Hauts les filles !

Nadja Pobel | Mardi 12 mars 2019

Photo : © DR


On l'a beaucoup entendue dans les spectacles de David Gauchard (Le Songe d'une nuit d'été...), elle est l'une des voix qui se mêle à celle de Psykick Lyrikah, elle a cheminé avec les musiciens Thomas Poli, Dominique A, Olivier Mellano, Robert Le Magnifique… C'est dire si Lætitia Shériff compte dans le paysage musical rock et rap indé. Elle sera aux côtés d'une écrivaine qu'on ne présente plus ici, tant on l'a défendue : Brigitte Giraud, pour la soirée consacrée à la francophonie, le mercredi 20 mars au Théâtre des Asphodèles.

L'autrice de Une année étrangère est la marraine du ("magnifique") Printemps des Poètes qui s'achève quatre jours plus tard. Ensemble, elles signent le spectacle musical autour du livre Avoir un corps publié en 2013 dans lequel il est question de la possibilité de la transformation et l'épanouissement du corps féminin sous les injonctions de la société.

Plus tôt dans la soirée, à 19h, Brigitte Giraud aura eu l'occasion de s'entretenir - sur le thème "Femme dans le monde francophone" - avec ses consœurs Marie-Christine Gordien et Carine Fernandez. Entrée (si possible) sur réservation (04 72 50 14 78).

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Brigitte Giraud : rouvrir l'horizon

Portrait | Depuis 1997 et jusqu'à ce Jour de courage paru cet automne, l'écrivaine Brigitte Giraud tisse une très fine toile de l'intime en sondant les corps et les sensations de ses personnages. Esquisse de portrait en quatre points cardinaux.

Nadja Pobel | Mardi 5 novembre 2019

Brigitte Giraud : rouvrir l'horizon

L'Algérie C'est à Sidi Bel Abbès que Brigitte Giraud voit le jour en 1960. Sa mère est venue rejoindre son amoureux, appelé de l'armée française pour participer à ce qui ne se nomme pas encore une guerre. Il ne veut pas prendre les armes, il sera affecté à la morgue de l'hôpital où, du haut de ses vingt ans, il lui revient de recevoir les familles endeuillées et de faire part des tragédies renouvelées. Brigitte Giraud n'y restera que quelques mois et n'a pas le moindre souvenir de ce pays. Pourtant, elle souhaitera y retourner avec « l'homme de [sa] vie » qui y a vécu enfant. Mais les années noires du FIS de la décennie 1990 reportent ce voyage qu'elle finira par faire seule avec son fils il y a une dizaine d'années. Depuis longtemps germait l'idée d'inscrire cette patrie dans un livre : « je voulais le faire du vivant de mes parents mais mon père atteignait les 80 ans, alors il a fallu accélérer ». Ainsi en 2017, paraît

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Histoire(s) d'un coming-out

Littérature | Deux ans après son très beau "Un Loup pour l'homme", Brigitte Giraud revient avec "Jour de courage", récit d'un coming-out adolescent où dans les plus terribles interstices de la grande Histoire se déploie un drame intime et brûlant. Un court roman dont la justesse n'a d'égale que la puissance.

Stéphane Duchêne | Mardi 1 octobre 2019

Histoire(s) d'un coming-out

« Là où l'on brûle les livres, on finit par brûler les hommes » écrivait Heinrich Heine en 1821 dans Almansor. Heine faisait référence à l'autodafé nationaliste de la Wartburg en 1817. Sans doute n'imaginait-il pas combien sa prophétie prendrait une effroyable tournure un siècle plus tard sous le régime nazi. Cette phrase, le jeune Livio, héros lycéen de Jour de Courage, la livre à sa classe, lors d'un exposé consacré au premier autodafé nazi, qui est en réalité bien plus que cela. Pour Livio une porte de sortie dont il soupçonne les conséquences sans les mesurer tout à fait. L'autodafé en question a pour objet l'Institut de Sexologie fondé par Magnus Hirschfeld, connu comme le "Einstein du sexe", pionnier de la sexologie, grand défenseur de la cause homosexuelle et pourfendeur de l'article 175 du Code pénal allemand réprimant « les actes contre nature entre homm

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Brigitte Giraud à la Nuit de la lecture

CONNAITRE | C'est dans le cadre de cette très belle initiative nationale qu'est la Nuit de la Lecture proposant toute une série de rencontres dans les bibliothèques, (...)

Stéphane Duchêne | Mercredi 17 janvier 2018

Brigitte Giraud à la Nuit de la lecture

C'est dans le cadre de cette très belle initiative nationale qu'est la Nuit de la Lecture proposant toute une série de rencontres dans les bibliothèques, sise entre le 19 et le 20 janvier, que la BU de Lyon 2 a invité Brigitte Giraud, pour une lecture musicale de son dernier roman, Un loup pour l'homme, le 19 janvier à 19h30, au 10 rue Chevreul, en marge de rencontres avec les étudiants. L'autrice lyonnaise y sera accompagnée aux claviers par le compositeur Sébastien Souchois, auteur de la musique du film adaptée d'un autre de ses romans, Pas d'inquiétude.

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Un loup pour l’homme… et pour le cinéma

Adaptation | Bonne nouvelle pour Brigitte Giraud : Un loup pour l’homme (Flammarion), son nouveau livre très largement inspiré par la jeunesse de ses parents en Algérie (...)

Vincent Raymond | Mardi 24 octobre 2017

Un loup pour l’homme… et pour le cinéma

Bonne nouvelle pour Brigitte Giraud : Un loup pour l’homme (Flammarion), son nouveau livre très largement inspiré par la jeunesse de ses parents en Algérie durant la guerre, va être porté à l’écran. La romancière participera même à l’adaptation, cosignant ainsi le scénario de ce film de cinéma. C’est la seconde fois qu’une de ses œuvres trouve un prolongement audiovisuel, après Pas d’inquiétude (2011) que Thierry Binisti avait tourné pour la télévision en 2013, avec Isabelle Carré. Évocation à la fois distante et in situ du conflit algérien, Un loup pour l’homme aborde un sujet longtemps occulté par sa périphérie, à travers ses effets collatéraux sur les soldats, leur famille, les civils. Nimbé d’une élogieuse critique, il figure sur plusieurs listes de prix littéraires (Goncourt des Lycéens, Femina, Médicis, Prix du Style…). Brigitte Giraud Rencontre à la FNAC Bellecour ​le mardi 5 décembre à 17h30

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À l'origine : Un loup pour l'homme de Brigitte Giraud

Critique | C'est parce qu'elle ne connaissait rien de son pays natal que Brigitte Giraud, née à Sidi-Bel-Abbès, a choisi de s'intéresser à la guerre d'Algérie. Parce que (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 26 septembre 2017

À l'origine : Un loup pour l'homme de Brigitte Giraud

C'est parce qu'elle ne connaissait rien de son pays natal que Brigitte Giraud, née à Sidi-Bel-Abbès, a choisi de s'intéresser à la guerre d'Algérie. Parce que c'est dans ce contexte qu'elle est venue au monde et que de ce contexte longtemps elle n'a rien su tout en le portant en elle, comme un héritage familial, un secret qu'elle aura mis du temps à débusquer : l'histoire des vingt ans de ses parents. Quand son père est appelé à rejoindre l'Algérie en 1960, sa femme est enceinte. Dans le roman, ils sont Antoine et Lila. Ne sachant rien de cette guerre dont personne ne lui a dit qu'elle en est une, il refuse néanmoins de porter les armes et officie comme infirmier à Sidi-Bel-Abbès. Elle refuse de vivre sa grossesse loin de son homme et le rejoint pour mettre au monde leur fille auprès de lui. Antoine se trouve alors coincé « entre les blessés et sa femme, entre la mort qui rôde et la vie à venir (…) dans un grand vide qu'il ne sait habiter. » Car au contact des appelés qu'il soigne chaque jour, quand il n'en ramasse pas les morceaux ou consigne les dépouilles, Antoine comprend l'horreur et « la guerre invisible » dont ils son

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Brigitte Giraud : « Je suis devenue écrivain pour écrire ce livre »

Littérature | Avec Un Loup pour l'homme, nominé pour les prix Goncourt et Fémina, Brigitte Giraud livre le roman qui l'habitait depuis toujours et l'histoire dont elle est issue. Celle d'Antoine, un appelé d'Algérie qui découvre en soignant les autres les horreurs de cette guerre dont tout le monde tait le nom. Et de sa femme venue donner la vie sur ce théâtre de mort.

Stéphane Duchêne | Mardi 26 septembre 2017

Brigitte Giraud : « Je suis devenue écrivain pour écrire ce livre »

Un Loup pour l'homme romance l'expérience de votre père durant la guerre d'Algérie et de votre mère qui l'a rejoint pour vous mettre au monde. Comment ce qui était au départ un sujet familial est devenu un sujet littéraire ? Brigitte Giraud : De plus en plus, je pense être devenue écrivain pour écrire ce livre. Sur ma carte d'identité, il est écrit « née à Sidi-Bel-Abbès, Algérie » et ce mot, Sidi-Bel-Abbès, est devenu quelque chose de très intime. J'avais ça dans un coin pas tellement reculé de ma tête mais cela m'effrayait d'ouvrir la boîte noire contenant ce qui s'était passé pour mon père pendant la guerre d'Algérie. Il fallait que je prenne le temps de parler avec lui. Ce n'était pas impossible ou tabou mais parfois il faut des années pour s'embarquer sur une voie aussi forte. Il fallait aussi que je me sente un peu plus armée en tant qu'écrivain pour construire un objet littéraire à partir de cela. Et d'un autre côté, ce qui m'a fait ouvrir cette boîte, c'est que je voulais le faire pendant qu'il était temps. Vous n'en aviez jamais parlé avec votre père ? Mon père disait simp

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S'émanciper avec Brigitte Giraud

CONNAITRE | L'apprentissage du deuil (la perte d’un être cher, une maladie, un exil…) qui parcourt les ouvrages de Brigitte Giraud depuis la parution de La (...)

Nadja Pobel | Mardi 1 septembre 2015

S'émanciper avec Brigitte Giraud

L'apprentissage du deuil (la perte d’un être cher, une maladie, un exil…) qui parcourt les ouvrages de Brigitte Giraud depuis la parution de La Chambre des parents en 1997 est encore au cœur de son dernier roman, Nous serons des héros. Années 70, Olivio et sa mère quittent le Portugal de Salazar pour trouver asile en France chez des amis. Si le gamin ne comprend pas pourquoi (le père a été arrêté par la police politique) et serre comme un vestige son chat Oceano, elle sait qu’adopter une autre langue, trouver un travail, s’enticher d’un autre homme est le seul destin que lui a laissé sa patrie en proie à la dictature. La France, qui avait été la terre d’accueil de la petite Brigitte Giraud quittant l’Algérie (J’apprends) est ici racontée avec bienveillance. C’est là qu’Olivio grandit et s’émancipe jusqu’à aller seul voir ce Portugal enfin libéré par la douce Révolution des œillets. Sans jamais surligner les bornes historiques de son récit, Brigitte Giraud sait donner de l'ampleur à ce sujet déchirant du déracinement par la description de non-événements, furent-ils aussi banals que le débarrassage d’une table ou aussi attendus que le douloureu

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Marchons !

CONNAITRE | Un livre (pas une tablette au risque de passer pour des vieux réac’), ça se trimballe partout. Apparemment des écrivains aussi. Depuis 17 ans, l’infatigable (...)

Nadja Pobel | Jeudi 11 octobre 2012

Marchons !

Un livre (pas une tablette au risque de passer pour des vieux réac’), ça se trimballe partout. Apparemment des écrivains aussi. Depuis 17 ans, l’infatigable Thierry Renard et son équipe de l’espace Pandora de Vénissieux font le pari de la déambulation littéraire pour que les mots passent des auteurs aux lecteurs à voix haute. Cette année, impossible de faire l’impasse sur Rousseau dont la région Rhône-Alpes a célébré tout au long de l’année le tricentenaire de la naissance. Le lauréat du prix Kowalski 2006 (prix de poésie de la ville de Lyon), Emmanuel Merle, conduira avec le comédien Matthieu Grenier une randonnée poétique dans le Pilat puisque la littérature n’est pas qu’une affaire cérébrale ; elle s’éprouve aussi physiquement. En redescendant des plateaux ligériens, un bal sera donné au CCO de Villeurbanne mêlant écrivains et Dj Tatie Charby ! De manière plus traditionnelle, cette édition consacrée aux "choix de l’intime" fera halte au Théâtre des Marronniers. Le parrain du festival, Lionel Bourg, rejoindra sur scène l’acteur Gérard Guillaumat pour évoquer notamment le grand homme de théâtre que fut Jean Dasté. Enfin,

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Jouer à Shakespeare

SCENES | David Gauchard termine sa trilogie shakespearienne sur une note résolument optimiste. Avec "Le Songe d’une nuit d’été", il convoque à nouveau la vidéo et une bande son (pop) pour dynamiser ce texte complexe et loufoque. Musique, maestro ! Nadja Pobel (avec Aurélien Martinez)

Nadja Pobel | Vendredi 27 janvier 2012

Jouer à Shakespeare

Il y a eu Hamlet / Thème et variations pour questionner l’héritage et l’importance des choix. Puis un Richard III sombre (et génialement incarné par le granitique Vincent Gourion) pour restituer une réflexion politique sur le pouvoir. Déjà deux claques saluées à chaque fois dans nos colonnes. Non content de faire du théâtre, David Gauchard et sa compagnie L'Unijambiste y adjoignaient de la vidéo et de la musique à haute dose. Le trio hip-hop Abstrackt Keal Agram, Robert le Magnifique et Psykick Lyrikah pour Hamlet auxquels se rajoutait Olivier Mellano (guitariste de Dominique A ou Miossec entre autres) sur Richard III. Plus de live avec Le Songe mais une bande son à tomber par terre (et d’ailleurs éditée) avec sur scène le beatboxer Laurent Duprat et toujours Robert le Magnifique, Thomas Poli et Laetitia Shériff aux commandes. La méthode (qu

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Brigitte Giraud

ACTUS | Écrivain, conseillère littéraire auprès de la Fête du livre de Bron, directrice de la collection de littérature "La forêt" chez Stock. NP

Nadja Pobel | Jeudi 2 décembre 2010

Brigitte Giraud

Petit Bulletin : Quels sont les événements culturels qui se sont déroulés à Lyon et qui vous ont le plus marquée depuis 1997 ?Brigitte Giraud : Le somptueux concert de Dominique A à la salle Molière en novembre 2006, la chorégraphie de Sidi Larbi Cherkaoui "Origine" à la Maison de la Danse en 2008, la présence de Fred Poulet et de Vikash Dhorasso pour parler du film "Substitute" au CNP Odéon. Que les CNP s'éteignent à petit feu est insupportable pour une ville comme Lyon. Un beau moment aussi, c'était Cali qui a proposé au public du cinéma des Alizés de Bron de simuler une mort collective lors d'une performance, chapeau ! (des volontaires venaient «mourir» sur scène à tour de rôle, puis il a proposé à l'ensemble de la salle de simuler une mort collective). Et puis j'aime aussi prendre le bateau entre la Sucrière et le musée d'art contemporain lors de la Biennale d'Art contemporain, c'est un sas plutôt vivifiant. Avez-vous vu la vie culturelle se modifier à Lyon en 13 ans ? De quelle manière ?S'institutionnaliser oui. Mais hors des clous, hors les grands événements à vocation internationale (dans lesquels on déniche q

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Laura, année zéro

CONNAITRE | Zoom / Passé relativement inaperçu dans la foulée du gros succès de son recueil de nouvelles, L’Amour est très surestimé, Brigitte Giraud a publié l’an dernier un (...)

Aurélien Martinez | Vendredi 18 septembre 2009

Laura, année zéro

Zoom / Passé relativement inaperçu dans la foulée du gros succès de son recueil de nouvelles, L’Amour est très surestimé, Brigitte Giraud a publié l’an dernier un précieux petit livre accompagné d’un CD comprenant une lecture musicale avec Fabio Viscogliosi. Intitulé Avec les garçons, ce texte incandescent disséquait une période de la vie, l’adolescence, que l’on retrouve dans son nouveau roman, ‘Une année étrangère’, puisque son héroïne, Laura, est âgée de 17 ans lorsqu’elle débarque au fin fond de l’Allemagne en tant que jeune fille au pair. Une parenthèse désenchantée dans la vie d’une adolescente confrontée à l’effritement de sa cellule familiale suite à la mort accidentelle de son petit frère. Propulsée dans une famille allemande apparemment «heureuse», Laura sera malgré elle l’otage et le témoin du drame qui frappera les Bergen… Roman de l’adolescence, ou plus précisément de la fin de l’adolescence et du douloureux passage à l’âge adulte, Une année étrangère est avant tout un livre sur la perte. Celle du frère, bien sûr, qui détermine le départ en Allemagne. Mais aussi la perte des repères, que Laura tente de compenser en envoyant de longues lettres à son

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Mellano, l’homme de l’ombre

MUSIQUES | Musique / Aux côtés des plus grands (Miossec, Dominique A.) et des plus prometteurs (Psykick Lyrikah, Laetitia Shériff), à la barre de projets personnels, du ciné-concert à la musique contemporaine, Olivier Mellano est une figure discrète et centrale du rock français. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mercredi 7 janvier 2009

Mellano, l’homme de l’ombre

Peu de gens connaissent le nom d’Olivier Mellano. Cette affirmation simple et avérée est déjà un petit scandale tant il est impossible, pour qui aime un tant soi peu la musique, de l’avoir croisé sur une pochette de disque. Mais Mellano est de ces personnages qui se glissent partout, apparaissant là où on ne les attend pas, s’activant sur tous les fronts, pour lui comme pour les autres, cheville ouvrière d’un rock français qui a élevé la curiosité au rang de profession de foi. À son arrivée à Rennes à la fin des années 80, il fait partie des créateurs du label Rrose Sélavy (d’après le pseudo de Marcel Duchamp, Julien Doré n’a donc rien inventé !), emblématique du bouillonnement créatif qui s’empare de la scène musicale indépendante à l’époque, à l’Ouest tout particulièrement. À l’arrière des BerlinesS’il possède une formation de violoniste classique, c’est surtout la guitare, qu’il apprend seul en écoutant les groupes new-wave du moment, qui va lui mettre le pied à l’étrier musical. «Le fait de jouer sur des disques dans ma chambre m’a donné la vraie base», commente-t-il. Alors qu’il anime des groupes qu’il qualifie lui-même de «confidentiels», Olivier Mellano va faire

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L'amour en fuite

CONNAITRE | Livres / Avec L'Amour est très surestimé, un titre emprunté à une chanson de Dominique A., Brigitte Giraud donne un recueil de nouvelles gorgées de rage, de (...)

| Mercredi 25 avril 2007

L'amour en fuite

Livres / Avec L'Amour est très surestimé, un titre emprunté à une chanson de Dominique A., Brigitte Giraud donne un recueil de nouvelles gorgées de rage, de grâce et de mélancolie. Onze histoires courtes qui explorent les amours finissantes, sous tous les angles. Dans «La Fin de l'histoire» premier texte de ce petit livre précieux, Brigitte Giraud dit l'incompréhension liée à la fuite inéluctable des sentiments et la perte progressive du désir. L'écriture cinglante, animée par des phrases courtes et acérées, excelle à ausculter les détails, les imperceptibles fêlures, les gestes les plus infimes qui ont jadis fait naître l'amour («comme toujours au commencement d'une histoire, les maladresse sont des trésors») et qui finissent par le condamner. Mais l'amour n'est pas seulement cette chose intime que Brigitte Giraud observe en entomologiste derrière les portes closes. C'est aussi une affaire familiale et sociale. Il en est question dans «Dire aux enfants», une nouvelle très sensible sur le délicat moment de l'annonce d'une séparation, qui sonne aussi comme l'aveu d'un échec : «Nous allons leur apporter la preuve que l'amour n'est rien, rien de ce qu'on nous avait laissé croire», mai

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