A l'École de l'Anthropocène

Article Partenaire | Un événement pluridisciplinaire pour apprendre, débattre et construire des propositions avec des scientifiques, des penseurs, des artistes, des politiques, des associations sur le monde de demain : c’est l’objectif de la semaine À l’École de l’Anthropocène et c’est aussi passionnant qu’essentiel.

Vendredi 18 janvier 2019

Photo : Bertrand Stofleth


Vous avez dit “anthropocène” ?

C'est une notion utilisée pour évoquer une nouvelle époque : la nôtre, marquée par les conséquences globales des activités humaines sur la biosphère. Les relations entre l'humain et la nature sont profondément transformées, l'impact de l'urbanisation des sociétés sur le système bio-physique est planétaire et les implications scientifiques, économiques, géographiques, juridiques et sociales sont infinies.

L'école urbaine de Lyon tente de répondre aux questions posées par ces enjeux avec ce premier rendez-vous À l'École de l'anthropocène en invitant chacun à découvrir, réfléchir, échanger avec des scientifiques, des penseurs, des artistes, des associations, pour tenter de dessiner ensemble les pistes d'un futur possible.

A l'école de l'Anthropocène c'est donc une semaine pour débattre, parlementer, construire des propositions du 24 au 31 janvier aux Halles du Faubourg. L'évènement sera clôturé en beauté avec La Nuit des idées, le 31 janvier, coordonnée par l'Institut Français, sur le thème “Face au présent”.

Les temps forts de l'École de l'anthropocène

Des débats et conférences émailleront la semaine avec notamment la présence du climatologue Hervé Le Treut qui interviendra sur “Le réchauffement climatique : caractéristiques, perspectives et possibilités d'adaptation” (jeudi 24), mais aussi une soirée spéciale “Avant/après la fin du monde” avec de l'illustration en live et en musique, des lectures et des projections (samedi 26). “La ville agricole”, “Vivre avec les animaux et les manger” (dimanche 27) ou encore “Habiter la ville de demain” (mardi 29) seront également mis en débat.

Pour une implication plus poussée, des séminaires et ateliers sont également au programme, avec notamment Lucile Schmid qui interviendra sur la “Littérature et l'écologie”, précédée par un séminaire sur “La place des femmes dans l'économie verte” (jeudi 31). Vous pourrez aussi participer au forum organisé sur “La biodiversité en ville” (mercredi 30) ou à l'atelier de design fiction “Après la fin du monde” samedi 26.

Moment à part, familial, convivial et original, le brunch anthropocène se tiendra dimanche 27 janvier. Concocté par la géographe Géraldine Pellé, cet atelier de dégustation questionnera le statut du mangeur dans une série d'interactions : Qui mange qui/quoi ? Qui nourrit qui/quoi ?

Des propositions artistiques sont également au programme avec les photographes Bertrand Stofleth (qui signe l'image de l'affiche) et Nicolas Giraud pour l'exposition “La Vallée” et une installation “Qu'est-ce qui se trame ?” de TroubleCollectif qui interroge les formes spatiales et temporelles de notre manière de cohabiter le monde. Une ciné-club est organisé chaque soir ainsi qu'une émission de radio !

Last but not least, les premiers cours publics de l'Ecole urbaine de Lyon seront mis en place durant cette semaine, accessibles et ouvert à tous sans conditions. “Qu'est-ce que l'anthropocène?” est en tout logique le premier cours, donné par Michel Lussault, géographie et directeur de l'école (jeudi 24). Le deuxième portera sur “La démocratie au temps de capitalocène : de l'ère de taire à l'âge de faire” avec Guillaume Faburel, professeur à l'Université Lumière Lyon 2, et se tiendra lundi 28.

Pour découvrir tout le programme de l'Ecole de l'Anthropocène, rendez-vous sur :
https://ecoleanthropocene.universite-lyon.fr/

À l'École de l'Anthropocène
Du 24 au 31 janvier 2019 aux Halles du Faubourg, Lyon 7ème
Entrée libre et gratuite
Ateliers sur inscription (Anne.guinot@universite-lyon.fr)

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Peinture Fraîche prolongé d'une semaine

Street Art | Le festival de street art Peinture Fraîche, co-organisé par Le Petit Bulletin et l'association Troi3, est prolongé d'une semaine : l'exposition de la Halle (...)

Sébastien Broquet | Vendredi 22 octobre 2021

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Le festival de street art Peinture Fraîche, co-organisé par Le Petit Bulletin et l'association Troi3, est prolongé d'une semaine : l'exposition de la Halle Debourg, dans le 7e arrondissement, sera ainsi visible jusqu'au dimanche 7 novembre inclus. Parmi les artistes les plus impactants de cette troisième édition, on notera Lady Bug (photo ci-dessus). Toutes les infos ici.

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"Le Peuple Loup" de Tomm Moore : rameutez-vous au ciné !

Dès 8 ans | Irlande, au Moyen Âge. Son père ayant été chargé par le fourbe seigneur local d'exterminer les loups de la forêt voisine, la jeune et intrépide Robyn rêve de (...)

Vincent Raymond | Mercredi 20 octobre 2021

Irlande, au Moyen Âge. Son père ayant été chargé par le fourbe seigneur local d'exterminer les loups de la forêt voisine, la jeune et intrépide Robyn rêve de l’aider. Au cours d’une promenade, elle fait la connaissance de Mebh, mi-fillette, mi-louve, qui lui fera changer d’avis… Dire qu’on a failli manquer ce joyau ! Un bruit (heureusement démenti par les faits) laissa un temps croire que Le Peuple Loup annocé il y a tout juste un an sur les écrans (!) rejoindrait Mulan ou Soul sur une plateforme SVOD sans passer par la case grand écran. C’eût été un incommensurable gâchis car comme tous les films d’animation ouvragés par Tomm Moore, sa magnifique singularité mérite de se déployer en salle. Car il reviste la légende du loup-garou (devenant ici des Wolfwalkers) autant qu’il s’approprie l’imagerie graphique celtico-médiévale pour concevoir une esthétique audacieusement rétro et spectaculairement lisible dans son design. Cette fusion spectaculaire, déjà explorée dans Brendan et le Livre de Kells et Le Cha

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David Kimelfeld : « il est encore temps de revenir sur votre décision ! »

Fagor-Brandt | L'ancien président de la Métropole, David Kimelfeld, désormais dans l'opposition, ne digère pas la décision de son successeur Bruno Bernard de mettre fin à l'expérience Fagor-Brandt, lui qui a initié un véritable élan métropolitain autour de l'urbanisme transitoire.

Sébastien Broquet | Lundi 18 octobre 2021

David Kimelfeld : « il est encore temps de revenir sur votre décision ! »

Comment avez-vous pris la décision de Bruno Bernard de mettre fin à l'aventure Fagor-Brandt ?David Kimelfeld : D'abord, ce que je ne comprends pas dans cette décision, c'est cette façon de fouler au pied ce qu'est l'urbanisme transitoire. Sur certaines choses, j'ai été dans la continuité de ce que faisait Gérard Collomb ; mais l'urbanisme transitoire, c'est un dossier qui n'existait pas quand je suis devenu président de la Métropole, en 2017. On le met alors au-dessus de la pile. Et s'il y a un dossier sur lequel je n'étais pas inquiet pour sa continuité avec les Verts, c'était bien celui-là ! Je me disais au moins, l'urbanisme transitoire — je ne me faisais aucune illusion sur l'attractivité par exemple —, ils vont s'en saisir et ils vont même l'intensifier. Résultat : le premier acte qu'ils posent, c'est pour fermer un lieu. Pour le transformer, en plus, en quelque chose qui n'amène pas de service, pas de vie, pas de mixité : qui n'amène rien aux habitants. Quelle vision le présiden

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Oriol, faire l'aventure

Bande Dessinée | Le dessinateur espagnol Oriol vient dédicacer le premier tome de sa palpitante nouvelle série L'Or du temps chez Expérience.

Sébastien Broquet | Jeudi 21 octobre 2021

Oriol, faire l'aventure

La librairie Expérience du côté de Bellecour, comme La Bande Dessinée perchée haut sur le plateau, ont relancé toutes deux à grande vitesse leurs séances de dédicaces et on ne les arrête plus en cet automne : si du côté de la Croix-Rousse, on conseille le samedi 23 octobre d'aller jeter un œil attentif à la séance en compagnie de la merveilleuse Raphaëlle Macaron (dessinatrice libanaise vue ces derniers mois sur la route avec Acid Arab pour des concerts dessinés façon haute couture) qui signera son récent Les Terrestres œuvré en compagnie du politique Noël Mamère (réservations obligatoires au 04 78 39 45 04), arrêtons-nous aussi un instant sur ce qu'il va se passer le jeudi 28 octobre du côté d'Expérience. Oriol sera ce jour-là présent pour dédicacer le tome 1 de sa nouvelle série, L'Or du temps (éditions Daniel Maghen). Qualifié de solide espoir de la scène espagnole — il est né à Barcelone en 1983 —, le dessinateur s'est fait remarquer en France en 2012 avec La Peau de l'Ours, paru chez Dargaud. Cette nouvelle série lancée avec le scénariste Rodolph

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Franck Roger, l'esthète à L'Ambassade

Deep House | Toute juste de retour dans le paysage nocturne lyonnais après une trop longue absence, L'Ambassade accueille une figure de la deep house française : Franck Roger, auteur d'un récent album étonnant de diversité.

Sébastien Broquet | Jeudi 21 octobre 2021

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Franck Roger n'est pas un nom qui rayonne sur les line-up de festivals où jeunes stars éphémères aux milliers de suiveurs Instagram et vieilles légendes d'une techno de hangars plus adaptée au masses règnent en maîtresses. D'ailleurs DJ Deep, un proche de Franck, a trouvé place sur ces gros raouts des années 2010 quand il a troqué sa house soyeuse pour des kicks et des ambiances plus lourdes venues tout droit du Berghain, à Berlin. Franck Roger, lui, n'a pas dévié de sa ligne : celle d'un esthète, pour qui les racines soul et gospel de la house sont indissociables de cette musique de club avant tout, faite pour l'intimité et la danse all night long, s'inscrivant dans le sillage du disco façon Paradise Garage, un DJ pour qui Larry Levan et David Mancuso sont des mythes et pour qui le BPM reste le plus souvent aux alentours de 120, là où il colle au cœur. Lancée vers la fin des années 90 (1997 côté DJ, deux ans plus tard pour ses premiers disques), sa carrière aux platines, en tant que compositeur mais aussi de label manager (Real Tone, c'est son label pour ses propres sons mais aussi plus tard un lieu

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Sens interdits, carrefour des possibles

Théâtre | Sens Interdits, le festival biennale dédié au théâtre de l’urgence est à mi-chemin de son remuant parcours. Point d’étape.

Nadja Pobel | Jeudi 21 octobre 2021

Sens interdits, carrefour des possibles

Le festival 2021 a commencé avec les premières répétitions du Bonheur de Tatiana Frolova en Sibérie, chez elle, il y a dix-huit mois — et au festival Santiago Mil où le directeur et fondateur de Sens Interdits Patrick Penot, hispanophone (et à demi Polonais !) se rend régulièrement, car cette manifestation « met sur les plateaux tout ce qui se produit au Chili, en Argentine, en Bolivie ». Depuis 2011, le Chili vient donc à Lyon et cette année, il est particulièrement à l’honneur avec cinq productions. Sens Interdits 2021 a aussi commencé d'une autre façon le 7 octobre quand a été officialisée l'annulation d'Outside. Kerill Serebrennikov est assigné à résidence en Russie jusqu'en 2023, en raison de son militantisme en faveur des droits LGBT+ notamment. Les autorités françaises ont refusé à son équipe des laissez-passer

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Richard Powers dévoile "Sidérations", son nouveau roman

Roman | Dans une Amérique au bord du chaos et de la dictature, Theo, un astrobiologiste, tente d'élever son fils de 9 ans Robin, en proie à des troubles psychiques, (...)

Stéphane Duchêne | Jeudi 21 octobre 2021

Richard Powers dévoile

Dans une Amérique au bord du chaos et de la dictature, Theo, un astrobiologiste, tente d'élever son fils de 9 ans Robin, en proie à des troubles psychiques, et de le consoler de la mort de sa mère Alyssa comme de l'extinction de masse qui a cours. D'une rare intelligence, le garçon est hypersensible et sujet à des accès de rage. Refusant les traitements chimiques, Theo préfère apaiser Robin en l'emmenant observer la nature dans la forêt et lui raconte des histoires de planètes inconnues aux formes de vie farfelues. Puis tente l'aventure d'une thérapie comportementale expérimentale faisant appel à l'intelligence artificielle, aux résultats spectaculaires. C'est avec une maîtrise toujours aussi impressionnante que Richard Powers continue de jongler dans Sidérations avec sa passion pour les sciences et un sens de la narration terriblement poétique ; sa propension à prédire le réel — l'Amérique qu'il décrit est la même que celle qui a envahi le Capitole en janvier dernier, alors qu'il avait achevé son roman — et à composer des mondes enchantés — sublimes interludes consacrés à la vie sur des exoplanètes. Powers poursuit

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Richard Powers : “Nous devons remettre le “plus qu'humain” au coeur de l'histoire”

Littérature | Après L'Arbre-monde, prix Pulitzer 2019, qui marqua un tournant dans une oeuvre qui mêle érudition scientifique et puissance poétique de la fiction, l'Américain Richard Powers, de passage à Mode d'emploi le 29 octobre, revient avec Sidérations. Dans une Amérique (pas si) dystopique, le romancier met en scène Theo Byrne, un astrobiologiste attaché à élaborer des modèles sur la possibilité de la vie dans l'univers, embarquant son fils “neurodivergent”, Robin, hypersensible à l'éco-drame qui vient, dans une fascinante expérience neuroscientifique. Et questionne notre rapport au vivant.

Stéphane Duchêne | Jeudi 21 octobre 2021

Richard Powers : “Nous devons remettre le “plus qu'humain” au coeur de l'histoire”

L'état de la planète et de la démocratie américaine, l'amour paternel, la question de la vie sur terre et dans l'univers, la volonté de poursuivre ce que vous aviez commencé d'explorer avec L'Arbre-monde, notamment la question de la transformation de la conscience... Qu'est-ce qui a fait naître l'étincelle de ce livre ? Richard Powers : Un peu tout cela en même temps. Et le fait que j'ai commencé à penser à comment raconter une version intime de cette transformation de la conscience loin de l'exceptionnalisme humain et vers un état d'"inter-être" quand je travaillais sur L'Arbre-monde. À cette période je me demandais à quoi cela ressemblerait pour un individu d'avoir ce genre de changement de conscience individuelle. En 2013, j'ai entendu parler de cette thérapie qu'on appelle "neurofeedback décodé". Une personne apprend à imiter les schémas céréb

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Week-end d’automne en Isère

ESCAPADES | Vous faites quoi ce week-end ? Voici quelques idées pour profiter des belles couleurs de la nature, sans oublier de goûter les spécialités locales dans les plus jolis coins d’Isère : aventure et réconfort à seulement quelques kilomètres de Lyon ! L’automne est arrivé, les feuilles rougissent et l’air se rafraîchit… mais ce n’est pas une raison pour rester enfermé ! Pour changer des balades en forêt à la recherche des châtaignes et champignons (pour les plus connaisseurs) on vous propose quelques idées d’excursions à quelques kilomètres de Lyon, pour le week-end ou la journée !

Article Partenaire | Samedi 16 octobre 2021

Week-end d’automne en Isère

©Jocelyn Chavy Rando avec vue Rien de tel que la rando en automne ! Fini les grosses chaleurs, on s’équipe d'un bon bonnet, thermos et pique-nique aux petits oignons ! A cette époque, les panoramas valent le détour grâce au manteau doré que revêt la végétation. Au-dessus du lac de Paladru (à 1h de Lyon) l’itinéraire de la Pierre de Libre Soleil est le paradis des traileurs mais convient aussi très bien aux balades familiales. Pour une balade entre nature et pierres anciennes, le château de Bressieux (1h15 de Lyon) en Nord-Isère fait voyager dans le temps mais aussi dans le parc naturel de Chambaran. Pour passer la nuit sur place et profiter à fond, rendez-vous au gîte de la Tour

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L'OL signe avec Live Nation pour son Arena

Décines | C'est la major américaine du divertissement Live Nation qui programmera, sans exclusivité, la future Arena de l'OL à Décines.

Sébastien Broquet | Vendredi 15 octobre 2021

L'OL signe avec Live Nation pour son Arena

Et finalement, c'est Jean-Michel Aulas qui aura ouvert la porte lyonnaise à l'un des mastodontes du divertissement mondialisé, jusqu'ici absents de la cité et de ses environs : c'est Live Nation qui sera l'opérateur non exclusif de la future OL Arena. Autant dire que l'équilibre savamment construit au fil des années au sein de l'écosystème lyonnais des musiques actuelles va être mis à rude épreuve, la major américaine n'ayant pas pour habitude de faire de sentiment quand elle veut s'accaparer un marché ou un territoire. Cette fois, il est évident que la Halle Tony-Garnier va avoir un concurrent de poids sur le secteur des grosses tournées. Ce qui place encore une fois la Ville de Lyon, son maire Grégory Doucet et son adjointe à la Culture Nathalie Perrin-Gilbert — par ailleurs présidente de la Halle Tony-Garnier — en difficulté suite à une décision de leur allié à la Métropole, Bruno Bernard, qui a avalisé la création de cette Arena sans se soucier de l'impact sur les structures existant déjà sur le territoire lyonnais. Le gentleman agreement permettant au festival Nuits de Four

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Nan Goldin, l’image en vie

Photographie | Depuis son adolescence, Nan Goldin a voué son existence à la photographie, tablant sur ce médium pour garder traces et fracas de la vie. Son œuvre, immense et mondialement connue, est rassemblée notamment dans deux livres clefs et bouleversants : La Ballade de la dépendance sexuelle et Le Terrain de jeu du diable.

Jean-Emmanuel Denave | Mercredi 20 octobre 2021

Nan Goldin, l’image en vie

« La Ballade de la dépendance sexuelle est le journal que je laisse lire aux autres » écrit Nan Goldin au début de son œuvre princeps, œuvre (sorte de journal extime composé de photos et de quelques textes) qui chamboula rien moins que le monde de la photographie (le monde de l’art ?), à sa parution en 1986. Dans cette "ballade", on trouve quelque cent-quarante photographies prises entre 1976 et 1986. Dix ans d’amitiés fortes, d’amours déchirés, de rencontres avec des marginaux, dix années captées au gré du quotidien et de la confiance entre la photographe et ses sujets. Les images y ont quelque chose, à la fois, de brutal et de beau, d’angoissant et d’intensément humain, de trivial et de tragique… Bobby s’y masturbe à New York en 1980, Brian s’y prend tristement la tête entre les mains au Mexique en 1982, le petit Max y joue avec un pistolet en 1977, Chrissie et Sandy y déambulent sur une plage du Massachusetts seins nus, des camarades de chambre de Nan Goldin y font l’amour en 1980… « Pour moi, la photographie est le contraire du détach

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La Têtue, un chai urbain dans le 1er arrondissement

Chai | Près des quais de Saône, Géraldine Dubois ouvre un chai urbain. Dans les cuves : des raisins bio pour du vin naturel. On viendra y remplir directement sa bouteille.

Adrien Simon | Mardi 19 octobre 2021

La Têtue, un chai urbain dans le 1er arrondissement

Il y a un mois de cela nous évoquions dans ces pages les laiteries urbaines. Comme celle qui vient d'ouvrir dans le quartier de la Guillotière. Si l’on peut ramener en centre-ville du lait cru pour faire du fromage, pourquoi pas du raisin pour fabriquer du vin ? Effectivement, ces dernières années, aux USA se sont développés les chais urbains. La vinification de garage existait déjà avant la prohibition et son renouveau, là-bas, s’inscrit dans la tendance actuelle au localisme. On veut des fruits et légumes qui poussent pas loin, du café torréfié dans le quartier, de la bière brassée au coin de la rue, il manquait le vin. L’un des pionniers de ces nouveaux chais fut A Donkey and Goat. Qui produit en ville, à Berkeley, du vin bio sans manipulations chimiques, depuis maintenant quinze ans — avant que le terme natural wine ne soit popularisé. Depuis, les urban winery essaiment dans les métropoles, comme à Londres ou même à Hong Kong. Et maintenant en France : à Bordeaux, dans un ancien blockhaus, à Paris

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Avec le Nimis Groupe, l'humanitaire face business au Théâtre de la Croix-Rousse

Sens Interdits | Le Franco-Belge Nimis Groupe explore la façon dont la gestion des migrants en Europe est aussi un business. Très documenté, leur travail était consacré aux frontières en 2015. Ils reviennent à Sens Interdits en explorant la question de l’enfermement. Rencontre avec une des membres du collectif avant la création de Portraits sans paysage.

Nadja Pobel | Jeudi 21 octobre 2021

Avec le Nimis Groupe, l'humanitaire face business au Théâtre de la Croix-Rousse

Est-ce qu’en créant Ceux que j’ai rencontrés ne m’ont peut-être pas vu il y a six ans, vous saviez que vous prolongeriez ce travail ? Anne-Sophie Sterck : Non. Le processus de Ceux que j’ai rencontrés… nous a surpris. C’est la rencontre avec des demandeurs d’asile qui a fait que nous sommes allé au bout d’un spectacle, mais il n’y avait pas l’idée formulée collectivement de s’inscrire dans une continuité. Pourtant, il y avait déjà une séquence sur l’enfermement, l’équivalent des centres de rétention en France (il y avait 50 000 personnes enfermées par an avant le Covid et entre 8000 et 10 000 en Belgique). On ne l’avait pas développé mais ce sujet nous avait touchés et impactés parce qu'une des comédiennes, pendant la création, avait été arrêtée et placée en centre fermé. Ça avait été un choc. Cinq ans de travail en amont de la création de Ceux… : c’est colossal. Y a-t-il eu le même travail d’enquête pour Portraits sans paysage ? Oui, nous avons commencé les recherches pour ce spectacle il y a quatre ans. Assez rapidement on s’est dit qu’on voulait être plus vite au plateau, tester d

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L’équilibriste, un projet de haute voltige

Tiers-Lieu | Définir un tiers-lieu est ardu tant il se métamorphose. Certains embrassent l’éphémère et se projettent sur des bâtiments en attente de réhabilitation — c’était le cas des Halles du Faubourg dans le 7e, qui ont disparu sous les gravas cette semaine. D’autres font le choix du permanent dans une dynamique de valorisation et de (re)création de l’identité d'un lieu. Bienvenue chez L’Équilibriste.

Louise Grossen | Mercredi 20 octobre 2021

L’équilibriste, un projet de haute voltige

« Je viens de Paris où des lieux comme ça foisonnent. J’ai travaillé à la Recyclerie, La Cité Fertile, au Bar à Bulles ou encore au Pavillon des Canuts. Ces lieux m’ont inspirée. À Lyon, on en manque cruellement. J’ai décidé d’élire domicile ici et de monter le mien » nous raconte Louise Lardeyret, à l’initiative du projet. C’est vrai qu’il manquait dans ce quartier d'un lieu comme celui-là. Tram T2, puis bus 35. On tombe avenue Lacassagne, dans le 3e arrondissement. Alors oui, ce n’est pas ici qu’on irait instinctivement boire la pinte du jeudi soir, loin de la fourmilière de la Presqu’île. Mais attendez un peu... L’Équilibriste, c’est un tiers-lieu culturel éco-responsable qui ne se semble pas se définir par ce qu’on en dit, mais par ce qu’on en fait. En commençant par l’équation restauration, avec une cantine de saison + une programmation culturelle. Mélomanes et amateurs d’art croisent familles et quadras, ou les étudiants du campus d’à côté en mode apéro et des voisins curieux. Ici, on vient boire un verre dans un cadre cosy « fait de bric

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Grégory Doucet : « je trouve ça très bien que la ville se réinvente en permanence »

Fagor-Brandt | Grégory Doucet ne s'était jusqu'ici pas exprimé au sujet de la transformation du site Fagor-Brandt en entrepôt TCL, voulue par son allié écologiste Bruno Bernard, président de la Métropole. Voici sa vision de la situation. 

Sébastien Broquet | Lundi 18 octobre 2021

Grégory Doucet : « je trouve ça très bien que la ville se réinvente en permanence »

Que pensez-vous de la décision de Bruno Bernard de transformer le site Fagor-Brandt en local TCL, ce qui laisse quatre structures culturelles SDF en 2023 ?Grégory Doucet : Alors, rappelez-vous que l'utilisation de ce site a toujours été posée comme étant transitoire. Le site sera utilisable jusqu'en 2023 par les acteurs culturels, pour moi c'est une garantie, ça donne de la visibilité et c'est très bien. Et sur le fait que ce site industriel devienne un site Sytral pour lui permettre d'opérer notamment les tramways et les bus : ça répond aussi à un besoin de la collectivité. Il faut trouver le bon équilibre. Moi, pour être tout à fait honnête avec vous, je n'ai pas encore la copie définitive. Donc il faut voir ce qui va pouvoir encore être fait sur l'emprise, car elle est assez importante. Et on va commencer à réfléchir avec les acteurs culturels pour trouver d'autres endroits. De toute façon, je trouve ça très bien que la ville, et que ce qui se passait pré

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Images migrantes au Théâtre de l'Élysée

Cinéma | Dans la foulée immédiate de la Semaine de l’Hospitalité de la Métropole, les Rencontres Cinéma et Migrations en Auvergne Rhône-Alpes effectuent leur escale (...)

Vincent Raymond | Mercredi 20 octobre 2021

Images migrantes au Théâtre de l'Élysée

Dans la foulée immédiate de la Semaine de l’Hospitalité de la Métropole, les Rencontres Cinéma et Migrations en Auvergne Rhône-Alpes effectuent leur escale lyonnaise au Théâtre de l’Élysée. Au riche programme de leur six jours, des thématiques quotidiennes (“traversée des frontières“ ; “déplacements, allers-retours et déchirements” ou encore “travailleuses immigrées”…) illustrées à chaque fois par des documentaires et des débats. Parmi la foule des œuvres présentées, on notera notamment deux réalisations d’Alice Diop : Vers la tendresse (2016) jeudi 28 à 22h30 et Nous (2020) dimanche 31 à 21h, en clôture. La journée du samedi 30 baptisée “Des migrations à la radio”, en cette année marquant les 40 ans de la libération des ondes, donnera également l’occasion de découvrir à 21h Les Femmes immigrées de Gennevilliers (1984) signé par la cinéaste féministe Carole Roussopoulos, en prélude à une nuit de la radio. Le Festival est largement ouvert puisque les prix sont libres.

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Adeline Rosenstein présente "Laboratoire poison" au TNP

Sens Interdits | Nous n’avons pas dans ces colonnes l’habitude de défendre ce que nous n’avons pas vu. Faisons une exception pour ne pas sacrifier ce spectacle avec (...)

Nadja Pobel | Jeudi 21 octobre 2021

Adeline Rosenstein présente

Nous n’avons pas dans ces colonnes l’habitude de défendre ce que nous n’avons pas vu. Faisons une exception pour ne pas sacrifier ce spectacle avec lequel la rencontre fut impossible. Avec Laboratoire poison, la metteuse en scène, autrice et comédienne allemande installée à Bruxelles Adeline Rosenstein fait suite à Décris-ravage, un projet documentaire sur la question de la Palestine qui a obtenu les prix de la critique 2014 et SACD 2016 catégorie "découverte", « une démarche de réflexion et d’enquête dans le récit comme dans le rapport aux "documents" : interroger, déconstruire (les mots, les notions, les images, ce qu’on croit savoir, les couches de fausses évidences construites par l’Histoire) » écrit l’enseignant-chercheur Christophe Triau dans la revue Théâtre/Public en juillet 2016. Le rédacteur en chef de cette même publication,

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Xavier Giannoli : « Illusions perdues a été comme un cœur battant depuis mes vingt ans »

Illusions perdues | Rêvée pendant trente ans, l’adaptation par Xavier Giannoli du roman d’apprentissage de Balzac voit enfin le jour. Une fresque au souffle épique qu’il qualifie cependant à raison « d’intime », tendant un miroir stupéfiant à notre époque. Du cinéma à grand spectacle par un cinéaste possédé. Rencontre.

Vincent Raymond | Mercredi 20 octobre 2021

Xavier Giannoli : « Illusions perdues a été comme un cœur battant depuis mes vingt ans »

On a l’impression que c’est un film-somme pour vous : on y trouve des supercheries, des impostures, des déceptions… Bref, des thématiques traversant tout votre cinéma… Xavier Giannoli : J’en ai bien peur… [sourire] Pour remettre les choses à l’endroit, j’ai lu le roman quant j’avais l’âge du héros, à 19 ans, et ç’avait été une expérience totalement bouleversante. J’ai été touché par sa vie, ses épreuves. Je me sentais moins seul face au monde — on a tous vécu ça. Ce roman est devenu obsessionnel, à l’époque. Je faisais des études de littérature et j’ai eu la chance d’avoir un prof vraiment extraordinaire qui m’a éveillé aux secrets de l’œuvre, à ses résonances contemporaines qui lui faisaient penser à ce que Fellini disait de l’irruption de la télévision dans la civilisation occidentale. Il arrivait à avoir une vue ample sur les questions de basculement de civilisation et très sensible sur le personnage, l’histoire d’amour, les déceptions, les échecs, les trahisons… Tout ce qui fait la vie sociale. Ce film a été comme un cœur battant depuis mes vingt ans : j’ai toujours espéré pouvoir en fai

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DJ Pone, capitaine du mix dans la capitale des Gaules

Hip-Hop | DJ Pone (à ne pas confondre avec Pone de la Fonky Family) sera à la Maison M ce vendredi 22 octobre : une valeur sûre des platines à savourer en configuration club.

Alpha Saliou Diallo | Mercredi 20 octobre 2021

DJ Pone, capitaine du mix dans la capitale des Gaules

Bien plus que le “quart de Birdy Nam Nam”, DJ Pone est un pan de l’histoire du hip-hop de par ses performances au sein du Double H, des Svinkels, de son parcours en championnats DMC/ITF et des tournées avec des légendes telles que le Suprême NTM. Un pilier qui fait partie de ces rares artistes au nom établi, tant dans les faces visibles qu'immergées de cet iceberg que l’on appelle "culture hip-hop française". Un de ces artistes complets qui va là où son inspiration l'emmène, hors des catégorisations opaques par genre et tranche d'âge. Un consensus artistique vivant, auteur d’une vaste discographie qui a ratissé large sans rien concéder côté créativité. Que ce soit via les line-up de festivals, les compilations cassette/CD/minidisc de notre jeunesse ou logés dans la surabondance de playlists en streaming, les faits d’arme de DJ Pone traversent les générations et les programmations, avec comme

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Les annulations se suivent sans se ressembler aux Célestins

Théâtre | Après avoir appris que Outside n’aurait pas lieu (du 22 au 24 octobre) car les équipes de Kerill Serebrennikov n’ont pas obtenu de laissez-passer des autorités françaises, c’est au tour de Habiter le temps de Michel Didym d’être annulé.

Nadja Pobel | Jeudi 14 octobre 2021

Les annulations se suivent sans se ressembler aux Célestins

Prévu du 16 au 20 novembre, le spectacle Habiter le temps de Michel Didym ne se jouera pas aux Célestins, suite à l’ouverture d’une enquête préliminaire pour viol par le parquet de Nancy et à la publication d’une enquête dans le journal Libération du 1er octobre au sujet du comportement du metteur en scène envers de jeunes comédiennes depuis une dizaine d’années. Si le Théâtre des Célestins dit « respecter le travail en cours de la justice — à ce jour, l’enquête préliminaire se poursuit et Michel Didym reste présumé innocent », la direction affirme ne pouvoir « rester sourde aux nombreuses voix qui se sont exprimées, ni assurer auprès de l’auteur, de

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Renée Fleming chante Messiaen

Classique | L’Auditorium accueille l’orchestre de la Philarmonie de l’Elbe, une formation pour le moins réputée, avec Alan Gilbert à la baguette. Ils joueront la (...)

Jean-Emmanuel Denave | Jeudi 21 octobre 2021

Renée Fleming chante Messiaen

L’Auditorium accueille l’orchestre de la Philarmonie de l’Elbe, une formation pour le moins réputée, avec Alan Gilbert à la baguette. Ils joueront la Quatrième Symphonie, dite Romantique, de Anton Bruckner ce qui, déjà, n’est pas une mince affiche ! Mais l’événement de la soirée sera la présence de la soprano Renée Fleming pour l’interprétation des Poèmes pour Mi d’Olivier Messiaen. Star américaine de la musique classique, Renée Fleming (née en 1959) est capable de chanter au Metropolitan Opera de New York comme à l’occasion du Super Bowl ou encore au jubilé de la reine Elizabeth II, et de passer de Mozart au jazz ou à la pop avec Elton John ! À Lyon, elle se lancera plus prosaïquement dans l’ode à l’amour conjugal composée par Olivier Messi

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Amala Dianor, trois pièces à la Maison de la Danse

Danse | Un solo (Wo-man), un duo (Extension) et un trio (Point zéro), tel est le programme concocté (en deux temps, le solo étant joué séparément dans une petite salle en (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mercredi 20 octobre 2021

Amala Dianor, trois pièces à la Maison de la Danse

Un solo (Wo-man), un duo (Extension) et un trio (Point zéro), tel est le programme concocté (en deux temps, le solo étant joué séparément dans une petite salle en début de soirée) par le chorégraphe Amala Dianor, artiste associé à la Maison de la Danse. Soit la triple occasion idoine pour découvrir son univers encore méconnu du grand public. Après avoir débuté dans le hip-hop, Amala Dianor a suivi une formation en danse contemporaine à Angers puis, pendant une dizaine d’années, a dansé pour des chorégraphes de renom aux styles très différents (Emmanuel Gat, Régis Obadia, Abou Lagraa…). À travers toutes ses expériences, il a peu à peu forgé sa propre écriture transdisciplinaire (entre hip-hop, néo-classique, danse afro et danse contemporaine), marquée par la virtuosité, le dépouillement de toute recherche spectaculaire, l’exploration de la matière fondamentale du mouvement et du cops. Sa première pièce date de 2012 et son trio présenté à Lyon est sa dernière création. Point Zéro est dansé par le chorégraph

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Une Biennale sur la fragilité

Art Contemporain | Décalée d’un an en raison du Covid, la 16e Biennale d’Art Contemporain aura lieu du 14 septembre au 31 décembre 2022. Les deux commissaires invités Sam (...)

Jean-Emmanuel Denave | Jeudi 21 octobre 2021

Une Biennale sur la fragilité

Décalée d’un an en raison du Covid, la 16e Biennale d’Art Contemporain aura lieu du 14 septembre au 31 décembre 2022. Les deux commissaires invités Sam Bardaoui et Till Fellrath (tous deux fondateurs en 2009 de la plateforme Art Reoriented) imaginent l’événement comme "Un manifeste de la fragilité", avec une approche résolument transhistorique quant aux œuvres (de l’art le plus ancien à la création contemporaine) et la plus ouverte possible à un large public. « Notre fragilité est universelle – elle est ressentie partout et par tous, quel que soit le contexte dans lequel elle se révèle. Le corps en porte l’illustration » écrivent les commissaires en avant-propos.

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Roselyne Bachelot à Lyon ce vendredi pour le Festival Lumière

Politique Culturelle | Roselyne Bachelot sera de retour ce vendredi à Lyon. Au programme : le Festival Lumière bien entendu, la ministre de la Culture (...)

Sébastien Broquet | Mercredi 13 octobre 2021

Roselyne Bachelot à Lyon ce vendredi pour le Festival Lumière

Roselyne Bachelot sera de retour ce vendredi à Lyon. Au programme : le Festival Lumière bien entendu, la ministre de la Culture assistant en soirée à la remise du prix Lumière à la cinéaste Jane Campion. Mais avant cela, elle rendra visite à deux institutions locales liées au 7e art : la CinéFabrique de Claude Mouriéras, une école qui attire l'attention puisque le président Emmanuel Macron a récemment annoncé la création d'un second établissement à Marseille. Enfin, la ministre se rendra également à Villeurbanne, désignée capitale de la culture en France pour 2022, afin de visiter le Pôle Pixel qui devrait être un lieu phare de cette année exceptionnelle et qui accueille en ce mo

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Kommet déménage à la Guillotière

Galerie | Après une première vie sur les pentes de la Croix-Rousse, le lieu d’art contemporain Kommet (dirigé par Émilie d’Ornano) vient de rejoindre le quartier de la (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mercredi 20 octobre 2021

Kommet déménage à la Guillotière

Après une première vie sur les pentes de la Croix-Rousse, le lieu d’art contemporain Kommet (dirigé par Émilie d’Ornano) vient de rejoindre le quartier de la Guillotière. La galerie s’est établie au sein de l’espace associatif Montebello qui, depuis avril 2021, réunissait déjà dix ateliers d’artistes (designers, plasticiens, réalisatrice de films d’animation…) et le Studio Ganek (société de production d’événements artistiques originaux). Sur deux niveaux, l’espace compte deux cents mètres carrés, avec une galerie aux vitrines ouvertes sur un quartier vivant. À terme, l’association prévoit d’organiser des événements publics : ouvertures d’ateliers, projections, lectures… Mais, pour l’instant, seule la galerie Kommet est ouverte au public dans son bel espace lumineux. Actuellement, c’est

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Netflix à la CinéFabrique de Lyon

Éducation | Grosse rentrée pour la CinéFabrique ! Le 2 septembre dernier, le chef de l’État en personne annonçait lors de sa (...)

Vincent Raymond | Mercredi 13 octobre 2021

Netflix à la CinéFabrique de Lyon

Grosse rentrée pour la CinéFabrique ! Le 2 septembre dernier, le chef de l’État en personne annonçait lors de sa visite à Marseille l’ouverture prochaine dans la cité Phocéenne d’un second établissement pour l’école de cinéma, fondée et dirigée par Claude Mouriéras à Lyon. Vendredi 8 octobre, Ted Sarandos, l’un des patrons de Netflix, profitait de sa présence au Festival Lumière — où la plateforme présente quatre films et réseaute à pleins tuyaux pour espérer infléchir la chronologie des médias en France, voire obtenir de figurer dans la sélection compétitive en Cannes… — pour rencontrer les étudiants de la CinéFabrique et annoncer soutenir des bourses scolaires dans le cadre du programme “Éducation à l’image”. Ce partenariat s’ajoute &agra

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Rémy Jacquier prend son temps à l'URDLA

Art Contemporain | Difficile d’enclore Rémy Jacquier dans une catégorie, et c’est… très bien ainsi ! L’artiste dessine, fabrique des objets, grave, organise des (...)

Jean-Emmanuel Denave | Jeudi 21 octobre 2021

Rémy Jacquier prend son temps à l'URDLA

Difficile d’enclore Rémy Jacquier dans une catégorie, et c’est… très bien ainsi ! L’artiste dessine, fabrique des objets, grave, organise des performances... Ses œuvres hétéroclites ont souvent comme point de départ une procédure précise, en lien avec la musique, les sciences, la littérature. Mais laissent aussi une grande place au hasard. Dans le train entre Lyon et Saint-Étienne, Rémy Jacquier a laissé son crayon se déplacer sur une feuille au gré des vibrations et des secousses du train. S’emparant de partitions de Beethoven ou de Messiaen, il en fait bouger les lignes jusqu’à les rendre plastiques et explosives. Pour son exposition à l’URDLA, Rémy Jacquier présente notamment une série d’eaux fortes destinées à illustrer le singulier journal du non moins singulier écrivain Marc Pierret (1929-2017), intitulé La Vie hors sac (éditions Hippocampe). L’arti

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Visiter Turin, en voisin

Italie | Grande cité étrangère la plus proche de Lyon (hors Genève), Turin vaut tellement mieux que l’image industrieuse qu’elle véhicule dans nos contrées. Entre la flamboyance de ses avenues napoléoniennes à arcades, la réfection de l’immeuble des usines FIAT et sa Mole Antonelliana, c’est aussi une capitale de la gastronomie au pied du Pô et en bordure des Alpes.

Nadja Pobel | Jeudi 21 octobre 2021

Visiter Turin, en voisin

Il faut à peine cinq heures pour joindre Torino depuis Lione. On traverse le Fréjus, le Val d’Aoste et voici la capitale du Piémont qui vaut que Milan, deux heures plus loin, puisse attendre — les deux cités nourrissent une rivalité féroce (un Lyon / Saint-Étienne en plus coriace). Quatrième cité la plus peuplée d’Italie (850 000 habitants), Turin est un étonnant condensé d’Histoire qui ne s’enferme pas sur ses lauriers de Savoie (à laquelle elle fut liée durant quatre siècles) ni sur celui d’avoir été la première capitale d’un pays réuni (de 1861 à 1865) — elle abrite un immense musée du Risorgimento pour mémoire. Le cœur de la ville regorge de bâtiments somptueux et d’églises (ah, le vrai faux Saint-Suaire dans la Cattedrale !) et les salons du Palazzo Madame, médiéval à l’arrière, baroque au devant, romain sur les côtés de la porte centrale. Mais Turin est aussi une ville à vivre et à regarder d’en haut — du toit du Mole comme du circuit d’essais du Lingotto, temple reconverti de l’Avvocato Giovanni Agnelli. Un quartier : le Balôn Et si Turin était avant tout un marché ? Celui qui chaque jour sauf le dimanche se tient

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Halloween avec Carpenter et Dante au Lumière Terreaux

Midnight Movies | Les choses sont bien faites : le dimanche 31 octobre, on peut à la fois se coucher tard ET faire sa misère à son réveil puisque c’est la nuit du changement (...)

Vincent Raymond | Mercredi 20 octobre 2021

Halloween avec Carpenter et Dante au Lumière Terreaux

Les choses sont bien faites : le dimanche 31 octobre, on peut à la fois se coucher tard ET faire sa misère à son réveil puisque c’est la nuit du changement d’heure et que le lendemain a la bonne idée d’appartenir à l’espèce des jours fériés. Cerise sur le caveau, c’est aussi Halloween et pour l’occasion, le Lumière Terreaux programme à 20h30 un double bill pas piqué des asticots, avec en hors d’œuvre les loups-garous de Hurlements de Joe Dante (1981) suivis par l’incarnation démoniaque du Prince des ténèbres telle qu’imaginée par le prolifique John Carpenter (1987). Deux bonnes raisons de frissonner si le temps est encore trop clément ; deux excellentes machines à engendrer du cauchemar carabiné…

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Meximieux accueille sont 15e Festival du Film d'Animation à L'Horloge

Festival | Quinze ans ? Un âge à être en congés au moment des vacances de la Toussaint — comme, du reste, tous les écoliers, collégiens et lycéens… Ça tombe bien : le (...)

Vincent Raymond | Mercredi 20 octobre 2021

Meximieux accueille sont 15e Festival du Film d'Animation à L'Horloge

Quinze ans ? Un âge à être en congés au moment des vacances de la Toussaint — comme, du reste, tous les écoliers, collégiens et lycéens… Ça tombe bien : le festival du cinéma d’animation du cinéma L’Horloge tape large en s’adressant à tous les publics. Dès 3 ans avec d’excellents programmes de court-métrages d’environ 3/4 d’heure (dont Pingu et Zebulon et les Médecins volants), toujours suivis d’animations gratuites après la séance. Pour les 6 ans et plus, les animations sont sur inscription et payantes (4€) après Ma mère est un gorille, La Vie de Château et Un conte peut en cacher un autre. Au-delà de 8-9 ans, on recommande évidemment Le Peuple Loup ou Fritzi ainsi que la soirée Japanim du samedi 23 octobre (qui peut être précédée par un atelier manga encadrée par la dessinatrice Nobuko Yann), où un repas de nouilles japonaises est suivi par la pro

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Les Toiles des Mômes, toujours plus innovant

Jeunesse | Outre le fait que sa programmation est exclusivement constituée d’œuvres d’art et d’essai qualitatives — quinze au total pour cette édition — adaptées à tous (...)

Vincent Raymond | Mercredi 20 octobre 2021

Les Toiles des Mômes, toujours plus innovant

Outre le fait que sa programmation est exclusivement constituée d’œuvres d’art et d’essai qualitatives — quinze au total pour cette édition — adaptées à tous les âges, l’irremplaçable qualité (et l’une des originalités) du festival jeune public Les Toiles des Mômes tient dans son art à accompagner les films d’activités et d’animations éclectiques, toujours plus innovantes. Et qui laissent souvent aux salles du GRAC organisatrices une grande latitude pour “customiser” leurs séances. Cette année, parmi la foule des propositions (en plus des traditionnels ciné-goûters ou ciné-quiz), gros plan sur quelques événements notables. Tel le ludique atelier pixilation animé par Sophie Bataille (mercredi 3 novembre à 16h au Cinéma Jean-Carmet de Mornant), ou le ciné-concert Animalia proposé par le Waterzoï Cinéma, échappés des Barbarins Fourchus, le vendredi 29 octobre à 11h et 16h30 au Périscope. Ou encore l’atelier Fermez les yeux, on va au cinéma animé par l’autrice audiodescription Sandrine Dias permettant de découvrir une nouvelle maniè

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Au Pôle Pixel, une exposition sur les effets spéciaux

Exposition | Créée en 2018 à Paris pour la Cité des Sciences et de l’Industrie, l’exposition Effets spéciaux, crevez l'écran ! trouve avec le Pôle Pixel, centre névralgique régional des industries culturelles, multimédiatiques et créatives, le lieu idoine pour l’accueillir.

Vincent Raymond | Mercredi 20 octobre 2021

Au Pôle Pixel, une exposition sur les effets spéciaux

« Le cinéma est un art technologique par définition. Mais la vocation de la technologie est d’atteindre un tel degré de sophistication qu’elle finit par disparaître et devenir une sorte de magie ». Placée en frontispice du parcours, cette citation de James Cameron tient du commandement, ou du rappel à l’ordre. Car un bon effet spécial n’en met pas plein les yeux, bien au contraire : il se fait oublier, voire ne se devine même pas ! Maquillage, techniques optiques ou numériques, mixant prises de vues réelles et virtuelles… Tous ces procédés au service du récit sont ici détaillés de manière historico-didactique avec panneaux et maquettes, expliquant toutes les étapes d’une production (bureau/plateau/studio/salle). L’expo insiste avec justesse sur les incidence artistiques et budgétaires de certains choix, ainsi que sur le poids économique des métiers des FX essentiels dans le cinéma contemporain, des blockbusters aux films d’auteurs : qui aurait cru que Amour de Haneke avait con

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Lyon : les films à voir au cinéma du 20 octobre au 2 novembre 2021

En salles | « Le cinéma, c’est filmer la mort au travail » disait Cocteau. Soit, mais avant le grand saut, d’autres étapes s’écoulent, que les films se plaisent à illustrer. Dont vivre et devenir…

Vincent Raymond | Mercredi 20 octobre 2021

Lyon : les films à voir au cinéma du 20 octobre au 2 novembre 2021

Grandir, c’est chouette ! Pour devenir, il faut grandir. Et Grandir, c’est chouette ! (le 20 octobre) rappelle le volatile du même nom, de retour avec un programme de court-métrages animés jeune public réunis autour des perceptions enfantines (peur du noir, solitude, jalousies entre sœurs, etc.) et des moyens d’y remédier. Zébulon et les médecins volants Bien fait, mais sacrément classique si l’on compare avec Zébulon et les médecins volants (le 20 octobre) visant le même âge, intégrant des courts russes absolument désopilants — dont Vive les mousquetaires ! d’Anton Dyakov qui évoque l’esthétique et l’humour absurde de Mordillo. Ron débloque De l’enfance à l’adolescence, il n’y a qu’un pas… pas toujours aisé à franchir, surtout quand on se ressent différent des autres. Dans Ron déb

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Le Comœdia fait L’Événement

Avant-Première | La Forme de l’eau, Roma, Nomadland… Depuis 2017, l’avant-première lyonnaise de la projection du Lion d’Or de Venise prenait place dans la programmation (...)

Vincent Raymond | Lundi 11 octobre 2021

Le Comœdia fait L’Événement

La Forme de l’eau, Roma, Nomadland… Depuis 2017, l’avant-première lyonnaise de la projection du Lion d’Or de Venise prenait place dans la programmation du Festival Lumière. Cette année, elle a bien lieu pendant ledit festival mais en marge de la manifestation et à l’initiative du Comœdia : en effet, l’adaptation d’Annie Ernaux par Audrey Diwan, L’Événement, vient d’être programmée pour ce samedi 16 octobre à 19h en présence de la réalisatrice également récipiendaire du Grand Prix de Saint-Jean-de-Luz. Un événement dans l’événement, dont l'annonce est survenue la veille de l'annonce de la non-retenue du film pour représenter la France dans la course à l'Oscar du film étranger (Titane lui a été préféré…) et l'avant-veille de sa sélection au Festival de Sarlat du 9 au 13 novembre prochain. On en reparlera bien évidemment.

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Le cinéma Le Zola change de directeur

Villeurbanne | Changements imminents au Cinéma Le Zola ! À quelques semaines du Festival du Film Court (42e édition et seconde de l’année, du fait des reports covidiens), (...)

Vincent Raymond | Lundi 11 octobre 2021

Le cinéma Le Zola change de directeur

Changements imminents au Cinéma Le Zola ! À quelques semaines du Festival du Film Court (42e édition et seconde de l’année, du fait des reports covidiens), Olivier Calonnec le directeur du mono-écran villeurbannais quitte non seulement son poste mais aussi la région. À 38 ans, il rejoint sa Bretagne natale et s’apprête à prendre la direction d’un établissement de Vannes… début novembre. L’Association pour le cinéma, qui gère le seul cinéma de Villeurbanne, se met donc en campagne pour trouver un ou une successeur. L’enjeu est d’importance : outre l’exploitation ”ordinaire” des films de cette salle très dynamique classée art & essai, le Zola programme trois festivals (Film Court, Reflets du Cinéma Ibérique et Latino-américain, Ciné O’clock…) et sera sans nul doute l’un des lieux-clefs de "Villeurbanne 2022, capitale de la culture" l’an prochain.

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Nuits de Fourvière : triple M en juin prochain

Festival | Il vous a manqué, M ? Voilà en tout cas deux ans que l'homme-lettre n'est pas monté sur scène — la dernière fois c'était en décembre 2019 — et le (...)

Stéphane Duchêne | Lundi 11 octobre 2021

Nuits de Fourvière : triple M en juin prochain

Il vous a manqué, M ? Voilà en tout cas deux ans que l'homme-lettre n'est pas monté sur scène — la dernière fois c'était en décembre 2019 — et le connaissant ça doit autant le démanger que ça démange ses fans. Qu'on se rassure, voici le grand retour en live de l'avatar de Mathieu Chedid qui dans la foulée de l'annonce de la tournée de son nouveau spectacle vient d'annoncer trois dates consécutives — pour éponger l'appétit des M-ophiles — aux prochaines Nuits de Fourvière. C'est pour les 20, 21 et 22 juin au Théâtre Antique, donc — ou d'autre ? Ne nous précipitons pas, l'ouverture des réservations attendra le 11 mars 2022.

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Saint-Jean, la lumière vient de l’intérieur avec Damien Fontaine

Mapping | Cette fois c’est immersif et en intérieur ! Damien Fontaine est l'un des grands habitués de la Fête des Lumières qui aura lieu cette année du 8 au 11 (...)

Nadja Pobel | Jeudi 21 octobre 2021

Saint-Jean, la lumière vient de l’intérieur avec Damien Fontaine

Cette fois c’est immersif et en intérieur ! Damien Fontaine est l'un des grands habitués de la Fête des Lumières qui aura lieu cette année du 8 au 11 décembre (les chevaux qui courent dans les amphithéâtres gallo-romains en 2017 c’est lui, la colline de Fourvière l’année d’après aussi comme la place des Terreaux en Prince des Lumières 2013 et Bellecour l’année suivante). Ici, organisation privée et ce n'est pas gratuit (12€/18€). Du vendredi 22 octobre au jeudi 11 novembre, Lyon née de la lumière est une projection à 360° dans la cathédrale Saint-Jean, consacrée au Temps des bâtisseurs. À voir tous les jours, durant 1h20, à 18h30 et 21h. Réservations sur https://lyonneedelalumiere.com

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"Mourir peut attendre", un dernier James Bond pour Daniel Craig : mourir et laisser vivre

Espionnage | Sorti de sa retraite pour contrer une pandémie terroriste (et se venger de Blofeld), Bond se découvre de nouveaux ennemis… et des alliés et alliées inattendues. Retardé depuis 18 mois, l’ultime épisode interprété par Daniel Craig clôt par un feu d’artifice inédit son cycle d’aventures dans la peau de l’agent britannique. Défense de spoiler !

Vincent Raymond | Mercredi 6 octobre 2021

Après avoir porté un sérieux coup à l’organisation criminelle Spectre et capturé son chef Ernst Stavro Blofeld, James Bond s’octroie une escapade italienne en compagnie de Madeleine Swann. Leur tête-à-tête romantique va être contrarié par plusieurs fantômes de leurs passés respectifs, les contraignant à une rupture brutale. Cinq ans plus tard, Bond est tiré de sa retraite par son ami Felix Leiter de la CIA, après qu’un savant russe retourné par le MI6 a été enlevé avec une redoutable arme biologique de sa confection… Tourné et finalisé avant la pandémie, retardé à cause d’icelle, Mourir peut attendre traite donc d’une… pandémie. Ou du moins du combat de James Bond contre une puissance terroriste cherchant à déclencher une attaque bactériologique (pour faire simple) à l’échelle planétaire. Un argument réactualisant celui de Au Service Secret de Sa Majesté (1969) de Peter Hunt, lui-même produit au moment de l’épidémie de grippe de Hong Kong. La fatalité a de ces ironies… Seul épisode interprété pa

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Fagor-Brandt, ce sera jusqu'en novembre 2023

Politique Culturelle | L'utilisation temporaire de Fagor-Brandt est prolongée jusqu'en novembre 2023, à la demande des acteurs culturels occupant le lieu. Mais rien n'est résolu pour la suite qui, au contraire, semble se compliquer, la Métropole n'ayant rien anticipé.

Sébastien Broquet | Lundi 18 octobre 2021

Fagor-Brandt, ce sera jusqu'en novembre 2023

Toutes et tous étaient arrivés à la réunion de concertation du lundi 4 octobre au matin avec un mot d'ordre commun : obtenir la prolongation de l'utilisation de Fagor-Brandt jusqu'à fin 2023, et non janvier comme voulu par le président de la Métropole. Histoire de se laisser un peu de temps pour trouver une solution de repli, Bruno Bernard ayant mis tout le monde devant le fait accompli. Tout le monde, c'était : Vincent Carry (Nuits sonores), Émeric Richard (Lyon Street Food Festival), Isabelle Bertolotti (Biennale d'Art Contemporain), Dominique Hervieu (Biennale de la Danse) et le régisseur des Biennales. Du côté de la Métropole, étaient présents trois membres du cabinet du président, mais aucun élu : Julien Rolland (directeur général adjoint du Grand Lyon), Cyrielle Chatelain (conseillère culture) et Ludovic Chambe (conseiller urbanisme et logement au cabinet). La réunion fut cordiale, des excuses fu

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Peinture Fraîche, toujours plus technologique

Street Art | La troisième mouture du festival Peinture Fraîche marque à la fois une transition et un retour de la vie culturelle. Un festival qui s’inscrit dans l’air du temps : zoom sur les innovations amenées par le directeur artistique, Cart'1.

Alpha Saliou Diallo | Mercredi 6 octobre 2021

Peinture Fraîche, toujours plus technologique

Sous la direction artistique de Cart’1, ce festival est une prise de température du street art aujourd’hui et à l'international. Une cinquantaine d’artistes sont réunis durant un mois dans un spot, la Halle Debourg, confirmant l’implantation de Lyon sur la carte mondiale de la discipline. Peinture Fraîche 2 était une introduction aux nouvelles technologies dans le street art. L'édition 3 lui consacre une place centrale avec l’essentiel des œuvres en réalité augmentée via l’application dédiée et la caméra de nos smartphones. « J’aime bien rappeler que le spray de peinture est une évolution technologique, que son premier but était de colorier du mobilier avant de faire des fresques, puis les artistes s’en sont emparés » explique Cart’1. Une complémentarité rétine-téléphone : là où l’écran marque habituellement une distance entre virtuel et instant présent, il devient dans cette édition la clé ouvrant les portes d’une second

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Sylvain Vallée et Mark Eacersall dédicacent "Tananarive" ce week-end à Lyon

Bande Dessinée | L'illustre Sylvain Vallée s'associe au scénariste Mark Eacersall pour un premier roman graphique réjouissant et drôle, Tananarive : en dédicaces à Lyon ce week-end.

Sébastien Broquet | Jeudi 7 octobre 2021

Sylvain Vallée et Mark Eacersall dédicacent

Sylvain Vallée fait partie des héritiers de la ligne claire classique dont il a su s'extraire pour la faire évoluer au plus proche de ses sujets, souvent portés par la grande Histoire, comme avec Il était une fois en France — meilleure série à Angoulême en 2011 — qui évoquait l'occupation et la collaboration durant la Seconde guerre mondiale. Il était alors en tandem avec Fabien Nury, il s'associe cette fois avec Mark Eacersall (également primé à Angoulème avec GoSt 111 en 2020) pour un roman graphique (sa première incursion hors d'une série) au scénario beaucoup plus léger : l'histoire d'une vie pépère qui bascule dans le road trip, d'un notaire à la retraite nommé Amédée qui s'offre un premier voyage au volant d'un coupé dépucelé pour l'occasion. Héros sur le retour L'ouvrage se nomme Tananarive, et à la base, ce devait être un film avec Jean-Pierre Marielle — qui n'aura, vous l'avez compris, jamais vu le jour. C'est drôle, enlevé, rebondissant et plaira aux amateurs de buddy movie comme aux lecteurs des Vieux Fourneaux — les héros so

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Les Papillons d’Or Fragiles à l'Espace 44

SCENES | Quand Shakespeare rencontre les séries télé, ça donne Les Papillons d’Or Fragiles : une pièce de théâtre réunissant un comédien et une violoncelliste, qui composent l’histoire d’un acteur pris entre deux feux.

Article Partenaire | Lundi 4 octobre 2021

Les Papillons d’Or Fragiles à l'Espace 44

“ Victor Vivier va enfin jouer le Roi Lear. Le jeune, talentueux et médiatique metteur en scène Stanislas Beaupain l’a choisi pour incarner le rôle-titre. C’est l’aboutissement de sa carrière, son plus grand rêve d’acteur. Mais Victor a été pendant plus de trente ans le héros d’un feuilleton à succès : Peut-il se débarrasser du personnage qui lui colle à la peau ? Seul, dans sa loge, à quelques heures de la première, Victor lutte contre le trac, les doutes, et les souvenirs. “ Voici le pitch de la nouvelle pièce de Sandrine Bauer, jouée à l’Espace 44 du 12 au 24 octobre. Le spectacle est donc centré autour du personnage de Victor, acteur chevronné, installé dans un confort quotidien, qui se retrouve confronté au problème du choix d’une vie, mais aussi de la sécurité de l’emploi. Choisir entre le risque flamboyant et la sécurité ronronnante, c’est un dilemme récurrent du comédien mais pas que : la pièce aborde ici une problématique universelle. Un duo jeu et violoncelle Victor est donc l’unique personnage de la pièce mais il n’est pas seul sur scène : joué par Philippe Saïd, il est accompagné par

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Aux Célestins, Love, à la folie

Théâtre | Bouleversant, intimidant par tant de sensibilité, Love est un immense spectacle de théâtre dans lequel Alexander Zeldin nous convie dans un foyer d’urgence de l’aide sociale britannique.

Nadja Pobel | Mercredi 6 octobre 2021

Aux Célestins, Love, à la folie

C’est un fils quadra, tatoué, un peu gros, qui lave les cheveux de sa vieille mère incontinente dans l’évier, avec une casserole et du liquide vaisselle. C’est une gamine qui dit qu’elle a froid, c’est un homme qui s’agace qu’une autre lui ai piqué sa tasse parce qu’il n’a que ça et elle s’excusera de son erreur involontaire, c’est un père qui, faute d’avoir honoré un rendez-vous à l’agence pour l’emploi, voit ses allocations supprimées et l’obligation, en dernier recours, d’aller à la banque alimentaire. Du pathos ? Certainement pas. Love n’est pas un petit précis illustré de la misère à l’heure du néo-libéralisme, dans un pays qui n’a pas manqué d’être pionnier en la matière sur ce vieux continent européen. L’auteur et metteur en scène britannique de 36 ans, Alexander Zeldin, neveu de l’historien des Passions françaises, ne construit pas des personnages pour donner corps à un propos mais parce qu’il les aime, les estime, il leur rend leur dignité. C’est bien toute l’affaire de ce spectacle créé en 2016, vu en France en 2018 et sans cesse reporté depuis, qui trouve son origine dans la lecture d’un rapport à l’intention d’un important

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Ne jetez plus : donnez avec Solid’aire

ACTUS | Vous les avez peut être aperçu sillonnant les rues du 7e et 3e arrondissements : ces drôles de vélos bleus aux allures de camionnettes du futur ont été acquis par le Foyer Notre Dame des Sans Abri qui lance son dispositif Solid’aire, un service de collecte de dons en triporteur électrique.

Louise Grossen | Jeudi 7 octobre 2021

Ne jetez plus : donnez avec Solid’aire

L’association Notre Dame des Sans Abri qui a pour devise "Accueillir – Héberger – Accompagner – Insérer" poursuit sa lutte contre la précarité en développant un réseau de commerçants se portant volontaires pour être récipendiaires de dépôts de dons de petits volumes : vêtements, livres, jouets, petit électroménager, vaisselle, outils etc… Le but ? Encourager la revalorisation de petits objets et créer de l’emploi. Comment ? Les structures partenaires se voient attribuer des caisses dans lesquelles n’importe qui peut déposer des objets dont il souhaite se séparer. « Les dons sont ensuite collectés en triporteur et redistribués aux personnes accompagnées par l’association, ou remis en vente dans nos Bric à Brac. Ce nouveau dispositif est avant tout un excellent prétexte de support à l’insertion professionnelle des employés de l’atelier » nous explique Vincent Chevallier, coordinateur du dispositif. L’atelier Si l’on connait bien ses actions d’accueil, d’accompagnement ou même son bric à brac, l’atelier vélo du Foyer Notre Dame des Sans Abri reste parfois méconnu des habitants et habitantes.

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Bulle Ogier : « Maîtresse est le film le plus joyeux que j’ai fait »

Festival Lumière | Discrète et indispensable égérie du cinéma de la fin des années 1960 à nos jours, Bulle Ogier figure parmi les invitées d’honneur de cette 13e édition du Festival Lumière. Sa présence, et celle de tous les personnages féminins libres qu’elle a incarnés, relève d’une évidence à quelques jours de la remise du Prix Lumière à Jane Campion, dont Bulle Ogier peut être considérée comme une inspiratrice et précurseuse. Conversation avec une idole…

Vincent Raymond | Mercredi 6 octobre 2021

Bulle Ogier : « Maîtresse est le film le plus joyeux que j’ai fait »

Trois films dans lesquels vous jouez vont être présentés durant le Festival Lumière. Avez-vous participé au choix de leur programmation ? Bulle Ogier : Thierry Frémaux et Maelle Arnaud ont choisi La Salamandre d’Alain Tanner et Céline et Julie vont en bateau de Jacques Rivette. Même si je considère que c’est plutôt le film de Juliet Berto et de Dominique Labourier, je suis très contente de le présenter pour Juliet, Jacques et d’autres qui ne sont plus là comme Suzanne Schiffman qui a travaillé au scénario. Et parce que c’est un film joyeux de Rivette — peut-être même le seul qui soit joyeux. Un film d’été alors que Le Pont du Nord est un film d’hiver. Ils avaient aussi choisi La Vallée parce qu’ils disaient que c’était un tournant de la fin des années 1960-début des années 1970 ; à la place j’ai pris Maîtresse. J’ai appris après qu’il passait à la télé — ce que je ne pouvais pas imaginer, étant donné qu’on est dans une période de régression un peu puritaine — alors que

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Laboratoire artistique, trois artistes à l'Orangerie

Art Contemporain | Trois artistes, nées dans les années 1980 et vivant à Lyon, exposent pour la première fois dans leur ville d’adoption. Et investissent pour l'occasion un lieu (...)

Jean-Emmanuel Denave | Jeudi 7 octobre 2021

Laboratoire artistique, trois artistes à l'Orangerie

Trois artistes, nées dans les années 1980 et vivant à Lyon, exposent pour la première fois dans leur ville d’adoption. Et investissent pour l'occasion un lieu singulier : l’Orangerie du Parc de la Tête d’Or. Cet espace, vaste et difficile à occuper, s’avère être idoine pour leurs œuvres en lien avec la nature, l’hybridité entre les espèces, la métamorphose et la représentation de la matière… La luxuriance de certaines œuvres de Silène Audibert résonne avec la végétation du parc. L’attrait pour la pierre de Jeanne Held fait écho à la minéralité de l’Orangerie. Et les formes animales qui se devinent parfois dans les aquarelles de Handan Figen font lien avec la faune alentour. L’accrochage entremêle les œuvres des trois jeunes femmes (sculptures, dessins, gravures…) avec bonheur. Le visiteur est frappé (comme le titre de l’exposition l’indique : Curiosités d’être(s)) par l’aspect curieux, expérimental, en deven

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"Le Dernier Duel" de Ridley Scott : boucherie à l’arène

Drame | Une querelle entre nobliaux moyenâgeux se transforme en duel judiciaire à mort quand l’un des deux viole l’épouse de l’autre. Retour aux sources pour Ridley Scott avec ce récit où la vérité comme les femmes sont soumises au désir, à l’obstination et à la vanité des hommes.

Vincent Raymond | Lundi 11 octobre 2021

France, fin du XIVe siècle. Tous deux écuyers au service du comte d’Alençon, Jean de Carrouges et Jacques Le Gris présentent des tempéraments opposés : quand le premier — un va-t-en-guerre impulsif — agace, le second obtient par son esprit en cour les bonnes grâces de son seigneur. Une rivalité va sourdre entre les deux hommes, s’amplifiant avec les années pour atteindre son sommet lorsque Marguerite, l’épouse de Jean, accuse Jacques de l’avoir violée pendant que son mari était à la guerre. Devant le roi et devant Dieu, Jean demande réparation lors d’un duel… Selon un adage bien connu, un auteur aura beau faire (ou contrefaire), il écrira toujours le même livre. D’une simple pelote de laine, l’on peut également tricoter toutes les formes que l’on désire, en variant les points… Puis défaire et refaire son ouvrage à l’envi tant que le fil ne rompt pas. On ignore si Ridley Scott taquine l’aiguille ; ce dont est sûr, c’est qu’il ferraille depuis toujours avec certaines obsessions. Dont la figure “matricielle“ du duel — e

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Angelin Preljocaj avec Deleuze et Hendrix au festival Chaos Danse

Danse | Pour sa nouvelle création, Angelin Preljocaj donne mouvements et figures à la musique de Jimi Hendrix et… à la voix du philosophe Gilles Deleuze (des (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mercredi 6 octobre 2021

Angelin Preljocaj avec Deleuze et Hendrix au festival Chaos Danse

Pour sa nouvelle création, Angelin Preljocaj donne mouvements et figures à la musique de Jimi Hendrix et… à la voix du philosophe Gilles Deleuze (des extraits d’enregistrements de ses cours à Vincennes, notamment celui sur Spinoza) ! Huit danseurs de haut vol sont rassemblés pour l’occasion, entre explosions de riffs de guitare et voix posée et onctueuse de Deleuze. Preljocaj a toujours été admiratif du philosophe et l’a ici associé avec Hendrix parce que, selon lui, ces deux-là ont ouvert de grandes brèches libératrices dans leurs domaines respectifs. Deleuze/Hendrix sera jouée les 12 et 13 octobre au Théâtre Astrée à Villeurbanne et ce spectacle ouvre la saison du festival Chaos Danse 2021-2022.

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Thugs Life à l'Aquarium avec Patrick Foulhoux

Documentaire Rock | Dans sa belle série de soirées docu-rock à l'Aquarium, le Marché Gare propose Come On People ! (2009) qui revient sur la trajectoire du meilleur groupe de rock français que personne ne connaît, Les Thugs d'Angers, chouchous du label Sub Pop de l'apogée grunge, un quatuor de moines-soldats que la postérité n'a jamais intéressé.

Stéphane Duchêne | Jeudi 7 octobre 2021

Thugs Life à l'Aquarium avec Patrick Foulhoux

« Bonsoir, on est Les Thugs, on vient d'Angers ! ». Quiconque a eu la chance de voir Les Thugs en concert dans leurs fastes années peut témoigner du fait que sur scène vous aviez là, avec cette petite dizaine de mots, l'intégralité du discours dispensé dans la soirée par Éric Sourice, préposé au crachoir. Introduction lapidaire avant un set sans temps morts, déroulé pied au plancher et donc sans paroles. D'aucuns diraient qu'il en va alors des Thugs comme de Maxwell qualité filtre : ce n'est pas la peine d'en rajouter. Les titres joués et l'énergie dispensée parlant pour eux-mêmes, et pour l'esprit punk des origines, célébré pendant vingt ans dans une explosion de décibels. C'est émus par le do it yourself de 1977, révélé dans la chambre angevine par les Sex Pistols et son sorcier aux dents vertes Johnny Rotten, que les frères Sourice, Éric (guitare) et Christophe (batterie), à peine sortis de l'adolescence, commencent à brutaliser des instruments électrifiés sur fonds d'accords chiches (mi, la, ré, pas plus), font et défont leurs armes dans les sous-sols d'un HLM parfumés à la mort aux rats. En 1983, naisse

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Jaja, du vin nature dans le Vieux-Lyon

Caviste | Qui l’eût cru ? La cave la plus engageante de la rentrée se situe dans le Vieux Lyon, ou plutôt à Saint-Georges. Inauguration officielle fin octobre.

Adrien Simon | Mercredi 6 octobre 2021

Jaja, du vin nature dans le Vieux-Lyon

Antoine Kochen a hissé le pavillon du vin nature il y a quelques années déjà, rue Leynaud : face au passage des Créateurs d’abord au Café Cousu, qu’il transforma ensuite, avec son frère, en Odessa. En parallèle il organisait des événements signés Jaja Power, dont un festival de début d’été. De confinement en confinement, le voilà maintenant caviste à un jet de pierre de la cathédrale Saint-Jean. Que s’est-il passé ? « D’abord, j’ai fait du vin. Avec Édouard Adam, un vigneron de l’Hérault. Quand je suis revenu, tout était fermé, on a commencé à organiser de la livraison de vin, on nous contactait sur les réseaux sociaux, on livrait le soir dans notre voiture, parfois jusque loin, en banlieue. » Le "on" ce sont les complices : Chloé Courbière, Laura Jalbert...« Au bout d’un moment, on a eu envie d’avoir pignon sur rue, on a visité ce local et c’était parti. » Dans le Vieux-Lyon ? « On a quitté les pentes, il y a tout ce qu’il faut là-bas, alors qu’ici… »

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