Villa Gillet : Les Assises Internationales du Roman font place au Littérature Live Festival

Festival | À l'occasion de la nouvelle édition de son festival de littérature internationale, la Villa Gillet en profite pour en changer l'identité en proposant désormais le Littérature Live Festival, un festival hybride qui jongle entre présentiel, duplex et numérique. Parce que les contraintes sanitaires l'exigent et que c'est peut-être l'avenir. Présentation de cette vraie-fausse première édition qui se tiendra du 25 au 30 mai.

Stéphane Duchêne | Mardi 27 avril 2021

Photo : © DR


L'an dernier en plein cœur du marasme sanitaro-culturel que nous appellerons dans quelques années "La Grande Annulation", la Villa Gillet et sa nouvelle directrice Lucie Campos avaient refusé d'abdiquer et profité du confinement pour revoir intégralement la copie présentielle des Assises du Roman et livrer un festival entièrement numérique. Laquelle s'était déroulée à la lisière du déconfinement du 11 au 17 mai.

Cette année, la Villa Gillet innove encore un peu plus, quand bien même cela relèverait-il davantage du changement de ligne que de l'adaptation aux circonstances. Car la mutation est d'envergure, qui repose notamment sur un changement de nom du festival qui anime chaque année, depuis quatorze ans et depuis Lyon, la scène littéraire internationale.

Le live comme façon de faire

En effet, les Assises Internationales du Roman ne sont plus, place au Littérature Live Festival qui a le mérite d'annoncer clairement les choses : un festival de littérature en live – en direct, quoi. Pour la Villa Gillet il s'agit avant tout d'affirmer « la littérature comme horizon et le « live », la vitalité et le vivant comme façon de faire ». Dit autrement, « le Littérature Live Festival se place aux carrefours des écritures contemporaines du monde entier pour donner la parole à ceux qui les portent, auteurs, traducteurs, éditeurs, libraires et lecteurs ». Dit autrement encore, que les déjà nostalgiques des Assises Internationales du Roman se rassurent, leur festival n'est pas mort et ils en retrouveront en grande partie les contours.

Ainsi du 25 au 30 mai, la Villa Gillet accueillera, ainsi que ses lieux partenaires, quarante invités pour des lectures publiques, de grands dialogues, des entretiens et échanges. Ce, précise la direction du festival, « partout où cela sera possible à Lyon, dans différents lieux de la Région AURA, dans les nombreux collèges et lycées de la région partenaires du festival, mais aussi en ligne et en duplex. » Il est donc clair que les mesures sanitaires risquent fort encore une fois d'arbitrer les débats et la manière dont ils se tiendront.

Parmi les événements proposés, le Littérature Live Festival s'ouvrira par une série de Lectures éphémères en plein air en direct dans le Parc de la Cerisaie et les autres lieux partenaires – le programme sera surprise car à découvrir au dernier moment.

Auteurs, traducteurs, éditeurs

Les Grands dialogues et Grands entretiens, qui constituent l'essentiel de la programmation, seront eux plus classiques, présentés et diffusés en direct depuis la Villa Gillet et en duplex avec Dublin, Leipzig, Londres, New York, Beyrouth, Milan ou Rio. Il s'agira d'explorer comme toujours les grands thèmes qui traversent les littératures contemporaines, des plus intimes aux plus politiques, les rapports à l'histoire, l'exil, le traitement du regard féminin. Le dispositif en sera complêté par le Labo des narrations qui conviera traducteurs et éditeurs en traduction pour des rencontres et ateliers à la découverte des aventures éditoriales et traductives chez des éditeurs tels que L'Olivier, Sabine Wespieser ou Dalva. Ainsi que, plus ludique, une série d'ateliers de traduction en ligne, en partenariat avec le Festival du premier roman de Chambéry.

Le forum professionnel Les apporteurs de différence se tiendra lui le jeudi 27 mai et réunira, directeur des lieux du livre, éditeurs en traduction, journalistes et professionnels du livre pour y réfléchir à la question des lieux de sociabilité et de diffusion du livre aujourd'hui en France et dans le monde, ainsi que des modèles de la prescription et du débat critique sur la scène littéraire internationale.

À noter que durant la semaine du festival, des capsules vidéo seront proposées sur les réseaux de la Villa Gillet. Il s'agit là de diffuser la parole tous les acteurs de la chaîne du livre dans le monde, en parallèle de celle des acteurs locaux, pour en comprendre la situation globale actuelle. Aux dialogues diffusés en direct, s'ajouteront aussi pour la partie numérique des entretiens supplémentaires autour des thématiques du festival et avec des participants du monde entier, Enfin, comme chaque année, les écrivains partiront à la rencontre des lecteurs dans l'ensemble de la région, en librairies, bibliothèques et médiathèques, établissements scolaires. Là encore selon les possibilités induites par les mesures sanitaires.

Babel littéraire

Concernant la programmation, internationale et plurilingue – les entretiens se déroulent en VO – conformément à l'ADN de l'événement, elle permettra une fois de plus d'avoir accès aux différentes langues du monde et de la littérature et comprendra auteurs et traducteurs français et étrangers. Côté frenchy, Lydie Salvayre, Maylis de Kerangal, Justine Augier, Emmanuelle Pireyre, François Beaune, Fatima Daas, Jakuta Alikavazovic, et Joy Sorman. Côté reste du vaste monde, Jonathan Coe, Deborah Levy (Royaume-Uni), Colum McCann (Irlande), David Grossman (Israël), Thomas Chatterton Williams (États-Unis), Camille Ammoun (Liban), Antonio Scuratti (Italie), Samantha Schweblin (Argentine) Alia Trabucco Zeran (Chili), Mia Couto (Mozambique) et l'écrivaine dissidente turque Asli Erdogan, entre autres.

Soit une belle palette du Babel littéraire cher à un festival qui se voudra une fois encore hybride et pourrait le rester dans le prétendu monde d'après.

Littérature Live Festival
À la Villa Gillet et dans les lieux partenaires ​du 25 au 30 mai

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Lucie Campos : « trouver les formes d'un retour à une interaction plus forte avec le public »

Littérature Live Festival | Au début du mois mai, la Villa Gillet annonçait le remplacement des Assises Internationales du Roman par le Littérature Live Festival. Un nom et une formule qui, si tout va bien, devraient laisser place au Festival International de Littérature de Lyon en 2022. Lucie Campos, directrice de la Villa Gillet et instigatrice de ces changements, nous explique pourquoi et comment.

Stéphane Duchêne | Mardi 25 mai 2021

Lucie Campos : « trouver les formes d'un retour à une interaction plus forte avec le public »

Après une édition numérique des Assises Internationales du Roman, la Villa Gillet présente cette année le Littérature Live Festival. Pourquoi ce changement d'identité, jamais anodin pour un festival ? Lucie Campos : je suis arrivée l'an dernier en tant que nouvelle directrice de la Villa Gillet avec un projet qui impliquait à la fois de consolider les acquis d'une maison qui a une très grande légitimité à l'international et de changer des choses. La Villa Gillet porte depuis 14 ans un festival de littérature qui s'est appelé depuis 2007 les Assises Internationales du Roman. Elle continuera bien évidemment de porter un festival qui sera pour l'avenir le Festival International de Littérature de Lyon, avec pour domaine d'action et d'interrogation la littérature dans son sens le plus large. C'est là le principal changement : quitter la forme unique du roman qui fais

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Stéphane Duchêne | Vendredi 8 mai 2020

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Oui, contrairement à la guerre de Troie, les Assises Internationales du Roman 2020 auront bien lieu ! Parmi tous les festivals programmés entre avril et fin août c'est l'un des seuls festivals à avoir voulu et surtout pu se maintenir. Au prix d'une révolution complète et d'arcobaties organisationnelles. Mais aussi d'une adaptation de son propos à la drôle d'actualité dans laquelle nous évoluons depuis quelques semaines. Mathilde Walton, programmatrice à la Villa Gillet et donc aux Assises, nous a expliqué, il y a quelques jours, combien il était trop triste pour la Villa Gillet d'annuler son festival. Lucie Campos, directrice de l'institution fraîchement arrivée en novembre, nous détaille les raisons et les modalités de ce défi en interview. Chanceuses dans le cataclysme qui fra

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Assises Internationales du Roman | Pour sa première édition en tant que directrice, Lucie Campos essuie avec les Assises Internationales du Roman les plâtres de l'assignation à une "réinvention" culturelle, qui a poussé, Covid-19 oblige, le festival à une formule repensée en format numérique. Un réflexe de survie qui pourrait bien livrer des pistes pour l'avenir de la Villa, les Assises et du festival Mode d'emploi.

Stéphane Duchêne | Lundi 11 mai 2020

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Qu'est-ce qui vous a poussé à candidater à la direction de la Villa Gillet ? Lucie Campos : Comme beaucoup de gens je suis depuis longtemps la Villa Gillet, je fais partie du public idéal de cette maison. Je travaille depuis pas mal d'années également et de manières différentes avec les auteurs étrangers et en traduction. D'abord parce que j'ai entamé une carrière de chercheuse en littérature comparée, puis d'enseignante-chercheuse, pour travailler autour des auteurs vivants. Je les ai étudiés à travers leurs livres, puis enseignés dans différentes universités en France. Ce qui conïncidait à une époque où la Villa Gillet était pionnière sur le front de l'invitation d'auteurs étrangers, un domaine vraiment particulier. Mais également sur des thèmes très porteurs qui invitaient les écrivains à s'exprimer comme des acteurs dans la cité. J'ai pu travailler avec la Villa, rencontrer Guy Walter et son équipe, il y a une dizaine d'années, je commençais à travailler pour l'Institut Français. Nous avons alors travaillé côte-à-côte sur des projets différents mais dont l'esprit était similaire. Po

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Les Assises Internationales du Roman se réinventent plus vite que prévu

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Sébastien Broquet | Vendredi 10 avril 2020

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Une grande partie de la programmation des Assises Internationales du Roman 2020 avait été conçue par Guy Walter, avant son départ à la retraite l'été dernier. Lucie Campos, qui lui a depuis succédé à la direction de la Villa Gillet, envisageait de renouveler le format de ce festival littéraire en 2021 et de le moderniser, discutant de nouveaux formats avec Stéphane Malfettes, lui aussi fraîchement arrivé à la tête des Subsistances, le lieu accueillant le festival. Mais l'irruption soudaine du Covid-19 et la crise sanitaire comme économique l'accompagnant ont chamboulé bien évidemment cette édition, obligeant les protagonistes à commencer à tout réinventer dès cette année. Alors, officiellement, non : les Assises ne sont pas annulées. Elles se dérouleront bien du lundi 11 au dimanche 17 mai mais dans ce qu'Alessandro Baricco nomme le "deuxième monde" : « des interventions numériques originales de grands auteurs venant du Mexique, de Chine, des États-Unis, de Turquie,

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La littérature au grand AIR

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Stéphane Duchêne | Mardi 7 janvier 2020

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On l'a déjà mentionné il y a quelques mois, c'est l'immense auteur péruvien Mario Vargas Llosa qui ouvrira une édition des Assises particulièrement prometteuse, sur le plan des thématiques socio-littéraires proposées comme des invités : "Généalogies du crime" (Alexandria Marzano, Klester Cavalcanti, Frédérique Toudoire-Surlapierre) ; "Mon pays" (Andrew Ridker, Zhang Yueran, Kaouther Adimi et ses Petits de Décembre) ; "Au cœur des affaires" (Jorge Volpi, Jan Stocklassa) ; "Le Huis-clos" (Imma Monso, Franck Bouysse, Burhana Sonmez); "Récits d'espace – Traverser le paysage" (Martin de la Soudière, Christian Garcin, Paolo Cognetti). Et surtout "Les fictions ethnologiques" qui contient trois des textes les plus bouleversants de 2019 : Ici n'est plus ici de l'amérindien

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En attendant l'arrivée de sa nouvelle directrice Lucie Campos, début novembre, la Villa Gillet a d'ores et déjà un agenda bien chargé. La saison des rencontres d'automne s'ouvrira le 2 octobre sur le thème À la lisière des Villes pris en main par deux primo romanciers. Moins d'une semaine plus tard, on décortiquera, le 8 octobre, à l'Amphi Fugier de Lyon 2, Le mythe de la virilité autour des derniers ouvrages d'Ivan Jablonka (Des hommes justes, très acclamé) et de la philosophe marocaine Nadia Tazi (Le Genre intraitable. Politiques de la virilité dans le monde musulman). Le l

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Mario Vargas Llosa aux Assises du Roman, Thomas Piketty à Mode d'Emploi

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Stéphane Duchêne | Jeudi 12 septembre 2019

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Pour davantage de détails sur la programmation, il faudra patienter un peu (jusqu'à notre numéro "rentrée littéraire" le 2 octobre) mais on peut d'ores et déjà annoncer que les Assises internationales du Roman débuteront le 11 mai 2020 avec l'immense écrivain péruvien Mario Vargas Llosa, le festival renouant ainsi avec la tradition d'un prestigieux grand entretien d'ouverture. Plus proche de nous, du 13 au 20 novembre 2019, Mode d'Emploi, le festival des idées de la Villa Gillet, revient avec en guise d'introduction la venue de l'économiste Thomas Piketty qui fait actuellement l'actualité avec son ouvrage Capital et idéologie (Seuil).

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Mercato | Le successeur de Guy Walter à la tête de la Villa Gillet est désormais connu et c'est une femme : il s'agit de Lucie Campos, membre du jury du Booker International Prize et de la revue La Vie des idées. Elle prendra son poste le 1er novembre.

Sébastien Broquet | Jeudi 5 septembre 2019

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Guy Walter, l'historique directeur de la Villa Gillet, a pris sa retraite avant l'été. La question de sa succession était donc posée depuis plusieurs mois, avec d'autant plus d'acuité que les tutelles (Région, Ville, DRAC) réfléchissaient en parallèle à l'évolution du modèle et au projet à défendre dans le futur par ce lieu créé en 1989, le jeune retraité l'incarnant autant qu'un Thierry Frémaux à l'Institut Lumière et l'ayant clairement marqué de son empreinte durant 30 ans, l'imposant comme un spot incontournable des idées et de la littérature en France, à travers en particulier les Assises Internationales du Roman. Un audit a ainsi été commandé à un cabinet extérieur en début d'année, afin d'évaluer les possibles changements comme les désirs et idées de l'équipe en place, fortement réduite après la baisse drastique de subventions faisant suite à un rapport incisif de la Chambre Régionale des Comptes début 2016, qui mettait alo

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En cours d'Assises : le programme

Programmation | C'est au croisement entre le politique, l'intime et les mystères de la création littéraire que les Assises Internationales du Roman viennent chaque année (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 14 mai 2019

En cours d'Assises : le programme

C'est au croisement entre le politique, l'intime et les mystères de la création littéraire que les Assises Internationales du Roman viennent chaque année nicher les différentes thématiques qui ponctuent cette semaine de réflexions et de rencontres, de débats et de performances. Politique l'entame le sera avec cette thématique sur "le courage de la dissidence" qui verra débattre Alaa El Aswany, Reihane Taravati et Liao Yiwu (lire ci-dessus). Un versant qui se poursuivra à l'approche de rencontres sur "le corps féminin" (Caroline Emcke, Joumana Haddad, Fabienne Jacob) ; les "récits d'exil" (Davide Enia, Linda Lê, Amitava Kumar) rencontre précédée d'une lecture de Papiers de Violaine Schwartz) ; la violence sociale et politique (Sophie Divry, Santiago Gamboa, Daniel Galera), l'écriture de l'ultra contemporain (Aude Seigne, Pierre Ducrozet, Joshua Cohen) ou les questions éminemment politiques du

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Littérature | Avant la saison des festivals d'été, il y a celle des festivals littéraires, nourrie des centaines de livres parues en quelques mois et des milliers d'idées qui les composent. Tour d'horizon des événements littéraires majeurs du printemps.

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Fête du Livre de Bron Retour à une thématique cette année, et même à une thématique forte pour la Fête du Livre de Bron qui explorera les recoins littéraires de "La Vie sauvage" : animalité de l'humain, violence du monde, libéralisme sauvage, question environnementale mais aussi subversion et insoumission. Où l'on retrouvera notamment le prix Goncourt Nicolas Mathieu pour Leurs enfants après eux (pour une collaboration qui s'annonce savoureuse avec le musicien Florent Marchet), mais aussi de nombreux autres comme Serge Joncour, David Diop, Charif Majdalani, Marielle Macé, Pascal Blanchard. Florence Aubenas, Andreï Kourkov, Domonique A, François More, FabCaro ou Jérôme Ferrari. Plus de détails sur cet alléchant programme le 23 janvier. À l'Hippodrome de Parilly du 6 au 10 mars Quais du Polar En dépit du réchauffement climatique, ils seront un peu glacés, cette année, les Quais du Polar. Le festival ayant choisi de rendre hommage au polar nordique et à ses joyeuses spécificités littéraires, culturelles et politiques. En invitant pas moins de 25 auteurs

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Les Assises 2019 se dévoilent

Assises Internationales du Roman | Plus que sept mois à attendre avant le coup d'envoi des Assises Internationales du Roman qui se dérouleront du 21 au 26 mai aux Subsistances. Mais comme sept mois c'est long, surtout vers la fin, voici un solide avant-goût du programme proposé oscillant pour le moment entre le politique et l'intime.

Stéphane Duchêne | Lundi 26 novembre 2018

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C'est encore une fois un large spectre de thématiques qui traversera une semaine durant les Assises Internationales du Roman, à la (re)découverte de quelques-unes des plus belles plumes du paysage littéraire national et surtout international. Ainsi l'on parlera de "courage" et de "nouveaux dissidents" (ces derniers en étant généralement remplis, de courage) avec l'Égyptien Alaa El Aswany, auteur du célèbre Hôtel Yacoubian, la photographe iranienne Reihane Taravati qui avait défrayé la chronique de son pays il y a deux ans avec une revisite locale et sans foulard du clip Happy de Pharrell Williams, l'intellectuel chinois Liao Yiwu, l'un des 303 signataires en 2008 de la Charte 08, et l'activiste serbe Srdja Popovic, auteur en 2015 de Comment faire tomber un dictateur quand on est seul, tout petit, et sans armes. Mais aussi de "violence sociale et pol

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Florence Aubenas et Ted Conover à la Villa Gillet

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Sébastien Broquet | Jeudi 30 août 2018

Florence Aubenas et Ted Conover à la Villa Gillet

Outre la programmation du festival d'idées La Chose Publique qui commence à se dévoiler, la Villa Gillet continue sa programmation de rencontres et conférences. Le jeudi 29 novembre seront ainsi conviés autour du thème de l'enquête et de l'immersion Florence Aubenas et Ted Conover. Grand reporter pour Le Monde, Florence Aubenas est l'une des journalistes les plus en vue en France actuellement. L'Américain Ted Conover est lui un spécialiste de l'immersion au long cours, s'étant fait embaucher comme gardien de prison à Sing Sing pour l'ouvrage Newjack. La rencontre aura lieu au Grand Amphi de l'Université de Lyon.

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Christiane Taubira invitée à Lyon par la Villa Gillet

La Chose Publique | L'ancienne ministre Christiane Taubira est conviée au festival des idées La Chose Publique, qui se déroulera en novembre prochain et dont le thème est "L'invention démocratique : la place du citoyen en démocratie".

Sébastien Broquet | Jeudi 30 août 2018

Christiane Taubira invitée à Lyon par la Villa Gillet

On se souvient que sa dernière venue à Lyon en mars 2017 avait provoqué des remous en pleine campagne pour la présidentielle : Gérard Collomb, alors maire de la ville, avait refusé la salle des Rancy à l'ancienne ministre qui venait présenter son livre, Nous sommes sur Terre, à l'invitation de la librairie du Tramway. La préfecture avait pourtant donné son accord. Mais le maire avait utilisé l’interdiction pour une collectivité de faire bénéficier un candidat d’avantages avant une élection pour justifier sa décision, considérant que l'écrivaine était un soutien actif de Benoît Hamon. La rencontre avait finalement pu avoir lieu dans l'enceinte de l'université Lyon 2. Christiane Taubira sera donc de retour dans la ville du désormais ministre de l'Intérieur le vendredi 23 novembre prochain, conviée par la Villa Gillet et Res Publica, les concepteurs du festival des idées La Chose Publique : rendez-vous est pris pour un Grand Entretien, à 21h, dans le grand amphithéâtre cet

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Révolutions intérieures aux Assises du roman

Révolte | "Au cœur de la révolte", l'une des thématiques fortes de cette édition 2018, et comme pour célébrer à distance Mai 68, les Assises Internationales du Roman ont placé deux auteurs américains, Martin Neill Null et A.G. Lombardo, dont les deux premiers romans épiques entraînent leurs personnages dans un désordre qui finit par les éclairer. Et nous avec.

Stéphane Duchêne | Mardi 15 mai 2018

Révolutions intérieures aux Assises du roman

« La rébellion est dans l'œil de celui qui la regarde » écrit A.G. Lombardo page 365 de son Graffiti Palace. Un aphorisme qui pourrait commenter, page 206 du Miel du Lion de Martin Neill Null, ces mots de Shelby Randolph, entrepreneur et copropriétaire de la Cheat River Paper & Pulp, une société du début du XXe siècle qui transforme les forêts de Virginie-Occidentale en pâte à papier et les ouvriers en forçats, persuadé de faire œuvre de philanthropie à travers le profit : « Quant aux syndicalistes, pour la plupart, ils se fourvoyaient tout bêtement et cédaient à la tentation typiquement humaine de la paresse. » On le sait, ce qui fait écho un jour peut résonner longtemps. Et il ne viendrait à l'idée de personne de contester le caractère actuel de deux phrases ayant la vertu d'expliquer la schizophrénie à l'œuvre dans une société française occupée à célébrer d'une main l'anniversaire du bel esprit de Mai 68 tout en balayant de l'autre la pertinence des grèves et manifestations qui pour s'ancrer dans notre quotidien de 2018 ne sont pas frappées, elles, du sceau de la nostalgie – pas plu

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Harry Parker : les choses de la vie

Littérature | Vétéran d'Irak et d'Afghanistan lourdement blessé au combat, le britannique Harry Parker, invité des AIR, a fait de son expérience un livre magnifique, où la tragédie de la guerre et le destin du soldat meurtri revenant à la vie ont pour narrateurs 45 objets qui en ont été les témoins.

Stéphane Duchêne | Mardi 30 mai 2017

Harry Parker : les choses de la vie

Nous sommes le 15 août 2009 sur un théâtre d'opération jamais nommé. Il est 6h18. Le matricule BA5799, capitaine de l'armée d'occupation britannique est « soulevé dans le ciel. » Il vient de marcher sur une mine artisanale. Sa vie, qui ne tient plus qu'à un fil, ne sera plus jamais la même. Il s'appelle Tom Barnes et luttera des semaines contre la mort, sujet à de multiples opérations et amputations avant de réapprendre doucement à vivre. Tom Barnes c'est Harry Parker, l'auteur d'Anatomie d'un soldat, lui-même vétéran britannique de l'Irak et de l'Afghanistan, victime d'une mine, lourdement amputé, mais sauvé. Son expérience, terrible, Harry Parker a voulu la transcender sous une forme romanesque qui vaut tour de force. Toute l'histoire d'Anatomie d'un soldat, qui se divise en trois sections entremêlées – la vie de Barnes sur le lieu du conflit jusqu'au drame autour duquel tourne le roman, celle des insurgés en lutte, puis la convalescence, la renaissance dans un "autre" corps à la fois diminué et augmenté – est racontée du point de vue non pas de Barnes, ni d'un tiers narrateur unique mais par le p

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Salman Rushdie : la lutte continue

Assises Internationales du Roman | Grand pourfendeur de l'obscurantisme religieux, Salman Rushdie, auteur mondialement connu des Versets sataniques, a publié l'an dernier Deux ans, huit mois et vingt-huit nuits, titre clin d'œil aux Mille et une nuits, et allégorie de notre monde contemporain en guerre contre le fanatisme, le terrorisme et la corruption, empruntant autant à l'actualité qu'à la fiction contemporaine et aux contes. Il est l'invité du Grand entretien des Assises Internationales du Roman, et nous en a accordé un petit.

Stéphane Duchêne | Mardi 23 mai 2017

Salman Rushdie : la lutte continue

Deux ans, huit mois et vingt-huit nuits, votre dernier roman, raconte l'avènement du chaos dans notre monde, une guerre des mondes, celui des djinns – les génies du folklore oriental –, et le nôtre, à la suite d'une tempête qui a fait sauter les sceaux entre ces univers. Vous pensez vous-même que pour beaucoup de monde, les règles que nous avons connu ne semblent plus s'appliquer. Quand cela a-t-il changé ? Salman Rushdie : Je ne pourrais pas précisément dater cela, mais le fait est que le monde aujourd'hui change à une vitesse folle... Quand j'étais jeune dans les années 60, les forces d'un changement progressiste étaient largement dominantes. Aujourd'hui, à ma grande surprise, elles me semblent être en net recul. Je crains que la grande tempête du livre n'ait déjà eu lieu et que nous en subissions les terribles conséquences. Il y a aussi dans le livre cet affrontement entre le penseur éclairé Ibn-Rushd (l'autre nom d'Averroes) et son ennemi, le dogmatique Ghazali, qui laisse entendre que la lutte entre la pensée éclairée et l'obscurantisme, non seulement dure depuis toujours mais ne s'éteindra

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Villa Gillet : police partout, confiance nulle part

Réfléchir | Politologue, spécialiste de la délinquance et de la police, Sébastian Roché vient présenter à la Villa Gillet De la Police en démocratie (Grasset), dans lequel il examine la dégradation des rapports police/population à l'œuvre en France depuis des décennies, à la recherche de solutions pour restaurer une confiance mutuelle garante de l'équilibre de la démocratie.

Stéphane Duchêne | Mardi 14 mars 2017

Villa Gillet : police partout, confiance nulle part

La police française aurait-elle oublié sa mission première ? À savoir, produire de la confiance en défendant des valeurs supérieures, comme l'égalité, et ainsi contribuer à la cohésion sociale. C'est la question que se pose dans De la police en démocratie, Sébastian Roché, politologue spécialiste de la délinquance et de la police, directeur de recherche au CNRS à Sciences Po Grenoble et expert pour les Nations Unies, déjà auteur de Police de proximité et Violences urbaines et banlieues. Elle résonne d'autant plus fortement quelques semaines après la surréaliste "affaire Théo", mais resterait tout aussi pertinente sans elle. Car c'est ici un problème de fond et quotidien que tente d'analyser Sébastian Roché, partant du constat que si toute démocratie a besoin d’une police, celle-ci a besoin que les citoyens la soutiennent, qu’ils la considèrent comme « leur police. » Mauvais élève Dans cet ouvrage, il s'agit d'abord de mesurer la confiance d’une part, et l’égalité devant les contrôles d’identité en France et en Allemagne, d’autre part. Et le constat est plutôt accablant

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Remettre le monde à l'endroit

Villa Gillet | Michel Lussault vient débattre à la Villa Gillet de son regard de géographe singulier sur le monde contemporain et de son dernier ouvrage explorant en particulier les hyper-lieux.

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 31 janvier 2017

Remettre le monde à l'endroit

Depuis le début des années 2000, Michel Lussault met au centre des sciences sociales la géographie, une géographie très humaine en l'occurrence. Après les philosophies de l'histoire du 19e siècle, l'objectivité anti-humaniste et structurale des sciences humaines au 20e siècle (psychanalyse, sociologie, anthropologie...), le géographe défend une approche du contemporain à partir des vécus physiques, de la subjectivité des expériences individuelles ou collectives au sein d'espaces et de lieux particuliers. « Avec l'anthropologue Tim Ingold, l'historien Patrick Boucheron, le philosophe Guillaume Leblanc, le sociologue Richard Sennett, Peter Sloterdijk et bien d'autres, on pense que l'espace n'est pas seulement un décor, un théâtre, mais une dimension explicative de la vie. Il y a là peut-être même un tournant spatial des sciences sociales. » nous confiait Michel Lussault dans un entretien.

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La Villa Gillet a de la repartie

Penser le monde | Certains annonçaient la Villa Gillet moribonde après ses déboires des derniers mois. Visiblement, le directeur Guy Walter et son équipe, réduite de moitié juste (...)

Sébastien Broquet | Jeudi 13 octobre 2016

La Villa Gillet a de la repartie

Certains annonçaient la Villa Gillet moribonde après ses déboires des derniers mois. Visiblement, le directeur Guy Walter et son équipe, réduite de moitié juste avant l'été suite à la baisse drastique de ses subventions, ont de la repartie : on n'attendait pas si rapidement l'arrivée d'un nouveau rendez-vous, en l'occurrence La Chose Publique, qui se tiendra du 21 au 26 novembre dans les locaux de la Villa Gillet. Prenant la place laissée vacante par Mode d'Emploi, cette nouvelle semaine de débats d'idées s'articulera « autour de l'actualité française en philosophie, en sciences humaines et sociales. La Villa Gillet en assurera le commissariat scientifique » nous explique-t-on du côté de l'équipe. C'est l'arrivée d'un mécène qui permet la tenue de cet événement, en l'occurrence l'association Res Publica, basée à Lyon - et au Burkina Faso via son ONG - et

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La fin pour Mode d'Emploi

Villa Gillet | Suite à la baisse drastique du budget de la Villa Gillet, Guy Walter, son directeur, se voit contraint de mettre fin à Mode d'Emploi, le rendez-vous consacré aux sciences humaines. Avant de probables licenciements.

Sébastien Broquet | Mardi 24 mai 2016

La fin pour Mode d'Emploi

Voilà, c'est fini. Mode d'Emploi s'arrête, après quatre éditions seulement. Et la Villa Gillet elle-même est dans la tourmente : probablement avant l'été, un plan social sera mis en place, et une partie des seize salariés de la structure sera licenciée et devra voguer vers d'autres aventures. Ces derniers ont lancé une pétition sur Internet ayant récolté 4177 signatures lundi soir. Au cours d'une réunion s'étant déroulée le mercredi 18 mai au matin dans le bureau de son directeur Guy Walter, mis en difficulté depuis plusieurs semaines par un rapport incisif de la Chambre Régionale des Comptes qu'il conteste ardemment, les différentes parties ont acté une baisse drastique des subventions accordées au lieu l'obligeant à amputer de sa programmation le festival Mode d'Emploi, son rendez-vous annuel consacré aux sciences humaines qui se déroulait en novembre. Les dixièmes Assises Internationales du Roman, qui se déroulent en ce moment-même, n'ont pas été impactées ; mais si la question de leur tenue l'an prochain ne se pose a priori pas, celle de la même exigence dans la programmation le sera inévitablement. Les trois tutelles (l'État via la DRAC et le Centre Nati

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Les rêves nécessaires de Goran Pétrovic

Assises Internationales du Roman | Pour leur 10e édition, les Assises Internationales du Roman réunissent une cinquantaine d'écrivains sous la grande verrière des Subsistances. Parmi eux, le serbe Goran Pétrovic : un écrivain rêveur et fantaisiste.

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 24 mai 2016

Les rêves nécessaires de Goran Pétrovic

Les Assises Internationales du Roman fêtent leur dixième anniversaire et, depuis 2007 dans ces colonnes, nous suivons cet événement en soulignant à chaque édition les liens étroits entre la littérature et le réel, l'ancrage du roman dans le monde actuel. C'est la ligne fondamentale du festival et, cette année encore, les tables-rondes sur "Beyrouth, hier et aujourd'hui" (Zeina Abichared et Mathias Enard), "L'Exil" (Alice Diop, Max Lobe, Zia Haider Rahman et Samar Yazbek), ou "Écrire, est-ce résister ?" (Oya Baydar et Boualem Sansal) le confirmeront... Mais cette fois-ci, ô imprudence, nous voudrions, pour introduire à ces 10e Assises, parler de littérature et... de rêve. Au risque des persiflages : eh voilà le retour de l'imaginaire et de sa pusillanimité, des écrivains grimés en doux et inoffensifs rêveurs, si ce n'est en cancres rêvassant au fond de la classe de la "littérature-monde" ! Pour ne rien arranger à notre position acrobatique, nous nous appuierons sur un livre étonnant, mais comportant aussi quelques défauts (un aspect répétitif notamment), l'Atlas des reflets célestes de Goran Pétrovic. À ciel ouvert Un livre fragile donc, m

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Florence Verney-Carron : "Il faut dialoguer avec les artistes"

Florence Verney-Carron | Depuis l'élection de Laurent Wauquiez à la tête de la Région en décembre dernier, le monde de la culture s'est inquiété, parfois offusqué, au minimum s'est posé des questions : d'une déclaration pour le moins malheureuse de son président sur les formations de clowns en pleine campagne, jusqu'au traitement du dossier de la Villa Gillet, c'est peu dire que la vice-présidente en charge de la Culture est attendue. Florence Verney-Carron s'exprime ici pour la première fois sur l'ensemble de ces sujets.

Sébastien Broquet | Mardi 26 avril 2016

Florence Verney-Carron :

En janvier, après l'élection, vous demandiez du temps avant de dévoiler votre feuille de route concernant la culture. Aujourd’hui, pouvez-vous nous dire quels sont les points qui vont être privilégiés ? C’est la première fois qu'une élection se déroulait en décembre. C’était très compliqué de nous atteler à ce budget 2016 en si peu de temps. Durant ces trois premiers mois, j’ai analysé pas mal de choses. On avait un certains nombre de principes, déjà évoqués par Laurent Wauquiez durant la campagne, notamment deux points très forts : d'abord, accompagner évidemment les créateurs culturels de premier plan. Ensuite, encourager l’émergence ; ce qui est l’essentiel pour une collectivité publique. Ça nous a amené à tracer deux grands points de notre politique culturelle : avoir une offre de qualité partout, même dans les endroits les plus reculés du territoire et y apporter beaucoup d’attention : ce peut-être une librairie, un festival, un cinéma. Le second point, ce sera de respecter et d’encourager tous les lieux de création. Ce qui est important pour nous, puisque nous arrivons au moment de la fusion des régions, c'est aussi de faire la conver

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Joann Sfar, croqueur en série

Bande Dessinée | Convier Joann Sfar pour évoquer son dernier ouvrage paru exige de se tenir à la page : il en a peut-être sorti un ou deux nouveaux depuis la semaine dernière…

Vincent Raymond | Mardi 19 avril 2016

Joann Sfar, croqueur en série

On ne dira rien ici du nouvel opus de Joann Sfar, Tu n’as rien à craindre de moi — la bande dessinée dont la récente parution chez Rue de Sèvres est prétexte à l’organisation de cette causerie-rencontre aux Célestins à l’invitation de la Villa Gillet — pour la simple raison qu’on ne l’a pas encore lue. Pardonnez cet aveu coupable, mais il faut bien reconnaître que le stakhanoviste auteur place ses lecteurs-spectateurs dans une situation compliquée : à peine a-t-il achevé un album qu’il publie un roman, juste avant la sortie d’un long-métrage, lequel précède un film d’animation ou une collaboration à quelque aventure collective… Et en marge (ou dans les marges) des Donjons, du Chat du Rabbin ou de Grand et Petit Vampire, l’ubiquiste hypergraphe dévoile avec une générosité rare ses notes intimes et travaux préparatoires dans des carnets ou des recueils parfois volumineux — voir le pavé de dessins et d’aquarelles inspirés durant la conception de son Gainsbourg… Cette somme ne compose pourtant qu’un fragment de son œuvre multimédiatique. Sfar est aussi, au risque que certains s’en étranglent, un chronique

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Didi-Huberman, un autre regard sur l'art

CONNAITRE | Né en 1953 à Saint-Étienne, enseignant à l'EHESS à Paris, Georges Didi-Huberman est l'une des figures les plus importantes de la philosophie et de l'histoire (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 26 mai 2015

Didi-Huberman, un autre regard sur l'art

Né en 1953 à Saint-Étienne, enseignant à l'EHESS à Paris, Georges Didi-Huberman est l'une des figures les plus importantes de la philosophie et de l'histoire de l'art. Dans ses ouvrages (une bonne quarantaine !), il alterne réflexions singulières sur l'image et petits essais plus concis sur des artistes contemporains. Dans l'un de ses derniers livres, Essayer voir, consacré aux artistes Miroslaw Balka et James Coleman (dont le Musée d'art contemporain de Lyon conserve une installation importante), Georges Didi-Huberman poursuit sa pensée nomade à la croisée d'influences aussi diverses que le "montage littéraire" de Walter Benjamin, la psychanalyse, la figure méconnue du critique d'art Aby Warburg, la philosophie de Giogio Agamben, les récits de Samuel Beckett... Essayer voir est d'ailleurs un emprunt à «l'essayer-dire» de Beckett dans Cap au pire. Ni application de concepts logiques, ni intuition mystique irrationnelle, penser et écrire à partir (ou sur) des images selon Georges Didi-Huberman c'est «accepter, devant l'image, de perdre les repères de nos propres mots. Accepter l'impouvoir, la désorientation, le non-savoi

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Un AIR de famille

CONNAITRE | Dépression, remise en question, deuil, dysfonctionnement familial, rapport compliqué à son pays natal, et parfois tout cela à la fois : à travers les personnages de leur roman, une bonne partie des auteurs de cette édition des assises se pose la question frontale de savoir ce qui est universellement pourri au royaume de l'être humain ; et que la littérature pourrait, peut-être, résoudre. Ces cinq-là en particulier.

Stéphane Duchêne | Mardi 26 mai 2015

Un AIR de famille

Céline Curiol «Agglutinés à mon désarroi, mes mots, des mots qui ne tranchaient rien, ne séparaient rien, ne créaient rien. Seulement s'enchaînaient. Et avec eux moi. Qu'ils pétrifiaient.» Le 15 août 2009, Céline Curiol sombre dans une grave dépression dont, avec le recul, elle nous livre aujourd'hui l'expérience douloureuse (Un quinze août à Paris, Actes Sud) et les cheminements difficiles (notamment sur le plan familial) pour s'en sortir, toutes ces «maintes petites luttes, maintes résistances, maintes attentions.» La dépression est aussi ici une traversée, une mutation, la quête d'une nouvelle identité : «Cet autre, c'est en moi qu'il fallut le trouver» écrit-elle. Jean-Emmanuel Denave Au Centre hospitalier Le Vinatier jeudi 28 mai à 18h30 Aux Subsistances vendredi 29 mai à 15h30 Aux Subsistances dimanche 31 mai à 11h

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Jorge Volpi : «Les invisibles sont les puissants»

CONNAITRE | Dans une saga familiale romanesque époustouflante, "Les Bandits", dont l'anti-héros partage son nom, le Mexicain Jorge Volpi dresse l’histoire récente du capitalisme, des accords de Bretton Woods à la chute (mais pas la mort) des financiers sans vergogne, où les mensonges n’ont pas tous la même valeur. Entretien, avant sa venue aux Assises Internationales du Roman de la Villa Gillet. Propos recueillis par Nadja Pobel

Nadja Pobel | Mardi 26 mai 2015

Jorge Volpi : «Les invisibles sont les puissants»

Qu’est-ce qui vous a motivé à choisir ce vaste sujet qu'est l’histoire récente du capitalisme aux États-Unis ? Jorge Volpi : Il y a trois origines diverses à l’écriture de ce roman. La première est un peu autobiographique, car en 2007-2008, quand j’ai vu la chute de Lehman Brothers, je me suis rappelé de toutes les crises que moi, Mexicain, ai subi quand j’étais petit. Je suis né à Mexico en 1968 et ma génération a expérimenté cinq crises pareilles à celle-ci. Je me souviens très bien de la crise de 1976 et surtout de celle de 1982. Elle a complètement changé le niveau de vie de ma famille et, en général, de la classe moyenne du Mexique. Mon père était médecin mais travaillait, comme il a toujours voulu le faire, pour la sécurité sociale. Nous avions une vie assez normale. Ensuite, ça a été beaucoup plus dur et c’est devenu impossible d’aller au restaurant, en vacances ; ma mère a commencé à travailler aussi, etc. À partir du moment où j’ai vu le déclenchement de la crise de 2008, je me suis dis que je devais essayer de comprendre ce qui se passe dans ce type d'événement, comment ça marche, qui sont les vrais responsables.

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Gagnez votre entrée aux Asisses du roman

CONNAITRE | Comme chaque année, le Petit Bulletin et la Villa Gillet s'associent pour vous faire gagner votre entrée aux Assises Internationales du (...)

Benjamin Mialot | Mercredi 29 avril 2015

Gagnez votre entrée aux Asisses du roman

Comme chaque année, le Petit Bulletin et la Villa Gillet s'associent pour vous faire gagner votre entrée aux Assises Internationales du Roman. Petit twist cette année : ce n'est pas un texte que nous attendons de vous, mais un selfie. Plus précisémment, un selfie sur lequel vous brandissez le livre que vous auriez rêvé d'écrire et qu'il vous faudra poster sur Twitter et/ou Facebook avec le hashtag #AIRselfie. Vous avez jusqu'au 22 mai à 12h pour trouver l'inspiration. Trois gagnants seront ensuite tirés au sort (ce qui ne vous interdit pas, au contraire, de faire preuve de fantaisie dans votre mise en scène). Ils remporteront chacun un pass pour les Assises.

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Interview de Jean-Noël Orengo

CONNAITRE | Ville-paradoxe, royaume de la prostitution et, pour Jean-Noël Orengo, « capitale invisible de l'humanité », Pattaya est au cœur de "La Fleur du Capital", roman polyphonique d'une poésie folle qui, à travers la description fouillée et crue d'un endroit unique au monde, fait aussi le portrait en creux d'un Occident qui s'effondre sur lui-même. Amorce d'une discussion à poursuivre à la Villa Gillet. Propos recueillis par Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Lundi 30 mars 2015

Interview de Jean-Noël Orengo

Á la lecture de La Fleur du Capital, on se débat, comme ses personnages, avec le mystère de Pattaya sans jamais parvenir à le résoudre. Avant de se dire que, peut-être, le mystère de cet endroit c'est justement d'être une énigme insolvable. Une énigme intrinsèque... Jean-Noël Orengo : Oui, absolument. Pattaya, c'est un avis partagé par la plupart de ceux qui sont allés là-bas, est unique. L'architecture, la culture des corps, des êtres même, le mélange des peuples, celui du tourisme familial et du tourisme sexuel, même si je récuse ce terme... C'est à la fois infiniment sordide et infiniment beau. Et puis Pattaya pose, via la prostitution, la question du sexe par rapport au puritanisme ambiant. Pattaya est, comme le disait Lowry du Mexique à une époque, le lieu de rendez-vous de l'humanité, et plus que ça, la capitale invisible d'une humanité inquiète qui a l'impression d'être conditionnée. C'est Babel réconciliée dans la nuit et dans la fête. Ce qui est paradoxal, et cette ville n'est qu'une suite de paradoxes, d'ailleurs pleine d'êtres paradoxaux, c'est qu'on vient à Pattaya pour oublier, s'immerger dans la

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Orengo, Merle et Bayamack-Tam à la Villa-Gillet

CONNAITRE | "Désastre, chaos et réalité", ce sera le thème plus réjouissant qu'il n'y paraît de la rencontre qui se tiendra à la Villa Gillet mardi 31 mars en compagnie d'Emmanuelle Bayamack-Tam, Loïc Merle et Jean-Noël Orengo, autour de trois romans forts, entropiques et incroyablement vivants. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mardi 24 mars 2015

Orengo, Merle et Bayamack-Tam à la Villa-Gillet

On dit souvent – et c'est malheureusement trop souvent vrai – que la réalité dépasse la fiction. Mais que quand cette-même fiction s'empare de la réalité dans ce qu'elle a de plus chaotique ce peut-être aussi beau que violent. Comme une loupe aveuglante plaquée sur notre monde, nous le rendant à la fois insupportable – ne l'est-il pas déjà trop souvent ? – mais surtout fascinant. Et soudain éclairé. En partie du moins. C'est l'un des points commun que l'on peut trouver aux romans Je viens d'Emmanuelle Bayamack-Tam (qui reconvoque pour l'occasion l'un de ses personnages favoris, Charonne, à la fois guerrière et bouc émissaire du monde), Seul, invaincu, deuxième roman tendu, serré du lyonnais Loïc Merle et La Fleur de Pattaya de Jean-Noël Orengo, récits d'existence voués à l'entropie d'une réalité rarement arrangeante. Dans ce dernier roman, La Fleur du Capital, on part à Pattaya, capitale mondiale de la prostitution et de la fête – et si l'on y part, on y reste, ou du moins y laisse-t-on une partie de soi – pour changer sa vie et transformer son monde, selon le mot d'ordre de Breton, fusionné de Marx et Ri

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Villa Gillet : annulation de la rencontre du jeudi 22 janvier.

CONNAITRE | Initialement prévue ce jeudi 22 janvier en partenariat avec le Petit Bulletin, la rencontre autour du thème "Désastre, chaos et réalité" qui devait réunir les (...)

Stéphane Duchêne | Lundi 19 janvier 2015

Villa Gillet : annulation de la rencontre du jeudi 22 janvier.

Initialement prévue ce jeudi 22 janvier en partenariat avec le Petit Bulletin, la rencontre autour du thème "Désastre, chaos et réalité" qui devait réunir les auteurs Jean-Noël Orengo, Emmanuelle Bayamack-Tam et Loïc Merle ne pourra malheureusement pas se tenir, pour des raisons indépendantes de notre volonté et de celle de la Villa Gillet. Nous vous tiendrons informés d'un éventuel report.

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Corps d'armée

CONNAITRE | Quand un Américain, un Italien et une Française écrivent sur les guerres contemporaines, sur la guerre tout court, cette expérience indépassable, que (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 20 mai 2014

Corps d'armée

Quand un Américain, un Italien et une Française écrivent sur les guerres contemporaines, sur la guerre tout court, cette expérience indépassable, que disent-ils ? Au fond, sensiblement la même chose – mais d'une manière différente, en empruntant des chemins narratifs propres. Ils disent l'illusion selon laquelle la guerre est formatrice, sauve des vies, à commencer par celles de ceux qui ne savent pas quoi en faire, et fait Voir du pays, comme dans le roman de Delphine Coulin (Grasset, 2013). Ils disent la désillusion de découvrir qu'elle est vaine et absurde. Ils disent ces guet-apens du destin, que l'on prévoit toujours mais dans lesquels on se jette tête la première. Ils disent le traumatisme infini. La guerre, Kevin Powers l'a faite en Irak, il y a dix ans. Il en est revenu transformé et écrivain. Son Yellow Birds (Stock, 2013) raconte la promesse de son "héros", Bartle, à la mère de son camarade Murph, avec lequel il est destiné à partir au combat, qui le hante toujours plus au fur et à mesu

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«La honte d'avoir détourné le regard»

CONNAITRE | Auteur de "Murambi, le livre des ossements", extraordinaire roman pluriel sur le génocide des Tutsis, l'écrivain sénégalais Boubacar Boris Diop est l'invité d'Assises Internationales du Roman plus que jamais en prise avec le réel. Il revient pour nous sur ce livre, écrit en 2000 et réédité cette année à l'occasion du vingtième anniversaire de la tragédie. Propos recueillis par Stéphane Duchêne.

Stéphane Duchêne | Mardi 20 mai 2014

«La honte d'avoir détourné le regard»

Comment vous, écrivain Sénégalais, avez-vous été amené à travailler sur le Rwanda ? Boubacar Boris Diop : C'est un couple d'amis, du Tchad et de Côte d'Ivoire, qui a demandé à une dizaine d'écrivains du continent africain de venir travailler à cette question dans le cadre d'une résidence, quatre ans après les faits. Ils ont considéré que ce qui s'était passé là-bas était évidemment très important et que les auteurs africains n'en avaient que peu parlé. Cela peut paraître assez étrange, mais je peux vous dire que vingt ans après, l'Afrique n'a pas encore vraiment compris le génocide des Tutsis. Alors imaginez ce que cela pouvait être en 1998, quand nous sommes allés au Rwanda pour faire ce travail. Il y avait autour de cela un très grand silence. Alors que cela a été quelque chose de colossal : 10 000 personnes ont été tuées chaque jour pendant trois mois. Pour nous, c'était une manière de dire que ce silence-là était irresponsable.   Quels ont été vos premiers sentiments et réactions en décou

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Le fond de l'AIR effraie

CONNAITRE | «La vérité est ailleurs». C'est ce que semble nous dire par sa puissance iconique la soucoupe volante qui survole l'affiche de la huitième édition des Assises (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 20 mai 2014

Le fond de l'AIR effraie

«La vérité est ailleurs». C'est ce que semble nous dire par sa puissance iconique la soucoupe volante qui survole l'affiche de la huitième édition des Assises Internationales du Roman, qui n'est pas sans rappeler le célèbre poster illustrant la maxime de la série culte X-Files. "Ailleurs" c'est ici aux Assises : les invités y sont autant de visiteurs de notre monde qui, depuis les véhicules fictionnels que sont les romans, observent en étrangers ou en protagonistes, ce qui le fait ou l'a fait. La dialectique romanesque est, malgré son infinité de formes, immuable et vieille comme le roman lui même : la sphère intime traverse l'universel, le vaisseau de la fiction transcende le réel. "La trahison", "La rupture amoureuse", "Les vies ordinaires" sont autant de banalités portant le masque de la tragédie, quand désir et deuil peuvent se muer en expérience métaphysique – "Être ou ne pas être" – moteur commun de l'individu et de l'humanité. Comme le dit Boubacar Boris Diop dans l'interview ci-contre : «le génocide est un désastre collectif, mais il est vécu par chacun dans

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Istanbul, son amour

CONNAITRE | Indissociable de sa ville, Istanbul, Orhan Pamuk, couronné du prix Nobel de littérature en 2006, est l’un des plus précieux invités des Assises Internationales du Roman qui débutent lundi. Esquisse de portrait. Nadja Pobel

Nadja Pobel | Mardi 13 mai 2014

Istanbul, son amour

Dans le documentaire Arte qui lui est consacré (ainsi qu’à ses compatriotes Sema Kaygusu et Elif Shafak) et qui sera diffusé en avant-première aux Assises, Orhan Pamuk l’affirme sans détour : «Istanbul a déterminé ma personnalité, mon bonheur, ma tristesse». Le reste, est-on tenté de poursuivre, est littérature. Sa littérature. Qui est à ce point empreinte de la cité turque que l’un et l’autre sont désormais indissociables. Comme dans son fameux Istanbul, souvenirs d'une ville, roman quasi historique paru en 2003 – et traduit en français en 2007, dans la foulée de l’attribution du Nobel - où sa vie se mêle à celle de la ville, photos de famille et vieux clichés ou gravures inclus. Ses premiers pas, ses premiers émois, sa jeunesse dorée dans l’immeuble Pamuk d'un quartier résidentiel à l’ouest de Beyoglu et de la Tour de Galata y sont matières à sentir l’évolution de La Magnifique, de l’arrivée des pachas ottomans et de leurs grandes résidences sur les rives du Bosphore au XIXe siècle, à ses propres souvenirs d'enfant de la fin d'une civilisation passée «sous influence occidentale mais sans perdre

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Jouez avec la Villa Gillet et le Petit Bulletin : Mettez en musique vos romans préférés !

CONNAITRE | Pour tenter d’être publié dans le Petit Bulletin du 21 mai et de gagner des pass pour les AIR, des places de concert, des livres, de la musique...

Benjamin Mialot | Mardi 1 avril 2014

Jouez avec la Villa Gillet et le Petit Bulletin : Mettez en musique vos romans préférés !

Envoyez à jeu-concours@villagillet.net : 1. Le titre de votre roman favori et son auteur.2. La musique à laquelle vous associez ce roman (un album ou un simple titre) et le nom de l’artiste.3. En 500 signes, expliquez-nous pourquoi cette association ! Jeu gratuit sans obligation d’achat, valable du 1er avril au 21 mai 2014.   Règlement du concours d’écriture Article 1. OrganisationLa Villa Gillet, association loi 1901 dont le siège social est situé au 25 rue Chazière 69004 Lyon, et le Petit Bulletin, S.A.R.L dont le siège est situé au 16 rue du Garet, 69001 Lyon, co-organisent du 1er avril au 21 mai 2014 un concours d’écriture dans le cadre des Assises Internationales du Roman 2014. Article 2. ConsignesCiter le titre de son roman favori et son auteur, ainsi qu’une musique (un album, un titre, un extrait de chanson…) à laquelle peut s’associer ce roman. Proposer une explication personnelle, décalée et atypique de cette association dans un texte de 500 signes, espaces compris.

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Notre besoin de poésie

CONNAITRE | Parmi les nombreux auteurs invités cette année aux Assises Internationales du Roman, nous avons choisi de mettre en avant l’Islandais Jón Kalman Stefánsson. Parce qu’il écrit de forts beaux livres. Et parce que ses mots ne sont pas sacrifiés à un imaginaire stérile, mais forent et forgent les puissances du réel. Jean-Emmanuel Denave

Jean-Emmanuel Denave | Samedi 25 mai 2013

Notre besoin de poésie

Jack London, Jules Verne, Alexandre Dumas, Herman Melville… Comme beaucoup de gosses, la littérature nous a pris, d’abord, dans les filets de ses grands espaces, de ses aventures, de ses personnages hauts en couleurs. Alors quand l’Islandais Jón Kalman Stefánsson nous embarque avec le capitaine Pétur et son équipage pour une longue partie de pêche à la morue, nous retombons en enfance ou presque. A tel point, qu’en un sursaut critique, nous nous demandons, au début du premier volume de sa trilogie dite du "gamin", si Entre ciel et terre n’est pas, au fond, destiné à un public adolescent. D’autant plus que Stefánsson use abondamment d’images naïves et n’hésite pas à nous plonger dans un lyrisme des plus étonnants pour un auteur du XXIe siècle. A ce propos, l’auteur répond dans une interview (Le Matricule des anges de janvier 2013) : «Je ne suis pas sûr que ce soit tellement osé : pour moi, c’est simplement normal, j’écris tout bonnement comme je pense, et comme je respire. Je crois aussi que la poésie habite beaucoup plus de lieux que ne le soupçonnent la plupart des gens, tout le m

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Chemin faisant

CONNAITRE | Elle a fixé dans son dernier livre des rendez-vous nomades et ça lui ressemble. Sylvie Germain (présente à la bibliothèque de Décines jeudi 30 mai et à l’hôpital (...)

Nadja Pobel | Jeudi 23 mai 2013

Chemin faisant

Elle a fixé dans son dernier livre des rendez-vous nomades et ça lui ressemble. Sylvie Germain (présente à la bibliothèque de Décines jeudi 30 mai et à l’hôpital Saint-Joseph Saint-Luc de Lyon 7e le lendemain) écrit depuis plus de trente ans et, en autant d’ouvrages parus, n’a cessé de semer des petits cailloux sur le chemin d’une littérature à fleur de peau. Ce qu’elle raconte a à voir avec la difficulté des êtres de se trouver, de faire leur place dans ce monde, inscrivant à l'occasion ces réflexions dans un cadre historique - Immensités narre les aventures de Prokop à Prague au moment de la chute du Rideau de fer, Jours de colère évoque la vie de Corvol dans le Morvan. Souvent ses personnages ont, comme elle, une foi qui les anime sans pour autant les dévorer. Sylvie Germain aime sonder ce mystère en veillant à ne jamais diaboliser et, surtout, à ne pas opposer les croyants et les sceptiques. La frontière est pour elle beaucoup plus ténue. Ce n’est d’ailleurs pas dans les cieux qu’elle ancre ses récits mais dans la matière tellurienne. Ses livres

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Du bon usage de la matière grise

CONNAITRE | Avant la Fête des Lumières, c'est fête des cerveaux sur Lyon et sa région avec la première édition de Mode d’emploi, festival dédié à la réflexion tous azimuts, avec des invités de toutes obédiences. Jean-Emmanuel Denave

Jean-Emmanuel Denave | Vendredi 16 novembre 2012

Du bon usage de la matière grise

Alors qu’on évoque souvent la gastronomie, le football et les lumignons high-tech pour résumer Lyon à grands traits, la ville (et plus largement la région Rhône-Alpes) serait-elle en passe de devenir aussi une capitale intellectuelle, quelques siècles après sa grande période humaniste ?  C’est en tout cas le pari que prennent les pouvoirs publics (Le Centre National du Livre, La Région et le Grand Lyon), la Villa Gillet et son hyperactif directeur Guy Walter (directeur par ailleurs des Subsistances et responsable des Assises Internationales du Roman) avec Mode d'Emploi. Un tout nouveau «festival des idées» qui s’étalera sur deux semaines, plusieurs villes et réunira moult invités pour des débats, rencontres, tables rondes… «L’idée, confie Guy Walter, est de redonner au débat intellectuel toute sa vigueur, surtout en ces temps de crise où se pose le problème crucial du vivre ensemble. On a vu avec les activités de la Villa Gillet que la demande de débat était très forte à Lyon». Quelques signes épars confirment la montée en puissance de la ville dans le domaine de la production de savoir : l’arrivée pas si ancienne que cela de l'ENS (Ecole Norma

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Jeu-concours AIR 2012 : le gagnant !

CONNAITRE | Marginalisation Les moines enlumineurs ont traversé le Moyen-Age dans les clous, pour la plupart d'entre eux. Leurs plumes et leurs pinceaux (...)

Dorotée Aznar | Jeudi 31 mai 2012

Jeu-concours AIR 2012 : le gagnant !

Marginalisation Les moines enlumineurs ont traversé le Moyen-Age dans les clous, pour la plupart d'entre eux. Leurs plumes et leurs pinceaux garnissaient de pigments adéquats des contours approuvés. Sans qu'il y eut besoin de les menacer de châtiments (l'Inquisition chapeautait le tout) ou d'une radiation de l'OCC (Ordre des Copistes Certifiés), ils s'appliquaient une sorte d'auto-censure. On représentait toujours les prophètes et les apôtres dans des poses hiératiques. L'auréole devait s'insérer derrière les têtes en position d'angle d'éclipse (disque visible : 75%). Il y avait un code de déontologie, non dit mais bien su, qui réglait le ballet des graphistes. Mais des rebelles s'en affranchirent. Ils mirent au point une technique particulière de représentation, les formes s'enchevêtrant dans le corps des majuscules. L'image complète se révélait dans la transparence des feuillets rétro-éclairés par une cire de graisse de jeune shetland. Les strates empilées, dans la marge, constituaient leur œuvre clandestine, repérable par les rares initiés. L'iconographie médiévale retient surtout le bras d'honneur («bracem honoris») du fils prodigue

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Assises Internationales du Roman 2012, notre sélection

CONNAITRE | Jeudi 31 mai à 19h aux Subsistances Table ronde : Les marginaux / Les exclusVies en rupture et à la marge traitées avec réalisme et humour par Nick Flynn, (...)

Dorotée Aznar | Jeudi 31 mai 2012

Assises Internationales du Roman 2012, notre sélection

Jeudi 31 mai à 19h aux Subsistances Table ronde : Les marginaux / Les exclusVies en rupture et à la marge traitées avec réalisme et humour par Nick Flynn, Zakhar Prilepine, Charles Robinson et Mansour El Souwaim, quatre auteurs aux styles très différents pour autant de visions du monde invisible des «bas-fonds».   Vendredi 1er juin à 19h30 aux Subsistances Table ronde : Donner la parole aux autresAux côtés de Jean Hatzfeld et de Luis Sepúlveda, Frederick Wiseman, l’immense documentariste américain, expliquera comment ses films, sans question ni commentaire, donnent la parole, mais aussi l’image, aux autres…   Samedi 2 juin à 20 h 30 aux Subsistances Table ronde : Où sont les femmes ?Alors qu’il est sans arrêt question de parité en politique, quelle est aujourd’hui la place des femmes dans un paysage littéraire toujours fortement masculin ? Laure Adler, Ananda Devi

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Trois voix incontournables

CONNAITRE | Parmi les 80 invités des Assises internationales du roman, l’écrivain Peter Nadas, le cinéaste Frederick Wiseman et le linguiste Jean-Claude Milner seront sans doute, au regard de leurs œuvres «décapantes», parmi les plus passionnants à entendre. Trois exemples représentatifs aussi de l’ouverture des Assises à différentes disciplines et formes d’écriture. Jean-Emmanuel Denave

Jean-Emmanuel Denave | Jeudi 24 mai 2012

Trois voix incontournables

«En même temps, il eut comme l’impression de percevoir je ne sais quelles autres voix dans ce grand espace sombre sans issue. Les voix affleuraient, se frayaient un chemin entre les accords et les sons qu’égrenait la musique. Jamais auparavant il n’avait observé à quel point les histoires, les pensées et les sentiments les plus divers ou les plus singuliers s’entrecroisent et se déroulent à vrai dire en parallèle, concomitants les uns aux autres», lit-on sous la plume du Hongrois Péter Nadas. Ses Histoires parallèles, livre somme (1100 pages, 18 ans d’écriture) et à tous points de vue «énorme», tissent elles-aussi, au-dessus des abysses du sens et du monde (de la Seconde Guerre mondiale à nos jours, à travers l’Europe), des récits, des sensations, des affects, des pensées et des paroles de multiples personnages. Des odeurs du prépuce d’Agost, traducteur pour une agence d’Etat dans la Hongrie des années 1960, à l’assassinat d’un soldat allemand pendant la guerre, d’une scène hilarante où, dans une boutique, un jeune étudiant berlinois en 1989 se prend d’intérêt pour les strings, à un huis clos dans un taxi où une femme et sa belle-fille se découvrent des attiran

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En pratique

CONNAITRE | Quand ?Les Assises du Roman ont débuté lundi 23 mai. Elles se poursuivent jusqu’au dimanche 29 mai. Où ?La plupart des rencontres et des tables rondes se (...)

Dorotée Aznar | Lundi 23 mai 2011

En pratique

Quand ?Les Assises du Roman ont débuté lundi 23 mai. Elles se poursuivent jusqu’au dimanche 29 mai. Où ?La plupart des rencontres et des tables rondes se déroulent aux Subsistances (8 bis quai Saint-Vincent, Lyon 1er). Cependant, d’autres événements se déroulent dans des bibliothèques, des libraires, au Musée des Beaux-Arts de Lyon… L’agenda complet est consultable en page 11 du journal. Combien ?L’entrée Les séances payantes (comme les tables rondes) sont proposées au tarif unique de cinq euros. Des rencontres gratuites sont également proposées pendant toute la durée du festival. Comment ? La clôture des réservations se fait la veille au soir de chaque rencontre. Il est possible de réserver par téléphone au 04 78 39 10 02.

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Ouvrir le roman

CONNAITRE | Les 5e Assises Internationales du Roman réunissent à Lyon de nombreux écrivains, mais aussi des essayistes, des philosophes, des scientifiques et même... des scénaristes de séries TV. Pour interroger l'écriture et la pensée contemporaines, et les rapports réciproques entre fiction et réalité. Jean-Emmanuel Denave

Jean-Emmanuel Denave | Vendredi 20 mai 2011

Ouvrir le roman

«Roman et réalité», «Le roman : hors frontières», «Le roman : tout dire ?»... Telles étaient quelques-unes des thématiques des premières Assises Internationales du Roman. Si l'édition 2011 ne porte plus de titre générique, l'esprit de la manifestation demeure le même : interroger la capacité de la littérature à affecter et à être affectée par le réel, l'actualité, les grandes questions du monde contemporain. La table-ronde intitulée «La mondialisation : vertige du temps et de l'espace» est en cela assez emblématique. Elle réunira le physicien Étienne Klein auteur du passionnant Discours sur l'origine de l'univers, le philosophe et sociologue allemand Hartmut Rosa qui, à l'instar d'un Paul Virilio, étudie les conséquences sociales et politiques de la notion d'accélération et de vitesse, et l'écrivain française Maylis de Kerangal. Celle-ci a signé dernièrement un puissant roman-monde, "Naissance d'un pont", dans la veine de la grande littérature américaine. À travers un chantier de pont autoroutier devant relier une ville ultra-moderne à une rive plus sauvage et forestière, l'auteur embrasse les existences d'une foule de personnages, des luttes de pouvoir triviales, des

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Nouvel AIR

CONNAITRE | Jusqu’au 30 mai, la quatrième édition des Assises Internationales du Roman se tiendra de nouveau aux Subsistances avec une cinquantaine d’écrivains venus des quatre coins du monde. Tour d’horizon du festival. Yann Nicol

Dorotée Aznar | Mercredi 19 mai 2010

Nouvel AIR

Pour la quatrième année consécutive, La Villa Gillet et Le Monde organisent les Assises Internationales du Roman, un rendez-vous dont la majeure partie se déroulera sur le site des Subsistances (avec des lectures, également, dans les bibliothèques et les librairies de la région), en compagnie d’une cinquantaine de romanciers internationaux, autour d’un thème, «Le Roman : tout dire ?» qui induit l’universalité et la portée d’un genre protéiforme, multiple, qui trouve des déclinaisons dans l’ensemble des pays et des cultures du monde. Ainsi, en plus de quelques écrivains français (Laurent Mauvignier, Geneviève Brisac ou Michèle Lesbre) les invités de ces Assises seront Européens (le Portugais Gonçalo M. Tavares, l’Espagnol Julian Rios, l’Irlandaise Anne Enright…), Africains (l’Algérien Boualem Sansal, la Nigérianne Sefi Atta, le Sud-Africain Ivan Vladislavic), Russes (Vladimir Sorokine, Leonid Guirchovitch) ou Américains, avec la présence du grand Richard Powers, mais aussi de James Frey ou Norman Rush. Avec, en prime, la possibilité de découvrir des auteurs et des littératures plus méconnues grâce à la présence, par exemple, du Chinois Yan Lianke, du Libanais Rabih Alameddine ou de

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Le b.a.ba des Assises

CONNAITRE | Parutions / Comme chaque année, les Assises Internationales du Roman proposent deux parutions pour «encadrer» le festival. L’une, à l’automne, réunira dans (...)

Dorotée Aznar | Mercredi 19 mai 2010

Le b.a.ba des Assises

Parutions / Comme chaque année, les Assises Internationales du Roman proposent deux parutions pour «encadrer» le festival. L’une, à l’automne, réunira dans Les Actes des Assises l’ensemble des tables rondes et entretiens qui se déroulent pendant la semaine. L’autre, en librairies depuis le 14 mai, et titrée Lexique Nomade, réunit les textes de la majorité des auteurs invités sous la forme d’un abécédaire où chacun choisit un mot susceptible d’introduire (et d’éclairer) son œuvre romanesque. De l’hommage à un écrivain disparu (c’est le cas de Geneviève Brisac avec Salinger) à sa propre vision de l’acte d’écriture (Martin Page avec le mot «écrivain» et Emmanuel Carrère avec le mot «ruse») en passant par le rapport au lecteur (James Frey et le «transport») ou la quête des origines (Leonid Guirchovitch, dans son très beau papier sur «Leningrad»), ces textes sont autant une introduction à leurs œuvres qu’une clé pour déchiffrer leurs intentions et leur positionnement en tant qu’auteur. Des textes qui, bien souvent, disent l’inadéquation au monde, l’urgence de le décrypter et de le mettre en scène dans l’écriture. C’est ainsi le cas du Libano-Américain Rabih Alameddine, qui propose une v

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Les règles du je

MUSIQUES | Table ronde / L’une des tables rondes les plus alléchantes de la semaine est sans aucun doute celle qui sera consacrée à la question du «je» dans l’écriture (...)

Dorotée Aznar | Mercredi 19 mai 2010

Les règles du je

Table ronde / L’une des tables rondes les plus alléchantes de la semaine est sans aucun doute celle qui sera consacrée à la question du «je» dans l’écriture romanesque. D’abord parce qu’elle devrait permettre de dégager les principaux enjeux d’un choix narratif qui n’est pas forcément synonyme d’écriture de soi ou d’autofiction. Ensuite parce qu’elle réunit un plateau d’écrivains qui ont, chacun à leur manière, affirmé une voix et un style particulièrement singuliers. C’est le cas de la Nigériane Seffi Atta, dont le premier roman nous menait sur les traces d’une jeune fille pris dans la tourmente de l’histoire nigériane de la fin du XXe siècle. Un regard sur l’Afrique contemporaine que l’on retrouve dans deux des romans les plus importants de l’Américain Norman Rush (Accouplement et De simples mortels) à travers la mise en scène, là aussi, de destins individuels percutés par l’histoire avec un grand H. Ces deux auteurs seront accompagnés de deux écrivains que l’on aime beaucoup, le Français Laurent Mauvignier et l’Espagnol Julián Ríos. Le premier, que l’on suit avec beaucoup d’intérêt depuis son premier roman, Loin d’eux, paru en 1999, nous a impressionnés avec son magnifique Des h

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«Un pôle d’énergie»

CONNAITRE | Entretien / Guy Walter, directeur de la Villa Gillet, présente la troisième édition des Assises Internationales du Roman. Premier bilan et premières évolutions. Propos recueillis par Dorotée Aznar

Dorotée Aznar | Vendredi 22 mai 2009

«Un pôle d’énergie»

Petit Bulletin : Pouvez-vous dresser un bilan des deux premières éditions, notamment concernant le nombre de spectateurs accueillis ?Guy Walter : Nous attirons énormément de monde mais nous veillons à ne pas quitter le territoire de la réflexion commune. Il y a une jauge, qui est celle des Subsistances et nous ne souhaitons pas aller au-delà. N’y voyez aucun jugement de valeur, mais nous ne sommes ni un festival, ni un salon du livre. Le public a d’ailleurs compris notre logique et réserve ses places d’avantage en fonction d’un thème qu’en raison de la présence d’une star. Cette année, le programme s’est enrichi, notamment en direction du jeune public ou avec des rendez-vous comme les Fous du soir, pourquoi ?Lors des premières éditions, nous avons constaté qu’à la fin des Assises, il restait toujours sur le site une centaine de personnes qui prenaient plaisir à échanger, à débattre. Les Fous du soir permettent de se réunir tard le soir dans un lieu magnifique (le restaurant des Subsistances) pour un moment convivial et pointu. Quant au jeune public, il s’agit pour nous d’éveiller chez les jeunes les lecteurs qu’ils sont et ce, quel que soit leur âge. L

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Livres ouverts

CONNAITRE | Événement / La troisième édition des Assises Internationales du Roman auscultera de nouveau les enjeux de l’écriture romanesque contemporaine tout en proposant des détours par les sciences humaines ou la musique. Yann Nicol

Aurélien Martinez | Jeudi 21 mai 2009

Livres ouverts

Pour sa troisième édition, la Villa Gillet et Le Monde, coorganisateurs de l’événement, ont choisi d’apporter quelques retouches tout en conservant ce qui constitue le cœur des Assises Internationales du Roman, à savoir les nombreuses tables rondes thématiques en présence de romanciers français et internationaux. Des écrivains très reconnus, comme l’Israélien Aharon Appelfeld, l’Egyptien Gamal Ghitany ou le Britannique Hanif Kureishi côtoieront des plumes émergentes, telles l’Allemande Juli Zeh ou le Colombien Antonio Ungar, pour des discussions abordant des thèmes très divers. Parmi les tables rondes les plus alléchantes, on retiendra notamment les rencontres entre Hanif Kureishi, Siri Hustvedt et Michel Schneider autour des livres dont le «psychanalyste est le héros», mais aussi celle qui réunira les très expérimentaux Véronique Ovaldé, Toby Litt, Sergi Pamies et Arnon Grunberg (son premier livre traduit en français, Le Messie Juif, était un véritable bijou d’impertinence et de drôlerie) autour des «déformations de la réalité». Mais il y aura aussi de quoi faire du côté de l’«enquête littéraire» (avec notamment le roman de Philippe Vasset consacré aux marchands d’armes), des «por

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Auteurs ! Auteurs !

CONNAITRE | Printemps des poètes, Fête du Livre de Bron, Quais du Polar, Assises Internationales du Roman… Petit inventaire des manifestations littéraires à ne pas manquer lors du premier semestre 2009. YN

Aurélien Martinez | Vendredi 19 décembre 2008

Auteurs ! Auteurs !

On ne saurait trop conseiller aux amateurs de littérature de mettre une croix dans leur agenda sur l’ensemble du mois de mars tant celui-ci s’annonce dense en rendez-vous passionnants. Du 2 au 15 mars, ce sera la 11e édition du Printemps des poètes, dont le thème sera «En rire(s)». Une quinzaine de jours où la poésie envahira la ville, avec une attention particulière autour de l’œuvre de Jean Tardieu. Parmi les nouveautés de l’année, notons la mise en place d’un concours du poème chanté avec un jury présidé par Matthieu Chédid, tandis que l’on retrouvera comme toujours une multitude de poètes (dont Hédi Kaddour, Thierry Renard, Annie Salager) pour des interventions de tous types (lectures, performances, théâtre…). Il y aura, ensuite, la 23e édition de la Fête du Livre de Bron, qui reprend ses habitudes abandonnées l’an dernier avec une manifestation qui se tiendra du 6 au 8 mars, comme toujours à l’Hippodrome de Parilly. «En Quête d’Ailleurs» est le fil rouge d’un week-end dans lequel on retrouvera des écrivains français et étrangers dans des tables rondes, des débats, des lectures autour des questions du déplacement, de l’exil, de l’appartenance et de cet ailleurs impossibl

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Romans sur parole

CONNAITRE | Lectures / Comme l'année précédente, les Assises seront aussi l'occasion d'assister à des lectures publiques en présence des auteurs eux-mêmes ou de comédiens (...)

Dorotée Aznar | Mercredi 28 mai 2008

Romans sur parole

Lectures / Comme l'année précédente, les Assises seront aussi l'occasion d'assister à des lectures publiques en présence des auteurs eux-mêmes ou de comédiens reconnus. Outre Elsa Zylberstein, Louis Garrel, Emma De Caunes et Irène Jacob, deux autres acteurs prêteront leurs voix à des textes dont les auteurs furent autant remarqués par leur talent que par leur engagement : Émile Zola et Susan Sontag. C'est l'énigmatique et flamboyant Guillaume Depardieu qui nous permettra, le samedi 31 mai à 23 heures, de (re)découvrir le fameux J'accuse de Zola, paru à la une de L'Aurore le 13 janvier 1898 en réaction à l'acquittement d'Estherazy et au refus de réviser le procès du capitaine Alfred Dreyfus, condamné à tort pour espionnage et trahison. Si tout le monde connaît le titre du réquisitoire de Zola, le texte reste assez peu lu. On est certain que Depardieu fils parviendra à rendre à la lettre son importance idéologique et politique, ainsi que sa formidable force stylistique... Quant à Susan Sontag, qui fut elle aussi une auteure militante tout au long de sa vie, on la retrouvera grâce à la lecture, par l'immense Michel Piccoli, des extraits de son roman En Amérique, qui ava

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