt que de subir les desiderata de l’industrie du disque. Avec la sublime chanteuse Martina Topley-Bird dans ses valises, il défricha ses obsessions musicales et accoucha du somptueux Maxinquaye, porté par les singles Aftermath et Hell is around the corner, qui portaient déjà en eux la quintessence de son style. Soit une fusion tous azimuts de ses influences sonores, du hip-hop au rock en passant par la soul et les premiers bidouillages électroniques, le tout avec un art consom

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Carpenter est vivant !

ECRANS | L’Épouvantable vendredi, rendez-vous mensuel de l’Institut Lumière destiné aux amateurs de cinéma fantastique, rend hommage à l’immense John Carpenter en trois films singuliers dans son parcours exceptionnel. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mercredi 6 mai 2009

Carpenter est vivant !

Le cinéma de John Carpenter nous manque. Depuis Ghosts of mars, il n’a plus tourné pour le grand écran, se contentant de signer deux épisodes de la série Masters of horror (voir encadré). Régulièrement, les sites internet promettent son retour, mais telle la sœur Anne de Barbe-Bleue, nous ne voyons rien venir. Reste donc son œuvre passée. Multidiffusée sur le câble, championne de l’édition DVD, elle forme un ensemble indémodable qui légitime l’emploi du terme pourtant galvaudé d’auteur. Les films de Carpenter, c’est la quintessence de ce qui fait qu’on aime le cinéma : personnels et divertissants, porteurs de valeurs et portés par un regard unique. Le regard de Carpenter lave celui du cinéphile, abîmé par trop de sophistications et rayé par le cynisme. Revoir du Carpenter, c’est se redonner une virginité ; grâce à L’Épouvantable vendredi de l’Institut Lumière, on pourra le faire cette semaine sur grand écran où l’art de ce génie du cinémascope trouve sa juste dimension. Horreur et épistémologie Quand Carpenter tourne en 1987 Prince des Ténèbres, il sort d’une énorme crise : l’échec des Aventures de Jack Burton

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